Accueil / T H E M E S / ENVIRONNEMENT / Nature (page 10)

Nature

L’humanité court-elle à sa perte ?

10 novembre par Christian Moretto , Nicolas Sersiron Nicolas Sersiron, président du Comité pour l’Annulation de la dette du tiers Monde , le Cadtm France, vient de publier aux éditions Utopia « Dette et extractivisme » ou « La résistible ascension d’un duo destructeur ». Rencontre Mais qu’entend-on par extractivisme ? « Au départ, nous comprenons ...

Lire la suite

Déversement de 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve St-Laurent !

déversement eaux usées

  Comment faire avaler n’importe quoi ? Je ne parlerai pas des eaux usées à proprement dit (même si l’expression détonne ici). Je parlerai du cover-up autour de ce dossier. En septembre dernier, l’annonce du déversement fut faite aux médias par un comité de la ville de Montréal (le maire ...

Lire la suite

Fallait pas allumer le feu !

C’est ce qu’a fait Adrien Desport, auparavant numéro 2 du FN dans son département, afin de glaner des voix pour l’emporter éventuellement lors des élections départementales où il se présentait. En effet, jugeant peut-être que le quota de voitures brûlées n’était pas atteint, pour mieux légitimer sa profession de foi, laquelle ...

Lire la suite

Robert Hainard, le premier écolo

Robert Hainard

Robert Hainard, est en effet de par son engagement et ses œuvres artistiques l’un des premiers écologistes, et pourtant, il est largement méconnu du grand public, ce qu’un livre qui vient de paraître, essaye de changer. C’est entendu, le grand public connait plutôt le commandant Cousteau, l’homme au petit bonnet rouge, ...

Lire la suite

Pour guérir la Terre, il faut soigner notre tête

Source : Juliette Kempf pour Reporterre Avec l’essai Soigner l’esprit, guérir la Terre, Michel-Maxime Egger nous invite à comprendre intimement que nous ne sommes pas séparés du monde qui nous environne. L’écopsychologie rend possible ce changement radical de notre perception. Sur 250 pages très documentées, le dernier livre de Michel Maxime ...

Lire la suite

Low tech : comment entrer dans l’ère de la sobriété énergétique pour vivre sans polluer

low tech

Les innovations high-tech, fortement consommatrices de ressources, conduisent les sociétés dans l’impasse. Et si nous prenions le contre-pied de la course en avant technologique en nous tournant vers leslow tech, les « basses technologies » ? C’est ce à quoi invite Philippe Bihouix, ingénieur spécialiste de la finitude des ressources minières, auteur de ...

Lire la suite

Pour l’interdiction du pesticide Sulfoxaflor tueur d’abeilles…

Sulfoxaflor, sera bientôt utilisée dans les champs

Les lobbies agrochimistes ont réussi à faire autoriser par la commission européenne un pesticide tueur d’abeilles de nouvelle génération, en  violation totale du droit européen.
 
Cette substance, le Sulfoxaflor, sera bientôt utilisée dans les champs et mettra en péril des colonies entières d'abeilles ainsi que l’alimentation et la santé de la population…
 
 
Alors que la Commission européenne s'apprêtait enfin, après des mobilisations à répétition des citoyens, de la communauté scientifique, des apiculteurs et des associations environnementales, à interdire pour de bon trois pesticides néonicotinoïdes mortels pour les abeilles, l'industrie agrochimique sort une nouvelle substance : le Sulfoxaflor. 

Une façon pour les firmes agrochimiques de prendre une longueur d'avance et d’aller contre la loi pour faire fructifier leurs profits au détriment des abeilles et de la nature. 

Or, les règlements européens prévoient qu’avant toute mise sur le marché d'un pesticide, l'industrie le produisant doit fournir des preuves scientifiques de son innocuité sur les abeilles, preuves que Dow AgroScience, la firme agrochimique qui produit le Sulfoxaflor, a été incapable de fournir... 

D'ailleurs, l'autorité sanitaire européenne (EFSA) reconnaît qu'il existe un "risque élevé pour les abeilles" à autoriser ce produit en Europe qui vient justement d’être interdit aux Etats-Unis... 

Mais le 13 octobre dernier, les députés de la commission Environnement du Parlement européen ont néanmoins rejeté la proposition d'interdiction de ce produit par 31 voix contre, 18 voix pour et 6 abstentions. 

Dans toute démocratie digne de ce nom, le Parlement devrait avoir son mot à dire et porter l'affaire devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour violation du règlement CE n°1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et la protection des abeilles et pollinisateurs pour faire annuler l'autorisation de ce nouveau produit ! 

