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Calendrier du monde historique (2)

Ce deuxième article ne fut pas facile à structurer pour être compréhensible; car très peu de nouvelles femmes font surface durant cette période. Pourquoi me demanderez-vous? Mais c’est simplement parce que c’est une vue complémentaire de la même période que celle du premier article. Vous verrez alors l’importance de la présence de femmes dans l’histoire pour la rendre moins aride et plus facile à comprendre.Voyons, malgré ce handicap, ce que la science a découvert archéologiquement au sujet de cette période entre -5 000 et – 3 500.

On se doit de noter que l’usage du cuivre ne représente pas une période de l’histoire; il n’y a donc pas « d’âge du cuivre ». Par contre, ce métal qu’on appelle un métal « natif » comme l’or, l’argent et l’étain, était utilisé depuis longtemps avant la venue de l’âge du bronze. Le plus ancien artisanat du cuivre, connu en Europe, a été trouvé en Bulgarie et date de 4 500 à 4 000 av J.C. En Égypte, le mobilier en cuivre se répand à la période caractérisée par le site de Nagada, vers 4 000 à 3 200 av J.C. Les haches plates, herminettes, ciseaux, couteaux à manche en os et épingles en témoignent. Chez les civilisations précolombiennes, l’usage du cuivre remonte à 5 000 av J.C, dans la région des Grands Lacs. Par contre, au Moyen-Orient, des objets en cuivre datant de 8 700 av. J.-C. ont été retrouvés (ce qui déculotte le cuivre de Bulgarie). C’est le cas d’un pendentif en cuivre retrouvé au nord de l’actuel Irak.  Cette trouvaille s’inscrit durant la période suite à la fin de la glaciation. Elle pourrait signifier qu’avant la montée du niveau océanique, les peuples habitant le littoral océanique de l’époque, connaissaient et utilisaient le cuivre.

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Au sujet des femmes, ce sont, évidemment, les mêmes déesses déjà présentées qui règnent durant cette période; ce n’est que vers 2 000 av J.C. qu’elles emprunteront des noms différents selon le peuple qu’elles représentent. Deux déesses nouvelles, cependant, font surface. Je les avais gardé pour mousser ce deuxième article.

Isis (déesse funéraire de l’Égypte antique)

Voici l’arbre généalogique des dieux égyptien:

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La ligne « vague rouge » indique l’apparition du culte d’Osiris-Isis en Égypte. Elle marque une période où le « Puissant » (dieu) Enki (serpent), à qui on avait attribué l’Afrique lors de la distribution des contrées parmi les « dieux » après l’inondation de la Mer Noire (voir note 1) doit combattre Horus l’ancien (représenté par l’aigle ou le faucon). Enki, dont le nom est « Seth » en Égypte, vainc Horus l’ancien et tue Osiris, le frère d’Horus, qui avait poursuivi la guerre d’invasion. Seth démembre alors Osiris et éparpille les morceaux à travers le monde. Isis, l’épouse d’Osiris, parvient à rassembler tous les morceaux, sauf le pénis qu’elle ne parvient pas à retrouver. Cependant, malgré cet inconvénient assez ennuyeux, elle réussit quand même, à être fécondée supposément par le corps rapiécé d’Osiris et donne naissance à Horus qui finira par vaincre Seth/Enki. Je soupçonne qu’Isis ne fut pas la seule femme de l’histoire à trouver une solution à ce genre de problème pour assurer une régence. Donc, allez-vous accepter, une fois pour toutes, que la femme est vraiment la « maîtresse » de l’histoire? De toute façon, suite à la solution adoptée par Isis, suivra la période des règnes de ceux que l’histoire traditionnelle a appelé : les « suivants d’Horus ».

Note 1 : On retrouve cette information non seulement dans les écrits sumériens et Akkadiens, mais également dans les récits traditionnels de la Géorgie; là-même où l’Occident trouve qu’un référendum n’a pas sa place. Curieusement, partout où on pourrait trouver des vestiges de « cultures » pré-sumériennes actuellement, la guerre sévit pour faire disparaître toutes leurs traces.

Selon l’inscription de Séthi 1er, Horus l’ancien arrive en Égypte vers 5 300 av. J.C.

