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De Michele Delpech Pr?ambule Vaste question que celle-ci : comment emp?cher l’humanit? de nuire aux autres esp?ces et de se nuire, par voie de cons?quence ? Lorsqu’on tue un arbre, on r?duit d’autant la production d’oxyg?ne de la plan?te ainsi que la possibilit? de fixer le carbone propag? dans l’atmosph?re par nos activit?s. Si l’on [...]

BETTY BAPACOULE

(NDLR: ?J’attire parti?uli?rement l’attention des lecteurs qu?b?cois sur les paragraphes « argotiques » qui m?ritent largement l’effort requis pour les d?chiffrer) Votre ?diteur

De Michele Delpech

Pr?ambule

Vaste question que celle-ci : comment emp?cher l?humanit? de nuire aux autres esp?ces et de se nuire, par voie de cons?quence ?

Lorsqu?on tue un arbre, on r?duit d?autant la production d?oxyg?ne de la plan?te ainsi que la possibilit? de fixer le carbone propag? dans l?atmosph?re par nos activit?s. Si l?on d?verse des liquides tels que des huiles ou d?autres produits surnageant ? la surface d?un ?tang, d?une rivi?re ou d?un lac, on r?duit les ?changes gazeux entre l?eau et l?atmosph?re, ainsi que la qualit? du rayonnement solaire. Les animaux et les plantes pris dans ce pi?ge meurent rapidement (il faut savoir que la photosynth?se permet aux plantes de fabriquer les sucres dont elles ont besoin, sous forme d?hydrates de carbone). Les hydrocarbures peuvent s??taler ? la surface de l?eau jusqu?? ne plus former qu?une pellicule aussi fine qu?une feuille de papier ? cigarette. Finalement, de rares plantes sp?cialis?es, des bact?ries, et des virus parviendront seuls ? survivre dans ces environnements malades. Les ?l?ments les plus ?labor?s de la plan?te seront impitoyablement balay?s, extermin?s. Nous en faisons partie.

Les ?gouts que sont devenus les cours d?eau sont des foyers infectieux. Seuls les rats ainsi que quelques rares autres animaux opportunistes peuvent survivre dans la fange urbaine. Mes coreligionnaires pataugent sans sourciller dans leurs propres immondices. Ils s?habituent ? la vue et ? l?odeur. Nous pouvons effectuer un tour d?horizon de notre environnement urbain, campagnard ou lacustre, Nous trouverons toujours des d?tritus sortis tout droit de nos usines. C?est par strates enti?res que nous accumulons toutes ces mati?res que les cycles naturels ne peuvent assimiler sans traitements co?teux.

Nous sommes devenus de vraies larves, incapables de vivre autrement que dans nos d?gueulis. Le chien retourne ? son vomi et nous ? notre m?diocrit?. Les seuls facteurs capables de nous obliger ? r?agir ? tant de laxisme restent encore les urgences. Or, quand un immeuble s??croule, alors seulement nous nous inqui?tons de la cause de cet effondrement. Alors seulement on s?aper?oit des malfa?ons provoqu?es dans l??dification de l?ensemble. Mais un immeuble se reconstruit ; pas l??quilibre naturel s?il est trop boulevers?. Quand nous inqui?terons-nous de tous les d?g?ts que nous lui infligeons ? Lorsque nous en serons au point de nous entre-d?vorer pour survivre ? Lorsque nous cr?verons la gueule ouverte, comme les poissons qu?on sort de l?eau, asphyxi?s par les relents pestilentiels de la d?composition organique, de la putr?faction, de la mort de la vie ? Si tel est le cas, nous n?avons alors pas le droit de nous plaindre de nos quelques morts annuellement recens?s, car ils ne sont que broutille en regard de ce que nous pr?parons ? nos descendants.

