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	<title>CentPapiers &#187; Kristian Bolduc</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Le fantaisiste atterrit enfin chez lui</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Nov 2008 14:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Arts]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis 15 ans que Martin Dubé sillonne le monde pour faire rire et pleurer, pour surprendre et déstabiliser par son registre vocal étonnant de 5 octaves. Il a fréquenté le Moulin rouge de Paris 67 fois, animé le gala hors d&#8217;ondes des Oscars en 2003, fait sa première apparition télévisuelle en sol américain au téléthon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4529.jpg" border="0" />
<p>Depuis 15 ans que Martin Dubé sillonne le monde pour faire rire et pleurer, pour surprendre et déstabiliser par son registre vocal étonnant de 5 octaves. Il a fréquenté le Moulin rouge de Paris 67 fois, animé le gala hors d&#8217;ondes des Oscars en 2003, fait sa première apparition télévisuelle en sol américain au téléthon de Jerry Lewis et visité plus de 30 pays sur 4 continents et donné plus de 150 spectacles par année depuis 10 ans.</p>
<p>Pourtant, il est inconnu du grand public québécois. Étonnant, n&#8217;est-ce pas&nbsp;? Les choses semblent pourtant sur le point de débloquer. C&#8217;est le constat auquel le public présent à la salle André-Mathieu de Laval en est arrivé mercredi dernier lors de l&#8217;avant-première de son tout nouveau spectacle, Par la voix des airs.</p>
<p>Un titre qui colle parfaitement au parcours professionnel de cet homme de 34 ans. Montréalais de naissance ayant abondamment voyagé de par le monde, Martin nous fait découvrir sa personnalité généreuse, ouverte sur le monde, vierge et cosmopolite.</p>
<p>En effet, les quelque 800 spectateurs massés dans l&#8217;enceinte du Collège Montmorency ont eu droit à un véritable tourbillon de talent et d&#8217;acrobaties vocales&nbsp;: des sketchs, des personnages et des imitations chantées, tout cela dans un décor minimaliste rehaussé par un jeu de lumières parfaitement adapté aux différentes textures et couleurs qui jalonnent les deux heures que dure le spectacle.</p>
<p>En français, en anglais et en italien, ce fantaisiste des temps modernes chante également en espagnol pour le public sud-américain. Il peut successivement imiter des personnalités québécoises telles Michel Bergeron, Stéphane Ouellet, Gilles Tremblay et Régis Lévesque dans un numéro hilarant de 110%, le tout animé par le vrai Jean Pagé (pré-enregistré), pour ensuite faire dans le tragique et chanter de l&#8217;opéra avec toute la technique, la puissance et la profondeur requises.</p>
<p>C&#8217;est exactement là où se situe la principale qualité de ce &#8220;divertimentor&#8221; de classe mondiale&nbsp;: le contraste, la polyvalence et l&#8217;absence de créneau rigide et limitatif. Il surprend    certes par ses qualités vocales, mais également par sa capacité à surprendre par des changements de ton rapides, une présence scénique redoutable d&#8217;aisance et d&#8217;efficacité que les années d&#8217;expérience ont réussi à peaufiner.</p>
<p>Mis en scène par l&#8217;ex-RBO Bruno Landry, Par la voix des airs est un spectacle magnifiquement mis en musique par le magicien André Leclair, un homme dont la sensibilité est palpable à travers tous les arrangements. Un signe important que quelque chose d&#8217;important se trame dans le paysage artistique québécois est la présence dans l&#8217;équipe de production du groupe Gillett.</p>
<p>La tournée doit démarrer au printemps 2009 pour s&#8217;arrêter à Montréal pour la rentrée d&#8217;automne de la même année. À ne pas manquer&nbsp;!</p>
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		<title>Les États-Unis contre la démocratie, toujours et encore</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 00:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La démocratie, c&#8217;est le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple. &#160;Abraham Lincoln (Président des États-Unis, 1860-1865) Le 11 septembre dernier, alors que les Étasuniens commémoraient le 7ème &#171;&#160;anniversaire&#160;&#187; des attentats du même nom, Washington fomentait, via son ambassade bolivienne de La Paz, une révolte dans les quatre provinces&#160;les plus riches en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4330.jpg" border="0" />
<p>La démocratie, c&#8217;est le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple.</p>
<p><img src="dist/puce.gif" width="8" height="11" alt="-" />&nbsp;Abraham Lincoln (Président des États-Unis, 1860-1865)</p>
<p>Le 11 septembre dernier, alors que les Étasuniens commémoraient le 7ème &laquo;&nbsp;anniversaire&nbsp;&raquo; des attentats du même nom, Washington fomentait, via son ambassade bolivienne de La Paz, une révolte dans les quatre provinces&nbsp;les plus riches en d&#8217;hydrocarbures (gaz et pétrole), Santa Cruz, Beni, Pando et Tarija.</p>
<p>Dirigée ouvertement par l&#8217;ambassadeur américain Philip Goldberg, cette tentative de coup d&#8217;État, financée par les États-Unis, trouve son aboutissement cette journée-là par l&#8217;expulsion du diplomate sus cité. (Vous trouverez tous les détails de l&#8217;opération illégale <a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;aid=10350">sur ce le lien</a> ).</p>
<p>Le lendemain, Hugo Chavez expulse, par solidarité avec Evo Morales et les 67% de Boliviens qui ont plébiscité la légitimité de son gouvernement en août dernier, l&#8217;ambassadeur &#8220;yankee&#8221; Patrick Duddy. Quelques jours plus tard, les gouvernements du Brésil et de l&#8217;Argentine affirment leur solidarité avec les peuples de Bolivie et du Venezuela contre cette nouvelle ingérence de l&#8217;empire américain dans les affaires latines.</p>
<p>La méthode</p>
<p>Cette ingérence sauvage des États-Unis en Amérique latine ne date pas d&#8217;hier. En effet, le journaliste britannique John Pilger relate, dans son documentaire &#8220;War on democracy&#8221;, les multiples tentatives des gouvernements américains successifs pour déstabiliser, piller, massacrer et assassiner toute opposition locale ou régionale au diktat économique et politique de l&#8217;oncle Sam.</p>
<p>Primé du documentaire de l&#8217;année au &#8220;<a href="http://www.owbt.org/pages/Awards/awards_home.html">One world media awards</a>&#8221;, <a href="http://www.johnpilger.com">John Pilger</a> retrace, depuis le début des années 1950, toutes les agressions, tentatives (réussies ou non) de renversement de gouvernements démocratiquement élus en Amérique latine et ailleurs dans le monde. Au nombre d&#8217;une cinquantaine d&#8217;agressions directes et indirectes, plus d&#8217;une trentaine d&#8217;entre elles ont impliqué les forces militaires, les autres ingérences ayant été fomentées par la CIA et leurs alliés d&#8217;extrême droite. Tout cela au profit d&#8217;une caste d&#8217;affairistes néolibéraux.</p>
<p>En 1950, le Guatemala vote démocratiquement pour le gouvernement de Arbenz. Cet homme rêve de réaliser pour son pays l&#8217;équivalent du &#8220;New Deal&#8221; de Roosevelt. Il entreprend donc une réforme agraire qui froisse la compagnie &#8220;United Fruits&#8221;, laquelle possède la majorité des terres fertiles de ce pays.</p>
<p>Howard Hunt, alors agent de la CIA et chef de la propagande au Guatemala, explique la méthode pour renverser des gouvernements qui osent appliquer le principe de redistribution de la richesse pour leur population, au détriment bien sûr des compagnies étrangères qui cherchent un maximum de profits et un minimum de coûts&nbsp;: &#8220;Isoler diplomatiquement et militairement le pays, utiliser la psychologie sociale pour terroriser les troupes nationales, le gouvernement et la population pour ainsi reprendre le contrôle de l&#8217;économie et de la politique par une déstabilisation multiforme&#8221;.</p>
