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Coke en stock (C) : et si c’était des mormons ?

Autant vous le dire, je ne m’attendais pas à tomber sur ça (et mon collègue Falcon non plus !). Car le bout de métal de l’appareil tombé devant la plage de  Puerto Columbia ce 20 mai 2015 va nous mener à une découverte inattendue, qui en dit long sur le trafic qui sévit en partance du Venezuela, comme j’ai déjà pu vous le décrire ici, dans une série précédente. La bande de trafiquants à l’origine du transfert de plus d’une tonne de cocaïne à en effet de quoi étonner. Elle n’est ne serait ni vénézuélienne, ni mexicaine, comme on pouvait s’y attendre, mais semblerait avoir des liens avec les  USA. Voilà qui va nuancer sérieusement les soupçons envers le régime de Maduro, dites-vous. Pas exactement, car l’appareil, s’il s’est posé aussi facilement en Apure, n’a encore une fois en rien été l’objet d’une poursuite par avion de chasse vénézuélien, comme l’a pourtant encore une fois clamé le régime. Les avions colombiens qui ont suivi sa chute ne lui ont certainement pas tiré dessus non plus. L’avion s’est très certainement écrasé en mer à bout de carburant, avec un moteur en surchauffe qui s’est incendié… tout bêtement.

nageursL’avion qui a fini par s’écraser devant la plage de Puerto Columbia est en effet symptomatique du degré d’importance qu’a atteint le trafic en partance du Venezuela : au bout de plusieurs heures de recherches, dont l’envoi de nageurs colombiens filmés (avec leur téléphone portable, ici à droite, une pêche assez folklorique !) en train de récupérer à la main les paquets de drogue surnageant l’endroit du crash, les autorités colombiennes vont en effet rassembler 1314 paquets de cocaïne (certains encore emballés dans de grands sacs blancs de toile), représentant la bagatelle de 1.329 kilos de cocaïne au total. Avec ce crash, on a une petite idée de l’intensité du trafic, vu que d’autres avions de type similaire (des Gulfstream notamment) ont été vus partant du même endroit, l’Apure, au Venezuela comme je l’ai déjà décrit dans cette série. Au final, les paquets ramenés sur un ponton représentent une belle prise, en effet :

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Un morceau révélateur

bout repêchéReste à savoir quel avion emportait un tel tonnage de coke. Le morceau flottant entr’aperçu à l’épisode précédent est fort heureusement un morceau reconnaissable d’un Hawker 700. Ma bibliothèque d’ouvrage de plans d’avions (et l’aide du fureteur Falcon !) en retrouve assez vite l’emplacement précis au sein de la structure de l’avion. La série des HS 125 et leur évolution utilise le même système de refroidissement pour l’échangeur chargé de réguler la circulation de l’air à l’intérieur de l’appareil.

refroidissementCe système puise l’air extérieur par une écope reconnaissable située sur le dessus du fuselage, à l’arrière, en prolongement de la base de la dérive. Juste en bas de celle-ci, derrière l’écope elle-même se situe un petit réservoir de kérosène supplémentaire de 232 litres. Or c’est bien un morceau de cet embase qui flottait dans les eaux colombiennes, et mieux, beaucoup mieux, ce débris porte une décoration… alors qu’habituellement aucun marquage n’est pratiqué à cette endroit, en dehors parfois du numéro d’immatriculation de l’aéronef. Et c’est ce simple détail de déco qui va nous permettre de remonter le fil de l’histoire !queue good

Ce marquage est visiblement noir et  jaune, ou noir et doré. Il suffisait donc d’observer les appareils de type 700 arborant cette décoration pour retrouver un avion susceptible d’être le candidat malheureux au plongeon dans l’océan. Après avoir visionné des centaines de clichés, à plus de 95% dotés d’une absence de décoration à cet endroit, on finit par trouver l’oiseau rare. pièceL’engin ne serait autre que le N917TF, anciennement N80K, et N298BP (en 2000) qui lui aussi portait une décoration d’un autre ton mais disposé de la même façon. On rappelle ici que c’est une pratique courante des peintres avionneurs, de suivre les tracés existants de décoration pour en changer seulement le coloris. Les deux filets visibles, autrefois bleu foncé et bleu clair sont devenus en 2000… noir et doré (et la « remontée » du bandeau sur la queue a été redessinée, mais heureusement pas son origine sur l’entrée d’air).

