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Citizen Trump : il a choisi le mauvais cheval

C’est un petit article judicieux, en une du Canard du 11 novembre, qui m’a soufflé le titre de celui-ci. Il rappelle une séquence du film d’Orson Welles dans lequel le héros prépare deux « une » de journaux, l’une présentant sa victoire électorale et l’autre sa défaite avec une « fraude dans les sondages » . Cette défaite est toujours refusée par un Donald Trump décidément bien obtus et qui, en réalité, n’a vraiment pas choisi le bon cheval pour intenter ses dernières actions juridiques…  comme je vais vous l’expliquer maintenant.

… et je ne vous parle pas ici de Rudy (Giuliani) mais d’un cabinet d’avocats très particulier dans lequel on trouve sa nouvelle recrue, abordée ici hier : Lin Wood, associé à John Pierce.  Un duo plutôt embarrassant qu’autre chose pour Donald qui, déjà épuisé à grands frais on le rappelle lors de la séquence de l’Impeachment : Kenneth Starr, Alan Dershowitz (défenseur de Myke Tyson, O.J. Simpson et mêlé à l’affaire Epstein !), Jay Sekulow, Robert Ray (successeur de Ken Star, il s’est occupé de trois affaires liées à Hillary Clinton (1)), Pat Cipollone (le remplaçant de Don McGahn, lié à Laura Ingraham de Fox !) et Pam Bondi, liée à l’affaire de l‘école-escroquerie de Trump, réapparue récemment auprès de… Rudy Giuliani, le plus ancien défenseur du magnat défait.

Lin Wood on l’avait croisé surtout en 2018 , sorti victorieux d’un bel échange musclé… à propos de Tesla, avec le sulfureux Elon Musk. Wood l’avait sévèrement tancé en un seul tweet rageur : « @Elonmusk devrait vérifier son courrier avant de tweeter», avait-il écrit : c’était après avoir fait sa saillie horrible et surréaliste à propos du sauvetage d’une douzaine de garçons coincés dans une grotte inondée en Thaïlande, selon lui effectuée par un « pédophile ». Ce jour-là, tout le monde avait en effet applaudi l’avocat et non le patron de Space X ! « Ce tweet est venu du bout des doigts de L. Lin Wood, un avocat de Buckhead qui est devenu l’un des meilleurs guerriers de diffamation du pays après avoir utilisé des tactiques similaires pour défendre l’honneur de clients tels que Richard Jewell, qui était faussement accusé de l’attentat à la bombe aux Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, et les membres de la famille de Jon Benét Ramsey, l’enfant victime d’un meurtre notoire non résolu » avait-on pu lire sur la (très bonne, alors) réputation de l’homme. « Au fil des ans, Wood a représenté les deux parties dans d’importantes plaintes d’inconduite sexuelle et d’agression. Les clients actuels incluent le magnat du casino Steve Wynn, qui nie plusieurs allégations de faute professionnelle, et il y a 15 ans, Wood représentait la femme qui a accusé la star du basket Kobe Bryant de viol dans une affaire qui a ensuite été réglée sans admission d’actes répréhensibles. De tels cas le laissent avec de fortes inquiétudes concernant le «mouvement #MeToo» et l’ère des médias sociaux ». Détail à savoir : Wynn avait permis à Donald Trump de s’installer dans les Casinos à Las Vegas, rappelez-vous… Bryant décédé tragiquement en hélicoptère en janvier 2020.  On oublie cet épisode honteux de sa vie, à glorifier seulement sa saga de bon père de famille. Interviewé sur ses performances de défenseur de causes perdues, Lin Wood avait expliqué « Tout le monde me disait que Dieu m’appelait à être un prédicateur, et j’ai dit:« Non, je vais être avocat » ». Aujourd’hui, cette sortie résonne étrangement à vrai dire (2)..

Je vous l’ai retrouvé hier ce « nouveau » conseiller-avocat recruté le 9 novembre dernier par Trump pour intégrer son équipe. De son nom Lin Wood comme on vient de le voir. L’homme est avec John Pierce celui qui est venu défendre le jeune Kyle Rittenhouse, celui qui a tué deux personnes lors des émeutes à Kenosha (voir ici le détail). Wood (ci-dessous à gauche) étant le financier de l’opération de soutien, via une fondation de type non-profit (sauf celui des avocats !) appelée #Fightback Foundation, créée le 12 août 2020 en compagnie de Lawson Pedigo,
un troisième avocat (ici à droite). Celui-là est aussi un membre de l’U.S. Marine Corps Reserves qui a terminé sa carrière dans les renseignements, obtenant la fort recherchée  » Top Secret security clearance ». D’où une certaine notoriété, pensez-donc !

