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Politique française

L’agression antisémite et le besoin de transcendance

« La philosophie de la transcendance nous jette sur la grand-route, au milieu des menaces, sous une aveuglante lumière. » (Jean-Paul Sartre, « Situations I », 1947). Je veux revenir sur la terrible agression antisémite qui a été commise le matin du lundi 11 janvier 2016 à Marseille. Elle n’est malheureusement pas la seule ...

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Des primaires pas secondaires

Dans chaque camp, autant chez les « républicains » que chez les « socialistes », l’affaire serait entendue, les candidats seront Sarközi et Hollande, mais ça ne fait pas l’affaire de tout le monde… qui au nom d’une démocratie qu’ils veulent vivante, ou tout simplement d’une classe politique qu’ils veulent renouveler, réclament une primaire… ...

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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : François Hollande doit tenir ses engagements et suspendre le projet !

Près de 15 000 manifestants, 1 000 cyclistes et 300 tracteurs ont défilé samedi dernier sur le périphérique nantais pour s’opposer au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et prévenir toute expulsion d'agriculteurs du site du projet, dans le département de Loire-Atlantique.


Situé à 30 km de l’agglomération nantaise, ce projet d'aéroport reste une aberration économique, sociale et environnementale que le gouvernement s’obstine à soutenir…

 
 
 

 
Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci concessionnaire du projet d'aéroport, entend réclamer au tribunal de grande instance de Nantes l'expulsion de paysans installés sur la "zone d'aménagement différé" (ZAD).
Cette audience devait se tenir entre les deux tours des dernières élections régionales mais a été ajournée après la conclusion d'un accord entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sur la réalisation d'une "étude indépendante" concernant l'optimisation de l'actuel aéroport de Nantes. La défaite du vice-président sortant Christophe Clergeau (PS), battu par Bruno Retailleau (Les Républicains), a rendu caduc cet accord.
Les opposants au projet réclament donc aujourd'hui au chef de l'Etat, François Hollande, une table ronde et la réalisation de cette même "étude indépendante".
La demande d'expulsion des paysans fait suite au rejet, en juillet 2015, des recours environnementaux des opposants au projet. Mais une expulsion serait contraire aux engagements du gouvernement, qui a subordonné en 2014 la construction de l'aéroport à l'extinction de tous les recours en justice, y compris ceux en appel et les pourvois en cassation.
Un projet inutile et  coûteux
Ce projet d'aéroport infligerait des nuisances graves à plus de 80.000 habitants de la banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de raccordement nécessaires (routes, voies ferrées, pont sur la Loire) causeraient également des nuisances à des milliers d'autres personnes, sans compter les problèmes graves liés aux expropriations nécessaires.
Alors que l’actuel aéroport de Nantes Métropole voit son trafic stagner depuis de nombreuses années, la construction d'un nouvel aéroport ne se justifie pas. Les promoteurs de ce projet espèrent voir le trafic aérien doubler mais comme d'habitude, les hypothèses de trafic sont surévaluées et servent à justifier un projet inutile. Ce projet est d'autant plus inacceptable qu'il y a déjà un aéroport à Nantes, un à Rennes, un à Angers et un à Saint-Nazaire !
De plus, alors que les partenariats publics/privés se soldent systématiquement dans tous les pays du monde par une privatisation des bénéfices et une nationalisation des pertes, ce projet va nécessiter l'engagement de l'État, à hauteur de plus de 250 millions d'euros. Un coût colossal pour cette infrastructure qui pèserait lourdement sur les impôts des habitants du département.
Avec le dérèglement climatique qui est désormais incontestable, la destruction des écosystèmes qui s’accélère, l’artificialisation des terres agricoles qui se poursuit, il est déraisonnable d’investir autant d’argent public pour aider une multinationale à saccager l’environnement.
Le trafic aérien représente entre 3 et 5% des émissions globales de gaz à effet de serre et chaque infrastructure supplémentaire crée donc un appel d'air, incitant les usagers à utiliser l'avion plutôt que d'autres modes de transport plus écologique.
Des espèces animales menacées
Le projet menace 1600 hectares de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle. Le secteur où doit être transféré l'aéroport est un bocage humide, avec des haies sur talus,  d'une grande rareté en France. Pendant 40 ans, du fait du projet d'aéroport, il a échappé à l'agriculture intensive, aux remembrements et aux engrais.
Des rivières y ont leurs sources. On y trouve des espèces  animales rares et menacées mais toutes ne figurent pas dans les inventaires du dossier environnemental de l'aéroport. C’est le cas notamment du triton de Blasius, découvert par Arthur de l'Isle du Dréneuf, près de Nantes en 1858, de la musaraigne aquatique, très rare, ou encore  de la loutre qui est pourtant protégée au niveau européen.
Pour les insectes, des naturalistes ont compté 600 espèces, alors que seulement 71 figurent dans les dossiers officiels. Un nombre conséquent de plantes n’y est pas non plus.