marquage

Pas un Hawker 800, mais un modèle 700B
L’avion est bien un modèle 700B, justement, qui en était donc à sa dizième immatriculation (mexicaine pour la dernière) depuis son premier vol en janvier 1981. Son avant dernière appellation de 2010 est signée Blue Briar 2 LLC, une enteprise installée à St Thomas, dans les Iles Vierges  l’ayant acquise en Floride chez Florida Aircraft Sales. L’adresse de l’enregistreur est celle d’un hangar, celui de Dial Rent to Own, un vendeur d’équipements de maison installé aussi à Guam et à l’île située au nord, à savoir Saipan, mais aussi à Aruba, une île fort « sensible » dirons nous, côté trafic dhawker 700 ggodivers. L’appareil était un habitué des vols de Floride vers les Caraïbes, vu ici à l’aéroport de la Isla Grande de Puerto Rico, en République Dominicaine, visiblement en très bon état. En novembre 2010, il volait encore au dessus de Curaçao, dans les Antilles Néerlandaises.  En 2010, on le trouvait également annoncé en location chez Walkabout Air, mais sans immatriculation visible… Fait notable, en 2011 il était inscrit sur la Blocked Aircraft List de la NBAA (la BARR), à savoir des appareils non désireux de montrer leurs déplacements, alors qu’il était toujours chez Blue Briar 2, paravent de Dial Rent to Own. Pour beaucoup d’observateurs, la raison donnée par la FAA pour empêcher la visualisation des trajets via FlighRadar par exemple, à savoir une « Valid Security Concern » sert à dissimuler un trafic  dont elle a pleinement confiance et dont elle participe. Je rappelle ici l’article sur sa gestion anarchique des immatriculations, qui conduisent à cette situation aberrante sinon surréaliste comme quoi 1/3 des avions aux USA vole sans avoir de papiers en règlece qui est indéniable, et a été l’objet de nombreux questionnements à ce jour, et ce qui ne risque pas de s’améliorer, les employés de la FAA devant bientôt voir des coupes drastiques dans leurs effectifs.Quand je vous dis que c’est le foin dans les immatriculations, aux USA c’est le foin en effet. Un dossier effarant à listé les liens entre l’incurie de la FAA et les nombreux accidents d’avions, mettant l’accent sur la corruption régnante. Une mise au point avait dû être faite par ladministration US à ce sujet. Le 30 septembre dernier, plus de 15000 fonctionnaires de la FAA avaient craint être mis à la porte faute d’agent dans les caisses (1). Si c’est bien cet appareil, ce qui semble être le cas après voir visionné des centaines de photos, on tient là une information importante. Ne reste plus qu’à en trouver le propriétaire.

Miami, le porte-avions à appareils douteux

D’où vient donc l’appareil ? Un piste évidente s’ordre à nous. Miami regorge de vendeurs d’avions : c’est ainsi LJ Florida Aircraft Sales Inc, qui a vendu l’avion du ministre argentin décrié Jaime Cupeiro, ancien partenaire de Carlos Menem, un Learjet, a été vendu par cette société « en 2011, on avait découvert que le Learjet avait discrètement changé d’immatriculation pour devenir le N31MC, appartenant désormais à la société LJ Aircraft Sales INC, de Miamipour être proposé à la vente par Bell Atlantic pour 2 195 000 dollars et aboutir en 2011 chez Holloman Northeast LLC (et donc avoir été vendu). En plus du Learjet, Jaime possède aussi un yacht (un Altamar 64), une maison à Cordoba, une autre maison à Carlos Paz, un hôtel dans la même ville, des voitures, et encore une autre maison de week-end dans un quartier fermé de San Isidro… en qualité de secrétaire au transports, c’est lui qui a pris toutes les décisions dans le domaine ces dernières années, en se faisant offrir pot de vin sur pot de vin !!! » Or le président de LJ, ancien pilote d’hélicoptère au VietNam, fait partie du National Air Transportation Association (NATA) !

Un trajet qui questionne

Cela ne suffit pas pour en faire notre candidat au plongeon, me direz-vous. Certes, mais un événement apporte de l’eau à notre moulin. Le 1er mai 2015, l’avion a en effet changé de mains. Vendu à nouveau par Florida Aircraft Sales, il est radié du registre américain le 28 mai 2015 pour cause de vente au Mexique à un dénommé Marc Didier : voilà un nom qui ne sonne pas vraiment mexicain. Or l’avion se serait écrasé le 20 mai 2015, huit jours auparavant, et la FAA ne l’a radié définitivement que le 2 juin !!! Mieux encore, quand on regarde son dernier vol enregistré, en date du  1er mai 2015, pour effectuer un trajet Fort-Lauderdale – Toluca. Toluca, le point de départ de notre fameux Gulfstream de brousse, posé en plein Apure, au Venezuela !!! Que le monde des trafiquants est donc petit, les colombiens ayant affirmé que l’avion avait bien décollé de l’Etat vénézuélien, lieu d’un intense trafic depuis des années, avec visites de « jets » se posant régulièrement en pleine terre battue ! L’avion écrasé avait toujours comme propriétaire notre homme, en tout cas.

trajet

 

