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ENVIRONNEMENT

Déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve St-Laurent !

déversement eaux usées

  Comment faire avaler n’importe quoi ? Je ne parlerai pas des eaux usées à proprement dit (même si l’expression détonne ici). Je parlerai du cover-up autour de ce dossier. En septembre dernier, l’annonce du déversement fut faite aux médias par un comité de la ville de Montréal (le maire ...

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Fallait pas allumer le feu !

C’est ce qu’a fait Adrien Desport, auparavant numéro 2 du FN dans son département, afin de glaner des voix pour l’emporter éventuellement lors des élections départementales où il se présentait. En effet, jugeant peut-être que le quota de voitures brûlées n’était pas atteint, pour mieux légitimer sa profession de foi, laquelle ...

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Robert Hainard, le premier écolo

Robert Hainard

Robert Hainard, est en effet de par son engagement et ses œuvres artistiques l’un des premiers écologistes, et pourtant, il est largement méconnu du grand public, ce qu’un livre qui vient de paraître, essaye de changer. C’est entendu, le grand public connait plutôt le commandant Cousteau, l’homme au petit bonnet rouge, ...

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Les membres de la Commission de Bruxelles : au service d’eux-mêmes et des mutinationales

Commission de Bruxelles

Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales. La porosité est telle entre la ...

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Pour guérir la Terre, il faut soigner notre tête

Source : Juliette Kempf pour Reporterre Avec l’essai Soigner l’esprit, guérir la Terre, Michel-Maxime Egger nous invite à comprendre intimement que nous ne sommes pas séparés du monde qui nous environne. L’écopsychologie rend possible ce changement radical de notre perception. Sur 250 pages très documentées, le dernier livre de Michel Maxime ...

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Low tech : comment entrer dans l’ère de la sobriété énergétique pour vivre sans polluer

low tech

Les innovations high-tech, fortement consommatrices de ressources, conduisent les sociétés dans l’impasse. Et si nous prenions le contre-pied de la course en avant technologique en nous tournant vers leslow tech, les « basses technologies » ? C’est ce à quoi invite Philippe Bihouix, ingénieur spécialiste de la finitude des ressources minières, auteur de ...

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Liaison ferroviaire Lyon-Turin : un projet inutile et nuisible

Le projet de liaison Lyon-Turin est revenu sur le devant de la scène médiatique début 2015 avec la signature par François Hollande et Matteo Renzi, réunis à l’occasion d’un sommet franco-italien, de l’avenant à l’accord de 2001 qui permet de lancer les premiers travaux. 

Mais son coût astronomique, les prévisions fantaisistes et les discours de ses promoteurs en contradiction totale avec les faits, les chiffres et les statistiques imposeraient d’arrêter immédiatement ce projet car c’est en définitive le contribuable qui payera la gabegie…
 

Le projet de liaison Lyon-Turin est l’un des 30 projets prioritaires à l’horizon 2020 du Réseau Trans-Européen de Transport (RTE-T) et s'inscrit dans l’axe ferroviaire Lyon-Trieste-Divaca-Koper-Ljubljana-Budapest-frontière ukrainienne, contenant la partie transalpine Lyon-Turin. Avec 140 km de ligne nouvelle dont 86 km enterrés, la nouvelle liaison doit mettre Paris à 4 heures de Milan, contre 7 actuellement. Ses promoteurs veulent officiellement développer le fret entre la France et l’Italie et désengorger les voies routières.  

Le tracé des accès français concerne 3 départements (le Rhône, l’Isère et la Savoie) et traverse 71 communes, dont 43 à l’air libre. Il s’appuie sur la réalisation de deux tunnels, l’un de 53,1 km qui reliera Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) à Venaus (Val de Suse), et l’autre de 12,2 km entre Venaus et Bruzolo. Le percement du tunnel sous les Alpes doit débuter en 2016. 

