Ce qui s’est pass? en « 37

Personnellement, je commence ? ?tre un peu m?l? avec les diff?rentes interpr?tations donn?es au mouvement patriote de 1837; et, de plus, j?en ai un peu marre de cette propension ? s?parer les ??bons francophones?? des ??mauvais anglophones?? au Qu?bec. Je n?aime pas qu?on essaie de me faire prendre des vessies pour des lanternes; et pour m?en pr?venir j?ai l?habitude de v?rifier ? la source. Voyons, alors, ce qui en est r?ellement de cette r?bellion de 1837. Ce sera peut-?tre un peu long, mais l?honn?tet? intellectuelle m?y oblige. (Tir? de Wiki)

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Le mouvement Patriote, r?formiste, prit officiellement forme vers 1826 lorsque le Parti Canadien se transforma en Parti Patriote. Son but ?tait d?obtenir la souverainet? de l?Assembl?e en limitant les pouvoirs du gouverneur. Ce dernier ne voulant rien c?der, met certains des d?put?s Patriotes en prison pour motif d?agitation populaire. Toutefois, certains patriotes se font ?lire m?me depuis leur cellule.

Le conflit, qui a perdur? trois d?cennies, se radicalise durant les ann?es 1830, alors qu?un conflit similaire se d?veloppe dans le Haut-Canada.??

Donc, le m?me combat, pour les m?mes buts, se fait chez les canadiens anglais du Haut-Canada.

??En 1834, les Quatre-vingt-douze R?solutions sont pr?sent?es devant la Chambre d?Assembl?e. Parmi les demandes : un gouvernement responsable, l??lection des membres du conseil l?gislatif et avoir plus d?habitants canadiens ? l?administration du pays. Celles-ci sont envoy?es au Parlement d?Angleterre, mais sont refus?es par le ministre britannique John Russell, qui lui-m?me proposera, en 1837, ses 10 r?solutions. Le tout se transforme finalement en un affrontement arm?, au moment m?me o? plusieurs pays europ?ens, comme l?Allemagne, la Gr?ce ou l?Irlande, subissent eux aussi des insurrections similaires.??

Le Bas-Canada n?est donc pas seul dans ce genre de revendications. Cela me surprendrait ?norm?ment que la Gr?ce, l?Irlande ou l?Allemagne revendique le ??fait fran?ais??.

??L?Assembl?e des Six-Comt?s fut une assembl?e de chefs patriotes et d?approximativement 6 000 partisans tenue ? Saint-Charles, au Bas-Canada, aujourd?hui le Qu?bec, le 23 et 24 octobre 1837, malgr? la proclamation du 15 juin du gouvernement interdisant les assembl?es publiques. Pr?sid?e par Wolfred Nelson et Louis-Joseph Papineau elle est la plus c?l?bre des nombreuses assembl?es populaires tenues cette ann?e-l? pour protester contre les R?solutions Russell.??

Wolfred Nelson n,est s?rement pas un Canadien fran?ais de souche.

??Les chefs patriotes ?taient en majorit? des descendants des colons de Nouvelle-France comme Louis-Joseph Papineau. Cependant, on retrouve ?galement de nombreux intellectuels francophiles de la minorit? anglaise et irlandaise, dont le docteur Robert Nelson et son Fr?re Wolfred, ainsi que l?Irlandais Catholique Edmund Bailey O?Callaghan. Il est significatif que le bas clerg? ait eu des sympathies pour les Patriotes alors que le haut clerg? s?est associ? au pouvoir britannique.??

Tiens tiens! Le haut clerg? est anglicis?! ?tonnant, non?

??La Soci?t? des Fils de la Libert? ?tait un groupe paramilitaire fond?e au mois d?ao?t 1837 qui tient sa premi?re assembl?e publique le 5 septembre de cette m?me ann?e. Entre 500 et 700 jeunes ont particip? ? cette assembl?e. Les membres de la Soci?t? des Fils de la Libert? calquaient leurs vis?s sur un groupe qui avait exist? lors de la R?volution Am?ricaine du nom de Sons of Liberty.??

Influence am?ricaine chez nos ??patriotes??. Cela replace les faits dans le contexte quelque peu.