Découverte du dernier propriétaire en date

certificat de venteLa preuve de nos découvertes purement visuelles arrive enfin. Le certificat de vente (ici à gauche, merci « Falcon »), même succinct, signé par Florida Aircraft Sales est en effet sans appel : c’est bien le dénommé Marc Didier qui en est devenu propriétaire le 28 mai dernier. Le contrat de dé-engistrement précise bien qu’il s’agît du numéro de série 257138/NA-0298, chez BAE (j’ai coupé en deux le contrat car il prenait trop de place à l’écran). On aurait donc bien affaire au même appareil, et j’aurais donc bien perçu le modèle, rien qu’au morceau recouvrant son entrée d’air à la base de sa dérive, ce que confirme l’ami Falcon. Et son nouveau et fugace propriétaire, pour le moins, étonne. On a pour l’instant découvert un pilote mexicain (le premier corps repêché est celui de José Hugo Urquidi Canton, un citoyen mexicain de 60 ans, né le 27 novembre 1954 dans la ville de Puebla, que l’on suppose un pilote confirmé vu son âge), puis un jeune assistant colombien (le second étant Behiker Castañeda Medina, né le 6 mars 1991 à Cravo Norte, près d’Arauca) comme pilote ou plutôt passager, le genre petite main pour aider à charger l’avion.

Un dernier doute…

L’appareil découvert a donc changé de mains juste avant de disparaître. Notre enquête peut s’arrêter là, faute d’autres preuves; mais il lui manque un élément encore. Ce fameux propriétaire américain, qu’en a-t-il fait ? L’a-t-il immédiatement revendu, ou l’a-t-il loué à des trafiquants sans les connaître ? L’homme avait créé une société de vente et d’achats d’avions qui affiche aujourd’hui une page vide. A-t-il eu le temps d’effectuer une transaction, et avec qui ? Savait-il à qui il avait à faire ? En tout cas, il n’y a plus de traces sur le site, et personne à ce jour n’est capable de dire ce qu’il a pu contenir, sauf la justice américaine, sil elle se décidait à y fouiner un peu. Pourquoi alors avoir vidé la page où l’on aurait pu voir l’appareil cité; ou l’annonce de sa vente ? Est-ce bien le même appareil, au moins, après ses fortes présomptions apparues ? Sur le sujet, je n’ai que fort peu de doutes, personnellement :  il n’existe que fort peu d’appareils peints de cette manière, ce qui permettrait effectivement de conclure qu’il s’agit de l’appareil en question. Pour retrouver l’élément il a fallu analyser des dizaines, voire une bonne centaine de photos du modèle découvert, qui est bien un modèle 700 et non un 800 comme un peut trop rapidement annoncé par les colombiens. Il est temps d’étudier, toujours dans cette facheuse incertitude, le cas de son dernier propriétaire, qui pour le moins, est lui aussi intriguant.

Drôle d’ambiance dans la famille…

Etrange personnage que ce propriétaire-là, effet. Ou plutôt étrange famille et étranges comportements. L’homme, qui se présente comme habitant la Région de Salt Lake City (il habite sa banlieue fort cossue de Draper) et gère des fonds de Capital-risque de LBO («Leverage Buy-Out », autrement dit du rachat d’entreprise à la Bernard Tapie) est en effet un affairiste, spécialiste des emprunts… non remboursés. Sur la photo de son Linked’in, il pose sur le perron de son imposante habitation. On retrouve sa trace dans une annonce de la cour d’Appel du Tribunal de l’Etat d’Arizona au sujet d’une affaire portant le nom de James C.Sell Trustee, du nom d’un des responsables d’un fonds d’investissement appelé Mathon Management. Nous sommes en 1987 et l’affaire porte sur le détournement de 87 millions de dollars, pas moins, dans un schéma bien classique de prêts selon le principe de Ponzi. Un pré-Madoff, en quelque sorte. Les personnes visées ayant profité du système étaient « Ross Farnsworth Jr. et des membres de sa famille de Mesa, pour 727,000 dollars », « James S. Cundiff et sa famille de Show Low et Mesa », qui avaient « perçu des versements de 700 000 dollars » … et Marc Didier, qui s’en était goinfré 1,1 million à lui tout seul selon le compte-rendu du jugement !!! Les deux autres créateurs de Mathon Management, Guy Williams et Duane Slade avaient alors plaidé coupable et avaient tout révélé, en échange d’une protection juridique !!! La société d’investissement avait été fermée en 2005, et seulement 21 millions de dollars avaient pu être récupérés deux ans plus tard… sur les 75,3 investis par les prêteurs… Plus de 50 millions de dollars avaient littéralement disparu ! Bref, ça démarre plutôt mal pour notre propriétaire de jet.

