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Capitalisme

Le Terminator portatif

L’homme risque donc d’ajouter son nom à la liste des exécutions «ratées» depuis janvier 2014, où figurent Dennis McGuire, décédé dans l’Ohio après 25 longues minutes qui l’ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l’Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont ...

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Apple, ou les splendeurs du capitalisme

logo Apple

Apple gagne de l’argent – beaucoup d’argent! En fait, Apple fait plus d’argent qu’aucune société n’en a jamais gagné et se retrouve, logiquement, avec des montagnes de cash. Soit avec quelques 200 milliards de dollars, plus que la Trésorerie fédérale US! Certes, c’est les actionnaires qui sont les propriétaires ultimes de ces liquidités monumentales car...

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La mascarade de la conférence sociale

code du travail

La mascarade, au sens propre réunion de gens masqués et déguisés, est au sens figuré une action hypocrite relevant d’une mise en scène trompeuse, fallacieuse. Ce qui se prépare autour de la Conférence sociale pour l’emploi à partir du 19 octobre et des semaines qui vont suivre est bien de ...

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Échec Heimat

  En 1906, un concierge américain allergique à la poussière, James Murray Spangler, met au point un balai à succion à partir d’un ventilateur, d’une caisse à savon et d’une taie d’oreiller. Cet appareil, beaucoup plus maniable, est breveté en1908. $$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ CARTE DE CRÉDIT : Chacun des petits rectangles de plastique, ...

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Air France : les voyous ne sont pas ceux qu’on croit…

Air France - conflit - licenciement

Cinq jours après l'interruption du comité central d’entreprise d’Air France par une manifestation de salariés, les négociations ont repris discrètement entre la Direction et les syndicats, certains évoquant l’hypothèse de la nomination d’un médiateur.

Si la chemise déchirée de Xavier Broseta, directeur des ressources humaines,  a fait le bonheur des médias nationaux et internationaux, les salariés n'ont pas oublié les propos du 1er ministre Manuel Valls qui s'était  dressé en justicier pour dénoncer les voyous de la République…
 
 
L’attitude de la Direction d’Air France pose toujours de graves problèmes à l’ensemble des salariés inquiets à juste titre de la survie de l’entreprise.

Les propos délirants d’Alexandre de Juniac, président-directeur général d’Air France-KLM contre les salariés grévistes, le droit et la durée légale du travail ne sont pas oubliés.  Ces propos auraient mérité qu’il soit démis de ses fonctions car d’autres l’ont été pour moins que ça.

Le personnel est toujours choqué également par la diatribe de Manuel Valls qui a conforté ceux qui jettent à la rue les personnels avec leurs familles et ceux qui jouent de la concurrence sauvage imposée dans l'aéronautique, notamment par les princes des monarchies du Golfe, par ailleurs financiers de l'intégrisme rétrograde…

Comment croire alors dans ces conditions au « dialogue social », d’autant que de graves erreurs ont été commises dans un passé récent ?

La lourde addition de la privatisation

Le 10 février 1999, le gouvernement de Lionel Jospin privatisait partiellement Air France. Le 22 février 2002, la compagnie était introduite en bourse au prix de 14 € l’action. Le 10 juillet 2003, l'assemblée des actionnaires d'Air France entérinait la privatisation totale de la compagnie aérienne qui devenait effective le 6 mai 2004.

Depuis cette privatisation, les salariés d’Air France paient cher la politique de financiarisation de leur direction : externalisations, réductions d’effectifs, gel des salaires et des embauches, casse des acquis sociaux, etc. Depuis 2004, 6430 départs n’ont pas été renouvelés auxquels il convient d’ajouter le plan de 1 800 départs volontaires organisé en 2010.


La première phase du plan Transform 2015 (lancé progressivement depuis janvier 2012) a liquidé près de 5 600 postes. L’acte II du plan accentue encore la diminution des effectifs. Une saignée qui touche particulièrement le personnel au sol mais également le personnel navigant commercial et les pilotes. « En l’espace de quatre ans, on a perdu entre 12 000 et 15 000 personnes et ça commence à faire beaucoup », s’alarme Didier Fauverte, secrétaire général de la CGT Air France.

Pour faire face à l’endettement d’Air France-KLM, aggravé par la crise de 2008, qui atteignait en janvier 2012, 6,5 milliards d’euros, la direction a misé sur un vaste plan de restructurations concernant ses activités court et moyen-courriers et son activité cargo marginalisée de plus en plus au profit du fret en soute. Or, privilégier les long-courriers, très rentables jusqu’en 2008, au détriment des court et moyen-courriers, cumulé au développement des vols low-cost sur petites distances, a contribué à creuser le déficit des vols courts.

Aujourd’hui, le plan « Perform 2020 » prévoit une réduction de voilure sur le long-courrier en deux phases : cinq avions en moins en 2016, des réductions de fréquences et la non-entrée dans la flotte de Boeing 787. Puis en 2017, la sortie de neuf autres appareils et la fermeture de cinq lignes en Asie. En tout, 2900 suppressions de postes (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1700 personnels au sol).