Sans interdiction de ce pesticide, c'est un désastre environnemental qui se prépare car ce type de pesticide imprègne durablement les sols et l'eau. Les cultures de printemps et d'été seront infectées par les résidus de ce pesticide et la mortalité massive des abeilles ne déclinera pas…

 

Requête au Parlement européen pour porter l'affaire du Sulfoxaflor en justice et interdire ce pesticide tueur d'abeilles

 
Attendu que la Commission européenne a autorisé, le 27 juillet 2015 le pesticide Sulfoxaflor et les substances de la famille des Sulfoximines, malgré l'avis d'évaluation de l'EFSA qui souligne le manque de données apportées sur l'impact de ces substances sur les abeilles, et n'exclut pas un "risque élevé" pour ces dernières ;

Attendu que cette autorisation contredit le règlement CE no 1107/2009, qui prévoit des tests d'innocuité sur les abeilles avant toute mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques, tests qui n'ont à ce jour pas été réalisés et que les industries agrochimiques qui produisent le Sulfoxaflor ne sont étonnamment pas sommées de fournir avant 2017 ;

Attendu que la récente interdiction du Sulfoxaflor aux Etats-Unis - où il était utilisé depuis deux ans - justement à cause de ses effets néfastes sur les abeilles, est une preuve sans appel de la dangerosité potentielle de ce produit et de la nécessité de conduire des tests exhaustifs avant de décider toute mise sur le marché ;

Attendu que les populations d'abeilles et pollinisateurs sauvages sont déjà grandement fragilisées, partout en Europe et dans le monde, et que déverser dans les champs de nouvelles molécules qui leur seront potentiellement mortelles ne fera qu'accélérer leur déclin et augmenter la menace que leur disparation fait peser sur l'agriculture, la santé et l'alimentation de toute la population.

Je vous demande instamment de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour faire annuler le règlement d’exécution du 27 juillet 2015 autorisant les Sulfoximines en violation du règlement n°1107/2009 concernant la mise sur les marché des produits phytopharmaceutiques et la protection des abeilles et pollinisateurs.

Je vous demande également de lancer au plus vite un moratoire européen sur cette nouvelle famille de pesticides tant que leur innocuité sur les abeilles n’aura pas été démontrée.

 

 

> Signer la requête au parlement européen ICI

 



Lire toutes les infos du blog :  


Lire la suite

Sécurité alimentaire et environnement

autonomie alimentaire

L’Escouade anti-gaspillage Depuis le printemps 2014, l’Outaouais a son Escouade anti-gaspillage. Une armée de bénévoles prêts à sillonner les champs et les marchés pour récolter les fruits et légumes destinés au gaspillage. Rencontre avec sa coordonnatrice, Nathalie McSween. Delphine Caubet dossiers Environnement, Communautaire Au Canada, 40% des denrées sont gaspillées. C’est 183 kg ...

Lire la suite

Mais où sont donc passés les climato-négationnistes ?

Ils ne voulaient pas entendre parler de réchauffement climatique, encore moins reconnaître que les activités humaines en sont les principales responsables, malgré le consensus scientifique international. Ils occupaient les plateaux télévisés et les colonnes de médias bienveillants, à l’image d’un omniprésent Claude Allègre. Les climato-sceptiques ont-ils disparu ? Pas vraiment. Ils ...

Lire la suite

Les révélations d’une patte de table

Intuition :Le mot provient du latin intuitio, désignant un regard intérieur, de tueor, regarder. ________________________________________________  Le cerveau est un ordinateur qui permet de rouler sur une bicyclette à deux roues. Normalement, ça ne tiendrait pas debout… Et, avec un peu d’attention, on n’y fait pas seulement le tour de France, mais le tour de ...

Lire la suite

Inondations dans le Sud-Est : le réchauffement climatique a bon dos…

Les fortes pluies qui se sont abattues dans le Sud-Est de la France dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier, faisant des dégâts énormes et de nombreuses victimes, sont-elles potentiellement liées au changement climatique en cours ?
 
Les élus municipaux, départementaux, régionaux et les parlementaires qui cumulent souvent ces différentes fonctions se précipitent depuis dimanche matin sur tous les micros qui se tendent pour accuser le ciel de tous les maux.

Mais si ce type d’épisode cévenol fait autant de ravages, c’est aussi parce que d’autres facteurs importants se conjuguent à une météo exécrable...
 
 
La situation actuelle, explique Météo-France, est notamment due à un vaste système de basses pressions positionné sur l’Atlantique qui autorise la remontée de l’air chaud chargé d’humidité en provenance de la Méditerranée, dont la température de surface a été en septembre, « plus chaude que la moyenne sur toute sa partie nord-ouest ».
 
Mais « aucune preuve solide ne vient actuellement étayer l’hypothèse du réchauffement climatique »  dans les inondations qui ont frappé les Alpes-Maritimes, estime plusieurs spécialistes du climat. D’ailleurs, le nombre de jours ayant connu de très fortes précipitations n’a pas subi d’évolution au cours du demi-siècle écoulé.
 