<p>Le Guatemala, tout comme l&#8217;Iran de Mossadegh, la Bolivie de Morales, le Venezuela de Chavez et le Chili d&#8217;Allende, étaient et sont des démocraties exemplaires de centre gauche, c&#8217;est-à-dire là où la liberté individuelle et l&#8217;égalité des chances forment un équilibre à peu près parfait, sans débordements excessifs d&#8217;un côté ou de l&#8217;autre du spectre idéologique.</p>
<p>Mais cette réalité politique rebute l&#8217;empire qui cherche, lui, asservir le monde à ses intérêts économiques, culturels et politiques égoïstes. Dans son livre &#8220;A spy for all seasons&#8221;, l&#8217;agent de la CIA Duane Clarridge dit clairement dans le film que&nbsp;: &#8220;les États-Unis peuvent et doivent intervenir partout où ses intérêts vitaux sont en jeu, peu importe si la démocratie est bafouée&#8221;.</p>
<p>Cette phrase, lâchée au détour de questions répétées de Pilger sur les meurtres à grande échelle des agences américaines, notamment au Nicaragua avec le meurtre avoué de Mgr Romero par des escadrons de la mort financés et armés par les États-Unis, résume parfaitement l&#8217;attitude régressive de l&#8217;empire étasunien.</p>
<p>Ce pays, ayant toujours considéré l&#8217;Amérique latine comme étant sa cour arrière, n&#8217;a cessé, depuis un siècle, de déstabiliser et d&#8217;écraser les velléités autonomistes, démocratiques et nationalistes de ce continent. Par une constante prise de contrôle des ressources, par un contrôle politique brutal et antidémocratique ainsi que par de multiples ingérences de la CIA, les États-Unis ont réussi à siphonner la majorité des ressources pour leur bénéfice exclusif, laissant au passage plusieurs millions de morts sur les pavés de l&#8217;impérialisme.</p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;en 2002, la CIA a organisé un coup d&#8217;État contre Hugo Chavez. Celui-ci avait pris la mauvaise habitude, depuis son élection en 1998, d&#8217;exiger des redevances importantes aux compagnies pétrolières américaines pour les ré-injecter en éducation, en santé et en services sociaux pour le bénéfices tous les Vénézuéliens. Ce qui ne fait pas l&#8217;affaire des Américains dont 15% des approvisionnements en pétrole proviennent de ce pays.</p>
<p>Planifié par la CIA et financé par la &#8220;National Endowment for Democracy&#8221; (Fondation nationale pour la démocratie, un organisme bidon dont l&#8217;objectif réel est de contribuer au renversement de gouvernements hostiles à l&#8217;empire américain) à la hauteur de 2 millions de dollars, le coup avait été préparé plusieurs mois d&#8217;avance avec l&#8217;extrême droite vénézuélienne autrefois possédante et profiteuse des rouages de l&#8217;économie et du pouvoir politique dans ce pays.</p>
<p>Eva Gollinger, auteure de &#8220;The Chavez code&#8221;, affirme dans le film que les auteurs du coup s&#8217;étaient vus offrir des postes-clé dans ce gouvernement putschiste et illégal anti-Chavez par le gouvernement étasunien. Le journaliste Otto Neustald affirme, quand à lui, avoir été approché la veille du putsch pour enregistrer le message vidéo confirmant l&#8217;arrestation du Président Chavez, la condamnation des violences de ses partisans et des morts qui s&#8217;en suivirent. Tout cela 24hrs avant le putsch&nbsp;!</p>
<p>Engagé par CNN pour couvrir la politique latino-américaine, Neustald révèle non seulement la nature des crimes à venir, mais aussi tout le cynisme de la politique américaine en matière de droits de l&#8217;homme, de respect de la démocratie et de l&#8217;autodétermination des peuples, des discours allant dans le sens contraire des faits politiques avérés et factuels.</p>
<p>Si ce film peut vous convaincre de l&#8217;énorme supercherie américaine en matière de démocratie, alors il aura au moins servi à faire tomber un  mythe important et auto-proclamé&nbsp;: celui d&#8217;un pays civilisé travaillant à la paix, à la prospérité et à la démocratie.</p>
<p>Le texte a originalement été publié sur le blogue suivant&nbsp;:</p>
<p>http://regardsdoc.blogspot.com/</p>
<p>Le film de John Pilger peut être visionné gratuitement sur le site Internet suivant&nbsp;:</p>
<p><a href="http://www.freedocumentaries.org/film.php?id=171">www.freedocumentaries.org</a></p>
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		<title>Michael Moore et les fainéants</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/michael-moore-et-les-faineants/2840</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2008 00:05:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Le documentariste et auteur étasunien Michael Moore a pensé, pour l&#8217;élection présidentielle de novembre prochain dans son pays, offrir un documentaire nouveau et original au public. Disponible gratuitement dans Internet pour les résidents des États-Unis et du Canada, ce documentaire, dont le titre est &#171;&#160;Slacker uprising&#160;&#187; (qu&#8217;on peut traduire par La révolte des fainéants), revient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4270.jpg" border="0" />
<p>Le documentariste et auteur étasunien Michael Moore a pensé, pour l&#8217;élection présidentielle de novembre prochain dans son pays, offrir un documentaire nouveau et original au public. Disponible gratuitement dans Internet pour les résidents des États-Unis et du Canada, ce documentaire, dont le titre est &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&nbsp;&raquo; (qu&#8217;on peut traduire par <i>La révolte des fainéants</i>), revient sur la campagne présidentielle de 2004, laquelle a couronné, comme vous le savez déjà, le républicain Georges W. Bush pour un second mandat.</p>
<p>La tournée &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&laquo;&nbsp;, duquel est tiré ce film, cherche à stimuler les gens à voter, à s&#8217;intéresser à la politique et à reprendre, comme le dit MM (Michael Moore), le contrôle de leur pays pour renverser W. Bush et son oligarchie antidémocratique qui l&#8217;aurait volé au nom d&#8217;intérêts économiques égoïstes.</p>
<p>Son objectif peut être atteint à la condition que les Américains s&#8217;inscrivent sur les listes électorales et aillent voter. Grosse commande dans le moins démocratique des pays dits démocratiques. Alors qu&#8217;ailleurs, notamment au Canada, toute personne en âge de voter est inscrit automatiquement sur les listes électorales, il faut, au pays de l&#8217;oncle Sam, faire les démarches soi-même pour s&#8217;inscrire. MM parcours les É-U pour les haranguer, les stimuler en leur offrant le même cocktail idéologique que dans ses précédents films&nbsp;: liberté de conscience, solidarité, dignité, liberté d&#8217;expression, égalité, laïcité et pacifisme.</p>
<p>Sur sa route, il rencontre des républicains fondamentalistes qui cherchent à le faire taire, le Parti Républicain qui cherche à l&#8217;abattre politiquement en lui intentant un procès et plusieurs démocrates partageant son humanisme et son sentiment (implicite) anti-impérialiste.  Pour secouer un peu les gens qui se désintéressent à la politique, il utilise une méthode populiste (au sens noble du terme) fort simple et efficace&nbsp;: il fait monter sur scène des gens dont les enfants ont été tués en Irak (sur des mensonges et des intérêts géo-stratégiques qui n&#8217;ont rien à voir avec la démocratisation du pays agressé) ainsi que des artistes engagés (REM, Joan Baez, Rage Against de Machine, Steve Earle, Rosanne Barr, etc.) et patriotes refusant la dangereuse tangente fasciste que prend une administration complètement noyautée par le complexe militaro-industriel.</p>
