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Coke en stock (CCCLIX) : la machine turque à laver l’argent sale

La manne d’argent détournée par l’affaire du bio-carburant (voir nos épisodes précédents) était phénoménale, et pour la rapatrier en Turquie, il a fallu monter une vraie machine à gaz pour la dissimuler, et dissimuler on s’en doute d’autres sources de revenus en provenance de Belize. Cela nous amène à une proximité du pouvoir turc mais aussi américain, dans laquelle on va croiser une figure-clé des errements trumpiens et un ex responsable des services secrets US  (de la CIA) venu jouer les entremetteurs avec sa femme. L’homme derrière tout ça pensait que cette proximité du pouvoir au plus haut niveau le protégerait à jamais: c’était mal évaluer Donald Trump et Recep Tayyip Erdoğan qui le laisseront tomber dès l’annonce de sa chute ! Au passage on croisera une des décos les plus élaborées jamais faites sur un jet – imaginée par des français-, comme quoi les escrocs mènent vraiment à tout…

La machine turque à laver l’argent sale 

Vous vous rappelez de l’avion piloté par Nicolas Steele (voir notre épisode CCCLVIII), il avait été mis au nom de Sargsyan (sous le vocable de Regdalin Aviation LLC), société qui avait donc acheté le Gulfstream, modèle G-IV SP, numéro de série 1315, numéro d’enregistrement FAA N999SE (ici à droite). A quoi a-t-il servi exactement, on en a une petite idée aujourd’hui.La Turquie est devenue avec eux une  gigantesque lessiveuse à blanchiment architecturée autour de l’entité créée par eux et appelée Mega Asset Management (ou MAM) « fondée avec de l’argent provenant de produits du crime » selon les procureurs US.  Une organisation adhoc fort obscure (exprès) ayant à sa tête  le dénommé Ekim Alptekin, que l’on croisera aux USA en compagnie du général Flynn (quand celui-ci n’était pas dans un hôtel pour comploter avec cette folle de Sydney Powell et son « kraken »imaginaire) : lors de sa mise en accusation les juges l’avaient en effet bien relevé, ce lien et cet entrisme turc dans la vie politique US  (selon ici The Hill) : « Le document du tribunal indiquait un e-mail du 2 juillet des procureurs fédéraux disant qu’ils « ne sont pas nécessairement d’accord » avec les caractéristiques de Flynn sur la façon dont il a déposé un dossier en vertu de la Loi sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA) qui comprenait de fausses informations sur les liens entre le lobbying de son entreprise et le gouvernement turc. gouvernement L’e-mail indique que les nouveaux avocats de Flynn soutiennent que leur client n’a pas donné de fausses informations à ses anciens avocats, ne savait pas que le dossier du FARA contenait de fausses informations et qu’il n’a pas lu le document. Kian a été inculpé l’année dernière par un tribunal fédéral de Virginie, aux côtés du ressortissant turc Kamil Ekim Alptekin, d’avoir agi en tant qu’agent étranger non enregistré pour la Turquie dans le cadre de la campagne de lobbying du groupe Flynn Intel contre le religieux turc Fethullah Gülen. » Ici en photo le 15 mars 2014 de gauche à droite le Vice Admiral Michael Rogers; Paul Monteiro, vice-chairman et co-fondateur de la Nowruz Commission; Bijan R. Kian et le  Lt. Gen. Michael Flynn, à l’Andrew W. Mellon Auditorium de Washington. Le lien Flynn-Altepkin se faisait via une entreprise hollandaise, appelée Inovo B :

Selon Chuck Ross dans The Daily Caller « un examen des dossiers montre que la société néerlandaise a été fondée par Ekim Alptekin, un allié d’Erdoğan et également président du Turkish American Business Council (DEIK/TAIK), une branche à but non lucratif du Conseil des relations économiques étrangères de la Turquie. Les membres du conseil d’administration sont choisis par l’assemblée générale turque et son ministre de l’économie. Dans ce rôle, Alptekin a aidé à coordonner la visite d’Erdoğan aux États-Unis plus tôt cette année. » Bref, on est tout proche du pourvoir… des deux côtés de l’histoire !

La gigantesque lessiveuse

C’est en fait par là  par le MAM  que passaient tous les paiements délictueux glanés aux USA, au point que l’on ignore toujours aujourd’hui certains des mouvements de compte du propriétaire de l’entreprise, noyé dans un fatras de renvois de l’un à l’autre. « Mega Asset Management étant au cœur de tout. C’est l’un des plus importants avec un capital de 100 millions de liras (livres turques). Il a ajouté à son portefeuille une quantité importante de prêts que les banques n’ont pas été en mesure de recouvrer. Le rapport MASAK montre que l’entreprise est l’épicentre du blanchiment d’argent en Turquie »… En attendant, notons qu’entre 2016 et 2017, Ekim Alptekin était également l’ancien patron du Turkish American Business Council (TAİK). La méthode imparable pour blanchir l’argent  en Turquie a été décrite en détail dans les lignes qui suivent :

