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	<title>CentPapiers &#187; Musique</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Musique classique : promenade au pays de la danse</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 16:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Classique]]></category>

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		<description><![CDATA[La danse est avec l’art pariétal l’une des formes les plus primitives de l’expression artistique. Depuis la nuit des temps, les hommes dansent, que ce soit pour célébrer un évènement, exorciser une crainte, solliciter les Dieux, ou simplement donner libre cours à leur joie. Née du génie populaire, la danse est depuis longtemps entrée dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La danse est avec l’art pariétal l’une des formes les plus primitives de l’expression artistique. Depuis la nuit des temps, les hommes dansent, que ce soit pour célébrer un évènement, exorciser une crainte, solliciter les Dieux, ou simplement donner libre cours à leur joie. Née du génie populaire, la danse est depuis longtemps entrée dans les Cours où les compositeurs lui ont donné ses lettres de noblesse&#8230; </span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les origines de la danse remontent très loin dans l’histoire, bien avant les civilisations antiques évoluées qui ont forgé la nôtre, et l’on en trouve parfois des traces très anciennes dans le répertoire traditionnel de certaines cultures. La musique classique occidentale elle-même doit à la danse d’exister car c’est dans ce creuset populaire qu’elle a puisé son initiale inspiration avant de s’en affranchir progressivement pour aller vers des formes d’expression de plus en plus dissociées de la fête et de la réjouissance. Omniprésente dans les compositions prébaroques, la danse s’est en effet peu à peu effacée, mais sans jamais disparaître totalement du répertoire comme le montre cette balade au fil du temps.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’aventure commence au Moyen Âge avec l’entrée dans les salles de réception des châteaux de ces danses populaires villageoises qui connaissent tant de succès. Trouvères et troubadours ne suffisent plus à la distraction des nobles. Comme leurs paysans, ils veulent s’amuser et se séduire en des parades aux pas codifiés par la tradition. Bref, ils veulent danser. C’est alors que naissent les premières troupes de musiciens. Alors également que se développent la création et le perfectionnement des instruments de musique. Grâce aux flûtes, cromornes, sacqueboutes, chalumeaux, rebecs, vièles ou psaltérions, les timbres se diversifient et la création musicale s’enrichit pour faire danser, sur des rythmes d’estampie, de branle, de tourdion ou de gaillarde, gentils messieurs et gentes dames. La très célèbre </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bKfBaOvSKjk&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">quinte estampie réale</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, un anonyme médiéval, en est une superbe illustration.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mais c’est au cours de la Renaissance que la créativité des musiciens prend véritablement son essor. Dans le même temps, les figures de danse deviennent plus raffinées et plus adaptées à la condition nobiliaire. L’Histoire désormais retient les noms des compositeurs et des premiers éditeurs de musique, certains pouvant occuper simultanément les deux fonctions, à l’image de Pierre Attaingnant. Nous sommes toujours sur des rythmes à danser d’origine populaire, mais débarrassés des manifestations jugées par trop triviales, comme les vigoureuses frappes du talon pratiquées par les paysans. Pour illustrer cette période, écoutons Tylman Susato dans sa </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cv2Eq35cn8s&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">pavane Bataille</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, et Pierre Phalèse dans cet enchaînement </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=HoPvuM_AJZI"><span style="font-family: Times New Roman;">passamezzo et gaillarde</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Ou bien encore Pierre Attaingnant dans cette superbe </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UF1MwE7Knfs&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">basse danse La Magdalena</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Du prébaroque au romantisme</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Suivent, aux confins de la Renaissance et du prébaroque, quelques grands noms dont les œuvres profanes cessent de se cantonner à l’écriture de danses fidèles aux canons de cet art. Parmi eux le grand John Playford dont on peut apprécier ici la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nPL2FXqVc9M"><span style="font-family: Times New Roman;">volta mantovana</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, l’un des volets du magnifique recueil The English Dancing Master, ou bien encore Jean-Baptiste Lully dont on reconnaît le style dans cette très belle </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x9yx3v_jean-baptiste-lully-passacaille-d-a_music"><span style="font-family: Times New Roman;">passacaille</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> extraite du ballet Armide. Sans oublier Michael Praetorius et son recueil Terpsichore Musarium, d’où son tirées ces célèbres </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mahbFW8kJgU&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">courantes</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, François Couperin, dont la musique est ici illustrée par une </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ihRWRGuK_AI&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">allemande</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du 9<sup>e</sup> ordre, et Jean-Philippe Rameau dont les caractéristiques </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=c4GwlO4cIbs&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">tambourins I et II</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Dardanus continuent de réjouir les amateurs. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Vient ensuite la période baroque et ses illustres compositeurs, véritables fondateurs des formes élaborées de la musique classique. Si Antonio Vivaldi s’affranchit assez largement de la danse dans son immense production profane, celle-ci reste très présente dans les suites pour orchestre de Georg Philip Telemann, dont on écoute ici la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AT4XNmDOkRM"><span style="font-family: Times New Roman;">bourrée</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de l’ouverture en ut majeur, ou dans celles de Jean-Sébastien Bach, comme le montrent les </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Dc4LQuLxFF8"><span style="font-family: Times New Roman;">polonaise et bourrée</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de la Suite n° 2 ou la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zuL1H1nTRfg"><span style="font-family: Times New Roman;">sarabande</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de la Suite n° 3. Comme ses compatriotes allemands, Georg Friedrich Haendel fait appel à la danse pour construire ses propres suites, à l’image des </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gOSnaswpdc0"><span style="font-family: Times New Roman;">menuets I et II</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Fireworks Music et la célébrissime </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=91sfrw106xs"><span style="font-family: Times New Roman;">sarabande</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> popularisée par le film Barry Lyndon. Impossible de quitter le baroque sans revenir à Vivaldi et à son propre traitement de </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=IimZ7Ut6uK4"><span style="font-family: Times New Roman;">La Follia</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, un thème souvent utilisé qui trouve son origine dans une danse ibérique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Après la période baroque, la période classique. Les références à la danse sont de moins en moins présentes dans l’œuvre des compositeurs. Á une exception notable près : le menuet s’est imposé, notamment sous l’influence du grand Joseph Haydn, comme incontournable 3<sup>e</sup> mouvement dans les symphonies. En voici deux exemples, précisément dus à Haydn : le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nAjaDR1Ht4U&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">menuet</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de la symphonie n° 88 et le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JrZkH22V6D0"><span style="font-family: Times New Roman;">menuet</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de la symphonie n° 94 « La surprise ». Un menuet également omniprésent dans les musiques de fête et la musique de chambre, comme l’illustrent ces deux œuvres universellement connues : le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=2AZOknKotVc&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PL02DF4B255B90E0CD"><span style="font-family: Times New Roman;">menuet</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du 11<sup>e</sup> quintette de Luigi Boccherini et le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ASeax-zxPKI&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">menuet</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du 17<sup>e</sup> divertimento de Wolfgang Amadeus Mozart. Des danses allemandes figurent également dans l’œuvre du génial Mozart, telle celle-ci que l’on retrouve avec grand plaisir : la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SaAt4-H9Y50"><span style="font-family: Times New Roman;">danse allemande dite Promenade en traineau</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Quant au méconnu claveciniste et organiste Padre Soler, il a choisi une danse très différente pour nous enchanter : son </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=c54uQo76lbs&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">fandango en ré mineur</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le temps passe, et nous voilà déjà au temps du romantisme. La danse y retrouve une large place, moins sous la forme orchestrale de cette magnifique </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vrI66q1urRw&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">danse allemande n° 1</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Franz Schubert, héritée de la période classique, que sous la forme d’œuvres écrites pour le piano solo, telle cette </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KuyfYfPt4sw"><span style="font-family: Times New Roman;">écossaise</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Ludwig van Beethoven ou cette </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=AanPZUtmJ9k"><span style="font-family: Times New Roman;">mazurka brillante</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Franz Liszt. Mais c’est surtout à Frédéric Chopin que la danse aux accents romantiques doit l’essentiel de son attrait, et notamment à des œuvres comme les réputées </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=IxKDVEwpsis"><span style="font-family: Times New Roman;">valse n° 7</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ou </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=HoY_Huev1o4"><span style="font-family: Times New Roman;">polonaise héroïque</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Autre </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ib0i43yDpDs"><span style="font-family: Times New Roman;">valse</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> illustre, celle de la Symphonie Fantastique d’Hector Berlioz. Á la même période, Adolphe Adam crée l’indémodable ballet Giselle dont on écoute ici la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=C4jl-Uf8A84&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">danse des Willis</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Des valses de Vienne au ballet moderne</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cap sur l’Autriche : avec les Strauss, la valse retrouve véritablement son caractère dansant sous sa forme viennoise, cousine lointaine des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ländlers</em> allemands. Une musique restée si populaire aux oreilles des amateurs que le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ma54xCg6qqs&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Concert du Nouvel An</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, donné chaque année depuis le Musikverein de Vienne, est suivi dans le monde entier. Son meilleur atout : Johan Strauss fils, ici dans le </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VTqlLKBKFhg"><span style="font-family: Times New Roman;">Beau Danube bleu</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ivxLa_xcpjk"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Valse de l’Empereur</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=u5yr-r3GkW4"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Tritsch-Tratsch-Polka</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Toujours plus à l’est, mais en dissociant la fonction musicale de la danse proprement dite, c’est en puisant résolument dans la richesse du patrimoine local que les compositeurs trouvent leur inspiration comme l’avaient fait avant eux Chopin et Liszt. Moteur de cette démarche, Johannes Brahms est présent dans la plupart des discothèques privées avec ses superbes danses hongroises dont on peut entendre la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BNSc63MUUpo&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">n° 1</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5tvjR0j5yEY"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">n° 5</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WmjEb8GNnZg&amp;feature=related"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">n° 6</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Antonin Dvorak suit cette voie en s’inspirant à son tour des thèmes tchèques pour composer ses danses slaves, dont la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=H2amTjF_mkM"><span style="font-family: Times New Roman;">n° 1</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4poPlPxzO9E"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">n° 7</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> sont d’excellentes illustrations.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Vient alors le temps des grandes musiques de scène et des ballets. Pour illustrer les premières,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>quoi de mieux que la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cik-1I4Epug"><span style="font-family: Times New Roman;">danse arabe</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> (pas très arabe) et la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EWe8MZFqjaI&amp;feature=fvst"><span style="font-family: Times New Roman;">danse d’Anitra</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> tirées du Peer Gynt d’Edvard Grieg ? Pour les secondes, écoutons les danses caractéristiques du ballet Casse-Noisette de Piotr Ilitch Tchaïkovski, par exemple la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RiwUsFIMSdc"><span style="font-family: Times New Roman;">danse russe Trepak</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vsuPn9695iE"><span style="font-family: Times New Roman;">danse arabe</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> (pas très arabe, là non plus !) ; ou bien le merveilleux thème principal du </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CRhnXjlqfrw"><span style="font-family: Times New Roman;">Lac des cygnes</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Á la même époque, son contemporain Alexandre Borodine compose son opéra Le Prince Igor et ses fameuses </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=poZ6TtuCGpQ"><span style="font-family: Times New Roman;">danses Polovtsiennes</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un petit intermède français à la fin du 19<sup>e</sup> siècle nous offre à écouter, dans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un genre très différent, ce </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zjtY8QEIkLQ"><span style="font-family: Times New Roman;">passepied</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de la Suite bergamasque pour piano de Claude Debussy, ou bien encore ces </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=tWZx1cUn9yQ"><span style="font-family: Times New Roman;">gaillarde, madrigal et passepied</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, pastiches de musique ancienne composés par Léo Delibes pour illustrer Le Roi s’amuse de Victor Hugo. Contemporaine de ces œuvres, la superbe </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0YEqATIaGJw"><span style="font-family: Times New Roman;">sicilienne</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Gabriel Fauré est encore aujourd’hui régulièrement interprétée en concert. Moins toutefois que l’opéra Carmen de Georges Bizet dont la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3rjOrOt6wFw&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">habanera</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> (ici chantée par Maria Callas) est universellement connue.