Gruger ses propres amis

draper mormon templeFait notable, en 2013, après moult appels procéduriers, l’épilogue du dossier se profilait enfin en la personne de deux autres escrocs de Mesa, ayant « visé de façon prioritaire les membres de l’Eglise des Saints des Derniers Jours« , selon le jugement, à savoir les… Mormons. A Salt Lake City la moitié de la population l’est, mormon (soit pour nos deux lascars plus de 90 000 investisseurs potentiels !). A gauche le temple en forme de bunker de l’Eglise mormon de Draper). Or les deux personnes incriminées étaient à la tête elles aussi de… Mathon Management. « Selon les preuves présentées au procès, Guy Andrew Williams et son père, Brent F. Williams, ont servi de directeur général et directeur financier, respectivement, d’un groupe de fonds d’investissement basé en Arizona Mesa, connu sous le nom des fonds « Mathon ». La preuve au procès a montré que les fonds Mathon ont recueilli plus de 100 millions de dollars auprès d’investisseurs de février 2002 à avril 2005. Le procès a en outre montré que parmi les investisseurs de Mathon, la majorité d’entre eux étaient des membres de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, originaires de l’Arizona, de l’Utah et du Nevada, à qui ont généralement été dit que leur argent serait utilisé pour faire des prêts à court terme à des emprunteurs tiers, selon un taux d’intérêt élevé, Mathon devant leur rembourser ces prêts et leurs intérêts. En fait, le procès a montré que les accusés de Mathon et leurs partenaires d’affaires ont fait fonctionner une chaîne de Ponzi, en utilisant l’écrasante majorité de l’argent entrant de nouveaux investisseurs pour payer les investisseurs initiaux. Enfin, le procès a montré que les accusés et leurs partenaires d’affaires se payaient eux-mêmes des salaires et des bonus extravagants dépassant 10 millions de dollars  avec l’argent de leurs investisseurs, également utilisé pour faire des millions de dollars de «prêts» à des sociétés qu’ils contrôlaient secrètement ». Ce texte provenant du bureau du procureur de Phoenix, est toujours aujourd’hui affiché dans le site du FBI depuis le 2 juillet 2013. Et parmi les bénéficiaires de l’escroquerie, on l’a vu, figurait en bonne place Marc Didier. Notre homme était en fait un récidiviste, et pire encore, puisqu’il est issu lui-même d’une famille de Mormons ! Et pas n’importe laquelle !

Un spécialiste de la fraude

radio k-talkLe hic en effet, c’est qu’on avait déjà trouvé trace d’ennuis avec la justice pour Marc Didier dès 1992, pour une autre accusation de fraude, liée à un associé, dont il avait clamé ne pas être au courant des malversations : « Didier a témoigné qu’il est entré dans les affaires avec Parrish, âgé de 35 ans, pour acheter des jeans Levi’s aux États-Unis et de les revendre avec profit en France et dans son pays d’origine, la Belgique. Il a dit ne pas savoir qu’au départ Parrish faisait la vente de forfaits de voyage avec  la même entreprise « Premier International Inc ». Des voyages qui n’avaient pas lieu, et qui n’étaient pas, bien sûr, remboursés ! Des voyages pour Hawaï,  la Floride ou le Mexique, qui avaient grugé 204 personnes pour un montant total de 173 000 dollars. L’argent collecté avait en fait servi… à acheter les Jean’s ! L’escroquerie avait alors impliqué une radio, KTKK (située à Sandy en Utah, visible ici, devenue depuis K-Talk). Didier avait avoué qu’elle touchait 200 dollars de commission pour chaque voyage à 600 dollars, alors que les vendeurs de Premier en touchaient 100. Lors du procès, Didier avait affirmé « qu’il était impossible de faire des voyages de ce type à ce prix là« . Hasard ou coïncidence, en 1999, le nouveau (et jeune) directeur de Levis Belgique s’appellait Bernard Didier (il deviendra celui de Levis France deux ans plus tard). Aucune trace d’un quelconque jugement le concernant toutefois.