Le culte d’Osiris est instauré par la Ve dynastie, vers 2 500 av. J.C.; mais il est évident qu’il souligne des événements qui se sont déroulés bien avant la 1ère dynastie. Ce qui nous ramène plus loin que 4 000 avant J.C. La période qui suivra sera celle où quelques rois Égyptiens qui ne sont pas d’origine « divine », mais bien strictement des « hommes », comme le démontrent leur cartouche sans Horus ni Serpent,  parviendront à prendre le pouvoir. Ce sont des hommes tels que les rois Aha et Scorpion.

Déesse Mari, Anbotoko Mari, Anbotoko Dama (la dame d’Anboto) ou Murumendiko Dama (dame de Murumendi) est une Déesse mère de la mythologie des Basques qui représente la « nature ». Parmi les Déesse-mères primitives européennes, Mari est la seule qui soit arrivée jusqu’à nous. Elle a été mariée au dieu Sugaar (également connu sous le nom de Sugoi ou Majue représenté par un dragon ou un serpent). Mari vit sous terre, normalement dans une caverne en haute montagne, où elle et son époux Sugaar se rencontrent chaque vendredi. Elle fut Christianisée très tardivement, vers le XVIe siècle. La plupart des êtres mythiques au Pays basque sont de types « chthoniens » ou « telluriques » parce qu’elles se réfèrent au monde souterrain ou aux « enfers ». Si je place cette déesse basque ici, c’est parce qu’elle semble avoir une origine datant du paléolithique ; et qu’elle me fait penser à la sœur d’Inanna ainsi qu’au récit du malheureux Dumuzi que nous avons vu dans l’article précédent.

À noter que : Herensuge est un serpent gigantesque de la mythologie basque ; un dragon. Il vole dans les airs et est généralement représenté avec sept grosses têtes. Il supplante le serpent plus ancien Sugaar. Le thème du serpent volant est très répandu dans la plupart des mythologies. Il traverse le ciel en laissant une traînée de feu (ce qui indique que le feu ne sortait pas de sa bouche, comme on le prétend habituellement et qui nous fait deviner ce qui lui permettait de voler). On retrouve la bête à sept têtes notamment dans la mythologie chrétienne (la Bête de l’apocalypse), la mythologie hindoue (le nâga), la mythologie kabyle (la Talafsa), la mythologie grecque (l’hydre de Lerne tué par Hercule qui est la représentation grecque du Sumérien Gilgamesh) et la mythologie basque (Herensugue).

Mises à part ces deux déesses, il est difficile d’en trouver d’autres que celles déjà étudiées, jusqu’à l’avènement de la fin de l’empire Hittite, vers 1 200 av J.C. Nous devrons donc nous passer de femmes pour réviser cette période. 

Iran :   vers 5 500 av J.C. premier système d’irrigation connu au monde à Tchogha; qui deviendra un futur site Élamite (vers -1200). Notons que ce système d’irrigation précède de 100 ans  l’inondation de la Mer Noire et que cette « citée » n’était pas destinée à l’habitation de citoyens, mais était une « enclave » pour réfugiés ou personnes « spéciales »; probablement des commerçants. Ce site serait alors une sorte de « poste de traite » comme ceux du Canada du 18e siècle. Au nord-ouest du pays, dans la région de la mer Caspienne, des vestiges datant du Xe millénaire av. J.‑C. attestent de l’apparition d’une économie de production de biens à cette époque ou n’existait que le troc. Jéricho, 9 000 ans av J.C. semble avoir été ce genre de « poste de traite »; comme toutes les autres sites sédentaires installés sans agriculture environnante.

Les premiers niveaux de Tepe Yahya remontent au VIe millénaire av. J.-C. (Tepe Yahya VI). Un niveau plus ancien, baptisé Tepe Yahya VII, a été identifié dans de nombreux petits sites prospectés dans la même région. Voici les dates :

Période VII         5500–4500 av. J.C.

Période VI-VC   4500–3600 av. J.C. (ce qui n’est pas le VIe millénaire, mais plutôt le Ve.)

Tepe Yahya est un site archéologique d’Iran méridional, situé au carrefour des routes traversant le plateau iranien. Occupé dès la fin du Ve millénaire jusqu’aux époques parthe et sassanide, Tepe Yahya fut une agglomération importante à la fin du IVe millénaire ainsi qu’à l’époque proto-élamite, vers 3 000 avant J.-C. (niveau VI). Le site a livré des sceaux-cylindres et des tablettes de comptabilité.

