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Ce que l?Occident doit aux Arabes (1): La civilisation islamique et le savoir universel


En raison de son pass? acad?mique o? il a r?alis? un m?moire de ma?trise sur la p?riode glorieuse d?Al-Andalus (912-976), le responsable de?la J?rusalem des Terres Froides?(moi-m?me, Charles tremblay) a une sensibilit? toute particuli?re sur le sujet de ? ce que l?Occident doit aux Arabes ?. C?est pourquoi il a toujours d?test? ces sites qui reprennent les pires merdes historiques pour diaboliser l?Islam ? des fins id?ologiques fascisantes, comme Point de Bascule, Bivouac-ID ou encore le Poste de Veille de Philippe Magnan. Des merdes qui affirment qu?il n?y a rien eu de noble pendant la p?riode arabo-musulmane de la P?ninsule Ib?rique (711-1492), ou encore qui affirment que l?Europe et l?Occident ne doivent rien ? cette pr?sence historique. Ces sites et d?autres encore comme le Jean Robin des ?ditions Tatamis ont tous repris ? l?unisson le travail pseudo-historique de Sylvain Guggenheim, Aristote au Mont Saint Michel, qui nie toute influence arabe et/ou musulmane dans l?Occident contemporain. Ils n?y connaissent rien, mais vraiment rien ? cette p?riode historique mais comme ?a va dans le sens de leur Weltanschauung (? cosmologie ? ou ? repr?sentation du monde ?), de leur id?ologie, allez, on reprend dans l?all?gresse, on ? instrumentalise ? comme le dit si bien Philippe Magnan de Poste de Veille.

On trouve ici une r?ponse aux conneries de Guggenheim par Chems Eddine Chitour, collaborateur r?gulier du Centre de Recherches sur la Mondialisation de Michel Chossudovski. Elle reprend cette r?ponse ici et il est possible que d?autres articles paraissent ?ventuellement car votre serviteur a conserv? quelques dossiers sur ce sujet dans son fond documentaire.

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LA CIVILISATION ISLAMIQUE ET LE SAVOIR UNIVERSEL: LE D?NI DES ID?OLOGUES INTOL?RANTS

Par Chems Eddine Chitour
Paru sur Mondialisation.ca
Le 13 avril 2014

?Qui s?instruit sans agir, laboure sans semer.??Proverbe arabe

Mon attention a ?t? attir? par un ouvrage qui fait le proc?s de l?Islam ; ? Aristote au Mont Saint Michel ?. Dans sa charge o? on sent une haine sourde qui n?a rien ? voir avec un travail d?historien digne de ce nom, Sylvain Guggenheim, attribue la Renaissance de l?Europe ? l?apport d?un obscur abb? Jacques de Venise, dans l?Abbaye du Mont Saint Michel et ? des Chr?tiens assyriens, des Juifs, des Perses bref tout sauf des Arabes ! Mieux encore pour lui l?Islam de par sa rigidit? ? conditions de Dimmis- a emp?ch? ces comp?tences non arabes de mieux s??panouir de mieux transmettre en clair, on pourrait comprendre que la Renaissance de l?Europe aurait pu se faire plut?t.

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Mais qui a traduit Aristote?

Mais qui a traduit Aristote ? C?est par ces mots qu?Andr? Burgui?re renvoie dos ? dos les honn?tes courtiers quant ? l?apport de la civilisation islamique au patrimoine universel , et le proc?s des Arabes et de l?Islam ? qui Sylvain Guggenheim d?nie tout apport ? la renaissance de l?Europe . Nous l??coutons : ? Il semblait acquis que l?Europe avait red?couvert la philosophie grecque au Moyen Age gr?ce aux Arabes. Sylvain Gouguenheim le conteste, au grand dam de ses confr?res L?Europe a-t-elle toujours gard? un lien direct avec les penseurs grecs ou a-t-elle renou? avec eux par l?interm?diaire de la culture arabe apr?s un oubli de huit si?cles? Ce d?bat est devenu une question explosive L?id?e que les universit?s du XIII?me si?cle ont red?couvert Aristote ? travers Averro?s et la m?decine grecque dans l?oeuvre d?Avicenne est reprise comme une ?vidence par ceux qui veulent combattre l?islamophobie renaissante en Europe et qui refusent de d?sesp?rer Bab-el-Oued ?.(1)