Ce constat s'appuie sur les travaux de  200 spécialistes, tous bénévoles, qui se sont mobilisés depuis plusieurs années et ont entrepris un inventaire le plus exhaustif possible du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Aujourd'hui, à l’heure d’une très grande perte de biodiversité et des menaces climatiques induites par une consommation effrénée de ressources énergétiques, la véritable urgence est de s’engager dans des programmes d’efficacité et de sobriété énergétique. 

Mais après l’épisode du barrage de Sivens et la mort de Rémi Fraisse, le feu vert donné au projet de liaison TGV Lyon-Turin, le vote des socialistes au Parlement européen en faveur du chalutage profond ou la toute récente autorisation gouvernementale donnée pour le rejet de produits chimiques en plein cœur du Parc National des Calanques, François Hollande semble bien faire peu de cas de l'environnement et ce malgré les engagements pris lors de la COP 21...  
 
Photo Creative commons par Yahoo Images


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Hollande et la « déchéance de crédibilité »

Le chômage reste au plus haut. Le pouvoir d’achat est en berne. Les menaces terroristes perdurent. Dans un contexte aussi déprimant, la Présidence n’a rien trouvé de mieux pour enfumer les Français que la « déchéance de nationalité pour les auteurs d’actes terroristes »… Certes, cette mesure est, si l’on en croit ...

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Numérique : un partenariat indigne des valeurs de l’Education nationale !

Dans son discours de Strasbourg, le 22 novembre 2011, François Hollande avait fait de la jeunesse « la grande cause de l'élection présidentielle ».
 
Mais une nouvelle fois, avec la signature d'un accord entre le patron de Microsoft France et la ministre Najat Vallaud-Belkacem, la jeunesse et la formation des esprits sont oubliées au profit d'intérêts économiques de grandes firmes américaines, au détriment de la concurrence et du logiciel libre... 
 
 
La ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a annoncé, le 30 novembre dernier, la signature d'un partenariat entre Microsoft et son ministère. Ce partenariat prévoit de présenter aux élèves un logiciel informatique privateur et des formats fermés comme seuls outils incontournables et par voie de conséquence la dépendance comme modèle à adopter.
 
Tout cela renforce la position dominante de l'entreprise Microsoft au détriment des logiciels libres et des formats ouverts, qui pourtant respectent les principes élémentaires de neutralité et d'interopérabilité.


 
Le texte de l'accord prévoit la formation des enseignants à la maîtrise des environnements Microsoft en classe, la mise à disposition d'un écosystème Cloud, d'une plateforme de formation à distance. L'apprentissage du code se fera aussi sous l'égide de l'entreprise américaine.


 
C'est donc une véritable mise sous tutelle de l'informatique à l'école, réalisée de plus sans consultation des acteurs de l'éducation nationale.
 
Aucune prise en considération du travail des personnels de terrain, des enseignants, des chercheurs n'a été prévue par les deux parties. Ceux-ci, pourtant les plus au fait des besoins des élèves et des contraintes liées au partage des données dans leurs établissements, ont accumulé un savoir-faire considérable que l'accord prévoit purement et simplement d'ignorer.
 
De même, il n'est fait aucun cas de l'appel en faveur des formats ouverts dans l'éducation qui, pourtant, a été soutenu par des associations professionnelles d'enseignants, des syndicats, des particuliers et des entreprises.


 
Ce partenariat apparaît d'autant plus navrant qu'il fait suite aux récentes révélations sur l'espionnage informatique facilité par Microsoft et sa politique de collecte d'informations personnelles de l'utilisateur. Il va à l'encontre des objectifs de l'école, et témoigne d'une absence de volonté pour promouvoir la diffusion et l'appropriation par tous de la connaissance et des savoirs.
 
