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><channel><title>CentPapiers &#187; Patricia Turcotte</title> <atom:link href="http://www.centpapiers.com/author/patricia-turcotte/feed" rel="self" type="application/rss+xml" /><link>http://www.centpapiers.com</link> <description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description> <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 14:46:29 +0000</lastBuildDate> <language>en</language> <sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod> <sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency> <generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator> <item><title>Entre adultes majeurs, vaccinés et consentants&#8230;</title><link>http://www.centpapiers.com/entre-adultes-majeurs-vaccines-et-consentants/3008</link> <comments>http://www.centpapiers.com/entre-adultes-majeurs-vaccines-et-consentants/3008#comments</comments> <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 12:08:10 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[belgique]]></category> <category><![CDATA[canada]]></category> <category><![CDATA[québec]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4457</guid> <description><![CDATA[De toute éternité, la prostitution entre deux personnes majeures, a bel et bien existé. De même qu&#8217;elle sera constamment là&#160;; jusqu&#8217;à la fin des temps. On n&#8217;y peut rien, c&#8217;est comme cela, c&#8217;est tout&#160;! À mon avis, je suis tout à fait en accord, pour que soit décriminalisée la prostitution, entre les adultes majeurs. Les [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4457.jpg" border="0" /><p>De toute éternité, la prostitution entre deux personnes majeures, a bel et bien existé. De même qu&#8217;elle sera constamment là&nbsp;; jusqu&#8217;à la fin des temps. On n&#8217;y peut rien, c&#8217;est comme cela, c&#8217;est tout&nbsp;!</p><p>À mon avis, je suis tout à fait en accord, pour que soit décriminalisée la prostitution, entre les adultes majeurs. Les femmes choisissant ce genre de travail pour gagner leurs croutes, seraient mieux protégées contre les maladies transmises sexuellement&nbsp;; tout comme elles seraient moins en danger vis-à-vis les méchants loups-garous&nbsp;; exactement comme leurs clients, qui se trouveraient mieux protégés contre les maladies transmises sexuellement, et le danger d&#8217;être hors la loi. Les activités intimes et sexuelles vécues entre des personnes majeures, vaccinées et consentantes, ne regardent qu&#8217;elles mêmes.</p><p>Cette opinion est très personnelle. Je comprends aussi très bien d&#8217;autres points de vue très différends&nbsp;; par exemple&nbsp;: que c&#8217;est laid, péché et dégoutant, le métier de la prostitution.&nbsp;&raquo;</p><p>Qu&#8217;est-ce que le corps policier, le gouvernement provincial, fédéral ou l&#8217;état, peuvent réellement faire de plus brillant dans ce phénomène là, que d&#8217;&#339;uvrer pour légaliser la prostitution entre personnes majeures&nbsp;; et je sais que je me répète&nbsp;; en autant que leurs débats soient vécus en lieux privés et intimes, pour la protection du public, et surtout, celle de nos enfants mineurs.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/entre-adultes-majeurs-vaccines-et-consentants/3008/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>7</slash:comments> </item> <item><title>TÉMOIGNAGE &#8211; Le transport adapté à Saint Georges de Beauce est bienvenu</title><link>http://www.centpapiers.com/temoignage-le-transport-adapte-a-saint-georges-de-beauce-est-bienvenu/2972</link> <comments>http://www.centpapiers.com/temoignage-le-transport-adapte-a-saint-georges-de-beauce-est-bienvenu/2972#comments</comments> <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 21:10:24 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4429</guid> <description><![CDATA[Pour les personnes à mobilité réduite, le recours à un service de transport adapté signifie un accès à une plus grande liberté. Ce qui peut paraître évident, dans une grande ville, ne l&#8217;est pas forcément dans les petites villes régionales. Depuis quelques années, je suis inscrite à un transport adapté, dans ma région, qui a [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4429.jpg" border="0" /><p><strong>Pour les personnes à mobilité réduite, le recours à un service de transport adapté signifie un accès à une plus grande liberté. Ce qui peut paraître évident, dans une grande ville, ne l&#8217;est pas forcément dans les petites villes régionales.</strong></p><p>Depuis quelques années, je suis inscrite à un transport adapté, dans ma région, qui a transformé mon quotidien. Le simple fait de me rendre à l&#8217;épicerie, au cinéma ou à un rendez-vous médical devenait une corvée épuisante à la limite de l&#8217;impraticable.</p><p>Les services du transport adapté en Beauce m&#8217;ont redonné une autonomie et une plus grande liberté malgré les limitations physiques. J&#8217;ai ce luxe de pouvoir me rendre à un rendez-vous important. J&#8217;ai ce luxe de pouvoir accomplir des petits gestes quotidiens sans que la dépendance physique ne vienne alourdir ces tâches tellement normales.</p><p>Que dire de l&#8217;accueil et de la compréhension de tous ceux et de toutes celles qui &#339;uvrent magnifiquement à donner un service sans complaisance. Que ce soit la personne qui reçoit nos appels, avec une voix accueillante, ou toutes ces autres personnes qui travaillent dans l&#8217;ombre, ces sympathiques chauffeurs de taxis qui vont chercher les personnes à leurs loyers ou maisons, pour ensuite les reconduire en toute sécurité, à l&#8217;heure prévue.</p><p><strong>Les services de transports adaptés en régions comme, à Lévis ou dans la grande ville de Québec, sont des services très importants.</strong></p><p>Je remercie sincèrement les personnes qui ont mis sur pied les services de transports adaptés en Beauce comme dans la grande ville de Québec. Écrire peut servir à dire merci, aussi.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/temoignage-le-transport-adapte-a-saint-georges-de-beauce-est-bienvenu/2972/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>La douleur chronique est une amie encombrante</title><link>http://www.centpapiers.com/la-douleur-chronique-est-une-amie-encombrante/2933</link> <comments>http://www.centpapiers.com/la-douleur-chronique-est-une-amie-encombrante/2933#comments</comments> <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 00:04:49 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4369</guid> <description><![CDATA[La seule façon possible pour moi de sortir davantage de la pauvreté et de la maladie, passe sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute, par une autonomie financière. Pour cela, en tant que personne handicapée physique, il me faut trouver un travail rémunérateur adapté à ma condition physique. Avec des limitations fonctionnelles, les situations peuvent être stressantes et [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4369.jpg" border="0" /><p>La seule façon possible pour moi de sortir davantage de la pauvreté et de la maladie, passe sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute, par une autonomie financière. Pour cela, en tant que personne handicapée physique, il me faut trouver un travail rémunérateur adapté à ma condition physique.