Vient ensuite un plaidoyer de l?auteur : ? Qui peut reprocher ? un historien de s?attaquer aux id?es re?ues? L?essai de Sylvain Gouguenheim, appuy? sur une solide connaissance des ?changes intellectuels entre Orient et Occident au Moyen Age, est convaincant sur deux points essentiels: les clercs d?Occident n?ont jamais perdu le contact avec les textes de la Gr?ce antique. Quand le grec a cess? d??tre connu des lettr?s dans le monde latin, des clercs souvent form?s ? Byzance se sont mis ? traduire les auteurs grecs; comme ce Jacques de Venise dont Gouguenheim nous rappelle le travail consid?rable. Attach? ? l?abbaye du Mont-Saint-Michel, l?un des ateliers de copie les plus actifs de l?Occident, il a traduit en latin au milieu du XII?me si?cle la plupart des oeuvres d?Aristote. Dans le monde musulman lui-m?me, ce sont avant tout des chr?tiens syriaques qui ont traduit en arabe et comment? les textes grecs, comme le nestorien Yuhanna ibn Masawayh, m?decin et logicien, n? au VIII?me si?cle sous le calife Harun al-Rachid, ou son disciple Hunayn ibn Ishaq. (?) ? (1)

? Selon Gouguenheim, l?Occident ne devrait rien ou presque ? la transmission arabe du savoir grec, puisqu?il existe une fili?re concurrente de traductions latines du grec. Comme ? notre ? savoir est grec, Gouguenheim tente de montrer, toujours selon Aur?lien Robert, que l?Occident n?a aucunement eu besoin de la m?diation arabe, mais aussi que les Arabes n??taient pas capables, faute d?outils linguistiques et conceptuels appropri?s, d?assimiler ce savoir grec. Gougenheim insiste sur une autarcie de l?Occident et la connaturalit? de la culture grecque et de la culture chr?tienne ; l?hell?nisation limit?e ? voire manqu?e ? du monde arabe (les Arabes auraient re?u passivement le savoir grec qu?ils n?ont pas su assimiler). Ces deux aspects sont li?s pour Gougenheim, car, pour lui, c?est parce que la raison est l?apanage des Grecs et des chr?tiens que l?islam n?a pu ni s?hell?niser, ni devenir rationnel ?. (2)

? Mais pour Marwan Rashed ? le monde arabo-musulman n?a pas re?u passivement le savoir grec, puisqu?un savoir y ?tait d?j? constitu?, dont une large partie n?avait d?ailleurs pas encore d??quivalent en Occident (comme l?alg?bre ou la m?decine). Le besoin de traductions des textes grecs en arabe ne s?explique donc que par une volont? d?un savoir nouveau pour r?pondre ? des questions d?j? pos?es par les penseurs arabes. En ce qui concerne la philosophie, d?s le ixe si?cle les th?ologiens rationnels (les Mutakallimun) auraient formul?s, selon Marwan Rashed, des th?ories tr?s complexes pour penser la compatibilit? de la libert? et de la pr?destination, les limites du possible en m?taphysique et la constitution du monde dans une physique de la cr?ation. (?) ?.(2)

Ceci est vrai, le pensons nous ! Les Arabes vivent dans le r?ve, et s?en remettent par fatalisme ? une ?poque r?volue. Mais ceci n?a rien ? voir avec l?Islam ! Les Arabes c?est 300 millions de personnes une ?le dans un oc?an 1,3 milliard de musulmans. Les autres musulmans r?ussissant ? l?instar des pays d?Asie tels que la Malaisie voire l?Iran qui est une nation spatiale, qui dispose des meilleurs centres de recherche qui lui ont permit de faire atterrir en douceur le dernier drone am?ricain venu en espion au dessus du territoire?