Des avocats-vautours

L’association FightBack se présentait carrément comme agissant « contre les radicaux de gauche » ce qui l’avait définie amplement et clairement : elle était bien d’extrême droite en fait. C’est la même qui avait défendu l’adolescent du Kentucky de Covington Catholic appelé Nick Sandmann, celui qui avait défié et méprisé l’activiste Nathan Phillips, devenant aux yeux des trumpistes un héros national. Il avait été défendu en effet par le duo Lin Wood et Todd McMurtry (ici à droite; il a été candidat républicain à l’élection du 4eme District du Kentucky face à Thomas Massie, élu depuis 2012.  C‘est un membre du Tea Party, surnommé Mr No car il s’oppose à tout !). Ensemble, ils avaient osé réclamer 250 000 000 de dollars au Washington Post pour avoir critiqué le jeune homme !!! Selon Paris-Match en effet « l’argumentaire des avocats est très politique, proche des propos de Donald Trump à propos de l’affaire : «Pendant trois jours, le « Post » s’est lancé dans une forme moderne de McCarthyisme […] pour diriger la foule de tyrans des médias mainstream et des réseaux sociaux qui ont attaqué, calomnié et menacé Nicholas Sandmann, un élève innocent». «Le « Post » a ciblé et harcelé à tort Nicholas parce qu’il était un élève blanc, catholique, qui portait une casquette souvenir « Make America Great Again » […], le « Post » a fait circuler l’idée que Nicholas avait effectué des actes racistes en « encerclant » Phillips, « empêchant » son départ loin des étudiants et avoir eu un comportement raciste», dénoncent les avocats. Selon eux, c’est «le programme impartial contre le Président Donald J. Trump» du quotidien qui est la raison de ce qu’ils dénoncent, «la remise en question d’individus perçus comme étant des partisans du Président». «Le « Post » a harcelé un enfant innocent sans le moindre égard envers la douleur et la destruction que ses attaques auraient sur sa vie», ont ajouté les avocats. » En réalité les deux « défenseurs » du jeune homme (à droite John Pierce) avaient transformé l’événement en circonstance politique, en y mêlant le président, pour faire monter en flèche les dédommagements moraux demandés : une pratique de… faucons de la jurisprudence ou de vautours si vous préférez ! Des vautours animés d’un drôle de foi : en septembre dernier, Wood avait clamé que certaines de ses actions étaient dictées par « Dieu Tout-Puissant » (« God Almighty« )…. Bigre, revoilà Dieu dans le coup !

La manipulation de Kenosha

Même chose à Kenosha, donc, avec toute une série d’interventions médiatiques cumulées. Occuper le terrain, apparaître sur le maximum d’écrans telle a été leur méthode. Ils ont d’abord produit ce documentaire honteux à décharge sur Rittenhouse (« The Truth In 11 minutes« , le présentant comme un un « sauveteur de communauté », aujourd’hui « persécuté par des politiciens« , un « brave patriote ». Dégoûtant de sensiblerie fort mal placée, au point d’être banni de You Tube, une vraie prouesse quand on connaît son laxisme). Sur Rittenhouse, lire ici. Le même bénéficie d’un traitement de faveur de la chaîne (Real) America’s Voice dans laquelle sévit Steve Bannon en particulier, avec un nombre sidérant de reportages mettant en scène sa mère éplorée (Facebook en a supprimé l’accès)…. Le jeune tueur bénéficiant aussi sans surprise de la grande mansuétude de… Tucker Carlson, l’admirateur des suprémacistes de FoxNews. Le 31 août, la porte-parole de la Maison Blanche avait eu du mal à défendre le re-tweetage de son patron reprenant un avis plutôt gênant d’une autre twittiste fort connue venue encenser le jeune assassin : « on a également demandé à McEnany pourquoi Trump «aimait» un tweet disant: «Kyle Rittenhouse est un bon exemple de la raison pour laquelle j’ai décidé de voter pour Trump», et McEnany a déclaré que le président l’avait fait pour «attirer l’attention sur certains des détails qui ne sont pas  bien connu aussi dans ce cas.  » (ils n’ont jamais été précisés depuis (3)!). En France, on a avait aussi pu observer (hélas) de belles horreurs, comme ici à gauche ce détournement d’affiche (un « meme ») de Charles Bronson, preuve que la connerie n’a hélas pas de frontières… 

Beaucoup de soutiens de Trump s’étaient en effet précipités pour venir en aide au jeune homme, devenu emblème et enjeu politique, et parmi ceux-ci des gens déjà décrits ici comme peu recommandables, telle Jeanine Pirro, à jeun à l’antenne de Fox pour une fois, ce 10 octobre dernier… On avait pu entendre la mère sangloter en direct, auprès de Pierce (cf ici à droite), et venir assurer qu’il n’était pas un milicien… et y attaquer Joe Biden qui avait affirmé le contraire dans un clip de campagne, plaçant le débat ainsi sur le plan politique: la place des milices d’auto-défense dans le pays. Pas un mot sur la petite enfance du jeune homme chez cette femme célibataire qui le laissait jouer tout petit.. avec un A15 muni d’un silencieux qui n’avaient tous deux rien de factices (ici à gauche)…

Dans cette affaire: de l’argent, beaucoup d’argent, en tout cas, était vite apparu autour du cas Rittenhouse : « son avocat, John Pierce, a déclaré qu’un fonds de défense juridique avait levé près de 2 millions de dollars et que Rittenhouse avait reçu un total de 100 000 dollars pour les dépenses personnelles d’une organisation qui soutient les droits des armes à feu et d’une autre qui soutient les milices nationales. Pierce a déclaré au journal qu’il contrôlait cet argent ». Tout cet argent ? Pour une telle affaire qui ne nécessite pas tant de frais que cela ? Mais où part-il vraiment se demandait-on… à juste raison, comme on va le voir.

