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Travail

L’allocation universelle contre la protection sociale

L’allocation universelle, un concept à la mode, aussi bien à droite qu’à gauche. Mais certains, comme le sociologue Mateo Alaluf, ne sont pas du tout d’accord avec cette idée. Pour lui, l’établissement d’une telle allocation entrainerait une régression sociale. Périodiquement, la proposition d’instaurer une allocation universelle revient à l’avant plan ...

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Journalistes et professionnels des médias tués depuis 1990

2297 journalistes et professionnels des médias tués depuis 1990 On lira ce tableau effrayant et on le comparera à la propagande du Petit Journal de Canal + (ah, ce Bolloré !), au classement de RSF (ah, ces dollars !), qui est un bidonnage que les médias promeuvent, au grand dam des journalistes. ...

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Tout bascule

« La recherche d’informations et le traitement de celle-ci ne sont pas humains, en ce sens que nous ne pouvons pas comprendre la mesure de que nous avons créé, et c’est peut-être pour cette raison que nous sommes en train d’en perdre le contrôle », plaide l’auteur. ALEXANDRE MOTULSKY Candidat au doctorat ...

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Chômeurs visibles et invisibles : la barre des 10 millions franchie !

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi pour l’année 2015 font apparaître une nouvelle augmentation quasi générale.


Comme d’habitude, à l’image des raccourcis pris par la Ministre du Travail, Myriam El Khomri,  et les journalistes des grands médias, on ne parle pas ou très peu du nombre de chômeurs toutes catégories confondues, ni des personnes qui sont exclues des statistiques officielles… 
 


Après avoir évoqué imprudemment la baisse du nombre de chômeurs à la fin de l’année 2013, François Hollande et les ministres successifs du Travail se contorsionnent régulièrement en évoquant tantôt un ralentissement de la hausse, tantôt une stabilité de la hausse, tantôt une diminution de la hausse, le tout en parlant presque toujours des seuls chômeurs de catégorie A. 


Selon le dernier rapport complet de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) de 13 pages et non le simple communiqué de presse gouvernemental envoyé aux médias, on constate en 2015 :


- Une augmentation moyenne de plus de 25 150 chômeurs par mois pour la seule catégorie A, une augmentation du chômage de longue durée (entre 2 et 3 ans) de 4,5 % sur 1 an, celle du chômage de très longue durée (3 ans et plus) de 15,7 % et celle du chômage des + de 50 ans de 9,5 % !

 


- Plus d’un chômeur sur 2 (50,3 %) inscrit à Pôle emploi  ne perçoit aucune indemnité ni allocation de retour à l'emploi, ni allocation de solidarité, ce qui devrait rabaisser le caquet du Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui préconise une baisse des indemnités chômage pour relancer l'emploi…

 


Demandeurs d'emploi par catégories :

 


A : 3 590 600 (+ 2,6 % sur 1 an), demandeurs d'emploi sans emploi 


B : 712 600 (+ 5,2 % sur 1 an), demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite courte (moins de 78 heures ou moins au cours du mois)

C : 1 172 500 (+ 13 % sur 1 an), demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite longue (plus de 78 heures au cours du mois)  


D : 274 200 (- 2 % sur 1 an), demandeurs d'emploi en stage, formation, maladie…)

E : 425 400 (+11,3 % sur 1 an), demandeurs d'emploi bénéficiaires de contrats aidés, etc.

 


Total : 6 175 300 chômeurs, soit une augmentation de 5,1 % sur 1 an sans oublier les chômeurs dans les DOM-TOM (335 000 chômeurs) et ce nonobstant la politique de radiation des listes de demandeurs d’emplois appliquée avec acharnement par le gouvernement... 

 


De plus, curieusement à partir de cette année 2016, il sera impossible de comptabiliser les personnes au RSA inscrites à Pôle emploi et celles qui ne le sont pas. Les travailleurs pauvres, vont en effet pour une partie disparaître des données RSA, puisque le RSA activité s’est transformé en "Prime d'activité".

 


Bref, il y aura encore moins de transparence et de plus en plus de chômeurs invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officielles.