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Restent les rythmes de danse du 20<sup>e</sup> siècle qui prennent des accents très divers. Sages comme dans la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-7m373HqFfk"><span style="font-family: Times New Roman;">sicilienne et rigaudon</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Fritz Kreisler, ou la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=aSpsc5xL8WA&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">danza de las hachas</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, tirée de la Fantasia para un Gentilhombre de Joachim Rodrigo. Plus animées chez Manuel De Falla avec </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7BO58QFJrnQ&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">la Jota</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du ballet Le tricorne, ou chez Richard Strauss avec la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TeWfJjoUWG4&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">danse des 7 voiles</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> de Salomé. Enfin, carrément endiablées avec la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=sy9ZgBsmoWA"><span style="font-family: Times New Roman;">danse sacrale</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky ou la très célèbre </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gqg3l3r_DRI"><span style="font-family: Times New Roman;">danse du sabre</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> du ballet Gayaneh d’Aram Khatchaturian.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Des musiques de danse, qu’elles soient à écouter ou réellement à danser, que ce soit dans les salles de bal ou sur une scène d’opéra, il en été composé des milliers d’autres. Cette promenade à travers les âges du classique n’est par conséquent qu’un florilège dont la sélection n’engage que son auteur. Á chacun de le compléter le cas échéant selon ses goûts. Sans esprit chauvin, c’est à un Français que j’ai choisi de laisser le soin de mettre un point final à ce tour d’horizon : Maurice Ravel. Au-delà de sa magnifique </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OqAlMItkV44"><span style="font-family: Times New Roman;">Pavane pour une infante défunte</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, quoi de mieux pour conclure que </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=51_ovMu7ZeE"><span style="font-family: Times New Roman;">le Boléro</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: black;">Précédents articles sur la musique classique</span></span><span style="color: black;"> :</span></strong></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-clarinette/91670"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour clarinette</span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-violoncelle/88410"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour violoncelle</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/louise-farrenc-un-grand-nom-de-la-musique-classique/87418"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Louise Farrenc, un grand nom de la musique classique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-piano/86465"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour piano</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/%c2%ab-eroica-%c2%bb-ou-la-revolution-symphonique/85049"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">« Eroica » ou la révolution symphonique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-violon/82763"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour violon</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/sorciers-elfes-lutins-trolls-et-fees-dans-la-musique-classique/81502"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Sorciers, elfes, lutins, trolls et fées dans la musique classique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/musique-de-%C2%AB-sones-de-mariachi-%C2%BB-a-%C2%AB-huapango-%C2%BB/64161/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : de Sones de Mariachis à Huapango</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-musique-classique-dans-la-publicite/56752"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">La musique classique dans la publicité</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/l%E2%80%99injuste-destin-de-fanny-mendelssohn/53362/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’injuste destin de Fanny Mendelssohn</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/%C2%AB-les-adieux-%C2%BB-ou-la-musique-au-service-des-revendications/49625/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">« Les Adieux » ou la musique au service des revendications</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/elisabeth-jacquet-de-la-guerre-premiere-femme-compositeur/48423"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Élisabeth Jacquet de la Guerre, première femme compositeur</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/elisabeth-jacquet-de-la-guerre-premiere-femme-compositeur/48423"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : Herschel, la tête dans les étoiles</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/padre-davide-rock-star-du-19e-siecle/44162"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Padre Davide, rock-star du 19<sup>e</sup> siècle</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/du-tuba-au-bouzouki-des-concertos%E2%80%A6-deconcertants/40369/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Du tuba au bouzouki : des concertos… déconcertants</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-folies-d%E2%80%99espagne-un-theme-intemporel/36175/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les Folies d’Espagne : un thème intemporel</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-symphonie-concertante-de-stamitz-asarkozy/29793"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">La symphonie concertante : de Stamitz à… Sarkozy</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-symphonie-concertante-de-stamitz-asarkozy/29793"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le siècle d’or de la musique tchèque</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/musique-le-crescendo-rossinien-74452"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : le crescendo rossinien</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/le-negre-des-lumieres-50414"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le Nègre des Lumières</span></span></a></span></p>
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		<title>Discographie Iron Maiden : la Vierge de Fer n&#8217;est pas rouillée</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 05:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manson</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plus de trente ans au service d&#8217;un hard-rock combatif et guerrier, la discographie Iron Maiden reste l&#8217;emblème définitif de cette nouvelle vague de la fin des années 70 qui enterra le vieux heavy rock représenté par des icônes comme Deep Purple ou Led Zeppelin, même si ces groupes devaient plus tard redécouvrir une seconde jeunesse. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/discographie-iron-maiden-la-vierge-de-fer-nest-pas-rouillee/94713/noprayerforthedying" rel="attachment wp-att-94772"><img class="alignnone size-full wp-image-94772" title="noprayerforthedying" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/noprayerforthedying.jpeg" alt="" width="250" height="213" /></a></p>
<p>Plus de trente ans au service d&#8217;un hard-rock combatif et guerrier, la <a title="discographie Iron maiden" href="http://www.discochronics.fr/page-biographie-discographie-iron-maiden.html" target="_blank">discographie Iron Maiden</a> reste l&#8217;emblème définitif de cette nouvelle vague de la fin des années 70 qui enterra le vieux heavy rock représenté par des icônes comme Deep Purple ou Led Zeppelin, même si ces groupes devaient plus tard redécouvrir une seconde jeunesse.</p>
<p>Avec la première formule du groupe, <strong>Iron Maiden</strong> sort deux albums qui n&#8217;ont rien de brouillon : &laquo;&nbsp;<em>Iron maiden</em>&nbsp;&raquo; en 1980 et &laquo;&nbsp;<em>Killers</em>&nbsp;&raquo; l&#8217;année suivante. Paul Di&#8217;Anno est au chant mais semble plus intéressé par le contenu des bouteilles qu&#8217;il descend à allure régulière que par le phénomène musical qui est en train de se produire. En 1982 la consécration arrive avec le troisième opus &laquo;&nbsp;<em>The Number of the Beast</em>&nbsp;&raquo; enregistré avec un nouveau vocaliste, Bruce Dickinson. Cet album marque les esprits au point d&#8217;être encore le disque préféré des fans.</p>
<p>En 1983 c&#8217;est le batteur Clive Burr qui tire sa révérence au profit de Nicko Mc Brain, ancien batteur de Trust qui laissera d&#8217;ailleurs sa place derrière les baguettes chez Trust à &#8230;.Clive Burr.</p>
<p>En 1990, après dix ans d&#8217;existence, <strong>Iron maiden</strong> voit encore s&#8217;éclaircir ses rangs avec le départ d&#8217;un de ses guitaristes, Adrian Smith, remplacé par Janick Gers. Cinq ans plus tard, <strong>Iron maiden</strong> sort son dixième album studio, &laquo;&nbsp;<em>The X Factor</em>&nbsp;&raquo; et le groupe commence alors sa série noire. Bruce Dickinson est parti laissant le micro chant à Blaze Bailey qui a franchement du mal à le remplacer et qui sera ouvertement critiqué pour ses piètres performances vocales, notamment sur la plupart des anciens morceaux du groupe.</p>
<p>Un second disque sort avec ce chanteur, &laquo;&nbsp;<em>Virtual XI</em>&nbsp;&raquo; en 1998 qui devient l&#8217;album le plus mauvais d&#8217;<strong>Iron Maiden</strong> et celui qui se vendra le moins.</p>
<p>La renaissance d&#8217;<strong>Iron maiden</strong> arrive au début du nouveau millénaire, en 2000, avec son douzième album studio, le divin &laquo;&nbsp;<em>Brave New World</em>&nbsp;&raquo; qui voit le retour de Bruce Dickinson au chant et d&#8217;Adrian Smith à la guitare.</p>
<p>L&#8217;aventure reprend pour ce fer de lance du métal britannique&#8230;</p>
<p>Lisez les chroniques de disques de la <strong>discographie Iron Maiden</strong> sur Discochronics.fr</p>
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		<title>Canada: Mon pays, c&#8217;est l&#8217;hiver</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 05:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>rbourgoing</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En face du Parlement canadien, il y a la plus longue patinoire au monde, huit kilomètres de glace entre deux écluses qu&#8217;on ferme chaque année avant le gel sur un tronçon du canal Rideau, en prévision du festival Bal de Neige en février. Dans les années 90, quand je suis journaliste à Radio-Canada, au dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Source: https://picasaweb.google.com/OttawaTourismPhotos/OttawaTourismPhotos#5306422763965200930" href="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2011/11/MonPaysCestLHiver03.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2596" title="Source: https://picasaweb.google.com/OttawaTourismPhotos/OttawaTourismPhotos#5306422763965200930" src="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2011/11/MonPaysCestLHiver03.jpg" alt="Source: https://picasaweb.google.com/OttawaTourismPhotos/OttawaTourismPhotos#5306422763965200930" width="500" height="332" /></a></p>
<p>En face du Parlement canadien, il y a la plus longue patinoire au monde, huit kilomètres de glace entre deux écluses qu&#8217;on ferme chaque année avant le gel sur un tronçon du <a title="Article Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_Rideau" target="_blank">canal Rideau</a>, en prévision du festival <a title="Bal de neige" href="http://www.capitaleducanada.gc.ca/celebrons/bal-de-neige" target="_blank">Bal de Neige</a> en février.</p>
<p>Dans les années 90, quand je suis journaliste à Radio-Canada, au dernier étage de l&#8217;hôtel Château Laurier (à droite sur la photo), il me suffit de traverser la rue pour admirer le spectacle de ces Africains, Asiatiques, Arabes et Latinos qui prennent leur courage à deux mains, chaussent des patins et s&#8217;élancent sur la glace pour la première fois de leur vie.</p>
<p>Je n&#8217;oublierai jamais leurs regards terrifiés, leurs gestes hésitants, leurs styles acrobatiques, leurs chutes vertigineuses, mais aussi leurs éclats de rire et mon émotion de découvrir qu&#8217;on puisse se donner autant de mal pour apprivoiser ce pays. C&#8217;est ce qui me donne l&#8217;idée de ce reportage radio sur l&#8217;hiver et les immigrants diffusé à &laquo;&nbsp;Transit&nbsp;&raquo;, une émission de fin d&#8217;après-midi animée par <a title="Danièle Grenier" href="http://www.radio-canada.ca/emissions/Divines_tentations/2010-2011/index.asp" target="_blank">Danièle Grenier</a>.</p>
<table style="width: 100%;" border="0" cellpadding="0" bgcolor="#ffffff">
<tbody>
<tr>
<td align="left" valign="bottom" bgcolor="#ffffff" width="30%"><strong>Ecoutez le reportage:</strong></td>
<td align="left" valign="bottom" bgcolor="#ffffff" width="70%">
<div style="text-align: left;" align="center"></div>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: right;"><em>*Pour télécharger, faire clic-droit sur <a href="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2011/08/Canada_Immigrants_Hiver.mp3"><img title="Télécharger" src="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/1973/03/download.gif" alt="Télécharger" width="16" height="20" /></a> et &laquo;&nbsp;Enregistrer la cible sous&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>L&#8217;hiver canadien fait partie de ces clichés bien utiles pour entretenir les conversations quand on vit à l&#8217;étranger, comme c&#8217;est mon cas. Mais au-delà des généralités faciles, c&#8217;est une réalité qui nécessite une véritable adaptation si on ne l&#8217;a jamais connue. C&#8217;est savoir marcher sur les trottoirs glissants, conduire sur les routes enneigées, s&#8217;habiller pour les grands froids. C&#8217;est aussi le sentiment d&#8217;être uni à de parfaits inconnus face aux éléments. C&#8217;est le plaisir de sentir son corps, le froid mordant sur la peau et la chaleur retrouvée du foyer. Et quand on arrive à jouer avec l&#8217;hiver, c&#8217;est qu&#8217;on a franchi un cap, comme un baptême de glace, un seuil psychologique synonyme de son intégration.</p>
<p><strong>Un pays multicolore<br />
</strong></p>
<p><a href="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2012/01/hiver_big1.jpg"><img class="alignright" style="margin-left: 12px; border: 1px solid black;" title="Source: http://celebratecanada.wordpress.com/2009/02/08/day-127-of-a-365-day-portrait-of-canada-ottawa%E2%80%99s-winterlude-winter-festival-and-the-rideau-canal-day-two/" src="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2012/01/hiver_big1.jpg" alt="Source: http://celebratecanada.wordpress.com/2009/02/08/day-127-of-a-365-day-portrait-of-canada-ottawa%E2%80%99s-winterlude-winter-festival-and-the-rideau-canal-day-two/" width="200" height="267" /></a>Depuis maintenant près de vingt ans, à chacun de mes passages à Montréal, j&#8217;ai l&#8217;impression de faire des bonds dans le temps, de voir l&#8217;histoire en accéléré. Ce que je découvre est un autre pays que celui que j&#8217;ai quitté, comme un fantasme qui s&#8217;éloigne. J&#8217;ai perdu mes repères et ce qui fait l&#8217;actualité me semble parfois dérisoire. Je ne connais plus les noms des politiciens, des joueurs de hockey et des artistes. A l&#8217;heure du réchauffement, même l&#8217;hiver n&#8217;est plus le même.</p>
<p>Je suis frappé de découvrir, dans le métro et dans la rue, comme le visage de ce pays devient multicolore, d&#8217;entendre des Asiatiques ou des Latinos s&#8217;adresser en français à leurs enfants et ceux-ci leur répondre avec l&#8217;accent québécois. Je devine les drames et les espoirs qui les ont poussés à se déraciner. Je réalise les efforts que nécessite leur acclimatation à une nouvelle patrie, comme pour ce Mexicain de mon reportage: déprimé de voir ses cactus fleurir alors qu&#8217;il se sentait mourir à petit feu, Gerardo Quintanar a appris à chanter &laquo;&nbsp;Mon pays&nbsp;&raquo; pour se remonter le moral: <em></em></p>