<br /> Avec des limitations fonctionnelles, les situations peuvent être  stressantes et il n&#8217;est pas aisé d&#8217;aborder dans ces circonstances le marché du travail. Tout refus d&#8217;exclusion par la société, tout effort pour protéger une indépendance légitime, peuvent être ressentis plus durement par les personnes handicapées. Il appartient à chacun et à chacune de ne pas refuser la réalité de ses limites humaines.</p><p>Depuis 2002, un médecin a formulé les bons diagnostics et prescrit les remèdes appropriés contre la douleur chronique trop souvent atroce et insoutenable. Auparavant, j&#8217;avais atteint, je crois bien, le fond du baril. Au point de remettre en cause ma santé mentale. Dix fois, je me suis retrouvée sur la morphine dans une urgence de l&#8217;hôpital. Sur une civière pendant deux jours, avec un dos démoli, une hanche pourrie et égrenée. Une douleur non soignée peut ébranler la santé mentale d&#8217;un individu si elle n&#8217;est pas diagnostiquée rapidement. Ainsi il en va de la <a href="http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/fibromyalgie/10291-fibromyalgie-symptomes-diagnostic.htm">fibromyalgie</a>. Aux États-Unis, elle représente près d&#8217;un cas sur dix d&#8217;invalidité. Le mot <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fibromyalgie">fibromyalgie</a> vient du latin <i>fibra</i> (filament), du grec ancien <i>myos</i> (muscle) et du grec ancien <i>algos</i> (douleur). &#171;&nbsp;<i>Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1992</i>&nbsp;&#187;, comme l&#8217;indique Wikipedia, &#171;&nbsp;<i>que l&#8217;<i>Organisation mondiale de la santé</i> a reconnu cette maladie comme rhumatismale, alors qu&#8217;elle était auparavant considérée comme une maladie psychiatrique</i>&nbsp;&#187;. Les être humains qui en souffrent se voient prescrire des remèdes pour l&#8217;anxiété, la panique, les troubles du sommeil quand ce n&#8217;est pas des remèdes pour la maladie mentale.</p><p><span class='spip_document_1286 spip_documents spip_documents_left'  style='float:left; width:250px;'><br /> <img src='IMG/jpg/494279654_c067c185eb.jpg' width="250" height="167" alt="" /></span>C&#8217;est avec patience et persévérance que je poursuis ma route. Chaque matin, lorsque je me réveille, la douleur me pique un clin d&#8217;&#339;il. Mon corps peut être mon meilleur ami comme mon pire ennemi. Tout dépend de ce que je décide d&#8217;en faire. Je suis classée. depuis 1992, comme étant inapte au travail et reconnue comme soutien financier avec des restrictions sévères à l&#8217;emploi. J&#8217;ai suivi un cours par correspondance, il y a environ cinq ans pour réaliser un vieux rêve d&#8217;enfance&nbsp;: l&#8217;écriture créative. Mon diplôme est au mur de mon bureau et me rappelle que l&#8217;écriture est mon meilleur médicament. J&#8217;ai ainsi pris conscience d&#8217;être  la seule personne responsable de mon bonheur comme de mon malheur.</p><p>Comme nous vivons en société, il ne faut pas tomber dans la fatalité. Il y a des règles à se rappeler et à soulever auprès d&#8217;autres personnes, ou auprès d&#8217;organismes sociaux privés, publics, parapublics ou gouvernementaux.</p><p>Quant survient l&#8217;effondrement total de tous nos espoirs, nos rêves, nos buts, nos valeurs et nos projets, c&#8217;est alors la croisée des chemins dans la vie d&#8217;une personne. Se présente alors l&#8217;occasion de réaliser nos limites, nos faiblesses et notre pauvreté mais aussi celle d&#8217;évaluer et de mettre en valeur nos qualités, nos forces, nos talents et nos rêves. Ne jamais délaisser nos rêves qui sommeillent en chacun de nous, c&#8217;est le secret pour garder le cap vers l&#8217;espoir durant les tempêtes et les ouragans de la vie.</p><p>J&#8217;ai appris, par la force des choses, à apprivoiser la douleur et à redonner malgré tout un nouveau sens à ma vie. C&#8217;était et c&#8217;est encore aujourd&#8217;hui une vigilance et une discipline quotidienne pour poursuivre mes exercices réguliers, mes marches quotidiennes, même en présence de la douleur, mes périodes de détente et de relaxation, sans oublier une saine alimentation. Ne croyez pas que je suis une héroïne, pour autant&nbsp;: il m&#8217;arrive aussi de m&#8217;emporter tellement la douleur est forte&nbsp;! Alors, je lève les yeux en me disant que je ne suis qu&#8217;une simple personne humaine, comme tout le monde&nbsp;!</p><p>Depuis mon opération d&#8217;août 2008, la douleur est plus intense. Le chirurgien a allongé ma jambe gauche de deux pouces. Comme il m&#8217;a dit&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Tout s&#8217;effondre la-dedans et devrait revenir à la normale</i>&nbsp;&#187;. Je devrai bientôt porter des chaussures orthopédiques. Qui paiera&nbsp;? Nous tous, encore une fois&nbsp;! Voilà pourquoi je crois important de rendre des comptes.</p><p>Mon luxe consiste à me payer deux loisirs bien accessibles&nbsp;: un café en lisant les journaux, au restaurant du coin, et l&#8217;écriture. Le plus important est de conserver mon sens de l&#8217;humour et faire de plus en plus ce que j&#8217;aime vraiment, ce qui me tient à c&#339;ur et, surtout, ce qui me passionne. J&#8217;ai enfin retrouvé mon c&#339;ur d&#8217;enfant qui sait s&#8217;émerveiller à nouveau. Je partage en toute simplicité mes joies et mes peines quotidiennes avec des êtres chers en qui je fais confiance.</p><p>Comme tant d&#8217;autres, j&#8217;espère recevoir les soins de physiothérapie surtout lorsque se pointe une crise de douleur aigüe. Finalement, comme tous et toutes, je me résous à soulager patiemment ces douleurs coriaces avec les remèdes prescrits&nbsp;: c&#8217;est mieux qu&#8217;un coup de pied au cul, n&#8217;est-ce pas&nbsp;?</p><p>À mon avis, il y a une sensibilisation importante à poursuivre dans la société et auprès des employeurs sur l&#8217;intégration des personnes vivant avec des limitations fonctionnelles, des handicaps ou des déficiences de toutes sortes en milieu de travail. Une force intérieure habite en chacune d&#8217;entre elles. Ces personnes n&#8217;attendent qu&#8217;un simple signal pour sortir définitivement du rouage de la pauvreté et de la misère. Seules, elles ne pourront rien si l&#8217;aide sociale, le soutien du public et du gouvernement ne nous sont pas acquis de manière sérieuse.</p><p>J&#8217;ai redit OUI à la vie. Que cela puisse paraître démodé, à partir de cet instant, tout a changé dans les joies comme dans les épreuves. En attendant, il est nécessaire de s&#8217;entraider et de partager avec les autres, d&#8217;éviter l&#8217;isolement et le découragement pour ne pas sombrer dans la dépression sévère et de se nourrir d&#8217;idées suicidaires.</p><p>Peut-être suis-je en train de rêver en couleurs, mais je crois encore à une société plus juste, plus humaine et plus solidaire, dans la joie comme dans l&#8217;épreuve.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/la-douleur-chronique-est-une-amie-encombrante/2933/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>4</slash:comments> </item> <item><title>Mélanie, sur l&#8217;aide sociale, doit défrayer son transport pour recevoir des soins de santé</title><link>http://www.centpapiers.com/melanie-sur-laide-sociale-doit-defrayer-son-transport-pour-recevoir-des-soins-de-sante/2921</link> <comments>http://www.centpapiers.com/melanie-sur-laide-sociale-doit-defrayer-son-transport-pour-recevoir-des-soins-de-sante/2921#comments</comments> <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 11:51:57 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4336</guid> <description><![CDATA[Les personnes qui utilisent les services sociaux de toutes catégories ont besoin de se sentir protégées et soutenues par les agents, les travailleurs sociaux, les intervenants sociaux, par tous ces travailleurs qui détiennent une autorité sur le bénéficiaire. Ces responsables au Gouvernement devraient-ils tendre la main aux citoyens démunis et vulnérables, lorsque ces derniers s&#8217;adressent [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4336.jpg" border="0" /><p>Les personnes qui utilisent les services sociaux de toutes catégories ont besoin de se sentir protégées et soutenues par les agents, les travailleurs sociaux, les intervenants sociaux, par tous ces travailleurs qui détiennent une autorité sur le bénéficiaire. Ces responsables au Gouvernement devraient-ils tendre la main aux citoyens démunis et vulnérables, lorsque ces derniers s&#8217;adressent à eux, pour avoir accès aux organismes communautaires affiliés à l&#8217;aide sociale&nbsp;?</p><p>Lorsque survient un problème à régler, il devrait être prioritaire de s&#8217;occuper du vrai problème du citoyen sans condescendance&nbsp;; encore moins d&#8217;en rire un bon coup avec ses pairs ou ses patrons.</p><p>L&#8217;indifférence existe encore en l&#8217;an 2008, soyez-en assuré&nbsp;! Une citoyenne, Mélanie, qui vit de l&#8217;aide sociale, constate que sa demande &laquo;&nbsp;abc&nbsp;&raquo; est refusée. Mélanie aurait eu besoin des services d&#8217;un organisme communautaire qui offre les services de transport pour besoins médicaux, même à l&#8217;extérieur de sa ville. Cet organisme communautaire est affilié à l&#8217;aide sociale. Mélanie ne peut le faire sans obtenir l&#8217;accord de son agent d&#8217;aide sociale qui exigeait de nombreux documents pour lui donner accès à ce transport dont les coûts s&#8217;élèvent à 90$, sans l&#8217;aide de sa communauté. C&#8217;est le montant qui permet à Mélanie de vivre après avoir payé ses factures. Avec l&#8217;aide de l&#8217;organisme de transport, Mélanie aurait payé environ 10$ pour se rendre à son rendez-vous médical à Québec.</p><p>On oublie trop souvent les efforts qu&#8217;a dû consentir Mélanie pour répondre aux exigences de son agent de l&#8217;aide sociale, avant d&#8217;être refusée&nbsp;: des heures en appels interurbains pour se faire dire par son agent qu&#8217;elle doit absolument obtenir tel document ou formulaire pour satisfaire les normes de la loi. Secrétaires comme professionnels étaient à bout de nerfs empoisonnant davantage la vie de Mélanie, mal à l&#8217;aise devant ses demandes répétées auprès de la bureaucratie d&#8217;un bureau médical ou de l&#8217;administration des hôpitaux.</p><p>Un chauffeur de l&#8217;organisme avait été désigné et le rendez-vous confirmé et accepté par la responsable de l&#8217;organisme communautaire. Sauf que,  sans l&#8217;accord de l&#8217;agent de l&#8217;aide sociale, Mélanie ne pouvait en disposer. L&#8217;organisme a bien essayé Mélanie en discutant fréquemment des dossiers avec cet agent de l&#8217;aide sociale. Les bureaux de l&#8217;organisme d&#8217;aide au transport et de l&#8217;Aide sociale sont situés dans la même bâtisse commerciale. L&#8217;agent de l&#8217;aide sociale de Mélanie a nié ce fait.</p><p>L&#8217;agent de l&#8217;aide sociale a informé Mélanie qu&#8217;elle doit se trouver un médecin dans sa région. Mélanie s&#8217;était battu, il y a environ 20 ans, pour obtenir, dans un jugement administratif, le droit du patient de choisir son médecin.</p><p>Le professionnel de la santé, demeurant à Québec, que consulte Mélanie, qui a elle-même habité cette grande ville pendant plus de neuf ans, a été en mesure de trouver les bons diagnostics, l&#8217;a référée aux spécialistes qui ont confirmé les diagnostics et traitements appropriés. Et on lui répond qu&#8217;elle devrait se retrouver un autre médecin&nbsp;! Ces démarches de contestations se sont échelonnées sur plusieurs mois, si bien que Mélanie, épuisée, a vite fait face aux limites de sa santé physique et psychologique.</p><p>Mélanie s&#8217;est prévalu d&#8217;un appel de la décision auprès du bureau de révision qui a confirmé la décision de l&#8217;agent. Mélanie a décidé de ne pas aller plus loin dans les procédures pour éviter une autre année de batailles. Sa décision était prise en fonction des limites de sa santé et de ses finances. On jouait avec les lois, les longs discours légaux. Depuis, Mélanie paie 50$ de taxis environ pour se rendre à son rendez-vous médical à Québec.</p><p>En dernier ressort, Mélanie se tourne vers une intervenante du CLSC sur la recommandation de son médecin. L&#8217;intervenante avise Mélanie qu&#8217;il n&#8217;y a rien à faire car elle est tout à fait en accord avec l&#8217;agent de l&#8217;aide sociale. Sommes-nous devant un cas d&#8217;injustices sociales&nbsp;? Mélanie se rendra, le lundi 06 octobre, dès 5h15 du matin, en taxi, à son rendez-vous médical de l&#8217;hôtel Dieu de Québec. Elle aura alors déboursé 46$ sur les 90$ qui lui restent pour recevoir les soins auxquels elle a pleinement droit.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/melanie-sur-laide-sociale-doit-defrayer-son-transport-pour-recevoir-des-soins-de-sante/2921/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Les personnes oubliées du système social en temps électoral</title><link>http://www.centpapiers.com/les-personnes-oubliees-du-systeme-social-en-temps-electoral/2877</link> <comments>http://www.centpapiers.com/les-personnes-oubliees-du-systeme-social-en-temps-electoral/2877#comments</comments> <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 00:01:42 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[Politique]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4313</guid> <description><![CDATA[Ce temps électoral fédéral donne l&#8217;occasion de sortir de l&#8217;ombre les personnes qui n&#8217;ont plus de voix pour raconter les vérités si simples de leurs quotidien&#160;: les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, souvent inaptes au marché du travail&#160;; les personnes à mobilité restreinte ou à limitations fonctionnelles importantes, ou encore, les personnes [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4313.jpg" border="0" /><p>Ce temps électoral fédéral donne l&#8217;occasion de sortir de l&#8217;ombre les personnes qui n&#8217;ont plus de voix pour raconter les vérités si simples de leurs quotidien&nbsp;: les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, souvent inaptes au marché du travail&nbsp;; les personnes à mobilité restreinte ou à limitations fonctionnelles importantes, ou encore, les personnes handicapées, reconnues ou non, par la loi de Revenu Canada.</p><p>Gaby est une femme de 53 ans qui n&#8217;a pas encore accès à la réduction de prix de son loyer avec l&#8217;organisme&nbsp;: &#171;&nbsp;<i>Allocation logement</i>&nbsp;&#187;. Malheureusement, comme la dame n&#8217;a pas encore atteint 55 ans, elle paie, comme tant d&#8217;autres, plus de la moitié de son revenu pour se loger. Après avoir payé le chauffage, l&#8217;épicerie, au minimum, le téléphone, il ne lui reste 40$. Pour recevoir la surprise d&#8217;un nouveau médicament pour sa maladie récemment diagnostiquée du diabète qui entraîne des frais nouveaux et imprévus, comme tant d&#8217;autres n&#8217;est-ce pas.</p><p>Gaston est veuf depuis peu. Il vit avec ses trois enfants âgés de 2 à 9 ans. Quant arrive le temps des classes, c&#8217;est la panique&nbsp;: Gaston a de la difficulté à se trouver une gardienne fiable. Il a un besoin impératif de cette gardien pour se rendre à l&#8217;hôpital, une semaine ou deux, et ce, deux fois par année. Il souffre de dépression. Même s&#8217;il est bien suivi, rien n&#8217;est drôle pour ce jeune père de famille qui a le courage et la volonté d&#8217;essayer de se trouver du travail. Mais quels employeurs voudraient l&#8217;embaucher&nbsp;?</p><p>Mélanie, 35 ans, est déclarée invalide à vie et reconnue comme soutien financier auprès de l&#8217;aide sociale. Malheureusement, elle n&#8217;a pas accès à un chauffeur qui l&#8217;accompagnerait quatre fois par année chez son médecin. Un déménagement s&#8217;imposerait pour cette femme démunie financière. Il y a quelques années, elle était une femme d&#8217;affaires. Un accident de travail est venu interrompre sa carrière en raison des douleurs chroniques qui ont suivi l&#8217;accident. Elle a payé parce qu&#8217;elle n&#8217;était pas assurée. Mélanie reçoit une aide ménagère moyennant un versement de $28 pour trois heures de ménage aux deux semaines, avec la collaboration du CLSC de sa région, d&#8217;un organisme communautaire et avec l&#8217;accord de l&#8217;assurance-maladie. Comme Mélanie vient de subir une importante opération, elle a droit à une aide à l&#8217;hygième, une fois par semaine, de l&#8217;organisme communautaire avec le soutien du CLSC. Pour la période de son rétablissement, cette aide est gratuite. Toutefois, avant de recevoir cette assistance, Mélanie a dû se débrouiller pendant 5 semaines pour son hygiène personnelle&nbsp;: incroyable mais c&#8217;est pourtant réalité&nbsp;!</p><p>J&#8217;espère que ma lettre sera publiée. Parce que nous sommes dans une période où le système de santé et de services sociaux semble trop oublié des élus politiques. C&#8217;est le temps d&#8217;améliorer ce service public pour les personnes démunies et sans voix. Réveillez-vous la-haut&nbsp;: tant de citoyens sans voix vous parlent à travers ce simple texte. Et, quand vous irez discuter de cas dans un restaurant, songez à diminuer les frais de votre facture. Peut-être alors qu&#8217;un dossier d&#8217;injustice sociale sera mieux suivi dans notre société si individualiste.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/les-personnes-oubliees-du-systeme-social-en-temps-electoral/2877/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Listériose et élections fédérales</title><link>http://www.centpapiers.com/listeriose-et-elections-federales/2772</link> <comments>http://www.centpapiers.com/listeriose-et-elections-federales/2772#comments</comments> <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 10:48:04 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[canada]]></category> <category><![CDATA[Élections]]></category> <category><![CDATA[Listériose]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=4178</guid> <description><![CDATA[Est-ce que nos animaux du Canada auraient trop manger de l&#8217;herbe mouillée et salie par la température trop humide, suite aux abondantes périodes de pluies d&#8217;été 2008&#160;? Se pourrait-t-il aussi que des personnes humaines soient décédées à cause de l&#8217;alimentation de viandes provenant de ces innocentes bêtes contaminées&#160;? Tant de questions sans réponse suite aux [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4178.jpg" border="0" /><p>Est-ce que nos animaux du Canada auraient trop manger de l&#8217;herbe mouillée et salie par la température trop humide, suite aux abondantes périodes de pluies d&#8217;été 2008&nbsp;? Se pourrait-t-il aussi que des personnes humaines soient décédées à cause de l&#8217;alimentation de viandes provenant de ces innocentes bêtes contaminées&nbsp;? Tant de questions sans réponse suite aux dernières nouvelles au sujet de l&#8217;importante maladie contagieuse&nbsp;: Listériose ( infection par listéria). Cette période des élections fédérales qui nous arrive par surprise, est un temps propice pour poser nos questions de toutes sortes&nbsp;!</p><p>Lundi matin le 08 septembre 2008, je me rends au restaurant le plus près de chez-moi:le Café-Suprême au Carrefour Saint Georges de Beauce, pour savourer un délicieux café mi-Québécois, mi-Colombien&nbsp;; tout en ayant la possibilité de lire le Journal du jour. En passant, on a pas toujours besoin d&#8217;aller au bout du monde pour être heureux&nbsp;: je vous assure que mon café était super cool, comme disent les jeunes.</p><p>Une cliente assise près de moi, informait la serveuse d&#8217;un sujet d&#8217;actualité et d&#8217;intérêt public, en ces quelques mots d&#8217;une grande importance&nbsp;; peut-être aussi est-ce une fausse rumeur non fondée&nbsp;:  &nbsp;&raquo; Les gens devraient savoir que nos animaux ont mangés de l&#8217;herbe devenue contaminée par des pluies trop abondantes etc&nbsp;; et que des personnes humaines en sont décédées. Donc, cette maladie appelée la Listériose, aurait des facettes cachées à la population et qui seraient très alarmantes, si les autorités au pouvoir informaient plus adéquatement la population, au lieu de la garder dans l&#8217;ignorance.&nbsp;&raquo;</p><p>Curieuse de nature, je ne peux m&#8217;empêcher d&#8217;ajouter mon grain de sel à leurs conversations, en ajoutant&nbsp;: Mais où peut-on lire ces informations très importantes&nbsp;? Et la dame me répond&nbsp;: &laquo;&nbsp;À nulle part encore, madame. L&#8217;information n&#8217;a pas été diffusée sur le sujet pour éviter que la population soit alarmée.&nbsp;&raquo;</p><p>Je retourne chez-moi plutôt sceptique, mais ouverte d&#8217;esprit sur la vérité de la provenance de la Listériose. Dès mon arrivée, je me suis empressée d&#8217;ouvrir mon ordinateur pour composer sans censure, cet article.</p><p>Je laisse le soin aux auteurs de ce site, plus expérimentés que moi dans le domaine des recherches et de l&#8217;écriture, ainsi qu&#8217;aux journalistes professionnels de nous donner les vraies informations sur la provenance réelle de la Listériose.</p><p>Depuis le déclenchement des élections fédérales de dimanche le 07 avril 2008, on parle beaucoup moins de ce sujet si important et toujours en vigueur&nbsp;: La Listériose. Ce temps électoral peut être aussi un temps propice pour poser les vraies questions aux candidats, en espérant obtenir les vraies réponses&nbsp;; car tous sont concernés, autant les gens du Québec que ceux du Canada.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/listeriose-et-elections-federales/2772/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> <item><title>Des changements bénéfiques pour les Québécois</title><link>http://www.centpapiers.com/des-changements-benefiques-pour-les-quebecois/2456</link> <comments>http://www.centpapiers.com/des-changements-benefiques-pour-les-quebecois/2456#comments</comments> <pubDate>Thu, 22 May 2008 11:09:56 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category> <category><![CDATA[québec]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3776</guid> <description><![CDATA[Les débats au sujet de la santé de tous les citoyens y compris surtout des aînés, du système de justice qui devrait être révisé en profondeur, et de l&#8217;éducation des étudiants, deviennent des importants sujets sociaux d&#8217;intérêts publics et politiques au Québec. Le système de l&#8217;éducation est en révision actuellement pour une réforme. Nous serons [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3776.jpg" border="0" /><p>Les débats au sujet de la santé de tous les citoyens y compris surtout des aînés, du système de justice qui devrait être révisé en profondeur, et de l&#8217;éducation des étudiants, deviennent des importants sujets sociaux d&#8217;intérêts publics et politiques au Québec.</p><p>Le système de l&#8217;éducation est en révision actuellement pour une réforme. Nous serons étonnés d&#8217;entendre ce que nos jeunes nous diront, pour apporter un bon son de cloche sur le sujet qui les concernent plus particulièrement. Nos étudiants d&#8217;aujourd&#8217;hui représentent l&#8217;avenir de demain&nbsp;! Donnons à ces étudiants la possibilité de se sentir soutenus par le Gouvernement, la Société, les professeurs, les parents et tout le peuple. En les écoutant davantage avec intérêt, nos étudiants qui seront nos professionnels de demain, nous partagerons des choses intéressantes, la plupart du temps.</p><p>C&#8217;est semblable dans le système de santé public au Québec. Il n&#8217;y a pas que les délais d&#8217;attentes aux urgences des hôpitaux, il y a aussi l&#8217;intérêt à écouter nos aînés, lorsqu&#8217;ils se sentent mis au rancart dans des hôpitaux. Bien souvent, nos aînés pourraient continuer une vie simple, heureuse et agréable dans leur maison, s&#8217;ils obtenaient davantage le soutien des du Gouvernement, des aidant naturels ajouté aux services à la maison, par l&#8217;entremise des CLSC et des organismes communautaires. Pour les aînés, ce n&#8217;est pas évident de payer sans arrêt, chacun des services ajoutés à la maison&nbsp;; qui les obligent hélas, à quitter leur foyer pour des centres d&#8217;hébergements privés ou publics&nbsp;; faute de ressources financières. Ce serait tellement plus humain et plus prioritaire, de redonner une réelle transparence, une meilleure souplesse et un accès plus simple à notre système de santé, de justice et d&#8217;éducation, qui devrait s&#8217;inscrire en priorité aux rendez-vous des élus au pouvoir&nbsp;; lorsque viendra temps de les réviser en profondeur.</p><p>Personnellement, je trouve abusif pour nos aînés, les nouvelles constructions des prisons dorées, appelés des Manoirs, des Auberges, et à prix faramineux, mensuellement. Ces aînés devraient être mieux logés dans la construction de loyers à faibles revenus, à des prix plus adéquats en rapport avec leurs revenus. Actuellement, on les épuise au niveau financier. Ainsi, ils n&#8217;ont plus de sous, pour agrémenter leur quotidien, de nouveaux loisirs et de sorties. Ainsi, ils pourraient continuer à être légèrement productifs dans la société&nbsp;; la bibliothèque du coin, participer aux réunions d&#8217;organismes communautaires, participer à des chorales, les aider à raconter verbalement ou par écrit, leurs mémoires. Quant arriverait l&#8217;heure du sommeil, ils n&#8217;auraient à peu près plus besoin de somnifères pour dormir, tellement ils seraient fatigués de leurs intéressantes et agréables journées&nbsp;! Ainsi, nos aînés se sentiraient mieux écoutés. Ils verraient que leurs nombreux talents peuvent encore contribuer à enrichir la société. Hélas, on les incitent aux passe-temps monotones et dépassés&nbsp;: Jouer aux Bingo et visiter un Casino une fois par mois. Énormément de nos aînés vivent trop dans la solitude, et pensent souvent au idées de découragement, de désespoir&nbsp;; quant ce n&#8217;est pas aux idées suicidaires, qu&#8217;on fait semblant de ne pas entendre. J&#8217;ai pu le constater de mes propres yeux, ayant reçu leurs confidences, au moment où j&#8217;ai travaillé pendant 5 ans, auprès des gens âgés&nbsp;; autonomes et semi autonomes.</p><p>Dans le Journal, Le Soleil, distribué à l&#8217;Université Laval et intitulé&nbsp;: <strong>Au fil des évènements</strong>, je lisais avec intérêt même s&#8217;il y a quelques années déjà, les propos cités par la Canadienne, Madame Louise Arbour, Commissaire aux Nations Unis et aux droits de l&#8217;homme, à l&#8217;époque. Celle-ci dénonçait avec conviction, les inégalités flagrantes faites aux personnes et aux groupes les plus démunis et marginaux de la société&nbsp;: les femmes et les hommes de familles mono parentales, les gens plus jeunes et pas encore âgés, comme les personnes de 40 à 60 ans. les personnes vivant avec des handicaps ou limitations de toutes catégories, les autochtones etc. Madame Arbour proposait comme solution, de passer simplement&nbsp;: de la charité chrétienne à la véritable justice.</p><p>Le temps est réellement propice pour améliorer la qualité des relatons humaines, dans tous les trois paliers gouvernementaux du Québec&nbsp;: municipal, provincial et fédéral. Une solution concrète pour y parvenir, serait que les Responsables au Gouvernement place en première ligne&nbsp;: les citoyens au c&#339;ur de tous les débats, décisions et lois qui les concernent tous, en réalité. Après tout, on va bien les chercher gratuitement, lorsque vient le temps des nouvelles élections&nbsp;!</p><p>Peut-être alors, y aurait-il réellement un c&#339;ur plus humain, plus juste, plus heureux et plus solidaire, qui battrait dans le poitrine de chaque Québécois, comme au centre de tous les organismes et de toutes les institutions démocratiques du Québec&nbsp;; sans oublier dans le c&#339;ur du Premier Ministre, de ses collaborateurs, même des élus à  l&#8217;opposition et au centre de l&#8217;état.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/des-changements-benefiques-pour-les-quebecois/2456/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>2</slash:comments> </item> <item><title>Solidarité envers les victimes d&#8217;erreurs médicales</title><link>http://www.centpapiers.com/solidarite-envers-les-victimes-derreurs-medicales/3571</link> <comments>http://www.centpapiers.com/solidarite-envers-les-victimes-derreurs-medicales/3571#comments</comments> <pubDate>Tue, 20 May 2008 21:11:49 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Science]]></category> <category><![CDATA[québec]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3764</guid> <description><![CDATA[ERREURS MÉDICALES Créer des structures simples, humaines, solides, peu coûteuses et accessibles pour tous. Les citoyens victimes d&#8217;erreurs médicales sont bien petits, seuls, silencieux et non dérangeants&#160;; surtout quant la majorité de ces victimes, sont retournés dans la réalité invisible ou l&#8217;au-delà, avec leurs lourds secrets médicaux. Ceux et celles qui regardent avec les yeux [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3764.jpg" border="0" /><p><strong>ERREURS MÉDICALES</strong><br /> Créer des structures simples, humaines, solides, peu coûteuses et accessibles pour tous.</p><p>Les citoyens victimes d&#8217;erreurs médicales sont bien petits, seuls, silencieux et non dérangeants&nbsp;; surtout quant la majorité de ces victimes, sont retournés dans la réalité invisible ou l&#8217;au-delà, avec leurs lourds secrets médicaux. Ceux et celles qui regardent avec les yeux du c&#339;ur, vivre ces êtres proches, voient facilement que d&#8217;assurer leurs simples survies quotidiennes et celles de leurs familles, devient un combat de chaque instant. Alors que ces braves personnes poursuivent paisiblement leurs routes, comme si rien ne s&#8217;était produit&nbsp;; des gens de leur environnement immédiat chuchotent&nbsp;: <i>&#171;&nbsp;Quel courage hors du commun, vous habite donc&nbsp;&#187;&nbsp;?</i></p><p>Ce n&#8217;est pas donné à tous, de braver la grosse et puissante machine administrative, mise en place pour assurer la protection des bénéficiaires des services de santé et des citoyens&nbsp;; ne serait-ce que pour alerter les autorités de l&#8217;hôpital ou du centre d&#8217;hébergement, les comités de patients, les protecteurs des citoyens, les institutions corporatives et les ministères concernés. Tout comme ce n&#8217;est pas donné à tous d&#8217;entreprendre de leurs vivants, des procédures judiciaires administratives complexes, épuisantes et coûteuses, autant financièrement que moralement. Déjà affaiblis par la maladie et parfois par le deuil ajouté, en plus d&#8217;être hypothéqués financièrement, qui osera  s&#8217;y  aventurer&nbsp;?</p><p><strong>Pourquoi ne pas mettre sur pied une association d&#8217;aide&nbsp;?</strong></p><p>Ce grand dossier de société devrait être prioritaire pour le Gouvernement, afin d&#8217;assurer un meilleur soutien aux personnes et aux familles, victimes d&#8217;erreurs médicales. Possiblement que ce dossier repose à l&#8217;état embryonnaire au Gouvernement&nbsp;; malgré tout, je garde un brin d&#8217;espoir et de confiance, que  le Ministre de la santé et des services sociaux, Monsieur Philippe Couillard, sera ouvert à créer le plus tôt possible, un important dossier à ce sujet&nbsp;: soit un fonds de secours pour soutenir les victimes d&#8217;erreurs médicales&nbsp;; conjointement, l&#8217;abolition de la responsabilité financière des professionnels, avec un regard des compagnies d&#8217;assurances, évidemment. Voilà quelques idées personnelles, aussi à l&#8217;état embryonnaire, soulevées bien candidement par une citoyenne sensible à cette cause sociale et d&#8217;intérêt public.</p><p>Le plus important serait de voir germer de nouvelles idées ajoutées, et ensuite, de  conduire ce dossier, à bon port&nbsp;; c&#8217;est-à-dire, jusque dans le c&#339;ur et l&#8217;intelligence de professionnels ou de citoyens engagés et/ou travailleurs et retraités&nbsp;; mais possédant les aptitudes, habiletés et connaissances requises&nbsp;; et qui seraient habillés moralement, d&#8217;une grande passion d&#8217;aider, d&#8217;abord et avant tout, les victimes d&#8217;erreurs médicales et leurs proches aussi touchés, dans bien des cas.</p><p>Il serait aussi primordial que les victimes d&#8217;erreurs médicales et leurs proches, se soutiennent solidairement, en obtenant l&#8217;appui humanitaire des professionnels concernés et sensibilisés&nbsp;; et dans certaines situations, la participation de médias professionnels. Il ne faut pas oublier que de ressasser ses anciens dossiers médicaux, demande énormément de courage, d&#8217;audace, de curiosité et de détachement émotif. Très souvent, ces documents médicaux et légaux deviennent les seuls témoins d&#8217;une grande partie de la vérité, lorsque survient un accident bizarre, une maladie imprévue ou un décès inattendu.</p><p>Patricia Turcotte © Le 20 mai 2008</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/solidarite-envers-les-victimes-derreurs-medicales/3571/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>5</slash:comments> </item> <item><title>Les soins de santé dans le privé sont-ils accessibles aux plus démunis ?</title><link>http://www.centpapiers.com/les-soins-de-sante-dans-le-prive-sont-ils-accessibles-aux-plus-demunis/2441</link> <comments>http://www.centpapiers.com/les-soins-de-sante-dans-le-prive-sont-ils-accessibles-aux-plus-demunis/2441#comments</comments> <pubDate>Tue, 13 May 2008 09:15:20 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3718</guid> <description><![CDATA[Quand bien même je lirais de A à Z ce jugement qui a déjà perdu de sa célébrité, je ne possède pas les connaissances et les expériences requises, pour me prononcer sur les points de lois et de droits, en justice ou en santé. Tout ce dont je suis sûre en ce jour, c&#8217;est qu&#8217;entre [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3718.jpg" border="0" /><p>Quand bien même je lirais de A à Z ce jugement qui a déjà perdu de sa célébrité, je ne possède pas les connaissances et les expériences requises, pour me prononcer sur les points de lois et de droits, en justice ou en santé. Tout ce dont je suis sûre en ce jour, c&#8217;est qu&#8217;entre la médecine et le patient, il y a toujours des personnes humaines, et ce, peu importe leurs situations financières. Pour cette raison, j&#8217;apporte mon son de cloche sur les soins de santé des Québécois, accessibles dans le réseau public comme dans le réseau privé. Pour y arriver, je ne peux faire autrement que de politiser légèrement, un exemple concret dans ma vie personnelle et médicale. Tout comme dans le passé, grâce à la persévérance d&#8217;un citoyen qui s&#8217;est rendu jusqu&#8217;au bout&nbsp;: un jugement de la Cour suprême a été rendu à ce sujet. En se tenant la main et en partageant, les choses finiront par s&#8217;améliorer peu à peu&nbsp;; lentement mais sûrement.</p><p>Par exemple, à l&#8217;été 2000, mon médecin traitant m&#8217;a prescrit des soins de physiothérapie, pour diminuer le plus rapidement possible, une période aiguë de douleurs chroniques au dos. Je suis avisée par le service de physiothérapie de l&#8217;hôpital, que le délai d&#8217;attente était de 4 à 9 mois. Plutôt que de risquer de me retrouver à nouveau, sur une civière dans les froids corridors des hôpitaux, j&#8217;ai cassé ma tirelire au montant de $550 pour recevoir des services en physiothérapie, dans une clinique privée près de chez moi. Mon besoin véritable consistait en 21 traitements de physiothérapie, alors que j&#8217;ai réussi à payer 7 traitements seulement, compte tenu de l&#8217;ouverture du paiement assez élevé, pour l&#8217;ouverture de mon dossier. Par contre, j&#8217;ai pu voir le degré de la douleur diminuée d&#8217;une façon considérable et attendre patiemment ma place, dans le réseau public à l&#8217;hôpital. Une nouvelle évaluation, etc.</p><p>En 2002, j&#8217;ai dû attendre 9 mois avant que l&#8217;hôpital me convoque pour recevoir une nouvelle série de traitements de physiothérapie, en vue de faire diminuer une autre période de douleurs intenses. J&#8217;ai dû me résigner à consommer des remèdes puissants, contre l&#8217;inflammation et la douleur. Au bout de neuf mois, je ne pouvais pas me rendre à cet hôpital, pour suivre ces traitements&nbsp;; à raison de deux fois par semaine. Les longues distances en automobile augmentent le degré de douleur&nbsp;; en période vraiment aiguë. Finalement, comme bien des personnes au Québec, je n&#8217;ai pas eu accès aux véritables soins de santé prescrits, et ce, autant pour le réseau de la santé au public, que dans le service privé.</p><p>Le service de santé privé existe depuis bien longtemps&nbsp;: en 1982, j&#8217;ai suivi les recommandations du médecin traitant&nbsp;: aller suivre des soins de physiothérapie en clinique privée, dans un hôpital à Québec. J&#8217;ai dû séjourner dans un petit hôtel pendant une semaine, le temps de mes traitements&nbsp;: sauf que le Docteur de Québec a refusé de faire un bilan de ces soins reçus dans le privé, et ce, à l&#8217;assurance gouvernementale publique. Si je ne l&#8217;avais pas lu de mes propres yeux dans mon dossier médical, je croirais rêver. Vaut mieux un tien, que deux tu l&#8217;auras&nbsp;!</p><p>Les citoyens vivant en dessous du seuil de la pauvreté, n&#8217;arriveront que très rarement, à se payer des services de santé, dans le réseau privé. Un seul avantage m&#8217;apparaît à l&#8217;horizon, pour aujourd&#8217;hui&nbsp;: les gens aisés financièrement, nous aideront à obtenir une place plus rapidement, dans le réseau public.</p><p>Au lieu de se questionner à savoir qu&#8217;est-ce que le gouvernement, la société ou l&#8217;État peuvent faire pour nous&nbsp;: essayons de trouver des solutions réalistes à nos besoins de santé. En voici quelques-uns, en souhaitant que vous ajouterez les vôtres&nbsp;: apprendre à mieux se détendre, prendre contact avec notre respiration, des visites à la piscine du coin, des marches régulières, une saine alimentation, des trucs sur la méditation, la détente physique et mentale&nbsp;; tout cela avec les remèdes prescrits et un suivi médical sérieux&nbsp;; ce sera un début&nbsp;! Quant aux gens mieux nantis financièrement, il y a un peu de tout sur le marché pour retrouver ou conserver une meilleure qualité de vie, et de santé&nbsp;: à partir des cours de Tai-chi jusqu&#8217;aux voyages dans le Sud. Alors  Bon voyage&nbsp;! En espérant que vous déciderez de rester là-bas, plus longtemps que prévu, hein&nbsp;! (Enfin, il y aura moins d&#8217;attente dans les services de santé publics).</p><p>Dans les pires situations, ajoutons un brin d&#8217;humour même noir, à son quotidien, ne fera pas de tort&nbsp;: retournons à la prière, aux sacrifices, aux offrandes, pour pratiquer notre patience&nbsp;; mais possiblement pour obtenir une meilleure place dans le Ciel, semblerait-il&nbsp;! En bons chrétiens patients, allumons une ou deux chandelles, lors d&#8217;une visite à l&#8217;Église ou à la messe du dimanche&nbsp;; en demandant la guérison miraculeuse&nbsp;; possible seulement en ce domaine, paraît-il&nbsp;! Essayons dans la communion des saints, de trouver un nouveau sens, à tous ces non-sens&nbsp;!</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/les-soins-de-sante-dans-le-prive-sont-ils-accessibles-aux-plus-demunis/2441/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>6</slash:comments> </item> <item><title>Le suicide &#8211; Un témoignage personnel</title><link>http://www.centpapiers.com/le-suicide-un-temoignage-personnel/3537</link> <comments>http://www.centpapiers.com/le-suicide-un-temoignage-personnel/3537#comments</comments> <pubDate>Fri, 11 Apr 2008 16:18:49 +0000</pubDate> <dc:creator>Patricia Turcotte</dc:creator> <category><![CDATA[Chroniques]]></category> <category><![CDATA[Société]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.centpapiers.com/?p=3513</guid> <description><![CDATA[La semaine passée, encore assise à la même table du même café bistro, et à savourer enfin, un nouveau style de café&#160;: mi-québécois, mi-colombien&#160;; j&#8217;étais un peu désolée de me retrouver encore une fois, face au syndrome de la page blanche. Au moment où je ne m&#8217;y attendais le moins&#160;; deux dames d&#8217;un certain âge, [...]]]></description> <content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3513.jpg" border="0" /><p style='text-align:justify'>La semaine passée, encore assise à la même table du même café bistro, et à savourer enfin, un nouveau style de café&nbsp;: mi-québécois, mi-colombien&nbsp;; j&#8217;étais un peu désolée de me retrouver encore une fois, face au syndrome de la page blanche. Au moment où je ne m&#8217;y attendais le moins&nbsp;; deux dames d&#8217;un certain âge, ont capté mon attention. À voix basses, elles se remémoraient le tragique départ d&#8217;un vieil ami, qui a surpris tout le monde, en décédant par le geste du suicide, même à l&#8217;âge de 75 ans.</p><p style='text-align:justify'>&#171;&nbsp;Pourquoi n&#8217;a-t-il pas été demandé de l&#8217;aide&nbsp;?&nbsp;&#187; murmure l&#8217;une des femmes. Ce fut assez pour que je reprenne mon crayon pour écrire ce qui se passait en moi. Je ne pourrai pas vous raconté pourquoi ce vieux monsieur n&#8217;a pas demandé de l&#8217;aide&nbsp;; mais je peux vous dire sincèrement pourquoi, moi à l&#8217;âge de 36 ans, j&#8217;ai tenté d&#8217;en finir par le suicide, et ce, après avoir demandé de l&#8217;aide, à deux reprises. Ce genre de situation n&#8217;est pas trop connu des autres, lorsque survient un décès si imprévu. Heureusement, je suis encore là, je vais vous partager certains secrets, qui habituellement, restent dans l&#8217;ombre avec le départ des personnes décédées par le suicide. Elles ne sont plus là, pour faire taire les rumeurs ridicules, qui circulent trop facilement, sans que personne n&#8217;intervienne pour y mette fin.</p><p style='text-align:justify'>À vrai dire, j&#8217;ai répété inconsciemment, le même scénario de mon grand frère Serge, qui s&#8217;est enlevé à vie, alors qu&#8217;il n&#8217;avait que vingt-deux ans. Pourtant, il était un brillant étudiant de  à l&#8217;Université, et rêvait de devenir arpenteur géomètre. La dernière fois où j&#8217;ai vu mon grand frère vivant, fut le triste matin du 31 janvier 1972. Serge s&#8217;était agenouillé au pied de son lit pour faire sa prière matinale. Lorsque je suis sortie de ma chambre, pour me rendre à l&#8217;école&nbsp;; il a arrêté sa prière, pour me saluer amicalement, mais bien tristement, avec un au revoir lancé de sa main droite.</p><p style='text-align:justify'>Ma vie n&#8217;avait plus aucun sens, malgré les apparence de bonheur&nbsp;: le mariage, un enfant, un travail, des cours à l&#8217;Université, des amis (es), etc. Je n&#8217;arrivais pas à ce que l&#8217;on diagnostique le mal qui me rongeait physiquement. Pour la science, mon mal était imaginaire, pas réel du tout. Je vivais donc dans un monde irréel pour les professionnels de la santé. C&#8217;est alors qu&#8217;on m&#8217;apprend à l&#8217;âge de trente-trois ans, un terrible diagnostic en santé mentale&nbsp;: le cancer de la maladie mentale, comme mon frère Serge.  