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Bachar el-Assad, ou mille façons d’exterminer (I)

A force de lire des âneries de la part des propagandistes de Bachar el Assad, sur ce site comme ailleurs, je me suis posé la question de savoir quelles armes ce dictateur utilisait, en définitive. Car il a beau disposer d’un arsenal bien classique, (il vient juste de mettre à jour sa flotte de Su-24 Fencer, par exemple), le conflit interne auquel il fait face l’a obligé à revoir son armement de fond en comble. Ce n’est pas avec des T-72 que l’on va pouvoir combattre des opposants urbains, une insurrection armée dont le théâtre principal est en ville, à l’évidence. Mais plus j’ai avancé dans ma recherche et plus j’ai découvert que le tyran syrien ne menait pas une guerre contre un ennemi militaire, mais effectuait une véritable guerre d’annihilation, utilisant pour cela toutes les ressources dont il disposait, y compris l’arsenal chimique dont il vient de se voir privé. Depuis, ses militaires ont inventé bien d’autres façons d’exterminer un peuple récalcitrant. Quitte à faire parfois dans le bricolage, comme on va le voir. Commençons, si vous le voulez bien par une étrange découverte. Un bidule jamais vu à ce jour, révélé par une étonnante vidéo.

missile-4-a0a804-a2629-c75ffLa séquence dure une dizaine de minutes. Et elle est pour le moins frappante. C’est celle des préparatifs et du lancement d’un énorme missile en banlieue industrielle jouxtant l’aéroport militaire de Mazzeh au sud-ouest du centre de Damas (*), un engin aux formes jusqu’ici totalement inconnues, de taille assez monstrueuse. L’engin est peint de bleu moyen et son extrémité(d’un bleu clair sinon grise) contenant sa charge est entièrement contenue dans un cylindre marron qui lui sert de guide de lancée. Il est amené sur son lanceur par un autre camion muni d’une grue de chantier ordinaire rouge, on distingue très bien sur ce dernier sa dérive annulaire. Publiée il y un mois environ, elle n’a pas fait l’objet de beaucoup commentaires, ce qui est assez étonnant, tant cette vidéo est accablante pour le régime: autour du camion s’affairent delancement-1491c7-c8881-49b71s militaires, dont certains reconnaissables à leur béret rouge: ceux de la garde présidentielle d’El Assad (au demeurant des snipers, aussi, parfois). On ne s’intéresse pas à tous les détails, visiblement, dans ce conflit qui exacerbe tant les divisions! Car ils révèlent une chose inédite et plutôt passée sous silence à ce jour: le sarin n’est pas la seule méthode employée par Bachar El Assad pour anéantir une opposition: il pratique aussi d’autres méthodes, celles consistant à utiliser des armes fabriquées sur place, dont certaines ont une bien étrange allure en effet. Une chose est sûre, en tout cas: c’est bien son armée qui les utilise. Revue de détail de l’usage d’armes héritées de la guerre du Viet-Nam par le tyran de Syrie…