<p style="padding-left: 30px;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai appris la chanson de Gilles Vigneault, &#8216;Mon pays, ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver&#8217;. Et je la chantais souvent. J&#8217;essayais de m&#8217;apprivoiser psychologiquement à l&#8217;hiver canadien. Ça me donnait comme une espèce de définition de ce qu&#8217;est le Canada. Que la neige n&#8217;est pas simplement froide, n&#8217;est pas simplement blanche, mais c&#8217;est le contexte où le Canada s&#8217;est fait. C&#8217;est ça le symbolisme du Canada autant que la feuille d&#8217;érable ou la fleur de lys&nbsp;&raquo;.<br />
</em></p>
<p>On peut voir une certaine ironie à ce que des immigrants s&#8217;approprient cet hymne patriotique québécois, devenu presque un cri de ralliement nationaliste, dans un environnement qui, au-delà du climat lui-même, leur est trop souvent hostile. Mais pas si on s&#8217;attarde au sens des paroles de Vigneault:</p>
<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2012/02/MonPays1.jpg"><img class="size-full wp-image-3261 alignright" style="margin-left: 7px; margin-top: 5px; border: 1px solid black;" title="MonPays" src="http://www.bourgoing.com/wp-content/uploads/2012/02/MonPays1.jpg" alt="" width="180" height="180" /></a><em>&laquo;&nbsp;De ce grand pays solitaire</em><br />
<em>je crie avant que de me taire</em><br />
<em>à tous les hommes de la terre</em><br />
<em>Ma maison c&#8217;est votre maison</em><br />
<em>entre ces quatre murs de glace</em><br />
<em>je mets mon temps et mon espace</em><br />
<em>à préparer le feu, la place</em><br />
<em>pour les humains de l&#8217;horizon</em><br />
<em>Et les humains sont de ma race&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>C&#8217;est peut-être ça, le Québec de demain: un pays encore plus métissé, une terre toujours ouverte à tous les pionniers du monde, unis par les mêmes rêves et la musique de la langue. Des hommes et des femmes capables de chanter à l&#8217;unisson et déclarer leur flamme à l&#8217;hiver, comme une histoire d&#8217;amour impossible à laquelle on s&#8217;accroche et qui finira peut-être par livrer ses promesses.</p>
<p style="text-align: right;"><em>*Première publication sur <a title="Canada: Mon pays, c'est l'hiver" href="http://www.bourgoing.com/2012/02/canada-mon-pays-cest-lhiver/">Bourgoing.com</a></em></p>
<p style="text-align: center;"><em></em>***</p>
<p>En bonus&#8230;</p>
<p>- Une <a title="Une émission sur Gilles Vigneault" href="http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/musique/dossiers/3604/" target="_blank">émission de Radio-Canada sur Gilles Vigneault</a> diffusée le 20 novembre 1967<br />
- Des nouvelles récentes (oct. 2011) sur le poète de 83 ans, <a title="Gilles Vigneault, le géant debout" href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/sur-scene/201110/20/01-4459045-gilles-vigneault-le-geant-debout.php" target="_blank">Gilles Vigneault, le géant debout</a><br />
- Et quatre versions de Mon Pays, dont celle du&#8230; Chœur de l&#8217;Armée rouge.</p>
<p>&nbsp;</p>
<table style="width: 500px;" border="0">
<tbody>
<tr>
<td valign="top" width="300">Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver<br />
Mon jardin ce n&#8217;est pas un jardin, c&#8217;est la plaine<br />
Mon chemin ce n&#8217;est pas un chemin, c&#8217;est la neige<br />
Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver</p>
<p>Dans la blanche cérémonie<br />
où la neige au vent se marie<br />
Dans ce pays de poudrerie<br />
mon père a fait bâtir maison<br />
Et je m&#8217;en vais être fidèle<br />
à sa manière à son modèle<br />
La chambre d&#8217;amis sera telle<br />
qu&#8217;on viendra des autres saisons<br />
pour se bâtir à côté d&#8217;elle</p>
<p>Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver<br />
Mon refrain ce n&#8217;est pas un refrain, c&#8217;est rafale<br />
Ma maison ce n&#8217;est pas ma maison, c&#8217;est froidure<br />
Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver</p>
<p>De ce grand pays solitaire<br />
je crie avant que de me taire<br />
A tous les hommes de la terre<br />
ma maison c&#8217;est votre maison<br />
Entre ces quatre murs de glace<br />
je mets mon temps et mon espace<br />
À préparer le feu, la place<br />
pour les humains de l&#8217;horizon<br />
Et les humains sont de ma race</p>
<p>Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver<br />
Mon jardin ce n&#8217;est pas un jardin, c&#8217;est la plaine<br />
Mon chemin ce n&#8217;est pas un chemin, c&#8217;est la neige<br />
Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;hiver</p>
<p>Mon pays ce n&#8217;est pas un pays, c&#8217;est l&#8217;envers<br />
D&#8217;un pays qui n&#8217;était ni pays ni patrie<br />
Ma chanson ce n&#8217;est pas une chanson, c&#8217;est ma vie<br />
C&#8217;est pour toi que je veux posséder mes hivers</td>
<td valign="top" width="200"><iframe src="http://www.youtube.com/embed/8sDAYnVAx6g" frameborder="0" width="200" height="159"></iframe><br />
<span style="color: #ffffff;">&#8230;</span></p>
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<p><span style="color: #ffffff;">&#8230;</span><br />
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<span style="color: #ffffff;">&#8230;</span><br />
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</tbody>
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		<title>EINSTEIN ET BEETHOVEN : PLAIDOYERS POUR LA PAIX</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 05:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Gervais</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Maurice Solovine, grand ami d’Albert Einstein publie en 1978 un recueil d’articles et de textes scientifiques de l’illustre savant, ainsi que la correspondance qu’il avait entretenu avec lui. Dans ce recueil intitulé « Comment je vois le monde [1] », s’y trouve un court texte où Einstein explique pourquoi il a signé, le 2 août [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Maurice Solovine, grand ami d’Albert Einstein publie en 1978 un recueil d’articles et de textes scientifiques de l’illustre savant, ainsi que la correspondance qu’il avait entretenu avec lui. Dans ce recueil intitulé « <em>Comment je vois le monde</em> [<a title="Albert Einstein, « Comment je vois le monde  », Flammarion, 1979, 189 (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb1#nb1">1</a>] », s’y trouve un court texte où Einstein explique pourquoi il a signé, <strong><a href="http://hypertextbook.com/eworld/einstein.shtml#first">le 2 août 1939, cette fameuse lettre adressée au Président Franklin D. Roosevelt</a></strong> qui influençera la décision de son administration à initier le <em>Projet Manhattan. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Confiant à ses proches qu’il avait souffert toute sa vie d’avoir accepté de signer cette lettre [<a title="Lettre Einstein-Szilard datée du 2 août 1939 (traduction française)." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb2#nb2">2</a>], Albert Einstein écrit dans les années 50 :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Ma responsabilité dans la question de la bombe atomique se traduit par une seule intervention : j’ai écrit une lettre au Président Roosevelt. Je savais nécessaire et urgente l’organisation d’expériences de grande envergure pour l’étude et la réalisation de la bombe atomique. Je l’ai dit. Je savais aussi le risque universel causé par la découverte de la bombe. Mais les savants allemands s’acharnaient sur le même problème et avaient toutes les chances de le résoudre. J’ai donc pris mes responsabilités. Et pourtant je suis passionnément un pacifiste et je ne vois pas d’un œil différent la tuerie en temps de guerre et le crime en temps de paix. Puisque les nations ne se résolvent pas à supprimer la guerre par une action commune, puisqu’elles ne surmontent pas les conflits par un arbitrage pacifique et puisqu’elles ne fondent pas leur droit sur la loi, elles se contraignent inexorablement à préparer la guerre. Participant alors à la course générale aux armements et ne voulant pas perdre, elles conçoivent et exécutent les plans les plus détestables. Elles se précipitent vers la guerre. Mais aujourd’hui la guerre s’appelle l’anéantissement de l’humanité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Alors protester aujourd’hui contre les armements ne signifie rien et ne change rien. Seule la suppression définitive du risque universel de la guerre donne un sens et une chance à la survie du monde. Voilà désormais notre labeur quotidien et notre inébranlable décision : lutter contre la racine du mal et non contre les effets. L’homme accepte lucidement cette exigence. Qu’importe qu’on le taxe d’asocial ou d’utopique ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Gandhi incarne le plus grand génie politique de notre civilisation. Il a défini le sens concret d’une politique et sut dégager en tout homme un inépuisable héroïsme quand il découvre un but et une valeur à son action. L’Inde, aujourd’hui libre, prouve la justesse de son témoignage. Or la puissance matérielle en apparence invincible de l’Empire britannique a été submergée par une volonté inspirée par des idées simples et claires. »</em> [<a title="Albert Einstein, « Comment je vois le monde », page 52." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb3#nb3">3</a>]</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lord Bertrand Russell : un cheval de Troie au sein de la communauté scientifique</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/einstein-et-beethoven-plaidoyers-pour-la-paix/93653/russell" rel="attachment wp-att-93655"><img class="size-full wp-image-93655 alignleft" title="Bertrand Russell" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/Russell.jpg" alt="Bertrand Russell" width="125" height="195" /></a><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/einstein-et-beethoven-plaidoyers-pour-la-paix/93653/einstein-szilard" rel="attachment wp-att-93656"><img class="size-full wp-image-93656 alignright" title="Albert Einstein- Leo Szilard" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/einstein-szilard.jpg" alt="Albert Einstein- Leo Szilard" width="258" height="195" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Derrière le trio de Léo Szilard, Eugene Wigner et Edward Teller qui rencontrèrent Albert Einstein et le persuada de signer la lettre à Roosevelt, se trouve Lord Bertrand Russell qui, par son appartenance aux plus hauts niveaux du renseignement britannique, savait très bien que l’idée qu’Hitler était commis à bâtir une arme à fission nucléaire était un mensonge éhonté [<a title="Thomas Powers, “Heisenberg’s War : The Secret History of the German Bomb” (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb4#nb4">4</a>]. Russell savait qu’Hitler ne commanditerait pas une telle recherche et savait également que les scientifiques autour du professeur Werner Heisenberg en Allemagne ne consentiraient pas à bâtir une telle arme pour le régime hitlérien.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu de temps après que Truman ordonna de lancer sur le Japon les deux bombes atomiques que possédaient les États-Unis, « <em>Bertrand Russell entreprit d’empêcher les Russes de mettre au point leur propre capacité nucléaire. Il proposa à cette fin, dans le « Bulletin of the Atomic Scientist » de septembre 1946, que les États-Unis lancent une attaque nucléaire « préventive » contre l’U.R.S.S.  Le pacifisme qu’il avait affiché toute sa vie durant prenait alors une forme pour le moins délirante. </em>» [<a title="Benoit Chalifoux,  « La guerre de l’oligarchie contre l’État-nation : le cas de (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb5#nb5">5</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">En avril 1958, le groupe Pugwash tient sa deuxième conférence internationale au Lac Beauport près de Québec. Pugwash fut créé à Londres en 1955 par Lord Bertrand Russell en tant que « <em>back-channel </em>» britannique et instrument à travers lequel l’Empire britannique pouvait influencer les politiques militaires des deux superpuissances de l’époque. À cette conférence le scientifique Léo Szilard y énonce pour la première fois en public une stratégie de guerre nucléaire limitée. Szilard affirme qu’il serait envisageable d’attaquer une ville d’U.R.S.S. avec une ogive nucléaire et que la riposte serait une frappe nucléaire soviétique sur une ville américaine de population équivalente et qu’il y aurait ensuite une pause dans la guerre afin de négocier ! [<a title="Gilles Gervais, « Obama et la guerre nucléaire »." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb6#nb6">6</a>]</p>
<p style="text-align: justify;">Szilard servit de modèle au réalisateur Stanley Kubrick pour son film « <em>Le Docteur Folamour</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong><em>Une frappe nucléaire pour sauver des millions de vies </em>» : la même propagande de guerre utilisée contre le Japon en 1945 est aujourd’hui utilisée contre l’Iran</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Suivant les recommandations de son Secrétaire à la Guerre Henry Stimson, le Président Harry S Truman donna l’ordre d’utiliser deux bombes atomiques contre le Japon : Hiroshima le 6 août 1945 et Nagasaki le 9 août 1945. Il n’y avait aucune raison militaire pour justifier ce bombardement atomique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au mois de février 1947, un comité de l’establishment américain ordonna à Stimson (retraité) d’apposer sa signature sur un article qu’ils rédigèrent pour le magazine américain à grand tirage, <em>Harper’s</em>, [<a title="Harper’s, édition de février 1947." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb7#nb7">7</a>] dans lequel « Stimson » justifiait sa décision de larguer les 2 bombes et exposait « sa » vision du nouvel ordre mondial d’après-guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>« big lie »</em>, qui avait été invoqué dès le 7 août 1945, était que les 2 bombes atomiques avaient accéléré la fin de la guerre avec le Japon et ainsi contribué à sauver la vie d’un million de soldats américains, y compris la vie d’innombrables soldats alliés et même évitait des pertes inutiles de vies humaines parmi les troupes japonaises !</p>
<p style="text-align: justify;">La vision des élites anglo-américaines de l’empire était la mise en place éventuelle d’un gouvernement mondial, comme le promouvait ouvertement le « philosophe-savant » Lord Bertrand Russell. La menace du champignon nucléaire amènerait les gouvernements nationalistes à plier et à renoncer à leur souveraineté devant les diktats des financiers anglo-américains. La première victime avait été le Japon, mais les vraies cibles étaient l’U.R.S.S. et, éventuellement, la France sous de Gaulle !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Truman et Obama</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais dès 1945, le blocus naval contre le Japon commençait à porter fruit et la reddition était une question de mois. Ceci était connu.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui était tenu plus au secret était la négociation, entreprise par l’<em>Office of Strategic Services</em> (OSS) et son directeur William J. Donovan, pour le compte du Président Roosevelt (décédé le 12 avril 1945). L’Empereur Hirohito négociait avec Roosevelt la capitulation depuis plusieurs mois, via le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Giovanni Montini, le futur Pape Paul VI. Max Corvo, officier de l’OSS en Italie durant la guerre était le relais entre Roosevelt et Montini.</p>
<p style="text-align: justify;">Une campagne massive fut orchestrée par des agents britanniques au sein de l’OSS, la faction des Allen Dulles et James Jesus Angleton qui étaient dans l’orbite des financiers de <em>« la City »</em>, pour discréditer le Vatican [<a title="Max Corvo, “War-time controversy over Vatican-OSS relations renewed by (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb8#nb8">8</a>] afin de neutraliser la preuve qui aurait exposé la supercherie de la soi-disant nécessité de bombarder Hiroshima et Nagasaki.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est bien sous ce « petit homme » Truman, le pantin de Winston Churchill, que commença la terreur et la chasse aux sorcières aux Etats-Unis et non pas dans les années 50 avec le sénateur Joseph McCarthy, comme le racontent la plupart des commentateurs et « historiens ». Le Congrès américain aurait dû chasser Truman de la Maison Blanche pour empêcher un des pires crimes de l’Histoire. En ce début d’année 2012, il est encore temps d’éviter le pire en chassant Barack Obama de la Maison Blanche, cet agent d’influence de <em>« la City »</em>, par un procès en destitution pour violations répétées de la Constitution américaine ou en invoquant contre ce président l’article 4 du 25e amendement [<a title="« Qu’est-ce que la section 4 du 25e amendement ? »." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb9#nb9">9</a>] de la Constitution. Ne pas se débarasser d’Obama maintenant, c’est augmenter le risque de non seulement qu’une frappe nucléaire « préventive » soit lancé contre l’Iran, mais qu’un conflit thermonucléaire généralisé soit déclenché impliquant les Etats-Unis contre la Russie [<a title="la proposition de la Russie pour éviter un conflit nucléaire : vidéo : « (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb10#nb10">10</a>] et la Chine !</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, Benjamin Netanyahou, le fils du secrétaire particulier de Vladimir « Hitler » Jabotinsky, fidèle au pedigree familial d’agent d’influence britannique, proclame haut et fort qu’une frappe « préventive » avec les armes nucléaires B-61, dites « <em>bunker busters </em>», sur les centres de recherche nucléaire des villes iraniennes de Natanz, Isfahan, et Arak, sauveraient des millions de vies israéliennes !</p>