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Qui sont les syriaques? Arme fatale de Guggenheim contre les Arabes ?

Sylvain Guggenheim a pour fil conducteur : l?islam et les Arabes ne sont pas des r?f?rences. Il cite abondamment les non ?arabes les non musulmans notamment les chr?tiens assyriens. Examinons d?abord la langue, on montrera que sa parent? avec l?arabe est totales. Nous lisons dans l?encyclop?die Wikip?dia : ? Le syriaque est une langue s?mitique du Proche-Orient, appartenant au groupe des langues aram?ennes. L?aram?en existe au moins depuis le xiie si?cle av. J.-C. Le syriaque repr?sente si l?on veut un ? dialecte ? de l?aram?en L?aram?en ? la langue du Christ- appara?t en Syrie et en M?sopotamie, au moins d?s le Ier mill?naire avant notre ?re. ? partir du xiie si?cle av. J.-C., des tribus aram?ennes venues du sud s?installent en Syrie et en Iraq. l?aram?en devint la lingua franca du Moyen-Orient ? (3)

Apr?s la conqu?te arabe au viie si?cle, le syriaque va perdre d?finitivement son r?le de langue d??change. L?usage de l?arabe se r?pand dans les villes et cantonne progressivement les parlers aram?ens, qui s??loignent de plus en plus du syriaque classique, dans des contr?es toujours plus recul?es. ?.(3)

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La supr?matie de la langue arabe

Une langue ne s?impose pas quand elle n?est pas adoss?e ? une production intellectuelle. C?est tout naturellement que les savants de l??poque, juifs, chr?tiens assyriens , perses, se sont mis ? l?arabe langue plus fluide . Quand Maimonide ?crivit ? Dalil el Ha?rine ? ? le Livre des ?gar?s ?, son ouvrage majeur qui est encore une r?f?rence dans le monde juif, il le fit en arabe, il aurait pu le faire en syriaque, en h?breu. L?Arabe du moyen ?ge ?tait la vulgate plan?taire, c??tait l?anglais du XXe si?cle.

? Quand l?arabe a commenc? ? s?imposer dans le Croissant fertile, les Chr?tiens ont commenc? par ?crire l?arabe avec des caract?res syriaques. Ces ?crits sont appel?s karshouni ou garshouni. On a pens? que l?alphabet arabe d?rivait d?une forme d?aram?en appel? nabat?en utilis? dans la r?gion de P?tra. Des hypoth?ses plus r?centes nuancent cette affirmation et lient l?alphabet arabe ? l?alphabet syriaque Les locuteurs du syriaque sont appel?s chald?ens ou assyriens, du nom de leurs ?glises. La parent? des grammaires et du vocabulaire est tr?s importante ce qui explique le passage du syriaque ? l?arabe sans probl?me Mieux encore La po?sie syriaque est purement eccl?siastique (?) Au ixe si?cle, la rime fut introduite par imitation de la po?sie arabe (premi?re attestation : (?) Certains po?tes de basse ?poque tent?rent d?imiter la virtuosit? technique de leurs coll?gues arabophones ?. (3)

La langue arabe a au moins servi ? cela ! Mieux dans le Nouveau Testament , les derni?res paroles du Christ ont ?t? laiss?s en aram?en. A leur lecture : ? Ya ilahi, Ya ilahi, Lima sabactani ?? ? O mon Dieu, O mon Dieu, Pourquoi m?as tu laiss? tomb? ?que les Chr?tiens occidentaux ?nonnent sans savoir, un locuteur arabe les comprend parfaitement : ? Mon Dieu pourquoi as-tu pris de l?avance sur moi,- tu m?as abandonn? ? ? ?