Une volonté politique affirmée aurait pourtant pu mettre en avant des solutions en logiciel libre, respectueuses des libertés de chacun, des standards ouverts et de l'interopérabilité qui permettent aux élèves de progresser en informatique sans enfermement technologique…
 
 
 
Plusieurs organisations dénoncent cette collusion d'intérêts :  



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Coluche, toujours vivant…

Aujourd’hui, cela fera exactement 30 ans que le premier « resto du cœur » aura été inauguré. Son succès est allé grandissant, à la mesure des problèmes de survie que connaissent de plus en plus de français. Coluche, au delà de ses réparties toujours d’actualité, n’a cessé de surprendre par sa lucidité, et ...

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Cette photo d’avion-épave est le pire secret de Nicolas Sarkozy

Oh, il n’avait déjà plus très fière allure, lorsqu’on l’a pris en photo le 20 janvier 2008, dans un recoin de l’aéroport de Jeddah. En quatre années d’inactivité, l’appareil de Saudi Special Flight Services s’était en effet déjà beaucoup dégradé. Personne n’avait remarqué sa présence, ou presque. Et pourtant : ...

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Régionales: une victoire trompeuse

Une victoire de justesse sur le FN, due essentiellement au report des voix de gauche sur celles de droite, malgré le « nini » sarköziste, mais cette victoire n’est-elle pas trompeuse ? Avec près de 7 millions de voix récoltées par le FN, le parti d’extrême droite continue son avancée face à un ...

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Zone de non-droit, violence de l’extrême-droite, racisme, misère et bidonville : la situation des réfugiés près de Calais est critique et inhumaine

Calais, au sein d’un bidonville en état d’urgence, devenu la honte de la France A quelques kilomètres de Calais, parqués dans un bidonville, des milliers de réfugiés continuent de vivre dans des conditions indignes d’un pays riche. La frontière vers le Royaume-Uni est devenue infranchissable. En six mois, vingt-deux migrants ...

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8 propositions pour moderniser la vie politique

Face au rejet croissant des citoyens pour une vie politique de plus en plus sclérosée, moderniser les institutions est devenu une urgente nécessité. Si rien n’est fait, les fonctions électives se trouveront très vite totalement décrédibilisées, ce qui ouvrirait la porte soit à la paralysie, soit au chaos. Les propositions ...

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FN: Va-t-il supprimer les 500,000 emplois de l’économie sociale jugés parasites ?

Le Front national est peu loquace sur le thème de l’économie sociale et solidaire alors que celle-ci est un enjeu des élections régionales. Le secteur associatif et les coopératives pèsent des dizaines de milliers d’emplois dans les trois régions que le FN pourrait conquérir. Ses élus et candidats sont, en ...

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Sous le masque des Anonymous, des surprises de taille, parfois…

C’est encore un hasard. Enquêtant sur les attentats de Paris, et les liens notamment, entre l’extrême droite (1), toujours prête aux coups tordus, et des cellules islamistes dormantes prêtes pour d’autres coups tordus, je suis tombé sur un phénomène. Un cas… Symptomatique, à vrai dire du confusionnisme entretenu par des ...

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110 ans après la loi du 9 décembre 1905, beaucoup reste à faire…

Il y a cent dix ans, le président de la République, Emile Loubet, proclamait la nouvelle loi sur les fondements de la laïcité et son titre 2 notamment : “La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”.


Ce principe représentait une véritable révolution dans une France où l’influence de l’Église catholique sur la vie politique était très prégnante. Mais année après année,
gouvernement après gouvernement, le discours laïque est devenu incohérent… 




 

Le bénéfice de la loi de 1905, votée suite à un rapport de Jean Jaurès, est d'avoir ouvert une période de pacification entre la République et les Eglises, en veillant, comme disait Jules Ferry, à ce que «la République s’arrête au seuil des consciences».



Mais les questions de laïcité se posent aujourd’hui en des termes différents qu’il y a plus d'un siècle. Il s’agit de faire vivre ensemble, dans une même société ouverte au monde, plusieurs religions, et - on l’oublie souvent - de garantir le droit fondamental de cri­ti­quer les reli­gions, de croire ou de ne pas croire.


Une laïcité moderne, c’est avant tout une clarté dans le langage. C'est aussi la réaffirmation qu’il n’est pas dans notre tradition républicaine que des dirigeants politiques fassent étalage de leurs convictions religieuses ou se fassent les promoteurs de cultes en se rendant par exemple régulièrement à des réunions ou conférences organisées par les différentes religions.


On ne peut que regretter par exemple que Marion Maréchal Le Pen ou Christian Estrosi se prononcent pour la présence de crèches dans des lieux publics comme les mairies ou que la Ministre de l’Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, autorise le port du voile pour les mères accompagnatrices d'enfants lors de sorties scolaires.


