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Bruno Le Maire: des mesures de droite

Initiatives Communistes brosse un portrait sévère mais juste de Bruno Le Maire : « Bruno Le Maire n’a jamais caché son étiquette de droite. Ayant obtenu 2,4 % des voix aux primaires de la droite, il a prudemment décidé de passer chez Macron.

 

Face à un camarade de la CGT de Peugeot-Mulhouse, le ministre Le Maire a choisi l’invective et la provocation : disant aux syndicalistes CGT qu’ils « font partie de ces gens qui mènent le pays à la ruine ». Que « Le peuple français compte plus que trois syndicalistes qui ne veulent pas discuter, c’est lui que nous écoutons », a dit encore le ministre. Puis il a conclu avec les mâles accents de celui qui a la force « Nous ne nous laisserons impressionner par personne. Nous avons reçu des Français le mandat de réaliser enfin la transformation du pays « . Un mandat pesant 24% des suffrages exprimés, avec 56% d’abstentions au second tour des législatives, rappelons-le.

 

Mais finalement entendre Le Maire confirmer qu’il est animé d’une hargne de classe contre les militants syndicaux n’est franchement pas une surprise, même pour les plus inattentifs de nos concitoyens. »

 

Alexandre Lantier, dans le blog Les Crises, décortique le budget de la Défense nationale française : « Le Conseil des ministres a examiné la Loi de programmation militaire (LPM) française pour 2019-2025, qui prévoit une large augmentation de l’effort de défense. Les dépenses militaires totales sur cette période seront au-delà de 300 milliards d’euros, et le budget annuel augmentera plus de 35% pour s’établir à 44 milliards d’euros. Ceci réaliserait l’engagement de Macron lors de sa campagne présidentielle, de porter l’effort de défense à 2% du Produit intérieur brut (PIB).

 

L’augmentation des crédits militaires passera de 1,7 milliards d’euros par an en 2018-2022 à 3 milliards par an en 2023-2025. Ceci laisse entendre que le sabordage des retraites et des dépenses de santé pour la fin du mandat de Macron est voué en grande partie au financement de l’appareil militaire.

 

A travers l’Otan, les gouvernements déversent des centaines de milliards d’euros sur les armées, alors que Washington a déclaré que la Russie et la Chine, des puissances nucléaires, sont des cibles prioritaires plus importantes qu’Al Qaïda. »

 

Révolution consacre un article à « la guerre du rail » : L’attaque contre les cheminots et les usagers de la SNCF est une nouvelle étape de la « guerre éclair » que mène le gouvernement. La direction de la CGT-Cheminots a immédiatement réagi en annonçant « un mois de grève, si nécessaire ». Le lendemain, cependant, une réunion des directions syndicales des cheminots déclarait qu’une stratégie de lutte serait arrêtée lors d’une nouvelle réunion, fixée au 15 mars.

 

D’ici là, le gouvernement invitera les dirigeants syndicaux à des concertations et des tables rondes. Il s’efforcera de diviser les syndicats en proposant de fausses concessions, tout en intensifiant sa campagne de propagande contre les prétendus « privilèges » des cheminots. Sur les plateaux de télévision, des gens qui dépensent le montant du SMIC en une ou deux soirées, dans de grands restaurants parisiens, s’indigneront des « avantages insoutenables » des agents de la SNCF. Ce travail de sape aura pour objectif de miner la grève avant même qu’elle ne commence. Le gouvernement fera tout pour que cette grève soit partielle, impopulaire et isolée.

 

Marianne critique un raisonnement de Gérald Darmanin. Dire que la SNCF coûte de l’argent « à chaque Français, même ceux qui ne prennent pas le train« , remet en cause… le principe même du service public. Celui-ci relève en effet d’un choix de société : faire supporter à toute la population, via les impôts et taxes, le prix du service plutôt que le faire peser uniquement sur ses usagers. Bref, socialiser les pertes mais également les profits. Avec la logique du ministre, on pourrait donc tout autant s’indigner que les personnes qui n’ont pas d’enfants financent l’école publique, ou se révolter contre le fait que les citoyens en bonne santé mettent la main à la poche pour contribuer à soigner les malades.

 

 

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