Accueil / T H E M E S / CULTURE / Littérature / anecdotique / Coke en stock (CCCLVIII) : les avions oubliés par la FAA, et un superbe revenant !

Coke en stock (CCCLVIII) : les avions oubliés par la FAA, et un superbe revenant !

Si nos deux lascars turcs (voir nos épisodes précédents) ont pu aussi facilement circuler, au Belize notamment, pour aller soudoyer des élites qui ne demandaient que ça, c’est grâce à un propriétaire d’avions (et un pilote)  fort particulier. Un homme qui visiblement a traversé tranquillement le peu de surveillance des petits aéroports US, dénoncé ici. Mais aussi l’absence totale de vérifications d’une FAA dépassée depuis toujours comme on le sait aussi. Un pilote étonnant, qui fonctionnait façon Chuck Berry, en montant à bord de l’appareil qu’une fois des liasses de billets enfoncées dans ses poches !! Les brokers de Floride n’ont pas fini eux non plus non plus de nous étonner : l’un d’entre eux, notamment, qui semble bien continuer à dissimuler un appareil retrouvé en fort mauvaise posture il y a 21 moins dans le Campeche… sur une piste d’un terrain mennonite, bien entendu !!!

Une compagnie d’aviation et son pilote particulier qui ont échappé à la FAA

Et on n’a pas encore parlé des avions, qui sont une clé importante au Belize comme on le sait !!! Lors du procès de Kingston (lire ici son -long- compte rendu qui vaut le détour), on avait aussi entendu le témoignage du pilote (Nicolas Steele) qui baladait tout ce petit monde au moins une ou deux fois par mois, en attendant qu’on le paye en liasses de billets; avait-il candidement expliqué : « Steele est un pilote privé qui a déclaré avoir piloté l’accusé sur des centaines de vols. Steele a témoigné qu(‘ilvolait souvent avec des agents de police. Il a également témoigné qu’environ 50 à 70 % des paiements du défendeur (nota : Lev Bremen ici) ont été effectués en espèces enveloppées dans des élastiques. Steele a également témoigné avoir déjeuné avec l’ami du défendeur, Baran Korkmaz, et que le défendeur a servi d’interprète entre les deux puisque Baran ne parlait que le turc. » 

Le 18 juin 2019; fort tardivement donc; comme à son habitude, la FAA suspendait la licence de Steele et de sa compagnie Steele Aviation de Beverly Hills, en Californie. L’homme avait eu tout faux, mais la FAA également, qui l’avait longtemps laissé faire : « dans le cas le plus récent, la FAA allègue que Steele Aviation a effectué au moins 10 vols de location non autorisés entre le 28 janvier 2019 et le 14 février 2019 à l’aide d’un avion Hawker HS-125-800 » (on ne trouve pas d’immatriculation dans le rapport, car il semble bien que cet avion ait bénéficié de l’absence de sa révélation a l’extérieur, car il devait vraisemblablement être de mèche avec soit la DEA (soit le FBI) : aucun site ne donne autre chose en effet que le plus que sobre communiqué officiel lâché par la FAA évoquant « un BAE Hawker 125-800 » : car, plus inquiétant, Steele affirmera aussi avoir souvent voyagé avec des « policiers américains à son bord ce qui fait de lui l’informateur parfait… du FBI ou de la DEA !!!.. Steele Aviation a transporté le même passager payant à destination et en provenance de Burbank, en Californie ; Boeing Field, Washington ; Teterboro, NJ ; laéroport international Gary-Chicago, Illinois ; et Victoria, Colombie-Britannique. Les vols n’étaient pas autorisés parce que Steele Aviation n’avait pas de certificat de transporteur aérien; utilisait des pilotes qui n’avaient pas réussi les vérifications annuelles des connaissances requises, les vérifications annuelles des compétences en vol et suivi une formation périodique ; utilisé un aéronef qui ne figurait pas sur les spécifications d’exploitation d’un certificat de transporteur aérien ; et n’avait pas d’autorisation d’exploitation économique du ministère des Transports, allègue la FAA ».

La FFA fautive, encore une fois !

Malgré tous ces manquements, il avait pourtant été repéré et sanctionné, ne l’étant que tardivement en réalité : »en décembre 2017, la FAA a proposé une amende civile de 167 500 $ contre la compagnie pour 37 vols prétendument non autorisés, et en octobre 2018, la FAA a proposé une amende civile de 624 000 $ contre la compagnie pour 16 vols prétendument non autorisés. Les deux affaires sont toujours en cours ». Une firme US s’est vue infliger un correctif de plus d’un million de dollars pour vols illicites… et personne n’en a parlé au moment des faits ? Avouez  qu’il y a un loup, là, quelque part !!!

