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Ces lobbys qui tuent la planète

Bien sûr, les premiers responsables sont ceux que le peuple a élu, mais la part des lobbys n’est pas innocente, tant leur moyens financiers sont importants, tout comme leur influence sur les électeurs

Ceux qui pensent que nous devons laisser une planète vivable pour les générations à venir, ont encore sur le cœur la récente décision du gouvernement Macron refusant d’acter dans la loi le si dangereux glyphosate de Monsanto… et pas seulement.

Notons aussi le refus d’étiqueter clairement la composition des produits transformés, et les éventuels empoisonneurs pourront continuer d’écrire en lettres illisibles sans l’aide d’une loupe la composition de leur produit.

Idem pour les élevages intensifs qui pourront continuer d’entasser poules, vaches ou cochons, dans des cages d’un autre âge.

Pas mieux pour les abattoirs lesquels devaient être pourvus de caméras pour empêcher que s’y produisent des actes barbares…

Mais c’est dans le domaine de la désinformation que les lobbys sont les plus performants.

Si l’on prend l’exemple de l’énergie éolienne, qui n’a pas lu, ici ou là, le fait que les éoliennes seraient des « hachoirs à oiseaux » ? Qu’elles défigureraient le paysage ? Qu’elles feraient un bruit épouvantable empêchant le pauvre citoyen de dormir sur ses deux oreilles ?

Pourtant la réalité est tout autre.

Sans dénier qu’elles puissent tuer quelques oiseaux, il faut rappeler que, suivant les enquêtes, elles ne tuent que 0,3 à 18 oiseaux par an… alors que les lignes à très haute tension tuent entre 130 et 174 millions d’oiseaux par anlien

Quant à la soi-disant défiguration du paysage, ceux qui utilise cet argument n’ont jamais bougé le petit doigt pour s’en prendre aux milliers de pylônes haute tension, qui non seulement culminent parfois à 60 mètres de hauteur(lien) défigurent le paysage, mais de plus, qui polluent l’atmosphère par le dégagement d’ozone atmosphérique, un gaz toxique, (lien-page 189) et sont suspect d’être responsables de cancers, de leucémies mettant surtout la santé des enfants en danger. lien

C’est intéressant de voir comment le lobby anti-éolien mène sa campagne en suggérant aux citoyens quelques éléments de langages savoureux, mais tout de même honteux : « La zizanie se développe dans tous les villages de France… des gens sont malades, ils ont peur de ces machines… tout se passe en secret, c’est une honte démocratique…des spéculateurs harcèlent les communes… ce sont des affaires d’argent et non d’écologie ». lien

On pourrait se poser la question : mais qui est donc à la manœuvre pour faire toute cette désinformation sur les éoliennes…et voir apparaitre le visage de l’homme qui a lancé le nucléaire en France, un certain Giscard d’Estainglien

L’ancien chef de l’état préside en effet la FED, association qui rassemble les associations d’opposants à l’éolien. lien

Quittons l’éolien pour le photovoltaïque…

Les opposants à cette énergie révolutionnaire désinforment à tout vent, criant sur tous les toits que ces panneaux ne sont pas recyclables… et qu’il faut plus d’énergie pour fabriquer les panneaux qu’ils n’en produisent.

La réalité est tout autre.

Les panneaux sont composés de 75% de verre, une matière recyclable à l’infini… tout comme l’aluminium qui compose son cadre.

A l’intérieur on retrouve un film plastique en EVA qui peut être transformé en granules pour être refondu.

Quant aux cellules en silicium, elles peuvent être séparées mécaniquement et chimiquement avant d’être fondus puis réutilisés. lien

Allons faire un tour du coté de « Big Pharma »…

On se souvient du gâchis financier provoqué par l’ex ministre de la santé, une certaine Roselyne Bachelot, qui avait imposé au pays l’achat de millions de vaccins anti-grippe inutiles… et inutilisés pour beaucoup.

Or, cette ministre avait par le passé fais les beaux jours des laboratoires pharmaceutiques… tout comme la ministre de la santé actuelle.

En effet Agnès Buzyn a œuvré quelques temps dans le même domaine, et il est légitime de s’interroger sur le risque de conflit d’intérêt.

Elle est déjà mise en cause pour avoir rendu une décision favorable à l’Inserm (institut national de la santé et de la recherche médicale », le problème étant que son mari est directeur de cette institution. lien

Ajoutons pour la bonne bouche qu’elle a été rémunérée par les labos pendant au moins 14 ans… d’abord par Gensyme, filiale de Sanofi, puis BMS, et enfin Novartis, entreprise où elle siégeait au comité consultatif.