??C?est ? l?assembl?e des Six-Comt?s, le 23 octobre 1837, que le mouvement patriote approuve solennellement l?organisation des Fils de la Libert?. L?organisation des Fils de la Libert? dispara?t peu de temps apr?s l??chauffour?e avec le Doric Club du 6 novembre et devient clandestine, soit suite ? l??mission des mandats d?arr?t contre les leaders de l?association, dont Papineau, O?Callaghan, Brown et Ouimet, le 16 novembre 1837.??

Deux anglais et deux fran?ais unis dans un m?me combat pour l??quit? gouvernementale. C?est assez clair. Allons-nous qualifier ces ??anglais?? de ??tra?tes ? leur nation???. Il faudrait ?tre dr?lement culott?!

??Apr?s le rejet des demandes de r?formes, une s?rie d?assembl?es publiques par les chefs du Parti Patriote enflamme les passions durant l??t? de 1837. Les affrontements d?butent, le 6 novembre par une ?chauffour?e entre les membres des groupes paramilitaires des deux camps, soit les gens du Doric Club et ceux de la Soci?t? des Fils de la Libert?.

La Bataille de Saint-Denis est un combat livr? le 23 novembre 1837. Elle opposa les 200 patriotes du docteur Wolfred Nelson aux 300 Britanniques de Sir Charles Gore, et prit fin avec la victoire des Patriotes. Cette bataille fut l?unique succ?s remport? par les Patriotes lors de ce conflit.??

Unique succ?s remport? par un ??patriote?? anglais. C?est un peu g?nant, je dirais.

??? la mi-novembre 1837, les Britanniques d?cident de lancer l?arm?e contre les Patriotes et ordonnent d?arr?ter leurs chefs. Sous la conduite de Thomas Storrow Brown, de Montr?al, les Patriotes du comt? de Richelieu s?emparent du manoir du seigneur Pierre Debartzch et l?entourent de fortifications, pendant qu?? Saint-Denis, ils se regroupent autour de Wolfred Nelson.??

Thomas Storrow Brown; un autre ??anglais?? qui conduit des ??patriotes??.

??La Bataille de Saint-Charles : Le 25 novembre 1837, l?arm?e britannique est d?termin?e ? ?craser la r?sistance patriote. Le sort de la r?bellion dans le Bas-Canada se joue ? Saint-Charles, dans la vall?e du Richelieu. Deux cent cinquante Patriotes sont retranch?s derri?re une barricade autour du manoir seigneurial. La Bataille de Saint-Charles se termine dans un bain de sang. Cent cinquante Patriotes meurent au combat tandis que trente soldats anglais sont tu?s. Louis-Joseph Papineau, Wolfred Nelson, Jean-Philippe Boucher-Belleville et des centaines de Patriotes fuient la vall?e et se r?fugient aux ?tats-Unis. D?autres sont captur?s et emprisonn?s ? Montr?al, au Pied-du-Courant, dans des conditions difficiles.

La Bataille de Saint-Eustache eut lieu le 14 d?cembre 1837. Selon John Colborne, commandant en chef des forces arm?es dans les colonies du Haut et du Bas-Canada, les chefs rebelles du comt? des Deux-Montagnes Girouard, Girod, Ch?nier, Masson et Chartier ?taient les plus actifs de la r?volte et mieux pr?par?s ? une r?sistance arm?e que leurs compatriotes du Richelieu. Le 14 d?cembre, ? la t?te de plus de 1200 soldats et volontaires, le g?n?ral John Colborne se lance ? l?attaque de la localit?. Les Patriotes sont barricad?s ? l?int?rieur du couvent, du presbyt?re et de l??glise locale. Jean-Olivier Ch?nier, devenu commandant en chef de la R?sistance, se r?fugie avec 300 Patriotes dans l??glise.