<p style="text-align: justify;">Une telle propagande de guerre, hier comme aujourd’hui, semblera crédible pour un large segment de population qui vit au quotidien les difficultés d’un conflit armé prolongé et devient un témoin passif des atrocités de la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne pouvons sous-estimer le danger réel que représentent les « justifications » pour faire l’usage d’armes de destruction massive : ce sont les précurseurs d’une crise stratégique qui est déjà parmi nous.</p>
<p style="text-align: justify;">La résistance organisée contre une telle hécatombe ne peut-être victorieuse si son action est limitée à une simple opposition. L’antidote au désarroi existentiel de nos populations est de raviver ce que le poète Frederich Schiller appelle « <em>l’étincelle divine </em>» chez l’homme. Ceci peut-être singulièrement accompli à travers les œuvres qui célèbrent la créativité inhérente de l’homme et sa nature à la fois une et complexe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une humanité qui ne sait plus reconnaître les verdicts de l’esprit est mûre pour accepter le terrorisme d’un régime autoritaire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le désir « <em>de pouvoir enfermer un contenu infini dans une forme finie n’a pas le moins du monde disparu de l’humanité actuelle </em>»… Le discours musical de Beethoven permet un point d’accès privilégié à notre humanité véritable alors qu’il rend vivant dans son œuvre « <em>l’art de la maîtrise de soi, et de la lutte avec soi-même pour arriver à la clarté et l’harmonie </em>». (Wilhelm Furtwaengler, [<a title="Interview avec Mme Elizabeth Furtwängler, 1986 in Executive Intelligence (...)" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb11#nb11">11</a>] <em>Beethoven et nous</em>, (1951) dans <em>Musique et Verbe</em>, Paris, éd. Albin Michel, 1963)</p>
<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/einstein-et-beethoven-plaidoyers-pour-la-paix/93653/furtwaengler-4-2" rel="attachment wp-att-93657"><img class="aligncenter size-full wp-image-93657" title="furtwaengler-4" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/furtwaengler-41.jpg" alt="" width="376" height="233" /></a></p>
<p>Furtwaengler poursuit son commentaire :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Beethoven a pour principe de prendre l’auditeur au sérieux, et ceci, même, à un point extraordinaire. Il ne voit pas en lui un partenaire qu’il se doit de persuader, de surprendre ou de terroriser, selon les divers procédés en faveur depuis quelques temps. Il rejetterait avec une indignation profonde de telles méthodes, qui depuis son époque ont pris toutes les formes possibles. Les rapports de Beethoven et de l’auditeur reposent sur la nécessité d’une logique qui ne doit ni ne peut jamais se relâcher. Les liens constants qui existent </em><em>entre Beethoven et le public montrent et prouvent qu’il est parvenu à une communion profonde avec les auditeurs, qu’il arrive à les convaincre et à être vraiment compris par eux. Il voit donc dans l’auditeur un partenaire de valeur réelle. Non seulement il le prend au sérieux, mais au sens chrétien du mot, il le considère comme son prochain – qu’il faut aimer comme soi-même. Il le prend aussi au sérieux qu’il se prend lui-même.</em></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>On peut dire ainsi que Beethoven, non seulement présuppose un auditeur de qualité valable, mais qu’il l’exige. C’est pourquoi chaque bonne exécution d’une œuvre beethovenienne crée une véritable communion. Son art suit le même chemin que toutes les influences qui agissent réellement sur une collectivité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« … Beethoven qui par son art a acquis ce rare pouvoir sur les hommes, n’a pas soif de puissance. Il ne veut pas savoir plus et mieux que les autres, ainsi que le font nombre de compositeurs actuels, figés dans un isolement orgueilleux. Il ne s’écarte pas de la communauté. Ce n’est pas non plus un romantique, dans le sens excessif que l’on donne à ce mot ; il n’est pas exalté, il ne s’égare pas, il ne s’attendrit pas sur lui-même, il ne « terrorise » pas… et c’est l’aspect de son message qui le lie le plus à nous. Car il est clair que la crise musicale que nous vivons aujourd’hui est, au sens propre, une crise provoquée par le manque de communion (il en est de même pour les différents domaines, culturels, politiques ou autres…). Pour ce qui est de la musique, de véritables sectes ne se sont-elles pas formées, — des groupes contradictoires, qui de façon risible semblent tirer vanité de se sentir inconciliables au sens le plus absolu du terme. Si ridicule que cela paraisse, entre un musicien actuel qui s’affirme moderne et un musicien élevé et formé dans le respect des traditions, il semble y avoir plus qu’un mot d’ordre : terreur et extermination !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/einstein-et-beethoven-plaidoyers-pour-la-paix/93653/einstein-au-violon-2" rel="attachment wp-att-93659"><img class="alignright size-full wp-image-93659" title="Einstein au violon" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/Einstein-au-violon1.png" alt="" width="188" height="185" /></a>« Ce que sous-entend naturellement toute époque équilibrée, toute productivité normale : le sentiment de l’inépuisable diversité de la Nature – traduite si heureusement par le proverbe « Tous les chemins mènent à Rome </em>» — tout cela semble aujourd’hui bien oublié.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En effet chacun ne paraît plus comprendre, ni connaître que le chemin auquel il est voué corps et âme, Dieu sait pourquoi ! Il n’est donc pas étonnant qu’en fin de compte cette grande crainte que faisaient naître certaines tendances et qu’aujourd’hui elles aspirent allégrement à pousser plus loin encore, amène finalement l’État, dans un régime autoritaire, à y répondre et à s’y opposer à sa façon, avec son propre genre de terrorisme, en imposant un concept comme celui de « l’Art dégénéré » ! La façon dont Beethoven pense la musique, et dont il s’épanche dans l’âme de la communauté humaine (c’est là peut-être qu’est pour nous sa plus haute portée) n’est en aucun cas dépendante de ce genre de menaces. Il n’y a en effet menace de terreur que quand les autres moyens ont échoué : seule, une humanité qui ne sait plus reconnaître les verdicts de l’esprit, est mûre pour accepter de telles décisions, imposées par des pouvoirs publics abusifs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Beethoven, lui, décide lui-même, et ce n’est pas par l’autorité et la crainte qu’il fait participer tout le monde à ses décisions. A l’égard de sa musique, tout procédé de « terreur » est de ce fait sans objet. Le problème : individu et communauté – nœud de toutes nos crises spirituelles actuelles —, perd toute sa signification en présence de cette musique beethovenienne, qui est riche d’ivresse et de passions tout en étant portée au plus haut point de clarté et de simplicité ; elle harmonise de ce fait une expérience individuelle et l’expérience de la communauté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ainsi la musique de Beethoven reste pour nous un grand exemple d’accord unanime où se rejoignent toutes les tendances, un exemple d’harmonie entre la langue des sons et la langue des âmes, entre la construction musicale et le déroulement d’un drame inhérent à l’existence même de l’âme humaine – l’accord entre le Moi et l’Humanité, entre l’âme anxieuse de l’individu isolé, et la communauté dans son universalité. Les vers de Schiller : « Frères, au-dessus de la voûte des étoiles doit siéger un père aimant », [</em><em><a title="Friedrich Schiller : « L’Ode à la Joie »." href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nb12#nb12">12</a></em><em>] que Beethoven a projetés dans toute leur lumière à la fin de son message de la Neuvième Symphonie, ne sont pas sortis de la bouche d’un prédicateur ou d’un démagogue ; c’est que lui-même a eu comme idéal de vie dès le début de son activité créatrice, et c’est aussi la raison pour laquelle nous-mêmes, hommes d’aujourd’hui, sommes encore si profondément touchés par un tel message </em>». (Wilhelm Furtwaengler, <em>Beethoven et nous</em>, 1951 – dans <em>Musique et Verbe</em>).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial black,avant garde;">Notes :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 1" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh1#nh1">1</a>] Albert Einstein, « <em>Comment je vois le monde </em>», Flammarion, 1979, 189 pages.</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 2" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh2#nh2">2</a>] Lettre Einstein-Szilard datée du 2 août 1939 (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_Einstein-Szil%C3%A1rd">traduction française</a>).</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 3" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh3#nh3">3</a>] Albert Einstein, « <em>Comment je vois le monde</em> », page 52.</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 4" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh4#nh4">4</a>] Thomas Powers, <em>“Heisenberg’s War : The Secret History of the German Bomb”</em> (Boston : Little, Brown &amp; Co., 1994).</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 5" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh5#nh5">5</a>] Benoit Chalifoux, « <a href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article2&amp;id_article=172">La guerre de l’oligarchie contre l’État-nation : le cas de Bertrand Russell</a> ».</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 6" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh6#nh6">6</a>] Gilles Gervais, « <a href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1065">Obama et la guerre nucléaire</a> ».</span></p>
<p><span style="font-family: georgia,palatino; font-size: small;">[<a title="Notes 7" href="http://www.comiterepubliquecanada.ca/spip.php?page=article1&amp;id_article=1257#nh7#nh7">7</a>] <a href="http://www.asian-studies.org/eaa/StimsonHarpers.pdf">Harper’s, édition de février 1947.</a></span></p>
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		<title>Folle Journée de Nantes : les Russes arrivent !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 10:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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		<description><![CDATA[Mercredi 1er février. Comme chaque année depuis 1995, la ville de Nantes se met à l’heure de la musique classique. Jusqu’au dimanche 5 février, 1800 musiciens vont se produire dans 285 concerts, principalement à la Cité des Congrès, mais aussi – belle innovation – dans deux salles d’un site emblématique de la vie nantaise : le Lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mercredi 1<sup>er</sup> février. Comme chaque année depuis 1995, la ville de </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nantes"><span style="font-family: Times New Roman;">Nantes</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> se met à l’heure de la musique classique. Jusqu’au dimanche 5 février, 1800 musiciens vont se produire dans 285 concerts, principalement à la </span><a href="http://www.google.fr/url?q=http://www.lacite-nantes.fr/&amp;sa=U&amp;ei=cBIpT_PjDYbtOaHCsL0C&amp;ved=0CBMQFjAA&amp;usg=AFQjCNEZ3xQRIKhTkYjxzMxnseOoZdYXHA"><span style="font-family: Times New Roman;">Cité des Congrès</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, mais aussi – belle innovation – dans deux salles d’un site emblématique de la vie nantaise : le </span></span></strong><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.lelieuunique.com/site/index.php/presentation"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Lieu Unique</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">, magnifique ensemble de culture et de loisirs implanté dans les anciennes usines LU (Lefèvre Utile). Thème de l’édition 2012 : le Sacre Russe, de Rimski-Korsakov à Chostakovitch&#8230;</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Fils de commerçants passionné de musique, le jeune batteur de rock </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Martin"><span style="font-family: Times New Roman;">René Martin</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, concepteur de ce festival hors du commun, était sans doute très loin d’imaginer, en organisant la 1<sup>ere</sup> édition de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><a href="http://www.follejournee.fr/">La Folle Journée</a>,</strong> que le retentissement de cet évènement en ferait vite un incontournable rendez-vous de la musique classique en France et qu’il essaimerait non seulement dans une douzaine de villes des Pays de Loire, mais également en divers lieux de la planète : Bilbao, Lisbonne, Rio de Janeiro, Tokyo et les villes japonaises de Biwako, Niigata et Kanasawa, sans oublier Varsovie depuis <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La</strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Folle Journée</strong> consacrée à Chopin en 2010.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Prudemment consacrée au génial et consensuel Mozart, la 1<sup>ere</sup> édition avait proposé au public 37 concerts dans le cadre de la Cité Internationale des Congrès les 4et 5 janvier 1995. 18 238 spectateurs avaient répondu à l’appel. Malgré un taux de remplissage relativement moyen (59 %), le Comité d’organisation et la Ville de Nantes avaient persévéré l’année suivante en mettant Beethoven – autre valeur sûre – à l’affiche de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Folle Journée</strong> 1996. Organisée les 10 et 11 janvier, cette manifestation comptait 49 concerts à son programme. Pari réussi : avec 30 159 billets vendus et un taux de remplissage de 84 %, René Martin pouvait arborer un grand sourire : <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Folle Journée</strong> était durablement sur les rails.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">14 autres éditions ont succédé à ces deux premières, toujours dans le cadre de la Cité Internationale des Congrès de Nantes, transformée pour la circonstance en Palais de la Musique classique. Avec, pour accueillir les musiciens et un public toujours plus nombreux, 7 salles de concerts (de 80 places pour la plus petite à 1900 places pour le grand auditorium), des salles de conférences, un hall transformé en lieu de démonstration pour des artistes émergents* ou des écoles de musique, un studio de radio, un lieu de ventes de livres et CD en rapport avec le thème choisi, sans oublier quelques stands pratiques dont un bureau de poste provisoire disposant d’une oblitération temporaire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Avec les<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> 285</strong> concerts programmés cette année sur 5 jours (du mercredi 1<sup>er</sup> au dimanche 5 février) et les 140 000 spectateurs attendus en ce début février placé sous le signe d’un froid sibérien de circonstance,<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </strong>les organisateurs de<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> La Folle Journée </strong>espèrent faire aussi bien, voire mieux, que l’année dernière où le taux de remplissage a pourtant atteint les&#8230; <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">96 %</strong>, montrant ainsi l’extraordinaire engouement que suscite cet évènement. Un évènement qui, par la volonté des organisateurs et avec le concours des autorités locales, a donné lieu, l’an passé, à environ 80 animations musicales dans les écoles de la région, et trouvé un prolongement jusque dans le Centre de détention de Nantes.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 348.75pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’âme du peuple russe</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">On l’a compris à la lecture de cet article,<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> La Folle Journée </strong>n’est évidemment pas une manifestation élitiste. Ce n’est ni le Festival de Bayreuth ni celui de Salzbourg. Rien à voir non plus avec les concerts donnés dans les salles prestigieuses : Pleyel, l’Albert Hall, le Gewandhaus de Leipzig, le Metropolitan Opera de New York ou le Musikverein de Vienne. <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Folle Journée</strong> est avant tout, comme l’a voulu son créateur, un évènement populaire destiné à faire connaître la musique classique au plus grand nombre, et notamment à tous ceux qui n’ont pas les moyens d’accéder aux salles de prestige, ou qui seraient trop complexés pour franchir le pas.