Et Steele n’a pas été le seul réprimandé : son second aussi  !!! « En juin 2017, la FAA a suspendu le certificat de pilote professionnel de Nicolas Steele pendant 120 jours pour avoir agi en tant que commandant en second sur un vol aller-retour transportant un passager contre compensation sans détenir de certificat de transporteur aérien. Dans le même temps, la FAA a suspendu le brevet de pilote de ligne Christian Monthy (son second, donc) pour avoir agi en tant que commandant de bord sur ces mêmes vols.En avril 2019, la FAA a émis une ordonnance d’urgence révoquant tous les certificats détenus par Nicolas Steele et Christian Monthy pour avoir piloté les 10 vols non autorisés présumés qui font l’objet de la plus récente sanction civile proposée. Les deux hommes ont fait appel des révocations ». Mais on reste sur notre faim avec cette dissimulation par  la FAA des deux immatriculations concernées. Si le Gulfstream a été vite repéré, le Hawker demeurait un mystère…. jusqu’au moment où l’ami Falcon a sort sa carte magique : le dossier de vente de l’avion par son propriétaire précédent !! Ou plutôt même deux ! La première étant  l’acte de vente, d’abord, du Grumman N580KF (en haut à droite) par Steele Aviation Group LLC,  à Regdalin Aviation,  le 5 novembre 2015 Steele Aviation a possédé certes de 2010 à 2015 un Gulfstream G-IV SP immatriculé N525KF devenu N580KF puis N999SE et vendu à Regdalin Aviation, l’avion est devenu ensuite  999 Private Jet LLC en 2017, ce qui a provoqué après un beau pataquès juridique dans la foulée (1), l’avion étant alors inscrit au nom de « Mira Vista » comme opérateur (et non comme propriétaire),. Mais c’est le second document qui résout le problème essentiel et apporte un torrent à note moulin : Le 16 novembre 2012 en effet, devant une notaire de Los Angeles appelée Suzi Orozco Neu, Donald W.Brooks; le gérant de Current Aviation Inc. a bel et bien achèté un Hawker type 800A, serial 258017 à Nicolas Steele qui en était donc bien le propriétaire. Or, surprise, l’appareil est immatriculé N888ZZ, (c’st l’ex N217RM, N801P ou N801G d’Allied Signals (en 1984) ou ex N800LL et c’est bien celui croisé au Belize dans notre épisode précédent !

Pourquoi autant le cacher, cet avion lors des déclarations sur les activités de Steele , ou plutôt celui qui fut un temps son propriétaire ??? L’avion est pourtant apparu à la télévision dans l’épisode de la saison 3 de la série Silicon Valley diffusé en 2016  (ici à droite). Brooks, le propriétaire, ingénieur réputé, chez Texas Instrument au moment où Jack Kilby inventait le circuit intégré, devenu Senior Vice President de la firme, est décédé le 7 avril 2013. Dans les condoléances, un de ses amis, Larry Edeal , président de Aviation Resource Consultans, avait noté l’importance pour lui de l’appareil; en écrvamt : « je suis désolé pour ta perte. Nous l’avons emmené dans de nombreux endroits merveilleux dans le N888ZZ. Je me souviens du Nouvel An à Cobo 2000 et à Vegas en 2001. Il va nous manquer. » » En somme, la photo de 2012 prise à Belize (ici à gauche) du Hawker avec Jacob Kingston et Lev Dermen, Khalid Belisle, Douglas Grant, Jason Neal, et John Saldivan devient soudain tout simplement fondamentale !! Ce n’est rien de moins que la preuve de l’entrisme de la mafia turque dans un pays ravagé par le trafic de cocaïne, et des arrivées régulières par les airs de gros porteur de drogue. Les mafieux turcs n’étaient pas venus à mon sens pour seulement les admirer tomber. Ni discuter tranquillement au premier bar à narguilé (chicha) venu… (il y en a aussi à Bekizen cf ici à gauche !).

Le même Steele était en fait un vrai passionné d’aviation, amoureux des vieilles machines faites de bois et de toile, il est était en même temps le propriétaire quatres avions de collection, dont un Noorduyn AT-16 Harvard II C/N 66-2611  immatriculé N6558D de 1943  (le « TA-878 » ici à gauche, absolument superbe, il est ici à la fête traditionnelle d’Oskosh  le 22 juillet 2018 , sur la photo à gauche c’est peut-êre bien Steele aux commandes) et un vieux Beech D18S  N80W (A-267)d qui ne vole plus. Il possédait aussi unPiper PA-28, un Cessna 172, un Taylorcraft BC-10A, autre pièce de collection visibe ici à droite et semblait retaper chez lui une autre pièce rare, un Piper Pa-22-150 comme le montre la photo ici à gauche. C’est dans son garage, mais on peut croire que c’est dans son  salon. Ce n’est autre que le « Pacer », en version avec train avant, dessiné par Hergé dans une des aventures de Tintin (pour d’autres c’est un « Cessna 150 »)!!!

Au total ce sont 79 vols qui avaient été faits par Steele sur son Gulfstream IV ou son Hawker 800, plus un Cessna Citation CE-551 (lui aussi non spécifié hélas !) également. Sur le site de Steele on trouve également un autre Gulfstream qu’il proposait à la vente comme broker; c’est le N3H, un modèle IV acheté récemment le 20 juillet 2010 par Ozark Management Inc. Jefferson City (Missouri), vu ici à droite. Steele avait mis en ligne l’appareil avec moult photos à l’appui, dont des clichés de son intérieur (ici à gauche) .

L’engin a été proposé à a vente en 2017 à 1 995 000 dollars « dans l’état de 2016 » par Guardian Jet de Guilford  dans le Connecticut.  Il ne semble pas avoir  beaucoup volé depuis, et a été surpris à faire un petit tout d’essai autour de Chandler, en Arizona, le mardi 5 mai  2020 (c’est un petit aéroport municipal).  Il n’y a aucune indication sur la durée de son vol (un simple démarrage de moteurs ?)  ce qui n’est pas très bon signe. L’avion a été réenregistré  le 26 mai 2021, signe qu’il serait encore valide malgré ses 31 ans d’existence. Il vole encore en effet, car entre Guilford et Chandler, il  y plus de 4000 bornes…

