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Pauvreté

La Gr?ce s?enfonce un peu plus dans l?ab?me de la dette

Surprises, surprises? Si l?on en croit la presse allemande, le trou dans les caisses d’Ath?nes serait, selon la tro?ka, beaucoup plus important que pr?vu : ? savoir 20 milliards d?euros au lieu des 11,5 milliards annonc?s pr?c?demment. Cette nouvelle a ?t? ? peine ?bruit?e que le ministre des finances d’Ath?nes ...

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Un temps pour St-Martin

Il y a quelques semaines, le moment ?tait venu au Qu?bec, comme il revient ? son heure dans toutes nos d?mocraties ? l?occidentale, de demander au peuple souverain s?il ?tait satisfait de ce qu?avaient fait ses mandataires, les gouvernants : nous avons eu des ?lections. Comme toujours et partout, il en est sorti beaucoup de chaleur et bien peu de lumi?re.

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Qu?bec : victoire des ?tudiants ! Le nouveau gouvernement n?a qu?? bien se tenir?

Pauline Marois vient ? peine d??tre ?lue ? la t?te du gouvernement sous l??tiquette du Parti qu?b?cois qu?elle annule l?augmentation disproportionn?e des frais de scolarit? et une loi r?pressive durement contest?es par le mouvement ?tudiant. Des mois d?intenses mobilisations, d?occupations, d?affrontements continus avec la police et les milliers d?arrestations qui ...

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L?Am?rique sombre dans la pauvret? – Les m?ga riches et les « bouches inutiles » (Counterpunch)

Paul CRAIG ROBERTS Les Etats-Unis se sont effondr?s sur le plan social, politique, l?gal, constitutionnel, environnemental et moral. Le pays qui existe aujourd?hui n?est plus que l?ombre du pays o? je suis n?. Dans cet article, je vais traiter de l?effondrement ?conomique des Etats-Unis. Dans les articles suivants je traiterais ...

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Les ?tudiants du Chili sont dans la rue. Des affrontements et des centaines d?arrestations.

Comme il arrive au Chili chaque fois que les ?tudiants descendent dans la rue pour revendiquer leurs droits, la journ?e se termine avec des dizaines voire des centaines d’arrestations. Cette fois, ce sont entre 130 et 140 jeunes qui ont ?t? emmen?s dans les casernes ? la fin de la ...

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? N?ocolonianisme ? chinois : les effets de l?alcool ? trois p?nis

  Assise sur des r?serves de change de plus de 2500 milliards de dollars (l’?quivalent de toute la richesse de la France), elle est partie sans complexe ? l’assaut du monde. Et rien ni personne ne lui r?siste. Cette strat?gie a un nom: zouchuqu, ce qui signifie ? sortir des ...

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Le ch?mage augmente inexorablement en Gr?ce

Le ch?mage augmente de nouveau en Gr?ce pour atteindre en mai le niveau record de 23,1 %. Une donn?e en forte hausse par rapport ? l?an dernier (lorsque les sans-emplois ne repr?sentaient ??que?? 16,8 % de la population active). Rappelons qu?au moins d?avril, le taux de ch?mage ?tait de 22,6 ...

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La crise d?lib?r

Pendant que les forces de la contestation sociale pansent leurs plaies dans leurs quartiers d'été, celles de l'argent ne relâchent pas leurs efforts pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

PrimeurDeux petites informations de rien qui se télescopent dans l'indifférence paresseuse des fausses vacances : d'un côté, une ville espagnole qui va équiper de cadenas les poubelles des supermarchés, de l'autre une ville de Belgique qui entend forcer les mêmes supermarchés à aider les démunis. Deux villes de notre temps, deux visions de l'action politique diamétralement opposées : l'une qui se couche et accompagne toutes les régressions, l'autre qui se dresse et utilise son pouvoir pour changer les choses, même petitement, même à sa seule échelle locale, l'échelle de l'action politique de la soumission ou du refus.

La mairie indique avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, « face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d'aliments jetés dans les conteneurs et l'alarme sociale que cela provoque ».