Un projet discutable sur les plans financier, technique et environnemental  
 
Pour l’ensemble de la ligne, le coût estimé par la Cour des comptes est de 26 milliards d’euros (valeur 2010). Mais comme en matière de grand travaux, la réalité dépasse toujours les prévisions et il faut s’attendre à dépasser allégrement les 30 milliards d’euros. Pour la seule partie française, le coût prévisionnel de 13 milliards d’euros représente 20 fois le coût de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes !  
 
Aucun financement n’est assuré pour finaliser complétement le projet. C’est seulement en mars 2015 que la France et l’Italie ont déposé une demande de financement européen portant sur 40% des 8,5 milliards d’euros que coûtera la construction du premier tunnel transalpin. L’Union européenne ne peut s’engager sur la période après 2020 et la poursuite du financement est donc une autre affaire. 
 
En août 2012, la Cour des comptes indiquait déjà : « Le choix technique a été retenu de réaliser un tunnel de base de grande longueur alors que sur d’autres tronçons, d’autres États (Slovénie, Hongrie) ont opté, pour des raisons financières, pour une modernisation progressive des voies existantes. Il apparaît que d’autres solutions techniques alternatives moins coûteuses ont été écartées sans avoir toutes été complètement explorées de façon approfondie.  » 

En juin 2013, la commission Mobilité 21 dressait le constat « qu’avant 2018, sans évolution des ressources de l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport en France (AFITF), compte-tenu des engagements déjà pris pour les quatre lignes LGV en cours de construction, les appels à projets pour la mobilité urbaine ou encore le renouvellement des matériels thermiques des trains d’équilibre du territoire, le budget de l’AFITF n’offre aucune marge de manœuvre pour financer de nouvelles dépenses. » 
 
Le 15 juillet 2015, dans un courrier adressé à Manuel Valls, Premier ministre, Michèle Rivasi, députée européenne EELV, soulignait que « Monsieur Hubert du MESNIL, actuel président de Lyon Turin Ferroviaire et président de Réseau Ferré de France jusqu’à fin 2012, a fait publier un dossier d’enquête publique sur le projet Lyon Turin dans lequel on lit que la ligne ferroviaire existante, qui a été entièrement rénovée et mise au gabarit GB1 (soit 80% du parc des camions qui circulent entre la France et l’Italie), dispose d’une capacité de 120 trains de fret par jour (notice pièce C page 12). Il en circule actuellement une vingtaine par jour (7.027 par an), il subsiste donc 100 possibilités de circulation par jour, ce qui permet de proposer aux transporteurs 700.000 places pour des camions par an (100 trains jour X 20 camions X 350 jours d’exploitation). »
 
En France, les associations opposées à ce projet de liaison ferroviaire : France nature environnement, la commission internationale pour la protection des Alpes, la Coordination Ain Dauphiné Savoie, le Mouvement Région Savoie notamment considèrent que le débat public, tant sur le plan technique que financier, ne s'est pas déroulé dans des conditions satisfaisantes. Les règles issues de la Convention d’Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement (signée le 25juin 1998par trente-neuf états dont la France et l’Italie), n'ont pas été mise en place. Elles mettent en garde en outre sur la présence de roches amiantifères et uranifères dans le massif d'Ambin, le problème du drainage des eaux souterraines dans les tunnels, la maîtrise des inévitables émissions de poussières et de bruits, etc.  
 
En Italie, la virulence des opposants au projet a conduit le pays à modifier le tracé, ce qui a occasionné un surcoût de 2 milliards d’euros et un retard de cinq ans et demi. 47 opposants, qui avaient fait irruption sur le chantier et s’étaient heurtés aux forces de l’ordre italiennes, ont été condamnés en janvier 2015 à des peines de prison. 

Cette liaison Lyon-Turin est en fait est un projet du 20ème siècle conçu par un lobby dont le rêve est un retour à la croissance des 30 glorieuses, mais ne répondant pas au défi du 21èmesiècle miné par la crise économique sociale et écologique. Elle est emblématique d’un mode de production et d’un choix de société sous-tendu par le dumping social, où il faut toujours plus de marchandises, toujours plus de transport pour aller toujours plus vite et plus loin en saccageant au passage l’environnement. 