Les retrouvailles surprise avec un autre bel engin via un broker de Floride

Les fils sur lesquels on tire, parfois ça prend parfois du temps, comme c’est parfois le hasard qui nous débouche le problème en cours. Le trafiquant Carlos Villaurrutia, homme-clé de l’affaire d’Aircraft Guaranty Corp, via TWA international Inc, a vendu des avions aux trafiquants, et ceci en nombre. Mais parfois, il a dû faire machine arrière en  se débarrassant au plus vite d’avions devenus gênants pour lui : s’occuper d’un avion et l’entretenir ce n’est pas son job, ce qui compte chez lui c’est la plus-value rapide à faire sur la transaction, que ce soit à des trafiquants ou à d’autres. Ça a été le cas chez lui d’un vieux Gulfstream de 1989 muni de réacteurs Tay 610-8, à savoir  un modèle G-IV, plus rare chez les trafiquants que les vieux GII et GIII, le N368AG, resté dans son jus de déco avec  son trèfle, aujourd’hui opéré par Jet Edge, qui a donc enregistré auprès de la FAA sous  le nom de TWA International et supposé servir donc de transport à coke pour un dernier voyage (voir nos épisodes précédents). Ça s’était préparé via AW Asset Holdings, LLC, une société située à Plano, Texas (dirigée par Francisco Daniel Dauajare). AW Asset Holdings avait conclu cet accord avec TWA « vers le 2 août 2019 » a noté le FBI. « Vers le 2 août 2019 », Villaurutia a déposé une déclaration d’opération internationale pour voler de Wichita, Kansas à Cancun, au Mexiqu »e, vous avais-je dit. en paraphrasant le FBI. Mais là il semble avoir eu un couac, et TWA car ses « co-conspirateurs » (selon le FBI) n’avaient fait en temps aucun des dépôts d’exportation :
résultat l’avion na pas ou devenir mexicain comme prévu initialement pour passer davantage inaperçu. Coincé, il l’a au plus vite fourgué à un autre : le 15 octobre 2019 « ou vers cette date », cet avion a été revendu fissa à SMB G-IV IX LLC 
(de Longwood (en Floride) note le rapport du FBI sur Aircraft Guaranty Corp. En somme en deux mois il s’est trouvé un nouvel acheteur, sans doute ravi de l’aubaine.

« SMB », cela signifie d’abord nune énorme villa de Floride où réside un couple de « moguls »comme  on dit là-bas, « socialites » en diable qui  ne ratent jamais l’occasion de se monter à une party ou à un tournoi de tennis (ou ici à gauche en décembre 2016 à un gala de la « Prostate Foundation » animé l’année suivante par… Woopy Goldberg ! ) , des quadragénaires riches et actifs, à savoir Seth (2)  et Marie Bernstein (ici à gauche), qui présentent une particularité politique surprenante : le premier vote démocrate, sa femme… républicain !!

Ce fameux « SMB » de Longwood en Floride ce n’est autre qu’un « collectionneur de LCC », avec toute une floppée de sociétés derrière lui, toutes liées à un seul appareil, comme le SMB G-IV VIII, la précédente associée au N728LB, vu ici se posant a Saint-Martin le 2 janvier 2018, et à gauche le 24 mars 2010 au Bourget, acheté le 17 juillet 2021 et déjà revendu à Gulfstream Aerospace Holdings Corp dès le 5 aout dernier (2021). L’appareil était resté un mois tout juste chez TWA International Inc, aujourd’hui accusé d’avoir facilité le trafic de drogue (d’où le caractère suspiciueux de l’affaire),  avant de passer chez la société qui appartient à Seth Bernstein.

SMB a acheté aussi le 30 septembre 2019 à TWA International Inc  le Gulfstream N228MD de 1986, N°467 de construction. Villaurutia de TWA International Inc l’avait acheté le 15 mai précédent à NE-1 LLC Ce Carson City : c’était l’ex avion du roi de Jordanie (à sa sortie en 1986, sous l’immatriculation JY-HAH !); Plus amusant le Gulfstream N685MF, un modèle IV de 1988 qui avait démarré N33MX et qui a été racheté à  un organisme religieux dirigé paru un pasteur, une femme noire appelée Tracie Millard et son Spirit of Faith Christian Center qui visiblement confond religion et show-biz. Elle sévit (ou officie) à Temple Hills, dans le Maryland , c’est à deux pas de la capitale. La même dont le slogan pour séduire ses fidèles est  » your confort zone is your enemy » !!!!  C’est risible sinon désolant d’exploiter ainsi la ferveur de ses sadministrés ! la dame appréciant doute e le confort simple du Gulfstream, emprunté ici par le chanteur Sean Famoso…  admirez au passage les plafonniers dorés !

Les avions tournent donc rapidement, chez lui : son Gulfstream N298RB de 1998 acheté le 30 avril 2019 a été revendu à CSA Business Solutions LLC (à Imlay City, inscrit à l’Arrangement of Passenger Transportation, le 20 octobre 2020. Son patron, aux sociétés florissantes, Joseph H. Winget, dirige aussi Val Tec, une société fabricante d’objets par  injections plastiques. Le 9 décembre, 2019, on le photographiait en Floride, sur l’aéroport de Pompano Beach. Remarquez, on sait avec quoi CSA BS LLC à acheté son jet: la LLC a en effet reçu un prêt du programme de protection des chèques de paie (initié par Trump pendant le Covid19) entre 1 et 2 millions de dollars le 15 juin, selon le département du Trésor américain. Un système qui avait vu de sacrés détournements se produire, notamment dans l’entourage proche de Donald Trump ! La taille moyenne des prêts dans l’État du Michigan se situait entre 150 000 et 350 000 dollars et CSA Business Solutions avait bien reçu le plus gros !!!