Il n?y a donc pas de division ? introduire entre les chald?ens assyriens et arabes au niveau de la culture et de la langue. Ce sont des langues s?urs, et m?me si on devait un jour ?tablir le g?nome, il y aura ? n?en point douter des ressemblances. Reste l?ethnie sociale ? Est-ce important ? Est cela qui fait dire ? Guggenheim que les Arabes sont nuls sont des imposteurs et que ce sont des Chald?ens assyriens qui ont tout fait pour transmettre ? l?Europe l?h?ritage grec. N?est ce pas plut?t cette atmosph?re d?abord de Dar El Hikma ? Bagdad ? qui ?tait une grande belle ville alors qu??? l??poque Londres ?tait un gros bourg- o? on comptait dit-on des centaines de milliers d?ouvrages ou le sultan donnait son poids d?or ? tous les traducteurs d?ouvrage ? Cela se passait au VIIIe si?cle Les ministres ?taient juifs Pendant qu?il ?tait interdit aux juifs d?enterrer leurs morts intra-muros ? Paris , que l?inquisition battait son plein ? Comment expliquer cette p?riode que nous fait connaitre par miracle Sylvain Guggenheim ? que constituait l?Abbaye du mont Saint Michel alors que l?Europe ?tait ? feu et ? sang qu?en pendait les h?r?tiques qu?on r?tissait les Juifs ?

On dit, d?apr?s Mostefa Lacheraf ; que pour ?crire la Muqqadima Ibn Khaldoun, le p?re de la sociologie a consult? des milliers d?ouvrages. A Grenade et ? Cordoue l?atmosph?re intellectuelle ?tait tr?s favorable ? la floraison des id?es, une libert? de penser en action, qui fait que les Juifs , Musulmans et Chr?tiens vivaient en harmonie Seul le savoir ?tait ? l?honneur et pouvait discriminer envers les individus ,ce n??tait ni l?ethnie, ni la religion !

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Les r?actions ? propos de l?ouvrage : Les pour et les contre

Il est dans la nature des choses qu?un livre soit critiqu?e. Certains ont cur bon d?encenser cet ouvrage par conviction d?un apport r?el ? la compr?hension des mouvements civilisationnels, d?autres par conviction pr??tablie qui ont vu ce livre comme une b?n?diction car il permettait de donner corps ? toutes les strates haineuses accumul?es. D?autres enfin l? encore par conviction ont vu dans ce livre, une m?connaissance r?elle de l?apport de la civilisation islamique qu?on ne peut avancer que par mauvaise foi tant les preuves abondent du r?le de passeur de culture qu?a jou? la civilisation islamique

Dans l?encyclop?die Wikip?dia, nous lisons : ? la publication est d?abord salu?e par un article du journaliste Roger-Pol Droit, ? Et si l?Europe ne devait pas ses savoirs ? l?islam ? ? dans Le Monde des livres du 4 avril 2008 (?) Le 25 avril, Le Monde publie ensuite une lettre envoy?e par H?l?ne Bellosta et sign?e par quarante chercheurs, dont Alain Boureau. D?autres sp?cialistes en histoire et philosophie m?di?vale tels Gabriel Martinez-Gros ou Alain de Libera lui reprochent de nier, ? des fins id?ologiques, l?apport des intellectuels arabes dans la transmission du savoir grec ? l?Europe au Moyen ?ge ou d??crire des? inepties ? et le soup?onnent de d?velopper une th?se nourrissant celle du choc des civilisations ?.(4)

? Le 30 avril, Lib?ration donne la parole ? 56 chercheurs dont Barbara Cassin, Alain de Libera et Jacques Chiffoleau, ? Oui, l?Occident chr?tien est redevable au monde islamique ? consid?rant que la d?marche de l?auteur n?avait ? rien de scientifique ? et qu?elle n??tait qu?? un projet id?ologique aux connotations politiques inacceptables ? (?) Jean-Luc Leservoisier, conservateur de la biblioth?que d?Avranches depuis vingt ans, et participant depuis 1986 ? la sauvegarde et ? la mise en valeur des 199 manuscrits m?di?vaux du mont Saint-Michel dont les trait?s d?Aristote, ?crit 😕 C?est du pur roman ! ? On sait trois fois rien sur Jacques de Venise. Son nom est cit? seulement dans deux lignes de la chronique latine de l?abb? Robert de Torigni entre les ann?es 1128 et 1129, o? il est dit que celui-ci a traduit les ?uvres d?Aristote. Mais en aucun cas il n?a pu venir au mont Saint-Michel ? la fin des ann?es 1120, p?riode de troubles extr?mes qui culmin?rent avec l?incendie de l?abbaye par les habitants d?Avranches en 1138. ? (4)