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">À de rares exceptions près (les concerts retransmis en direct à la télévision sur Arte, ou l’exécution d’une œuvre plus longue), les concerts durent 45 minutes et les prix varient, selon le nombre des musiciens en scène, de 5 à 23 euros. Dans un souci d’ouverture des jeunes à la musique classique – une constante depuis la création de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Folle Journée</strong> –, 43 concerts sont ouverts cette année aux scolaires à un tarif particulièrement attractif de 4,5 euros.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En cette année 2012, les organisateurs ont décidé de mettre résolument le cap au nord-est, vers l’un des plus fascinants pays de la vieille Europe. Avec une édition intitulée « <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Le Sacre Russe, de Rimski-Korsakov à Chostakovitch</strong> », c’est l’âme du peuple russe qui est mise à l’honneur au travers des compositions des plus grands maîtres. Une édition où une place éminente est naturellement donnée à ce géant et véritable fondateur que fut Tchaïkovski. Sont également au programme des œuvres des membres du <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Groupe des Cinq</strong> : Balakirev, Borodine, Cui, Moussorgski et Rimski-Korsakov. Ainsi, bien sûr que les incontournables chefs d’œuvre de Chostakovitch, Khatchaturian, Prokofiev et Stravinsky, ou ceux des plus modestes mais néanmoins talentueux Arenski, Glazounov, Liadov ou Scriabine. Sont également programmées des œuvres contemporaines de Schnittke et de Weinberg, le plus polonais des Russes. Bref, de quoi ravir les amateurs, toujours plus nombreux, de cette musique aux accents parfois métissés d’apports asiatiques mais presque toujours caractérisée par ses élans de profonde humanité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ce programme exceptionnel sera, comme chaque année, servi par des artistes confirmés. Impossible de les citer tellement ils sont nombreux. Notons toutefois, parmi les solistes et les formations invités : les violonistes Renaud Capuçon, Patricia Kopatchinskaia et Deborah Nemtanu ; les violoncellistes Henri Demarquette, Roland Pidoux et Tatiana Vassiljeva ; les pianistes Nicholas Angelich, Boris Berezovsky, Michel Béroff, Claire Désert, Brigitte Engerer et Alexei Volodine ; le Trio Chausson et le Trio Wanderer ; le Quatuor Modigliani et le Quatuor Prazák ; le Ricercar Consort ; le Chœur symphonique de l’Oural et la Capella de saint-Petersbourg ; l’Ensemble orchestral de Paris, l’orchestre national des Pays de Loire, l’orchestre Philharmonique de l’Oural, la Sinfonia Varsovia, et bien d’autres artistes de très grande qualité&#8230;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Avis aux amateurs : il reste encore quelques milliers de places qu’il sera possible de se procurer sur place aux guichets de la Cité des Congrès. Le concert n° 001 débute ce mercredi à 16 h 45 dans la salle Tourgueniev. Le dernier concert, n° 285, débutera dimanche à 19 h 45 dans la salle Maïakovski. Entretemps se sera écoulé une <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Folle Journée</strong> de&#8230; 5 jours. De quoi donner le tournis à Beaumarchais !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">* C’est dans ce hall que le public a pu, en 2008, découvrir les étonnants musiciens trinitéens du </span></em><span style="font-size: 13pt;">Renegades Steel Band Orchestra<em style="mso-bidi-font-style: normal;"> et leurs drôles de bidons musicaux, ici dans deux extraits musicaux (</em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=mwLrABPxvgA"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Schubert</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"> et </em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6vorVachqsQ"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Bach</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;">).</em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Parmi les oeuvres qui seront interprétées à Nantes :</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Borodine : </span></em><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=poZ6TtuCGpQ"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Danses polovtsiennes</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Moussorgski : </span></em><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=u0h6H_vcSKc"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Une nuit sur le Mont Chauve</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Rachmaninov : </span></em><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=D5mxU_7BTRA"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">concerto pour piano n°3</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Stravinsky : </span></em><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=XrOUYtDpKCc"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Le Sacre du Printemps</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Tchaïkovski : </span></em><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JfG0KIsQZyE&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">concerto pour violon</em></a><em style="mso-bidi-font-style: normal;"></em></span></span></p>
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		<title>Musique : balade africaine</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 09:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[AFRIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[world musique]]></category>

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		<description><![CDATA[La musique africaine a beaucoup évolué lors des dernières décennies ; et ses traditions, si elles sont maintenues ici et là, ont également très largement fusionné avec les musiques occidentales dans le cadre de ce que l’on nomme désormais, de façon générique, la « world music ». C’est principalement dans ce contexte de musique métissée que s’effectue ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">La musique africaine a beaucoup évolué lors des dernières décennies ; et ses traditions, si elles sont maintenues ici et là, ont également très largement fusionné avec les musiques occidentales dans le cadre de ce que l’on nomme désormais, de façon générique, la « world music ». C’est principalement dans ce contexte de musique métissée que s’effectue ce petit tour d’Afrique. Pour l’illustrer, un florilège de quelques-uns des meilleurs titres&#8230;</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Tout naturellement, le voyage commence en Algérie. Sous le soleil qui éclate sur le dédale de la casbah, la ville d’Alger est, comme toujours, très animée. Revient alors en tête la voix magnifique de la fille de Bab-el-Oued, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Souad Massi</strong>, extraordinaire dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=peujg2cKcHs"><span style="font-family: Times New Roman;">Raoui</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ou dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=p82XhI8blDM"><span style="font-family: Times New Roman;">Ghir Enta</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Autres incontournables chanteurs algériens, les Oranais <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Cheb Khaled</strong> – ici dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=g93odzEUXg8&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Didi</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=o42bf851_Kc"><span style="font-family: Times New Roman;">Ya-Rayi</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> – et <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Rachid Taha</strong> – au meilleur de lui-même dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=du2hzpMUxQQ"><span style="font-family: Times New Roman;">Garab</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> – savent enflammer les foules par leurs accents métissés. Moins connue des Français, la grande dame de Béchar, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Hasna El Becharia</strong>, sait également captiver l’auditoire avec son envoûtant </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_GT2nqg-BgI"><span style="font-family: Times New Roman;">Hakmet Lakdar</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Impossible de quitter le pays sans citer le Kabyle <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Idir</strong> dont nul n’a oublié le très beau chant berbère </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x342c6_idir-a-vava-inouva_music"><span style="font-family: Times New Roman;">A Vava Inouva</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, repris quelques années plus tard avec l’Écossaise <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Karen Matheson</strong> dans une superbe version : </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lZNwNO7vKfQ&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">A Vava Inouva 2</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Idir</strong> que l’on retrouve avec un grand plaisir avec <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Manu Chao</strong> dans un vibrant hommage à la femme algérienne : </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UyWPcJVQ9ME"><span style="font-family: Times New Roman;">A Tulawin</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La Tunisie toute proche célèbre l’anniversaire de sa Révolution de Jasmin. Au delà des musiques festives qui prévalent aujourd’hui, quelle plus belle illustration musicale de la paix espérée naguère sous l’oppressant régime de Ben Ali que le superbe </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UOPK0TCy-bw"><span style="font-family: Times New Roman;">Astrakan Café</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> composé par un natif d’Halfaouine, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Anouar Brahem</strong> ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cap vers le sud Sahara, et plus exactement vers le Mali, pays de l’habitat troglodyte des Dogons, mais aussi des superbes mosquées de terre, à l’image du </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_mosqu%C3%A9e_de_Djenn%C3%A9"><span style="font-family: Times New Roman;">joyau de Djenné</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. S’il est pauvre sur le plan économique, le Mali est en revanche riche de talents musicaux. Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Salif Keita</strong> dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4vmLW8Tqg14&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Madan</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ou le regretté <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ali Farka Touré</strong> et son complice <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Toumani Diabaté</strong> dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cZgreVEfirY"><span style="font-family: Times New Roman;">Ai Ga Bani</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Un <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Toumani Diabaté</strong> dont on retrouve la kora en duo avec le saxophone de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Roswell Rudd</strong> dans une sublime rêverie : </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bFcsU9lgYyk"><span style="font-family: Times New Roman;">Bamako</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Plus à l’ouest, le Sénégal, sans doute servi par à la diversité de ses cultures et de ses langues, du wolof au soninké en passant par le mandingue ou le peul, est indiscutablement l’un des grands viviers de la musique africaine. Très nombreux sont en effet les artistes sénégalais qui ravissent les amateurs de musique. Parmi eux, une mention particulière à <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Orchestra Baobab</strong>, « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Specialist in all styles</em> » comme se proclament naïvement les talentueux musiciens de cette attachante formation. Et de fait, ils sont au top comme le montrent l’extraordinaire </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=yLofl6xtgoM"><span style="font-family: Times New Roman;">Bul Ma Miin</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et, sur un magnifique rythme de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">son</em></strong> cubain, l’</span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EStpLFYSo3g"><span style="font-family: Times New Roman;">Hommage à Tonton Ferrer</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, le regretté membre du <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Buena Vista Social Club</strong>. Parmi les autres groupes intéressants : <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Super Cayor</strong> de Dakar, ici dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DOVIRoffKD0"><span style="font-family: Times New Roman;">Xamsa Bopp</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La frontière sud franchie, c’est en Gambie que se poursuit le voyage. On retrouve dans ce petit pays anglophone une autre formation afro-cubaine de qualité : <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Super Eagles</strong>, ici dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VbCsaRSgxTI"><span style="font-family: Times New Roman;">Manda Ly</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Des <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Super Eagles</strong> pas toujours cantonnés aux rythmes cubains comme l’illustre </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bxPJs8myFak&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Viva Super Eagles</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un nouveau saut de puce nous conduit ensuite en Guinée à la rencontre de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mory Kanté</strong>. Né dans une famille de griots, futur griot lui-même, Mory Kanté a choisi la musique, pour notre plus grand plaisir, que ce soit à l’écoute du séduisant </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/xll511_mory-kante-djou_music"><span style="font-family: Times New Roman;">Djou</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ou du survitaminé </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cIUD1Z3pU1g"><span style="font-family: Times New Roman;">Yé ké Yé ké</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Direction la Côte d’Ivoire où la situation politique et sociale se normalise peu à peu. Sur le plan musical, la tradition africaine est omniprésente dans ce pays. Mais c’est au reggae que doivent leur notoriété <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Alpha Blondy</strong> et <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Tiken Jah Fakoly</strong>. Un<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </strong>genre où tous les deux sont bien loin d’atteindre le niveau d’excellence des meilleurs Jamaïcains. Reconnaissons-le, il y a peu de titres intéressants dans leur production, excepté </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=LlOcZELIn5M&amp;feature=fvwrel"><span style="font-family: Times New Roman;">Jerusalem</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> pour le premier et </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=JTPG6wjvc70"><span style="font-family: Times New Roman;">Toungourouba</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> pour le second. Mais tous les deux sont particulièrement sympathiques.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Prochaine étape, le Nigéria, berceau de l’un des plus grands noms de l’afro-beat : <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Fela Anikulapo Kuti</strong>. Bien que né à Londres, l’un de ses fils, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Femi Kuti</strong>, a poursuivi l’œuvre musicale de son père, mais en se démarquant sensiblement de l’écriture paternelle. </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GirD-VXGk5k"><span style="font-family: Times New Roman;">Dem Bobo</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> est un bon exemple de son répertoire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Après l’anglophone Nigéria, retour à la francophonie au Congo. Avec le groupe <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Kékélé</strong>, c’est un genre particulier que l’on aborde : la <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">rumba</em></strong> congolaise. Parmi leurs titres aux accents très latinos figurent quelques superbes chansons telles </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=bAasNDhXW2o"><span style="font-family: Times New Roman;">Ponton la belle</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ou </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=j8aGn0OuB08"><span style="font-family: Times New Roman;">Yo Odeconer</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Nouveau cap au sud, par-dessus le bush namibien et ses attachants petits hommes de la savane, pour aborder l’Afrique du Sud, pays naguère emblématique d’une hideuse ségrégation. Une <em style="mso-bidi-font-style: normal;">apartheid</em> au cœur du très beau film </span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/A_World_Apart_(film)"><span style="font-family: Times New Roman;">A World Apart</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, parfaitement servi par la </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Kc3htGuxBdw"><span style="font-family: Times New Roman;">B.O. de Hans Zimmer</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Une B.O. à écouter sans modération, notamment pour les chœurs zoulous à compter de 3’25. Des chœurs également présents dans l’étonnant </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=OPw2Zqav-JA&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Double Dutch</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> signé par <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Malcolm McLaren</strong>, le fantasque ex-imprésario des&#8230; Sex Pistols. Peut-être devrait-on évoquer encore le « Zoulou blanc » Johnny Clegg ?