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Blackwater: Bang!Bang! T’es ressuscit

?Aller en Irak et tuer le plus d?Irakiens possible ?tait vu comme un sport, un jeu?, indique un ?rapport.??

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La soci?t? de s?curit? am?ricaine Xe, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, va payer une amende de 42 millions de dollars pour avoir viol? les r?gles d’exportation en vendant notamment des armes ? l’Afghanistan, a rapport? vendredi le New York Times. Cyberpresse

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Comme toute pratique commerciale contemporaine, le Bellicisme est de plus en plus une arnaque, y compris pour ses propres clients, les administrations publiques elles-m?mes. C?est-?-dire ici que, comme les ?lectro-m?nagers, les maisons et les bagnoles, les gu?guerres mises en march? par le Bellicisme co?tent de plus en plus cher et sont de moins en moins bonne qualit?? La Grande Ratonnade Irakienne de 1991, soi-disant contre la troisi?me arm?e du monde, lan?a le bal des conflits ? co?ts astronomiques et ? r?sultats de th??tre infimes.

On peut aussi mentionner, comme typique mauvaise foi commerciale du Bellicisme, les ?tirements de conflits, qui, comme les impr?vus semi-escrocs reli?s, disons, ? la construction d?une maison, ou comme les frais d?entretien semi-sabotagiers jalonnant les al?as de la ?vie? d?une bagnole, vous allongent les co?ts de votre conflit de th??tre de toc pour leur faire atteindre des sommets pharaoniques, d?ailleurs jamais clairement divulgu?s sur la place publique.

Inutile de dire qu?enlis?e, coinc?e, pi?g?e, vietnamis?e, pour rapatrier les troupes, l?administration publique devra, encore et encore, casquer. Ces frais seront, eux par contre, claironn?s sur la place publique en conformit? avec la ferme vision c?est la faute de l?autre du Bellicisme. Ce sera alors: l?administration publique a tant voulu se retirer du conflit que nous tenions si bien (!), voyez maintenant ce qu?il vous en co?te? Finalement, comme le Bellicisme nuit aux autres types de commerces (tourisme sur le th??tre lui-m?me et n?goce international de denr?es non-belliqueuses partout ailleurs), il rencontre de temps en temps les r?sistances du reste de la bourgeoisie internationale, r?sistances que l?administration publique consommatrice de Bellicisme s?empresse de discr?diter en les qualifiant de Pacifisme. Ysengrimus

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En acceptant de payer une amende, la soci?t? ?chappe ? des poursuites judiciaires et peut continuer ? obtenir des contrats de l’?tat, a soulign? le journal, qui pr?cise que l’accord ne couvre par d’autres proc?dures en cours devant la justice am?ricaine.

(Los Angeles) Des armes de contrebande emball?es dans des sacs de nourriture pour chiens. Des tueries spontan?es. Des employ?s d?pressifs d?pendants des st?ro?des. Une licence pour tuer le plus grand nombre de ?sales Arabes? possible.

Le fondateur de la compagnie Blackwater est accus? par deux ex-employ?s d?avoir men? en Irak une op?ration ?corrompue?, ?violente? et ?raciste?, financ?e par les contribuables am?ricains. La Presse, Nicola B?rub?