SMB  lorgne sur tous les coups fumants à faire, financièrement. Idem donc pour le Gulfstream N272TX, de 1997, poliment indiqué comme étant une « récupération bancaire« , après une absence de règlement de prêt contracté, c’est un avion qui a été ciré dans l’enquête menée contre Aircraft Guaranty Corp , lié à un schéma de Ponzi pour en financer l’achat au nom de South Aviation Inc, la société du trafiquant Federico Machado, lui aussi inculpé depuis, grâce à un schéma élaboré de Ponzi auprès de Mapol Aircorp Inc qui en a été alors le propriétaire de 2011 à 2o14. « Selon l’acte d’accusation, Machado a recruté des financierss pour investir dans des dépôts d’achat d’avions pour des transactions de vente qui n’ont jamais eu lieu. Les ivestisseurs auraient placé leurs fonds sur un compte séquestre détenu par Wright Brothers Title Company, détenu et géré par Mercer et Moffett. Machado aurait ensuite utilisé ces fonds à des fins autres que l’achat d’avions. L’avion, récupéré le 7 juillet 2017 par TESCG Holdings de l’avocat d’affaires Armand Paliotta au nom de la banque lésée, est tombé rapidement entre les mains de SMB le 21 décembre 2018, après on suppose la chute de son prix de vente suite à ces malversations et son absence sur le marché. L’appareil est pris ici en photo à gauche le 24 mars 2021 en train de se poser sur l’île de la  Grande Canarie, Le seul changement depuis 2020 à sa livrée est une partie du dessous du fuselage peinte à l’économie plutôt (à comparer avec la photo du dessus du 17 juin 2020 prise à Hambourg, inchangée depuis plus de 10 ans).

Notre homme, de son imposante demeure à 2,3 millions de dollars, jongle donc avec les gros jets privés. Parmi les Gulfstream G-IV en sa possession on compte donc toujours aujourd’hui les LLC et immatriculations  figurent les IV-1028 / N605RA (racheté à l’ukrainienne d’Odessa  Elena Shvets dont on ignore tout), le IV-1087 / N368AG vu ci-dessus; le IV-1108 / N463MA, le V-1230 / N919MB ; le IV-1283 / N213EF; le IV-1322 / N272TX (cité  précédemment), le IV-1341 / N298RB et un Hawker 800A, le 258141 / N141MR (notez le, celui-là !) et également un Challenger 601-3A, le 5015 / N204JK et un Mitsubishi Diamond IA Mu-300 N600GW – 044SA /, acheté en août 2015  au nom de RBW Air LLC (ici à gauche) et mis au rebut depuis. Tous sont annoncés à la vente ici…

Le coup du diabolo

Anecdotiquement,  le 21 aout 2018, vers 10H15 le rappeur abondamment tatoué Post Malone s’envole du Teterboro Airport, New Jersey, vers Luton en Angleterre, à bord d’un grand Gulfstream IV avec 12 invités à bord et trois membres d »équipage : le chanteur doit se produire au Festival de Reading le vendredi suivant (il venait la veille de faire de la scène avec Aerosmith pour les MTV VMA). A peine envolé, le pilote reçoit l’information comme quoi ses deux pneus principaux à gauche sont à plat. Voilà qui  va compliquer le prochain atterrissage ! Au lieu de lui demander de se reposer immédiatement,, la tour de contrôle le détourne vers le Massachusetts pour lui faire brûler du carburant puis vers le Stewart Airport in New York, où les pompiers se préparent à un atterrissage difficile. Après avoir effectué une multitude de cercles pour vider les réservoirs, il se pose comme une fleur en râpant toute la piste sans s’effondrer : chapeau le pilote ! Coté gauche, il s’est carrément posé sur les jantes, les projections de caoutchouc ayant entamé l’intrados de son aile. C’est l’occasion aussi de s’apercevoir que Rush Limbaugh, supporter de Trump, (disparu depuis) est un crétin : voulant donner en direct l’info avant tôt le monde sur sa radio, comme on lui a dit que c’était un « diabolo » (train double) qui  avait flanché il en a déduit que c’était train avant en affirmant que sur ce type d’avion le train principal est « simple ». Il s’y cnnaissait sans doute davantage en voiturette de golf… !!!

Or l’a mésaventure est bien arrivée à un avion de SMB : c’est en effet au N101CV  lui appartenant (elle l’a acheté après l’avoir loué le13 février 2017: il l’avait fair repeindre dans une entreprise spécialisée qui va bientôt nous intéresse davantage). Adroitement, sachant que c’est une mauvaise publicité pour lui, il le refait immatriculer N919MB le 2 juillet 2019… on avait alors salué le pilote en héros: or en réalité tout avait été de sa faute (il avait accepté trop de monde à bord de son appareil) : « l’équipage de conduite n’a pas respecté les procédures du constructeur concernant les temps de refroidissement des freins de roue après un atterrissage en surcharge. La masse brute maximale au décollage de l’avion a été dépassée pour le deuxième décollage de KTEB  (Teterboro) », selon le Bureau des Accidents US !

Une intuition payante pour une belle découverte

L’un d’entre eux dans sa longue  liste est un Hawker 800, ce qui ne pouvait donc que m’intéresser : c’est le N141MR, n 125-800A N°258141 (NA0429), acquis le 19 septembre 2016 auprès de R-5 Holdings LLC qui l’avait gardé une quinzaine d’années sous son aile, sans le modifier extérieurement. Un Hawker de 1988 (ici à droite la dernière fois sous ses anciennes couleurs, en révision moteurs), qui aurait bien eu besoin de changer de look, me suis-je dit, avec sa déco bien ordinaire jamais modifiée (à part celle bien laide de ses tous débuts en N583BA… à sa sortie).  L’engin avait bien été aperçu mis en vente chez Cerretani Aviation de Boulder, dans le Colorado, mais aucun acheteur n’a été déclaré par le broker. C’est alors que je me suis dit que pour le vendre, il fallait le rafraîchir un peu (à moins que vendu sans qu’on le sache le nouvel acquéreur aurait eu la même idée).