Aidés par des journalistes sur le terrain ne retenant que le sensationnel,  les médias reprennent en boucle les remarques des habitants qui ont souvent une mémoire sélective du temps qu’il a fait. Les chaînes de télévision privilégient les images des entassements de voitures, maisons dévastées et sous-sols inondés provoqués par la brusque montée des eaux...
 
La loi Defferre sur la décentralisation du 2 mars 1982 et la politique urbanistique  des élus locaux sont largement responsables du drame actuel
 
La loi sur la décentralisation, initiée par Gaston Defferre en 1982, a partagé le pouvoir entre l'État et les collectivités territoriales ou locales. Par ce processus, l'État a délégué un certain nombre de ses compétences aux collectivités, qui se sont dotées de leurs propres organes de décision et de ressources propres. Les collectivités territoriales ont acquis depuis cette époque davantage d'autonomie notamment dans la délivrance des permis de construire, la délimitation des zones à urbaniser, etc.
 
La plupart des élus locaux ont ainsi mené des politiques foncières délirantes en faisant disparaître chaque année de nombreuses terres agricoles ou zones vertes. Entre 2006 et 2014, l’artificialisation des sols a supprimé 500 000 hectares dont 2/3 de terres vouées à l’agriculture, réduisant quasiment à néant leur capacité d’absorption des eaux de pluies. Toutes les statistiques du ministère de l’Ecologie et du ministère de l’Agriculture, montrent que ce phénomène prédomine dans le Sud-Est.

Aujourd'hui, les élus des Alpes maritimes notamment ont donc d’écrasantes responsabilités dans un département en proie à la folie immobilière et où la densité atteint 300 habitants (et parfois bien plus au kilomètre  carré contre une moyenne de 100 pour le reste du territoire).
 
Ces élus ont facilité depuis longtemps l’artificialisation de territoires entiers au nom de leurs valeurs foncières et ont oublié aujourd'hui dans leurs commentaires éplorés aux médias, que le taux d’artificialisation est trois fois supérieur dans les zones littorales de la région Paca que dans le reste de la France.
 
Tracé de nouvelles routes, construction de parkings, dispersion des zones d’habitats, mise en place d’un urbanisme commercial ou canalisation excessive des petits fleuves côtiers ont ainsi décuplés la force destructrice des pluies violentes ou d'orages exceptionnels. Cela a renforcé les dégâts dans les zones les plus basses où aucun permis de construire ne devrait avoir été accordé, pour les habitations individuelles comme pour les implantations industrielles ou pour les grandes surfaces.
 
Les drames passés sont nombreux. En octobre 1988 à Nîmes, les inondations font 11 victimes. En septembre 1992, à Vaison-la-Romaine, 46 personnes sont emportées par le débordement de l'Ouvèze. En novembre 1999, on dénombre 34 morts dans le Sud-Est. En septembre 2000, 3 personnes décèdent à Marseille et 3 à Montpellier après de violents orages. En septembre 2002, 24 personne sont tuées dans le Sud-Est notamment dans le Gard. En décembre 2003, 7 personnes décèdent dans la région d'Arles, Marseille, Orange et Arlebosc en Ardèche. En juin 2010, des pluies torrentielles font 23 morts et 2 disparus dans le Var. En novembre 2014, plusieurs épisodes orageux ravagent une bande des Pyrénées orientales au Var et font 17 morts.
 
La décentralisation et les pouvoirs absolus accordés aux maires ont ainsi permis de faire des choix urbanistiques contestables trop souvent liés à la pression des milieux immobiliers qui règnent depuis des lustres sur la région Paca.

Les dérèglements climatiques que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont depuis longtemps annoncé vont aggraver naturellement la situation. Sans être entendus par un personnel politique dont l’horizon se réduit à leur prochaine élection, les populations vont à nouveau être exposés à des inondations dramatiques avec leurs lots de dégâts et de victimes…
 
 

 

Lire la suite du blog :

Lire la suite

Climat + bétonisation = orages meurtriers

La catastrophe naturelle qui a frappé les Alpes-Maritimes ce week-end ne l’est pas vraiment : l’artificialisation des sols, autre nom du gaspillage des terres, en est largement responsable. Les terribles orages qui ont frappé samedi 3 octobre les Alpes-Maritimes ont provoqué la mort de dix-neuf personnes, la disparition de deux autres, et ...

Lire la suite

Alternatives écologiques au capital… le mythe d’une expansion indéfinie

En 2011 a été testée en Grande-Bretagne la première injection dans la stratosphère de particules censées agir comme un miroir afin de refléter vers l’espace les rayons du soleil et ainsi ralentir le réchauffement climatique. Cette nouvelle technologie n’est pas le fruit de recherches menées par un savant un peu ...

Lire la suite