On rattache cette civilisation à celle de Jiroft, récemment découverte à Konar Sandal. D’après le responsable des fouilles, Konar Sandal serait la cité d’Aratta dont parle l’épopée Sumérienne. Les prospections ont mis à jour de nombreuses couches archéologiques qui se trouvaient sous le dernier niveau qui est fouillé à l’heure actuelle. Ce qui confirme l’ancienneté de Konar Sandal. La partie fouillée a livré les vestiges de divers bâtiments ainsi qu’une tablette inscrite d’une écriture inconnue. Des sceaux-cylindres, retrouvés sur le site, témoignent de l’existence d’une administration développée.

Dans la plus vieille période fouillée, on a aussi trouvé une certaine quantité d’objets exotiques venant de l’étranger; incluant de l’obsidienne anatolienne, des turquoises, du lapis-lazuli et des perles. (Beale, 1973), On a également trouvé un morceau de poterie venant de la culture d’Obeïd en Mésopotamie (Kamilli and Lamberg-Karlovsky, pp. 53-54); prouvant un contact par troc (non! Pas par « trucs », joual-vert!) sur de très longues distances, déjà au 6e millénaire av J.C. Jiroft se trouve également sur la route du lapis-lazuli d’Afghanistan vers la Haute Égypte. Comme vous pouvez le constater, la datation pour les archéologues n’est pas très importante.

Voici un tableau des dynasties d’Iran pour l’époque de Jiroft :

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On remarque que cette civilisation de Jiroft recule bien avant « 3 000 ans av J.C. » sur le tableau, sans qu’on ait pu, jusqu’à maintenant, établir la date de son apparition dans l’histoire. On a vu que si on rattache Tepe Yahya à cette civilisation, son histoire remonte alors à 5 500 av J.C. C’est-à-dire, 100 ans avant l’inondation de la Mer Noire. Il est assez curieux que cette civilisation parle de serpents, d’aigles, de taureaux, de panthères et de lions qui se combattent mais sans, cependant, leur donner un statut « divin » comme on a fait en Sumer. Cette population n’était-elle que celle de réfugiés de la Mer Noire qui n’avaient pas accepté d’employer des « hommes sauvages/animaux » comme esclaves/serviteurs? La question deviendra passionnante prochainement, lorsqu’on aura fini de creuser, je suppose.

Afrique :

5 000 av J.C. Égypte : Occupation du site néolithique d’El-Omari de -5 000 à -4 500, situé en retrait de la bordure nord-ouest de la vallée du Nil. Plusieurs sortes de blé, d’orge, de seigle, des fèves ainsi que du lin y sont cultivés et mis en réserve. L’introduction de l’orge, du blé et des moutons se fit depuis le Moyen-Orient. L’âne y est déjà domestiqué.

Au Sahara on cultive le millet. On y fait également de l’élevage depuis encore beaucoup plus longtemps.

Amériques : La culture de la calebasse se répand depuis l’Amérique centrale sur la côte est de l’Amérique du Nord. Début de la culture du maïs dans la vallée de Tehuacán (Mexique actuel). Début de l’agriculture en Amazonie.

Asie : Chine : avant cette époque, la culture de Peiligang (裴李崗文化, Péilǐgāng Wénhuà) est une culture dans laquelle s’est manifestée l’une des premières cultures néolithiques (7 000 – 5 000 av. J.C.) en Chine. Les communautés Peiligang étaient égalitaires, avec une « organisation politique » embryonnaire. Elles développent la culture inondée du riz, attestée à Hemudu, près de la côte orientale de la Chine actuelle. On y cultive et fait l’élevage depuis 1 000 ans. Notons que la culture de Houli cultive également le millet depuis 7 000 av J.C.

Le site préhistorique de Beifudi (北福地), dans la province de Hebei, engendra la découverte d’un village Néolithique. Il contenait des artéfacts d’une culture contemporaine à celles de Cishan et Xinglongwa datant de 6 000–5 000 av. J.C. Elle fait le lien entre ces deux cultures du nord de la Chine. La découverte la plus remarquable, dans la première phase, sur ce site est les innombrables masques de terre cuite à forme humaine et animale; ainsi que des plateformes surélevées (comme celle de Jericho (mise à part la tour) 9 000 ans av J.C.), ou « autels » pour ceux qui veulent leur attribuer des cultes religieux. Il faut toutefois spécifier que nous n’ayons aucunes indications sur les « croyances » de ce peuple. Les fouilles de la deuxième phase, période datant de 6 500–7 000 av J.C. donnent des poteries, des outils de pierre, des pots de céramiques et quelques pots à anses double.