Et comme le propriétaire réside en Floride (dans le comté de Séminole), j’ai cherché les aérodromes abritant un atelier de peinture, et je n’ai pas eu à chercher bien loin : à 22 miles à peine (à 36 km de Longwood !), c’est oà Deland, où est situé un ancien aérodrome militaire où s’entraînaient jadis les SBD Dauntless  de bombardement ou les Hellcat, plus les gros Privateers de recherches de la Navy ou les hydravions Catalina, remplacés ensuite par des Lockheed Orion. Le musée de Deland retape sur place un Avenger, par exemple (ici à droite).

Et sur place il ya en effet la société East Coast Aircraft Painting, qui sait plutôt bien repeindre les appareils qu’on lui confie tel ce gros Grumman Gulfstream G-V N800JG de Jet Greene LLC (en Floride) montré en exemple dans son site et même repéré par Google Earth, lors de sa présentation devant le hangar d’East Coast Aircraft Painting en novembre 2019 (cf lq photo ici à gauche).

Du bel ouvrage, vraiment ! Idem pour le Challenger-601-3A immatriculé N253LA.. un autre avion acheté le par Longwood, sous la dénomination bien sûr de … 253LA LLC (ici en vente avant peinture)  !! L’avion est aussi au nom de l’associé de Bernstein qui s’appelle Dan Hebert. Racheté à Wonderlove LLC (à Universal City en Californie) le 24 avril 2019. Les deux avions ayant un air de famille désormais les peintres ayant appliqué un schéma de décoration commun fort d’un avant autour du cockpit  de peint d’un couleur majeure pour l’ensemble, rehaussée de filets en arc couleur gris acier ou noirs, d’arcs courbes se séparant à hauteur des hublots de fuselage. Un schéma qui semble avoir plus à la société de Longwood, car un autre appareil s’est vu appliquer la  variante du même type de schéma de peinture : notre fameux Hawker N141MR, un modèle 800A,  autre magnifique réalisation picturale, sans conteste :

Et là, évidemment, je suis resté bouche bée, car ça faisait maintenant depuis le 21 décembre 2019, soit près de 21 mois, que je cherchais après cet avion, tombé dans un champ mennonite d’Hopelchén, dans le Campeche, au Mexique le 11 décembre et révélé 10 jours plus tard. A l’époque j’avais en effet écrit que « c’est de loin le plus beau des avions apporteurs de cocaïne avec sa livrée fort particulière »…. et l’impression première demeure : quelle belle bête !

Tout correspond effectivement : emplacement des filets, leurs couleurs, bien différents des modèles approchants que j’avais cités en exemples approchants, notamment les 2-OTWO  (de Katerra) et le N946WT (ici de retour de Cancun en plein Covid19 le 17 mars 2020. L’empennage avec son immatriculation grattée à la hâte par on ne sait qui, également : tout coïncide pile-poil (même s’il aurait porté un sigle mexicain) !!

Les mennonites accourus avec un tracteur pour tenter de sortir le Hawker de l’ornière dans laquelle il s’était coincé avaient parait-il endommagé ses flaps droits (le bout de l’aile l’ayant été à l’atterrissage). Voilà qui handicapaient son rédécollage : pour le sauver de l’embarras, on aurait donc dû démonter sur place ses ailes -d’un seul tenant sur cet avion  – et le mettre sur un trailer (3) . Ça s’est déjà fait… dans le Quintana Roo  (à partir de là, ça repart par mer via un cargo classique : toute une expédition qui aurait dû se voir, ce qui n’a pas été le cas : il a donc dû redécoller par ses propres moyens, ce qui augure aussi… d’une implication de la police ou des militaires mexicains, pour ne pas l’avoir saisi sur place !) ! La méthode a été réalisée brillamment par l’armée guatémaltèque, souvenez-vous ! Selon le journal Por Esto , l’avion, avant de se planter, aurait décollé de l’aéroport international  Ing. Alberto Acuña Ongay (l’aéroport de Campeche) et y aurait été vu immatriculé en XB-MCR... mais là c’est un confusion manifeste avec celui incendié sur une route dans le Quintana Roo en juillet 2020; à moins que celui-ci ait repris la même, preuve d’une certaine continuité chez les narcos !

L’engin comme les autres chez SMB avait même eu droit à son « Trustee », 141MR, LLC !! Etrangement, une société déclarée désormais « inactive « ; la seule du lot, gérée par le cabinet Jarvis & Associates, (installés à Coral Gables et Pine Island en Floride, membres du Florida Bar eux aussi (4) estampillée « VOLUNTARY DISSOLUTION » !!! Ne serait-ce pas ici une preuve de culpabilité ? Pas vraiment : la dissolution a été prononcée le 9 mars, soit 9 mois avant l’atterrissage !!  Ce qui signifierait aussi que l’appareil aurait ou pu être vendu dès cette date (à des mexicains ?).