Le plus coûteux pour les collabos du système, c'est encore de parvenir à inventer des explications vaguement convaincantes de leurs petites lâchetés ordinaires. Cadenasser les poubelles, c'est tout sauf une préoccupation de santé publique. Il s'agit de la plus honteuse des soumissions à la logique purement marchande qui préfère laisser crever d'inanition plutôt que d'admettre que 50 % de la nourriture produite à grands frais de pesticides et de maltraitances agricoles ne parvient jamais jusqu'à une bouche humaine. Cadenasser les poubelles, c'est aussi raconter la logique purement génocidaire d'une société où il faut absolument de l'argent pour satisfaire nos besoins les plus élémentaires et où, non seulement, on prive de plus en plus de gens de la possibilité d'acquérir le minimum d'argent indispensable pour juste survivre un jour de plus, mais de surcroît, on fait en sorte que toute manière de survivre en dehors de la marchandise est totalement impossible. Il devient alors absolument impossible de concevoir la réalité et la profondeur de la misère actuelle en ce qu'elle est totalement voulue et assumée par ceux qui la créent et qu'elle est d'autant plus ignoble qu'elle se propage dans des sociétés où le nécessaire comme le superflu est surabondant et majoritairement gaspillé.
Les miséreux ont toujours eu le droit de glaner ce qu'ils ne pouvaient acquérir dans le système marchand. Ils ont toujours eu la possibilité d'occuper les interstices du système, de squatter les biens communs, de satisfaire leurs besoins fondamentaux, même si cela a toujours été de manière précaire et largement insatisfaisante : braconnage dans les campagnes, abris de fortune dans les lieux invisibles, glanage des restes dans les champs, les poubelles, les miettes de la bonne société des inclus. Aujourd'hui, il n'y pratiquement plus d'espace public commun, de terres à squatter, de surplus à glaner. Même la flotte appartient toujours à quelqu'un et fait dorénavant toujours l'objet d'un péage et d'un droit d'accès. Même chier ou dormir n'est plus gratuit : les campagnes sont hérissées de clôtures privatives, les villes s'habillent de mobilier hostile à celui qui cherche juste un peu de repos et même l'accès aux déchets encore consommables de notre société du mépris est devenu pratiquement impossible.

Voilà donc un système où se renchérit chaque jour l'accès aux ressources vitales (eau, nourriture, énergie, abris... etc.), où le travail des gens est toujours plus dévalué, où il y a toujours moins besoin de bras pour faire tourner la machine et il n'est plus possible de survivre en dehors de la matrice.
Où pensez-vous que nous mène réellement cette logique ? Croyez-vous réellement que les gens qui prétendent nous représenter, dans leur grande majorité, œuvrent actuellement à améliorer nos conditions de vie ? Êtes-vous réellement dupes de leurs discours qui nous expliquent que chaque mesure prise sans notre consentement l'est dans une logique de sortie de crise alors que les faits, de plus en plus têtus, nous démontrent précisément le contraire ?

Les gouvernements en place choisissent délibérément la rigueur tout comme ils choisissent délibérément la voie de la paupérisation de masse, et ils le font sous couvert de leur impuissance face aux lois implacables du Marché. Sauf que tout démontre que le Marché ne prend que la place que l'action politique veut bien lui laisser.
Il suffit d'un autre maire, dans une autre ville, pour décider que le supermarché ne sera pas le lieu de la confiscation du droit à vivre de certains, mais celui de la solidarité et de la redistribution, même partielle et encore insuffisante.
Le personnel politique a largement diffusé le récit de son impuissance afin d'en faire une vérité indépassable dont l'objet premier est de dissimuler aux yeux de la foule sa participation active et volontaire à l'entreprise mondiale de déconstruction du social. La récession qui ravage actuellement les classes populaires et menace les classes moyennes des grands pays industrialisés du monde n'est pas la démonstration de l'échec des politiques de rigueur mises en place depuis 2008, mais bien la preuve éclatante que le transfert global des richesses vers une petite part de l'humanité est en train d'entrer dans sa phase efficace.

La grande difficulté des experts politiques et économiques contemporains est bien de construire un discours permettant d'occulter cette réalité afin de convaincre les peuples de la nécessité absolue et inéluctable de poursuivre la refondation actuelle de notre civilisation quand bien même celle-ci repose de manière de plus en plus évidente sur l'éradication malthusienne du gros de leurs effectifs, c'est à dire par une succession de crises alimentaires, sanitaires et environnementales qui devraient fort « naturellement » réguler les populations surnuméraires, entendez par là, celles dont le capitalisme n'a rigoureusement plus besoin pour fonctionner à plein régime.