Des emprunts jamais remboursés et un palais saisi

Marc Didier est un un homme qui, visiblement, a échappé plusieurs fois à la justice américaine. En 2013, en effet, on le retrouve à nouveau dans une autre affaire douteuse : celle de sa société « Ventures Group Arce Zapata ». « Le 6 septembre, 2013 notre filiale, Headlamp Ventures, LLC, a déposé une plainte contre Marc Didier au troisième tribunal de district de Salt Lake County, État de l’Utah. La plainte allègue un prêt à Ventures Group Arce Zapata (« Zapata ») de 400 000 dollars, garantis par M. Didier, mais Zapata a omis de rembourser le prêt à la date d’échéance du 31 août 2013 et a donc été déclaré en défaut. Conformément à l’accord de Sécurité et de Garantie, M. Didier est obligé de régler pour tous les montants dus. Headlamp Ventures, LLC cherche le remboursement du montant du prêt, plus les intérêts, les frais d’avocat et dommages-intérêts punitifs. À compter de la date de cet avis, M. Didier n’a pas répondu à la plainte ». Pour mémoire, la société « Zapata » n’était pas la seule créée par Didier, qui avait aussi enregistré « Dominican Oil and Gas Exploration LLC », par exemple ou la « Caja de Servicios Financieros A.C. LLC »… ou encore « Passport Finance LLC«  (maison heightsqui annonce ici 2 employés et 120 000 dollars de revenus annuels) et « Passport Finance International LLC« . La trace de la présence de Marc Didier dans ce schéma caractérise et incessant de  malversation, on a retrouve avec une autre décision de justice, deux ans auparavant : en 2011, la mise en vente ordonnée de sa luxueuse maison, hypothéquée, à la suite d’un manquement de paiement à l’organisme régulateur informatisé MERS (imaginez avant cette modernisation combien de coups tordus ne reposant que sur du papier ont pu être réalisés, dans des Etats US ne possédant pas entre eux les mêmes juridictions !). C’est l’adresse même de la maison qui était sidérante : située au 14701 Nested Cove, à Draper, banlieue ultra-chic de Draper (les hauteurs de la ville ou « Draper Heights »), on la retrouvait sous Google Earth… sans pouvoir la voir de près par Street View, car elle fasait partie d’un groupe d’habitations de milliardaires protégés par une grille d’accès où la voiture de Google n’avait pas eu le droit de passer. Une maison évaluée… 915 300 dollars, pas moins (ou plus même : ici, où elle est estimée à 991 220 dollars !). Une maison… habitée par des mormons ! Toutes ces escroqueries ne prouvent pas que Marc Didier soit responsable du trafic de drogue auquel l’avion qu’il a acheté a servi on est bien d’accord : tout cela repose, je le redis, sur la supposition comme quoi l’avion qui a sombré devant une plage colombienne était bien le sien, avec à bord des trafiquants, qui peuvent très bien lui avoir loué l’appareil, sans qu’il n’ait connaissance de son emploi comme transporteur de coke : en France, lors de l’affaire de Punta Cana, le lunettier milliardaire Afflelou avait vite été élargi des accusations portées contre lui, pour les mêmes raisons.

L’un des « douze »

charles_didierSi on avance un peu, le trouble est évident, et on attendra des explications de sa part pour lever l’hypothèque, en cas de confirmation de l’appareil. On découvre par exemple que l’homme fait aussi partie d’une lignée bien spéciale. Dans l’acte de mise en vente forcée de la maison, on tombe sur lui, Debrah G. Didier mais aussi Charles (ici à gauche) et Lucie Didier. Or ce Charles-là n’est pas un inconnu. Debra (Griffiths) est bien la femme de Marc, ce qu’on découvre ici, et Charles et Lucie les parents de Marc. Or Charles, marié à Lucie Lodomez, venus tous deux de Belgique, de Namur, n’est autre qu’une sommité chez les Mormons, appelé dans les années 60 et 70 successivement par Eldon Tanner, puis par Marion G. Romney  (Mitt Romney est mormon, on le rappelle) et Spencer W. Kimball pour faire partie du membre du « premier collège des soixante-dix« ,  le sommet de l’organisation sectaire, mais aussi pour diriger l’Eglise en Europe, avant d’aller diriger l’Amérique du Sud et d’aller vivre même à Quito. Puis devenir l’un des membres du « Collège des douze apôtres » qui dirigent l’Eglise. Il est aussi devenu le représentant consulaire honoraire de la Belgique à Salt Lake City, une charge qu’a repris – par décision royale belge – son propre fils, Patrick (Marcel). Or une petite recherche chez les Mormons, qui adorent aussi parler d’eux nous indique que le couple a eu « deux enfants ». monavie boissonUne autre page visible ici nous indique que ce sont deux garçons, qui s’appellent Marc et Patrick, ce dernier étant l’aîné (à une année d’intervalle). Patrick, qui est aussi manager chez Passport Financial, LLC. Un consul honoraire (ci-dessous à gauche) qui bosse également chez Monavie… le système de distribution fondé par Dallin Larsen, un système pyramidal de ventes de jus de fruits « magiques », tel celui extrait les baies de l’açai brésilien (en fait de l’Euterpe). Comme chez d’autres systèmes du genre, le ticket d’entrée d’achat de matériel pour le futur vendeur est fixé (en France, par exemple) entre 250 € et 1300 €, et c’est ça qui alimente la machine davantage que les ventes pures !!! Sur l’une des publicités du jus de fruits, il était indiqué qu’il soignait le cancer et l’arthrite, ce qui a été jugé illégal par les autorités US. Selon un article du magazine Forbes de 2008, le système est bien pyramidal, et n’enrichit donc que ceux au sommet de la pyramide. patrick didierL’histoire de Monavie n’est qu’une longue suite de procès : voilà deux  frangins habitués des prétoires !!! Le système est proche de la distribution Amway, avec qui une tentative de rapprochement a eu lieu un temps, pour se terminer… par un procès. Selon Wikipédia « le système fonctionne par un pourcentage de gains sur les produits vendus, soit à un particulier, soit à un vendeur que l’on a recruté, ce qui se rapproche d’une arnaque pyramidale. » Rappelons ici au passage les liens politiques de ces entrepreneurs d’un genre particulier : le patron d’Amway, Dick Devos est l’époux de  Betsy qui n’est autre que la sœur d’Eric Prince, le fondateur de Blackwater !!! « Un sidérant reportage  visible ici a de quoi effrayer …. sur les méthodes de vente, les mêmes que celles des évangélistes ! Effrayant, très, TRÈS effrayant !!!  Finalement, à regarder ces images incroyables de manipulation des esprits, on se dit qu’il n’y a que très peu de différences entre les mercenaires de Blackwater et les franchisés d’Amway, appelés assez cyniquement des « volontaires ».avais-je écrit ici en 2009 déjà. Bref, tout cela sent fort l’argent facile, gagné sur le dos des crédules. Et tout ça sent aussi l’extrême droite affairiste US… A Draper, 91,25 % de la population est blanche, et les descendants d’indiens ou les noirs ne dépassent pas 1,5% de la population ! Et le premier employeur, devant E-Bay est la prison de l’Etat (ici la maison de l’ambassadeur honoraire , qui abrite 12 personnes et vaut 700 000 dollars).