L’histoire des Rafale


En mai dernier François Hollande est arrivé à Doha, au Qatar, accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, pour assister à la signature officielle de deux contrats de vente de 24 avions de combat Rafale.
 
Le Qatar avait mis une condition à l’achat de ces avions : obtenir des droits de trafic supplémentaires vers la France pour sa compagnie aérienne, Qatar Airways. L’émirat a eu finalement gain de cause et ses avions qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, vraisemblablement trois fois par semaine.

 
En agissant ainsi, François Hollande a aiguisé de fait la concurrence avec Air France poussant cette dernière à de nouveaux licenciements. Mais de cela ni Valls, ni Hollande ni les médias n’en disent mot !

 
Air France, en difficulté, a déjà du mal à résister à la concurrence des compagnies du Golfe. Cette fois, ce sera encore plus difficile car en s’installant dans des aéroports régionaux français, les avions quataris risquent de détourner le trafic vers le hub de Doha, au détriment de Paris.

 
Cette décision pénalise donc la compagnie au moment même où elle tente de se redresser. Elle pourrait même aggraver la situation car Air France sera peut-être contrainte de revoir ses vols. Or, quand un avion long-courrier est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins !

 
La décision apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle est prise par l’Etat, qui est actionnaire de la compagnie aérienne à 17 %. Les Émirats arabes unis, qui sont, eux aussi, intéressés par des avions de combat, pourraient faire la même demande auprès des autorités françaises pour leur compagnie aérienne Etihad !

 
Dans un communiqué, le syndicat national de pilotes de ligne d’Air France (SNPL) s’inquiète donc de la « mort à terme » de l’ensemble du secteur : « Le seul élément qui protège encore les compagnies aériennes européennes au sein d’une compétition absolument faussée, c’est la non délivrance d’autorisations de desserte supplémentaire des aéroports européens aux compagnies non respectueuses des règles de concurrence ». Le  syndicat dénonce « la concurrence déloyale des compagnies du Golfe, qui touchent de la part de leur gouvernement des subventions colossales, estimées à plus de 40 milliards de dollars ces dernières années. »
 
Entre Lionel Jospin, ex-premier ministre socialiste, qui a privatisé Air France en 1999 (l'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 ayant rapporté 210 milliards de francs en cinq ans, un record absolu !),

 
les actionnaires qui veulent maximiser les profits,

 
le PDG, Alexandre de Juniac, qui aurait augmenté son salaire de 70 %,

 
le DRH, Xavier Broseta, qui aurait provisionné une cagnotte de 150 millions € pour les retraites chapeaux des principaux dirigeants,

 
le président de la République, François Hollande, qui  autorise la desserte supplémentaire des aéroports français aux compagnies non respectueuses des règles de concurrence,

 
le 1er ministre, Manuel Valls, qui a déjà privatisé partiellement l’aéroport de Toulouse-Blagnac (49,9% au consortium sino-canadien SNC Lavalin et Symbiose), malgré près de 10 millions de bénéfices annuels, 
 
le Ministre de l'économie, Emmanuel Macron, qui veut privatiser les aéroports de Lyon-Saint Exupéry et Nice-Côte d’Azur,

 
les voyous ne sont pas ceux qu’on croit...


   

 

  


 
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Une pseudo « économie du partage » planque ses bénéfices dans les paradis fiscaux

La pseudo économie de partage et les abris fiscaux

L’économie dite « du partage » n’aime pas la répartition des revenus. Encore moins contribuer par l’impôt aux infrastructures des pays au sein desquels elle prospère. Quand il s’agit de fiscalité, les nouveaux acteurs du commerce et des services en ligne, tels Uber, Airbnb, Ebay ou Paypal, suivent la route tracée par ...

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Survivalisme: un post-capitalisme des imbéciles

Au départ, il s’agit surtout d’un phénomène états-unien, issu de la guerre froide et alimenté par une série d’écrits marqués à l’extrême droite, voire néonazi. L’un des premiers ouvrages à connaître une certaine audience est  « Famine et survie en Amérique » (1974) de Howard Ruff centré sur la nécessité ...

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L’Ultime retour des Barbares

  Je remets en ligne ce texte de Fethi Gharbi qui, comme les quelques uns qu’il a publiés restent des analyses historiques et politiques aiguisées , resteront des textes marquants dans la compréhension de l’Histoire et de la « philosophie » du cursus de celle-ci. L’histoire d’un monde divisé, de civilisations et ...

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Alternatives écologiques au capital… le mythe d’une expansion indéfinie

En 2011 a été testée en Grande-Bretagne la première injection dans la stratosphère de particules censées agir comme un miroir afin de refléter vers l’espace les rayons du soleil et ainsi ralentir le réchauffement climatique. Cette nouvelle technologie n’est pas le fruit de recherches menées par un savant un peu ...