Le récent et tragique accident à Puisseguin en Gironde, qui a fait 43 morts, prouve si besoin était qu’il vaudrait mieux consacrer des crédits budgétaires à l’amélioration des réseaux d’infrastructure existants, pour éviter des drames sur des routes trop étroites pour les poids-lourds et autres autocars, plutôt que de se lancer dans des projets titanesques dont on peine à trouver les financements… 

 

 
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Le gouvernement prépare la relance des mines et de l’exploitation d’hydrocarbures

Alors que l’État français vient d’accorder trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures et d’en prolonger deux autres, un projet de loi de réforme du code minier vise, selon l’auteur de cette tribune, à faciliter l’exploitation du sous-sol. Claude Taton est membre du réseau Frack Free Europe, qui milite pour une ...

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Beznau, la centrale gruyère

Centrale nucléaire Beznau

C’est la plus vieille centrale nucléaire du monde, et elle se trouve en Suisse…lors d’une inspection, les experts ont constaté la présence d’un millier de trous dans la cuve du réacteur suisse. Pas rassurant.   Déjà, l’été dernier, Greenpeace avait alerté l’opinion, constatant que cette centrale nucléaire « ne résisterait pas ...

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Pour l’interdiction du pesticide Sulfoxaflor tueur d’abeilles…

Sulfoxaflor, sera bientôt utilisée dans les champs

Les lobbies agrochimistes ont réussi à faire autoriser par la commission européenne un pesticide tueur d’abeilles de nouvelle génération, en  violation totale du droit européen.
 
Cette substance, le Sulfoxaflor, sera bientôt utilisée dans les champs et mettra en péril des colonies entières d'abeilles ainsi que l’alimentation et la santé de la population…
 
 
Alors que la Commission européenne s'apprêtait enfin, après des mobilisations à répétition des citoyens, de la communauté scientifique, des apiculteurs et des associations environnementales, à interdire pour de bon trois pesticides néonicotinoïdes mortels pour les abeilles, l'industrie agrochimique sort une nouvelle substance : le Sulfoxaflor. 

Une façon pour les firmes agrochimiques de prendre une longueur d'avance et d’aller contre la loi pour faire fructifier leurs profits au détriment des abeilles et de la nature. 

Or, les règlements européens prévoient qu’avant toute mise sur le marché d'un pesticide, l'industrie le produisant doit fournir des preuves scientifiques de son innocuité sur les abeilles, preuves que Dow AgroScience, la firme agrochimique qui produit le Sulfoxaflor, a été incapable de fournir... 

D'ailleurs, l'autorité sanitaire européenne (EFSA) reconnaît qu'il existe un "risque élevé pour les abeilles" à autoriser ce produit en Europe qui vient justement d’être interdit aux Etats-Unis... 

Mais le 13 octobre dernier, les députés de la commission Environnement du Parlement européen ont néanmoins rejeté la proposition d'interdiction de ce produit par 31 voix contre, 18 voix pour et 6 abstentions. 

Dans toute démocratie digne de ce nom, le Parlement devrait avoir son mot à dire et porter l'affaire devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour violation du règlement CE n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et la protection des abeilles et pollinisateurs pour faire annuler l'autorisation de ce nouveau produit ! 

Sans interdiction de ce pesticide, c'est un désastre environnemental qui se prépare car ce type de pesticide imprègne durablement les sols et l'eau. Les cultures de printemps et d'été seront infectées par les résidus de ce pesticide et la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas…

 

Requête au Parlement européen pour porter l'affaire du Sulfoxaflor en justice et interdire ce pesticide tueur d'abeilles

 
Attendu que la Commission européenne a autorisé, le 27 juillet 2015 le pesticide Sulfoxaflor et les substances de la famille des Sulfoximines, malgré l'avis d'évaluation de l'EFSA qui souligne le manque de données apportées sur l'impact de ces substances sur les abeilles, et n'exclut pas un "risque élevé" pour ces dernières ;