? 11h15, les Patriotes sonnent le tocsin qui annonce au village l?arriv?e de l?ennemi. Vers 4h30, le village de Saint-Eustache est en flamme. Les volontaires loyalistes sont responsables de l?incendie d?une cinquantaine de maisons sur les 65 qui sont br?l?es. Les autres ?tant le fruit des soldats britanniques12. La plupart des r?sidences du village sont victimes du pillage par les soldats et les volontaires. Pr?s de 70 Patriotes ont trouv? la mort dans la bataille de Saint-Eustache, ainsi que dix soldats anglais.
Robert Nelson et ses partisans, apr?s l?insurrection manqu?e de 1837, se sont r?fugi?s aux ?tats-Unis. Ils y organisent deux invasions en 1838. Une premi?re invasion du Bas-Canada est tent?e le 28 f?vrier. Les six ou sept cents rebelles, command?s par les docteurs C?t? et Nelson, quittent le Vermont dans le but de traverser la fronti?re. Arriv?s au lieu de campement, situ? ? un mille de la fronti?re, les rebelles proclament Robert Nelson pr?sident de la R?publique du Bas-Canada. Ce dernier lit sa D?claration d?ind?pendance du Bas-Canada qui pose des revendications tr?s progressistes pour l??poque. Le Bas-Canada y est auto proclam? r?publique ind?pendante et le peuple est d?clar? absout de toute all?geance ? la couronne britannique, jette les bases du nouvel ?tat : s?paration de l??glise et de l??tat, droits ?gaux pour les Blancs et les autochtones, abolition du r?gime seigneurial, libert? de presse, ?galit? des langues fran?aise et anglaise, etc.??

C?est malheureux que cette auto proclamation de la r?publique ind?pendante du Bas Canada n?ait pas r?ussie. Nous n?aurions plus de probl?mes avec les ??anglais?? car nous serions une ??nation Bas-Canadienne??.

??La Bataille de Beauharnois : Les Loyalistes s?empar?rent de plusieurs habitants du village et les gard?rent prisonniers dans le moulin du village. Les Loyalistes du Haut-Canada mirent le feu dans le village et pill?rent plusieurs maisons. Apr?s quelques jours, soit le 1er d?cembre, les Patriotes furent transf?r?s ? la prison de Montr?al, o? ils furent jug?s et condamn?s.

La Bataille de Lacolle : Le nouveau groupement patriote appel? Les chasseurs d?cident de faire une halte ? Lacolle afin de voler des armes aux volontaires loyaux aux Britanniques de cette r?gion. Une fois sur les lieux, un petit groupe de chasseurs d?cide de faire prisonnier Nelson, le soup?onnant de vouloir fuir les lieux de la bataille. Ils ligotent ?galement Tr?panier et Nicholas et les envoient tous trois au camp de Lacolle. Ils les lib?rent cependant apr?s que ces derniers les aient convaincus de leur fid?lit? envers le mouvement d?insurrection. La Bataille de Lacolle se d?roula le 7 novembre 1838 entre les forces des volontaires Loyalistes du Haut-Canada sous le commandement du Major John Scriver et les rebelles du Bas-Canada sous le commandement du Colonel Ferdinand-Alphonse Oklowski. Le 6 novembre, les rebelles patriotes gagn?rent une premi?re escarmouche mais perdirent la confrontation finale le jour suivant.??

Oklowski? Dr?le de consonnance francaise!

??La Bataille d?Odelltown : Afin de r?tablir les relations avec la fronti?re, Robert Nelson et l`arm?e Patriotes tente de marcher sur Odelltown. Devant la marche de cette arm?e, les volontaires loyalistes retraitent jusque dans l`?glise d`Odelltown o? s`?tablit un front qui va au-del? de Fisher`s Tavern. Apr?s plusieurs fructueuses sorties, les volontaires font reculer les rebelles gr?ce aux renforts britannique. Les rebelles retraitent ensuite sur Napierville avant de se disperser devant la venue des troupes r?guli?res d?p?ch?es de Montr?al. ? la suite de cette bataille, certains se sauvent vers la fronti?re am?ricaine, d`autres se r?fugient en r?gion pendant que le Major H?bert, Charles Hindelang et le reste de leurs hommes marchent vers Napierville. D?courag?, Robert Nelson quitte le Bas-Canada pour les ?tats-Unis. Entre temps, Colborne avait pris la route de Napierville au commande d`une arm?e de 5 000 hommes. En marchant vers le grand camp, les Fr?res chasseurs sont inform?s que Colborne et sa troupe ne sont qu`? une demie lieue de l?, mais ils n`arriveront ? Napierville que dans l`avant-midi du vendredi 10 novembre alors que la majorit? des rebelles ont d?j? quitt? les lieux. Ne pouvant s`organiser suffisamment vite, les chefs patriotes renoncent ? toute riposte apr?s la tenue d`un conseil de guerre. Par la suite Colborne se rend ? Odelltown pour prendre connaissance de la situation pr?s de la fronti?re. Hindenlang essaie de gagner la fronti?re Am?ricaine dans la nuit du 9, mais il est arr?t? le samedi 10 novembre. Le Major H?bert quant ? lui y parvient apr?s s`?tre cach? toute la nuit.