Je n&#8217;acceptais pas du tout, cette théorie de la folie. Agenouillée au pied de mon lit, par un bel après-midi ensoleillé du 25 avril 1993, j&#8217;ai demandé à mon ami intime&nbsp;: Jésus, de me conduire là-haut&nbsp;; que je ne supportais plus les douleurs physiques, et les douleurs morales.</p><p style='text-align:justify'>Si j&#8217;ai posée ce geste malheureux, c&#8217;est parce que j&#8217;avais gardé dans un petit tiroir secret, la possibilité de m&#8217;enlever la vie, advenant qu&#8217;on me conduise encore à l&#8217;asile, si je ne contenais pas mes émotions, lors d&#8217;une prochaine crise de douleurs physiques. Et, quand on se garde une telle porte de sortie, il risque de survenir  ce qu&#8217;on appelle&nbsp;: un lien. Il est important de fermer complètement toutes les portes aux idées suicidaires&nbsp;; sinon, il risque d&#8217;arriver un lien. Ce lien est que la personne que j&#8217;aimais le plus au monde, m&#8217;avait envoyé un bel au revoir, de la main&nbsp;; en sortant de notre petite rencontre amicale et familiale.</p><p style='text-align:justify'>Quand je me suis éveillée aux soins intensifs, j&#8217;ai vu tous les visages de l&#8217;Amour. Les membres de ma famille s&#8217;étaient réunis pour me dire un dernier au revoir. Mes reins ne fonctionnaient plus du tout. J&#8217;étais bien la seule personne, qui savait  que je resterais auprès d&#8217;eux. Quelle douleurs indescriptible que de ne pouvoir dire aux siens&nbsp;: &#171;&nbsp;pardon, je vous aime beaucoup, mais je ne pouvais plus souffrir physiquement et moralement&nbsp;; sachez que même si dans mon dossier médical, il est écrit que je ne suis pas dépressive&nbsp;; sachez que j&#8217;étais en dépression, et que je me suis rendue à deux reprises, à l&#8217;hôpital, pour y être soignée. Sauf que je suis sortie de l&#8217;hôpital, hélas, trois jours après ma demande d&#8217;hospitalisation&nbsp;; à ma demande personnelle premièrement.  J&#8217;étais alors convaincue de ne pas passer aux actes, mais que je m&#8217;en sortirais.</p><p style='text-align:justify'>Ce témoignage représente une partie de mon vécu personnel, dont je vous livre une mince partie, d&#8217;intérêt public.</p><p style='text-align:justify'>La souffrance ne se compare pas, mais elle se partage&nbsp;!</p><p style='text-align:justify'>Que de rejets, d&#8217;incompréhensions et d&#8217;ignorances rencontrées devant le délicat sujet des personnes décédées, par un geste de suicide. Et, ces personnes qui ont aussi essayées de s&#8217;enlever la vie, mais qui, heureusement, ont survécues&nbsp;; est-ce qu&#8217;en général, on n&#8217;essaie pas d&#8217;éviter de parler du sujet du suicide&nbsp;; par honte, par gêne ou par ignorance. Puisque la première séries apporteront avec eux, leurs lourds secrets personnels, familiaux, professionnels, sociaux et médicaux etc.&nbsp;; pourquoi ne pas essayer d&#8217;ouvrir son c&#339;ur, aux personnes encore là, prêtes à partager aussi, leurs pénibles secrets, possiblement même guéris en partie&nbsp;; mais n&#8217;oubliez pas que vous ne pourrez les rencontrer véritablement, que si vous les approchez avec un c&#339;ur ouvert et détaché de tabous, de préjugés, de sermons. J&#8217;ai souvent jugé mon frère Serge et d&#8217;autres personnes décédées par le suicide. La vie a permis que je sois toujours vivante, pour partager quelques brides de ces intimes confidences&nbsp;; à caractère social et public. Les personnes décédées suite à un geste de désespoir, ne sont plus là pour vous partager leurs vraies facettes de la réalité&nbsp;; non pas celles que l&#8217;on désire entendre, mais la vraie version des faits.</p><p style='text-align:justify'>Hélas, elle ne peuvent plus parler ni écrirent, puisqu&#8217;elles sont enterrées six pieds sous terre, avec leurs secrets personnels&nbsp;; quant ce n&#8217;est pas avec leurs lourds dossiers médicaux avec la possibilité d&#8217;erreurs médicales. Consolez-vous, car je suis certaine que bien des personnes mortes, suite à un acte de suicide, vous écrivaient ces mots pour vous consoler un peu&nbsp;; prenez ce qui vous convient et rejetez ce qui ne vous convient pas, puisque ces paroles de réconforts ne sont que mes opinions personnelles. Je vais prendre deux paragraphes, comme si l&#8217;un de vos êtres chers décédés suite à son geste de désespoir, prenaient la plus en ce jour, d&#8217;accord&nbsp;!</p><p>Ces deux paragraphes sont insérés seulement, sur ma page personnelle&nbsp;: <a href="http://patricia_et_ses_blogues.monblogue.branchez-vous.com">Patricia et ses blogues</a>.</p><p style='text-align:justify'>Heureusement, je peux en parler aux étrangers qui sont moins près de moi, au niveau affectif, c&#8217;est normal, hein&nbsp;! N&#8217;attendez pas qu&#8217;un de vos proches fassent la même chose, avant de vous éveiller à cette réalité, qui fait partie de la condition humaine. Et si vos jugements sont trop sévères, venez donc passer juste une journée dans mes souliers&nbsp;! Désormais, il n&#8217;y aura plus de secrets de polichinelles pour me torturer. J&#8217;ai souvent demandé pardon, aux être chers, suite à ce geste. Certains ont compris, alors que d&#8217;autres n&#8217;ont pas accepté mon pardon. Je me suis fait dire&nbsp;: &#171;&nbsp;tu n&#8217;as rien vu, toi, de la souffrance faite aux êtres chers etc.&nbsp;&#187; Et bien, sache à toi qui ne lira jamais mon article, que dans le semi coma, j&#8217;ai vu et entendu bien des paroles et des gestes. Sauf que tu es encore trop sensible et un brin ignorante, pour que je te donne ces perles de confidences. Je ne souhaite pas à mon pire ennemi de vivre ces longues et interminables secondes, où on ne peut même pas bouger, ni parler pour dire enfin, des mots sortis tout droit de son c&#339;ur  &#171;&nbsp;Je vois maintenant combien vous m&#8217;aimiez, essayez au moins  de demander la force de me pardonner, d&#8217;accord&nbsp;&#187;.</p><p style='text-align:justify'>Dans quelques semaines, je serai de nouveau sur la table d&#8217;opération. On va retirer ma prothèse artificielle de la hanche gauche et installer en 1997, pour la remplacer par une prothèse neuve. Sachez que toutes les portes de la vie sont ouvertes pour moi, d&#8217;une façon assez consciente&nbsp;: je me fâche, je pleure,  je ris,  je maudis, je sacre, mais j&#8217;ai enfin rejeté du revers de la main, toutes idées suicidaires, d&#8217;accord&nbsp;! Si je livre ce témoignage en ce jour, c&#8217;est que je ne suis quand même pas à l&#8217;abri, de mourir, comme chacun de nous&nbsp;!   Et, j&#8217;aurais regrettée de ne pas l&#8217;avoir inscrit publiquement, avant de quitter cette vie terrestre. Vaut mieux avoir l&#8217;air un peu bête de son vivant, que de vivre dans les grands chagrins et regrets irréparables.</p> ]]></content:encoded> <wfw:commentRss>http://www.centpapiers.com/le-suicide-un-temoignage-personnel/3537/feed</wfw:commentRss> <slash:comments>0</slash:comments> </item> </channel> </rss>