Attendu que cette autorisation contredit le règlement CE no 1107/2009, qui prévoit des tests d'innocuité sur les abeilles avant toute mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques, tests qui n'ont à ce jour pas été réalisés et que les industries agrochimiques qui produisent le Sulfoxaflor ne sont étonnamment pas sommées de fournir avant 2017 ;

Attendu que la récente interdiction du Sulfoxaflor aux Etats-Unis - où il était utilisé depuis deux ans - justement à cause de ses effets néfastes sur les abeilles, est une preuve sans appel de la dangerosité potentielle de ce produit et de la nécessité de conduire des tests exhaustifs avant de décider toute mise sur le marché ;

Attendu que les populations d'abeilles et pollinisateurs sauvages sont déjà grandement fragilisées, partout en Europe et dans le monde, et que déverser dans les champs de nouvelles molécules qui leur seront potentiellement mortelles ne fera qu'accélérer leur déclin et augmenter la menace que leur disparation fait peser sur l'agriculture, la santé et l'alimentation de toute la population.

Je vous demande instamment de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour faire annuler le règlement d’exécution du 27 juillet 2015 autorisant les Sulfoximines en violation du règlement n°1107/2009 concernant la mise sur les marché des produits phytopharmaceutiques et la protection des abeilles et pollinisateurs.

Je vous demande également de lancer au plus vite un moratoire européen sur cette nouvelle famille de pesticides tant que leur innocuité sur les abeilles n’aura pas été démontrée.

 

 

> Signer la requête au parlement européen ICI

 



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Sécurité alimentaire et environnement

autonomie alimentaire

L’Escouade anti-gaspillage Depuis le printemps 2014, l’Outaouais a son Escouade anti-gaspillage. Une armée de bénévoles prêts à sillonner les champs et les marchés pour récolter les fruits et légumes destinés au gaspillage. Rencontre avec sa coordonnatrice, Nathalie McSween. Delphine Caubet dossiers Environnement, Communautaire Au Canada, 40% des denrées sont gaspillées. C’est 183 kg ...

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Mais où sont donc passés les climato-négationnistes ?

Ils ne voulaient pas entendre parler de réchauffement climatique, encore moins reconnaître que les activités humaines en sont les principales responsables, malgré le consensus scientifique international. Ils occupaient les plateaux télévisés et les colonnes de médias bienveillants, à l’image d’un omniprésent Claude Allègre. Les climato-sceptiques ont-ils disparu ? Pas vraiment. Ils ...

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Les révélations d’une patte de table

Intuition :Le mot provient du latin intuitio, désignant un regard intérieur, de tueor, regarder. ________________________________________________  Le cerveau est un ordinateur qui permet de rouler sur une bicyclette à deux roues. Normalement, ça ne tiendrait pas debout… Et, avec un peu d’attention, on n’y fait pas seulement le tour de France, mais le tour de ...

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Inondations dans le Sud-Est : le réchauffement climatique a bon dos…

Les fortes pluies qui se sont abattues dans le Sud-Est de la France dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier, faisant des dégâts énormes et de nombreuses victimes, sont-elles potentiellement liées au changement climatique en cours ?
 
Les élus municipaux, départementaux, régionaux et les parlementaires qui cumulent souvent ces différentes fonctions se précipitent depuis dimanche matin sur tous les micros qui se tendent pour accuser le ciel de tous les maux.

Mais si ce type d’épisode cévenol fait autant de ravages, c’est aussi parce que d’autres facteurs importants se conjuguent à une météo exécrable...
 
 
La situation actuelle, explique Météo-France, est notamment due à un vaste système de basses pressions positionné sur l’Atlantique qui autorise la remontée de l’air chaud chargé d’humidité en provenance de la Méditerranée, dont la température de surface a été en septembre, « plus chaude que la moyenne sur toute sa partie nord-ouest ».
 
Mais « aucune preuve solide ne vient actuellement étayer l’hypothèse du réchauffement climatique »  dans les inondations qui ont frappé les Alpes-Maritimes, estime plusieurs spécialistes du climat. D’ailleurs, le nombre de jours ayant connu de très fortes précipitations n’a pas subi d’évolution au cours du demi-siècle écoulé.
 