« La chaîne de blanchiment d’argent de Korkmaz a été schématisée dans le rapport du MASAK. L’argent de Washakie aux États-Unis a d’abord été envoyé à une société étrangère en Turquie appelée Isanne S.A.R.L. Ensuite, il été envoyé à Bioforma Pharmaceuticals-Münir İlaç-SBK Holding (une façade parfaite, donc !) où il est est entré sur le compte bancaire de Korkmaz. De là, il a été transféré sur le compte de Korkmaz aux États-Unis. Korkmaz a utilisé toutes les entreprises qu’il possède dans des chaînes similaires. Les experts de MASAK disent que presque toutes ses entreprises ont perdu de l’argent. « La deuxième méthode couramment utilisée dans le blanchiment d’argent est l’achat de biens immobiliers. En fait, presque tout l’argent envoyé à Blanne Technology depuis les États-Unis a été investi dans 31 propriétés en 2014 et 2015. Ce qui est remarquable ici, c’est que ces propriétés ont été achetées aux mêmes personnes et au mêmes entreprises. Par exemple, 11 propriétés à Beşiktaş, Istanbul, ont été achetées par H.I, 14 autres propriétés à Ataşehir, Istanbul, appartenaient à Ç.S., qui possède une entreprise de construction ; 12 autres propriétés à Ataşehir ont été achetées à C.P. ; Et cinq autres propriétés à Beşiktaş ont été achetées à un cabinet d’avocats. » Plus l’Hotel Kervansaray à Bodrum (devenu le Duja Bodrum depuis, ici  à gauche). Un énorme complexe hôtelier ! On venait de loin en villégiature à Bodrum : du Mexique, par exemple, le 14 juillet 2013 avec ce vieux Gulfstream XA-RBS, un modèle de 1969 (le N°14 de production !) alors fraîchement repeint et doté d’un cockpit à grands écrans LCD (son intérieur vieilli lui datant de 2001), enregistré chez Aerotaxis Metropolitanos S.A.  redevenu l’année suivante Bank of Utah sous la dénomination N522VR et proposé aujourd’hui  à la vente. Tel qu’il st, s’il change de mains bientôt il fera un très beau candidat pour finir ses jours… incendié au Belize !! Il serait aujourd’hui devenu Dad Consulting LLC, opéré par les québecquois de Nolinor.

La méthode complète : diviser pour mieux se fondre

Pour bien fonctionner, il faut aussi une entreprise qui ne fait… rien. C’est ça tout l’art de la chose ! Suivez bien la démonstration : « Divers canaux ont été utilisés pour blanchir l’argent. La méthode la plus courante consiste à diviser et à faire circuler l’argent d’un compte à un autre. La société en question est Konak Heat, qui a été fondée en 2009. Ses actions ont été distribuées avec 5 % à Yusuf Araz et 95 % à Korkmaz. En 2012, 95 % de ces actions ont été transférées à Kamil Feridun Özkaraman » (ici à droite c’est l’autre pilier de l’organisation, plus discret celui-là). « En 2015, il détenait 100 pour cent des actions. L’entreprise n’a rien importé ni exporté depuis sa création. Voici comment fonctionne le trafic d’argent : d’abord 4 millions de dollars, puis 5 millions de dollars sont venus de Washakie Renewable Energy aux États-Unis le 9 septembre 2013. Un autre 13 millions de dollars a été transféré de la même société le 31 décembre 2013. Le 22 mars 2016, 3,81 millions de dollars sont venus de Noil Ene rgy. Le montant total du transfert s’est élevé à 25,8 millions de dollars. L’étape suivante consistait à transférer cet argent d’un compte à un autre  » (nota : en les fractionnant pour rendre la traque plus compliquée). « Les 4 millions de dollars arrivés le 9 septembre 2013 ont été retirés par Özkaraman deux jours plus tard en versements de 1 million de dollars chacun. Il a déposé ce montant dans la même banque cinq jours plus tard en deux parties de 2 millions de dollars chacune. Özkaraman a ensuite retiré 4 millions des 13 millions de dollars arrivés le 31 décembre 2013 en deux transactions distinctes. Un autre 3,81 millions de dollars, qui a été envoyé des États-Unis le 22 mars 2016, a été transféré sur un autre compte dans une autre banque un jour plus tard. Cette somme d’argent a été retirée via quatre transactions différentes à deux jours différents  » (nota : toujours ce fractionnement). « Dans le cadre de ce processus, 5 millions, 2 millions et 2 millions de dollars ont été transférés du compte de la société turque vers le compte de Speedy Lion Renewable aux États-Unis. 9 millions de dollars supplémentaires sont passés du même compte à Speedy Lion Renewable en janvier 2014. Ainsi, Özkaraman a transféré un total de 18 millions de dollars à Speedy Lion Renewable » . Ça parait simple, non, dit comme ça  ? Mais je ne vous dit pas le casse-tête des enquêteurs pour démêler tous ces versements, faits sous des tas de noms différents !!!