&#8230; Oui ?&#8230; Non ?&#8230; Réflexion faite, ce sera non. Enfin, bien qu’elle soit devenue guinéenne puis algérienne, on ne saurait quitter le pays sans rendre hommage à <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Miriam Makeba</strong>, la magnifique interprète de </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=e-VrfadKbco"><span style="font-family: Times New Roman;">Pata Pata</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et de </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jpl8rPQBASU"><span style="font-family: Times New Roman;">Malaïka</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Et voici le Zimbabwe, ses mines, ses parcs et son passé rhodésien. Si la culture coloniale britannique y a laissé des traces, c’est principalement en shona ou en sindebele que s’expriment les chanteurs locaux, tel <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Oliver « Tuku » Mtukudzi</strong> dans le très beau </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TClSqKO-M8c"><span style="font-family: Times New Roman;">Ndakuvara</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Un peu plus à l’est, le lusophone Mozambique s’est lentement remis de la très longue guerre civile qui, en une quinzaine d’années, a fait près d’un million de morts. Si le groupe <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mabulu</strong> a résolument opté pour le métissage, nettement moins sensible dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=U_0eovbmPW8"><span style="font-family: Times New Roman;">Shitaratwini</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> que dans d’autres titres aux accents hip-hop, la <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">marrabenta</em></strong> reste la forme musicale reine dans ce pays meurtri. Et le champion du genre en est incontestablement l’<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Orchestra Marrabenta Star</strong> dont on écoute ici le magnifique </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=SKd7DNnTGWE"><span style="font-family: Times New Roman;">Elisa Gomara Saia</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Mais il existe d’autres artistes de qualité, à l’image de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Francisco Mahecuan</strong>e, ici dans la superbe </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=A08x9kVAXqs"><span style="font-family: Times New Roman;">Rosa</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Du Mozambique à Madagascar, il n’y qu’une traversée à faire. Elle vaut la peine, non seulement pour découvrir cette île mais aussi pour se plonger dans la culture du Malgache <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Rajery</strong>, le « Prince de la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">valiha</em> ». Une culture parfaitement servie dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=TPJLox-G_pY"><span style="font-family: Times New Roman;">Vavaka</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=P2YH9q5ZkNU"><span style="font-family: Times New Roman;">Misahotaka Ni Akama</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cap sur le nord vers un archipel tanzanien dont le nom mythique évoque les aventures au long cours des navigateurs d’autrefois : Zanzibar. Tout aussi mythique, le célèbre <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Culture Musical Club </strong>et son formidable répertoire de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">taarab</em></strong>, une musique dont on perçoit la forte influence égyptienne. On retrouve le Culture Club ici en </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=EJ-b6VbismA"><span style="font-family: Times New Roman;">répétition de taarab</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> et là dans le superbe </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=jetuCuHlmRA"><span style="font-family: Times New Roman;">Mpunga Unaumwaga</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Avant dernière étape du périple : le Kenya, sa majorité bantoue, et ses guerriers masaï depuis longtemps convertis au commerce touristique. De la musique également au Kenya, souvent chantée en swahili. Parmi les principaux talents figurent <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Zuhura Swaleh</strong> (</span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WXEdpL2F8aU&amp;feature=related"><span style="font-family: Times New Roman;">Shani</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">) et <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Yaseen Mohamed and Party</strong> (</span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=C-Zh84wy7kE"><span style="font-family: Times New Roman;">Kula Ajae na Shari</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">), des artistes bien loin d’être isolés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Commencé aux portes du Sahara, le voyage s’achève sur le Nil, dans ce musée à ciel ouvert qu’est l’Égypte. Impossible de parler musique ici sans évoquer la grande dame que fut <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Oum Kalsoum</strong>, et c’est avec un immense plaisir qu’on l’écoute dans </span><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2x6u5_oum-kalthoum-om-kalsoum-taleal-bedr_music"><span style="font-family: Times New Roman;">Taleal Bedru Aleyna</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. De nombreux artistes ont évidemment pris le relais depuis la disparition de cette icône de la culture égyptienne. Parmi eux, le séduisant <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Amr Diab</strong> – il nous donne un aperçu de son talent dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=oBmqctKzsiI"><span style="font-family: Times New Roman;">Tamally Maak</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> – et, pour finir cette balade musicale africaine, <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Natacha Atlas</strong>, la plus belge des Égyptiennes, dans </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=uux8yGI98ms"><span style="font-family: Times New Roman;">Leysh Nat’ Arak</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Des musiciens talentueux et des titres de qualité, il en est évidemment beaucoup d’autres en Afrique, et cet article n’a nullement la prétention d’avoir présenté la meilleure sélection possible. Sans doute des lecteurs sauront-ils contribuer à ce florilège en y ajoutant dans les commentaires leurs propres suggestions. Je les en remercie d’avance et souhaite à tous une bonne écoute.</span></span></p>
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		<title>Les grands concertos pour clarinette</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 13:08:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[clarinette]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Musique Classique]]></category>

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		<description><![CDATA[Fille du chalumeau d’origine médiévale, la clarinette – « le plus parfait des instruments à vent », selon Ludwig Spohr – a vu le jour à Nüremberg à la fin du 17e siècle dans l’atelier du facteur d’instruments Johann Denner. Au fil des perfectionnements, la clarinette* – le « bâton d’ébène » des jazzmen – a apporté à la musique des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Fille du chalumeau d’origine médiévale, la clarinette – « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">le plus parfait des instruments à vent</em> », selon Ludwig Spohr – a vu le jour à Nüremberg à la fin du 17<sup>e</sup> siècle dans l’atelier du facteur d’instruments Johann Denner. Au fil des perfectionnements, la clarinette* – le « bâton d’ébène » des jazzmen – a apporté à la musique des timbres chauds dont se sont abondamment servi les compositeurs classiques, mais aussi les musiciens traditionnels et les artistes de jazz, pour le plus grand bonheur des amateurs&#8230;</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">S’il a tout naturellement utilisé le chalumeau (ou salmoé), </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Vivaldi"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Antonio Vivaldi</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, toujours friand de sonorités nouvelles, a également été le premier compositeur à faire appel à la clarinette dans divers concertos à plusieurs instruments qu’il destinait aux </span></span><a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/l-incroyable-talent-des-106438"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">orphelines de la Pietà</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, et notamment les célèbres <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concertos pour 2 hautbois et 2 clarinettes en ut majeur</strong> RV 559 et RV 560. Mais c’est à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Friedrich_Fasch"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Johann Friedrich Fasch</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> que l’on doit le seul </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Ll8HS2NH2PA"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">concerto pour chalumeau</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> qui soit encore joué de nos jours. En si bémol majeur, ce concerto est bâti en quatre mouvements, sur le modèle déjà presqu’archaïque de la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">sonata da chiesa</em> (sonate d’église). </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Si le premier concerto pour la seule clarinette soliste est probablement dû au très oublié Antoni Paganelli, </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Melchior_Molter"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Johann Melchior Molter</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> est sans doute l’un des premiers compositeurs de renom à être entré dans l’histoire de la musique pour ses concertos dédiés à la clarinette, et cela dès 1750. Caractérisés par l’utilisation des sons aigus (le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">clarino</em>) de la clarinette en ré de l’époque, les concertos de Molter, de facture relativement simple, s’inspirent nettement plus de l’éclat des musiques de fête que des tons chaleureux et mélancoliques que Mozart saura plus tard donner à l’instrument. Outre son réel intérêt historique, l’œuvre de Molter n’en est pas moins plaisante et inscrite au répertoire de nombreux solistes, tel le </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_waAJ2qLoF0"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">concerto pour clarinette en ré majeur n° 6</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">. <span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Après avoir intégré, dès 1754, la clarinette dans l’« orchestre-type » de la cour de Mannheim, le grand </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Stamitz"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Johann Stamitz</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> a lui aussi composé pour cet instrument comme le montre le superbe </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vbalTYlWFjE"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">concerto en si bémol majeur</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">. Probablement écrit en 1757, cette œuvre de très belle facture illustre parfaitement le style qui prévalait alors à Mannheim et nécessite de la part du soliste une incontestable agilité. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Si le très talentueux Carl Stamitz a laissé un nom dans l’histoire comme étant le père de la symphonie concertante, il n’a pas dédaigné pour autant l’écriture de concertos, et la clarinette lui doit quelques œuvres qui figurent en bonne place au répertoire. On en retient surtout le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette n° 11 en mi bémol majeur</strong> (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5JdJ8S0WLJI&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PL4742540318B6A5D1"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=QT1x_gSVSWg&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">aria : andante moderato</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=W3KmuH5Nf6s&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo : allegro moderato</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Partiellement transposé par le compositeur d’un de ses propres concertos pour viole d’amour, cette œuvre illustre parfaitement le style qui s’imposait à Mannheim, avec un premier mouvement très classique suivi d’une superbe romance quelque peu mélancolique, le tout conclu par un <em style="mso-bidi-font-style: normal;">finale alla caccia</em> que n’aurait pas désavoué Haydn. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mozart et Weber au panthéon</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C’est au contact du virtuose </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Anton_Stadler"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Anton Stadler</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> que </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wolfgang_Amadeus_Mozart"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Wolfgang Amadeus Mozart</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> a découvert la clarinette, le cor de basset (clarinette basse), et leurs nombreuses possibilités. Dès lors, le génial compositeur s’est pris d’une réelle passion pour ces instruments aux couleurs si chaudes, au point de leur confier un rôle essentiel dans des œuvres majeures comme l’envoûtante <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">sérénade pour 12 instruments à vent</strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">et contrebasse</strong>, dite « <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Gran Partita</em></strong> » (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RrLplgSCkO0"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">extrait</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">), ou le superbe <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">quintette avec clarinette </strong>(</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=5jZbK4NRyeY&amp;feature=related"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">extrait</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Curieusement, il a pourtant fallu attendre 1791 pour que Mozart compose enfin, pour son ami franc-maçon Stadler, son ultime œuvre concertante, le merveilleux <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette en la majeur</strong> (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DVXFONkLPok&amp;feature=results_video&amp;playnext=1&amp;list=PL129785EC4FC32014"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-YYc-S2UDZA&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">adagio</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=O0yV_mcthIA&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Rien ne transparaît du surmenage de Mozart dans cette œuvre si pleine de vie et de poésie dont l’<em style="mso-bidi-font-style: normal;">adagio</em>, d’une très grande pureté, touche au sublime. Comble de l’émotion : moins de deux mois après qu’il eut apporté la touche finale à son concerto, Mozart était mort ; et l’on mesure à l’écoute d’une œuvre ayant atteint un tel niveau de perfection à quel point le décès prématuré du génial compositeur a été une perte immense pour le patrimoine de l’Humanité.