Des liens avec le monde de l’aviation

didier

Accessoirement, il est aussi « managing partner » de la filiale américaine – toujours dans l’Utah, du « Grupo Zapata Arce Division Metales y Minerales LLC« , une société travaillant au Mexique et en Chine dans l’extraction du minerai de fer et la fabrication d’acier. C’est cette société qui a acheté le Hawker. Il dirige aussi la société Senon Gulfstream SA, à Dakar, qui prospecte une mine d’or dont la notoriété n’a pas dépassé les frontières du Sénégal, et Axex Aviation LLC, à Newport Beach, Californie, qui a loué le Gulfstream II N226RM en 2010 / 2012 et exploite le Beechjet N455DW, une activité bien réduite. Car notre phénomène Marc a aussi été mouillé dans l’aviation d’affaires, ou du moins c’est ce qu’il a prétendu lui-même : il était aussi à la tête d‘Axex Aviation LLC, qui s’est vite avéré être une coquille vide comme le révélait son site indigent Si ce dernier ne nous apprenait rien, son collaborateur, Brian Dopp, posant fièrement près d’un Falcon 50, bien davantage. Lui prétendait opérer des « jet charters, mais aussi neuf avions de chasse F-5 pour des contrats militaires ou d’entraînement » (?), et annonçait comme points de chute « Fort Lauderdale« , mais aussi « Toulouse » et… même « le Sénégal » !!! Bref, on navigue en plein flou artistique sur les activité réelle du sieur Didier ! Le troisième de l’entreprise, Bryan Deak, provenant d’Aeroworld Services Inc, comme pilote et broker. Une société dissoute en 2010. Broyer, Marc Didier l’aurait été un cours temps : un site, vide lui aussi, le présente ainsi avec son avatar de courrier (il joue au golf et se fait appeler… « didiergolf ») comme vendeur d’avions, présentant une liste chez Aircraft Shopper Online vide elle aussi. 1750 salt lake cityComme localisation, on avait eu droit à un hangar de la banlieue industrielle de Salt Lake City (ici à droite) : une boîte aux lettres, à l’évidence. Est-ce celle avec laquelle il a acheté le fameux Hawker 700 qui se serait écrasé, très certainement.  L’appareil était en attente de son immatriculation mexicaine, mais il ne l’a pas obtenue. Il était toujours à son nom, si c’est bien celui qui a chuté. A la vente, il ne valait plus que 250 000 dollars, pas plus, étant donné son âge avancé. A-t-il été acheté ou loué par des trafiquants, voilà toute la question. Au final, on reste sidéré par ces découvertes : le frère du consul honoraire de Belgique, qui a grugé les propres ouailles de son père, responsable haut placé chez les Mormons, aurait vu son avion utilisé par des trafiquants de cocaïne !!! Quel rôle exact a-t-il joué, en tout cas ? Est-il ou non « involved«  comme on dit si bien là-bas, dans ce transfert (raté) de plus d’une tonne de cocaïne. Un mormon mouillé jusqu’au cou dans une affaire d’argent… voilà qui ne serait pas nouveau, à vrai dire…

Le détournement, une spécialité mormone ?