Revenons tout d’abord en arrière, à la fin de la seconde guerre mondiale exactement. La Wehrmacht, pressée de toutes parts par par les alliés, se tourne vers l’usage d’armes nouvelles. Parmi celles-ci, elle en teste une bien étrange: une bombe mélangeant air et carburant, qui utilisait 40% d’oxygène liquide, mélangé avec 60% de poudre de lignite sec. Dans un essai mené près de Doberitz avec une charge de seulement 8 kg, les arbres seront complètement détruits dans un rayon de plusieurs centaines de mètres, avec des effets de choc ressentis aussi loin que 2 km. C’était la première bombe thermobarique connue! L’arme n’entrera pas en service, mais le principe ne sera pas oublié. Pendant la guerre du Viet-Nam, les américains la redécouvrent, ou plutôt en redécouvrent les ravages: la bombe « fuel/air » fonctionne en effet de cette manière: avant l’impact elle diffuse un gaz dans une zone, via une première charge explosive, et c’est ce gaz contenant des poussières infllammabDouglas A-1Eles qui est enflammé par une seconde charge. Le principe est clairement montré dans cette vidéo. C’est idéal pour nettoyer des zones pleines de végétation, par exemple, qui est automatiquement détruite par l’explosion, le gaz diffusé s’insinuant dans tous les interstices des plantes, l’effet de souffle, terrible, faisant le reste. Dans le domaine, la fameuse Daisy Cutter créera des clairières complètes en quelques secondes. Des avions tels que le Skyraider en emporteront des modèles plus petits, chargés au gaz propane. Enfin plus « petits »: le modèle BLU-72/B (ici visible sous l’aile droite de l’avion) pesait 1130Kg et contenait 1020 Kg de propane! Bien entendu, si des êtres humains sont sur le passage, ils ont droit aussi à être littéralement écrasés par l’effet de souffle ou bien de mourir de lésions internes et des hémorragies provoquées par l’ingestion de gaz inflammable; ou des produits hautement toxiques répandus par l’explosion primaire. Dans les premiers commentaires sur leur usage au Viet-Nam on avait affirmé par rapide raccourci que ses victimes mourraient par asphyxie.

odab-e7c16jp3bd4-aeb66-1786bLes hommes de l’armée d’Assad ont-il utllisé des armes de ce genre? oui, et à plusieurs reprises: ainsi àTalbiseh, entre Homs et Rasta, où l’on a clairement retrouvé des corps de bombe de type ODAB-500, un engin d’origine russe assez peu fiable, puisque un nombre important de ses fusées ne se déclenchent pas. « Pendant la guerre soviétique en Afghanistan les ODAB-500 ont été signalés comme l’une des armes les moins fiables – en raison de l’échec de sa fusée seulement 15 – 50% des bombes larguées explosaient. Ainsi, la méthode classique consistait à combiner ( lancer ) 3 ODAB-500 avec 1 bombe de type HE (high explosives) comme la FAB-FAB-250 ou 500 – juste pour assurer la combustion du mélange air-carburant des ODAB. Parfois, l’avion suivant lançait plusieurs roquettes non guidées S-8 sur la zone d’impact ODABs avec le même but – juste pour sécuriser la combustion « .odab parachute Chez notre spécialiste The Aviationist, le largage d’une ODAB par un Mig 23 d’Assad avait été clairement repéré dès décembre dernier. La vidéo montrait un détail fort intéressant:  à l’arrière de l’ODAB, il y a un petit parachute stabilisateur. Et l’homme à la caméra avait réussi à en saisir son déploiement. On retrouvera les mêmes bombes à deux exemplaires filmées cette fois début août toujours au même endroit, mais vu de l’extérieur de la ville (attention ça va très vite, les deux engins tombent à 10′ du début de la vidéo). Un effet de contraste accentué montre sans aucun doute possible le panache arrière qui accompagne la bombe, c’est bien à nouveau une ODAB 500 thermobarique. On retrouve les morceaux de cet engin dans des maisons dont tous les murs ont été.. complètement soufflés. Certains, non explosés, laisse passer une forte odeur de benzène… comme ici à Alep, (Aleppo en anglos-saxon) en avril dernier.

La conclusion s’impose déjà: l’armée d’Assad utilise donc depuis longtemps divers modèles d’armes thermobariques, certaines d’origine soviétique ou certaines« fabriquées maison ». L’examen minutieux des ravages commis par ces armes conduit en effet à l’évidence: les symptômes découverts sont bien ceux liés à l’usage de ce type d’armes: une végétation entièrement brûlée lorsque le missile atterrit dans un champ, sans produire de cratère, ou des immeubles effondrés et réduits en charpie par le souffle des explosions. Quand aux êtres vivants, un chien en train de mourir d’hémorragies internes, ou un chat tué par le souffle, filmés par les habitants, conduisent aux mêmes conclusions. Reste les êtres humains, où là aussi, hélas, on conclut par la même chose : « Tous les corps semblent compatibles avec des lésions internes provoquées par une onde de pression. Il y a des corps traumatiques mais rien de cohérent avec des décès dus à des éclats d’obus. Les gens sont retrouvés morts sur plusieurs niveaux de l’immeuble. Encore une fois, les explosifs d’air et de carburant ou armes thermobariques ne tuent pas en brûlant, mais plutôt par une onde de pression intense qui provoque souvent des blessures internes ».

