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Ce n?est pas une crise, c?est une reconfiguration de l??conomie mondiale (deuxi?me partie)

Par Mecanopolis

 

L?extinction finale vers laquelle nous entra?ne l?ordre mondialiste est devenue en tr?s peu de temps notre avenir officiel. Qu?elle soit consid?r?e sous l?angle des crises ?conomiques successives, des mouvements de populations, du d?r?glement climatique, de la d?mographie, de l?empoisonnement de la nourriture, de l?air et du sol, du climat g?n?ralis? de pr? guerre civile qui pr?domine partout, sous tous ceux-l? ou sous d?autres encore ? car les rubriques du catastrophisme ne manquent pas ? la r?alit? du d?sastre en cours n?est plus seulement admise du bout des l?vres, elle est d?sormais d?taill?e en permanence pas les propagandistes ?tatiques et m?diatiques.

Mais le catalogue de ces d?sastres n?est port? aux masses (int?gralement form?es par les artifices de cette propagande, quelles que soient leurs illusions l?-dessus) que dans l?unique but de provoquer la succession de chocs ?motionnels n?cessaires pour les contraindre d?ent?riner des ? choix ? qu?aucune r?solution d?mocratique n?aurait pu permettre. Et d?ailleurs, puisque c?en est l?objectif, on peut ?tre maintenant assur? que c?est toute la d?mocratie qui est vou?e ? disparaitre ? court terme.

Il n?y aura donc bient?t plus d?alternatives qu?entre la soumission et le pur nihilisme, et ceux qui refuseront de r?p?ter en boucle les mensonges de la caste qui g?re la domination ? et qui op?re d?sormais au grand jour ? peuvent s?attendre ? ?tre tr?s prochainement trait?s comme le sont en temps de guerre les d?serteurs et les saboteurs, puisqu?ils auront d?montr? avoir le ? profil ? du terroriste en puissance (1).

Cependant, contre ce qui prend l?allure d?un destin, notre r?le reste de garder pr?sent ? l?esprit que des occasions inattendues de renverser le cours des choses, ne serais-ce que le temps d?un ?clair, restent toujours envisageables dans un syst?me si impr?visible pour lui-m?me : la libert? de briser l?enfermement mondialiste est la seule exp?rience qui vaille la peine d??tre tent?e.

Mecanopolis

II. D?truire la classe moyenne

Le vieillissement de la population accentue effectivement de fa?on croissante l?inutilit? de la classe moyenne (que l?on d?finit g?n?ralement comme les citoyens qui gagnent entre 1200 et 3000? par mois en France) pour le capitalisme, car on estime qu?apr?s 65 ans, une personne de la classe moyenne co?te une somme plus importante en retraite et en frais de sant? que la totalit? de ce qu?elle a rapport? ? l??tat et aux entreprises par ses imp?ts et sa consommation pendant toute la dur?e de sa vie active. C?est en tout cas la constatation que Jacques Attali fait dans son livre ? L?homme nomade ?, dans lequel il a la sympathie de recommander l?euthanasie ? toute personne de plus de 65 ans.

De part et d?autre de cette classe moyenne, il y a la classe ais?e (celle qui poss?de suffisamment d?argent pour faire tourner l??conomie gr?ce ? la consommation importante qu?elle peut se permettre et aux rentr?es non n?gligeables que cela induit pour les entreprises, ainsi que pour l??tat par l?interm?diaire des imp?ts), et la classe populaire (celle qui se contente de produire et de fournir les mati?res premi?res pendant qu?elle retire juste assez d?argent de son travail pour survivre). Ce sont les deux moteurs du capitalisme : l?une fournit les ressources, et les autres s?enrichissent de leur exploitation et alimentent l??conomie en faisant circuler leurs capitaux.