<p>Son style simple et direct se manifeste aussi dans la critique qu&#8217;il fait des médias qui l&#8217;accusent de propagande. Il rétorque que ce sont les médias qui ont servilement rapporté les mensonges menant à l&#8217;agression illégale et amorale de l&#8217;Irak. Ce qu&#8217;il fait, lui, est de libérer une parole dissidente dont à peu près personne ne peut exprimer, les médias étant presque totalement contrôlé par la l&#8217;extrême droite fondamentaliste et impérialiste.</p>
<p>On prend conscience, au fur et à mesure que la date de l&#8217;élection présidentielle approche, que l&#8217;opposition à sa tournée s&#8217;organise pour le faire taire. Des hommes d&#8217;affaires influents tentent d&#8217;acheter les organisateurs de conférences pour annuler la venue de MM dans leur Collège, Université ou autre. Signe évident que la libération de la parole inquiète la caste républicaine, on menace le documentariste, on l&#8217;intimide et on le confronte avec des arguments religieux, donc irrationnels.</p>
<p>À quelques jours de l&#8217;élection, la tournée &laquo;&nbsp;<i>Slacker uprising</i>&nbsp;&raquo; se concentre sur quatre États-clés de la campagne dont l&#8217;Ohio et la Floride. On sait maintenant qu&#8217;il y a eu vol d&#8217;élection en 2000 dans le &laquo;&nbsp;Sunshine state&nbsp;&raquo;. Ce que MM ne savait pas en 2004 mais qui est connu aujourd&#8217;hui, c&#8217;est le vol d&#8217;élection en Ohio qui a permis à Bush de s&#8217;accrocher au pouvoir.</p>
<p>Dans un excellent documentaire sur la compagnie informatique qui a volé l&#8217;élection dans cet État &#8211; Diebold &#8211; on trouve la réponse dans les efforts déployés par le président de Diebold pour offrir l&#8217;Ohio à Bush. Ce qu&#8217;il fît après l&#8217;avoir écrit directement à Georges Bush. Le documentaire s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;<i>Hacking democracy</i>&nbsp;&raquo; et il est disponible, en version originale, sur le site www.freedocumentaries.org. Il est révélé que le dirigeant de cette entreprise est un important bailleur de fonds du Parti Républicain, que Diebold est la compagnie informatique qui possède les machines à voter en Ohio, qu&#8217;il est impossible pour quiconque de l&#8217;extérieur de vérifier et contrôler l&#8217;exactitude des résultats et du processus électoral et qu&#8217;une lettre existe pour dire que l&#8217;Ohio serait servi à Bush sur un plateau d&#8217;argent par Diebold.  Une vérité que le relationniste de Diebold ne nie même pas.</p>
<p>Donc, la tournée de MM n&#8217;a pas réussi à battre le Président en exercice.  Il a cependant fait bien davantage&nbsp;: éveiller les consciences des citoyens-électeurs à leurs responsabilités et forcer les fondamentalistes-fascistes à réagir. Malgré tout, rien n&#8217;a été dit sur l&#8217;impérialisme américain. Rien n&#8217;a été dit sur le vol de l&#8217;élection en Ohio, rien n&#8217;a été dit, sauf par Rosanne Barr à la toute fin, sur l&#8217;ignorance des citoyens américains et peu de choses ont été dites sur l&#8217;énorme contrôle des médias sur l&#8217;orientation des consciences américaines. Le cri de MM, finalement, est le cri d&#8217;un humaniste étasunien face au darwinisme social dont seuls les riches profitent.</p>
<p>La question qui titille à la fin est la suivante&nbsp;: quand, et par qui, cet homme sera assassiné&nbsp;? Après Martin Luther King, Malcolm X, les frères Kennedy et tous les autres moins connus, MM se veut un éveilleur de consciences, un empêcheur de tourner en rond très dangereux pour la caste dominante.  Sa popularité en fait une cible parfaite pour le FBI, cette agence fédérale reconnue pour ses meurtres politiques nombreux.</p>
<p><a href="http://slackeruprising.com/">À voir absolument</a>&nbsp;!</p>
<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/yh5a42XyrOA&amp;hl=fr&amp;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/yh5a42XyrOA&amp;hl=fr&amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>Le documentaire de libération démocratique</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/le-documentaire-de-liberation-democratique/2785</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2008 09:50:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[PRESSE & INFORMATION]]></category>
		<category><![CDATA[Politique française]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque les médias institutionnels appartiennent majoritairement (pour ne pas dire exclusivement) à des congloméras transnationaux puissants dont les intérêts financiers touchent à l&#8217;armement, aux technologies militaires, à l&#8217;assurance, aux ressources naturelles, aux services financiers ainsi qu&#8217;aux industries manufacturières et agricoles, il est difficile, pour les journalistes impliqués, de libérer de l&#8217;information névralgique sur leurs patrons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton4190.jpg" border="0" />
<p>Lorsque les médias institutionnels appartiennent majoritairement (pour ne pas dire exclusivement) à des congloméras transnationaux puissants dont les intérêts financiers touchent à l&#8217;armement, aux technologies militaires, à l&#8217;assurance, aux ressources naturelles, aux services financiers ainsi qu&#8217;aux industries manufacturières et agricoles, il est difficile, pour les journalistes impliqués, de libérer de l&#8217;information névralgique sur leurs patrons propriétaires aux intérêts multiples et tentaculaires.</p>
<p>Cette réalité ne relève certainement pas du hasard ou de la simple stratégie économique.  La concertation de l&#8217;establishment politique avec les oligarchies économiques pour orienter les valeurs et les croyances populaires trouve son aboutissement dans la prise de possession des médias, lesquels deviennent instantanément des outils d&#8217;orientation des consciences.  De facto, des choix idéologiques et éditoriaux sont faits pour renforcer le contrôle et l&#8217;adhésion des masses aux valeurs de la hiérarchie dominante, la bourgeoisie capitaliste antiétatique et impérialiste.  Ces valeurs, l&#8217;individualisme, la concurrence et la compétition excessives, la marchandisation et l&#8217;instrumentalisation des masses à des fins de contrôle peuvent transiter par les médias via les émissions &laquo;&nbsp;d&#8217;affaires publiques&nbsp;&raquo;, les nouvelles, les fictions, la publicité (évidemment) et les chaînes d&#8217;information continue.</p>
<p>En noyautant le pouvoir politique, le pouvoir économique, notamment étasunien, peut alors imposer mondialement une logique néolibérale où le darwninisme social &#8211; le plus fort domine alors que le plus faible s&#8217;incline ou meurt &#8211; devient LA seule doctrine, la seule matrice appliquée et applicable aux problèmes économiques du monde, ce qui est absurde si on considère les dommages collatéraux que le système capitalise a engendrés partout dans le monde depuis la révolution industrielle.</p>
<p>Cette vision impérialiste et antidémocratique du monde a des conséquences directes sur ce que le citoyen-téléspectateur voit et entend dans les médias.  Pour contrer ce biais idéologique et philosophique qu&#8217;est la propagande de droite impérialiste, Internet a ouvert un espace de liberté regorgeant de sites dédiés à la libération d&#8217;informations interdites dans les médias institutionnels.</p>