5 300 av J.C.  La culture néolithique de Beixin-Dawenkou (chinois : 大汶口文化 ; pinyin : dàwènkǒu wénhuà ; littéralement : « Culture Dawenkou ») est constituée de deux cultures : la culture de Beixin (v. 5 300-4 300 av. J.C.) et la culture de Dawenkou, proprement dite (4 300-2 600 av. J.C.). Ils sont en contact avec la culture de Yangshao (4 500 à 3 000 av. J.C.) de la région du cours inférieur du fleuve et de la culture Daxi (chinois :大溪文化 ; pinyin : Dàxī wénhuà ) (vers 5 000 à 3 300 av. J.C. ) dans la région des Trois Gorges sur le cours moyen du fleuve Yangzi. Elle pourrait avoir été la source de la culture de Qujialing-Shijiahe (3 000-2 100), qui fut contemporaine de la dernière phase de la culture de Yangshao et surtout de la culture de Longshan. La culture de Shilinxia, v. 4 000-3 300 (à l’époque de la culture Yangshao), s’est développée pendant environ 1 300 ans, en une succession de « phases » s’étendant de plus en plus vers l’Ouest. La culture de Longshan désigne un groupe de cultures ayant certaines caractéristiques communes, au cours d’une période dite « Période Longshan » (2 900-1 900 av. J.C.). Elle tire son nom du bourg de Longshan, sur le territoire de la commune de Jinan au  Shandong. C’est dans ce bassin que se serait imposée la dynastie mythique Xia, et où se sont constitués les royaumes des dynasties Shang et Zhou. On y discerne une forme de société de chefferies, complexe, tout comme dans le cours inférieur du Fleuve jaune avec l’émergence des premières guerres et leurs traces de violence; ce qui est tout nouveau en Chine à cette époque. La culture du Xiajiadian inférieur est une culture nomade de l’âge du bronze dans le nord-est de la Chine, datant d’environ 2 000 à 1 400 av. J.C. Le site éponyme se trouve dans la préfecture de Chifeng en Mongolie-Intérieure. La culture de Siba (ou Siwa) (1 900 – 1 500 av J.C.) est une culture chinoise de l’Âge du Bronze. Elle est située dans le corridor du Hexi. Elle a assuré la communication entre les populations de l’Ouest qui apportaient la technologie du bronze, l’élevage du bétail et du cheval et celles de l’Est de la culture de Qijia (2 200 – 1 600 av J.C.). Le grand nombre de chevaux ainsi que des couteaux et des haches de bronze de cette culture, témoignent de relations avec les cultures de Sibérie et d’Eurasie.

Europe : (- 5 000) Entre le Rhin et la Manche, s’installent des peuplades originaires d’Europe centrale. Elles se mettent à cultiver des céréales, à élever des moutons, à façonner des poteries, et à construire des maisons regroupées en villages.

Moyen-Orient : En Mésopotamie méridionale et centrale, se développe la culture dite d’Obeïd. Elle maîtrise l’agriculture irriguée. Premières attestations du lapis-lazuli (voir Inde plus bas) à la fin de l’époque d’Obeïd sur le site de Tépé Gawra. Le développement de l’agriculture y date déjà de 1 000 ans.

Sous-continent indien : Début d’une civilisation agricole au sud de la vallée du Gange (sites de Mahagara et de Tchopani-Mando) : culture du riz indigène.

Inde : La présence de turquoises et de lapis-lazuli indique des liens avec l’Iran et le Nord de l’Afghanistan. Autour de 7 000 av. J.C., la première installation néolithique apparait sur le sous-continent à Mehrgarh et dans d’autres sites dans l’ouest du Pakistan.