D'où l'intérêt de ne pas se laisser distraire par des discours trompeurs, des exploits sportifs, des analyses oiseuses ou des informations futiles et de ne pas rater les petites brèves qui en disent tellement plus sur l'état réel de notre monde.
D'où l'intérêt de comparer deux bleds que rien ne relie entre eux, si ce n'est que chacun est diamétralement opposé à l'autre sur le grand échiquier du nouvel ordre mondial émergent.
D'où l'intérêt de se rappeler que l'échelle de l'action politique prioritaire et efficace reste le local et que de petites initiatives peuvent, en frappant les esprits et en éclairant les consciences, déclencher les grands mouvements sociaux dont nous avons terriblement besoin pour stopper la machine qui s'active à nous broyer.

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La crise d?lib?r

Pendant que les forces de la contestation sociale pansent leurs plaies dans leurs quartiers d'été, celles de l'argent ne relâchent pas leurs efforts pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

PrimeurDeux petites informations de rien qui se télescopent dans l'indifférence paresseuse des fausses vacances : d'un côté, une ville espagnole qui va équiper de cadenas les poubelles des supermarchés, de l'autre une ville de Belgique qui entend forcer les mêmes supermarchés à aider les démunis. Deux villes de notre temps, deux visions de l'action politique diamétralement opposées : l'une qui se couche et accompagne toutes les régressions, l'autre qui se dresse et utilise son pouvoir pour changer les choses, même petitement, même à sa seule échelle locale, l'échelle de l'action politique de la soumission ou du refus.

La mairie indique avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, « face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d'aliments jetés dans les conteneurs et l'alarme sociale que cela provoque ».


Le plus coûteux pour les collabos du système, c'est encore de parvenir à inventer des explications vaguement convaincantes de leurs petites lâchetés ordinaires. Cadenasser les poubelles, c'est tout sauf une préoccupation de santé publique. Il s'agit de la plus honteuse des soumissions à la logique purement marchande qui préfère laisser crever d'inanition plutôt que d'admettre que 50 % de la nourriture produite à grands frais de pesticides et de maltraitances agricoles ne parvient jamais jusqu'à une bouche humaine. Cadenasser les poubelles, c'est aussi raconter la logique purement génocidaire d'une société où il faut absolument de l'argent pour satisfaire nos besoins les plus élémentaires et où, non seulement, on prive de plus en plus de gens de la possibilité d'acquérir le minimum d'argent indispensable pour juste survivre un jour de plus, mais de surcroît, on fait en sorte que toute manière de survivre en dehors de la marchandise est totalement impossible. Il devient alors absolument impossible de concevoir la réalité et la profondeur de la misère actuelle en ce qu'elle est totalement voulue et assumée par ceux qui la créent et qu'elle est d'autant plus ignoble qu'elle se propage dans des sociétés où le nécessaire comme le superflu est surabondant et majoritairement gaspillé.
Les miséreux ont toujours eu le droit de glaner ce qu'ils ne pouvaient acquérir dans le système marchand. Ils ont toujours eu la possibilité d'occuper les interstices du système, de squatter les biens communs, de satisfaire leurs besoins fondamentaux, même si cela a toujours été de manière précaire et largement insatisfaisante : braconnage dans les campagnes, abris de fortune dans les lieux invisibles, glanage des restes dans les champs, les poubelles, les miettes de la bonne société des inclus. Aujourd'hui, il n'y pratiquement plus d'espace public commun, de terres à squatter, de surplus à glaner. Même la flotte appartient toujours à quelqu'un et fait dorénavant toujours l'objet d'un péage et d'un droit d'accès. Même chier ou dormir n'est plus gratuit : les campagnes sont hérissées de clôtures privatives, les villes s'habillent de mobilier hostile à celui qui cherche juste un peu de repos et même l'accès aux déchets encore consommables de notre société du mépris est devenu pratiquement impossible.

Voilà donc un système où se renchérit chaque jour l'accès aux ressources vitales (eau, nourriture, énergie, abris... etc.), où le travail des gens est toujours plus dévalué, où il y a toujours moins besoin de bras pour faire tourner la machine et il n'est plus possible de survivre en dehors de la matrice.
Où pensez-vous que nous mène réellement cette logique ? Croyez-vous réellement que les gens qui prétendent nous représenter, dans leur grande majorité, œuvrent actuellement à améliorer nos conditions de vie ? Êtes-vous réellement dupes de leurs discours qui nous expliquent que chaque mesure prise sans notre consentement l'est dans une logique de sortie de crise alors que les faits, de plus en plus têtus, nous démontrent précisément le contraire ?