Nous sommes n?s du hasard de l??volution, sup?rieurement ?volu?s sur le plan c?r?bral, car notre temps d?apprentissage est g?n?ralement plus long que celui des autres esp?ces. Ce d?veloppement extra-ut?rin ? partir de neuf mois d??laboration n?a pas suffi ? la formation de notre intelligence. Il a fallu des ?l?ments ext?rieurs, ind?pendants de notre volont?, pour nous propulser au rang de super-pr?dateurs. Notre milieu s?est modifi? radicalement ? un moment donn?. Nous avons d? apprendre ? chasser, car la for?t a c?d? le pas ? la savane, du fait d?une fracture de l??corce terrestre dans la seule r?gion o? nous ?voluions alors. Une faille avait coup? l?Afrique en deux parties sur plus de six mille kilom?tres de longueur, de la M?diterran?e au Canal du Mozambique. Nous nous appelions alors Australopith?ques, mesurions environ un m?tre et vingt centim?tres et ?tions encore en partie arboricoles. Le c?t? Ouest de la faille se souleva de quatre mille m?tres ; les moussons de printemps et d?automne transform?rent le c?t? Est en savane bois?e et en prairies. Nous chois?mes, pour survivre, la station debout qui nous perm?t un d?veloppement c?r?bral plus cons?quent. Quant ? nos cousins, rest?s de l?autre c?t?, ils continu?rent leur ?volution de primates.

Nous appr?mes ? nous abriter. Pour cela, nous construis?mes des habitations et men?mes une vie de plus en plus sociale. Nous nous singularis?mes et form?mes des familles. Nous devons donc notre ascension ? peu de chose, somme toute.
Aujourd?hui, les bouleversements que les nations induisent depuis quelques dizaines d?ann?es en Amazonie, en Afrique et en Asie, nous les avons provoqu?s en l?espace d?un mill?naire dans le bassin m?diterran?en et en Europe. Ces r?gions ?taient recouvertes de for?ts, quelques si?cles avant notre ?re, ? l?exemple de la Gaule chevelue. L?environnement a r?ussi ? s?adapter dans ce long laps de temps, car les travaux d?am?nagement n??taient pas aussi m?canis?s que ceux de maintenant o? ils sont conduits avec une efficacit? ravageuse, encore plus durablement que le pire des cataclysmes naturels. Tous ces ravages, ainsi que la d?mographie galopante (il y a quelques ann?es, ne parlait-on pas de bombe d?mographique ?) dans les pays sous-d?velopp?s am?nent ? un gaspillage ?hont? des richesses naturelles.

Si l?Afrique est en pleine famine chronique, c?est parce que les africains ont privil?gi? la monoculture d?exportation au d?triment de leurs cultures vivri?res ancestrales, ? seule fin d?essayer de r?gler les int?r?ts de la dette du Fond Mon?taire International (F.M.I.)

Le d?boisement a des cons?quences catastrophiques sur la couche de terre arable qui est alors litt?ralement lessiv?e par les pluies abondantes et les eaux de ruissellement (voir Madagascar), ?vacu?e vers les cours d?eau, provoquant ainsi une opacification du milieu aquatique qui d?t?riorera les conditions de vie des ?l?ments vivant en leur sein.

Les africains singent nos mod?les ?conomiques mais, parall?lement, conservent des coutumes archa?ques o? il n?est gu?re question de contraception. Le r?sultat obtenu est que le d?sespoir bascule les peuples dans de grandes folies meurtri?res, dans les pays riches de min?raux nobles et pauvres en cultures vivri?res. Toutes les superstitions et les vieilles querelles ethniques participent ? cette d?sagr?gation des populations. Cela perdurera encore longtemps, j?en ai peur.
Et l?on conna?t l?avidit? de l?homme qui r?ussit ? se hisser mat?riellement au-dessus du troupeau pour le conduire ? coups de triques. L?Occident entretient donc ? grands frais les plus sanguinaires des dictateurs dans les pays du tiers-monde pour en ?liminer l??lite intellectuelle, avec l?appui des marchands d?armes et de quelques n?gociateurs peu scrupuleux ? la solde des compagnies mini?res ou p?troli?res. C?est un choc de titans entre deux formes de cultures antinomiques.