Le 25 septembre 1839, 58 patriotes, condamn?s ? l?exil, quittent Qu?bec ? destination de la Nouvelle-Hollande , qui ?tait en ce temps l? le continent prison des Britanniques, ? bord de la fr?gate anglaise Buffalo, command?e par le capitaine Wood.
Le Canada-Uni fut ainsi cr?? en 1840 ? la suite de l?Acte d?Union.
Elle visait ? assimiler les Canadiens-Fran?ais, et donc d??liminer la possibilit? de r?cidive, en les submergeant dans une mer anglaise toujours en augmentation gr?ce ? l?immigration venant du Royaume-Uni.
Les Canadiens-fran?ais r?agirent par la revanche des berceaux, sous l?impulsion de l??glise catholique, pour maintenir leur nombre relatif. Ils utilis?rent ?galement les discussions lors de la (Conf?rence de Charlottetown) pour reformer une province francophone et catholique distincte, le Qu?bec.
La Journ?e Nationale des Patriotes est empreinte de comm?morations ? caract?re historique afin de souligner le soul?vement des Patriotes de 1837-1838. La Journ?e Nationale des Patriotes est un jour f?ri? et ch?m? au Qu?bec le lundi qui pr?c?de le 25 mai de chaque ann?e. Instaur?e en novembre 2002, mais c?l?br?e pour la premi?re fois en mai 2003, les Qu?b?cois profitent de cette journ?e pour ? souligner l?importance de la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance de leur nation, pour sa libert? politique et pour l??tablissement d?un gouvernement d?mocratique ?. Avant 2003, le lundi pr?c?dant le 25 mai de chaque ann?e ?tait la F?te de Dollard, institu?e dans les ann?es 1920 afin de concurrencer la F?te de la Reine (Victoria Day) qui est c?l?br? au Canada Anglais. Cette journ?e vise ? inciter les jeunes ? r?sister aux valeurs monarchiques anglaise en suivant l?exemple des Patriotes qui ont combattu pour la libert? et la d?mocratie au Bas-Canada.??

J?esp?re qu?il est maintenant assez clair que les patriotes n?ont jamais voulu exclure les anglophones de la ??nation qu?b?coise??; puisque les patriotes ne faisaient aucun cas de la nationalit? originelle de leurs adh?rents. Ce qu?ils ont obtenus, est une province o? l?identit? culturelle de chacun des citoyens ?tait prot?g?e. Cela ne se limitait pas exclusivement ? l?identit? ??francophone?? de la majorit?. Il nous faut cesser de vivre ? l??poque o? la politique britannique ?tait d?inonder les ??francophones?? dans un oc?an ??d?anglophones??; cette volont? des autorit?s date de plus de 150 ans. Il nous faut continuer ? faire notre place dans la soci?t? ?conomique en tant que francophones sans, pour autant, combattre les ??patriotes?? de culture linguistique diff?rentes.

Le vrai probl?me actuel est d??tablir une soci?t? qui r?pond aux besoins de chacun des individus vivants au Qu?bec. Et pour y arriver, il ne suffit que de d?velopper la conscience sociale de chacun des individus dans un respect des diff?rences de chacun.

De toujours brandir le flambeau de la nationalit? exclusive francaise cache un int?r?t de certains qui provoque chez moi, des inqui?tudes importantes. C?est, ? tout le moins, faire preuve de manipulation des ?motions des individus qui n?a jamais aboutit ? quelque chose de positif historiquement.

En r?sum?, je n?aime pas qu?on me prenne pour un imb?cile.

Andr? Lefebvre

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