En août dernier, le journal The Hill Reporter alerte sur le sujet: «tout compte fait, il semble que l’équipe de défense de Rittenhouse, y compris un membre dont le cabinet aurait une dette de 70 millions de dollars, accepte des dons en son nom, avertissant les gens de ne faire un don que par leur intermédiaire, et aux yeux d’un avocat une fois affilié à eux, ne pas être assez clair sur la destination des fonds. Ceci s’ajoute aux liens bizarres avec Rudy Giuliani, Q-Anon et d’autres groupes, politiciens et causes de droite.  » Bref, que la mère éplorée qui laissait son gamin jouer avec l’arme qui l’a envoyé en prison pour meurtre était aussi en train, déjà, de se faire gruger et en direct ! Trump qui parle aujourd’hui de « moissonneurs de bulletins » a envoyé à Kenosha des ramasseurs de billets verts !!! Partis se faire du blé sur le dos d’un gamin à qui on a monté la tête et qui risque désormais la prison à vie ! Belle absence d’éthique et de sentiments : du Trump, quoi ! Le 30 septembre 2020, Lin Wood en rajoutait une couche en s’en prenant à Joe Biden pour s’être servi du cas de Rittenhouse dans son clip de campagne balancé après le premier débat présidentiel. Pour faire encore une fois monter les enchères… En un seul Tweet, il  montrait déjà un certain malaise : ce jour-là Lin se déclarait en effet à la fois partisan et non-partisan !!!  

Pour Rittenhouse, Lin Wood a développé une ligne de défense difficilement tenable, remarquent ses confrères, qui l’ont moqué aisément dans Above The Law : « comme le note l’analyste juridique de NBC, Danny Cevallos, la référence aux droits «constitutionnels» implique fortement que Wood a l’intention de faire valoir une défense du deuxième amendement contre l’accusation de possession d’une arme dangereuse par une personne de moins de 18 ans. La Cour suprême a statué que le droit de porter des armes n’est pas absolu et les tribunaux fédéraux ont confirmé la légalité de l’interdiction de la vente d’armes à feu à des personnes de moins de 21 ans, encore moins de 18 ans. Donc, affirmer que l’arrestation par le Wisconsin d’un jeune de 17 ans pour avoir erré dans les rues avec un AR-15 chargé attaché à son corps viole la Constitution, et encore moins la loi de Dieu, est probablement exagéré. Et en parlant d’exagération, il n’est pas tout à fait clair comment un enfant qui franchit les frontières de l’État pour se proposer comme remplacement d’agent des forces de l’ordre, surveille les rues après le couvre-feu avec une arme qu’il sait à peine utiliser (selon les documents d’accusation), puis devient meurtrier, tire sur un homme non armé en se qualifiant de membre de la «milice bien réglementée» au nom du deuxième amendement. M. Wood expliquera sans aucun doute cela qu’après avoir réussi à se féliciter pour avoir obtenu une prolongation de 25 jours de l’audience d’extradition de son client vers la redoutable nation du tiers-monde du… Wisconsin ». Si effectivement Rittenhouse n’était pas purement suprémaciste, comme a pu l’amalgamer trop rapidement la campagne démocrate, offrant une fenêtre de tir à Lin Wood, il avait auparavant plutôt applaudi à plusieurs reprises le mouvement Blue Lives Matter qui soutient les policiers et qui a été créé dans le sillage opposé du mouvement Black Lives Matter.  Nota : l’arme avec laquelle Kyle a tué (un Smith & Wesson M&P 15) ne lui appartenait en fait pas, car il était trop jeune pour en posséder une : c’est celle achetée avec l’argent de Kyle par son ami Dominick Black, âgé de 19 ans, et aujourd’hui inculpé lui aussi car il l’avait mise à son nom. En photo à droite le fusil retrouvé dans le coffre de la voiture de Black. L’argument du deuxième amendement de Wood s’effondre donc : Rittenhouse n’avait pas le droit de se promener en ville avec cette arme !

Drôle de façon de défendre sa cliente !

