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Centpapiers

  • Blogueurs en colère : le DGEQ doit vivre avec sa décision

    7 mars 2007 | 2 commentaire(s) | 46 views affichage(s)

    Ce qu’il y a de triste, dans l’intervention de monsieur Blanchet pour tenter de distinguer ce qui est de ce qui n’est pas une dépense électorale, c’est la confusion des genres. Il faudrait peut-être lui expliquer la différence entre un média de masse et un blogue.

    Un citoyen qui choisit de s’exprimer lors d’une campagne électorale sur son blogue, sur YouTube ou ailleurs sur le Net, c’est l’équivalent d’un citoyen qui le ferait sur une place publique. À cet égard, la comparaison avec le célèbre Speakers’ corner, à Londres, aurait été beaucoup plus judicieuse de la part du DGEQ.

    Mais il y a plus triste encore que la confusion des genres. Le Net est un lieu d’expression de la démocratie qui se cherche encore et il est trop tôt pour intervenir.

    Le DGEQ ne l’a certainement pas voulu, mais il aura peut-être rendu frileux des individus ou des groupes qui auraient voulu expérimenter des façons originales d’exprimer leur opinion politique au cours de la campagne électorale.

    La bonne vieille maxime « en cas de doute abstiens-toi » avait pourtant toute sa place. Le DGEQ aurait pu décréter que le Net est une zone non prévue par la Loi électorale et qu’en conséquence il n’interviendrait pas. À la limite, il aurait pu demander aux médias d’appliquer dans leur site Web les règles qu’ils appliquent dans leurs autres supports. À la limite.

    Pour le reste, il est difficile d’assimiler un site Web à un média de masse, voire même aux poteaux sur lesquels les partis politiques affichent leurs candidats et leurs slogans.

    La différence devrait pourtant sauter aux yeux de n’importe qui le moindrement averti. Les sites Web sont une forme de communication totalement différente des médias traditionnels.

    Personne encore n’est arrivé à mesurer l’influence du Web sur l’opinion publique. En vertu de quelles preuves scientifiques le DGEQ peut-il décréter que cette influence est telle qu’elle doit être règlementée.

    La frustration de certains blogueurs qui ont l’impression du deux poids deux mesures (la FTQ versus les blogueurs) est tout à fait compréhensible.

    Il y a vraiment deux poids deux mesures.

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  • 2 commentaires

    • Pierre R.

    Bonjour Michel

    Article intéressant. Je remarque de plus en plus que le DGE fait l’objet de pressions venant plus des politiciens que des citoyens eux-mêmes. Comment entre nous le DGE pourrait-il contrôler le blog d’un citoyen qui fait part de ses commentaires sur l’un ou l’autre des partis politiques ? La vie est tellement réglementée et réglée, qu’il faut bien un espace de liberté. Pour l’instant, le NET constitue ce seul espace et il faut le préserver.

    Un exemple : l’article de Catherine-Aimée Roy sur Pierre-Philippe Emond devrait-il être comptabilisé par le DGE dans les dépenses électorales du Parti québécois ? Si cela était, il nous faudrait faire approuver nos commentaires par le payeur, j’imagine. Allons donc.

    Pierre R.

    Merci de votre commentaire. Il ne faut surtout pas se gêner pour faire connaître nos choix politiques ni pour faire du journalisme citoyen. Manquerait plus qu’on s’abstienne par crainte.

    Le droit de parole sur le Net n’est pas un délit au Québec. Par ailleurs, je regrette de ne pas en avoir le talent, car je mettrais en ligne dès demain matin une production de 301$ ;-)

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