Les gouvernements en place choisissent délibérément la rigueur tout comme ils choisissent délibérément la voie de la paupérisation de masse, et ils le font sous couvert de leur impuissance face aux lois implacables du Marché. Sauf que tout démontre que le Marché ne prend que la place que l'action politique veut bien lui laisser.
Il suffit d'un autre maire, dans une autre ville, pour décider que le supermarché ne sera pas le lieu de la confiscation du droit à vivre de certains, mais celui de la solidarité et de la redistribution, même partielle et encore insuffisante.
Le personnel politique a largement diffusé le récit de son impuissance afin d'en faire une vérité indépassable dont l'objet premier est de dissimuler aux yeux de la foule sa participation active et volontaire à l'entreprise mondiale de déconstruction du social. La récession qui ravage actuellement les classes populaires et menace les classes moyennes des grands pays industrialisés du monde n'est pas la démonstration de l'échec des politiques de rigueur mises en place depuis 2008, mais bien la preuve éclatante que le transfert global des richesses vers une petite part de l'humanité est en train d'entrer dans sa phase efficace.

La grande difficulté des experts politiques et économiques contemporains est bien de construire un discours permettant d'occulter cette réalité afin de convaincre les peuples de la nécessité absolue et inéluctable de poursuivre la refondation actuelle de notre civilisation quand bien même celle-ci repose de manière de plus en plus évidente sur l'éradication malthusienne du gros de leurs effectifs, c'est à dire par une succession de crises alimentaires, sanitaires et environnementales qui devraient fort « naturellement » réguler les populations surnuméraires, entendez par là, celles dont le capitalisme n'a rigoureusement plus besoin pour fonctionner à plein régime.

D'où l'intérêt de ne pas se laisser distraire par des discours trompeurs, des exploits sportifs, des analyses oiseuses ou des informations futiles et de ne pas rater les petites brèves qui en disent tellement plus sur l'état réel de notre monde.
D'où l'intérêt de comparer deux bleds que rien ne relie entre eux, si ce n'est que chacun est diamétralement opposé à l'autre sur le grand échiquier du nouvel ordre mondial émergent.
D'où l'intérêt de se rappeler que l'échelle de l'action politique prioritaire et efficace reste le local et que de petites initiatives peuvent, en frappant les esprits et en éclairant les consciences, déclencher les grands mouvements sociaux dont nous avons terriblement besoin pour stopper la machine qui s'active à nous broyer.

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Pendant que les forces de la contestation sociale pansent leurs plaies dans leurs quartiers d'été, celles de l'argent ne relâchent pas leurs efforts pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

PrimeurDeux petites informations de rien qui se télescopent dans l'indifférence paresseuse des fausses vacances : d'un côté, une ville espagnole qui va équiper de cadenas les poubelles des supermarchés, de l'autre une ville de Belgique qui entend forcer les mêmes supermarchés à aider les démunis. Deux villes de notre temps, deux visions de l'action politique diamétralement opposées : l'une qui se couche et accompagne toutes les régressions, l'autre qui se dresse et utilise son pouvoir pour changer les choses, même petitement, même à sa seule échelle locale, l'échelle de l'action politique de la soumission ou du refus.

La mairie indique avoir pris cette décision en collaboration avec les propriétaires de supermarchés, « face au risque pour la santé que peut comporter la consommation d'aliments jetés dans les conteneurs et l'alarme sociale que cela provoque ».


Le plus coûteux pour les collabos du système, c'est encore de parvenir à inventer des explications vaguement convaincantes de leurs petites lâchetés ordinaires. Cadenasser les poubelles, c'est tout sauf une préoccupation de santé publique. Il s'agit de la plus honteuse des soumissions à la logique purement marchande qui préfère laisser crever d'inanition plutôt que d'admettre que 50 % de la nourriture produite à grands frais de pesticides et de maltraitances agricoles ne parvient jamais jusqu'à une bouche humaine. Cadenasser les poubelles, c'est aussi raconter la logique purement génocidaire d'une société où il faut absolument de l'argent pour satisfaire nos besoins les plus élémentaires et où, non seulement, on prive de plus en plus de gens de la possibilité d'acquérir le minimum d'argent indispensable pour juste survivre un jour de plus, mais de surcroît, on fait en sorte que toute manière de survivre en dehors de la marchandise est totalement impossible. Il devient alors absolument impossible de concevoir la réalité et la profondeur de la misère actuelle en ce qu'elle est totalement voulue et assumée par ceux qui la créent et qu'elle est d'autant plus ignoble qu'elle se propage dans des sociétés où le nécessaire comme le superflu est surabondant et majoritairement gaspillé.
Les miséreux ont toujours eu le droit de glaner ce qu'ils ne pouvaient acquérir dans le système marchand. Ils ont toujours eu la possibilité d'occuper les interstices du système, de squatter les biens communs, de satisfaire leurs besoins fondamentaux, même si cela a toujours été de manière précaire et largement insatisfaisante : braconnage dans les campagnes, abris de fortune dans les lieux invisibles, glanage des restes dans les champs, les poubelles, les miettes de la bonne société des inclus. Aujourd'hui, il n'y pratiquement plus d'espace public commun, de terres à squatter, de surplus à glaner. Même la flotte appartient toujours à quelqu'un et fait dorénavant toujours l'objet d'un péage et d'un droit d'accès. Même chier ou dormir n'est plus gratuit : les campagnes sont hérissées de clôtures privatives, les villes s'habillent de mobilier hostile à celui qui cherche juste un peu de repos et même l'accès aux déchets encore consommables de notre société du mépris est devenu pratiquement impossible.