thermo_weapo3b38-c484c-869a0Des personnes désireuses de connaître la vérité sur ce qui se passe en Syrie s’efforcent depuis des mois de nous montrer ce massacre systématique et aveugle d’une population, car on ne me fera jamais croire que le missile géant découvert puisse choisir son objectif avec la précision du GPS:  il est tout sauf guidé, et tiré à l’aveuglette et répand son souffle sur des quartiers entiers. Les gens qui effectuent ce travail de fond d’information, pour lutter contre les admirateurs de cette sanglante dictature résument parfaitement ici la situation: « en résumé: d’après le travail de Brown Moses et le blog d’Elliot Higgins, nous savons que les forces pro-régime dans Qusair ont utilisé des roquettes de taille similaire, qui ont la même conception de queue très inhabituelle et la partie supérieure inhabituelle de la fusée. Cela souligne fortement l’usage par le régime des roquettes le 21 août dernier. Nous savons que les forces du FSA décrivent ces roquettes similaires à celles de Qusair comme des  » vacuum bombs « , qui ont causé d’importants dommages aux bâtiments par rapport à la plupart des roquettes de la même taille. Nous savons que les « bombes à vide » (vacuum bombs ou fuel/air) sont un autre nom pour les explosifs à air ou à carburant, dits thermobariques. Il existe des preuves solides que l’une des roquettes tirée le 21 août a causé des dégâts et a aplati et détruit la végétation environnante, détruisant des murs en béton de trois étages de haut, tout en ne laissant aussi aucun cratère de l’explosion, ce qui indique que l’explosion s’est produite dans l’air, au lieu de l’endroit de l’impact. missile_empo5559-daa82-b5fb7Or on sait aussi que ces contenus d’explosifs thermobariques ou « fuel air explosives » utilisent couramment des produits chimiques hautement toxiques et mortels pour provoquer l’explosion, et l’inhalation de ces produits chimiques peut être mortelle et provoquer les mêmes effets que d’autres armes chimiques. Ces armes dites « Fuel air », quand elles n’explosent pas ou seulement partiellement peuvent créer de très grands nuages de produits chimiques mortels. Les vidéos des sites de crashs de ces roquettes semblent montrer des signes de puissantes explosions et des explosions de chaleur également élevées. Des éclaboussures d’un agent chimique lors de l’impact de la roquette sont également cohérentes, sinon plus cohérentes encore, avec une arme de ce type, davantage que d’une fusée destinée à la guerre chimique. Dans toutes les attaques chimiques , les experts ont été intrigués par ces attaques, qui étaient moins mortelles que prévues pour une attaque typique d’arme chimique. L’oxyde d’éthylène est certes mortel, mais moins mortel que ne l’est le sarin » .

berets_rouge6ebd-1b417-91936Cela, les « bérets « rouges » d’Assad dépêchés en masse pour assister au départ du missile thermobarique géant (ils sont bien visibles ici à gauche) devaient le savoir, avant même le lancement . « Les explosifs fuel/air peuvent avoir des effets similaires aux attaques chimiques. La Defense Agency anglaise du renseignement a produit une étude de 1993 sur les armes fuel/air. L’étude indique, « le mécanisme de mise à mort contre des cibles vivantes est unique et atroce …. Ce qui tue c’est l’onde de pression, et plus important encore, la raréfaction subséquente [vide], qui rompt les poumons …. Si le carburant déflagre mais ne détonne, les victimes seront sévèrement brûlées et vont probablement également inhaler le combustible brûlant. De plus, les plus communs combustibles contenus, l’oxyde d’éthylène et d’oxyde de propylène, sont hautement toxiques, des bombes non explosées devrait être tout aussi meurtrières aux personnels pris dans le nuage toxique, comme la plupart des agents chimiques. Ce point ne peut pas ne pas être souligné. Si les roquettes identifiées par le blog Moses Brown sont explosées ou partiellement éclatées sont des fuel/air, leurs produits chimiques pourrait créer un nuage aussi dangereux que la plupart des armes chimiques ». La encore, cela coïncide aussi avec les dommages au personnes constatés en Syrie.