Mehrgarh Le site se trouve au Baloutchistan pakistanais dans la plaine du Kachi près de la passe de Bolan, à l’ouest de la vallée de l’Indus et entre les villes actuelles de Quetta, Kalat et Sibi. La période Mehrgarh I (7 000 av. J.-C. – 5 500 av. J.-C.), était néolithique et acéramique (c.-à-d. sans utilisation de la poterie cuite). La première agriculture dans cette région est développée par des peuples semi-nomades exploitant le blé et l’orge et des animaux tels que le mouton, la chèvre et les bovins. Des paniers recouverts de bitume sont utilisés. Les niveaux supérieurs (fin du VIIe millénaire av. J.-C., début du VIe millénaire av. J.-C.) démontrent que les gens se sont sédentarisés. On a trouvé de nombreuses maisons aux plans réguliers et de vastes zones d’activité artisanale et domestique, ainsi que des cimetières. Dans ces derniers, on y a découvert des bijoux fabriqués avec des coquillages, du calcaire, de la turquoise, du lapis-lazuli, du grès et du cuivre poli, ainsi que des figurines simples de femmes ou d’animaux. La céramique apparaît dans la première moitié du VIe millénaire av. J.-C., sous la forme de poteries grossières. Les périodes Mehrgarh II (5 500 – 4 800 av. J.-C.), et Mehrgarh III (4 800 -3 500 av. J.-C.), étaient néolithique, céramique et plus tard, chalcolithique (transition vers le bronze). On y fabrique des perles de faïence émaillée et les figurines de terre cuite deviennent plus détaillées. Les figurines féminines sont décorées de peinture et montrent des coiffures et bijoux variés. Les objets laissés dans les tombes deviennent plus rares. On y trouve les premiers sceaux fait de terre cuite ou d’os et décorés de motifs géométriques. Du côté technologique, on utilise des forets, en pierre ou en cuivre, et des fours et creusets pour faire fondre le cuivre.

On a constaté en 2001 la pratique, par les habitants de Mehrgarh, de la dentisterie; car quelques petits trous ont été observés sur les molaires de deux hommes (durant la période de -7 000 à – 6 000 av J.C.). Ce peuple nous parait très sophistiqué; il cultive et produit des bijoux avec la matière tirée d’écailles, d’améthystes et de turquoises. Il se sert de forets de pierre destinés à la fabrication de colliers de perles. Ces mêmes forets qu’il utilise également pour la dentisterie. Des évidences de soins dentaires furent mises à jour en Inde et en chine vers 4 000 av J.C., mais aucune n’employait le forage et le remplissage contre la carie. (Andrea Cucina, Université du Missouri-Columbia). Par contre, en 3 000 av J.C. les Égyptiens emploient le forage des dents et des mâchoires pour enlever la douleur.

4 100 av J.C. au Soudan, premières cultures du sorgho et du riz indigène.

Voici une carte actuelle de toute cette région du globe où se déroulent tous ces événements. :

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3 500 av J.C. Suite à la mainmise du pouvoir des « Puissants » sur une partie des hommes de l’époque, qui s’échelonna sur une période de 1 900 ans, la civilisation proprement dite fait son apparition. Cette « mainmise » se produisit dans les marais du Golfe Persique et dans ceux du Delta du Nil pratiquement au même moment. Ce fut l’invention de la roue après le tour de potier et la naissance de l’écriture de haut en bas, de gauche à droite; dans une langue où de nombreux mots étaient monosyllabiques. Les homophonies abondaient, rendant souvent difficile le choix du bon sens du mot (pour nous aujourd’hui; pas pour les hommes de l’époque). L’écriture cunéiforme a servi à transcrire de nombreuses langues : le sumérien, l’akkadien, l’assyrien, le babylonien, l’araméen, le hittite et l’ourartéen notamment. L’écriture hiéroglyphique d’Égypte se développa parallèlement. Par contre, l’écriture cunéiforme servait surtout au commerce tandis que l’hiéroglyphique servait à décrire les « dieux ». L’écriture « commerciale » n’apparut qu’avec le hiératique suivit du démotique. Chez les Sumériens, les hommes qui n’étaient pas « parrainés » par les « Puissants » étaient considérés comme simplement des « animaux ». Ce fut le cas d’Enkidu, qui, après s’être civilisé, est devenu l’ami de Gilgamesh.

Comme vous pouvez le constater, un monde sans femmes est plutôt aride; j’espère que cela ne le fut pas trop.

Amicalement,

André Lefebvre

Aussi:  Calendrier du monde historique (1)

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

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