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Argent

Ignorer les pauvres… et les culpabiliser

Chaque catastrophe ”naturelle” révèle, s’il en était besoin, l’extrême fragilité des classes populaires, dont la vie comme la survie se trouvent dévaluées. Pis, la compassion pour les pauvres, affichée au coup par coup, masque mal que de tout temps des penseurs ont cherché à justifier la misère – en culpabilisant ...

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Privatiser le vivant

Les pirates des semences veulent privatiser le vivant Les biotechniques dites d’« édition de gènes » doivent-elles être soumises à la réglementation sur les OGM ? La bataille pour le déterminer a déjà commencé auprès des gouvernements et des institutions supranationales. L’enjeu est capital, expliquent les auteurs de cette tribune, ...

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Uber: le gouvernement du Québec remet les pendules à l’heure

Commission des finances publiques du Québec (Assemblée Nationale du Gouvernement du Québec)   Jacques Daoust, Ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Electrification des Transports du Québec Consultation sur le document d’information sur le transport rémunéré de personnes par automobile:     Les meilleurs moments d’Uber en commission ...

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Le Code du travail étranglé !

Le projet de "réforme" du code du travail, présenté par François Hollande, le premier Ministre Manuel Valls et la ministre du Travail, Myriam El Khomri, suscite de plus en plus de critiques.  


La priorité donnée notamment à l’accord d’entreprise par rapport à la loi ou l’accord de branche professionnelle est en effet considéré à juste titre comme une inversion des valeurs et de la hiérarchie des normes… 


 

Le droit du travail a été acquis par un siècle de luttes sociales. Il a pour objectif de défendre le salarié qui n’est pas égal à son employeur puisqu’il est subordonné à ce dernier.



Mais un retournement historique est en train de s’opérer sous l’impulsion du gouvernement « socialiste ». On assiste à la volonté d’inverser la hiérarchie des valeurs et des normes qui voulait que la loi impose une protection à tous les salariés et que les accords signés dans les entreprises ne pouvaient qu’améliorer la loi.


Avec le projet du gouvernement, les accords d’entreprise seront là pour déroger à la loi en dégradant la situation des salariés et en remettant en cause le principe d'égalité. Dans de nombreux cas, les patrons de PME-PMI notamment pourront imposer sans contrôle l’organisation du travail. Malgré l’intégration des 61 principes de la commission Badinter qui accompagne, sous des dehors humanistes, le nouveau texte, la remise en cause du droit du travail est indéniable.


Les organisations patronales (MEDEF et CGPME) en rêvaient et elles jugent donc très positives les propositions du gouvernement pour « réformer » le Code du travail :


- Les licenciements économiques ne relèveraient que de l’avis du chef d’entreprise, sans que le juge ne puisse y redire.


- L’assouplissement du temps de travail correspondrait dans les faits à une augmentation du temps de travail. Dans certains cas les chefs d'entreprise pourront décider unilatéralement de modifier le temps de travail. Cela permettra aussi de remettre en cause l’indemnisation des heures supplémentaires en calculant le temps de travail sur plusieurs années.


- Un accord d’entreprise suffirait pour que les heures supplémentaires soient majorées 5 fois moins.

- Les temps d’astreinte pourraient être décomptés des temps de repos.


- Les apprentis mineurs pourraient travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine.


- Les indemnités prud’homales pourraient être plafonnées en cas de licenciement abusif.


- Les prérogatives des CHSCT pourraient être remises en cause.


- Une mesure pourra être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.


- Le contrat individuel remplacerait les accords collectifs. Le Compte personnel d’activité (CPA) qui individualise un peu plus les droits se mettrait en place.


- et autres joyeusetés de ce type...

 
L’avant-projet de loi El Khomri est présenté comme le modèle sur lequel un nouveau code du travail doit être réécrit. Or ce projet ne simplifie rien. Le livre sur le temps de travail qu’il refond augmente même en volume. Seuls sont allégés les droits, pourtant déjà bien fragiles, des salariés. Cette pente-là est bien connue, c’est celle sur laquelle le droit du travail glisse depuis une trentaine d’années...

Face à cette attaque, tous les syndicats réagissent mais ne sont pas tout à fait sur la même ligne. Sept syndicats appellent à faire grève le 31 mars prochain pour réclamer le retrait du projet de loi El Khomri, qui constitue, selon eux, « une régression sociale ». L’appel a été lancé par la CGT, FO, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, l’Unef, l’UNL (lycéens) et la FIDL (lycéens) à l’issue d’une réunion intersyndicale de près de trois heures. De leur côté, CFDT, CFTC et CFE-CGC, comme à leur habitude, restent en retrait. 

En attendant, à l’initiative de militants syndicaux et de citoyens, la pétition ouverte sur Internet a déjà recueillie 1 000 000 de signatures...


 



> Signer la pétition ICI


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Quand les traders spéculent sur notre pain quotidien

Depuis un an, les prix mondial du blé a évolué en dents de scie dans une fourchette de prix trop bas pour fournir un revenu décent aux céréaliers. Il a suffit que l’offre mondiale soit légèrement supérieure à la demande pour que les traders fassent payer la facture aux producteurs ...