Explosées ou pasqueue-5-5d5feb97-f52f8-358dd, ces armes sont en effet dangereuses car également toxiques:« l’oxyde d’éthylène, couramment utilisé dans les explosifs dits de fuel air, peut être mortel en cas d’inhalation dans des concentrations suffisamment élevées et en cas d’inhalation peut provoquer des contractions musculaires, des bouffées de chaleur, des maux de tête perte d’audition, une acidose, des vomissements, des étourdissements et une perte de conscience transitoire. Il peut irriter la peau, mais n’est pas mortel au toucher. Il est moins mortel que le sarin ou d’autres armes chimiques communes. Tous les corps semblent compatibles avec des lésions internes provoquées par une onde de pression.  » On a un peu trop focalisé sur l’usage du sarin, ces dernières semaines, en oubliant les effets néfastes de l’oxyde d’éthylène de ces bombes fuel/air (à noter qu’en France, paradoxalement, on a stérilisé des tétines de biberons pendant des années avec ce gaz avéré cancérigène) ! measurement-0f6f-51ab3-ac37cReste la vidéo montrée au début de ce texte, qui montre cet étrange camion lanceur. Pour certains, il n’a pas fallu longtemps pour en retrouver la trace… en Iran. Les « queues » d’engin retrouvées à Daraya, Khaladiya, Yabroud, Adra, Ghouta-Est, et Zamalka se ressemblent en effet toutes, et leur lanceur ressemble comme deux gouttes d’eau à un modèle iranien, le Falaq-2, qui tire des roquettes de 333 mm: c’est ce qu’a trouvé en effet ce spécialiste des armes (qui a posté depuis un deuxième lot d’images sur la taille en particulier de l’engin, dont le diamètre tourne autour des 30 cm (et 333 mm donc). Un Falaq-2 de ce genre sera aperçu et filmé ici à droite en plein préparatifs à Aleppo en décembre dernier. L’immense missile bleu vu dans la vidéo au tout début de ce texte, qui serait donc un cousin « fait maison » de grande taille du Falaq-2, ne peut être attribué qu’aux seules troupes d’Assad, par la présence de militaires en uniformes, de milices chargées de faire la police (ils sont en noir et armés de Kalachnikovs), mais aussi de techniciens en t-shirt, qui obéissent tous visiblement à un supérieur habillé d’une chemise blanche. Les deux camions surpris, le transporteur doté d’une grue et la plateforme plate de lancement, ainsi que le nombre important de personnes présentesfalaq2-0ebadf6f1-cc326-d25d1 au lancement, font de ce dernier, indubitablement une oeuvre organisée par un régime, et ne peut être le fruit d’un seul groupuscule d’opposants. Un régime qui a pour soutien primordial l’Iran qui lui a fourni les Falaq-2!  Ce déploiement exige une infrastructure qui dépasse en effet les capacités des rebelles. Les engins tombés, tous du même type, porte des numéros qui en font une production industrialisée et non artisanale: cela a été sciemment pensé et fabriqué à grande échelle. Et cela va jusqu’au fournisseur des camions d’assistance: tous des Mercedes, comme l’a fait justement remarquer le blog Onyx. Une plateforme qui sert décidément à tout, en Syrie comme le montrent lefalaq_bis-aa3e69-785f6-07430s photos de la page d’Onyx, y compris comme supports de canons Howitzer (le M46 de 130 mm) ou de lance roquettes façon orgue de Staline. Le blog montrant en même temps notre fameux lanceur équipé de sa bâche le rendant indétectable à l’extérieur!!!  Chez les Assad, c’est le cousin Hafez Makhlouf qui a essayé de récupérer la concession Mercedes (il pesait 6 milliards de dollars en 2008) à la famille Sanqar, qui a fini par la garder après que Mercedes ait menacé de ne plus livrer le pays…Le « look » des missiles est lui toujours le même: cylindre air/fuel, long corps de faible diamètre avec tuyère incorporée et ailerons stabilisateur entourés d’un cercle; c’est bien un produit manufacturé et numéroté. Le missile décrit au début de cet article étant de taille supérieure: il doit faire environ entre 4 bons mètres minimum de long, comparé à la taille du plateau du transporteur (un Mercedes!), et son lancement, supervisé par les bérets rouges d’Assad, a eu lieu dans une zone où l’armée régulière a son fief bien établi. Une telle installation ne peut se faire à couvert, et d’ailleurs les images montrent bien que c’est un secteur contrôlé d’où il part, entouré par une pléiade de représentants du pouvoir encore en place. A elle seule, cette vidéo condamne le régime du dictateur (**)!