 


Le chômage invisible


Ne sont pas comptés dans ces 6 175 300 demandeurs d'emploi :

 


- 1 500 000 foyers bénéficiaires du RSA. Sur 2 500 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 1 000 000 sont inscrits à Pôle emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.). En sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois plus d'un demandeur d'emploi en son sein, ces chiffres sont des minimas.


- 1 100 000 environ de personnes sur les 2 millions de bénéficiaires de l'AAH (allocation adulte handicapé) ou d'une pension d'invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté.

 


- 1 400 000 de sans droits qui sont principalement :

 


* des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui n'ont même pas droit au RSA (situation quasi unique en Europe…)


* des sans droits pour dépassement des plafonds de ressources dans le foyer

 


* des bénéficiaires de pensions de reversion (veufs, veuves) de 55 ans et plus, qui dépassent les plafonds du RSA (524 € au 01/01/2016 pour une personne seule), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse à 65 ans. 

 


* des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent le plafond du RSA (plafond presque 2 fois inférieur aux seuils de pauvreté…) 

 


*  des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires. 

 


* des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque et qui sont demandeurs d'emploi en parallèle. 

 


- les retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, chauffage, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste...) 

 


En faisant un simple calcul, on arrive donc à un total minimal de 10 175 300 (10 510 300 avec les DOM-TOM) demandeurs d'emploi et de travailleurs pauvres occasionnels en France !

 


Dans ces conditions, on ne peut se satisfaire des réponses gouvernementales qui consistent notamment à mettre en place une nouvelle aide à l’embauche pour les entreprises alors même que les effets d’aubaine de ce dispositif sont connus et quasiment nuls.

Il est indispensable de changer de politique économique pour aller vers un renforcement des services publics, un soutien à l’investissement public, une relance économique par la demande, une hausse des salaires et pensions afin de favoriser la consommation intérieure.


Trouver une solution durable suppose aussi de dresser le bilan de la construction européenne, d’expliquer les causes de son échec et notamment de mettre fin au scandale des 500 000 salariés détachés dont les entreprises payent les charges sociales dans leur pays d’origine.

 


Et ce ne sont pas non plus les attaques perpétuelles contre la durée du travail, les droits des salariés, la qualification des métiers qui permettront aux demandeurs d’emploi de sortir du chômage et de la précarité en retrouvant un emploi de qualité... 


 




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Des tas d’urgences à l’état d’urgence

Dans un pays comme la France, frappé par le chômage, par la baisse du pouvoir d’achat, alors qu’une bonne partie de l’Europe a renoué avec la croissance, et la relance timide de l’emploi, comment ne pas s’interroger sur la priorité donnée encore par le gouvernement, celle de l’état d’urgence ? Lorsqu’il ...

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Kasserine – Tunisie: la colère de la faim

Reportage à Kasserine, Tunisie : “Personne ne saura calmer la colère de la faim ”     « La révolution des jeunes est confisquée par les vieux ! » peut-on lire sur une feuille portée par un jeune homme silencieux au milieu des centaines de diplômes brandis par les chômeurs de Kasserine. ...

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Les robots ne font pas grève à Davos

Gabrielle Lefèvre, 25 janvier 2016 Le Forum Economique Mondial qui s’est tenu à Davos regroupe les puissants de ce monde autour de ce gigantesque défi posé à nos sociétés : la quatrième révolution industrielle. Celle des robots. Et l’humain dans tout cela ? Nos « maîtres du monde » – qui ont décidé d’améliorer ...

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L’inchangement, ou « quand rien ne change », c’est de retrouver 130 ans plus tard les mêmes taciturnes arnaques d’un esclavage continuel pour la fabrication des nouveaux tyrans de la finance. Qui donc se bat pour un « pays »? Les soldats de l’économie sont tous passés à la mondialisation. Des putains à vendre ...

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Patrons et travailleurs sans frontières

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Agriculture: le port d’équipement de protection individuelle obligatoire ?

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Manuel Valls bloque à l’assemblée nationale un outil législatif contre les paradis fiscaux !

Il y a dix jours, l’Assemblée nationale votait en faveur d’un amendement demandant aux entreprises de rendre public, une fois par an, dans chaque pays où elles sont implantées, le montant de leur chiffre d’affaires, le nombre de leurs employés, les profits réalisés et les impôts payés.
 