Mais la classe moyenne ne remplit ni l?un ni l?autre des crit?res de fa?on satisfaisante pour que son existence soit appr?ciable au capitalisme ; au contraire, elle vit aux frais de ce dernier. C?est pourquoi tout est fait pour ?largir le foss? entre classe ais?e et classe pauvre, selon le principe ? les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres ?. Ces deux graphiques montrent de fa?on ?loquente ? quel point on tente d?effacer une classe moyenne obsol?te :

De 1955 ? 1975:


De 1975 ? aujourd?hui :

Ajoutons ? cela que les moyens toujours ?largis de m?canisation du travail aboutissent ? un remplacement toujours plus important du travail humain par des machines, permettant aux entreprises de payer moins de salaires (ce qui ne se r?percute pas forc?ment dans les prix de leurs produits, sauf pour des raisons de concurrence). Humainement, on imaginerait qu?il serait logique que ceux dont les machines ont remplac? l?emploi se voient garantis du m?me salaire qu?auparavant tout en n?ayant plus ? effectuer le m?me travail, puisque c?est avant tout du ressort de la technologie d?accro?tre le bien-?tre des hommes en les soulageant d?une part relative d?effort. Mais dans notre dure r?alit?, cela se traduit plut?t par la mise au ch?mage de ces personnes et par la prise du profit par les employeurs. Tout cela m?ne ? la soci?t? 20/80.

III. Vers une soci?t? 80/20

La Loi de Pareto, aussi appel?e loi des 80/20, est une loi empirique inspir?e par les observations de Vilfredo Pareto (1848-1923), ?conomiste et sociologue italien : environ 80 % des effets est le produit de 20 % des causes. Cette ? loi ?, bien qu?empirique, a ?t? formalis?e en math?matiques par la distribution de Pareto.

Pareto avait remarqu? que 20% de la population italienne d?tenait 80% des richesses du pays.

Quelques exemples pour mieux illustrer l?id?e :

? 20% des moyens permettent d?atteindre 80% des objectifs.

? 20% des produits ou des clients repr?sentent 80% du chiffre d?affaires.

? 20% des ventes repr?sentent environ 80% de la marge b?n?ficiaire.

? 20% de votre activit? fournit 80% du r?sultat de votre activit?.

? 20% de vos r?sultats proviennent de 80% de votre temps.

Le mot tittytainment fut utilis? en 1995 par Zbigniew Brzezinski, id?ologue n?olib?ral, membre de la commission trilat?rale et ex-conseiller du Pr?sident des ?tats-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier ? State Of The World Forum ?, qui eut lieu ? l?H?tel Fairmont, dans la ville de San Francisco. L?objectif de la rencontre ?tait d?analyser l??tat du monde, de fixer des objectifs souhaitables et les moyens de les atteindre, et de d?finir la politique globale utile ? leur mise en ?uvre [Cf. la technique manag?riale des entreprises]. Les dirigeants r?unis ? San Francisco (Mikael Gorbachov, George H W Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc.) sont arriv?s ? la conclusion que l?arriv?e de la d?nomm?e Soci?t? 20/80 (bas?e sur le principe de la Loi de Pareto) est in?vitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalit? de l?appareil ?conomique de la plan?te. La population restante (80 %) s?av?rera superflue, et, ne disposant pas de travail ni d?aucune forme d?occupation, nourrira une frustration croissante.

C?est ici qu?entre en jeu le tittytainment, concept de Brzezinski. Brzezinski a propos? le tittytainment, un m?lange d?aliment physique et psychologique, pour endormir les masses et contr?ler leurs frustrations et protestations pr?visibles. Brzezinski d?finit le tittytainment, comme une combinaison des mots anglais ? tits ? (? seins ? en jargon am?ricain) et ? entertainment ?. Ce mot fait allusion ? l?effet calmant, anesth?siant de l?allaitement maternel sur le b?b?.

Puisque nos ? ?lites ? projettent de longue date d??tablir cette loi de Pareto en v?ritable mod?le de soci?t?, nous pouvons penser en toute logique qu?ils ne se g?neront pas d?utiliser des moyens peu scrupuleux pour atteindre une m?thode qui multipliera leurs profits et leur pouvoir.

R?gis Mex, pour Mecanopolis

Afin d??tayer notre propos, nous publierons dans les jours ? venir : IV. Restructurer par le chaos ; V. R?duire la population mondiale

Note :
1. Lire Faut-il sanctionner les ?crits conspirationnistes ?

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