 

East Coast Aircrat Painting, dirigée par Marta et Paulus Nobrega (la première ici à gauche devant le Gulfstream-phare de la maison), pour peindre à la perfection l’engin (sur un design de Sonya Hathcoat) a passé un nombre d’heures conséquents, à l’évidence. Chaque heure chez eux est facturée 150 dollars… et comme moyen de paiement, comme nous sommes aux USA, la société annonce accepter le cash (!) : combien de liasses de billets verts (et sans traces) a-t-il fallu pour obtenir ce très beau résultat, je l’ignore, mais un beau paquet qui s’ajoute à un prix d’achat fixé au départ à 1 000 000 de dollars :

Or que constate-t-on depuis cette mémorable découverte ? Que les trafiquants investissent au minimum  dans les 1  06 0 000 dollars (avec entre 5 et 7 semaines à 150 dollars l’heure pour le peindre) pour véhiculer leur drogue, en premier point. Et en second que notre vaillant Hawker est bien sorti de cette ornière, par un moyen que l’on ignore puisque le vendredi 21 février 2020, soit à peine deux mois après, il volait à nouveau aux USA, effectuant le trajet Hot-Springs – Roanoke (Blacksburg), un court trajet de moins d’un quart d’heure vers un aérodrome discret pouvant servir de remise en jambes après travaux et immobilisation !! Les archives du net n’évoquant en rien son accident  (même pas ASN) !!! Muettes, toutes, n’évoquant surtout pas sa nouvelle livrée, mais l’ancienne encore !! A croire que rien ne s’était passé au Mexique !!

Comment donc un avion surpris à apporter un volume très important de cocaïne au Mexique, en s’y abîmant sérieusement (il aurait heurté un tracteur mennonite placé en travers de sa piste) peut-il revoler tranquillement dans les cieux US  quelques semaines à peine après sans que personne n’en fasse la remarque (sauf ici !) ? Cela demeure une belle énigme. Quid de son immatriculation mexicaine temporaire révélée par la presse ?? A-t-il été vendu ou non à des trafiquants ? Avait-il été simplement loué, et à qui ? Et ce d’autant plus que l’on s’évertue à ne pas montrer sa nouvelle livrée (mais l’ancienne, ici à droite) !! Pourquoi l’avoir repeint de la sorte de façon onéreuse si c’était pour le sacrifier (comme ça paraît idiot, ça accrédite la thèse d’un avion seulement loué par les trafiquants) ? Que dissimule donc la personnalité de son propriétaire collectionneur de sociétés à responsabilités limitées (Trustees), qui semble être surtout un broker invétéré jouant sur la revente d’engins achetés à bas prix  ??? Est-ce une nouvelle affaire Aircraft Guaranty Corp qui se profile ? En tout cas, son entreprise lui rapporte, à voir l’immense villa estimée 2,58 millions de dollars, (ici à gauche) qui sert d’adresse à toutes ces LLC qui coûtent si peu à créer et à gérer !!  Le cas du M141MR pourrait donc s’avérer embarrassant pour notre couple de magnats. Ils bénéficient déjà d’un représentant musclé pour les représenter comme avocat. Un autre phénomène encore qui, quand il ne s’occupe  pas de jets, se livre au marché des œuvres d’art. et pas des moindres (5)!

Bientôt, ici même, nous verrons que ces brokers, déjà accusés ici d’entretenir sciemment ou non, tout un trafic, ont vécu grassement de leurs tripatouillages appelé commerce d’avions 6). L’un d’entre eux est tombé récemment, je vais vous, en parler. A celui-là on réclame aujourd’hui la bagatelle de 80 millions de dollars, l’obligeant à céder au plus vite les actifs visibles de sa fortune : immense yacht et villa du même acabit en Floride (12 millions la baraque !), voitures haut de gamme, et même chez lui la Ferrari d’un ex -champion français de Formule 1…. c’est une des autres surprises de nos prochaines découvertes ici en effet !

 

 (1) un litige raconté par un procès qui nous donne une des clés supplémentaires de l’afflaire avec un turc déjà cité ici  ici : le 5 novembre 2015, M. Sargsyan (au nom de Regdalin Aviation LLC) achete l’avion Gulfstream, modèle G-IV SP, numéro de série 1315, numéro d’enregistrement FAA N999SE. Le 29 février 2016, Sargsyan refinance l’avion via The Huntington National Bank et dans le cadre de ce refinancement, Huntington a ajouté, c’est de bonne guerre, une prise d’intérêt sur l’avion (…). Le plaignant (Unibank for Savings ) a découvert ce qu’il indique comme étant alors « une manœuvre » de Sargsyan en septembre 2016. Le directeur général actuel de l’auditeur, Daniel McDyre, a alors contacté la Federal Aviation Administration (« FAA ») par lettre pour demander aussitôt une mainmise de 6 227 250 $ sur l’avion (sa valeur estimée on suppose).