On le voit le ? chainon manquant ? qui dit-on a servi de courroie de transmission un certain Jacques de Venise, honn?tement pouvait il traduire autre chose que des livres religieux ? S?agissant de l?apport technologique et scientifique, qui a bien eu lieu, Sylvain Guggenheim Guggenheim a son id?e ! Pour lui ce ne sont pas des Arabes mais des Chr?tiens assyriens et des Juifs des dimmis, brefs des esclaves qui dans des conditions sociales difficiles- tel qu?on les pr?sente en Occident- Faut croire qu?ils aimaient ?tre dimmis, puisque cela leur a permit d??crire, de traduire, d?inventer ? l?aise, voire occuper les plus hautes fonctions dans la hi?rarchie

Que reste-il , en d?finitive du r?quisitoire de Guggenheim contre les Arabes, l?Islam ? Pas grand-chose si on est scientifiquement honn?te ! Ce r?quisitoire ne peut s?expliquer que par un sacerdoce Pour nous Sylvain Guggenheim n?a pas ?t? scientifiquement honn?te. Il s?est d?abord fix? le cap et il a utilis? toute son ?nergie ? d?montrer-en vain- son postulat ou plut?t son apostolat celui de diaboliser les Arabes et l?Islam.

Pourquoi fait il cela ? On dit que c?est un historien du Moyen ?ge. Je lui propose de faire une enqu?te aussi minutieuse sur le sort des Juifs en Europe depuis que l?Eglise les a proclam? d?icides. Il pourra peut ?tre expliqu? les pogroms et avoir un regard indulgent sur l?Islam qui ? la m?me ?poque en Andalousie ?tait le berceau de la tol?rance et le sanctuaire des Juifs, ? El Hara ? ? la Maison du dernier secours, en h?breu.

Il pourra aussi nous expliquer le cheminement de l?antis?mitisme qui touche tous les peuples s?mites- pas seulement les Juifs- mais aussi les musulmans arabes, les chr?tiens arabes, assyriens. Gageons qu?il ira jusqu?? nous r?v?ler honn?tement qu?il n?y a pas de peuples juif mais une religion juive. Que les Canan?ens ?taient les anc?tres communs des Isra?liens et des Palestiniens et peut ?tre qu?avec un peu d?empathie il tordra le cou au conformisme ambiant en admettant que ce qui compte ce n?est pas l?appartenance ethnique ou religieuse c?est ce que l?on apporte individuellement ? l?humanit? pour diminuer l?anomie du monde ce que les thermodynamiciens appellent l?entropie. Monsieur Guggenheim confond militantisme pour une cause et les faits historiques qui sont t?tus.

La civilisation islamique a sa place parmi les grandes civilisations. Ceux qui l?ont port?e aux nues ?taient musulmans, mais aussi juifs, zoroastriens, chr?tiens. Bref des arabes, des assyriens, des perses, des ph?niciens et palestiniens qui se sont ?panouis ? l?ombre de l?islam et d?une langue qui a connu ses heures de gloire. Les Arabes n??taient qu?une composante mais le miracle de la langue arabe est qu?elle a ?t? la langua franca pendant des si?cles. Un seul b?mol le sort actuel des peuples arabes n?est pas du ni ? la langue encore moins ? l?islam mais ? leur dirigeants qui se sont install?s dans les temps morts, pour l??ternit? avec la complicit? active de l?Occident mais ceci est une autre histoire

Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. Andr? Burgui?re http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20080522.BIB1350/mais-qui-a-traduit-aristote.html 22-05-2008

2. Bachir Senouci :Les Grecs, les Arabes Revue Africaine des Livres Vol. 9 n?1, Mars 2013
3. Syriaque : Encyclop?die Wikip?dia
4. Aristote au Mont Saint Michel Encyclop?die Wikip?dia

Charles Tremblay

 

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