<p>Parmi ceux-ci, il y a <a href="http://www.freedocumentaries.org">Free Documentaries</a>, un site sans but lucratif qui offre gratuitement aux internautes la possibilité de visionner des documentaires sur des aspects évacués par les médias institutionnels concernant la politique (américaine, mais aussi israélienne, moyen-orientale, russe, etc.) en matière de fraude électorale, de pillage économique mondial, de manipulations de régimes politiques hostiles à la domination régionale ou mondiale d&#8217;un pays sur un autre, de militarisation et d&#8217;asservissement économique par la puissance militaire.</p>
<p>Pour avoir accès aux contenus de ce site, il faut comprendre l&#8217;anglais parce qu&#8217;une majorité des documentaires a été faite en anglais par des étasuniens, mais aussi l&#8217;espagnol étant donné le lourd passé criminel du gouvernement des États-Unis dans ce que le Président Monroe nommait déjà, en 1820, l&#8217;arrière-cour des États-Unis. Des documentaires qui touchent notamment le hold-up du siècle par Carlos Menem, le FMI et la Banque Mondiale dans un des pays les plus riches en ressources naturelles, l&#8217;Argentine des années 1990 (Mémoire d&#8217;un saccage), ou encore le vol d&#8217;élections aux États-Unis avec la complicité de Diebolt, une entreprise dont la spécialité est de bâtir des logiciels destinés à la gestion informatique du système de votation local et/ou étatique dans ce pays.</p>
<p>Finalement, ce site ouvre la voie à une culture politique qui sort de la rhétorique unidimensionnelle de la droite néolibérale et impérialiste et dont le discours évacue totalement la parole dissidente.</p>
<p>voir <a href="http://www.freedocumentaries.org">Free Documentaries</a></p>
<p>Ce texte a originalement été publié sur le site suivant&nbsp;: <a href="http://regardsdoc.blogspot.com/">doc doc doc</a></p>
<p>Un blogue visant à rendre accessibles les documentaires politiquement engagés qui ne seront jamais, pour la vaste majorité d&#8217;entre eux, diffuser à grande échelle à la télévision institutionnelle.</p>
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		<title>Le soufflet de Radio-Canada à Patrick Bourgeois</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Mar 2008 09:36:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[PRESSE & INFORMATION]]></category>
		<category><![CDATA[CANADA]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son mandat, Radio-Canada doit, et je cite son préambule&#160;: la société Radio-Canada, à titre de radiodiffuseur public national, devrait offrir des services de radio et de télévision qui comportent une très large programmation qui renseigne, éclaire et divertit . Il est aussi dit, à l&#8217;alinéa ii&#160;: (la programmation de la société devrait à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3393.jpg" border="0" />
<p>Dans son mandat, Radio-Canada doit, et je cite son préambule&nbsp;: la société Radio-Canada, à titre de radiodiffuseur public national, devrait offrir des services de radio et de télévision qui comportent une très large programmation qui renseigne, éclaire et divertit .</p>
<p>Il est aussi dit, à l&#8217;alinéa ii&nbsp;: (la programmation de la société devrait à la fois) refléter la globalité canadienne et rendre compte de la diversité régionale du pays, tant au plan national qu&#8217;au niveau régional, tout en répondant aux besoins particuliers des régions.</p>
<p>Dans ce contexte, il est impératif que Radio-Canada puisse offrir, à TOUS les Canadiens, une information qui éclaire (c&#8217;est écrit dans le mandat) sur les réalités politiques, historiques, économiques et socioculturelles du Canada. Ce principe, violé allègrement par toutes les directions du grand chiffon, prend des allures de cavale depuis le vol du référendum de 1995, notamment avec M.&nbsp;Rabinovitch, l&#8217;actuel dirigeant et fédéraliste hargneux dont la qualité du français parlé et écrit est une honte pour tous les francophones de ce pays.</p>
<p>En effet, la règle implicite que tous les décideurs appliquent dans la boîte est celle qui est contenue dans la liste noire de Rabinovitch&nbsp;: tous les noms associés au mouvement indépendantiste ne peuvent et ne doivent pas venir sur les ondes radio-canadiennes pour promouvoir leurs idées, des faits historiques indéniables et leur perspective qui va à l&#8217;encontre de la vision de la majorité, laquelle est fédéraliste, multiculturelle, bilingue (pour qui&nbsp;?), atomisée, post-moderne et pour qui le Québec n&#8217;est qu&#8217;une composante de plus à se fondre (marginalisée) dans la logique de la langue commune unique (l&#8217;anglais).</p>
<p>Le congédiement injustifié de Normand Lester parce que ses livres noirs sur le Canada anglais violaient le principe de neutralité imposé aux journalistes du grand chiffon en était un bon exemple.  Idem pour François Parenteau à l&#8217;émission radiophonique animée par Joel Le Bigot. Deux indépendantistes notoires liquidés pour leur appartenance au mouvement souverainiste, ce qui n&#8217;a pas été le cas de la journaliste Christine St-Pierre dont la prise de position nette et publique en faveur de la présence militaire canadienne en Afghanistan lui a valu, de la part de son employeur, une réprimande symbolique de deux semaines au purgatoire, une candidature libérale et un poste de ministre dans le cabinet Charest.</p>
<p>En violation directe et répétée avec son mandat, le Société se donne impunément le droit d&#8217;écarter du débat public l&#8217;option politique de plus de 50% de la population qui, en 1995, ont voté Oui au référendum volé sur l&#8217;avenir politique du Québec.</p>
<p><i>Le soufflet à Bourgeois</i></p>
<p>C&#8217;est dans ce contexte de guerre larvée que Patrick Bourgeois, journaliste et tête dirigeante des éditions Le Québécois, vient de subir le soufflet de la Société démagogique Radio-Canada, plus précisément à la radio de Christiane Charette la semaine dernière.</p>
<p>Invité à parler de son nouveau brûlot, Québec bashing, Morceaux d&#8217;anthologie, Bourgeois reçoit l&#8217;invitation d&#8217;en parler à l&#8217;émission de Mme&nbsp;Charette.  Heureux mais surpris, Il fait une heure d&#8217;auto pour se rendre dans les studios de RC à Matane.  Il se prépare, entre en studio et attend qu&#8217;on lui donne le &laquo;&nbsp;cue&nbsp;&raquo; pour débuter l&#8217;entrevue avec l&#8217;animatrice. Tout va bien.  Les techniciens vérifient le son, s&#8217;assurent de la qualité de la transmission et entendent l&#8217;animatrice défiler les invités.</p>
<p>Bourgeois étant le premier en lice, on l&#8217;invite à s&#8217;installer vers 9hrs pour entrer en ondes à 9hrs 08.  Première surprise, le nom de Bourgeois n&#8217;apparaît pas dans la liste des invités annoncés par l&#8217;animatrice.  Autre surprise, jamais Christiane Charette ne débute l&#8217;entrevue avec Bourgeois. Furieux, l&#8217;auteur se fait dire, au téléphone par Bruno Guglielimineti qui est le réalisateur de l&#8217;émission Christiane Charette en direct, que le sujet abordé est trop dense, qu&#8217;il ne peut être traité en sept minutes seulement et que, conséquemment, il faudrait en faire un débat contradictoire avec d&#8217;autres invités ultérieurement.</p>
<p>La mascarade, qui ne leurre personne, veut nous dire deux choses&nbsp;: que Radio-Canada est incapable de supporter les responsabilités liées à son mandat en reflétant la diversité (réelle) du Canada&nbsp;; que la société d&#8217;État prouve, une fois de plus, que son rôle véritable est d&#8217;orienter les consciences vers le statut quo par la censure, la rhétorique mensongère, le biais idéologique et la désinformation au profit de la majorité anglophone.</p>