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C’est la fréquentation du clarinettiste virtuose Johann Hermstedt qui a conduit </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Spohr"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Ludwig Spohr</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> à écrire pour cet instrument. Grâce à leur collaboration est né en 1809 le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette n° 1 en ut mineur</strong> (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=iVcyRizubIc"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">adagio-allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q2uAkZiVYY8&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">adagio</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_-SX1Jyz6co&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo : vivace</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Cette œuvre est importante car, au delà de ses indéniables qualités musicales, la partition écrite par Spohr a conduit Hermstedt à porter de 5 à 12 le nombre des clés de l’instrument et à franchir, de ce fait, une étape décisive dans l’étendue de sa tessiture. Toujours pour Hermstedt, Spohr a ensuite composé le superbe <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette n° 2 en mi bémol majeur</strong> (<em style="mso-bidi-font-style: normal;">allegro</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">adagio</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">rondo : polacca</em>) avant de revenir dans ses deux derniers concertos à une tonalité mineure.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Avec son </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6Q61XGjqDPw&amp;feature=related"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">concertino en ut mineur</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> et ses deux célèbres concertos, tous composés en 1811 pour son ami le clarinettiste Heinrich Bärmann à la demande du roi </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Maximilien_Ier_de_Bavi%C3%A8re_(roi)"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Maximilien de Bavière</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Maria_von_Weber"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Carl Maria von Weber</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> occupe une place de tout premier plan dans le répertoire des œuvres pour clarinette. De ses deux concertos, le plus abouti<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </strong>est incontestablement le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto n° 1 en fa mineur</strong> dont les premières mesures aux violoncelles donnent immédiatement le ton de l’œuvre (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=NVgpW6SDE3E"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro moderato</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UCGK17F_tyg&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">adagio ma non troppo</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=IVw40KJeRX0&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo : allegretto quasi allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Pour être plaisant et remarquablement bien écrit, le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto n° 2 en mi bémol majeur</strong> (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_2_OSa_n5CA"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VcYhTXq8XF8"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">romanze : andante</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lYgNa2J_lKo"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">alla polacca</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">) n’atteint pas le niveau de plénitude de son aîné. Il n’en est pas moins universellement connu et particulièrement apprécié du public pour sa polonaise finale. Deux concertos qui, si l’on en croit l’éminent musicologue Georges Servières (1858-1937), illustrent parfaitement « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">le contraste des deux aspects du tempérament de Weber : la mélancolie [...] et l’allure désinvolte, légère et fringante</em>&#8230; » </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dernier <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Konzertmeister</em> de la cour de Vienne, le Morave </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Franz_Krommer"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Franz Krommer</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> (Frantis?k Kramá?) a, comme ses contemporains, abondamment utilisé la clarinette, y compris sous forme concertante. Ce n’est toutefois pas un concerto pour une clarinette mais un <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour deux clarinettes en mi bémol majeur</strong> de 1815 qui retient plus particulièrement l’attention dans son œuvre. Après un premier mouvement agréable mais plutôt conventionnel (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=umP3u0ZQh_U"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">), ce concerto se poursuit par un </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ulPF1Kkch1c&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">adagio</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> mélancolique avant de s’achever, comme le mi bémol de Weber, sur une très dynamique polonaise (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q2iDebce5q8&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">alla polacca</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">).</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cette même année 1815 était créé le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette en fa mineur</strong> du compositeur finlandais </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bernhard_Crusell"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Bernhardt Henrik Crusell</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, lui-même brillant clarinettiste. Des trois concertos écrits pour cet instrument par Crusell, celui que l’on a surnommé « Le Grand » est sans conteste le plus réussi. Composé dans un style très classique en trois mouvements (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=GYLAArVfzKE&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=nQayOeUOA2s&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">andante pastorale</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VMtsfFCHeiU&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo : allegretto</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">), il fait partie intégrante du répertoire des solistes. Mais le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto en si bémol majeur</strong>, écrit en 1811, vaut également d’être écouté, ne serait-ce que pour son très enlevé </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_JBrNv_jTcI"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rondo alla polacca</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, décidément dans l’air du temps.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 372.75pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Des piqués terrifiants</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Autodidacte, le Polonais </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Karol_Kurpi%C5%84ski"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Karol Kurpi?ski</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> a principalement écrit pour l’opéra, cherchant souvent son inspiration dans les thèmes populaires comme l’usage commençait à se répandre chez les grands compositeurs du 19<sup>e</sup> siècle. Si l’on ne perçoit pas d’influence populaire dans son charmant </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=e9u3-GeRtM0"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">concerto pour clarinette en la majeur</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, celui-ci est en revanche incontestablement marqué par le goût de Kurpi?ski pour l’écriture scénique et, d’une certaine manière, proche de l’écriture de Weber.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Délaissée par les compositeurs romantiques en tant qu’instrument soliste dans un cadre symphonique, la clarinette a, durant quelques décennies, été réservée à la musique de chambre. Á l’exception de quelques concertos mineurs dus à des compositeurs comme Philipp Jakob Riotte ou Charles Duvernoy, c’est donc au sein de trios, de quintettes ou d’octuors (Schumann, Brahms, Reinecke, Reger, Coleridge-Taylor&#8230;) qu’elle a continué de tenir un rôle éminent dans la vie musicale. Et ce n’est qu’au 20<sup>e</sup> siècle que la clarinette a retrouvé ses lettres de noblesse en tant qu’instrument soliste digne de l’écriture de concertos.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Bruch"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Max Bruch</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> doit à cet égard être remercié car son <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">double concerto pour clarinette et alto</strong> a incontestablement inspiré d’autres compositeurs. Écrit en 1911 pour son propre fils clarinettiste – la même année que la </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=1L9e15STQ8U"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">rhapsodie pour clarinette et orchestre</span></span></strong></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> de </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Debussy"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Claude Debussy</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> –, le concerto de Bruch est résolument méditatif avant d’être conclu par un final flamboyant dans lequel rivalisent les deux instruments (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ciaSeohiZ28&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">andante con moto</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=CUVfHyMMv34&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro moderato</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vZ2LWF-1Ocg&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro molto</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Plutôt mal accueilli dans un premier temps, il s’est ensuite imposé comme l’un des derniers grands concertos romantiques.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C’est à la demande du « Roi du swing » </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benny_Goodman"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Benny Goodman</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> qu’</span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aaron_Copland"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Aaron Copland</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> a composé son <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette</strong> en 1948. Créé par le célèbre artiste de jazz, ce bref concerto, très apprécié des solistes, comporte deux mouvements enchaînés et reliés par une cadence aux accents jazzy : un <em style="mso-bidi-font-style: normal;">andante</em> élégiaque (<em style="mso-bidi-font-style: normal;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i1za5qebqqo"><span style="color: #0000ff;">slowly and expressively</span></a></em>) suivi d’un mouvement vif (<em style="mso-bidi-font-style: normal;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=p1XEYODmy0A"><span style="color: #0000ff;">rather fast</span></a></em>).</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Créé en 1968 par </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lancelot"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Jacques Lancelot</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">concerto pour clarinette</strong> (</span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=gl4chZX71qA&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegro</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=DW7jKFlxPB8&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">scherzando</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=IfWGaOEw2Z4&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">andantino</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">, </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=RSQjNADDioA&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">allegrissimo</span></span></em></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">) de </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Fran%C3%A7aix"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Jean Françaix</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> est, comme l’a voulu le compositeur, tout à la fois « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">amusant à écouter</em> » et redoutable à exécuter, et cela jusque dans son mouvement lent. Parlant de cette œuvre, Françaix a évoqué « &#8230; <em style="mso-bidi-font-style: normal;">un meeting aérien auriculaire, avec loopings, virages sur l’aile et piqués terrifiants</em>&#8230; » Le résultat, dans sa plaisante modernité, est à la hauteur des espérances des solistes les plus chevronnés. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Émile Zola a dit un jour à propos de la clarinette : « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Cet instrument représente l’amour sensuel</em> ». Chacun appréciera selon sa sensibilité le bien-fondé de cette affirmation, mais une chose est sûre : la clarinette, qu’elle soit utilisée dans la musique classique, dans le jazz ou dans les musiques traditionnelles, est bel et bien toujours porteuse de sensualité. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter une </span></span><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Doina"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">doina</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> roumaine interprétée à la </span></span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A1rogat%C3%B3"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">taragote</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"> par Dumitru F?rca? (ex : </span></span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0aqbib_ou1g&amp;feature=related"><span style="font-size: 13pt;"><span style="color: #0000ff; font-family: Times New Roman;">Doina din Batrini</span></span></a><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">). Difficile de faire plus sensuel, non ?</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: 13pt;">Note</span></span></em><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"> : parmi les œuvres concertantes dignes d’intérêt non citées ci-dessus, on peut également retenir les concertos de Franz Anton Hoffmeister (pour 2 clarinettes), d’Antonio Casimir Cartellieri, d’Ignaz Pleyel, de Franz Danzi (pour clarinette et basson), de Leopold Koželuh, de Felix Mendelssohn (konzertstück pour clarinette et cor de basset) et de Saverio Mercadante. Plus près de nous, ceux de Ferruccio Busoni (1918), Carl Nielsen (1928), Igor Stravinsky (1946) ou Berthold Goldschmidt (1954). Liste évidemment non exhaustive&#8230;</span></em></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">* Au gré des modifications et des recherches de tonalités plus ou moins élevées, une trentaine de clarinettes différentes ont vu le jour. La clarinette en ré des débuts (celle des concertos de Molter) a très vite été boudée en raison de ses timbres aigus et, mis à part quelques œuvres destinées à la clarinette en ut, ce sont surtout les clarinettes en si bémol et en la, aux sons chauds et voluptueux, qui se sont imposées au fil du temps.