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Energie

Les infos qui dérangent – No. 50

  Guy Turcotte porte en appel le verdict de culpabilité prononcé à son endroit Guy Turcotte porte en appel le verdict de culpabilité rendu à son endroit par la Cour supérieure du Québec le 6 décembre dernier. Un jury de sept hommes et quatre femmes l’avait reconnu coupable des meurtres ...

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Le prix du pétrole est bas ? … c’est pourtant sa fin

Le prix du pétrole est bas ? C’est pourtant sa fin. Qui annonce la fin de la croissance Matthieu Auzanneau est spécialiste de l’énergie. Il anime le blog Oil Man, chroniques du début de la fin du pétrole. Il est l’auteur d’Or noir. La grande histoire du pétrole , publié ...

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Le capitalisme ou le culte du sacrifice humain

Le capitalisme ou le culte du sacrifice humain Plongée dans l’enfer chimique de Manchester, au Texas   HOUSTON — Bryan Parras se tenait dans l’ombre projetée par les projecteurs entourant les cylindres blancs massifs des réservoirs de la raffinerie Valero. Comme nombre de Mexaméricains pauvres ayant grandi dans cette partie ...

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Fukushima: l’ignorance, c’est la force

Cette expression, empruntée à George Orwell, a été reprise récemment lors du COIN (COllège International du Nucléaire) qui s’est tenu à Paris, en novembre 2015, puisque c’était l’intitulé d’une de ses conférences. C’est dans le célèbre roman d’Orwell, « 1984 », que l’on pouvait trouver cette phrase : « la guerre, c’est la paix, ...

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L’espèce humaine en voie d’extinction ?

L’espèce humaine est-elle en voie d’extinction ? Interview de Guy McPherson Certains scientifiques, dont Guy McPherson, craignent que la perturbation climatique soit si grave, et qu’elle comporte tellement de boucles de rétroaction* déjà enclenchées et s’autoalimentant, que les humains sont actuellement en train d’entrainer leur propre extinction. Août, septembre et ...

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Le flop de la COP 21

Dans des moments difficiles pour notre planète, on attendait de la COP 21 qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires.
 
Mais à l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions…
 
 
L’accord de Paris intervenu à la fin de la COP 21 est présenté comme un succès par François Hollande et Laurent Fabius mais il sape en réalité les droits des communautés les plus vulnérables de la planète et ne comprend à peu près rien de contraignant qui garantisse un climat sain et vivable pour les générations futures.
 
Il y a des années, les États-Unis avaient fait du Protocole de Kyoto un accord inefficace. L’histoire se répète malheureusement à Paris, puisque les États-Unis, avec le soutien de l’UE et des autres pays riches, ont veillé à ce que les parties les plus importantes du traité soient dépouillées et édulcorées au point d’en devenir absurdes.

 
Car il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.

 
François Hollande souhaitait qu’on se souvienne de la COP 21 comme du moment déclenchant une « révolution climatique ». Par bien des points, l’accord de Paris tranche en faveur des options les plus conservatrices et les moins ambitieuses qui étaient présentes dans le texte de négociation. Il ne valide qu’une une chose positive : les 195 États de la planète sont d’accord pour maintenir un cadre international et multilatéral de gouvernance du climat pour véritablement changer la donne.
 
L’accord de Paris est-il ambitieux ?

 
En entérinant des contributions nationales (INDCs) qui conduisent vers un réchauffement supérieur à 3°C, la COP 21 se montre incapable de désamorcer la bombe climatique.

 
L’objectif d’1,5°C, qui n’est pas un objectif contraignant, ne saurait masquer l’absence d’engagements chiffrés de réduction d’émissions de GES pour les années à venir (art. 2)
 
Aucune date n’est mentionnée pour le pic des émissions et l’objectif de long terme, attendu pour 2050, ne concerne que la seconde partie du siècle. La formulation de l’objectif de long terme ouvre la porte à l’utilisation massive de techniques inappropriées telles que le stockage et la séquestration du carbone, la compensation carbone et la géo ingéniérie.

 
Sans feuille de route clairement établie, sans mention des points de passage en 2020 et 2050 fixés par le GIEC pour revenir sur une trajectoire inférieure à 2°C, l’accord de Paris met en danger le simple droit à vivre de nombreuses populations à travers la planète.

 
L’accord de Paris est-il doté des moyens suffisants ?

 
Absence des 100 milliards de dollars comme plancher de financement dans l’accord de Paris, plancher renvoyé dans le texte de décision de la COP 21 et donc soumis à de nouveaux arbitrages futurs, sans force contraignante et sans amélioration par rapport à Copenhague.

 
Manque de transparence et de prévisibilité des financements pour l’après 2020 : aucune mention des termes « nouveaux » et « additionnels » pour évoquer les financements futurs, pas plus que les termes « adéquats » et « prévisibles ».

 
Après 25 ans de négociation, et alors qu’ils n’ont jamais débloqué les financements nécessaires, les pays riches historiquement responsables du réchauffement climatique tentent ainsi de se dédouaner de leurs responsabilités !

 
L’accord de Paris fait-il oeuvre de « justice climatique » ?