soldats-727afbe2-59848-12d82Cela le condamne d’autant plus que certains ont poursuivi les conclusions du rapport des inspecteurs de l’ONU, (voir ici) pour conclure que les fameux Falaq-2 avaient une lourde responsabilité… dans la dispersion de gaz sarin, au moins sur un site précis, en plus d’être des lanceurs d’armes thermobariques… « De manière réaliste, nous pouvons supposer que l’attaque cotruck_bache-dec2-2d4d8-91d4entre Ein Tarma (Damas) le 21 Août a été lancée à l’aide de Falaq 2″  indiquent-ils sans hésiter. « Par conséquent, nous vous proposons les deux mêmes questions logiques: 1. Qui contrôle la zone où les roquettes ont été lancées (Qudsayya, Al-Arin, et d’autres endroits environnants)?  2. Les rebelles étaient-ils armés de munitions de 330 mm avec leurs lanceurs? En effectuant une recherche en ligne, nous constatons que ces munitions sont avancées et sophistiquées, et qu’il n’y a pas de vidéo ou de photo qui prouve que les rebelles armés en Syrie en sont propriétaires ou possèdent quelque chose de semblable ». C’est certes sur le blog de l’opposition, mais ça a au moins le mérite d’être clair: les lanceurs thermobariques peuvent aussi devenir diffuseurs de gaz sarin, en ce cas. Propagande? Certes pas: le blog de Brown Moses (alias Eliott Higgins) était arrivé aux mêmes conclusions en faisant les diagrammes des morceaux d’engins recueillis à Damas.

Mideast Syria Rebel OutreachNota: en face, les rebelles en sont à utiliser des bouteilles de gaz comme obus de mortier, parfois lancés d’affûts de canon récupérés. Bien entendu présents comme attaque… au gaz sarin par les partisans d’Assad! On notera que d’un côté comme de l’autre aucun masque à gaz n’est employé, ce qui est tout simplement inimaginable en cas de lancement de bombes au sarin. A moins que le mélange ait été effectué bien avant le lancement, ce qui paraît fort improbable chez les rebelles. L’engin des rebelles a été largement décrit déjà ailleurs (comme propagande bien entendu!) comme le « canon de l’enfer » chargé d’envoyer comme un mortier.. des bouteilles de gaz munies d’ailettes remplies de nitrate d’ammonium.
(*) on y a observé aussi le 6 septembre dernier des missiles 9K37 Buk russes s’y mettre en place.
(**) même si à ce jour, comme on a pu le dire au Sénat en France en 2007 « Les armes thermobariques ne sont interdites par aucun instrument juridiquement contraignant. « 
document à consulter :
http://84.96.22.11/observabilis/FMPro?-db=archives&-layout=base&-op=eq&IDX=HzDm732381MaRv65764GnNn60361ClQi&-format=request1result.html&-find

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