Gr?ce ? un bon contact avec le num?ro 3 de la CIA, Blackwater obtient, sans appel d?offres, son premier contrat de la ?War on terror??en avril 2002 : un peu plus de 5 millions de dollars afin de fournir vingt gros bras pour prot?ger le QG de l?Agence ? Kaboul. Blackwater est lanc?. Un an plus tard, la soci?t? d?croche le jackpot avec le contrat de protection du ?vice-roi? d?Irak, l??missaire am?ricain Paul Bremer (toujours sans mise en concurrence). A partir de ce moment, Blackwater recrute sa propre arm?e priv?e sur le Tigre et l?Euphrate, et les commandes pleuvent. L?entreprise ouvre des bureaux ? Bagdad, mais aussi ? Amman, Kowe?t City et McLean, en Virginie, ? ?quidistance du Pentagone, de la Maison Blanche et de la CIA. En quelques ann?es, la compagnie de n?omercenaires d?Erik Prince passe d?une poign?e d?employ?s ? 2 300 personnes d?ploy?es dans neuf pays, et d?veloppe une base de donn?e de 21 000 candidats : anciens militaires am?ricains et soldats ?trangers, tous all?ch?s par l?id?e d?empocher quatre ? dix fois leur solde, avec moins de contraintes. Les revenus bondissent de quelques millions de dollars ? plus d?un milliard ? uniquement gr?ce ? des contrats avec le gouvernement des Etats-Unis. Pour graisser les rouages, Blackwater recrute l?ancien inspecteur g?n?ral du Pentagone et l?ex-directeur du contre-terrorisme de la CIA. Des personnalit?s tr?s bien introduites, et exclusivement de droite (1).

Apr?s avoir rechign? pendant des ann?es, le Pentagone s?est enfin d?cid? ? recenser le nombre de ses prestataires de service en Irak, pour aboutir au chiffre pharamineux de 100 000 personnes fin 2006. Soit le quadruple de toutes les estimations pr?c?dentes. ?Blackwater n?est pas la seule entreprise dans ce business des PMC (???Private Military Contractors??, ??sous-traitants militaires priv?s??), mais elle est la plus en pointe dans cette op?ration de r?habilitation du mercenariat?,?explique Jeremy Scahill, auteur d?un livre fort document? sur la firme (2). ?De nombreuses soci?t?s comme Halliburton et ses succursales fournissent de la nourriture, des services, de l?appui logistique, mais Blackwater fournit des combattants. Arm?s et responsables uniquement aupr?s de leur patron.??Blackwater ne rend en effet aucun compte au public : ses contrats sont class?s secret d?fense, et ses op?rations sur le terrain se d?roulent dans une discr?tion absolue. ?Il nous a fallu quatre ans juste pour obtenir une r?ponse ? cette simple question : quelle mission effectuaient les quatre hommes tu?s ? Fallouja et combien le gouvernement les payait-il ???, confie l?un des assistants d?Henry Waxman, l??lu d?mocrate qui se bat pour mener des auditions publiques sur les PMC. C?est d?ailleurs lors de ce travail d?enqu?te parlementaire qu?a ?t? r?v?l? un incident jusqu?ici pass? sous silence. En d?cembre dernier, un employ? de Blackwater, ivre, abat dans la zone verte de Bagdad un garde du corps irakien. Au lieu d??tre appr?hend? et traduit devant la justice locale ou militaire, l?employ? est exfiltr? aux Etats-Unis par Blackwater d?s le lendemain. Une enqu?te, para?t-il, est en cours? Thomas d?Evry

New York Times

Selon le journal, l’ex-Blackwater a vendu ill?galement des armes en Afghanistan, a propos? d’entra?ner des troupes dans le sud du Soudan et a entra?n? des policiers ta?wanais au tir d’?lite.

Le New York Times pr?cise que Blackwater a export? des armes automatiques et d’autres ?quipements militaires destin?s ? son personnel. Dans un cas, la soci?t? a d?lib?r?ment cherch? ? cacher ce trafic en dissimulant les armes dans des caisses de nourriture pour chiens destin?es ? l’Irak, selon l’article.

Les enqu?teurs ont cherch? ? savoir si les armes export?es par Blackwater ne se retrouvaient pas sur le march? noir en Irak. Selon le journal, la Turquie se serait plainte aupr?s des ?tats-Unis apr?s que des armes se furent retrouv?es entre les mains de rebelles kurdes du PKK. Cyberpresse

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La soci?t? peut continuer ? obtenir des contrats de l??tat?

Et sans doute continuer ? pratiquer des activit?s parall?les?

En attendant une autre amende?

En attendant une autre amende?

En attendant une autre amende?

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  1. avatar

    La « défense » se tourne vers le privé. C’est la tendance actuelle. 😛

    André Lefebvre