 
Suppression des références aux droits humains et des populations indigènes, références renvoyées dans les préambules.

 
Très net affaiblissement du mécanisme de « Pertes et dommages » puisque tout ce qui concerne les responsabilités juridiques est retiré de cet l’accord. L’affaiblissement du mécanisme de pertes et dommages sonne comme un aveu de culpabilité des pays responsables du dérèglement climatique.
 
L’accord de Paris est-il universel ?
 
Les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime, près de 10 % des émissions mondiales sont exemptés de tout objectif.

 
De nombreuses contributions des États, notamment des pays les plus démunis, dépendent de financements additionnels pour mener à bien leur transition énergétique et politiques d’adaptation. Ces financements ne sont pas là et ne sont pas garantis pour le futur.

 

L’Accord de Paris ne se donne pas les moyens d’être universel et refuse de s’attaquer à la machine à réchauffer la planète que constitue la globalisation économique et financière.

 
L’accord de Paris est-il juridiquement contraignant ?

 
L’accord ne transforme par les INDCs en des engagements contraignants et les mécanismes de révision des engagements sont faiblement contraignants.
 
Aucun mécanisme de sanction n’est mis en oeuvre pour sanctionner les États qui ne mèneraient pas à bien leurs engagements ou qui refuseraient de revoir à la hausse leur ambition. Alors que les accords de libéralisation du commerce et de l’investissement sanctionnent les pays lorsqu’ils ne respectent pas les règles établies, encore rien de tel en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

 
L’accord de Paris est-il dynamique ?

 
Il sera impossible de rajouter dans les années futures tout ce qui n’est pas dans le texte de l’accord de Paris (100 milliards de dollars comme plancher…)
 
Des inventaires (stocktaking) sont prévus tous les 5 ans, mais la mise en oeuvre des révisions à la hausse reste dépendante de l’interprétation du texte et de la bonne volonté des États.

 
L’accord de Paris est-il différencié ?

 
Avec la mise en oeuvre des INDCs, les États ont accepté à Lima une autodifférenciation en matière de réduction d’émissions de GES : chaque pays met sur la table ce qu’il souhaite.

 
En matière de financements, alors que la Convention cadre prévoit que les pays historiquement les plus émetteurs débloquent les financements nécessaires à l’adaptation et la mitigation des pays qui en ont besoin, les États-Unis et leurs alliés ont essayé de poursuivre leur œuvre de démolition des principes de la Convention.

 
L’accord de Paris est-il équilibré ?

 
Aucun mécanisme clairement défini pour faciliter le transfert des technologies, notamment pour lever les barrières à l’accès générées par les droits de propriété intellectuelle.
 
Possibilité est laissée aux pays, notamment les plus émetteurs, d’utiliser des mécanismes de compensation carbone pour atteindre leurs objectifs, au détriment d’une réduction domestique des émissions.

 
Maintien de la référence à « la croissance économique » (art. 10)

 
Ce très pâle accord reflète donc l’impuissance des gouvernements à s’attaquer aux causes réelles des dérèglements climatiques. Rien d’étonnant : l’avidité des multinationales, les énergies fossiles et l’obsession de la croissance sont considérées comme des données intouchables.

 
Mais il devient urgent que les règles et principes d’organisation de l’économie mondiale et du commerce international soient soumises à l’objectif climatique. Plus que jamais, il convient de multiplier les initiatives et les alternatives venant du terrain pour sauver le climat et développer des modes de vie socialement justes et écologiquement acceptables…

 
 
 
 

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Le scandale de la vente des barrages hydroélectriques

La commission européenne a adressé récemment une mise en demeure à la France afin qu’elle lance, sans plus tarder, le processus de mise en concurrence des concessions hydroélectriques françaises, en gestation depuis 2008.

L’Europe, dans sa grande bienveillance, exige la privatisation de ces barrages, pour l'essentiel construits par nos aînés et financés par les impôts de nos parents et grands-parents…  
 
  

En juillet 2008, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, signait le décret de mise en concurrence des concessions des barrages hydroélectriques français. EDF bénéficiait jusqu’à cette date d'un droit de préférence sur le renouvellement des concessions mais avec la transformation de l'électricien en société anonyme en 2004, et le vote en 2006 (à la demande de la Commission européenne)  d'un amendement abrogeant ce droit de préférence, le renouvellement des concessions a été ouvert à la concurrence «libre et non faussée»…
 
Les premiers appels d'offres pour le renouvellement des concessions devaient être ouverts fin 2010 mais ce dossier est resté jusqu'ici bloqué par la France, au grand dam des commissaires européens.
 
La Commission européenne agit  donc au titre de l'article 106 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) : "En vertu de l'article 106 du TFUE, les Etats membres sont tenus de veiller, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, à n'édicter et à ne maintenir aucune mesure contraire aux règles des traités, et notamment aux règles de concurrence".
 
"L'envoi d'une lettre de mise en demeure ne préjuge pas de la conclusion finale de la procédure. Par contre, la procédure crée une structure claire pour que la Commission puisse à présent entamer un dialogue actif avec les autorités françaises à ce sujet", a indiqué le porte-parole de la Commission.
 