Quant aux pauvres m?mes qu?on s?acharne ? faire na?tre malgr? les affections dont ils sont atteints parce qu?on estime qu?on trouvera un jour la solution ? celles-ci, ils sont le jouet d?institutions religieuses ou la?ques qui sp?culent sur eux par le truchement, qui de l??motion, qui directement de l?appel au fric. Tous ces ?tres, issus de plus en plus souvent d?une gestation m?caniquement r?gl?e, d?une pollution de notre environnement, d?une catastrophe ponctuellement orchestr?e par des individus sans scrupules, ou d?un manque total de discernement de la part des adultes procr?ants, seront jusqu?? leur mort un fardeau pour leurs voisins et leurs proches. Seule la m?decine pourra tirer profit de leur d?tresse, et cela au pr?texte de sauver encore plus de vies humaines. Le plus extraordinaire est qu?elle ait raison dans certains cas. On sait pourtant qu?elle reproduit, ? l??chelle mondiale, tous les maux d?un grand trust international et qu?elle doit de ce fait produire des valeurs, sur un plan strictement ?conomique.

Le serment d?Hypocrate bascule donc quelquefois et se transforme en serment d?hypocrite. C?est aujourd?hui un p?le d?affaires juteuses pour quelques voyous. Les lois internationales ont du mal ? juguler les effets pervers de leurs agissements. Le terme de cette sp?culation sur la survie ? tous prix am?ne ? la d?g?n?rescence de notre esp?ce. Tous ces maux nouveaux s?acharnent aux pas de nos enfants et les d?truisent ? petit feu, sous l?oeil attendri de quelques cingl?s dont l?esprit, tourn? vers un ailleurs hypoth?tique, se borne ? accepter une fatalit? que seule pourrait combattre efficacement leur propre destruction. Notre soci?t? permissive a contribu? ? la naissance des pires monstres, sous couvert d?une libert? de pens?e qui pourtant n?est effective que sous certaines conditions : celles qui consistent ? m?nager l?imb?cillit?, la cruaut?, l?app?t du gain de nos concitoyens.

Nous sommes toujours oblig?s de demeurer vigilants car la ??peste brune?? gravite sans cesse autour de nos consciences. L??nergie que nous d?pensons pour cela nous emp?che d?aller plus loin dans la construction du monde libre que nous r?vons. Nous sommes donc oblig?s de placer notre confiance en d?autres, en un syst?me qui restera imparfait, malgr? les r?formes que nous y apporterons. Ce dispositif nous affaiblit plus encore, car dans ces failles de raisonnement s?infiltrent les brutes de tous acabits, relents naus?abonds d?coulant de l?aigrissement affect? de certains de nos concitoyens et de nous-m?me par moment, ? cause de notre propre faiblesse face au d?sastre en ?laboration.

Nous restons des cr?tins jouant au Monopoly. Nous n?avons plus aucun discernement. Nous d?truisons, que nous soyons noirs, jaunes ou blancs, notre ??pr? carr?, notre espace de respiration obligatoire. En Amazonie, nous ravageons le plus important des massifs forestiers, ? la recherche de l?or et d?autres ?l?ments dont nous sommes devenus d?pendants. Nous polluons son r?seau hydrographique avec le mercure dont nous avons besoin pour s?parer l?or que nous y trouvons dans les gisements alluvionnaires, des autres ?l?ments. Ce m?tal rendit fou les conquistadores et cette folie perdure chez leurs descendants. L??tre humain, attir? par le vernis enrobant ces divers poisons qui ?veillent la convoitise, ne voit plus ses ma?tres comme des oppresseurs mais simplement comme des concurrents. Il se dit alors qu?il a lui aussi une chance de l?emporter, malgr? sa faiblesse ?vidente en regard des moyens colossaux mis en branle par les ?tats pour assouvir leurs d?sirs les plus d?mentiels et inutiles ? leurs propres nations, voire nuisibles ? celles-ci.
Bien des peuples se sont ?teints au passage de notre soci?t? m?canique. Cependant, certains, pouss?s pendant une longue p?riode de leur histoire ? l?alcoolisme et ? la d?pravation, rel?vent la t?te et combattent pour reconqu?rir une partie de leurs territoires anciens en jonglant avec les lois de l?homme blanc. Le d?fi est donc lanc? qui apportera plus de conscience chez le peuple humain. Pourtant, le but est long ? atteindre, car nous en sommes rest?s trop souvent ? l??ge o? l?esprit ne peut encore se lib?rer malgr? l?aisance mat?rielle que le corps a atteint. Nous tournons, et c?est un bien, nos regards vers l?animal. Nous r?visons notre jugement sur la mani?re de le consid?rer. Cependant, nombreuses sont encore les fois o? nous le zigouillons en fanfare au moindre pet de travers.