shawn_merriman_image_cropped_from_9newsCar on se pose toujours la même question. Mais d’où vient donc l’argent des Mormons, à voir leurs fantastiques temples érigés une peu partout ? Seraient-ils tournés vers cette pratique délibérée d’organiser des schémas de Ponzi jusque dans leur propre entourage, en détournant les préceptes religieux à leur sec profit ? Prenons par exemple le cas pendable de Shawn Merriman (ici à droite), qui a été surnommé le « Madoff Mormon » (un de plus ?) lorsqu’a rententi son procès en 2012. Un analyse du système de Ponzi avait alors décelé une certaine affinité entre la pensée religieuse et l’excroquerie financière, tentant à prouver que les Mormons, par leur obéissance légendaire, sont des pigeons rêvés pour la chose. « Les combines à la Ponzi sont presque toujours commercialisées comme quelque chose d’exclusif ou de sélectif», a déclaré Tracy Coenen, un enquêteur judiciaire sur la fraude . « les combines à la Ponzi jouent sur notre nature humaine, y compris notre confiance et de notre désir de faire partie de quelque chose de spécial. Voilà pourquoi l’aide d’une église ou d’un groupe ethnique comme « entrée » est si efficace, dit-il. Les gens dans ces groupes sont généralement confiants envers d’autres membres. Le terrain commun aide à surmonter l’obstacle de la confiance. «Amener les gens à se séparer de leur argent exige de la confiance », a déclaré Coenen. « Si une personne ou un groupe de confiance fait partie de l’investissement ou l’a recommandé, la victime est plus susceptible d’être impliquée. Mais il y a mieux encore, avec la pratique du culte du secret, si cher aux Mormons :  » si l’exclusivité est un outil utilisé pour attirer les gens dedans, elle est également utilisée pour expliquer le secret de l’investissement ou de répondre aux questions qui peuvent se poser des investisseurs. Les »[Investisseurs] ne peut pas parler à [leur] comptable ou un avocat, parce que ce serait violer le secret et l’exclusivité», a encore déclaré Coenen. Le maître-mot étant le secret à garder sur les destinataires finaux des prêts. On laisse miroiter qu’il s’agit d’autres, alors que tout converge vers celui qui sert d’intermédiaire : «Vous n’êtes pas en mesure de rechercher l’investissement car il est top secret. Si les choses ne font pas de sens pour vous et vous commencez à remettre en cause l’investissement, le facteur d’exclusivité permettra de renvoyer au loin les questions ». Un cercle vicieux, et fort peu vertueux !

Des bolides de sport ou de collection

roadster mormonNotre enquêteur conclut : « alors que certains membres de la congrégation de Merriman lui faisaient confiance avec leur argent, il l’a utilisé pour financer un style de vie somptueux – pour acheter des voitures classiques, un bateau et une collection de 350 œuvres d’art. La propre mère de Merriman, Sally Merriman, était une de ses victimes ». Il s’est pris 12 ans de pénitencier à Yankton et ne devrait pas sortir avant 2020. On peut voir ici sa collection de voitures, dont une Aston Martin Vantage V12 modèle 2007 (valeur 180 000 euros minimum !) dernier cri et des roadsters Ford des années 30 transformés façon course de lac salé, une Harley, une nouvelle Mini Cooper S de 2006, un bus aménagé, un mini-yacht Tigre 22VE, des motos ‘dirt bike », un pick-up Ford « Highboy », un Ski Doo Summit Rotax 800R … un tractopelle John Deere 240 Series II Skid Steer Loader (?), une tondeuse (Cub Cadet 2146 Riding Lawn Mower), et même des voitures à pédales et une Hoist fitness station HF985. Et au milieu du bric à brac la pièce majeure : une Lincoln Phaeton de 1930 dans un état impeccable, avec moteur qui ronronne, plus une magnifique Cord 1932, modèle inestimable, toutes deux en cours de restauration chez un spécialiste renommé. Et rebelote en 2013 en Australie cette fois, à Perth, avec Catherine Thompson, membre elle aussi de l’Eglise, partie dans le délire d’un village complet (« Mormonville ») situé à Canning Vale, qui devait être bâti avec son fond d’investissements appelé  « Mortgage Miracle« , aux 24 gros investisseurs grugés de 30 000 à  400 000 dollars dont beaucoup de mormons… retraités, qui ont perdu leur propre maison dans l’affaire. Elle appliquait un schéma de Ponzi classique, annonçant des intérêts de 17,5%… au pic supérieur de son schéma, elle empochait personnellement 58 000 dollars par mois ! Pressée par les recouvrements, elle avait fait fondre progressivement la surface des terrains à acheter, et le « village » n’a donc pas pu être construit. Parmi ces victimes, ses propres amis !