Uane plainte pour dommages-intérêts été déposée  auprès de la Cour supérieure de Los Angeles le 3 février 2017. Début 2017, Regdalin a cherché à refinancer le prêt de la banque Huntington. Dans le cadre de l’accord de refinancement, Regdalin a transféré la propriété de l’avion à 999 à Private Jet, ce qu’a réfuté le plaignant comme quoi 999 Private Jet n’avait pas de titre légitime sur l’avion. Nouvelle complexité ajoutée. L’appareil était opéré par Mira Vista Aviation Inc, et ce, depuis 2015. Le 4 mai 2017, pour régler le solde dû sur le prêt la banque Huntington, le demandeur a prêté à 999 Private Jet, à savoir à Edgar. Sargsyan et Elina Sargsyan, 4 348 334,01 $, garantis par un intérêt dans l’avion. Mais à partir de juin 2018, 999 Private Jet, Edgar Sargsyan et Elina Sargsyan n’ont pas effectué les paiements mensuels requis pour le prêt encore en cours. Le plaignant (Unibank for Savings) a déposé cette action auprès de la Cour le 7 août 2018. Le 7 septembre 2018, la Cour a accueilli la requête du demandeur en injonction préliminaire et a autorisé Unibank for Savings à reprendre possession de l’avion. Durant le procès on était allé, en mai 2017 chercher un témoignage celui de l’homme possédant les journaux de bord originaux de l’avion : or c’était justement Lev Aslan Dermen, de son vrai nom Levon Termendzhyan, qui avait alors déclaré que des représentants de Huntington et du demandeur « ont contacté SBK en février 2016, et en avril 2017 ou mai 2017, pour lui demander si SBK avait les journaux de bord originaux parce que [M. Sargsyan] n’avait pas les journaux de bord originaux ».  Il avait répondu qu’il ne les avait donc pas. En fait, le 2 mars 2017 SBK Holding USA Inc avait déposé une plainte pour fraude immobilière contre Edgar Sargsyan ! Au final le tribunal a décidé que la banque Huntington, qui avait bien reçu entretemps la totalité du solde de son prêt « détenait incontestablement une prétention supérieure sur l’aéronef par rapport au plaignant » (déboutant donc Unibank for Savings et Levon Termendzhyan). L’avion avait bien été la propriété auparavant de Steele Aviation Group LLC qui l’avait acheté je 25 janvier 2010 et revendu à Regdalin Aviation LLC le 16 novembre 2015 !!! Et son véritable propriétaire au départ était donc bien…. Lev Aslan Dermen ! Mira Vista qui annonce  aujourd’hui opérer l’avion (il a été mis en vente en effet) est dirigé par Patrick Lindsay, ancien coureur automobile (est-ce un Whittington bis, il court au Mans  lui aussi sur Porsche 911, modèle RSR !!! ). Il possède également le Gulfstream IV-SP N710MV, le Gulfstream IV-SP N700MV; le Gulfstream V N955CM, le Gulfstream IV-SP N899AL, le Citation CJ4 N448CJ et le Citation X N448CX  en plus du Gulfstream IV-SP N999SE. 

(2) « Seth Bernstein remplace le PDG et président de Stromberg LLC. De plus, Empagio Inc. Il est également le président du Pegasus Advisory Group, une société de valeur privée. Avant ses postes chez Stromberg Empagio et Pegasus Capital Advisors, il a occupé le poste de vice-président mondial du développement commercial et de la stratégie pour NCR Corporation de 2012 à 2014. De 2007 à 2011, il a été propriétaire et directeur général d’Empower Software Solutions. Bernstein a commencé sa carrière chez ADP où il a été l’un des principaux négociateurs et a reçu le Crystal Award pendant deux années consécutives. Il est devenu le pionnier de Zurich Payroll Solutions en 1997. En 2003, M. Bernstein a acheté Stromberg où il l’a conduit à un développement de 1700% pour devenir la deuxième plus grande organisation de temps et de participation du pays. Il a offert l’entreprise en 2004 à Paychex Corporation et a occupé le poste de président jusqu’en août 2006. Il a dirigé et dirigé de nombreuses associations, dont Empower Software Solutions Lighting Science Group Corporation Outerwall Inc. Forstmann and Company Florida Hospitals, l’American Spectator’s Board Spirit. Music Group Six Senses Hotels Resorts Spas et quelques autres entreprises privées. »

(3) ici l’aile en un seul tenant du Hawker 700A immatriculé M-JCPO arrivé le 20 octobre 2020 au Lycée professionnel d’Estaires, dans le nord de la France :

(4) « Avec plus de 40 ans d’expérience juridique, il a auparavant été vice-président et avocat général de Batchelor Enterprises (le conglomérat d’aviation de Miami de feu George E. Batchelor) et a près de 50 ans d’expérience en tant que pilote professionnel et tous les aspects. de la maintenance des aéronefs. M. Jarvis s’intéresse depuis longtemps au domaine de l’aviation, en commençant par l’armée où il a servi dans la Marine Corps Air Wing des États-Unis. C’est un vétéran décoré du Vietnam, où il a servi comme chef d’équipe d’hélicoptère et chef d’équipe de contrôle de maintenance. M. Jarvis a obtenu son diplôme en droit de la faculté de droit de l’Université de Miami et un baccalauréat ès arts, summa cum laude, du Biscayne College, maintenant connu sous le nom de St. Thomas University. »

(5) « Mark B. Goldstein, P.A. fournit des conseils juridiques et une représentation à ses clients nationaux et internationaux sur une grande variété de questions commerciales, y compris celles relatives à l’immobilier commercial et résidentiel, à la banque, à l’art, aux organisations commerciales et aux transactions commerciales. En plus de notre pratique juridique aéronautique et transactionnelle, nous sommes engagés dans la représentation de clients dans l’achat, la vente et l’échange d’œuvres d’art de valeur significative. Nous sommes fréquemment appelés à structurer et à participer à des transactions artistiques à l’échelle mondiale et nous agissons souvent en tant qu’agent d’entiercement et de décaissement pour de tels engagements. Nous connaissons les conséquences fiscales fédérales et étatiques des transactions artistiques et l’utilisation des échanges libres d’impôt en vertu de la section 1031 de l’Internal Revenue Code. Voici une liste non exhaustive d’artistes dont nous avons été engagés pour représenter le travail :
01. Vincent Van Gogh.
02. Claude Monet.
03. Georges Luc.
04. Pierre Paul Rubens.
05. Mark Rothko.
06. N’importe quel Warhol.
07. Jackson Pollock.
08. Diego Giacometti.
09. Alexandre Calder.
10. Jean-Michel Basquiat.
11. Willem de Kooning.
12. Franz Kline. »

 

(6) Document : Le premier grand article évoquant les sociétés de Floride favorisant les trafiquants, avec une excellente illustration est ici. Avec comme exemple le cas dun jet « volé par les vénézuéliens à une personne particulière : une chanteuse…

C’est l’histoire ici du Grumman Gulfstream N951RK d’Elite Jet Group, à Van Nuys,  « emprunté » par les vénézuéliens » :« après que Reynoso ait livré l’avion à l’aéroport international de Maiquetia à l’extérieur de Caracas, l’acheteur n’a pas effectué le paiement, alors il a dit à l’équipage de rentrer en Floride. Alors que le pilote s’apprêtait à décoller, la tour de contrôle a ordonné à l’avion de s’arrêter – le départ avait été bloqué. Les autorités « ont immédiatement encerclé et obligé mon équipage à quitter l’avion », a déclaré Reynoso, qui n’était pas là. Ensuite, dit-il, « les personnes proches du » brigadier-général. Francisco Paz Fleitas, qui était à la tête de l’autorité de l’aviation civile vénézuélienne, lui a téléphoné.