Wood, encore apprécié en 2018,  semble depuis en effet fortement  dériver : il n’a pas fait beaucoup mystère depuis de son opposition au port du masque (ici à gauche, formulé le 24 août dernier), comme il n’a pas non plus cherché à minimiser ses soutiens à la théorie de QAnon. C’est en effet aussi l’avocat de… Marjorie Taylor Greene (!), la complètement fêlée (voir ici), disciple, justement, de QAnon, une raciste affichée qui vient juste d’être élue ce 3 novembre. Il avait commis avec elle un bel impair le 9 octobre dernier la concernant raconte un journaliste du New-Yorker :  » une candidate républicaine au Congrès de Géorgie, connue pour se rapprocher de la théorie du complot d’extrême droite QAnon, et son avocat, plus récemment connu pour représenter Kyle Rittenhouse, ont accidentellement envoyé un texto à un journaliste du New Yorker leur stratégie de «spin» en réponse à un article. L’article de Charles Bethea sur Marjorie Taylor Greene, publié vendredi, tentait d’expliquer 1) comment le «candidat QAnon» avait réussi à faire la queue pour un siège a la Chambre des député, aux États-Unis et 2) ce que cela signifie sur l’état actuel du Parti républicain. Après avoir partagé son article sur Twitter, Bethea a poursuivi en disant «Wow. L’avocat de Marjorie Greene, @LLinWood, m’a accidentellement envoyé par SMS ses conseils sur la façon de publier mon nouvel article à son sujet.  » La capture d’écran du texte montre Wood conseillant à Greene de ne pas commenter, mais, si elle devait commenter, de reprendre essentiellement la méthode du président Donald Trump pour traiter les histoires médiatiques négatives. » Dicter aux journalistes ce qu’il faut faire… en 2020 !!! Il se croient au temps de l’ORTF sous DeGaullle, ou quoi ??? Le pire c’est que parmi les conseils promulgués,  il y avait un flingage en règle de sa propre cliente, à Wood : «C’est trop long, partout. Ignorez-le et ne lui donnez PAS  de place », a déclaré Wood à propos de l’article. « Si vous vous forcez à commenter, décrivez-le simplement comme un article de diffamation qui n’est rien de plus que de la propagande anti-Trump’. » « Ne l’élèvez pas et ne lui donnez pas une crédibilité qu’elle ne mérite pas », a-t-il ajouté. Appelez-moi si vous avez des questions [heart emoj] »… Un avocat qui « estime » autant celui qui le paye, avouez que c’est… rare ! Ce gars-là en tient une bonne, ce n’est pas possible !!! Quel mépris !

La boîte à un milliard, un autre Titanic ?

Wood et Pierce sont en fait sortis ensemble du même vivier de l’extrême droite (un marais ?), qui entretient d’étranges rapports avec l’argent, à voir le nombre de procès intentés par eux mettant en cause des sommes faramineuses (on a eu un petit exemple déjà). Le cabinet de Pierce (Pierce Bainbridge), de création récente (trois ans), en effet a toujours posé question sur son fonctionnement… comme sur ses clients, arrivés chez lui de façon assez étonnante, séduits par la réputation qu’il martelait énormément lui-même en fait sur les réseaux sociaux : « des questions ont été soulevées quant à ce qui a convaincu une clientèle haut de gamme telle que Rudy Giuliani (un avocat représenté par un autre avocat, donc !), Michael Avenatti (ancien défenseur de l’actrice Stormy Daniels, tombé depuis), Tulsi Gabbard (démocrate de façade de Hawaï, trop ambitieuse et prête à tout pour un poste important, elle avait approché Trump à sa nomination !!!), Carter Page (mis en cause dans l’affaire russe), George Papadopoulos (étudié ici) et Don Lemon (un présentateur chez  CNN) de s’inscrire dans une entreprise naissante et sans antécédents de succès significatif » (elle a été créée en 2017 seulement !). « On pourrait imaginer que le fondateur de la société, John Pierce, a partagé ses diatribes sur le fait de devenir le principal cabinet de contentieux mondial, on pourrait également imaginer qu’il n’y avait pas beaucoup de discussions sur Pierce, comme étant un avocat chevronné de New York, comme s’en est vanté le même Pierce en 2018, risquant de «finir en prison». » En prison ?

Car c’est le cas, en effet, en 2019 avec l’annonce de l’effondrement financier brusque de son cabinet, une chute verticale, qui en a surpris plus d’un. Une surprise d’autant plus grande que le 6 novembre 2019 encore, Rudy Giuliani avait annoncé qu’il confiait le fameux dossier ukrainien visant notamment Hunter Biden à Pierce Bainbridge !!!! Tout partait de la vantardise initiale de Pierce et sa façon de « vendre » ses capacités : »Lewis (un des partenaires de l’entreprise) a déclaré que Pierce et l’avocate principale du cabinet Carolynn Beck ont ​​déclaré à un bailleur de fonds – Pravati Capital LLC en mai 2018 – que leur affaire avait une valeur prospective de 1 000 000 000 de dollars, ce qui, selon lui, n’était pas vrai. » On va finir par croire que le propre de la réussite, en Amérique, c’est le mensonge !!! Ça avait marché aussi en politique en 2016, remarquez ! Mais ça n’aura tenu que 4 ans (et à peine deux pour notre « super » cabinet d’avocats !).