<p>Les Québécois indépendantistes paient aussi des impôts, vivent dans ce pays depuis 400 ans, adhèrent et pratiquent la politique selon les règles démocratiques avec (trop) de zèle et ont le droit, conséquemment, d&#8217;obtenir et de diffuser l&#8217;information pertinente qui circule dans un pays qui se réclame pompeusement d&#8217;être ouverte, tolérante et démocratique.</p>
<p>Parce que vivre en démocratie implique la connaissance avérée de faits factuels, historiques, politiques, socioculturels et économiques, des discussions ouvertes et honnêtes sur des sujets controversés tels l&#8217;indépendance du Québec, la racisme canadien-anglais, l&#8217;histoire du génocide culturel des francophones du Canada à l&#8217;extérieur du Québec, etc..  Ce que refuse systématiquement de faire la Société d&#8217;état en bâillonnant la parole indépendantiste, laquelle doit aussi retentir sur les ondes publiques canadiennes pour faire contrepoids au délire patriotique, avilissant, démagogique et hypocrite des Rick Mercer, Don Cherry et autres Georges Strombolopoulos (The Hour) d&#8217;un Canada anglais qui ignore et méprise, eux aussi , le Québec dont ils ne savent rien.</p>
<p>Liste des références&nbsp;:</p>
<p>1-<a href="http://www.cbc.radio-canada.ca/apropos/mandat.shtml"> CBC</a><br />
2-Philpot, Robin, Le référendum volé, Montréal, Les Intouchables, 2005<br />
3- Courriel de Patrick Bourgeois révélant l&#8217;histoire</p>
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		<title>Commission 9/11 : la CIA pointée du doigt par ses deux co-présidents</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/commission-911-la-cia-pointee-du-doigt-par-ses-deux-co-presidents/2033</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 10:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Insolite]]></category>
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		<description><![CDATA[Obstruction. Tel est le mot employé par les commissaires Thomas Kean et Lee Hamilton pour désigner l&#8217;attitude de l&#8217;agence de renseignements envers les membres de la Commission sur les attentats du 11 septembre 2001. Aucune collaboration, une obstruction systématique aux questions et demandes de la commission, mensonges dans la rétention d&#8217;information de prévenus d&#8217;Al Quaeda, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3143.jpg" border="0" />
<p>Obstruction.  Tel est le mot employé par les commissaires Thomas Kean et Lee Hamilton pour désigner l&#8217;attitude de l&#8217;agence de renseignements envers les membres de la Commission sur les attentats du 11 septembre 2001.</p>
<p>Aucune collaboration, une obstruction systématique aux questions et demandes de la commission, mensonges dans la rétention d&#8217;information de prévenus d&#8217;Al Quaeda, filtrage et destruction de vidéos de certaines têtes présumées des attentats, etc.</p>
<p>La liste des preuves d&#8217;obstruction &#8211; qu&#8217;on peut trouver dans le livre des deux commissaires, Without precedent&nbsp;: The inside story of the 9/11 commission &#8211; s&#8217;allonge lorsqu&#8217;il est question de la CIA.  L&#8217;agence, dont la réputation d&#8217;être un État dans un État n&#8217;est pas surfaite, a fait preuve d&#8217;une telle arrogance devant la  commission en refusant aux commissaires le droit de questionner directement les membres d&#8217;Al-Quaeda qui auraient pu valider &#8211; ou non &#8211; la version officielle de l&#8217;exécutif étasunien.  L&#8217;ancien directeur du FBI, M.&nbsp;Louis Freeh, a fait remarquer avec justesse que des questions importantes exigent, de la CIA, des réponses tout aussi importantes pour sa propre crédibilité et l&#8217;avenir du pays.</p>
<p>Pourquoi une telle obstruction&nbsp;? Pourquoi avoir détruit autant de preuves potentielles&nbsp;? Évidemment, ce genre de comportement apporte de l&#8217;eau au moulin des tenants de la théorie du complot, ainsi qu&#8217;à ceux qui croient que l&#8217;exécutif américain, avec Dick Cheney en tête, ont été les facilitateurs de ces attaques (en ouvrant les portes aux attentats).</p>
<p>Que contenaient ces vidéos&nbsp;? Que révélaient-elles sur les attentats&nbsp;?  Est-ce que la CIA avait peur que les détenus, dont le cerveau présumé des attentas du 11 septembre 2001, Abu Zubaydah, viennent dire publiquement que l&#8217;agence a utilisé la torture pour leur faire avouer des crimes qu&#8217;ils n&#8217;auraient pas <a href="http://www.nytimes.com/2007/12/07/washington/07intel.html?pagewanted=print">commis ou avoué&nbsp;?</a></p>
<p>Dans leur livre, pourtant, les deux auteurs fournissent une quantité extraordinaire de preuves d&#8217;obstruction et de mensonges provenant de la CIA, lesquelles preuves impliquent aussi le directeur exécutif de la commission, Philip Zelicow, un proche de Condolleezza Rice.  Celui-ci, en effet, a contribué à faire dévier la commission vers des conclusions incomplètes et fausses.</p>
<p>James Ridgeway, l&#8217;auteur du fameux livre &#171;&nbsp;The five unanswerded questions about 9/11&nbsp;&#187;, rapporte lui aussi les tentatives fructueuses d&#8217;évitement de certains membres de la commission (dont Zelicow) face aux nombreuses questions pertinentes des familles endeuillées.  Il note la mauvaise foi de commissaires et d&#8217;émissaires de la CIA, leur obstruction systématique aux demandes et questions de certains commissaires (notamment Kean et Hamilton). (Sources <a href="http://www.motherjones.com/radio/2006/05/ridgeway_bio.html">1</a> et <a href="http://www.sevenstories.com/Book/?GCOI=58322100011680">2</a>)</p>
<p>Nous allons voir, dans la seconde partie de cette enquête, que les 5 questions restées sans réponses de Ridgeway mènent directement à l&#8217;exécutif américain, et plus précisément vers le vice-président Dick Cheney. Nous allons aussi voir qu&#8217;il n&#8217;y a pas de hasard entre les agissements de la CIA, les trous dans la preuve officielle et Dick Cheney, l&#8217;homme sur qui pèse aujourd&#8217;hui le fardeau de la preuve.</p>
<p><a href="http://www.nytimes.com/2008/01/02/opinion/02kean.html?_r=1&amp;oref=slogin">Article des deux commissaires paru dans le New-York Times du 2 janvier 2008</a></p>
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		<title>La CIA et le Mossad derrière 9/11 ?</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/la-cia-et-le-mossad-derriere-911/1974</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Feb 2008 10:48:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
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		<description><![CDATA[La nouvelle semble avoir été étouffée par les médias du monde depuis sa parution, en novembre 2007, dans le journal italien Corriere della sera.it. Pourtant, elle n&#8217;est pas banale et sort de la bouche d&#8217;un ancien Président italien, sénateur à vie et éminent professeur de droit, Francesco Cossiga. Selon lui, les attaques du 9 septembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3014.jpg" border="0" />
<p>La nouvelle semble avoir été étouffée par les médias du monde depuis sa parution, en novembre 2007, dans le journal italien Corriere della sera.it.  Pourtant, elle n&#8217;est pas banale et sort de la bouche d&#8217;un ancien Président italien, sénateur à vie et éminent professeur de droit, Francesco Cossiga.</p>
<p>Selon lui, les attaques du 9 septembre 2001 ne peuvent être l&#8217;&#339;uvre que de la CIA et du Mossad, donc d&#8217;un plan concerté pour offrir aux États-Unis et à Israël un prétexte légitime sérieux pour renforcer leur hégémonie politique sur le monde Arabo-musulman et ses richesses naturelles.</p>