Aidés par des journalistes sur le terrain ne retenant que le sensationnel,  les médias reprennent en boucle les remarques des habitants qui ont souvent une mémoire sélective du temps qu’il a fait. Les chaînes de télévision privilégient les images des entassements de voitures, maisons dévastées et sous-sols inondés provoqués par la brusque montée des eaux...
 
La loi Defferre sur la décentralisation du 2 mars 1982 et la politique urbanistique  des élus locaux sont largement responsables du drame actuel
 
La loi sur la décentralisation, initiée par Gaston Defferre en 1982, a partagé le pouvoir entre l'État et les collectivités territoriales ou locales. Par ce processus, l'État a délégué un certain nombre de ses compétences aux collectivités, qui se sont dotées de leurs propres organes de décision et de ressources propres. Les collectivités territoriales ont acquis depuis cette époque davantage d'autonomie notamment dans la délivrance des permis de construire, la délimitation des zones à urbaniser, etc.
 
La plupart des élus locaux ont ainsi mené des politiques foncières délirantes en faisant disparaître chaque année de nombreuses terres agricoles ou zones vertes. Entre 2006 et 2014, l’artificialisation des sols a supprimé 500 000 hectares dont 2/3 de terres vouées à l’agriculture, réduisant quasiment à néant leur capacité d’absorption des eaux de pluies. Toutes les statistiques du ministère de l’Ecologie et du ministère de l’Agriculture, montrent que ce phénomène prédomine dans le Sud-Est.

Aujourd'hui, les élus des Alpes maritimes notamment ont donc d’écrasantes responsabilités dans un département en proie à la folie immobilière et où la densité atteint 300 habitants (et parfois bien plus au kilomètre  carré contre une moyenne de 100 pour le reste du territoire).
 
Ces élus ont facilité depuis longtemps l’artificialisation de territoires entiers au nom de leurs valeurs foncières et ont oublié aujourd'hui dans leurs commentaires éplorés aux médias, que le taux d’artificialisation est trois fois supérieur dans les zones littorales de la région Paca que dans le reste de la France.
 
Tracé de nouvelles routes, construction de parkings, dispersion des zones d’habitats, mise en place d’un urbanisme commercial ou canalisation excessive des petits fleuves côtiers ont ainsi décuplés la force destructrice des pluies violentes ou d'orages exceptionnels. Cela a renforcé les dégâts dans les zones les plus basses où aucun permis de construire ne devrait avoir été accordé, pour les habitations individuelles comme pour les implantations industrielles ou pour les grandes surfaces.
 
Les drames passés sont nombreux. En octobre 1988 à Nîmes, les inondations font 11 victimes. En septembre 1992, à Vaison-la-Romaine, 46 personnes sont emportées par le débordement de l'Ouvèze. En novembre 1999, on dénombre 34 morts dans le Sud-Est. En septembre 2000, 3 personnes décèdent à Marseille et 3 à Montpellier après de violents orages. En septembre 2002, 24 personne sont tuées dans le Sud-Est notamment dans le Gard. En décembre 2003, 7 personnes décèdent dans la région d'Arles, Marseille, Orange et Arlebosc en Ardèche. En juin 2010, des pluies torrentielles font 23 morts et 2 disparus dans le Var. En novembre 2014, plusieurs épisodes orageux ravagent une bande des Pyrénées orientales au Var et font 17 morts.
 
La décentralisation et les pouvoirs absolus accordés aux maires ont ainsi permis de faire des choix urbanistiques contestables trop souvent liés à la pression des milieux immobiliers qui règnent depuis des lustres sur la région Paca.

Les dérèglements climatiques que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont depuis longtemps annoncé vont aggraver naturellement la situation. Sans être entendus par un personnel politique dont l’horizon se réduit à leur prochaine élection, les populations vont à nouveau être exposés à des inondations dramatiques avec leurs lots de dégâts et de victimes…
 
 

 

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