La descente sans rappel

Le 24 juin c’était en effet Avenatti qui faisait le premier les frais de la situation de rupture totale de la société, avec une arrestation, alors que son client Papadopoulos rejoignait pour un temps lui aussi la prison. Et un des principaux avocats pour tout balancer : « Don Lewis affirme qu’un avocat chevronné a averti Pierce à l’été 2018 de ses ambitions pour le cabinet. «[John] (..) il a tenté de bâtir une grande entreprise à New York du jour au lendemain, c’est extrêmement risqué car vous devez attirer de vrais talents. La dernière personne qui a essayé de le faire à New York était Mark Dreier. Il a fini en prison. (c’était en 2008, ici à droite, il avait monté un système pyramidal classique avec 200 créditeurs dont Manchester United F.C., ou Harry Connick, Jr., Elvis Costello, Jon Bon Jovi, ou Diana Krall,!).  « Lewis a également produit des messages texte peu flatteurs concernant une conversation qu’il a eue avec Chris LaVigne, qui avait suggéré par écrit que Pierce avait pris de l’argent du bailleur de fonds Pravati Capital LLC. « En gros, John a pris l’argent de Pravati et, fucking, il a tout dépensé. » Pravati Capital LLC est un bailleur de fonds pour les litiges. Pravati a déclaré Pierce Bainbridge en défaut d’un montant de 9 100 000 dollars en mars 2019″. Les moissonneurs de billets Kenosha avaient des trous géants dans leurs poches !

On comprend mieux les montants énormes espérés dans les dossiers traités, avec cette somme considérable à rembourser : les avocats de Trump sont donc comme lui, en fait… endettés à mort ! Au sein de l’entreprise ça s’est donc vite aussi déchiré et tout le monde a quitté le bateau en perdition, laissant Pierce (et Lin Wood) avec ces dettes abyssales !!! Wood, au moment où il s’est lancé dans la défense de Ritrenhouse, l’avait bien fait au nom également de Bainbridge en effet comme il l’avait spécifié lui-même : «Merci à TOUS les Américains amoureux de la liberté qui ont répondu aux demandes d’informations de contact sur Kyle Rittenhouse», a posté sur Twitter l’avocat L. Lin Wood, qui a déclaré qu’il travaillera avec la firme Pierce Bainbridge. »Nous sommes en contact avec la famille de Kyle et l’aide est en route. » «Kyle aura une excellente représentation juridique. Nous lui devons une défense légale », a écrit Wood, clôturant la lettre« Nous obtiendrons justice pour Kyle. »

Tout explose en effet avec les révélations de Lewis, qui virent vite au sordide : »les allégations étaient au centre d’une vague de litiges entre Lewis et Pierce Bainbridge. Lewis a allégué qu’il avait été congédié en représailles pour sa connaissance des irrégularités financières chez Pierce Bainbridge, tandis que le cabinet d’avocats soutenait que Lewis avait été congédié après avoir palpé l’employée et dénigré plusieurs partenaires. Lewis a affirmé que Pierce Bainbridge essayait de détruire sa carrière et sa réputation en soumettant «des mensonges purs et simples dans les documents judiciaires». Dans une requête en sanctions, Lewis a soutenu que le cabinet d’avocats avait engagé l’employé pour fabriquer de fausses accusations d’inconduite sexuelle ».

Un cabinet d’avocats très trumpistes

Le cabinet Bainbridge a à également à son bord Marc Mukasey. Or lui aussi a des liens forts avec le petit monde de Donald (il représente Donald Trump Jr., Ivanka Trump, Eric Trump et la Trump Foundation ou Joel Zamel de Psy-Group, lié à Paul Manafort, qui a joué un rôle avec les russes à la Trump Tower, via ses contacts avec Oleg V. Deripaska et Dmitry Rybolovlev !). « Un article de l’American Lawyer sur l’avocat de Pierce Bainbridge dans les actions de New York, Mukasey, Sklaroff et Frenchman LLP, a observé les liens entre Pierce Bainbridge et le camp Trump.En parlant du chef d’entreprise Marc Mukasey, l’article rapportait les liens de Mukasey.«Les liens de Mukasey avec le camp Trump sont solides. Il n’est pas au centre du site Web de la société, mais faites une recherche sur Internet du nom de Mukasey, et les cas où il a représenté le président ou son entreprise immobilière dépassent les autres. Il est particulièrement proche de Rudy Giuliani, un autre avocat de Trump. « Mukasey, fils de l’ancien procureur général Michael Mukasey, a fait la une des journaux en mai pour sa représentation à la fois de l’ancien Navy SEAL Edward Gallagher, accusé de crimes de guerre (et félicité ici à gauche par Trump à Mar-a-Lago), et aussi pour Donald Trump dans ses efforts pour empêcher la Deutsche Bank et Capital One de retourner les dossiers financiers aux enquêteurs du Congrès. » Le nœud même du problème de Trump… et ce qui l’attend bientôt en justice ! 