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Future loi Travail: esclavagisme ou modernité ?

MODERNITE ? … En d’autre temps on aurait parlé d’esclavagisme ! La future loi Travail de Myriam El Khomri empile les propositions les plus réactionnaires revendiquées par le patronat. Aucun gouvernement n’avait osé aller aussi loin dans l’abaissement des garanties collectives et des droits acquis par les luttes depuis des ...

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SOS paysans !

Ils n’en peuvent plus ! Trop dur, trop de pression, trop de dettes. Les suicides se multiplient chez les paysans, qui ne savent plus comment survivre dans un système qui vise à leur disparition pour installer l’agro-industrie. « Il y a deux semaines, on a appris, pour une famille. On n’avait ...

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Infos qui dérangent – No. 56

Des paquets de protège-slips contenant des traces d’herbicide retirés de la vente en France SANTE La présence, à très faibles doses, de résidus potentiellement toxiques a été découverte sur plusieurs échantillons… Après des traces de pesticides retrouvés sur des tampons, c’est désormais les protège-slips qui sont pointés du doigt.  La ...

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Hyperconcentration de la richesse et expansion de la pauvreté

Hyperconcentration de la richesse et expansion de la pauvreté: Les acteurs de Davos continuent de bâtir leurs projets d’expansion La résistance et la révolte des peuples face au nouvel ordre mondial Deux mondes. L’un, une minorité triomphante et sans conscience sociale. L’autre, une majorité écrasée. C’est le sort réservé à ...

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La filouterie des frais de tenue de compte bancaire

C’est la mauvaise surprise en ce début d’année 2016 pour la clientèle de certaines banques comme la Société Générale, le Crédit Mutuel ou BNP Paribas.
 
Depuis le mois de janvier, dans le cadre des frais de tenue de compte, les clients doivent verser 27 euros supplémentaires en moyenne par an et ce pour aucun service en plus… 

  
La Société générale, le Crédit mutuel et BNP Paribas se sont alignés sur la tendance qui se développe depuis deux ans dans le milieu bancaire : facturer des frais de tenue de compte à l’image déjà de la Banque Postale, le CIC ou les Caisses d’épargne par exemple qui le pratiquent déjà.

Une recherche réalisée par l’UFC-Que Choisir montre qu’aujourd’hui sur 116 banques, on n’en compte plus que 16 qui ne facturent aucun frais : le Crédit coopératif, quelques caisses du Crédit agricole, deux Banques populaires (notamment la Banque populaire Rives de Paris) et enfin, la plupart des banques en ligne. Et encore, cette  situation est provisoire car les deux Banques populaires ne facturant pas encore ces frais réviseront leurs tarifs au printemps prochain. LCL-Crédit lyonnais les factureront à partir du 1er avril prochain entre 12 et 24 € par an. 

Cette généralisation des frais de tenue de compte s’accompagne d'éventuels frais supplémentaires pour la consultation des comptes sur Internet ou l'utilisation de cartes bancaires.

Aucune explication valable

Il semble difficile de comprendre la logique de ces nouveaux frais,  d’autant que les employés au guichet ne savent pas forcément donner plus d’explications aux clients !

Valérie Lefebvre-Haussmann, secrétaire générale de la CGT Banques et Assurances, déplore ces frais dont la nécessité économique n'est pas crédible : « Les arguments des dirigeants en comité d’entreprise pour justifier ces nouveaux frais ne tiennent pas. ll n’y a eu par exemple aucune embauche à effectif constant dans les réseaux bancaires en termes de sécurisation des comptes ». Elle s’insurge d’autant plus que malgré la période de crise, la plupart des banques affichent d’énormes bénéfices : « La logique des banques consiste toujours à rémunérer le plus possible les actionnaires… pas les salariés, ni les clients ». 

Pour le Syndicat national de la banque (SNB), la profession bancaire est « malheureusement fidèle à ses regrettables habitudes, elle a limité sa communication au strict minimum sur un dossier pourtant particulièrement sensible vis-à-vis de la clientèle ».

Pour l'Association des usagers des banques (AFUB) qui a saisi les autorités, il y a " violation de la loi ". Serge Maître, secrétaire général de l'AFUB en veut particulièrement au Crédit Mutuel, qui a prévenu ses clients courant novembre alors que les frais étaient déjà en place dès le début du mois d'octobre. Les établissements devraient en effet en informer leurs clients par courrier deux mois avant toute modification de tarifs.

Une autre accusation de suspicion de concertation mettant en cause Société Générale, Crédit Mutuel et BNP semble également justifiée. Serge Maître estime " étonnant que trois gros établissements de la place décident dans une même unité, quasiment, de temps " de l'application de ces frais…

Les banques soulèvent pour leur part la nécessité de compenser la pression actuelle sur leurs revenus (taux bas, plafonnement des commissions d’intervention…) et l’augmentation des coûts liés à la sécurisation des comptes. 

Quoi qu’il en soit, les clients des banques concernées peuvent, et ont même tout intérêt, à prendre contact avec leur conseiller bancaire pour négocier l’annulation de ces nouveaux frais car il y aurait 324 milliards d’euros placés dans ces banques…

 



Photo Creative commons par Yahoo Images 




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