</span></span></em></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><em><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="text-decoration: underline;">Précédents articles sur la musique classique</span> :</span></span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 13pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99incroyable-talent-des-demoiselles-de-la-pieta/90202"><span style="font-family: Times New Roman;">L’incroyable talent des demoiselles de La Pietà</span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-violoncelle/88410"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour violoncelle</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/louise-farrenc-un-grand-nom-de-la-musique-classique/87418"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Louise Farrenc, un grand nom de la musique classique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-piano/86465"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour piano</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/%c2%ab-eroica-%c2%bb-ou-la-revolution-symphonique/85049"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">« Eroica » ou la révolution symphonique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-grands-concertos-pour-violon/82763"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les grands concertos pour violon</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/sorciers-elfes-lutins-trolls-et-fees-dans-la-musique-classique/81502"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Sorciers, elfes, lutins, trolls et fées dans la musique classique</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/musique-de-%C2%AB-sones-de-mariachi-%C2%BB-a-%C2%AB-huapango-%C2%BB/64161/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : de Sones de Mariachis à Huapango</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-musique-classique-dans-la-publicite/56752"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">La musique classique dans la publicité</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/l%E2%80%99injuste-destin-de-fanny-mendelssohn/53362/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’injuste destin de Fanny Mendelssohn</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/%C2%AB-les-adieux-%C2%BB-ou-la-musique-au-service-des-revendications/49625/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">« Les Adieux » ou la musique au service des revendications</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/elisabeth-jacquet-de-la-guerre-premiere-femme-compositeur/48423"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Élisabeth Jacquet de la Guerre, première femme compositeur</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/elisabeth-jacquet-de-la-guerre-premiere-femme-compositeur/48423"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : Herschel, la tête dans les étoiles</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/padre-davide-rock-star-du-19e-siecle/44162"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Padre Davide, rock-star du 19<sup>e</sup> siècle</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/du-tuba-au-bouzouki-des-concertos%E2%80%A6-deconcertants/40369/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Du tuba au bouzouki : des concertos… déconcertants</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/les-folies-d%E2%80%99espagne-un-theme-intemporel/36175/comment-page-1"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les Folies d’Espagne : un thème intemporel</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-symphonie-concertante-de-stamitz-asarkozy/29793"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">La symphonie concertante : de Stamitz à… Sarkozy</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.centpapiers.com/la-symphonie-concertante-de-stamitz-asarkozy/29793"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le siècle d’or de la musique tchèque</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/musique-le-crescendo-rossinien-74452"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Musique : le crescendo rossinien</span></span></a></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 15pt; text-align: justify; tab-stops: 153.0pt;"><span style="font-size: 9pt; color: black;"><a href="http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/le-negre-des-lumieres-50414"><span style="font-size: 13pt; color: #1b3665;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le Nègre des Lumières</span></span></a></span></p>
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		<title>Beyoncé et Jay-Z sont parents d’une petite fille à 1,3 millions $</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 16:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Beyoncé Knowles a enfin donné naissance à son premier enfant. Il s&#8217;agit d&#8217;une petite fille répondant au doux nom de Ivy Blue Carter, La fillette serait née tard hier soir ou tôt ce dimanche 8 janvier, selon les médias américains comme le New York Daily News.  Admise vendredi soir au Lenox Hill Hospital à New York, la diva [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=allainjules.com&amp;blog=9739232&amp;post=24922&amp;subd=allainjules&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" /></p>
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		<title>Musique : la crise du disque en France et le palmarès inattendu 2011</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 09:19:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allain Jules</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;industrie du disque est en crise. Même les grands noms comme Johnny Hallyday n&#8217;y arrivent plus. Une crise très grave, à l&#8217;image du consommateur, le commun des mortels, qui, souffre aussi. Ce qui est étonnant, c&#8217;est que ceu...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://allainjules.files.wordpress.com/2012/01/cd.jpg"><img title="cd" src="http://allainjules.files.wordpress.com/2012/01/cd.jpg?w=594" alt="" /></a>L’industrie du disque est en crise. Même les grands noms comme Johnny Hallyday n’y arrivent plus. Une crise très grave, à l’image du consommateur, le commun des mortels, qui, souffre aussi. Ce qui est étonnant, c’est que ceux qu’on voit le moins à la télé, et qui le sont aussi sur le plan de la diffusion radiophonique, vendent plus que les supposés cadors. Est-ce à dire que que les gens boudent la télévision et les radios ? Probablement mais, finalement, seul le talent prime. En effet, les rappeurs qu’on voit très peu et qui ne sont diffusés que dans des radios spécialisées tirent leur épingle du jeu, de même que les indépendants. </strong></p>
<p><strong>Alors que presque tous les rappeurs -hormis Joeystarr, bizarrement médiatisé ces derniers temps-, qui ont sorti des disques en 2011, sont certifiés disque d’or, chiffre revu à la baisse avec désormais 50 000 copies écoulées  au lieu de 100 000. Très peu de disques  de la variété française ont franchi le cap des 20 000 disques vendus. Un vrai paradoxe, malgré le matraquage médiatique. </strong></p>
<p><strong>Le top 10  des succès de l’année 2011</strong></p>
<p><strong>01.</strong> <strong>Adele</strong> - “21? (995.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>02.</strong> <strong>Nolwenn Leroy</strong> - “Bretonne” (715.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>03.</strong> <strong>Les Enfoirés</strong> - “Dans l’oeil des Enfoirés” (430.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>04.</strong> <strong>Les Prêtres</strong> - “Gloria” (369.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>05</strong>. <strong>Zaz</strong> - “Zaz” (650.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>06.</strong> <strong>Black Eyed Peas</strong> - “The Beginning” (448.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>07.</strong> <strong>Coldplay</strong> - “Mylo Xyloto” (256.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>08.</strong> <strong>David Guetta</strong> - “Nothing But the Beat” (245.800 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>09.</strong> <strong>Rihanna</strong> - “Loud” (316.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>10.</strong> <strong>Gérard Lenorman</strong> - “Duos de mes chansons” (215.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>Le top 10  des bides 2011</strong></p>
<p><strong>01- Julien Doré</strong> – “Bichon”  (60.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>02- Claire Keim</strong> – “Où il pleuvra” (23.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>03 – Hélène Ségara</strong> – “Parmi la foule” (22.500 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>04 – Corneille</strong> – “Les inséparables” – ( 21.000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>05 – Joeystarr</strong> – “Egomaniac” – (19.131 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>06- Axelle Red</strong> 13.801  ”Cœur comme le mien”. exemplaires vendus)</p>
<p><strong>07 – Elisa Tovati</strong> –  ”Syndrome de Peter Pan” (13.112 exemplaires vendus)).</p>
<p><strong>08 – Lulu Gainsbourg</strong> – “From Gainsbourg to Lulu”  (11.200 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>09 – Anggun</strong> - (6180 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>10 – Lorie</strong> – “Regarde-moi” ( 5000 exemplaires vendus)</p>
<p><strong>Un constat amer, s’il en est. Finalement, les maisons de disques n’arrivent même pas à rentrer dans leurs frais et les contrats sont rompus avec les artistes ou considérés comme tels. Ce sont les concerts qui rapportent encore du flouze, encore faut-il remplir les salles.</strong></p>
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		<title>Véronique Autret vs Carla Bruni</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 09:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fergus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Carla Bruni]]></category>
		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[chanson portugaise]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Gainsbourg]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[fado]]></category>
		<category><![CDATA[musique sacrée celtique]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Autret]]></category>

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		<description><![CDATA[Á l’heure où la grande voix du Cap Vert vient de s’éteindre, celle de Cesaria Evora, revient en moi l’irritation récurrente contre un système qui nous impose trop souvent des interprètes sans talent ou sans voix : des anti-Cesaria dont la France de la musique formatée ou des « fils et filles de » est si friande&#8230; Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt 361.65pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 13pt;">Á l’heure où la grande voix du Cap Vert vient de s’éteindre, celle de </span></strong><span style="font-size: 13pt;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ces%C3%A1ria_%C3%89vora"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Cesaria Evora</strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">, revient en moi l’irritation récurrente contre un système qui nous impose trop souvent des interprètes sans talent ou sans voix : des anti-Cesaria dont la France de la musique formatée ou des « fils et filles de » est si friande&#8230;</strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans ce billet, écrit de manière spontanée après avoir entendu la calamiteuse Charlotte Gainsbourg dans un extrait de son dernier album (CD sans doute pour <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Chansons Désastreuses</em>), je voudrais ici rendre hommage à&#8230; Véronique Autret, au nom de toutes celles, (et de tous ceux car cela vaut également pour les hommes) qui ne connaîtront jamais le succès que mérite pourtant leur très grand talent. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Véronique Autret, vous ne la connaissez probablement pas, malgré ses très grandes qualités. Normal : elle compose de la musique et interprète en breton de la musique sacrée et profane dans des formations dont la notoriété a déjà bien du mal à s’étendre sur le territoire armoricain : Gwalarn et </span><a href="http://bannheol.free.fr/galleg/kinnig.htm"><span style="font-family: Times New Roman;">Bann-Heol</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Or, tous ceux qui ont pu l’entendre, et plus encore la voir en concert accompagnée de ses fidèles musiciens, sont d’accord pour souligner à quel point cette femme a pu les impressionner. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ras-le-bol des </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carla_Bruni-Sarkozy"><span style="font-family: Times New Roman;">Carla Bruni</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">, des </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_Gainsbourg"><span style="font-family: Times New Roman;">Charlotte Gainsbourg</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">,<em style="mso-bidi-font-style: normal;"> </em>des </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lanie_Laurent"><span style="font-family: Times New Roman;">Mélanie Laurent</span></a><span style="font-family: Times New Roman;">. Ras-le-bol de ces chanteuses sans talent ni voix qui, avec la complicité des éditeurs de musique, s’appuient sur leur seul nom pour nous imposer des bluettes affligeantes. Ras-le-bol de ces femmes qui tirent à elles une couverture médiatique totalement imméritée en regard du travail fourni par d’autres, infiniment plus talentueuses, mais qui n’ont pas acquis préalablement de notoriété dans les défilés de mode ou sur les plateaux de cinéma.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Car il ne fait aucun doute que des Véronique Autret, il en existe des dizaines en France qui ne verront jamais leur nom en tête de gondole dans les rayons musique d’un magasin de la Fnac ou d’un Centre Culturel Leclerc (si, si, ça existe !). Elle a pourtant une bien belle voix, Véronique Autret, une voix pleine et chaleureuse, une voix très pure comme on rêverait d’en entendre plus souvent sur les ondes en lieu et place de la daube formatée qui nous est le plus souvent servie.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Écoutons Véronique Autret avec Bann-Heol dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=egjAG34ycQk"><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Ar bobl o Tont da gemer Jezuz</em> </span></a><span style="font-family: Times New Roman;">» ou avec Gwalarn dans « <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=LkZQUXqh-Y4">Karantez-Vro<span style="font-style: normal;"> </span></a></em>». Mais quel dommage qu’il n’existe pas de lien sur le magnifique « <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Intañvez ar Moraer</em> » qui nous conte l’émouvante histoire d’une veuve de pêcheur ! La voix de Véronique Autret, servie par une superbe mélodie, y est magnifique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Contrairement à Carla Bruni en 2004 et Charlotte Gainsbourg en 2010, Véronique Autret ne décrochera jamais une Victoire de la Musique, pas plus que toutes celles qui débordent de talent mais, faute de « relations utiles » ou de notoriété antérieure largement médiatisée, n’auront jamais leurs entrées dans les cercles fermés des « majors » de la production musicale. Cela dit, il est probable que Véronique Autret<strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"> </strong>n’éprouve aucun regret de n’avoir pas fait une carrière nationale dans la variété, tant sa passion pour la musique celtique semble forte. Mais d’autres qu’elles, tout aussi douées, souffrent sans aucun doute et souffriront encore d’être barrées par des pipoles qui ne leur arrivent pas à la cheville, avec leurs voix subclaquantes et la mièvrerie de leurs textes. Mais ainsi va la culture dans une société où le marketing s’impose dans tous les domaines !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Pour terminer sur une image positive, petit retour, en hommage à Cesaria Evora, sur quelques-unes des très belles voix féminines que nous offre la culture portugaise :</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Celle de Teresa Salgueiro au sein du groupe Madredeus, formidable dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=zl-7OGoVlkc&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">O pastor</span></em></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ».</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Celle d’Ana Rita Reinos, chanteuse du groupe Maio Moço, dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=XOPKX8PTt-I&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Triste Noivo</span></em></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ».</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Celles des <em style="mso-bidi-font-style: normal;">fadistas</em> héritières de la grande </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A1lia_Rodrigues"><span style="font-family: Times New Roman;">Amália Rodrigues </span></a><span style="font-family: Times New Roman;">: Ana Maria Bobone dans le superbe « <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=uc_tqZPrAdE">Dá-me o Braço Anda Dai</a> </em>», Cristina Branco dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=3RXrD0gU868&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Meu Amor é Marinheiro</span></em></a><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"> </em>», Katia Guerreiro dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=z1WYNx6nwW0&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">A Mariquinhas vai a Fonte</span></em></a><span style="font-family: Times New Roman;"> » et bien sûr Mariza dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=MYTkaYoTJDU"><span style="font-family: Times New Roman;">Feira de Castro</span></a><span style="font-family: Times New Roman;"> ». </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify; tab-stops: 63.0pt;"><span style="font-size: 13pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Sans oublier l’autre grande voix cap-verdienne Maria de Barros, ici dans « </span><a href="http://www.youtube.com/watch?v=MNXxzLDJHDc&amp;feature=related"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mi Nada Um Ca Tem</span></em></a><span style="font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"> </em>».</span></span></p>
<p><span style="font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Et tant d’autres superbes artistes&#8230; <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;">Adeus, queridos leitores !</em></strong></span></p>
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