Dallas au cabinet d’avocats

Tout s’effondre en effet quand on découvre que ce que raconte Lewis est vrai, nous apprend ici Mary Mosley, car le patron de l’entreprise est aussi un alcoolique et un drogué qui a accumulé des dettes, contrairement à l’image de réussite qu’il a constamment donnée et amplifiée  (un Trump bis !)  : « l’aveu public de Pierce de «chercher un traitement pour toxicomanie et autre comportement addictif»; La «dette estimée à 65 millions de dollars» de la société – accumulée en un an environ – envers le bailleur de fonds Virage Capital Management; et Les poursuites intentées par trois prêteurs d’avances de fonds pour non-respect des obligations de paiement liées à environ 1 million de dollars de trésorerie initiale adossée à des créances fermes présumées ».  Bref, c’est la débandade et le chiffre d’endettement est ahurissant: on en est à 70 millions, au bas mot. « La cavalcade des révélations récentes suggère un environnement où l’éthique et l’honnêteté sont passées au second plan; et continuer à valider les allégations de longue date de l’ancien partenaire Don Lewis qui a dénoncé les manigances financières de l’entreprise » ajoute Mosley.  Bref, Trump n’a pas vraiment choisi le bon cheval (pas plus que Giuliani !!!).

Le footballeur et sa villa squattée

Tout a été bon pour faire du beurre, dans ce cabinet. Ou en faire profiter certains. Parmi les clients surprenants de Bainbridge, il y a en effet le cas de Lenwood «Skip» Hamilton, un ancien joueur de football professionnel (ici à droite) qui s’était fait connaître pour avoir poursuivi Microsoft en janvier 2017 pour le jeu vidéo Gears of War, où il s’était reconnu dessiné dans un personnage du jeu (cf ici à gauche) : «Dans l’une de ses plaintes, Lewis a déclaré que Pierce Bainbridge avait considérablement gonflé la valeur potentielle de la poursuite de Gears à Hamilton« … (encore une fois !). L’homme a en effet habité dans une superbe villa dans le comté de Ventura, Californie appartenant à Faysaal et Rana Shaarni,, un peu en colère et on les comprend depuis mai 2018, date à laquelle Hamilton et sa famille se sont installés sans leur consentement avec un loyer mensuel de 6 600 dolllars restés depuis impayés, sans vouloir quitter la maison après la date d’expiration du bail au 4 mai 2020… un bail signé au nom de Bainbridge et non du sien… une procédure jusqu’ici jamais vue : « Trisha Rich, une avocate chez Holland & Knight LLP qui copréside le cabinet de contentieux et de règlement des différends et siège au comité d’éthique professionnelle de la New York City Bar Association, a déclaré: ‘Je n’ai jamais entendu parler d’un avocat qui a contracté un bail pour un client. S’il y a de l’aide, il s’agit généralement de très petites sommes d’argent. Je dirais qu’un avocat dans cette situation pourrait envisager un avertissement ou même une suspension selon le contexte. » Il n’y avait pas eu que John M. Pierce d’impliqué dans ce cas, mais aussi Patrick Bradford (Bradford Edwards & Varlack), Carolynn Beck (Goldstein & McClintock), David Hecht (Hecht Partners) et Jonathan A. Sorkowitz (The Law Bureaux de Jonathan A. Sorkowitz).

Tout s’écroule comme un château de cartes et c’est la panique à bord, tout le monde sautant du Titanic en train de couler  : »l’effondrement de Pierce Bainbridge a mis à nu les soi-disant «dirigeants» de la firme Pierce, David Hecht (Hecht Partners), Carolynn Beck (Goldstein & McClintock) et Jim Bainbridge. Ce n’est apparemment pas une faille inconnue, a écrit en 2018 en tweet la confidente de longue date de Pierce, Lauren Schaefer-Green, en 2018: «[John est] juste un con. ivre. m’a expulsé. puis pleuré pour moi aujourd’hui. protocole standard. » Dans un récent rapport de Law 360, Pierce a confirmé qu’il était en «cure de désintoxication» pour «toxicomanie et autres comportements addictifs». Hecht a fait l’objet de nombreuses critiques pour son allégeance à Pierce et d’autres questions, y compris de la part de l’ancien partenaire de PB Christopher N. LaVigne ».  On ne l’avait donc pu venir, et pourtant : « Bainbridge n’a pas d’histoire en ligne perceptible depuis plus de 40 ans depuis qu’il a obtenu son diplôme à la Harvard Law School, à part principalement des documents déposés par la FTC au milieu des années 1990, l’accusant d’être le chef de file d’un stratagème de 80 millions de dollars sur un public de consommateurs. Les sociétés de « réfugiés Pierce Bainbridge » telles que BraunHagey & Borden, Goldstein & McClintock et Withers Bergman en ressentiront vraisemblablement les effets collatéraux. La nouvelle société Hecht Partners est composée de huit avocats, sept qui travaillaient chez Pierce Bainbridge, dont cinq étaient associés. » Lin Wood, apprenant les défection les avait menacés… des foudres divines : « vous feriez tous mieux de vous mettre à genoux et de prier le Dieu Tout-Puissant pour qu’il me demande maintenant de vous montrer miséricorde,… ». Pas vraiment un argument juridique, ça…

Depuis, Pierce s’est retiré le 5 septembre de la défense à 700 000 dollars de Rittenhouse, le jour-même de la visite effectuée par Donald Trump à Kenosha pour mettre en scène les « ravages » des émeutes. Ce jour-là, des commerçants ulcérés par cette récupération avaient refusé de parader, laissant Trump devant des ruines.. mais pas d’interlocuteur. Wood, désormais seul à bord, dans la foulée, se précipitait alors pour préciser que » Pierce serait remboursé pour son travail de défense de Rittenhouse… » Empoché, c’est gagné !