Dans les poches du mormon 

Evidemment, ça se faisait en cheville directe avec notre mormon (attention tous nos épisodes précédents se mettent en place là, remontez vers les précédents si vous vous sentez perdu !)) : « il existe une autre série de transferts qui est intéressante : Özkaraman a envoyé 5,61 millions de dollars sur le compte de Kingston aux États-Unis dans la même banque le 16 janvier 2015. Kingston a transféré ce montant sur un compte dans la même banque ; la société bénéficiaire était Setap Teknik (rebaptisée plus tard Blane Teknik). Cet argent a ensuite été transféré sur le compte d’Ayşe Nil Yılmaz dans la même banque le même jour. Ayşe Nil Yılmaz a retiré cet argent le même jour Selon l’enquête de MASAK, le chiffre d’affaires total de Konak Isı entre 2013 et 2019 était de 18,6 millions de lires. L’argent qui est entré dans les comptes de l’entreprise est 12 fois plus élevé, à 217,58 millions de lires. L’argent que cette société a dépensé pour l’achat total de biens et de services était de 16,2 millions de lires, mais le montant restant dans les comptes de la société était 12 fois plus élevé, à 227,79 millions de lires. L’entreprise, qui ne fait pas de travaux concrets, fonctionne ainsi depuis des années. Tout cela en plus d’un certain nombre d’accusations criminelles contre Özkaraman en cours de route »…

Tout ces tripatouillages ne se savent pas encore, en 2018, et  et quand Howard G. Beasey nouveau Président et directeur de l’American Turkish Council (ATC) élu en février 2015 entreprend des conférences en 2018 avec le très réactionnaire Newt Gingrinch comme invité, il retrouve le leader de TAİK, Ekim Alptekin mais aussi les généraux général à la retraite William M. Fraser III, de l’USAF qui côtoient l’escroc, donc, invité aussi aux débats. C’est là que ça devient plus grave encore cette intrusion turque !!! Idem quand la firme  Sierra Nevada (2) , écartée en 2014 de la course au ravitailleur d’ISS relance une nouvelle fois la sienne, qui est déjà une copie du HL-20 de Boeing (racheté à Space Dev), ses dirigeants, d’origine turque comme on le sait (les époux Ozmen) se sentent obligés de l’avoir lui aussi  comme conférencier : une vidéo qui se retrouve bien sûr dans le site de SBK…(ici à droite). On ignore encore tout de ses malversations, il est vrai et il offre l’image d’une insolente et inarrêtable réussite … et il en profite pour tisser sa propre gloire, devenant le turc richissime que l’on se doit d’inviter car il va peut être avoir un élan philanthropique, qui sait. Il l’a bien compris tout seul, cela, clamant un peu partout ses dons en réalité balancés au compte-goutte !!! A gauche un des avions de surveillance de l’Army équipé par Sierra Nevada dans le cadre du programme. EMARSS.

Le bon samaritain turc pas récompensé de ses efforts

Korkmaz, les poches ben pleines, donc, a également été mêlé à une très détrange histoire politique. C’est celle d’un pasteur US venu de Caroline, Andrew Craig Brunson, installé à Izmir en Turquie depuis une vingtaine d’années au moins, dirigeant une toute petite église protestante (Evangelical Presbyterian Church) : sa congrégation n’affichait que 25 membres. Aucun problème en deux décennies et puis soudain en octobre 2016 le voici accusé de soutenir le grand opposant d’Erogan et son parti le  Gülenist Terror Group (FETÖ), mais aussi le PKK et de pratiquer au passage de l’espionnage (pour Erdogan c’est la CIA qui était derrière la tentative de le renverser !). La totale !!! En fait il s’est fait visiblement embarquer- à tort- dans la grande purge aveugle qui a suivi le coup d’Etat manqué contre Erdogan et la terrible répression  que ce dernier à lancée.

Malin, ce dernier propose aussitôt aux USA , donc à Trump, de l’échanger contre son grand rival, Fethullah Gülen, réfugié aux USA.  Comme rien ne se fait, la présidence US hausse le ton et impose des premières sanctions à la Turquie. Les turcs répondent et montent un procès de bric et de broc, sans trop de succès, alléguant par exemple que c’est la religion musulmane qui est visée et dénigrée  « par un mormon » (alors que Brunson ne l’est manifestement pas !); ou à l’aide de témoignages de syriens anti PKK sortis par la presse, sous le joug du pouvoir, Trump répondant en bloquant le livraison de F-35  promis (alors que les turcs en fabriquent une partie ce qui donne un super imbroglio : si les USA s’obstinent, ils devront rembourser tous les investissements turcs faits en signant l’accord de fabrication !!). Autre pression exercée par la Turquie : Erdogan a suggéré à Trump de faire libérer le trafiquant d’or Reza Zarrab (on va en reparler bientôt) alors détenu aux USA après avoir été arrêté à Miami,  en échange de la détention du pasteur américain : nous allons en reparler dans l’épisode suivant car c’est une autre histoire encore que celle-là !

Le plan de sauvetage : en un, il faut un avion discret, autant prendre le plus voyant !

Mais entre temps un autre système s’est mis en place pour tenter d’influer sur Erdogan ; c’est une Nancy Miller, une lobbyiste encore fort influente, car mariée à  l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey (ici à droite le couple), qui est resté (par miracle) en communication étroite avec le bureau du président turc Recep Tayyip Erdogan. Cela va se révéler en fait efficace ! Trump a déjà un pied en Turquie (voir plus loin ici) et tournent autour de lui des ukrainiens douteux en cheville avec des magnats turcs ou des israéliens : le plus bel exemple étant Lev Parnas, associé au russe Igor Fruman. Parnas avait créé un jour une société officiellement appelée « Fraud Guarante », c’est vous dire ses talents !!!.

Renforcés par Tommy Hicks Jr, choisi par Trump et accompagnés d’un franciscain, le  père James McCurry, ils se rendent en septembre 2018 en Turquie…  en montant à bord d’un superbe et  gros jet de couleur gris foncé, celui de… Sezgin Baran Korkmaz, déjà en difficultés pourtant à ce moment avec ses liens douteux avec les lascars déjà décrits. C’est Miller qui a comploté avec Korkmaz pour que ça se fasse ainsi.


L’engin choisi le Grumman Gulfstream IV est en effetl’avion personnel de Korkmaz (notre « héros d’hier) , immatriculé TC-YYA et c’est aussi  est un des plus beaux au monde avec sa déco « carbone » dessinée en France (1). A gauche sa livrée antérieure chez Borajet, très fade comparaison. On aurait pu imaginer plus discret pour la mission mais cette fois et au contraire il va brouiller les pistes car on n’imagine dedans que des milliardaires et non, pas des diplomates !!! Bien joué !!! Malade, Miller ne fera pas le voyage, remplacé à la sandale levée par le père franciscain. Miller avait repris contact avec lui alors qu’il était en pèlerinage à Lourdes !!! Les deux se connaissaient bien selon l’OCCRP  : « Le 20 septembre 2016, au milieu des États-Unis. campagne électorale présidentielle, Korkmaz aurait assisté à une réunion avec Miller et Woolsey – alors conseiller de campagne de Trump – au Peninsula Hotel de New York. Au cours de la réunion, le duo d’hommes de pouvoir US (ici adroitement Woosley est avec Michael Yayden)  aurait lancé un contrat de lobbying et de relations publiques de 10 millions de dollars pour aider la Turquie à discréditer Gülen, l’ennemi juré d’Erdoğan, basé aux États-Unis. L’affaire n’a jamais été conclue. » « Également à cette réunion assistait la connaissance de Korkmaz, Ekim Alptekin (ici en avion, à gauche), un homme d’affaires turco-néerlandais inculpé par les procureurs fédéraux des États-Unis en 2018 pour avoir agi en tant qu’agent illégal du gouvernement turc, en travaillant avec le conseiller à la sécurité nationale de Trump,
le général en retraite  Flynn, pour mener une campagne de diffamation contre Gülen.
 »

1/2 million dans les poches de Flynn pour un commando et une capture

La société de lobbying de Flynn aurait effectivement  touché 500 000 dollars du gouvernement turc pour mettre des bâtons dans les roues aux USA à Gülen, aidé par un partenaire turc du nom de Bijan Kian, qui sera plus tard  accusé d’avoir été un agent de l’étranger (de l’espionnage donc !!!). Reconnu pourtant coupable « d’interférence » à son procès, sa condamnation a été annulée par un juge, qui a déclaré qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour condamner… Encore un arrangement venu d’en haut. Lors des discussions avec Woolsey, il avait été envisagé l’enlèvement de Gülen à son domicile en Pennsylvanie et son expédition en  Turquie pour qu’il soit inculpé ! L’œuvre d’un véritable commando !! James Woolsey et Sezgin Baran Korkmaz sont ici ensemble pris en photo à droite. Ces gens-là sont des comploteurs !!! Et des pleutres, car, bien sûr, Flynn niera avoir eu une réunion du genre avec Woolsey  : « l’affirmation faite par M. Woolsey selon laquelle le général Flynn, ou toute autre personne présente, a discuté du retrait physique de M. Gulen des États-Unis lors d’une réunion avec des responsables turcs à New York est fausse », a déclaré le porte-parole de Flynn, Price Floyd, dans un communiqué. . « Aucune discussion de ce genre n’a eu lieu. M. Woolsey n’a jamais informé le général Flynn qu’il avait la moindre inquiétude concernant la réunion, soit avant qu’il ait choisi d’y assister, soit après. » Woolsey avait évoqué cette réunion, pourtant, en 2017; devant… le procureur Robert Mueller !! Sa femme étant alors déjà dans le coup : « L’ambassadeur Woolsey et son épouse sont en communication avec le FBI au sujet de la réunion du 19 septembre 2016, l’ambassadeur Woolsey a été invité par l’un des partenaires commerciaux du général Flynn », a déclaré le porte-parole de Woolsey, Jonathan Franks, dans un communiqué. « L’ambassadeur Woolsey et son épouse ont répondu à toutes les demandes, qu’elles émanent du FBI ou, plus récemment, du Bureau du conseil spécial. » N’est pas précisé où ont eu lieu les discussions : au Willard Hotel, cher au général Flynn comme le Trump Hotel  ?

rumperie sur la marchandise à Istanbul

Le lien principal , en tout cas, c’est bien celui entre. Et l’argent, beaucoup d’argent… mais ça il y en a comme on l’a vu… Erdogan avait mis le paquet : « les dossiers déposés en vertu de la loi américaine sur l’enregistrement des agents étrangers montrent que le gouvernement turc et les agences connexes ont dépensé plus de 7,8 millions de dollars pour cinq sociétés de lobbying américaines rien qu’en 2018. Outre Ballard Partners, un autre bénéficiaire a été le cabinet de lobbying de Washington Mercury Public Affairs. Mercury a des contrats avec le gouvernement turc et le gouvernement turco-américain. Conseil d’entreprise.Le conseil est désormais dirigé par Mehmet Ali Yalçındag, un homme d’affaires turc qui s’est associé au président américain dans un projet de Trump Towers à Istanbul. » Chez Trump tout passe par ses hôtels, on le sait. Des liens avec la Turquie qui avaient donc  commencé bien avant l’élection de  Trump en 2016 !!! A gauche, ici en photo, en 2012 Ivanka Trump, Sema Doğan, Donald Trump et Aydın Doğan Au premier rang) et Begümhan Doğan Faralyalı, Mehmet Ali Yalçındağ (au deuxième rang), un cliché pris au Trump Towers Mall d’Istanbul. La galerie du mall avait ouvert la veille, inauguré par Erdogan en personne, alors premier ministre, et sa femme. Sur la photo à gauche, admirez la pose ultra-naturelle d’Ivanka, déjà première dame dans sa tête… ce qu’elle n’a jamais cessé de croire, Trump jouant avec elle un peu sur les traces de Fujimori !!! A droite l’horreur trumpienne à Istanbul avec les deux tours imbriquées, avec leurs escalators géants à l’entrée.. une autre obsession chez Trump: il avait annoncé sa candiraient dature à la présidence US en 2015 du haut de l’escalator de la Trump Tower e New-York. Bien à son image : c’était d’emblée un mouvement vers le bas… ah ah !!!

La fine équipe avec Nancye à la barre pour sauver le pasteur

Un voyage fait le 18 septembre 2018, on y revient, donc, qui avait des avantages pour tout le monde : le grand avion faisait le trajet d’un seule traite, grâce à son allonge énorme, il n’est pas repérable par la presse car il est turc, et pas américain, il devait bien rester quelques vieux biscuits du temps de la CIA chez Woosley pour servir de monnaie d’échange, au cas où, et pour Korkmaz surtout c’est le tirage gagnant sans grattage au préalable : s’il était coincé aux USA il pourra, c’est sûr chez lui,  jouer sur l’aide apporter à Trump, et auprès d’Erdogan il peut espérer une amélioration de leurs rapports s’il lui tire cette épine du pied, ce qu’éttait devenu cette histoire qui s’enlisait, car Erdogan, avec qui il était autre fois ami à fait passer dans la presse (à sa boite) une oukaze interdisant de les montrer ensemble en photo depuis qu’il a avait été mis au courant des diverses escroqueries faites par Korkmaz en Turquie même.

Exemple ici avec la photo ci-dessus à droite montrant Recep Tayyip Erdoğan en compagnie du mormon Jacob Kingston (à gauche sur le cliché) et de Sezgin Baran Korkmaz (le second à partir de la gauche); une photo interdite depuis  en Turquie, donc. Comme celle aussi à droite montrant Korkmaz avec Erdoğan et le reste de la fine équipe derrière ! lls sont bien tous sur la photo : à droite c’est Kamil Feridun Özkaraman pour compléter l’équipe : Erdogan a bien posé avec les principaux forbans de l’affaire !!! Finalement, tout se passera à l’hôtel et par téléphone (avec une Nancye fort active) ou via des envoyés fort discrets. Au final McCurry et Hicks pourront rencontrer Brunson, enfermé chez lui à Izmir  et pas en raison du Covid (ici à gauche, la femme au milieu est la femme du pasteur, Norine Brunson) amenés dans le même magnifique avion : on verra même un cliché de Tommy Hicks descendant du superbe jet de Korkmaz émerger dans la presse locale (ici à gauche). Un sacré coup de pub pour Korkmaz !!!

Résultat, un mois après leur retour ux USA le pasteur est libéré (ici à gauche)  ; on vient alors de le condamner vite fait à trois ans de prison, pour ne pas perdre la face, côté turc et il peut donc être libéré immédiatement. Victoire inattendue… pour Trump, ça le change de l’expédition de mercenaires bras cassés en Haïti, venus en Hawker (ci-dessous)  aider le président Jovenel Moïse à détourner de l’argent d’une banque… opération pour laquelle Mike Pompeo était resté tellement vague que l’on s’était dit qu’il avait dû logiquement y tremper…

Pas récompensé de ses efforts, ni d’un côté, ni de l’autre

On pense qu’après cet exploit Korkmaz pouvait espérer avoir gagné de quoi respirer ou s’était fait un titre de gloire qui le protégerait désormais à jamais aux USA, au moins. Mais ça ne s’est pas passé du tout pour lui comme il l’espérait : il ne faut jamais faire confiance à Donald, on le sait (le pasteur avait été reçu par lui après sa libération, le 13 octobre.2018, laissant une scène grotesque d’un Trump tentant de faire croire à sa foi alors que toute son attitude corporelle montrait qu’il s’en fichait royalement – comme du reste). Car depuis que la gigantesque fraude à l’essence bio a été découverte, la Justice US a suivi tranquillement son cours, et comme Trump est déjà parti de la Maison Blanche et qu’il se fiche déjà comme de l’an quarante de ce qu’il a laissé derrière lui (les morts du Covid compris)… le voici donc sans soutien aucun…. Malgré tout, Korkmaz qui s’estime désormais intouchable, quitte  donc sereinement la Turquie avec sa femme Gökçen, le 5 décembre 2020, (il est ici pris en photo à gauche à l’aéroport, prenant un avion de ligne, sons beau vaisseau des airs étant rop susectptible d’être bloqué à tout instant); et il se fait arrêter en Autriche le 19 juin 2021… à la demande des États-Unis !!! Le voici devenu pestiféré ! « Le bureau du procureur général de l’Utah a en effetdéposé un acte d’accusation contre Korkmaz le 28 avril. Korkmaz encourt 225 ans de prison pour blanchiment d’argent , fraude et entrave aux transactions de l’État. » Il a depuis beaucoup perdu de sa superbe, celle du temps où il créait sa légende en posant ostensiblement en pleine rue en cireur de chaussures (ici à droite), ce par quoi il aurait démarré dans la vie selon sa propre légende savamment entretenue…. Pire encore pour lui ; à peine le casier judiciaire US révélé, c’est l’agence turque Demirören News Agency (DHA), qui le confirme : la Turquie – et Erdogan – demandent elle aussi son extradition, pour qu’il soit jugé dans son pays pour blanchiment d’argent !!! En liaison vidéo, en juin dernier, tentant de se justifier, il avait une toute autre allure déjà(ici à droite), celle d’un perdant pas très magnifique dont tous les biens ont été  où vont être saisis (il en a aussi vite revendu lui-même, dont des villas, notamment, avant de fuir la Turquie en décembre 2020) : Korkmaz avait par exemple utilisé le produit de la fraude aux carburants bio, pour acquérir un énorme yacht nommé le Queen Anne, saisi à Beyrouth, une villa et un appartement à Istanbul, en Turquie, des hôtels en Turquie, déjà cités, et en Suisse ou la compagnie aérienne turque Borajet. Le yacht (ci-dessous, aujourd’hui fait 46.5 mètres de long, pour une valeur totale de 30 millions d’euros environ :

Les mexicains et les arméniens d’abord (et un FBI  pas clair du tout)  ! 

Tous ceci est donc une sombre histoire de mafieux ! Tous, y compris les avocats qui les défendent. Et certains bien aidés par des policiers corrompus. Vous vous souvenez de l’avion de Lev Bremen, le Grumman Gulfstream N999SE piloté par Nicolas Steele (on y revient encore une fois !), celui aux déboires juridiques qui s’étaient éternisés ? (voir l’épisode dans lequel, l’affaire est expliqué dans la note de bas de page). Le 5 novembre 2015, il était passé chez Regdalin Aviation LLC, représenté par Edgar Sargsyan et Elina Sargsyan . Or, surprise, le même Edgar Sargsyan, qui est aussi avocat, se retrouve désormais accusé d’avoir corrompu un agent du FBI dans le but de favoriser la communauté arménienne (pour la faire entrer aux Etats-Unis) : « Sargsyan a payé à l’agent HSI au moins 32 000 $ en chèques et au moins 45 000 $ à 50 000 $ en espèces en échange d’une assistance qui comprenait l’agent HSI cherchant dans les bases de données des forces de l’ordre pour obtenir par corruption des informations qu’il avait transmises à Sargsyan, selon l’accord de plaidoyer. L’agent du HSI a également modifié une base de données du Département de la sécurité intérieure pour augmenter la probabilité qu’un ressortissant étranger client du cabinet d’avocats de Sargsyan soit autorisé à entrer aux États-Unis. Dans un autre acte de corruption détaillé dans l’accord de plaidoyer, l’agent de HSI a préparé un document sur papier à en-tête de HSI dans une tentative infructueuse de faire admettre l’un des proches de Sargsyan d’Arménie aux États-Unis ». Qui voulait-il ainsi faire passer discrètement ?  Quelqu’un visiblement en délicatesse avec le FBI (voir plus loin) : un simple fraudeur, un déliquant, le membre d’une mafia ou un dealer de coke ??

L’avocat (ici droite) avait visiblement pris le même pli que ses clients selon le Los Angeles Times ; « aujourd’hui en train de déclarer faillite, Sargsyan menait autrefois un train de vie somptueux : un cabinet d’avocats sur Rodeo Drive, un manoir à Calabasas et une Rolls Royce Phantom pour le transporter entre les deux, selon une personne qui le connaissait bien et qui a requis l’anonymat pour peur des représailles. » Et il entretenait comme lui de biens étranges relations avec la Police ou le FBI comme on l’a déjà dit à l’époque des voyages en avion de Steele : « Sargsyan a supervisé l’opération de prêt d’argent fort de Dermen, SBK Holdings USA, mais les deux sont maintenant des ennemis acharnés. Sargsyan a coopéré avec les autorités fédérales enquêtant sur le rôle de Dermen dans une fraude au crédit d’impôt de 511 millions de dollars, selon les documents déposés par le tribunal dans l’affaire Dermen. Condamné le mois dernier de 10 chefs d’accusation, Dermen fait face à ce qui pourrait équivaloir à une peine d’emprisonnement à perpétuité.« Nous savions qu’Edgar commettait une fraude lorsque nous l’avons poursuivi en justice », a déclaré Mark Geragos, l’avocat de longue date de Dermen. Dermen a déposé une plainte en 2016, alléguant que Sargsyan avait volé des dizaines de millions de dollars de biens et un jet privé. « Ce n’est que le dernier clou dans le cercueil. » « Dermen était proche de deux agents des forces de l’ordre : John Saro Balian, un détective du département de police de Glendale (ici à gauche, condamné à 21 mois de prison), et Felix Cisneros Jr., un agent des enquêtes de la sécurité intérieure qui travaillait sous couverture à des opérations de stupéfiants. Balian et Cisneros ont été reconnus coupables d’infractions de corruption publique et condamnés respectivement à 21 et 12 mois de prison ».

Entre bons amis… des petits services.

C’est l’attitude du FBI qui va surprendre, dana cette affaire dans l’affaire :  « Sargsyan a également admis qu’il avait versé à l’agent du FBI des pots-de-vin mensuels en espèces pouvant aller jusqu’à 10 000 $ à partir de 2015 en échange de la protection de l’agent, qui comprenait l’exécution de requêtes sur les bases de données des forces de l’ordre et l’avertissement de Sargsyan de rester à l’écart de certaines personnes qui étaient la cible d’enqu(êtes criminelles » (en somme c’est l’aveu d’une protection flagrante envers Steele Aviation : aurait-on levé un lièvre gênant ??? Pourquoi donc le satané Hawker « 125-800 » (N888ZZ) utilisé par Nicolas Steele  (ici à gauche) est-il resté aussi longtemps introuvable ? Voilà tout le nœud du problème : la protection dont il a bénéficié !!! « L’agent, qui travaillait au bureau extérieur du FBI à San Francisco, a accepté les paiements en espèces lors de voyages en Californie du Sud, où il a séjourné dans des hôtels de luxe payés par Sargsyan. L’agent du FBI a également accepté de Sa mais celargsyan une moto de course de 36 000 $ comme bonus pour effectuer des vérifications de base de données sur une personne en particulier. Sargsyan a également donné à l’agent du FBI un chèque de banque de 30 000 $ qui a été fait pour apparaître comme un paiement à l’entreprise de l’agent, selon des documents judiciaires ». Encore une fois, on se retrouve avec un FBI véreux ou pris à son propre piège : mais cela renforce surtout l’idée que Steele Aviation a servi pendant des années d’informateur, à ce même  FBI !!!

L’homme que l’agent Cisneros avait aidé ? Oh, pas de la petite délinquance mexicaine : « Des responsables du ministère de la Justice ont déclaré que, grâce à des documents judiciaires et des preuves présentées au tribunal, Cisneros a accepté d’aider Santiago Garcia-Gutierrez à rentrer aux États-Unis après un voyage à Mexico en septembre 2013. Lorsqu’il a quitté les États-Unis, Garcia était un résident permanent des États-Unis. En raison de ses condamnations pénales antérieures et de son mandat d’arrêt en suspens, il n’a pas été légalement admis aux États-Unis. lorsqu’il a tenté de rentrer, les agents des patrouilles frontalières saisissant son passeport et sa carte verte lorsqu’il a tenté de rentrer aux États-Unis deux mois plus tôt, mais il a été « libéré sur parole », ce qui lui a temporairement permis de revenir aux États-Unis en attendant l’issue de son casier criminel ». Dans l’avis delà cour US, rendu le 5 novembre 2018, il avait été rappelé sobrement ceci « Termendzhyan’s business, Santiago Garcia-Gutierrez…. »

Le fiston Trump et l’autre polygame fan d’armes à feu

Epilogue de ces liens, douteux, on revient dans la proximité du pouvoir US, devenu ex-pouvoir depuis la défairte de novembre 2020. Les mormons ont bien des tours dans leurs sacs (à malices). Certains ont des cartouches de fusil aussi. C’est le cas de notre mormon du jour, Nick Young, qui n’est autre que, le cousin  de Jacob, le détourneur de biofuel. Il aime tirer au fusil, ce qui est très américain à vrai dire, et comme il aime passionnément le faire tranquillement, il occupe quelques ares dans l’Utah pour assouvir sa passion, où il a créét un champ de tir appelé Desert Tech, situé le long du Grand Lac Salé. Sur place, il n’a rien occulté auprèsde ses quelques voisins  son rôle au sein de la Davis County Cooperative Society, également connue sous le nom de Latter-Day Church of Christ, Kingston Group ou The Order :les différentes étiquettes des mormons comme on le sait (et comme le sait aussi son cousin Jacob !!!). « La société fabrique des fusils et des accessoires destinés aux tireurs de précision, aux forces de l’ordre et aux militaires étrangers, « précise ici l’article en date du 26 juillet 2020. Parmi eux, ici à gauche, le DT-MDRX un BullPup a canon court vendu la bagatelle de 3 500 euros ici en Europe… faudra bien ça pour accueillir dignement le retour du Christ sur Terre et chasser les derniers démons … Non ? Un des assaillants du Capitole, qui avait raté le coche, avait été arrêté avec arme semblable (un Tavor)  dans un hôtel proche…

Ce jour-là un client de marque se pointe pour tirer au loin une série de cartouches. On ne connait pas son score exact, mais en cadeau de bienvenue on lui offre une arme : c’est bien un visiteur de marque ! Mais le champ de tir où il est venu s’entraîner est en fait en sursis : il pourrait être bientôt saisi. « En 2019, le ministère américain de la Justice a déposé un avis dans lequel il avait l’intention de saisir le bâtiment que Desert Tech occupe à West Valley City. Le gouvernement allègue que le bâtiment fait partie des biens immobiliers par lesquels les dirigeants de Washakie Renewable Energy ont blanchi de l’argent. » On y revient à nôtre point de départ turc de détournement d’argent ! Ah oui, un dernier détail : l’homme aux dents blanches est à casquette venu s’exercer au tir à lunette à grande distance s’appelle Trump Jr. Et il semble toujours aussi crétin qu’il ne l’était il y a quelques mois, quand il lève le puce et sourit béatement, par exemple. A ma connaissance il n’habite pas en plein désert mais désormais en Floride, à plus de 3370 km de là ! Alors comment ou pourquoi a-t-il contacté ce fameux cousin ? Un autre mystère se prépare ?

(1) La mise en peinture en 2017 de l’avion a été une vraie folie :

« L’usine de peinture d’avions Ruag à Munich (racheté- en suisse –  par Dassault) a récemment repeint le Bombardier Global Express XRS de SBK Hoding avec un schéma unique «  » créé par Happy Design Studios, basé à Strasbourg, en France. Selon le propriétaire de Happy Designs, Didier Wolff, « Le Carboneum est conçu dans un esprit de course et de puissance et est rehaussé de motifs en nid d’abeille. Les moteurs font preuve d’élégance et de technologie et la couleur générale gris Ferrari ajoute une touche de suprématie à l’expérience de vol. » La vidéo est ici, bluffante .

« L’atelier Ruag a optimisé le temps d’arrêt pour le travail de peinture en incluant une inspection de 15 mois. SBK Holding a choisi une repeinture complète de son avion de huit ans « pour exprimer sa propre image dynamique et innovante ». Les spécialistes de la peinture d’avions de Ruag, en coordination avec Happy Design, ont reproduit une série de « graphiques de personnalisation précis peints à la main mettant en évidence les motifs complexes que l’on trouve dans les matériaux technologiques haute performance renforcés de fibres, tels que les structures en carbone et en nid d’abeille ». »

« La reproduction du design a nécessité la création numérique de modèles « extraordinairement détaillés » pour l’effet en nid d’abeille sur les surfaces du moteur, le mélange précis de près de 40 gallons / 150 litres de la peinture mica-métallique gris foncé spécialement mélangée et la peinture à la main du motif tissé sur le stabilisateur vertical. Malgré cela, le projet a été achevé dans les délais impartis, a déclaré Ruag. »

Le projet suivant du même studio de design est tout aussi époustouflant…  L’avion est l’Avcon Jet AG, une énorme société autrichienne de location de jets, en OE-IOO.

(2) des profiteurs de guerre : ils ont ainsi fourgués leurs Pilatus de surveillance à l’armée afghane qui n’a jamais su vraiment les faire voler : « l’afghan Special Mission Wing (SMW), une unité spéciale des forces aériennes afghanes, n’a pas le personnel, ni l’expertise pour voler avec de tels appareils et pour les entretenir. A la fin de ­janvier 2013, le SMW ne disposait que de 180 personnes alors que, pour qu’il puisse être efficace, il aurait besoin de 806 personnes. Il devrait disposer de 188 pilotes et 385 mécaniciens. Il n’en dispose respectivement que de 42 et 86. Dans un pays où l’alphabétisation des adultes n’est que de 26%, explique l’audit, la tâche promet d’être difficile (…) « Le contrat de 18 PC-12 NG est juteux. Il se chiffre à 218 millions de dollars. Le Pentagone a passé la commande en octobre 2012, non pas directement auprès de Pilatus à Stans, mais par l’intermédiaire de la société californienne Sierra Nevada Corporation. Porte-parole du Pentagone, William Speaks, ­explique ce choix: «Pour les forces afghanes, ce sont des avions faciles à piloter et à entretenir.» Les appareils suisses sont plus puissants que ceux de la concurrence. Ils sont aussi équipés d’une cabine pressurisée qui leur permet de voler à plus haute altitude et d’être plus discrets. Un atout essentiel pour les entraînements ».

Sur les 211 avions des forces afghanes, 167 n’étaient pas ou plus en état de vol de toute façon, une vraie gabegie. On ignore si les Talibans les ont récupérés ou pas. Mais déjà, ils se sont plaints déjà de navoir récupéré que des épaves….gonflés, les mecs (et toujours pas de trace des Pilatus ! ).

On en a vu posant devant un Super-Tucano A-29 abandonné. On craignait déjà en 2019 la même chose..  Et je n’évoque même pas le cas des transporteurs G-222, ces F-27J Spartan qui ont tous fini sous les les mâchoires des pelleteuses… et vendus pour de la ferraille à 6 cents la livre…

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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