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Non à la ferme-usine des mille veaux !

Après la ferme-usine des 1000 vaches, située dans la Somme, c’est au tour d’un centre d’engraissement de plus de 1.000 veaux (1400 veaux à l’année) qui est sur le point de se concrétiser sur la commune de Saint-Martial-Le Vieux, dans La Creuse.




Cette usine, nouvel exemple d’industrialisation de l’élevage, est présentée par ses promoteurs comme locale. Au lieu d’exporter les veaux en Italie pour les engraisser, ils le seraient au sein du Parc Naturel Régional de Millevaches…


 


Ce projet de centre d'engraissement de 1000 veaux est porté par un collectif d'éleveurs, la SAS Alliance Millevaches dont l'objectif est de doubler le poids d’un millier de veaux en à peine 200 jours !


Plutôt que d'être nourris à l'herbe des prairies et libres de mouvement, les animaux seront parqués dans des espaces réduits, bourrés d’antibiotiques à cause du confinement, gavés d'un concentré sur-protéiné de soja et maïs OGM importés puis abattus sans étourdissement au bout de 7 mois !


Ne répondant pas aux standards de qualité français, ce « minerai » serait ensuite exporté vers l’Italie et les pays du sud pour être introduit dans des lasagnes et autres raviolis...


Le projet sera subventionné à hauteur de 400 000 € par l’Etat, 75 000 € du Conseil Général et 150 000 € du Conseil Régional) auquel il faudra ajouter l'emprunt que la Communauté de Communes des Sources de la Creuse prévoit de contracter pour réaliser l'ensemble des travaux du centre.


Intermarché encourage l’engraissement intensif


Intermarché, via sa filiale « viande » Jean Rozé, s’est engagé à acheter et écouler l’intégralité de la production, soit 1400 veaux chaque année. Au lieu de miser sur des filières courtes et une qualité recouvrée, Intermarché entretient et promeut ainsi une logique d’industrialisation et de concentration verticale de l’élevage, espérant secrètement tirer son épingle du jeu dans une compétition internationale sans lendemain.


En s’engageant de la sorte, la grande distribution renforce encore un peu plus son emprise sur le monde paysan. Le « toujours plus » et « toujours plus vite » est responsable de la crise que traverse l’élevage actuellement car progressivement, on assiste à la disparition des petites exploitations locales et diversifiées au profit d'économies d’échelle via des fermes toujours plus grandes et uniformisées.


La logique industrielle du Groupe Les Mousquetaires Intermarché ainsi que les éleveurs membres de la SAS Alliance Millevaches, prêts à tout pour dégager de nouveaux profits, laissent ainsi de côté la santé des consommateurs, l’environnement, comme le bien-être animal. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « par ce projet, les promoteurs sont en train de généraliser le fameux modèle breton du « merde in France », modèle pourtant en crise ».


Ce nouvel exemple d’industrialisation de l’élevage démontre une fois encore que le mal-être animal ne peut conduire qu’à une malbouffe pourtant massivement rejetée par les consommateurs. C’est pourquoi, une pétition est lancée pour interpeller le président d’Intermarché afin qu’il renonce au contrat qu’il a signé avec les actionnaires de la ferme-usine des 1000 veaux...


 

> Signer la pétition ICI

     

 

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Thérèse

On a trouvé de l’eau saline sur Mars ou du sel mouillé… Scientifiquement parlant, c’est extraordinaire. Un jour on découvrira un job sur Vénus. Et on paiera 500 millions de dollars pour envoyer un type ou une type travailler pour gagner sa vie. On ne lui donnera pas… Ou aux ...

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Volkswagen? Pas une exception, mais la règle du capitalisme actuel

La règle du capitalisme actuel

Le capitalisme doit redevenir l’affaire de tous car il est aux mains d’une infime minorité qui est aux commandes. Un glissement imperceptible s’est déroulé depuis le début des années 80: le pouvoir de l’argent étant passé des mains des capitaines d’industrie à ceux de la haute finance. Ce faisant, l’oligarchie financière a progressivement étendu sa...

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« L’homocueillus », une brève histoire des enfournés

Der Teufel steckt im Detail  (Friedrich Nietzsche)  Cette expression nous viendrait, dans la seconde moitié du XIXe siècle, de Friedrich Nietzsche qui, probablement parce qu’il ne parlait pas couramment le swahili, l’a exprimée en allemand « Der Teufel steckt im Detail » ( Le diable est dans les détails) Même ...

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Le syndrome du robinet

  «Si les finances du gouvernement fédéral sont de retour à l’équilibre aujourd’hui, c’est en partie en raison des surplus de l’assurance-emploi (NDLR : les 57 milliards $)», a déploré Hans Marotte de Mouvement Action-Chômage de Montréal. »  ( ) Le Mouvement Action-Chômage de Montréal abonde dans le même sens. «Le taux ...

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