La guerre entre narcos et mormons à la frontière mexicaine

951892698-1Mais il n’y a pas que cela. Dans un documentaire saisissant de Brendan Fitzgerald, pour Vice, présenté par Shane Smith en personne, que je vous recommande de regarder, le responsable de Vice relie parfaitement les Mormons chassés de l’Utah pour polygamie à la fin du XIXeme pour aller s’établir à la frontière du Mexique, là où se passe actuellement la majeure partie du trafic de drogue, à la violence qui déferle aujourd’hui. Là où la violence est extrême, et où elle est aujourd’hui attribuée aux seuls narcotrafiquants.  Or, selon le reportage, les Mormons réfugiés dans une  communauté appelée « Los Molinos » sur la péninsule de Baja California appliquaient sur place une pratique ultra-violente entre clans, appelée « blood atonement », à savoir « l’expiation par le sang« , une doctrine controversée imaginée par Brigham Young et qui définit que certains meurtres peuvent ne pas être pardonnés par Dieu : ce qu’appliquera à la lettre le mormon Ervil Lebaron dans les années 1980, ainsi que ses successeurs, transformant la région en bain de sang continuel, en pratiquant le kidnapping sanglant entre clans mormons différents. La famille Lebaron avait en fait recréé sa propre secte au sein de la secte des Mormons, reposant selon lui sur les écrits de Joseph Smith, ses successeurs étant des escrocs. Ervil avait commencé par son frère, Joel, puis ses opposants Mormons comme Rulon C Allred, puis Dean Grover Vest, un de ses hommes de main. Lebaron s’en est pris aussi à sa propre fille de 17 ans, Rebecca, qui était enceinte de son deuxième enfant et qui avait annoncé vouloir quitter la région. Là dessus, les narcotrafiquants ont eux aussi kidnappé, et les heurts entre eux et les derniers polygames sont devenus très fréquents. armeLes cimetières visités par le reporter sont éloquents du conflit entre les deux groupes. Et sur place, la colonie de Mormons est devenue aujourd’hui un vrai  camp retranché, où circule un nombre d’armes incroyable, avec des gens prêts à tirer sur tout ce qui bouge. Pour se fournir en armes (on utilise jusqu’au calibre .50 comme ce modèle LAR-Grizzly à plus de 3000 dollars saisi aux narcos !), et y répondre, les trafiquants se sont tournés vers les USA, en échange de cocaïne. Comme le résume mon confrère Falcon « les armes sont interdites au Mexique, la drogue est interdite aux USA : les armes américaines descendent au Mexique illégalement, la drogue mexicaine remonte aux USA illégalement ! »… Tout le problème est là, aujourd’hui. Comme le précise le reportage, Mitt Romney est né à cet endroit, justement, et sa propre famille a été elle-même l’objet de kidnappings (son cousin, interviewé dans le reportage)… tout ceci se passant, rappelons-le, dans le secteur du défunt Carillo Fuentes, le roi du ciel !!! A noter que chez les Mormons, le fondateur Joseph Smith, tué en prison par des émeutiers avait ce jour-là tiré sur ses assaillants et en aurait tué ou blessé un , mais il n’avait pas agi de façon incompatible avec sa croyance religieuse (son pistolet est depuis exposé à Salt Lake City).

Et à Paris, le (gigantesque) premier temple en construction !

mormon city à parisIronie du sort, à Paris, Au 46, Boulevard Saint-Antoine, au Chesney, près de Versailles, on édifie en ce moment même le premier temple mormon de France. Un petit malin a calculé que les fidèles auraient pu fournir jusqu’à 99 millions d’euros pour l’édifier, (ils auraient payé 20 millions le terrain et 60 pour le bâtimentchaque converti devant laisser une partie de son salaire à la secte. La fortune a fortune des mormons au niveau mondial étant évaluée à 30 milliards de dollars (23 milliards d’euros). Fichte, joli pactole !

Tout cela, à partir d’un simple bout d’avion découvert flottant dans l’eau. En tous cas, début octobre 2015, le Hawker abattu n’était toujours pas officiellement identifié, mais nous pensons qu’il s’agit bien de celui que nous avons découvert ensemble. Nous pensons que cette étude va au moins y contribuer, qui sait. L’ange gardien (« Moroni ») qui surmonte toutes les églises mormones semble leur avoir joué un vilain tour, là, si c’était le cas. Mais il y d’autres appareils à étudier encore, tel celui incendié en Apure en 2013, dont l’histoire vient de connaître un revirement tout aussi étonnant que nôtre découverte du jour. On verra ça bientôt, si vous le voulez bien… 

(1) « le NBAA (la National Business Aviation Association) a dit aux membres qu’il surveille de près les développements étant donné le potentiel de ramifications importantes pour l’industrie de l’aviation d’affaires. Lorsque le gouvernement a fermé en 2013, la FAA à licencié plus de 15.000 employés et fermé les registres des aéronefs à Oklahoma City. Cela a arrêté toutes les transactions d’avions d’affaires, les recherches de titres et autres activités nécessaires pour le financement des avions et les ventes. La fermeture du registre a été sans précédent, car elle était restée ouverte malgré des arrêts précédents. Le NBAA a averti qu’une situation similaire pourrait se produire pendant cette fermeture, si elle se produisait. »

Falcon&GhostofMomo

documents :

http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-11-12-la-saga-des-mormons-de-joseph-smith-a-mitt-romney-2012-08-18

http://www.charlatans.info/mormons.shtml

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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