La dérive

Depuis, Lin Wood, à court d’argent comme Pierce, a rejoint officiellement le cabinet de Donald Trump, le 9 novembre, en qualité d’expert… (en complotisme ?, sûrement, on suppose). Il l’a fait lors d’un discours en Georgie, Etat « rouge » qui vient de virer au bleu, en délivrant un discours enflammé, évoquant pêle-mêle une «  lutte contre les mensonges démocrates« , « les grands médias et les grandes technologies » (Big Tech) et « la tentative de voler les élections deJoe Biden ». Un discours en présence de Donald Trump Jr et de de Ronna McDaniel (derrière lui sur sa gauche), la responsable du parti décidément à la botte de la famille Trump ! Le Titanic avant de sombrer a largué en mer alentour des bouées de sauvetage et Lin Wood vient de s’y accrocher. Trump, remonté contre la Chine depuis la pandémie qui lui a coûté l’élection et soutenu par des complotistes qui incriminent en Georgie des machines à voter (de marque Dominion) pourtant pas installées partout dans l’Etat, Lin Wood vient subitement d’inventer la Dominion fabriquée en Chine, bien sûr… un bien étrange amalgame surréaliste qui ne repose sur rien de tangible, la firme étant du Colorado !!! Où il est vrai, Biden l’a largement remporté (55,4/41,9). Le Colorado serait devenu communiste et on n’en aurait rien su ? Remarquez, je vous en ai trouvé la preuve : il existe en effet une cellule de parti communiste à Denver et elle a même sa page Facebook (ci-dessous); c’est dire… il y a même 8 000 personnes pour la suivre (sur 5 759 000 000 dans tout l’Etat !) et le nombre considérable de 2 personnes pour la lire en ce moment (dont votre serviteur en la regardant !). Le pays est en danger c’est sûr, avec cette menace, comme le clament depuis hier Lin Wood… et Donald Trump ! Remarquez, le site présente une photo prise lors de la manifestation « MAGA » pro-Trump qui s’est produite dans la ville ce 14 novembre. Elle est édifiante en effet… (ici à droite). A Denver, le groupe Atomwaffen Division de John Cameron Dento a resurgi. Je vous en avais déjà parlé ici… A Denver, ils ont de quoi faire en effet avec un aéroport qui est l’objet de théories complotistes assez pendables depuis des années…

Ultime balade complotiste organisée par ses amis

Trump, pendant ce temps, parade le 14 novembre à Washington en voiture blindée au milieu de ses supporters (incroyable vision encore !), le sourire béat à la vitre arrière, le pouce levé, après avoir balancé un tweet complotiste inconscient réaffirmant que l’élection a été faussée selon lui (par ces fameuses machines électroniques fort peu présentes dans le pays, mais citées elles aussi par Lilia Fifield de OAN,  le Gateway Pundit, toujours aussi idiot, et… Lin Wood (4)) : Trump n’a pas bougé d’opinion d’un iota depuis le 3 novembre et on est 11 jours plus tard déjà…

Parmi les organisateurs de la parade, on a remarqué la présence du nazi Andrew Anglin, le responsable de The Daily Stormer et de  “Unite the Right” à Charlottesville (ici à gauche effectuant le sali nazi devant la porte de Brandebourg) !!! Et au milieu de la foule, les inévitables crétins partisans de QAnon à l’origine du fantasme sur Dominion (5):

 

(1) Soit la Whitewater controversy, la White House travel office controversy, et la White House FBI files controversy. Dans l’affaire Bill Clinton, Ray a au final négocié et conclu un accord pour arrêter les poursuites de Clinton sur le dossier Monica Lewinsky et régler un amende de 25 000 dollars. Beaucoup y avaient vu un renoncement … coupable. Surtout qu’il avait clamé auparavant que « personne n’est au-dessus des lois, même le président des États-Unis » !!! Trump, lors du procès de destitution, avait tout verrouillé en interdisant de ne pas envoyer de témoins aux audiences, sur les conseils de Ray.