Discours laïque d’un côté et pratiques communautaristes de l’autre : le petit jeu qui consiste à légitimer des personnes ou des groupes religieux est un jeu dangereux. Plutôt que segmenter les questions, il serait préférable de procéder au vote d’une loi d’ensemble sur la laïcité, distinguant dans ses différents articles le cas de l’école, de l’hôpital, de l’entreprise, etc.


Car si le droit est aujourd’hui précis pour les agents des trois fonctions publiques, qui doivent respecter une stricte neutralité religieuse, il l’est moins pour les usagers des services publics ou pour l’utilisation que l’on peut faire de ces services.


Le problème essentiel du financement public


Mais au-delà du rappel de ces quelques formules de base concernant une laïcité claire pour tous, se pose le problème du financement par l’argent public des religions, de leurs activités, œuvres, écoles et enseignements.


Une étude détaillée des fonds publics au profit des religions révèle que des sommes très importantes sont détournées chaque année au mépris des lois laïques.


Le gouvernement verse ainsi au titre des lois Debré-Guermeur-Rocard, en remboursement des salaires des maîtres de l’enseignement privé, la somme de 7 milliards d’euros ! Cette somme détournée de sa mission d’origine, l’Ecole de la République, représente l’équivalent de 200 000 postes d’enseignants (charges comprises).


Sans compter le crédit d’impôt qui est un coût pour l’Etat. Or cette déduction fiscale est transférée intégralement aux différentes religions. Comment ne pas appeler un tel avantage une aide financière de l’Etat aux églises et donc une subvention sous une forme indirecte. On trouve ainsi des centaines d’associations cultuelles catholiques, protestantes, musulmanes et juives qui reçoivent des dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu des donateurs. Il semble difficile d’admettre que cet avantage soit conforme à l’article 19 de la loi de 1905...


De plus, en Alsace-lorraine, le maintien du statut clérical d’exception favorise outrageusement les cultes «reconnus» : catholicisme, luthérianisme, calvinisme, et judaïsme. Plusieurs milliers de religieux sont payés à des indices de la fonction publique, ce qui représente un détournement de près de 40 millions d’euros pour financer les religions.


Parallèlement aux financements publics de l'Etat s’ajoutent des financements importants de la part de collectivités territoriales. Des maires, des présidents de conseils généraux ou régionaux sont souvent amenés à subventionner une ou plusieurs religions dans le cadre de leur mandat.


Des sommes colossales sont ainsi versées à des collèges privés pour leur fonctionnement, à des associations catholiques pour la réfection de cloches et de lieux de culte ou pour des travaux d’entretien et de conservation d'édifices privés (Notre-Dame de la Garde à Marseille notamment pour près de 7 millions d’euros de fonds publics…), à des organismes de gestion et d’associations de parents d’élèves de l’enseignement catholique (OGEC, APEL), à des crèches Loubavitch, etc.


Il faudrait encore y ajouter, en application de l’article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, le financement imposé à toutes les communes des dépenses de fonctionnement des écoles privées hors territoire communal, estimées à 300 millions € !  


Le financement à un niveau aussi élevé des religions, au premier rang desquelles figure la religion catholique, est un véritable danger pour la République. Ce terrain est d’autant plus glissant que l'émergence de l'islam comme deuxième religion en France bouleverse les équilibres construits avec la loi de 1905.


A droite, le président des républicains, Nicolas Sarkozy, a souhaité ouvrir le débat sur une éventuelle révision de la loi de 1905, pour que l'Etat puisse participer au financement de la construction de mosquées et apporter une réponse au problème du manque de lieux de culte.


A gauche, les partisans d’un financement public des religions existent aussi. C’est ainsi que le 1er ministre Manuel Valls, est partisan d'une modification de la loi de 1905 pour permettre un financement public de tous les lieux de culte musulman.


La loi du 9 décembre 1905 prévoyait qu’à partir du 1er janvier suivant la promulgation de la loi, seraient supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. 


Aujourd’hui, seuls quelques élus courageux, maires en général, continuent le combat laïque et refusent toute subvention pour ne pas augmenter une fiscalité locale, déjà très lourde et injuste car non progressive comme l’impôt sur le revenu. On est loin de l’objectif de la loi de 1905, l’Etat étant le premier à bafouer le principe de laïcité…
 
 
 
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