Une autre question est celle-ci : peut-on formellement ?noncer que l?intelligence est un ?tat dispens? ? tous les hommes de mani?re ?gale et que chacun l?utiliserait plus ou moins ? bon escient. Et qu?est-ce d?abord que l?intelligence? Est-ce un ?tat de droit, un ?tat de fait, une structure sans cesse en construction, sans cesse en d?molition ? Est-ce un ?tat instable de la mati?re qui nous ferait ?ne b?t? un jour et le lendemain r?volutionnaire ? L?intelligence se consomme t?elle comme le boudin noir, au kilom?tre?

C?est la g?n?rosit? de la vie, sous toutes ses formes, qui a organis? la biosph?re. Or, aujourd?hui, l?esp?ce humaine, issue de ce puissant ?lan colonisateur, doit choisir de diminuer fortement ses naissances, car les graves ?pid?mies, autrefois r?v?latrices de sa d?bauche de vie, ont ?t? enray?es et les foyers secondaires qui se d?clarent dans les zones momentan?ment surpeupl?es, livr?es ? l?anarchie la plus vile, sont combattus par une poign?e d?individus issus d?un codex ne fonctionnant que par victimes interpos?es. L?Institut Pasteur fabrique des millions de pastilles, d?ampoules injectables, buvables, pour inonder les march?s du tiers-monde. Le chol?ra lui-m?me peut ?tre combattu ? grand renfort de Coca-Cola. L?aide humanitaire a remplac? l?envoi des parachutistes. Les soldats de l?O.N.U. eux-m?mes se d?guisent en P?res No?ls pour les victimes des conflits locaux.

On continue la guerre en lui refusant de plus en plus ce vocable. Mais celle-ci appara?t d?une autre mani?re, dans le domaine sportif. Dans ce milieu, on peut ??assassiner son adversaire??, ??tuer les efforts de l?autre??, le pi?tiner, lui tirer dans les jambes, le r?duire ? n?ant. Que vaut-il mieux donc devenir aujourd?hui : sportif ou Bosniaque ! Ruandais ou rugbyman ! Afghan ou tennisman ! Les uns ne sautent pas sur des mines ; les autres peuvent encore recevoir une balle perdue dans un h?pital de la Croix ou du Croissant Rouge. Des troupes fra?ches viendront toujours relever celles qui sont d?cim?es. C?est la loi du plus fort et de la connerie institutionnalis?e.

On sait qu?un seul homme ne peut radicalement changer sa soci?t?. Il lui faut l?assentiment des autres pour que cela soit possible. Alors on entretient savamment la discorde entre les groupes, les ethnies, les individus, par les moyens les plus ?l?mentaires puisqu?il suffit de menacer les gens de ch?mage pour qu?ils mettent les bouch?es doubles ? la remise en question de leur survie sur la plan?te. Pour pallier le manque de coh?rence de leurs cong?n?res, les uns r?vent ? cette industrie est florissante ? les autres se suicident o? massacrent leurs opposants. Quelques uns s??vertuent ? combattre les moulins ? vent. Cependant, les tombes de Don Quichotte sont nombreuses en ce bas-monde, et le combat contre la b?tise reste celui de David et de Goliath, malgr? l?acharnement du bon sens. D?passerons-nous un jour notre manque d?esprit critique, face ? nos actes de tous les jours ? Irons-nous voir en face la conscience de nos propres incertitudes ? Aurons-nous le cran de d?passer nos archa?smes multimill?naires ?

Le m?tre mot de tout ce bordel, c?est l?argent, le bl?, le pognon et j?en passe. Argent bonheur, argent belles dents, tu croqueras la pomme de l?ardent besoin d??tre grand, d??tre beau, d??tre con quand cela sera ton plus cher d?sir. Tu ach?teras des Rolls et du caviar. Tu marcheras sur la t?te et tu p?teras peut-?tre ? la face des minables, des sans-esprits, des petits. Mais tu ne t?apercevras pas que tu ne fais qu?exprimer les d?sirs les plus chers de ces minables, de ces sans-esprits, de ces petits. Tu seras leur fanion, leur ?tendard, leur drapeau, leur illusoire image, celle qu?ils auraient voulu obtenir sur les bancs de l??cole. Et pour entretenir tes folies, l?humanit? enserre dans un ?tau implacable les plus belles manifestations de la vie plan?taire. C?est un grand pas vers l?entourloupe, le mensonge b?atifi?, l?haleine puant le mauvais roman d?espionnage ou le polar gorbatch?vien.