Or on se souvient que le conseil d’état enjoignait le 8 février son ministère de n’obliger que 4 vaccins… défaite importante pour les labos… mais de courte durée puisqu’en juin, la ministre annonçait son intention d’imposer 11 vaccins, alors que de nombreux professionnels et chercheurs dénonçaient les effets secondaires neurologiques et musculaires irréversibles imputés à ces vaccins. lien

Passons à un autre ministre, Stéphane Travert en l’occurrence, lequel, selon Guillaume Riou, secrétaire général de la fédération nationale de l’agriculture bio, a fait le choix de « l’agro-business ».

Questionné dans les colonnes de libération, il a déclaré : « il est difficile de penser que Stéphane Travert n’est pas sous la pression des lobbys, de groupe de pression et d’intérêts économiques ».

Travert est maintenant dans le déni, écrivant dans un tweet : « l’interdiction du glyphosate n’a jamais figuré dans le projet de loi. Il existe un amendement qui n’a pas été adopté en commission »… provoquant la colère d’une députée « en marche », Sandrine Le Feur en l’occurrence.

« salaud ! » s’est-elle écrié… ajoutant : « l’amendement avait été signé par 70 députés ! ». lien

Voilà qui explique un peu mieux la volonté gouvernementale de ne pas inclure dans la loi l’interdiction du glyphosate, les caméras dans les abattoirs, les élevages intensifs, et le reste. lien

Du coup, il n’est pas surprenant que ce gouvernement ait décidé de ne plus promouvoir au même niveau que précédemment le développement de l’agriculture bio. lien

Quittons l’agriculture bio pour le nucléaire…

On se souvient de la décision prise par le chef de l’état, avec l’accord de Nicolas Hulot, jugeant qu’il était « difficile » de tenir l’objectif de réduction de 75% à 50% la part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025… il serait question de repousser le tout à 2030…. voire plus tard. lien

Les couleuvres qu’Hulot avale jour après jour, ont du souci à se faire… est-ce une espèce bientôt menacée ?…

En réalité on s’achemine plutôt vers le remplacement d’une centrale nucléaire fermée par… une nouvelle centrale nucléaire.

C’est en effet ce qui se passe pour Fessenheim qui ne fermera que lorsque l’EPR de Flamanville sera inauguré… décision prise par l’ancien gouvernement, mais confirmée par Macron. lien

Mais il y a plus grave…

Car la puissance de Fessenheim était de 1800 MW… et celle de Flamanville est bien plus importante. (2600 MW). lien

Le projet gouvernemental est donc en réalité de renforcer la production d’électricité d’origine nucléaire… même s’il affirme le contraire.

Au sujet de Flamanville, il reste quelques zones d’ombre qui pourraient inquiéter le citoyen lambda.

En effet, sous le contrôle de l’ASN, nous avons appris qu’il y a quelques problèmes concernant cette centrale nucléaire qui se veut révolutionnaire : un nouveau souci de qualité portant sur 150 soudures a été détecté, et la mise en service, reportée maintenant en 2019, risque d’être retardée. lien

Auparavant, personne n’a oublié les problèmes de micro fissures détectées sur la cuve du réacteur, partie la plus sensible de la centrale.

Or la cuve de l’EPR présente des zones plus fragiles que les autres, l’acier de cette cuve soumis en permanence à de très fortes irradiations, tout comme à des nombreux chocs thermique, il parait peu responsable de ne pas en tirer certaines conclusions. lien

Le couvercle de la cuve pose aussi des problèmes : elle n’est pas conforme à la règlementation en vigueur et EDF avait été alertée, apparemment sans réaction, sur ces problèmes….lien

Interrogeons-nous aussi sur une particularité de cette centrale nouvelle génération, pour laquelle les ingénieurs ont mis en place « un récupérateur de corium »… quand l’on sait que le corium, dont la température peut dépasser les 3000°, (par comparaison, la lave d’un volcan se situe autour des 1000°) traverse des parois d’acier ou de béton comme si c’était une feuille de papier, on peut se demander de quelle nature doit être ce « récupérateur »… sans prêter quelque peu à sourire. lien

En effet, la cuve des réacteurs de Fukushima avait jusqu’à 17 cm d’épaisseur, la dalle de béton située en dessous en avait 8 mètres, et on sait que tous les deux ont été traversés sans difficultés. lien

 

Mais finalement quoi de plus normal quand un pays est gouverné par d’avides nantis, car comme dit mon vieil ami africain : « le passé simple est plus facile à apprendre que le futur compliqué ».

l’image illustrant l’article vient de journaldesprofessionnels.

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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