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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
13 septembre 2005 |
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Il y a deux choses sûres à propos du journal Les Affaires : il ne s’agit pas d’un journal d’extrême gauche, et il est listé parmi l’élite aux côtés de l’inouille dans le répertoire Dmoz.
Malgré tout, l’hebdomadaire publie cette semaine un article intitulé « Le grand été noir de la finance » où l’auteur relate en termes relativement osés comment après le printemps de la crosse politique (qui est présentement en prolongation avec le cas Daniel Bouchard) a fait place à l’été des magouilles financières : « On sait que les financiers carburent à l’argent, faisant passer tout le reste au second plan. Mais les événements récents nous ont montré une industrie encore plus pourrie qu’on ne l’imaginait. »
On s’y interroge entre autres sur le fait que la CIBC ait réglé à l’amiable le recours collectif auquel elle faisait face dans le cadre de la saga Enron :
« En fait, l’événement le plus spectaculaire de l’été a été le règlement à l’amiable de la Banque CIBC du recours collectif intenté par la caisse de retraite de l’Université de la Californie au nom des actionnaires d’Enron. La banque a accepté de verser 2,4 milliards de dollars (G$) US. La direction, dans son communiqué, s’empresse d’ajouter que « le règlement ne comprend aucune admission de faute de la part de la Banque CIBC ».
On ferait un chèque de 2,4 G$ US uniquement pour acheter la paix ?! « Nous n’avons rien fait de mal », nous disent ces chers dirigeants.
Un procès aurait mis au grand jour des agissements d’employés de la CIBC aux États-Unis complotant avec les dirigeants d’Enron pour frauder les investisseurs et les actionnaires. Cela, de la part de financiers multimillionnaires dans le but d’empocher d’autres millions en commissions et en honoraires. »
Pourtant, la chose est passée comme dans du beurre par une journée ensoleillée et je doute qu’aucun client de la CIBC n’ai cru bon retirer ses billes de la Canadian Imperial Bank of Commerce.
Il est vrai que ce type de transfert est beaucoup moins simple que de ne pas voter pour les libéraux fédéraux, chose qui, encore là, risque de ne pas se produire (est-ce que vous me suivez avec toutes ces négations ?).
Le premier paragraphe de ton article me laisse songeur : il laisse prétendre qu’il est surprenant qu’un journal de droite, comme Les Affaires, dénonce les délits commis par des firmes comme Norbourg ou la CIBC.
Comme si les publications et mouvements de gauche possèdaient le monopole de la rectitude financière, alors que ceux-ci ont historiquement été à l’origine de certains des plus terribles carnages financiers jamais commis.
Je m’élève ici contre ce passage (même si je ne l’interprète peut-être pas de la bonne façon) car il est à mon avis révélateur d’un mouvement de fond que je perçois dans les médias et dans l’opinion publique à propos du milieu des affaires : il semble que les milieux financiers sont de plus en plus perçus comme des milieux intrinsèquement corrompus, alors que les manoeuvres dont nous avont été témoins durant les derniers mois sont souvent illégales, et dans la presque totalité des cas carrément à l’encontre du capitalisme. À ce propos, la sortie de Stephen Jarislowsky aujourd’hui a été particulièrement rafraichissante et mérite qu’on s’y attarde.
Il me semble qu’il y a longtemps qu’on avait pas vu un débat gauche-droite par ici…nous voilà donc repartis ! :)
00:40, le Mercredi 14 septembre 2005Peut-être en effet que je me trompe en insinuant que la position politique a quelque chose à voir dans tout ça. J’aurais plutôt dû dire que Les Affaires n’est pas exactement un journal reconnu pour dénoncer, sur un ton assez violent, le pourrissement du système.
Il ne faut certainement pas supposer que le milieu financier est intrinsèquement corrompu, mais on ne peut nier que la quête du profit maximal peut entraîner des débordements, illégaux ou pas, qui au bout du compte se font sur le dos des petits au profit des grands.
Bien sûr que la grande majorité des entreprises sont socialement responsables, mais ceci n’empêche pas de dénoncer les autres qui se servent de la machine capitaliste comme d’un bulldozer.
P.S. le lien vers l’article de Jarislowski ne fonctionne pas.
07:31, le Mercredi 14 septembre 2005On dirait que la grosse Presse est un peu parano et modifie sans cesse l’adresse de ses articles. Pas grave, on se passera aisément des articles de l’empire Gesca. Les Affaires, ironiquement, reprennent en substance le même sujet :
http://www.lesaffaires.com/fr/Aujourdhui/detail.asp ?id=211837&id_section=808,809,810,821
08:52, le Mercredi 14 septembre 2005Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
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