(2) son plus haut fait d’armes est la défense de Richard Jewell, héros plus tard du film de Clint Eastwood, une victime d’une horrible rumeur colportée : « Wood a déclaré qu’il était important pour lui qu’il pense que ses clients sont innocents des accusations portées contre eux, une décision qu’il prend après avoir examiné l’affaire et son «instinct» lorsqu’il leur parle. Sa première rencontre avec Jewell – dans une salle de conférence qui donnait sur le parc olympique du centenaire – était donc cruciale, surtout parce que Wood s’était compté parmi ceux qui le soupçonnaient. «Enfin, j’ai dit:« Richard, je vous représenterai si vous le voulez, mais vous devrez d’abord accepter mes excuses. … Je pensais que vous l’aviez fait. J’ai cru ce que j’ai vu à la télé. J’ai cru ce que j’ai lu dans les journaux. ‘ » La défense féroce de Wood a aidé Jewell à éviter les poursuites et a remporté certains règlements, y compris celui de NBC News, et certains cas se sont poursuivis même après »…

(3) celle qui annonçait ne vouloir jamais mentir aux américains (ça avait duré 15 minutes à peine) est depuis l’élection de Joe Biden une des plus virulentes à défendre Trump, accumulant les pires mensonges conspirationnistes sur le « vol » supposé des bulletins lors de l’élection. Déchaînée, une vraie harpie !!! Au point de s’être fait couper le sifflet en direct le 12 novembre … par Neil Cavuto, sur Fox-News, une prouesse !!  Le 14 novembre, elle a multiplié les 20 000 manifestants de Washington pour en faire un million… pour quelqu’un qui avait promis de ne pas mentir…

(4) la firme elle-même à révélé ses chiffres : en Pennsylvanie, Dominion n’équipe que 14 comtés (sur 67 !!!), qui ont délivré un total de 1,3 million de votes dont, la majorité 52%, (676 000) est allée à… Trump ( !!!), et 624 000 à Biden. On est loin des « 2,7 millions » revendiqués par les fans trumpiens ou les 941 000 « enlevés à Trump ! » ! Les complotistes citent en prime une firme appelée Edison Research comme source, qui a nié catégoriquement en être l’origine : tout est donc faux ! Dans cet Etat, plus de 3 millions de bulletins ont été apportés par correspondance, dont 2,6 millions par avance. Là comme ailleurs, ce sont les votes provoqués par précaution contre le Covid19 qui ont fait la différence (plus de 60% pour Biden) ! Le reconnaître, ce serait aussi admettre ce que Trump ne veut toujours pas voir. D’ailleurs, il ne porte toujours pas de masque et il a entraîné dans la contamination une bonne partie des gens chargés de le protéger, ce con ! Le pays a passé les 250 000 morts, et on en prévoit 400 000 à l’horizon 2021. Pour Trump Jr (ou Sean Hannity), ils n’existent pas, il est vrai. Il est vraiment temps qu’ils partent !!! Tous !

(5) aux toutes dernière nouvelles (le 15 novembre) Trump, sur son compte Tweeter, n’en démord toujours pas, et il est toujours aussi lunatique : il vient par exemple de féliciter Lin Wood pour son « travail en Georgie » où l’on va recompter manuellement plus de 80 000 bulletins, ce que Trump déclare être pourtant « a scam » , une escroquerie (?). On a beaucoup de mal à le comprendre et à le suivre là : il parle d’élection « volée », on le satisfait pour le moins en recomptant, et ça ne lui va toujours pas !

Il vient aussi de féliciter à nouveau « son équipe« , dans laquelle il cite Giuliani,
pourtant ridiculisé sur son parking miteux, ou le duo de choc de Fox Joseph DiGenova – surpris ici en train de mentir effrontément- et Victoria Toesing, de vieux supporters à lui (lire ici) ou encore l’avocate fan de QAnon Sydney Powell (décrite ici)  et Jenna Ellis… (ici à droite) qui, elle, a comparé un jour l’homosexualité à de la bestialité…. Le Daily Mail, journal conservateur anglais les résume ainsi : « Trump révèle son équipe juridique « vraiment formidable » : un théoricien du complot accusé d’antisémitisme et sa femme, un avocat qui retweete QAnon et un conseiller juridique de campagne qui dit que les gays sont des  » pécheurs » … tous dirigés par Rudy Giuliani »

Bref, ce sont toujours ceux du petit monde de Donald… (on ne sait pas comment il peut apprécier le propos d’Ellis Richard Grenell, soutien de Trump et homosexuel, et fer de lance de la contestation envoyé en Arizona pour critiquer les votes) !!! S’il compte y arriver avec ces bras cassés qui s’insultent entre eux sans même s’en rendre compte…. Ellis est ici complètement ridiculisée par Bill Maher, de chez HBO. Trump dans ses récents Tweet a cité à plusieurs reprises un autre de ses vieux supporters, auteur d’un livre ahurissant pour le dédouaner des russes (« The Russia Hoax « ) jugé fort peu crédible par tout le monde : Greg Jarrett, un ancien de chez Fox. Ce dernier a été arrêté en juin 2014 à l’aéroport de Minneapolis dans un état alcoolique avancé. Son arrestation, filmée ici, ne s’était pas bien passée. Il est allé ensuite en désintoxication. Donald en est à racler les fonds de tiroir en implorant aujourd’hui son aide !

 

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