Prenant les devants, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a précisé que les premiers appels d'offres pour sélectionner les actionnaires seront lancés dès 2016. La loi de transition énergétique d'août 2015 fixe en effet un nouveau dispositif d'ouverture des concessions et prévoit le regroupement des barrages par grandes vallées (barycentres) et la création de sociétés d'économie mixte, afin d'essayer de limiter la privatisation des ouvrages.
 
Vendre les barrages hydroélectriques, c’est se priver de la seule source d’électricité décarbonée
 
Le Conseil national de la Résistance (CNR), crée par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris, réunissait dans le même combat de libération nationale les communistes et les gaullistes dans une volonté de recouvrer la souveraineté nationale et populaire. C'est dans ce cadre que les barrages hydrauliques furent construits.
 
Cette volonté a permis un essor économique sans précédent, la France se hissant au rang de 4ème puissance économique mondiale.
 
Aujourd’hui, EDF reste le premier producteur d’électricité d’origine hydraulique de l’Union européenne, avec plus de 20 000 MW de puissance installée en France. La France compte 399 barrages sous concession. Environ 80% d'entre eux sont exploités par EDF, 12% par Suez via ses filiales Société hydro électrique du midi (Shem) et Compagnie nationale du Rhône (CNR), le reste étant aux mains de petits exploitants.
 
L'hydraulique représente 12% de la production totale d'électricité française.

Respectueuse de l'environnement, l'hydroélectricité ne participe pas à l'augmentation de l'effet de serre ni à la pollution de l'air, n'émettant ni CO2, ni gaz polluants. 
 
La première escroquerie est de transférer les gains d’une infrastructure, financée par les impôts des citoyens français, à des sociétés privées qui vont vite faire de la rapine légalisée, exactement comme c’est le cas pour les péages d’autoroutes.
 
La deuxième escroquerie évidente, c’est qu’au moment même où François Hollande, avec l’agenda de la COP 21, désire taxer fortement les émissions de carbone, la valeur de l’énergie «décarbonée» va finir par faire des bonds si on la laisse aux mains d’entreprises privées comme ce fut le cas en Californie avec l'entreprise Enron de sinistre mémoire...
 
Le mandat de Nicolas Sarkozy a servi à détruire une partie de ce que le CNR avait mis en place à la libération. On pouvait penser ensuite que François Hollande, "l'ennemi de la finance" aurait à cœur de revenir aux fondamentaux et de préserver ce patrimoine commun. Mais la trahison continue et la vente à la découpe de notre pays se poursuit conformément aux diktats de la commission européenne et des lobbys investisseurs…
 

 


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L’extractivisme des ressources naturelles, une menace pour le climat

  CC – Wikimedia 1er décembre par Nicolas Sersiron La course effrénée aux ressources naturelles conduit à une surexploitation de la planète. Elle la menace aussi puisque, pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius à la fin du siècle, il faut s’empêcher d’exploiter 80 % des ressources en énergie ...

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Le “développement durableˮ est un mensonge

Le terme “développement” n’est que l’application du colonialisme au monde naturel, explique Derrick Jensen.   Le “développement durable” est une prétention à la vertu. Le mot « développement » utilisé dans ce sens est un mensonge.   Le mot “développer” signifie “croître”, « progresser », « devenir plus complet, plus ...

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De la COP 21 au Flop 21

COP 21

Soyons réalistes, comment la rencontre internationale parisienne pourrait-elle accoucher d’un bébé présentable, quand l’on découvre la modestie des engagements mondiaux, et quand l’on sait que les lobbys contrôlent déjà tout ça ? Le bilan est prévisible…et on pourrait d’ores et déjà se donner rendez vous pour la COP22. Mais découvrons les ...

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À qui profite la politique énergétique de l’Union européenne?

À qui profite, en fin de compte, la politique énergétique de l’Union européenne? Alors que l’on ne peut que plaider en faveur des énergies renouvelables, il apparaît que le système, tel qu’il fonctionne, ne fait que “gonfler” les factures des consommateurs et les portefeuilles de ceux qui vendent les équipements ...

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Le pétrole du delta du Niger: pollution et dépérissement des habitants

Niger-pétrole

L’écrivain nigérian Ken Saro-Wiwa est-il mort pour rien ? Il y a vingt ans exactement, l’écrivain engagé était exécuté par pendaison, au terme d’un procès inique. Aux yeux de la junte militaire de l’époque, il était coupable de dénoncer les graves atteintes à l’environnement et aux droits humains causés par l’exploitation ...

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Les membres de la Commission de Bruxelles : au service d’eux-mêmes et des mutinationales

Commission de Bruxelles

Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales. La porosité est telle entre la ...

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Pour guérir la Terre, il faut soigner notre tête

Source : Juliette Kempf pour Reporterre Avec l’essai Soigner l’esprit, guérir la Terre, Michel-Maxime Egger nous invite à comprendre intimement que nous ne sommes pas séparés du monde qui nous environne. L’écopsychologie rend possible ce changement radical de notre perception. Sur 250 pages très documentées, le dernier livre de Michel Maxime ...

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