On a tous une vision idyllique du pr?sent, du pass? et de l?avenir. Mais on est tous dans nos petits chaussons de pacotille quand le Bon Dieu se met ? nous chier sur le r?ble. On invoque les mauvais esprits de la nique et d?ailleurs, mais on sent qu?il se passe un ph?nom?ne de ras la couenne de l?Institut Pasteur, pour ce qui est des embrouilles. On pisse vinaigre ? pleins jets ? un vrai d?luge de b?tes en rut ? et finalement, nos yeux p?dalent hors de leurs orbites et nos langues d?goulinent le long de nos canines et autres incisives, born?es qu?elles sont de n??tre pas bien n?es sur le couffin d?un modeste roi du cigare ? plumer les connards qui croient bien faire en se piquant les valseuses au tabac ? niquer. Parce que les lardons, il faut se les tirer par la couche, et apr?s que sa bougresse soit sortie des siennes, on en r?pique pour vingt ans des travaux ? la force de la qu?qu?te, ? retourner la terre et ? pisser de la sueur. ??Y?a que comme ?a qu?on fait un homme, bougre de con ! ?? Ben voyons ! C?est-y pas malin, le gonze. L?est ? poil dans sa m?moire de cr?tin mal tann? et ?a r?pique au calbute dans le lit de sa mondaine qui se laisse mettre ? plat pour qu?on lui gratte la fontaine aux d?lices. Apr?s ?a, on y r?file de l?intelligence ? grand renfort de spots pas salutaires o? il s?enlise dans le tortueux : ??Ras les couilles, pourvu qu? ?a mouille ! Et j?y f?rais bien un c?lin ? la rouquine de mon deuxi?me ?tage. Elle a le feu qui fane, mais quand j?la sonde, j?vois bien qu?elle est encore vierge. ??

Apr?s ?a, c?zigue et l?autre m?t?que de la gourmande, ils ne font que leur poids de merde en boite. Et la note du teinturier, vous y pensez, bande de rapiats ? Non, bien s?r ! Tout pour la greluche. Et on la r?file aux pluches apr?s lui avoir brout? son pavillon de d?r?gl?e. Apr?s l?avoir d?ment plum?e, bott?e, perc?e, ravaud?e de jute et de toiles d?araign?es, on la laisse aux avatars pernicieux, ? l??cart des trottoirs o? elle taillait la gueuse et clinquait de ses charmes ; o? les chevaux de frises, m?me, la laissaient passer, dans tous les bains sanglants sans qu?elle ait ? se brosser les chicots. Elle ?tait immortelle, la dr?lesse. Elle est devenue ob?se, tas de graisse, boudin. Elle a referm? son cloaque et ouvert grand sa bavette pour piquer les sucettes. C?est la fin de la grande Mistingouin et le d?but de la mis?re, la bouche en cul de poule et la croupe affaiss?e, ? gober tout ce qui passe sauf si c?est pour baiser.

Mais je m??gare. Je tortille mes tresses de jeune ?cervel?e qui face ? la mis?re ne sait pas que pleurer. Les greluches de l?Est se sont lib?r?es. Elles boivent Caca-Cola et fument des Cravens. Elles s?ach?tent des cale?ons ? trou pour exciter les m?les et se font prendre dans le trou des chiottes. Elles prennent Tampax pour ?tre libres et s?res d?elles, mais elles oublient que de toutes mani?res, leurs r?gles seront balay?es par la seule, l?unique, la sacro-sainte r?gle des trois faiseurs d?embrouilles, ? savoir le P?re, le Fils et le Saint Abruti qui racheta nos p?ch?s au prix d?un voyage au paradis.

* Derni?re nouvelle : la couche d?ozone protectrice des rayons ultra-violets provenant du soleil se r?duit de plus en plus aux p?les ; de plus, la banquise nord a diminu? d?un tiers de son ?paisseur ! Les scientifiques sont formels, nous avons commis l?irr?parable en contribuant ? la modification globale du climat.

Michele Delpech

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