Voilà donc un système où se renchérit chaque jour l'accès aux ressources vitales (eau, nourriture, énergie, abris... etc.), où le travail des gens est toujours plus dévalué, où il y a toujours moins besoin de bras pour faire tourner la machine et il n'est plus possible de survivre en dehors de la matrice.
Où pensez-vous que nous mène réellement cette logique ? Croyez-vous réellement que les gens qui prétendent nous représenter, dans leur grande majorité, œuvrent actuellement à améliorer nos conditions de vie ? Êtes-vous réellement dupes de leurs discours qui nous expliquent que chaque mesure prise sans notre consentement l'est dans une logique de sortie de crise alors que les faits, de plus en plus têtus, nous démontrent précisément le contraire ?

Les gouvernements en place choisissent délibérément la rigueur tout comme ils choisissent délibérément la voie de la paupérisation de masse, et ils le font sous couvert de leur impuissance face aux lois implacables du Marché. Sauf que tout démontre que le Marché ne prend que la place que l'action politique veut bien lui laisser.
Il suffit d'un autre maire, dans une autre ville, pour décider que le supermarché ne sera pas le lieu de la confiscation du droit à vivre de certains, mais celui de la solidarité et de la redistribution, même partielle et encore insuffisante.
Le personnel politique a largement diffusé le récit de son impuissance afin d'en faire une vérité indépassable dont l'objet premier est de dissimuler aux yeux de la foule sa participation active et volontaire à l'entreprise mondiale de déconstruction du social. La récession qui ravage actuellement les classes populaires et menace les classes moyennes des grands pays industrialisés du monde n'est pas la démonstration de l'échec des politiques de rigueur mises en place depuis 2008, mais bien la preuve éclatante que le transfert global des richesses vers une petite part de l'humanité est en train d'entrer dans sa phase efficace.

La grande difficulté des experts politiques et économiques contemporains est bien de construire un discours permettant d'occulter cette réalité afin de convaincre les peuples de la nécessité absolue et inéluctable de poursuivre la refondation actuelle de notre civilisation quand bien même celle-ci repose de manière de plus en plus évidente sur l'éradication malthusienne du gros de leurs effectifs, c'est à dire par une succession de crises alimentaires, sanitaires et environnementales qui devraient fort « naturellement » réguler les populations surnuméraires, entendez par là, celles dont le capitalisme n'a rigoureusement plus besoin pour fonctionner à plein régime.

D'où l'intérêt de ne pas se laisser distraire par des discours trompeurs, des exploits sportifs, des analyses oiseuses ou des informations futiles et de ne pas rater les petites brèves qui en disent tellement plus sur l'état réel de notre monde.
D'où l'intérêt de comparer deux bleds que rien ne relie entre eux, si ce n'est que chacun est diamétralement opposé à l'autre sur le grand échiquier du nouvel ordre mondial émergent.
D'où l'intérêt de se rappeler que l'échelle de l'action politique prioritaire et efficace reste le local et que de petites initiatives peuvent, en frappant les esprits et en éclairant les consciences, déclencher les grands mouvements sociaux dont nous avons terriblement besoin pour stopper la machine qui s'active à nous broyer.

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Les enjeux de la crise ?tudiante. Le r?ve perdu!

  Je m?imagine sur une plage ? Cuba, avec ma conjointe qui observe les oiseaux au loin sur la mer. Apr?s ce magnifique voyage, j?invite un couple d?amis ? venir passer quelque temps chez moi, une petite maison r?serv?e pour cette occasion. Ensuite je repars dans le but de visiter ...

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