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Centpapiers

  • Beauté

    14 septembre 2011 | 0 commentaire(s) | vu 514 fois

    La beauté est un frémissement qui ne s’explique pas. Elle est là où vous êtes. Quand vous êtes dans une fleur, dans un ciel bleu, un soleil, et une sorte de pâmoison. La fleur vous fait l’amour, autant vous la regardez et humez.

    Il en est de même pour les êtres.

    Tout est fusion.

    Fusion des êtres. Fusion avec la Vie. Fusion avec un oiseau qui vole. Fusion avec les couleurs.

    La beauté n’est pas la connaissance, c’est la re-connaissance de ce que vous êtes. Elle est dans la quadrature du cercle qui est l’impossibilité de comprendre. Car comprendre est limité et fini. Il ne convient donc pas à ce monde et à cet infini.

    Il en est qui vivent des chiffres, des systèmes , d’autres des arts. L’un réduit, l’autre prolonge. On peut prolonger les chiffres et  arriver nulle part. Sinon qu’à une explication. Dans une culture du provisoire.

    Le vrai n’a pas d’explications. Aimer n’a pas d’explication. Il est un peu d’abandon de soi, de l’égo, pour se laisser un peu fondre à ces « autres ».

    Nul n’est vraiment un autre… Mais il doit aux autres d’être.

    Expliquer, c’est arrêter une image, figer une vie en développement incessant.

    Ne rien arrêter, ne rien figer, ne rien emprisonner dans l’arrêt tout le mouvement…

    C’est ça la création.

    C’est ça la beauté.

    On ne vit pas de la  laideur. Personne n’est fait pour la souffrance et la laideur.

    Et c’est là le grand drame du monde.

    Les religions figent, statufient…

    La tranquillité d’esprit que l’on recherche demeurera une illusion si on laisse l’esprit se nourrir des laideurs du monde, enfantés par les âme naines.

    Nous sommes vraiment trop petits pour la grandeur de la Vie. Peu importe le nom que vous lui donnez, à ce « dieu », à cet être supérieur, ce n’est qu’une fuite.

    « Dieu » est un chapeau. Un parapluie. Un onguent.

    Ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    S’il s’était seulement éparpillé en chacun de nous?

    Alors, la beauté des beautés, l’art des arts, serait de nous retrouver un peu.

    En sortant de la prison de l’égo.

    Si l’enseignement était sérieux, il commencerait par enseigner aux enfants ce qu’ils sont. La synergie des humains. La seule révolution est là.

    Tous les systèmes qui ont fait des révolutions n’ont fait que des soldats ou figurines.

    La chaîne de montage existe depuis de milliers d’années.

    Il faudra en sortir un jour.

    Alors, nous ne ferons pas que regarder la beauté, snobinards, hautains, comme un produit des esprits « supérieurs » dont on s’accapare pour nous rassurer, l’avaler, en faire un peu la nôtre.

    En fait, il n’existe pas de « beauté ». C’est vous qui la fabriquez. Mais pour la faire, il faut abandonner tout surplus d’effort.

    Tout ce qui est fermé, ne laisse rien entrer…

     

    Gaëtan Pelletier

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