<p>Évidemment, son opinion est celle d&#8217;un ancien politicien de haut niveau dont le regard sur les services secrets et leur logique de fonctionnement est crédible. Et la suite des événements, dit-il au journal italien, lui donne raison&nbsp;: invasion illégale et immorale de l&#8217;Irak&nbsp;; prétexte de protection d&#8217;Al Quaeda pour chasser un gouvernement &#8211; les Talibans &#8211; que les Américains ont porté au pouvoir en 1996 en Afghanistan&nbsp;; déstabilisation du Liban&nbsp;; renforcement du pouvoir régional sioniste&nbsp;; noyautage du Soudan&nbsp;; menaces militaires dirigées vers l&#8217;Iran&nbsp;; légitimation nationale, par la propagande mensongère, d&#8217;agressions impérialistes par l&#8217;identification factice d&#8217;ennemis dangereux et menaçants dont la volonté, le nombre (surtout) et les qualités organisationnelles ont été exagérés artificiellement par une rhétorique médiatique au martelage abrutissant.</p>
<p>Il est impossible, selon Cossiga, que des hommes des cavernes (Men in caves) puissent déjouer le système de protection aérienne des ÉU, les vingt-six agences américaines, les douanes, les forces armées, etc.  Il faut une énorme organisation &#8211; et la complicité de tous les joueurs impliqués &#8211; pour franchir les barrières des aéroports, du système de gestion du transport aérien et des forces armées.  Seuls les services secrets &#8211; au service de l&#8217;exécutif politique &#8211; peuvent &#171;&nbsp;ouvrir&nbsp;&#187; la voie à un tel acte terroriste.</p>
<p>Il rejoint, en cela, les observations de plusieurs acteurs politiques et experts en services secrets européens, notamment les allemands Andreas von Buelow et Horst Ehmke, (voir &laquo;&nbsp;Patriots Question 9/11&#8243; ) ainsi que l&#8217;ancien chef de l&#8217;armée russe, Leonid Ivashov, qui réfutent unanimement la version officielle d&#8217;un acte de terreur étranger.</p>
<p>Plusieurs exemples, dans l&#8217;histoire des États-Unis, peuvent être ici utilisés pour comprendre cette prise de position de Cossiga et la logique qui sous-tend le fonctionnement de l&#8217;impérialisme de type britano-américain&nbsp;: 1898, explosion, par les services secrets du Président américain, du navire de guerre &#171;&nbsp;USS Maine&nbsp;&#187; à Cuba, laquelle explosion a servi de prétexte pour chasser les Espagnols de Hispaniola (260 militaires tués)&nbsp;; 1914, coulage du navire britannique de ravitaillement chargé d&#8217;armes &#171;&nbsp;Lusitania&nbsp;&#187;, lequel, parti de New York le 1er mai 1915 à destination de Liverpool, a été coulé par un sous-marin allemand en Irlande alors que l&#8217;amiral Fisher et Winston Churchill &#8211; premier lord de l&#8217;amirauté &#8211; ont donné l&#8217;ordre au croiseur Juno de se retirer de la région.  Ce bateau de guerre servait de protecteur au Lusitania (1200 morts) (200 étasuniens à bord dont plusieurs périrent)&nbsp;; 1940-41, avertissements répétées des services secrets à la Maison Blanche sur une attaque imminente de Pearl Harbour. Silence complet et inaction de l&#8217;exécutif de FD Roosevelt  dont l&#8217;objectif est de trouver un prétexte pour faire entrer les É-U dans la seconde guerre mondiale (+ de 2200 militaires tués)&nbsp;; 1963, dans le Golfe du Tonkin, un incident similaire à celui qui a été provoqué récemment par la marine étasunienne dans les eaux iraniennes, a entraîné le pays dans la guerre du Viêt-Nam&nbsp;; les 1000 mensonges de la junte Bush-Cheney et les attentats (facilitateurs ou organisateurs) du 9/11 pour prendre le contrôle de territoires et de ressources au détriment de forces économico politiques montantes (Chine, Inde).</p>
<p>L&#8217;analyse de Cossiga et des autres experts, couplée aux livres de Ridgeway, Laurent, Mordant et autres Chomsky nous permettent de soulever un sérieux doute sur les auteurs de ces attentats.</p>
<p>Sources consultées&nbsp;:</p>
<p>1.<a href="http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml">Corriere</a></p>
<p>2.<a href="http://mwcnews.net/content/view/18569/26/">(Media with conscience) </a></p>
<p>3.<a href="http://www.informationclearinghouse.info/">ICH</a></p>
<p>4.William Blum&#8217;s Rogue State, un livre écrit par cet ancien employé du département d&#8217;état étasunien dont la démission, en 1967 en pleine guerre du Viêt-Nam, avait fait grand bruit</p>
<p>5.Philip Agee, Inside the compagny&nbsp;: CIA diary, livre publié en 1975 par cet ancien agent de la CIA sur les méthodes de l&#8217;agence</p>
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		<title>Philip Agee, pourfendeur de la CIA, est mort à La Havane</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 07:36:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il avait été agent de la CIA dans les années 1950-1960 avant de démissionner en 1968 pour des raisons morales, considérant les multiples et violentes ingérences américaines, notamment au Chili, en Argentine et en Uruguay, comme antidémocratiques et amorales. Ne pouvant plus supporter les atrocités commises par l&#8217;agence qui devait, en principe, protéger et faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2808.jpg" border="0" />
<p>Il avait été agent de la CIA dans les années 1950-1960 avant de démissionner en 1968 pour des raisons morales, considérant les multiples et violentes ingérences américaines, notamment au Chili, en Argentine et en Uruguay, comme antidémocratiques et amorales.</p>
<p>Ne pouvant plus supporter les atrocités commises par l&#8217;agence qui devait, en principe, protéger et faire la promotion de la liberté et de la démocratie à travers le monde, Agee décida, à la suite du massacre perpétré au Mexique (Tlatelolco) par l&#8217;unité de la CIA chargée des opérations clandestines en Amérique latine, de quitter le navire amiral pour l&#8217;exil.</p>
<p>Ayant été successivement expulsé de l&#8217;Angleterre, la France, l&#8217;Italie, des Pays-Bas et de l&#8217;Allemagne de l&#8217;Ouest, Agee, privé de son passeport américain, trouva refuge à la Grenade (jusqu&#8217;à l&#8217;invasion militaire US), au Nicaragua (jusqu&#8217;à la chute des Sandinistes, laquelle a été orchestrée par la CIA) et, finalement, à Cuba où il trouva refuge jusqu&#8217;à sa mort, le 7 janvier dernier. Il avait 72 ans.</p>
<p>Sa renommée arriva en 1975 alors qu&#8217;il publie Inside de compagny&nbsp;: CIA diary, lequel a été traduit en 27 langues.  Ce livre raconte comment la CIA organisait, planifiait et exécutait des assassinats, des attentats, des élections truquées, des manifestations visant la déstabilisation de gouvernements démocratiquement élus, etc.</p>
<p>Depuis sa parution, ce livre demeure une référence en matière d&#8217;ingérence internationale de toutes les administrations américaines qui se sont succédé à la Maison Blanche.</p>
<p>Un peu plus tard, il dévoila le nom de plus de 250 agents de la CIA qui ont participé à des opérations clandestines pour l&#8217;agence.</p>
<p>La pertinence de ses révélations fût telle que Georges Bush père fît voter, en 1982, l&#8217;Intelligence Identities Protection Act (IIPA), une loi qui empêche désormais quiconque de révéler les noms d&#8217;agents.</p>
<p>À la fin des années 1970, il s&#8217;évertua à dénoncer l&#8217;impérialisme américain et son ingérence partout dans le monde, notamment par la publication du magazine Covert Action Information Bulletin et de deux autres ouvrages intitulés Dirty Work&nbsp;: The CIA in Western Europe et Dirty Work 2&nbsp;: the CIA in Africa.</p>
<p>Depuis 1980, il résidait à Cuba où il fonda une agence de voyages, Cubalinda, laquelle tentait, bien modestement, de briser le blocus économique des É-U en permettant aux étasuniens de se rendre dans l&#8217;île.</p>