Reynoso dit qu’on lui a dit d’envoyer l’avion dans la petite ville de Punto Fijo, près d’Aruba, puis il serait « payé en espèces au Panama », a-t-il déclaré au New Times. « J’ai dit non. Pas moyen. Si vous osez [prendre] cet avion… J’appellerai CNN. »

La version vénézuélienne de cette histoire est très différente. Selon un article publié le 19 janvier 2013 sur le site d’information vénézuélien Noticias 24, le gouvernement du pays a annoncé que l’avion de Reynoso avait été envoyé à Caracas comme première étape d’une vente au baron de la drogue Daniel Barrera Barrera, un Pablo Escobar de l’époque. connu sous le nom de « El Loco », qui avait été arrêté en septembre 2012. « Les enquêtes menées par le [Office national de lutte contre la drogue] ont révélé que l’avion allait être acquis par l’organisation criminelle de trafic de drogue dirigée par « El Loco » Barrera », a déclaré un haut responsable antidrogue au site d’information.

Bien que Noelia ait qualifié ce récit « d’histoire fictive » et ait exigé le retour de l’avion, il n’a jamais été rendu, dit Reynoso. Ce n’était pas son seul problème. En 2013, lors d’un incident non signalé auparavant, la DEA a saisi un Gulfstream II que Reynoso possédait par l’intermédiaire d’une société du Nevada appelée One Air Title LLC. Il dit que la DEA a pris le jet à St. Petersburg après qu’une vente eut mal tourné. Un courtier mexicain avait référé Reynoso à des acheteurs potentiels qui, selon lui, n’étaient « pas les individus les plus réputés », un fait que Reynoso dit avoir appris « trop ​​tard ». Il n’a été accusé ni inculpé d’aucun crime.

Ce qui s’est passé ensuite montre à quel point le ministère de la Justice peut échouer à faire ses devoirs. Les Etats Unis on refilé le jet, probablement aux enchères publiques, à Aero II Aviation LLC, une société du Delaware aux antécédents alarmants. Les dossiers judiciaires d’un procès civil montrent que l’entreprise appartenait à un ex-détenu nommé George W. Blood. Et son pilote en chef était un autre ex-détenu – et ancien trafiquant de drogue autoproclamé – Stephen L. Crittenden, selon les dossiers de l’aviation examinés par le New Times.

Crittenden et Blood avaient été inculpés dans une affaire de contrefaçon en 2002. Condamné pour avoir vendu 1,5 million de dollars de faux chèques de banque, Blood a été condamné à cinq ans de prison et Crittenden en a écopé de six. Une décennie avant ces condamnations, Crittenden a raconté une histoire folle : il a déclaré que la CIA lui avait offert 20 millions de dollars et cinq avions cargo dans les années 80 pour créer une compagnie aérienne secrète à Bangkok et transporter de l’héroïne, de la cocaïne et des armes à feu. À une occasion, a-t-il affirmé, 40 femmes américaines ont été transportées par avion en Chine et remises en cadeau à des responsables chinois. Aucune de ses histoires n’a jamais été prouvée. »

La version CentPapiers de l’affaire est ici. « Fait notoire, un général vénézuélien (Edylberto Molina Molina) avait ainsi décrit un des trajets effectués par l »avion de Reynoso  (ici inspecté pour de la drogue) : » la trajectoire de vol de l’avion aurait été ensuite »Maracaibo, puis se rendre dans une île des Caraïbes, Aruba ou  Curaçao, où il aurait déclaré une urgence mécanique, afin d’entrer dans le pays à nouveau, puis de faire un atterrissage en Apure, pour repartir vers l’Afrique avec le chlorhydrate de cocaïne ou toute  autre substance interdite ».

Je me suis longtemps demandé  ce qu’était devenu ce Gulfsream particulier de la chanteuse. Ce n’est que récemment que je l’ai retrouvé. Visible même sur Google Earth !!! Mais en piteux état, sous la forme d’une  épave dépecée gisant entre des carcasses de DC-9 et de Boeing 737, dans un coin de l’aéroport de la Maiquetia, dont il n’a donc jamais redécollé !!

La visite du cimetière d’avions date du 6 juin 2019 (voir ici) . On l’avait déjà aperçu train d’atterrissage gauche enfoncé, en 2012 (ci-dessus). Là, il est soutenu toujours du même côté par des palettes de bois : les vénézuéliens ont été incapables de le réparer, embargo oblige, je suppose. Il semble également, avoir gardé  son immatriculation en N922MR d’origine. L’avion toujours revendiqué avec son confrère par Grupo Textil Firense SA de CV, au Mexique et en même temps par la chanteuse porto-ricaine Noelia ! Sur Rzjets, il est bien « withdrawn from use »… Rayé des listes !!!

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Les Acadiens, cette société qui fut annihilée

S’il y eu une société qui demanda la « participation » de chacun de ses citoyens, ce ...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *