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Coke en Stock (CCCIV) : un été vraiment très chargé !

Je vous l’ai dit dans l’épisode précédent : l’été a été chargé, question arrivage de cocaïne par avion.  Nous avons déjà vu que le Honduras a été de la partie, alors que le Guatemala et le Venezuela ont été abondamment cités eux aussi. Et nous n’en étions alors qu’au milieu de l’été !!! Dans la deuxième partie du mois, l’avalanche a continué, preuve que le Covid 19 n’a en rien ralenti de ce trafic devenu dantesque avec ces jets, dont certains achetés plus d’un million de dollars sont incendiés par les narcotrafiquants une fois leur tâche effectuée, comme s’il s’agissait d’un kleenex à se débarrasser. On notera cette fois l’apparition d’un modèle d’avion inusité jusqu’ici, venu du Brésil mais retrouvé planté… au Guatemela !

Un avion de plage

Le 11 août, c’est une autre vision encore : sur une plage, un cockpit caractéristique émerge à peine des vagues. Nous sommes sur la côte de la péninsule de Paraguana au Venezuela, cette avancée vers la mer de l’Etat de Falcon (l’île d’Aruba se trouve à 27 km de là seulement), toujours avec un avion qui provenait du Mexique et qui avait tenté de se poser sur la plage. C’est à El Conejal, sur la plage d’Ibrahim, exactement dans la municipalité de Buchivacoa. Son cockpit à l’ancienne, chromé nous laisse entrevoir un un vieux Sabreliner 75A de 1978 (380-25, ex N50PM Philip Moriss) qui était encore il y a peu bleu et blanc. C’est le N400RS (ici à droite), devenu intégralement blanc pour l’occasion. Selon les vénézuéliens, ce sont des avions de l’armée qui l’ont forcé à atterrir ainsi, ce que rien encore ne prouve encore une fois: l’avion s’est en tout cas crashé, ses deux pilotes ont été tués lors de la tentative d’atterrissage ou en voulant voler trop bas au ras des flots. Les pilotes ne semblaient pourtant pas des novices : « l’un des défunts avait environ 38 ans, avait le teint blanc, les cheveux noirs et portait un pantalon noir et une chemise blanche à rayures bleues et rouges. L’autre, âgé d’environ 54 ans, avait le teint blanc, les cheveux gris, portait un pantalon noir et une chemise orange » raconte ici /nuevodia.com. L’avion connaissait le chemin : le 15 juin il avait effectué  une liaison entre Toluca et Chetuma, deux fiefs narcos comme on le sait. Sans trop de surprise, on apprend qu’il avait appartenu ces derniers mois à Technical Aviation LLC, déjà moult fois cité ici comme fournisseur d’avions narco, qui l’avait acheté aux américano-mexicains de T-Air LLC pour le revendre… à d’autres mexicains le 8 juin 2020… (T-Air le possédant depuis 2017 semble-t-il).

Un fournisseur bien connu; au Venezuela

Le 12 août retour au Venezuela, à Maracaibo, dans l’état de Zulia où se concentrent on le sait les décollages des avions chargés sur place de coke, direction le Guatemala, Belize ou le Mexique. Cette fois sur une piste clandestine, une de plus, près de Santa Ana, vers Bartolomé de Las Casas, au sud du lac Maracaibo. Visiblement c’est encore un Beechcraft 200, le BB-923 N316JP, posé sur une piste encore une fois parfaitement préparée, un vrai billard. L’avion a lui été incendié une fois posé, comme le montre son train principal encore en place (ici à droite). Très vite, un Twittiste, Patriota Cazador affirme qu’il s’agit du Beechcraft N316JP.
Voilà qui est plus qu’intéressant en effet : son propriétaire étant (encore une fois pris la main dans le sac !) TWA International LLC, qu’on ne présente plus ici comme fournisseur attitré d’avions pour narco-trafiquants, lié comme on l’a vu à Technical Aviation LLC !!! L’avion (BB-923) datant de 1981 avait été acheté le 16 octobre 2019 seulement à Flight Line Holdings II LLC (New Orleans). Il ne lui aura fallu que 10 mois pour disparaître définitivement. Tous les avions vendus par TWA International LLC connaissent invariablement la même fin : quand donc la FAA va-t-elle enfin s’en apercevoir ???

La découverte inattendue

Je vous ai parlé dans l’épisode précédent d’un excellent article du Washington Post paru le 5 juin dernier. A mon sens, c’est le premier article d’un journal à grande distribution qui évoque le problème du trafic de coke par avion au Guatemala, un phénomène dont l’ampleur a étonné le journaliste Kevin Sieff, qui n’est autre que le correspondant du journal au Mexique. C’est dire qu’il en voit tous les jours les effets sur place ! Le même a écrit un article passionnant sur les guatémaltèques descendus en Floride pour y travailler notamment pour y entretenir les golfs et qui endurent des conditions terribles depuis la pandémie qui a réduit considérablement leur travail. Il cite le chiffre ahurissant de 50 avions découverts en 2019 abandonnés dans le parc de Laguna del Tigre, devenu véritable cimetière aérien à cocaïne !!!

« Ces derniers mois, le parc a été ravagé par plus d’une douzaine d’incendies à grande échelle, dont beaucoup sont allumés par des trafiquants de drogue qui brûlent des étendues de jungle pour construire des «pistes d’atterrissage illicites pour le transport de drogue», a déclaré le président Alejandro Giammattei dans un discours à la nation ce printemps. Une équipe de pompiers a été capturée dans le parc ce mois-ci par un groupe d’hommes armés. Mais alors même que les responsables guatémaltèques reconnaissent la transformation de cette terre protégée en un couloir de trafic de drogue, ses forces de sécurité se disent surpassées par les cartels bien mieux dotés en ressources. Lors d’un vol au-dessus de Laguna del Tigre plus tôt cette année, un journaliste du Washington Post a dénombré plus d’une douzaine de pistes d’atterrissage à travers le parc – et plusieurs jets posés dessus ». « Nous parlons d’une industrie qui a assez d’argent pour abandonner des projets d’un million de dollars dans la jungle », a déclaré le colonel de l’armée guatémaltèque Juan de la Paz. « Leurs ressources sont infinies et nous essayons simplement de suivre le rythme. » La plupart des jets proviennent du Venezuela. Entre 2012 et 2017, les flux de cocaïne à travers le pays ont augmenté de 57%, selon les États-Unis. base de données consolidée du gouvernement sur la lutte contre les drogues; le ministère de la Justice a accusé cette année le président Nicolás Maduro de narcoterrorisme. Encore plus de cocaïne provient de Colombie et d’Équateur. «Les organisations de trafic de drogue colombiennes et vénézuéliennes s’associent souvent avec des cartels mexicains pour d’importantes expéditions de cocaïne», a déclaré Michael Miller, un porte-parole de l’administration des États-Unis de la lutte contre la drogue. « La cargaison de cocaïne est le plus souvent destinée au Guatemala. »

… ou au Belize et le Quintana Roo serait-on tenté de d’ajouter après les nombreux épisodes sur la question ici… on aura noté la phrase sur la visite aérienne du journaliste, qui a pris une photo saisissante, celle d’un avion perdu dans le Peten et le parc Del Tigre. Une photo étonnante à plus d’un titre : la carcasse de l’avion y est intacte (à part des pièces enlevées ici et là) et l’appareil lui-même fort reconnaissable (ci-dessus). Son immatriculation y st même clairement visible : N465BC. Celle d’un vieux Rocwell Sabre de 1981, le NA-265-65 dont la disparition n’a été indiquée nulle part !!! Par hasard, le journaliste est tombé sur l’un de ceux  qui a échappé au comptage et que personne n’avait signalé à ce jour  (à gauche son cockpit et à droite son intérieur, encore en très bon état, au temps de sa splendeur) !

Mieux encore; cet avion resté N80RN chez Saber Sense LLC de Houston au Texas a été revendu en 2007 à BFA Leasing LLC, qui l’a gardé 12 ans avant de le revendre le 16 août 2019 à TWA International LLC, de Cheyenne Wyoming, dont on ne cesse ici de vous dire que c’est l’un des principaux fournisseurs d’avions aux narcotrafiquants  ! C’est un peu la preuve par l’exemple là, en regrettant que le dernier propriétaire n’ait pas intrigué plus que cela notre journaliste US. Tous les papiers sont disponibles pourtant à qui sait les chercher : l’acte de vente et celui de l’export (ici à droite), comme la date de son exportation au Mexique : le 28 octobre 2019, relevé par Amcar on line, de même que les photos au moment de sa mise ne vente par TWA International LLC !! Tout y est… et pourtant à ce jour personne n’avait noté sa disparition !!! En sachant en prime que ce n’est pas le premier avion de type Sabre vendu par TWA International LLC qui a servi de transport de coke : son collègue a mal fini, comme j’avais pu vous l’expliquer déjà ici en mars dernier... avec la chute du N990PA à la livrée fort similaire à l’exemplaire du jour, retrouvé en miettes le 22 mars 2019  sur une plage plage située entre Bajamar et Punta Sal, au Honduras. J’avais évoqué son sort fatal ici. L’avion retrouvé quasi intact par notre journaliste avait commencé son périple dès le 27 août, en se rendant dans un fief narco déjà décrit ici en l’occurrence Mérida :

La veille, il était arrivé à Cozumel via Nassau aux Bahamas :

On peut raisonnablement penser que son atterrissage dans le parc de Laguna del Tigre a eu lieu vers octobre 2019… dans la plus grande indifférence des médias !!! En moins de 8 mois, la même firme a donc vu deux de ses avions du même type finir au sol comme trafiquants et on vient juste d’en retrouver un autre, d’un autre type encore ce 12 août sans oublier tous les autres : le Hawker 700A (257176) immatriculé N322BC retrouvé intact à Belize le 20 octobre 2019, ou le Gulfstream N530GA retrouvé incendié au Guatemala !!! Mais quand donc la FAA américaine va-t-elle se pencher sur ce type de sociétés, celles qui reviennent depuis des mois dans ces articles ? Les pourvoyeurs d’avions aux narcotrafiquants, bien cernés ici, seraient-ils intouchables !

Bimoteur Vautré

Le 19 août, retour au Guatemala avec un… Beechcraft 200, encore un. Retrouvé de nuit vautré train rentré; hélices tordues,  dans un champ de canne à sucre de la finca finca Monte María à Nuevo Bracito, près de Mazatenango, dans le Suchitepéquez. Les occupants ayant fui avec la cargaison, bien entendu.  A bord sont retrouvés des bidons blancs en nombre, avec d’autres, verts, retrouvés à l’extérieur de l’appareil. L’avion est blanc avec une bande longitudinale noire jouxtée de part et d’autre d’un filet rouge, avec un arc gris traversant au nouveau des fuseaux moteurs comme à l’arrive du fuselage. Une déco classique relativement récente. Mais hélas aucune immatriculation n’est visible. Il reste pour l’instant non répertorié, celui-là : je n’ai pas réussi à en retrouver la moindre trace.

Un nouveau venu

Ne manquait plus que le Brésil dans le tableau marqué par une très grande rafle des autorités réalisée le 18 août et sur laquelle je reviendrai bien sûr. En plus de camions citernes destinés à transporter la coke, la police a saisi cet été sept avions, cinq hélicoptères, dont un Robinson qui a déjà retenu notre attention… ainsi qu’un Beechcraft C-90, mais c’est le 21 août que l’on retrouve notre train-train habituel… au Guatemala, si l’on peut dire, avec l’atterrissage d’un avion qui va provoquer un petit mal de tête pour le définir, car c’est un appareil d’un type nouveau dans le trafic, alors que pris par l’habitude, j’ai passé l’après midi  entière à compulser les photos et les registres des habituels Beechcraft 200, 300 et 350… mais avec un doute constant à son égard.

L’avion qui a longuement glissé (voire surfer !) sur un terrain détrempé et qui a été incendié ressemble en effet de face à un gros Beeechraft, avec ses ouvertures de moteur Pratt&Whiney PT6 (ici à droite celles d’un Beech 300). L’arrière ressemblant plutôt à un bon vieux B200. Mais les deux types ne « matchent » pas, car l’appareil n’est effectivement pas assez long, il serait plutôt de la taille d’un Beech C-90. Il présente aussi des tubes de pitot là où un Beech n’en  a pas, et des coffres à l’avant jamais vus non plus sur ce type d’avion. En prime son train avant est un diabolo, alors que son train principal est monoroue, ce qui l’inverse chez les « Beech » !  Comme d’habitude, c’est un détail de l’empennage qui va nous aider à trouver quel modèle est-ce… une cloison quasi-horizontale de chaque côté de l’arrière du fuselage, qui est monoquille, façon Beech C-90, un avion bien plus court. Et c’est en réalité… un Embraer brésilien, un EMB-121 Xingú II !!! Un nouveau venu dans le circuit pouvant emporter presque deux tonnes ! Drôle de « moustique » (en portugais xingu)  que celui-là ! Un avion « pointu » difficile à maîtriser qui réclame de bon pilotes… militaires (l’armée Française et la Marine en ont été équipées jusque 2006, avec une cinquantaine d’exemplaires).

Je me suis fait avoir doublement, car les narco-trafiquants, non dénués d’humour semble-t-il, se sont aussi amusés à mettre en désordre l’immatriculation auto-collante, laissant entrevoir un avion en N2 (le N a été estropié) l’immatriculation des Barbardes et Antigiua !!! En réalité, il n’y pas pas de 2 dans l’originale, qui est en fait PP-EIJ (le E a été lui aussi saccagé et le I doublé par nos facétieux narcos !!!). Or, surprise, c’est aussi un avion qui a appartenu à une région et son gouvernement (Piaul), qui l’a sans doute mis aux enchères dans la vague récente de diminution des budgets locaux, amorcée avant l’arrivée de Bolsonaro.

Au moment où on l’a retrouvé incendié, il appartenait toujours à l’entrepreneur Mauricio Gomes Pina, de Sao Paulo, et ses sociétés Azul Comercio de Pecas e Veiculos Ltd (vente de voitures) et Rio Jaboque Industria Ltda (vente de bois pour contreplaqué) qui affiche 18 procédures judiciaires à son encontre dans le pays.

Une vieille connaissance surfeuse

Et comme cela ne s’arrête décidément jamais, le 23 août on retourne au Honduras, à Ahuas, dans le département de Gracias a Dios avec une longue glissade similaire sur un un terrain détrempé mais d’un avion plus ancien cette fois, un Rockwell 690B Turbo Commander, qui a longtemps été la bête de somme des narcos (El Capo avait tenté d’en acheter un, le N690WT, et c’était un des premiers aperçus au début de cette longue série – en 2011-… ci-dessus en haut à gauche).

L’engin porte une livrée d’origine bien reconnaissable et présente toujours à l’intérieur une cargaison conséquente de coke, dont les ballots ont été souillés par la boue qui s’est infiltrée partout lors de l’atterrissage mouvementé.

Grâce à sa livrée reconnaissable, non modifiée, on retrouve vite lequel c’est : le XB-DRA mexicain, ex N81674 de chez Wal-Mart Stores Inc, Garrett Aviation Services, passé chez TM1 LLC comme N81674,TM1 LLC,Expo Ships LLLP, et le vendeur bien connu Eagle Creek Aviation Services Inc comme N690MG, avant de devenir Dracoulis Aviation, S.A. de C.V, en qualité de XB-DRA (vu ici  Toluca en 2014).

On l’avait aperçu aussi il y a quelques années (en 2008) lors d’une manifestation surprenante et plutôt sympathique de propriétaires de Floride d’avions, défilant en pleine rue avec un compère à Palm Springs, lors de la parade annuelle des avions en pleine rue qui se tient depuis l’après guerre… une drôle de cérémonie, dans laquelle les avions avançant dans la rue principale pour se faire admirer, la plupart par leurs propres moyens, même les jets (dans la vidéo c’est un autre Aero Commander N216M qui passe; avec une immatriculation incomplète !). A bord, outre les paquets de cocaïne salis, il y avait des armes; notamment une Kalashnikov retrouvée baignant dans un mélange de terre et d’huile (ici à droite). Et un bazar plus étrange ; un lanceur de grenades fait maison, de façon artisanale, à partir d’un pistolet, avec chargement par la culasse (ici à gauche). Un engin rustique, mais qui pourrait se révéler fort destructeur donc… les trafiquants s’arment de plus en plus, on le sait. Et de plus en plus lourdement !

La drôle d’affaire de l’été

Et puis pour terminer cette deuxième série de supplément je vous propose  une drôle d’affaire survenue aux USA, mais avec dans le collimateur le Venezuela. Voici en effet l’étrange séquence survenue ce 16 août. En Floride, sur l’aéroport bien en vue de Fort Lauderdale-Hollywood est saisi un jet immatriculé au Venezuela (c’est le Learjet 55-129 immatriculé YV3441) qui avait déposé la vielle un plan de vol en règle pour les îles des Caraïbes de Saint-Vincent-et-des Grenadines. Un scénario digne d’Hollywood : très certainement sur renseignement, les autorités l’ont en effet laissé décollé mais en cours de vol la tour de contrôle a demandé à ses deux pilotes de faire route arrière et de retourner à la zone douanière, visiblement pour un contrôle de routine (c’était bien joué car on avait laissé charger l’avion complètement avant le décollage sans intervenir !). Ce que fait alors l’avion sans trop rechigner, mais à la place de se ranger, une fois posé, il reste sur sa lancée jusqu’à regagner la rampe d’accès à part de la société Jetscape située à plus d’un kilomètre de l’embarquement classique (ici à droite), pour tenter d’y décharger fissa et discrètement des caisses. L’un des deux occupants a essayé de le faire pendant que le pilote restait aux commandes, prêt à repartir. Les douaniers l’en empêchent, bloquant l’avion, et inspectant aussitôt les caisses descendues : elles étaient pleines d’armes, toutes neuves !!! Le tuyau (du FBI ?) était bon !!! Il y avait là (photo ci-dessus à gauche) en effet 18 fusils d’assaut avec optique, 6 fusils simples, 58 pistolets semi-automatiques, 63 000 munitions et 20 000 dollars en cash plus quelques chèques signés (pour 2700 dollars). De quoi équiper tout un groupe armé !!! On pense bien sûr à des mercenaires, comme ceux pris sur le fait récemment ou les sous-doués qui s’étaient fait pincer en Haïti à bord d’un Hawker ici à gauche (souvenez-vous, c’était décrit ici).

Les deux hommes arrêtés, les pilotes, Gregori Jerson Méndez Palacios, ancien aviateur de l’armée de l’air vénézuélienne, et Luis Alberto Patiño Linares, présenté un peu vite comme le propriétaire de l’avion,  sont biens vénézuéliens, et montrent leur passeport de type visas B1 / B2, qui limitent l’expédition ou le transport d’armes à feu ainsi que les transferts d’argent dépassant 10 000 dollars : ils sont donc bons pour un bout de temps à l’ombre ces deux-là !!!

Ce qui avait alerté les autorités étaient ses vols précédents vers le Venezuela ainsi que plusieurs changements d’immatriculation faits à la sauvette dans son hangar (une photo révélée par la police montre en effet le même avion sans aucune sérialisation, cf ci-dessus). Pour ajouter au mic-mac, un Hawker 700 immatriculé le 14 août YV572T (258430) avait été détecté en vol au Venezuela en direction du sud-est de la Maiquetía, alors que le 13 il affichait lui aussi YV3441 comme immatriculation sur transpondeur.. une fois en Floride. Une confusion déjà notée ici sur Twitter par Maria Alesia Sosa…  dès le 15 avril 2020 : c’est bien le jeu de fausse immatriculation du Learjet qu’avaient relevé les enquêteurs !!!. Le manège durait donc depuis des mois (on va voir plus loin que c’était depuis des années !) !!! Le Learjet se faisait donc passer pour le Hawker !

Aux policiers, les deux hommes ont avoué qu’ils avaient  séjourné pendant trois mois auparavant dans un appartement à Coral Spring, en Floride, pendant qu’ils achetaient les armes, les munitions, les silencieux et les gilets pare-balles avec l’argent de Mendez. On apprend alors que celui-ci est à la tête de 4 entreprises en Floride : Enterprise International Inc. et Gregori Méndez Corp, plus deux autres ajoutées en juin 2020, Quantum Team Corp. et Liza Food. Bref, qu’il n’y est pas un inconnu, sur place ! Difficile en effet de penser que ces achats en masse sur place n’aient pas alerté les autorités…

Méndez Palacios se déclare ue fois arrêté comme « proche d’un cadre supérieur d’une entreprise qui contrôle une chaîne de supermarchés alimentaires subventionnés au Venezuela » . Rosales, plus précis, lui avoue d’emblée avoir été le chef pilote du « Fonds mondial de construction du Venezuela » de 2012 à 2016, appartenant alors à l’homme d’affaires colombien Álvaro Pulido. Pulido y était en compagnie d’Alex Saab qui était en fuite mais qui a été arrêté au Cap Vert récemment. Outre le Learjet 55 on découvre que ces deux-là possèdent au moins trois autres appareils: deux Gulfstream 280 (les N259FG -à droite, repéré ici dans « Coke en Stock » n°CLIV-, et N456JA, sur lui  lire ceci, il est ici à gauche ,et enfin un gros Global 5000 immatriculé T7-JIS dans le quel Saab a été arrêté au Cap-Vert. C’est tout une flotte, donc, avec à bord toute une poignée de pilotes chevronnés, d’anciens pilotes de Sukkhoi Su-30 bolivariens : »cinq pilotes de l’armée de l’air vénézuélienne composent le personnel qui a déplacé Saab et Pulido à travers le monde ces dernières années: Roswell Jesús Rosales Oberto, Héctor Alejandro Valencia Fernández, Varker Aular González, David Faraco Heredia et Eduardo Rollin Meléndez. Bien qu’aucun d’entre eux ne fasse partie de l’équipage de l’avion chargé d’armes confisquées samedi en Floride, ils entretiennent des relations avec le pilote détenu et avec l’administration de l’avion elle-même. » nous affirme le précieux Armando Info (celui qui a le mieux suivi l’affaire). La thèse de l’armement pour un groupe de mercenaires pour renverser Maduro s’effondre donc avec ces anciens militaires et ses profiteurs connus et estampillés du régime. Oberto est décrit ici, avec cette précision sur ses employeurs : «les autorités mexicaines, qui en octobre 2018 ont signalé des prix excessifs et des exportations de produits alimentaires de mauvaise qualité de Clap par Alex Saab et Álvaro Pulido, ont des enregistrements de Roswell Oberto et Álvaro Pulido entrant dans ce pays sur des vols privés ». Les colis avariés, on le savait déjà en effet. Je l’ai évoqué ici en effet. Comme je vous ai déjà parlé des jets privés qui sillonnent le pays… et d’un homme en particulier :  « selon les enregistrements de vol, seulement depuis octobre de l’année dernière (en 2016 donc) , l’avion au code N259FG a traversé le hangar présidentiel trois fois, en prenant des passagers à Palm Beach et à Miami, en Floride; les plages de Punta Cana en République dominicaine et en Espagne; tandis que l’avion du code N671CB a voyagé l’année dernière au paradis de Curaçao … Sencillito. Mais ce n’est que le début de l’histoire! Bien que les deux avions soient enregistrés sous le régime anonyme Bank of Utah Trustee à Salt Lake City, dans l’Utah, pour couvrir leurs véritables propriétaires, les sources nous disent qu’elles appartiennent à l’homme d’affaire colombien Alex Nain Saab Morán du Global Construction Fund (Fonglocons) qui a remporté des contrats millionnaires au cours du régime de Chávez pour la Grande Mission du logement au Venezuela « (son histoire est décrite ici).  Selon les groupes de recherche, Fonglocons a reçu  475 millions de dollars par l’entremise du ministère des Industries légères et du Commerce pour fournir 25 000 kits de logement préfabriqués et a été le facteur clé du blanchiment illicite d’argent jusqu’à 324 millions de dollars entre 2012 et 2013. (…)

En fait le vieux Learjet est un phénomène à part à lui tout seul précise Armando, et c’est lui en fait la clé de l’énigme : « le pilote Gregori Jerson Méndez Palacios, désormais détenu aux Etats-Unis, est un partenaire dans ce pays d’Héctor Alejandro Valencia Fernández dans la société Gregori Mendez Corp, immatriculée en Floride en 2017″ (celle avouée, donc). « Cela ne semble pas être une relation accidentelle. Héctor Valencia, ancien pilote de combat, est un pilote régulier pour Álvaro Pulido avec Roswell Rosales et tous deux sont partenaires d’Aerojet Executive, avec une présence au Venezuela, en Colombie et aux États-Unis. C’est précisément la société qui a exploité pendant des années l’avion détenu par les autorités nord-américaines le 15 août ». Valencia, grand fan de foot, n’est effectivement pas un pilote-débutant : c’est le premier pilote militaire du Venezuela a avoir atteint les 1000 heures de vol en F-16 (ici à droite)…  il est même surnommé là-bas « Satanas » !

Le manège a duré pendant des années en fait et le vieux Learjet en est la preuve volante : « l’avion YV-3441 a été géré et exploité pendant des années par la société Aerojet Executive, propriété de Roswell Rosales (ici à droite) et Héctor Valencia, tous deux pilotes réguliers d’Álvaro Pulido. Les dossiers de la Federal Aviation Administration (FAA) indiquent clairement qu’Aerojet Executive était la société d’exploitation de l’avion lorsqu’il portait les initiales américaines N72LJ (en 2012), en premier, et N919AY ensuite (en 2015), juste avant de passer à l’immatriculation vénézuélienne, et quand il était au service de Saab et Pulido. Des sources proches des mouvements du tandem colombien confirment qu’il s’agit du « premier avion » que Saab et Pulido ont eu après avoir scellé avec l’administration d’Hugo Chávez en 2012″(les dates correspondent bien et c’est une vieille histoire déjà !) « les premiers accords millionnaires pour des projets de logement avec la société Global Construction Fund ».

Et c’est là la grande surprise : l’avion circulait donc avec une régularité d’horloge depuis des années entre la Colombie et le Venezuela !  » ils expliquent, par exemple, que pendant des années, l’avion a volé chaque semaine entre le Venezuela et la Colombie, en particulier à Barranquilla, la ville natale d’Alex Saab. Cet avion qui, le 15 août, avait l’intention de voler avec la mystérieuse cargaison d’armes, a répété le même itinéraire pendant des années: tous les lundis, il volait de Barranquilla à l’aéroport de Maiquetía et chaque jeudi, il commençait le voyage de retour » (ci-dessus c’est l’exception… le vendredi le 21 février dernier pour un voyage Caracas-Bogota !). « Des ingénieurs colombiens qui se rendaient à Caracas pour suivre les travaux en cours du Fonds mondial de construction, comme le stade de baseball La Guaira ou les «gymnases verticaux», accordés par l’administration Nicolás Maduro (1), dès que cela a été décidé, s’y sont également rendus. Dans les comptes et les portails colombiens qui suivent le vol de l’avion, il y a encore des preuves des transferts fréquents de Caracas à Barranquilla et Bogotá, où vivait Álvaro Pulido. «C’est l’avion qui volait le plus, puis ils en ont acheté d’autres», explique l’une des sources. L’avion a été utilisé pour les transferts d’amis et d’employés de Saab et Pulido au Brésil lors de la Coupe du monde 2014″. Et à mon avis, ce Learjet n’a pas transporté que des personnes ni des armes, entre la Colombie et le Venezuela, quand on voit les forbans que sont Saab et Pulido, qui ont escroqué les vénézuliens avec les paquets d’aide alimentaire (les cartons de « CLAP », ou les maisons promises jamais construites comme expliqué ici le 10 août dernier…

Un Learjet de plus

Et ce n’est pas fini : il y en a un cinquième d’avion dans le lot : « en plus d’Aerojet Executive, Roswell Rosales est propriétaire ou directeur d’autres sociétés aéronautiques enregistrées au Venezuela et aux États-Unis telles que Goaround, Aero Lear 55 et Jetaero International Holdings. Avec Carlos Rolando Lizcano, également colombien et opérateur au Venezuela de Saab et Pulido dans des entreprises telles que CLAP Stores, Roswell Rosales contrôle également l’avion N39HJ (encore un Learjet, datant de 1980, ici à l’Opa-Locka Airport  le 16 janvier  2016 !), qui est généralement piloté par Vaker Aular, un colonel à la retraite de l’armée de l’air vénézuélienne, ancien fonctionnaire. de l’Institut national de l’aéronautique civile (INAC) et propriétaire au Venezuela de la société Patria Aviación, créée en 2013. L’avion identifié avec le numéro d’immatriculation N39HJ serait celui qui transportait fréquemment l’ancienne sénatrice colombienne Piedad Córdoba, une amie personnel d’Alex Saab, selon les comptes des sources. Ce serait également le cinquième appareil de la flotte lié aux activités des hommes d’affaires colombiens ». Cordoba s’était rendue célèbre lors de la libération d’Ingrid Bétancourt, en 2008, lors d’une opération entièrement chapeautée par la CIA comme je l’ai expliqué à l’époque (elle discute ici -en turban- avec le fameux « César »qui détenait Bétancourt, et qui a depuis disparu de la circulation).

Ce sont bien des gens qui gravitent autour du clan Maduro et lui rendent de fiers services avec leur flotte d’avions : « dans ses charges sur les réseaux sociaux, le député Paparoni a également assuré que Carlos Lizcano était l’un des «passagers fréquents» de l’avion sous la garde des autorités américaines depuis le 15 août dernier. Pendant des années, Aerojet Executive a été la société pivot des opérations aériennes des hommes d’affaires qui à la fin et grâce à Nicolás Maduro ont fini par contrôler l’approvisionnement alimentaire des CLAP, les importations de médicaments d’Inde ou le commerce de l’or et du charbon du Venezuela. Le Registre national des entrepreneurs (RNC) contient la relation contractuelle avec le Global Construction Fund, tandis que sur son site Internet, il propose toutes sortes de services aéronautiques, tels que le «taxi aérien» et «l’achat et la vente d’avions de fonction». Même les deux autres pilotes au service des hommes d’affaires colombiens David Faraco Heredia et Eduardo Rollin Meléndez sont passés par Aerojet Executive avant de rejoindre Altair Jets Corp, immatriculée au Panama et au Venezuela ».

« David Faraco est le propriétaire d’Altair Jets Corp et a finalement été rejoint par Eduardo Rollin en tant que pilote régulier d’Alex Saab. En fait, l’avion modèle Global 5000 avec les acronymes T7-JIS, exploité par Altair Jets Corp, était l’avion qui, le 12 juin, a transféré Saab à Téhéran, mais a fait une escale technique à l’aéroport Amílcar Cabral sur l’île de Sal, un une de celles qui composent l’archipel du Cap-Vert, et une escale habituelle des vols transatlantiques depuis les années 40 au siècle dernier. Là, l’arrestation de Saab a été effectuée, suivant une alerte rouge d’Interpol. Altair Jets Corp gère également le modèle Gulfstream 280 avec les initiales N456JA, utilisé régulièrement par Saab, tandis que l’autre Gulfstream 280 avec l’enregistrement N259FG était contrôlé par Aerojet Executive et pour une utilisation régulière par Álvaro Pulido ».

Tout cela ne nous explique pas pourquoi un avion qui faisait le même trajet toutes les semaines depuis des années s’est amusé ce derniers temps à masquer son identité, à tenter de se faire passer pour un autre pour apporter un lot conséquent d’armes modernes à des personnes indéterminées. Que prépare-t-on chez Maduro ? Un départ express vers un pays ami, ou bien des trahisons sont elles à venir ? Pour l’instant, le flou demeure sur cette affaire trouble de l’été 2020 au Venezuela…

Vol de sauvetage raté

Allez, il nous reste un autre jet sous la main et sous le soleil à admirer : un beau Falcon 50 (fort bel oiseau en effet, repeint récemment !), vénézuélien lui encore, qui a effectué au printemps une drôle de traversée de l’Atlantique : c’était semble-t-il pour une opération (ratée) de sauvetage, justement… « Le 26 juin, le Falcon de PDVSA a atterri à l’aéroport international Osvaldo Vieira de Bissau, en Afrique continentale, à environ 1200 kilomètres de la prison de San Vicente, l’île du Cap-Vert à laquelle Saab a été transféré après son arrestation à Isla de Sal. Selon des sources liées aux autorités locales, l’équipage de conduite et ses passagers ne sont pas passés par le contrôle aérien ou ne se sont pas rendus en ville, ils n’ont donc pas été identifiés. Pendant tout leur séjour à Bissau, entre le 26 juin et au moins jusqu’au 30 juin, les occupants de l’avion ont été hébergés dans une installation militaire située du côté nord de l’aéroport. Les informations indiquent que le groupe comprenait des agents d’opérations spéciales. Avant d’atterrir à Bissau, l’avion était à Cuba depuis plusieurs jours. Des sources contactées par Armando.info soutiennent que la présence d’agents des renseignements cubains parmi les passagers de ce vol indique probablement que la mission du groupe était d’essayer un éventuel sauvetage de Saab. Selon cette version, le vol transportait également des garanties pour payer des pots-de-vin. » Les américains attendant de leur côté de pouvoir se saisir de l’encombrant prisonnier… (le 14 juin dernier, via deux Gulfstream particuliers décrits ici, le N481SC et leN183PA) comme j’ai déjà pu vous le dire récemment. En voilà un qui était donc particulièrement attendu : son premier pas hors de prison s’annonce bien risqué !! Ici, il est indiqué que l’avion, le modèle YV2486, sanctionné par les États-Unis, avait survolé l’île du Cap-Vert pour rejoindre le Sénégal… et non la Guinée-Bissau. En réalité, il s’était bien posé en Guinée-Bissau et était effectivement reparti 9 jours exactement après être arrivé (ici son retour à Caracas) !!!

Ce vol, finalement fait réfléchir : et si les armes du Learjet étaient destinées à un coup de force d’un commando envoyé au Cap-Vert pour libérer Saab ??? Voire le supprimer pour éviter qu’il ne parle !!! Hypothèse à ne pas prendre obligatoirement à la légère, qui sait… Car la décision a été prise, et il risque gros : au Cap-Vert, on a décidé en effet de l’extrader aux USA ce qui est une terrible nouvelle pour Nicolas Maduro !  Car c’est lui aussi qui s’est chargé ces derniers temps des envois massifs d’or du régime vers la Turquie, la Russie ou l’Iran !!! « Depuis 2018, l’or vénézuélien est envoyé à la nation eurasienne présidée par Recep Tayyip Erdogan pour y être raffiné, pour une valeur estimée à quelque 900 millions de dollars. «  peut-on lire ici... « En mai dernier, il a également été révélé qu’Alex Saab avait été nommé par Maduro pour faire passer un accord d’échange d’or avec l’Iran pour les additifs de carburant. L’homme d’affaires colombien a aidé à négocier l’accord de l’Iran avec le ministre vénézuélien du pétrole Tareck El Aissami, a rapporté Bloomberg à l’époque. »

Comme vous venez de le voir, l’été 2020 a été particulièrement chaud… question trafic aérien de coke !!!

(1) c’est un autre gigantesque fiasco signé par le pouvoir vénézuélien : au départ c’est l’idée d’empiler des salles de sport les unes sur les autres car en ville le terrain est cher. Un « truc » d’architecte européen qui ne tient pas vraiment debout, ou plutôt qui a été fait n’importe comment au Venezuela par le duo d’escrocs Pulido et Saab : la ferraille utilisée pour construire ces tours, de mauvaise qualité et non conçue pour le climat local (humide) a très vite rouillé (ci-dessus celui de Vargas), mettant en danger les personnes utilisant les étages. Les briques et le béton étant rongés par le salpêtre qui remonte partout. Sur 36 construites, 28 ont leurs ascenseurs qui ne fonctionnent pas !!! 18 n’offrent pas d’eau potable sur place !!! Depuis, la plupart des salles construites sont à l’abandon, en train de s’oxyder et de devenir de plus en plus dangereuses avec le temps… c’est devenu la « fraude verticale », là-bas.. le constat est terrible, et ajoute au désastre du système Maduro où la corruption fait décidément tout rater: « lors du déploiement national, il a été constaté que 13 centres sportifs ne fonctionnent pas. Parmi ceux-ci, 12 ont été construits mais sont fermés par des points de soudure et un est juste un terrain vague, où les mauvaises herbes mangent les structures empilées. Les spécialistes consultés par El Pitazo pour ces travaux s’accordent à dire que le terrain de ces 13 gymnases n’était pas propice à la construction. Les 37 achevés présentent déjà des défauts de maintenance malgré leur courte durée de vie; deux d’entre eux ont subi des dommages structurels lors d’un tremblement de terre en août 2018, mais ont été rouverts sans être restaurés » 

« Dans 36 de ces installations, le sport est pratiqué, mais dans des conditions précaires pour des usagers éloignés de ceux proposés et de ce qui était prévu, compte tenu des fonds millionnaires alloués au projet. Dans neuf gymnases, seuls cinq sports sont pratiqués, alors que 15 étaient promis par établissement, dans 14 il n’y a pas de personnel qualifié pour s’occuper des usagers et lors des visites, il n’y avait presque pas d’activité des clubs communautaires d’enfants ou de jeunes. L’usage prosélytique des enclos dépasse l’usage sportif. Les gymnases verticaux accueillent à peine les jeunes athlètes, car leur fonction initiale a été modifiée par décret présidentiel et les centres ont été convertis en Grandes Bases de Misiones, siège des programmes sociaux délabrés gérés par les partisans du parti au pouvoir »…  ici une vidéo pour résumer le désastre.

C’est une réalisation totale de corrompus notoires depuis le début : « Consorcio Estructuras Metálicas Modernas est une société détenue par Fondo Global de Construcción et Guillermo González Zuleta y Cía., Selon le registre du commerce de Bogotá, Colombie. Global Construction Fund appartient à Álex Saab, un homme d’affaires colombien nommé par le procureur général du Venezuela, Luisa Ortega Díaz, en tant que leader de Maduro. Il a également été accusé d’avoir dirigé un programme illégal d’importation de nourriture au Venezuela, de mauvaise qualité et moyennant un supplément, pour distribution par le biais des comités locaux d’approvisionnement et de production, comme l’ont documenté les enquêtes du portail Armando.Info. Dans le cadre de l’affaire, les beaux-enfants de Nicolás Maduro: Walter, Yossel et Yoswal Gavidia Flores, ont été sanctionnés avec Saab en juillet 2019, par le Département américain du Trésor, pour « avoir facilité le paiement de pots-de-vin et de commissions illégales nécessaires pour obtenir des contrats gouvernementaux », en plus de recevoir des pots-de-vin de Saab eux-mêmes, selon le communiqué publié par l’entité nord-américaine. » Au départ, une autre société devait donc construire les gymnases, car possédant  «l’expérience et la rapidité de la construction avec des structures préfabriquées». Mais au final les fameux gymnases verticaux ont été bâtis par Global Construction Fund , la firme de Saab !!!. Résultat, ils périclitent tous !

 

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