<p>Paix et gratitude pour ce combattant de la liberté, des droits de l&#8217;Homme et de la démocratie.</p>
<p>Alea jacta est&#8230;</p>
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		<title>Une mondialisation sauvage que la droite refuse d&#8217;assumer</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/une-mondialisation-sauvage-que-la-droite-refuse-dassumer/1616</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 18:49:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le coin gauche, il y avait le romancier et essayiste Claude Vaillancourt, auteur du livre, Mainmise sur les services, lequel traite de la voracité des entreprises privées souhaitant s&#8217;approprier le contrôle de services publiques essentiels tels la santé, l&#8217;éducation, l&#8217;administration de la justice (prisons) et autres systèmes d&#8217;aqueduc dont le pays recèle. Dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2409.jpg" border="0" />
<p>Dans le coin gauche, il y avait le romancier et essayiste Claude Vaillancourt, auteur du livre, Mainmise sur les services, lequel traite de la voracité des entreprises privées souhaitant s&#8217;approprier le contrôle de services publiques essentiels tels la santé, l&#8217;éducation, l&#8217;administration de la justice (prisons) et autres systèmes d&#8217;aqueduc dont le pays recèle.</p>
<p>Dans le coin droite, la journaliste et économiste Nathalie Elgrably, auteure de La face cachée des politiques publiques, un essai qui traite du gaspillage de fonds publics et de la faiblesse productive que ces organismes, s&#8217;ils étaient privatisés, permettraient une rentabilité, une efficacité et une prospérité que le secteur public ne pourra jamais atteindre.</p>
<p>Accessoirement, madame est aussi porte-parole pour le &#171;&nbsp;think tank&nbsp;&#187; de droite l&#8217;Institut économique de Montréal, organisme qui a accouché de l&#8217;actuel ministre des affaires étrangères, le conservateur Maxime Bernier.</p>
<p>C&#8217;est connu que l&#8217;appât du gain rend responsable, efficace et productif, alors que la philosophie et la finalité du service public ne peuvent qu&#8217;engendrer paresse, gaspillage, inefficacité et contre productivité. L&#8217;ordre et la hiérarchie dominée par la bourgeoisie, voilà l&#8217;agenda de la droite libérale et conservatrice.</p>
<p>Autrement dit, la main invisible d&#8217;Adam Smith vient régler tous les problèmes, encore une fois, et ce même si les XIX et XX èmes siècles prouvent que l&#8217;État doit régulariser les abus du capitalisme de marché (notamment par la théorie de John Maynard Keynes sur la stimulation de l&#8217;économie par l&#8217;État en temps de crise).</p>
<p>Historiquement, la gauche tente de réduire les inégalités socio-économiques que la droite libérale et darwinienne &#8211; là où règne la loi du plus fort &#8211;  provoque en redistribuant la richesse collective, laquelle utilise l&#8217;État pour offrir une chance à tous d&#8217;étudier, de se faire soigner et d&#8217;avoir accès aux mêmes services malgré des conditions socio-économiques pas toujours favorables (électricité, logement décent, eau courante et abordable, etc.).</p>
<p>De son côté, la droite clame son innocence face aux accusations d&#8217;égoïsme, d&#8217;atomisation doctrinaire et de darwinisme social dont elle est la cible.  Madame Elgrably, pour se défendre de faire la promotion d&#8217;une réduction fiscale aux entreprises pour des questions de compétitivité et de mondialisation &#8211; doctrine initiée par les néolibéraux du Canada et des Etats-Unis, à savoir Brian Mulroney et Ronald Reagan &#8211; affirme le plus sérieusement du monde que le monde des affaires est prêt à partager le fruit de son travail et de celui de leurs employés au moment opportun, c&#8217;est-à-dire lorsque la richesse sera abondante.</p>
<p>Drôle d&#8217;assertion pour quelqu&#8217;un dont la spécialité est de comptabiliser la richesse d&#8217;une nation.  Le Québec, s&#8217;il était un pays souverain, occuperait le 18ème rang des pays les plus riches de la planète (Statistique provenant de l&#8217;ACDE, 2005). Et avec plus de 77 milliards de dollars corporatifs (montants connus) évacués du Canada chaque année vers les paradis fiscaux pour ne pas payer d&#8217;impôts (profits nets), force est de constater que madame a choisi la mauvaise cible en protégeant les entreprises nationales et transnationales du joug de l&#8217;État (en excluant les PME qui vivent une autre réalité, beaucoup plus difficile celle-là).</p>
<p>Les services publics commandent sans doute une réforme en profondeur, mais la privatisation n&#8217;est pas une solution valable, ni éthique au demeurant. La crise autoproclamée des services publics trouve sa solution ailleurs&nbsp;: récupération des sommes perdues dans l&#8217;abîme des paradis fiscaux&nbsp;; dans la recherche de solutions aux problèmes démographiques&nbsp;; d&#8217;une remise en question de la mondialisation sauvage de l&#8217;économie dont les nombreuses délocalisations vers le Tiers-monde appauvrissent les fondements sociaux et démocratiques de la société québécoise.</p>
<p>La mondialisation</p>
<p>On nous vante les mérites de la mondialisation depuis 15 ans.  En libéralisant notre économie, on permet de développer la productivité et la compétitivité de nos organisations, tout en permettant d&#8217;ouvrir des marchés pour des débouchés éventuels.  Pour le Québec, le libre-échange avec les Etats-Unis a permis à plusieurs PME d&#8217;exporter plus facilement ses produits vers les pays de l&#8217;Oncle Sam, un pays industrialisé qui peut (à peu près) jouer sur la même glace que le Québec / Canada, un pays moins populeux mais aussi avancé technologiquement que son voisin immédiat.  Ce qui n&#8217;est pas le cas de tous les pays d&#8217;Amérique latine.</p>
<p>Tout compte fait, que veut-on réellement dire lorsque l&#8217;on souhaite libéraliser les échanges commerciaux&nbsp;? Si on se fie aux accords de libre-échange signés entre les É-U, le Canada et plus tard le Mexique, l&#8217;objectif est de déréglementer des pans entiers de l&#8217;économie pour laisser le chemin libre au marché.  En clair, on élimine ou allège considérablement certaines lois du travail, le salaire minimum, les lois environnementales, etc. pour que les lois du marché (la main invisible de Adam Smith)  et de la concurrence puissent occuper tout le terrain.</p>
<p>Leur argumentaire pour justifier la mondialisation &#8211; on dit aussi l&#8217;exploitation du Tiers-monde, de ses ressources naturelles et humaines &#8211; est fort simple&nbsp;: en délocalisant, on permet à nos entreprises de demeurer compétitives en diminuant les coûts d&#8217;opérations, tout en profitant de tarifs douaniers avantageux.</p>
<p>L&#8217;exemple de Gilden est intéressant.  Cette entreprise de Montréal fabrique des jeans.  Affichant des profits de 12 millions de dollars en 2005 et de 16 millions en 2006, elle décide de fermer ses installations québécoises pour les transférer en Amérique centrale et dans les Caraïbes.  Ayant déjà habité derrière cette usine de la rue St-Laurent (coin Jarry) et ayant de la famille résidant dans le secteur, j&#8217;ai été témoin de la démolition du bâtiment de Gilden.  http://www.teamsters.ca/pdf/printemps2007.pdf</p>
<p>Mettant à la porte 180 travailleurs, la compagnie souhaite économiser de l&#8217;argent pour être plus compétitif.  En termes clairs, elle délocalise pour réduire les salaires des employés que les lois québécoises ne lui permettent pas d&#8217;accomplir.  On pourrait comprendre leur décision si la compagnie était déficitaire, que la productivité était faible et que la compétition internationale était trop forte.  Or, il n&#8217;en est rien.  La délocalisation vers le Tiers-monde n&#8217;a qu&#8217;un objectif&nbsp;: l&#8217;exploitation dont la finalité est la maximisation du profit pour les actionnaires.</p>