Le 15 décembre dernier, un deuxième vote parlementaire positif avait lieu mais à une heure trente du matin, le vote était annulé par une manœuvre indigne du gouvernement…
 
Chiffres d’affaires, impôts payés, profits réalisés, nombre de personnels, pourquoi ces données sont-elles importantes ? Parce que les paradis fiscaux ne sont pas, contrairement à l’imaginaire public traditionnel, que des coffres forts remplis d’argent.

Ce sont des territoires dont les gouvernements vendent la souveraineté aux plus puissants en leur proposant d’écrire les lois qui leur conviennent. Ces lois ont un objectif : découpler, artificiellement, l’endroit où se produit une transaction économique (toucher un salaire, des intérêts, des dividendes, un héritage, réaliser un profit, une plus-value…) et l’endroit où elle est juridiquement enregistrée et donc contrôlée et taxée.

Les paradis fiscaux attirent donc tous ceux qui refusent la solidarité par l’impôt, laissant à leurs concitoyens le soin d’en acquitter la charge. Les grandes fortunes et les multinationales en font un usage massif. C’est d'ailleurs une des explications de l’appauvrissement relatif des Etats et de la diminution corrélative de leur capacité de régulation, voire de sauvetage du système lui-même.

Avec une comptabilité pays par pays, on peut s’apercevoir si une entreprise réalise du chiffre d’affaires dans un pays et cumule des profits dans un autre où elle n’a pratiquement pas d’employés, voire d’activité et toutes sortes de bizarreries comptables. C’est une bonne technique pour repérer ceux qui abusent des paradis fiscaux, avant de déterminer comment les sanctionner.
Le G20 a prévu d’obliger les grandes firmes à fournir ces données aux administrations fiscales mais les actionnaires, parlementaires, ONG, journalistes, etc. sont exclus de l’information...

Si l’amendement soutenu par plusieurs députés socialistes et écologistes visant à rendre publiques ces données a reçu à nouveau un vote positif, Manuel Valls s’est vite empressé de monter au créneau pour faire barrage. Comme le racontent les ONG qui sont suivi le débat à l'assemblée nationale, le gouvernement a décidé d’une suspension de séance, a réveillé ses partisans et fait voter à 1 h 30 du matin un nouvel amendement annulant le précédent.

En 2013, la France avait obligé les banques à fournir ces informations et à les rendre publiques. Le Parlement européen avait emboîté le pas et toutes les banques doivent désormais communiquer ces informations. L’enjeu était d’étendre cette obligation à toutes les entreprises, au-delà du secteur bancaire.

Mais le gouvernement de Manuel Valls a suivi finalement le lobbying des grandes entreprises qui refusent toute transparence. François Hollande , " l'ennemi de la finance " voulait faire de la France un pays moteur dans la lutte contre les paradis fiscaux mais c’est plutôt la France du frein moteur !

 
La longue liste des paradis fiscaux :
 
Afrique et Océan indien : Libéria, Maurice, Seychelles.

 



Asie, Pacifique et Moyen-Orient : Bahreïn, Doubaï, Iles Cook, Iles Marshall, Labuan, Liban, Macao, Mariannes, Nauru, Nioué, Région administrative spéciale de Hong Kong, Samoa, Singapour, Vanuatu.

 



Caraïbes : Anguilla, Antigua, Antilles néerlandaises, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, Costa Rica, Iles Caïmans, Iles Turques et Caïques, Iles Vierges britanniques, Panama, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines.

 



Europe : Andorre, Campione, Chypre, Gibraltar, Guernesey, Ile de Man, Irlande, Jersey, Liechtenstein, Luxembourg, Madère, Malte, Monaco, Sercq, Suisse.



 

Photo Creative commons par Yahoo Images



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France: De la vague brune au raz de Marine

Les claques se suivent et se ressemblent et pourtant, tous les partis, de la gauche à la droite, se rejettent mutuellement la responsabilité de leurs échecs. La gauche de la Droite reproche à Sarközi d’avoir poussé son parti encore plus à droite, puisqu’il reprend les idées du FN, lui faisant remarquer ...

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