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Ce ne sera pas un Am?ricain

Un Tour des inconnus, pas tant du c?t? de ses participants, qui ont tout de m?me perdu quelques uns de ses plus illustres coll?gues avant le d?part, mais des inconnus en g?n?ral, de ce que l’on ne conna?t pas de ce Tour. Et encore aujourd’hui, apr?s cette ?tape mythique couronn?e par l’arriv?e ? la Toussuire, on se rend bien compte que nous ne connaissions pas grands choses tout court ? ce nouveau peloton.

Nous avons toutefois appris une chose aujourd’hui, une chose que nous n’avions m?me pas imagin?e hier : le Tour ne sera pas gagn? par un Am?ricain. Le tr?s peu flamboyant Floyd Landis, l’Am?ricain roi couronn? par les m?dias, avant m?me son arriv?e ? Paris, une habitude que nous avons certainement pris des ann?es Armstrong, s’est aujourd’hui ?teint d?finitivement, perdant sa couronne dans un de ces fameux jours « sans », sans ?nergie, sans puissance, sans motivation, mais par-dessus tout dans une douleur intense, ?tal?e dans les dix derniers kilom?tres avant l’arriv?e.

Landis a bu la tasse, prenant dix grosses minutes au g?n?ral, une minute au kilom?tre rythme qui signe sa mort et son retrait du groupe des « pr?tendants » au titre. Un groupe qui est men? d’ailleurs par un inconnu, un vrai celui-l?, Oscar Pereiro Sio, Espagnol de la Caisse d’?pargne, talonn? par un des favoris de deuxi?me ordre, un autre espagnol, de la CSC, qui pointe en dedans des deux minutes.

Et alors, qui gagnera la Boucle ? Vraiment, l’importance du Tour cette ann?e n’est pas ? savoir qui du peloton prendra en charge le r?le de patron. L’importance dans ce Tour ne sera pas son vainqueur mais bien le retour du cyclisme surprenant, le cyclisme du Tour de France, mort en 1999, alors que Lance Armstrong avait d?cid? qu’il avait envie de le gagner. L’importance de ce Tour sera de r?apprendre ? ?tre surpris. Car pour ?tre surpris, pour vrai, il faut savoir ne s’attendre ? rien. Tellement habitu? que nous ?tions de donner la tunique jaune finale sans trop de questions au premier coureur qui sait se montrer sous un bon jour dans la montagne, nous avions oubli? que tout peut arriver. Nous avons d?couvert aujourd’hui que ce dicton, qui nous para?t tellement appropri? en ce moment, ?tait accroch? dans le hangar des vieilleries poussi?reuses dans la cour arri?re du Tour de France, tant et si bien que nous avions compl?tement ?gar? son existence et sa signification propre.

Il n’existe plus d’?quipe totalement d?vou?e ? son ma?tre. Plus de domination intempestive d’un leader ?crasant. Plus d’atmosph?re d’une lourdeur sans nom, laissant tr?s peu de place ? l’improvisation.

Au petit bonheur, la chance d’avoir retrouv? un Tour de France aussi explosif nous y renvoi directement. Que ce soit Evans, Kl?den, Pereiro ou Sastre qui le gagne, le Tour de France nous aura permis de retrouver la m?moire.

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  1. avatar

    Un peu prématuré comme affirmation.