<p>Même chose du côté des Speedo, Wal-Mart, Gap et Mattel, des méga- compagnies étasuniennes qui viennent de se faire prendre en Inde et en Chine à faire travailler des enfants dans leurs usines (ou celles de leurs sous-traitants).  http://www.democracynow.org/article.pl&nbsp;?sid=07/10/30/1341203.  Depuis la bourde de Nike dans les années 1990, les compagnies occidentales interdisent aux médias l&#8217;accès aux usines de leurs sous-contractants, lesquels utilisent encore largement aujourd&#8217;hui cette abondante main-d&#8217;&#339;uvre bon marché, docile et disponible.</p>
<p>On se rappelle que Nike, utilisant des entreprises locales pour produire ses équipements sportifs, exploitait des enfants dans des conditions exécrables.  La réalité n&#8217;a pas changé, seulement le discours qu&#8217;on veut plus rassurant sur les méthodes d&#8217;exploitation de cette main-d&#8217;&#339;uvre désoeuvrée.  On la cache, on contrôle le discours, on empêche les médias d&#8217;y accéder et on n&#8217;exerce aucune pression sur les États coupables (complices et aussi corrompus) de tels actes de barbarie.</p>
<p>D&#8217;après le National Labor Committee, organisme basé aux Etats-Unis, des enfants, payés 46 cents de l&#8217;heure, travaillent plus de 90 heures par semaine dans des conditions inhumaines. Même chose dans certaines usines appartenant à des entreprises canadiennes (lire No Logo de Naomi Klein).  Télé-Québec rapportait, dans le cadre de son émission Questions de société, édition du 15 octobre 2007, que des dizaines de millions d&#8217;enfants, majoritairement des filles, travaillaient dans ce type d&#8217;usines où elles sont littéralement prisonnières de leur patron.</p>
<p>Intitulé China blue, le documentaire en question raconte l&#8217;histoire pas très singulière de Jasmine, une adolescente chinoise de 16 ans qui quitte son coin de pays et ses parents pauvres pour travailler dans une usine urbaine.  Vivant dans un dortoir où l&#8217;intimité n&#8217;existe tout simplement pas, elle (et ses nombreuses collègues) peut travailler jusqu&#8217;à 100 heures par semaine, au besoin. Au besoin veut dire qu&#8217;elle travaille jusqu&#8217;à ce le contrat soit livré au client dans les délais prescrits par les partenaires occidentaux.</p>
<p>Si elles échouent, les salaires (variables et fluctuants au quotidien) sont amputés en conséquence.  De plus, leur première paie mensuelle est retenue par le patron pour éviter que les employées aillent travailler ailleurs.  Elles sont aussi pénalisées si elles sortent en ville le soir pour s&#8217;amuser ou magasiner.</p>
<p>Ces pratiques, largement connues des Occidentaux, sont la norme en matière de pratiques commerciales et de relations de travail. Ces entreprises délocalisent précisément pour ces raisons&nbsp;: l&#8217;exploitation et le maximisation des profits, sans égard pour la dignité humaine, l&#8217;éthique et les masses du Tiers-monde.  C&#8217;est ce que l&#8217;on appelle le capitalisme sauvage, le darwinisme social, la main invisible d&#8217;Adam Smith, un monde où l&#8217;État n&#8217;est qu&#8217;une courroie de transmission de l&#8217;entreprise privée au lieu d&#8217;être le médiateur nécessaire des intérêts raisonnables de tous les protagonistes.</p>
<p>Et l&#8217;argument néolibéral qui dit que délocaliser permet aux pays pauvres de sortir graduellement de leur misère ne tient pas la route. Le Mexique, laboratoire des années 1990 pour les manufacturiers nord-américains, a vu ces mêmes entreprises délocaliser leurs installations au &#171;&nbsp;profit&nbsp;&#187; de Amérique centrale lorsque les employés d&#8217;usines, formés, expérimentés et de plus en plus compétents, se sont syndiqués pour ultérieurement demander des hausses de salaires que les employeurs trouvaient prohibitives.</p>
<p>Pourquoi n&#8217;ont-ils aucune conscience&nbsp;?</p>
<p>Le capitalisme, c&#8217;est l&#8217;institutionnalisation, la justification, la légitimité et la sacralisation de l&#8217;exploitation de l&#8217;homme par l&#8217;homme, du darwinisme social qui viole de plein fouet le principe fondateur de la modernité&nbsp;: que chaque individu est libre et égal en dignité, qu&#8217;il a droit à la vie, à la sécurité, au bonheur et à l&#8217;égalité des chances, peu importe dans quelles conditions socio-économiques il vient au monde.</p>
<p>Sans compter que cette idéologie saccage la planète pour trouver de nouveaux marchés (pas toujours utiles) à exploiter, le capitalisme fonctionne sur la logique suivante&nbsp;: lorsque la main-d&#8217;&#339;uvre est disponible en grand nombre, captive et sans spécialisation, l&#8217;offre de travail est à l&#8217;avantage du patron qui peut baisser les salaires et les conditions de travail.  Autrement dit, lorsque la demande de travail est supérieure à l&#8217;offre, il s&#8217;exerce une pression à la baisse sur les salaires.</p>
<p>Au contraire, lorsque la demande de travail est inférieure à l&#8217;offre, c&#8217;est-à-dire lorsque les employés, généralement très bien formés sur un plan académique, sont d&#8217;une telle rareté, l&#8217;offre de travail, c&#8217;est-à-dire les employeurs, devient attrayante et payante pour le salarié.  La rareté crée le rapport de force.</p>
<p>L&#8217;État existe justement pour créer un équilibre entre la sauvagerie intrinsèque du capitalisme comme doctrine économique et la précarité des employés pauvres et exploités.  Pour aplanir certains excès et abus d&#8217;un tel système, l&#8217;État social-démocrate met en place certaines mesures&nbsp;: le salaire minimum, la dignité par les lois du travail, une protection financière en cas de pertes d&#8217;emplois (délocalisation, rationalisation ou fermeture). Par une redistribution des richesses que la mondialisation et les paradis fiscaux mettent sérieusement en danger par un virage radical à droite (moins d&#8217;État et plus de darwinisme social). En encourageant la mondialisation sauvage de l&#8217;économie, l&#8217;État faillit à sa tâche d&#8217;être le point d&#8217;ancrage de la modernité et de la civilisation (lire Michel Chossoudovsky et La mondialisation de la pauvreté).</p>
<p>Je ne sais pas si madame Elgrably est consciente que la délocalisation des entreprises fait plus de mal à la collectivité québécoise que les supposées pertes de productivité des employés de secteur public&nbsp;?  Peut-être croit-elle que la délocalisation des entreprises vers le Tiers-monde, la pollution éhontée et sans vergogne de l&#8217;environnement du monde entier, l&#8217;exploitation honteuse des masses ignorantes et l&#8217;appauvrissement progressive de sa société, en permettant à une minorité de s&#8217;enrichir au détriment des classes moyennes et laborieuses, sont des moyens efficaces pour lutter en faveur de la justice redistributive et de l&#8217;égalité des chances&nbsp;?  Si elle croit qu&#8217;une telle philosophie sert vraiment l&#8217;intérêt collectif &#8211; et non l&#8217;intérêt corporatif de ses commettants &#8211; alors elle n&#8217;a tout simplement pas de conscience.</p>
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		<title>Un bon garçon ?</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Nov 2007 08:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kristian Bolduc</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2401.jpg" border="0" />
<p>Résultat&nbsp;: un des deux incompris quitte la chaussée et fauche une gamine de 3 ans qui jouait sur son terrain. Elle meurt sur le coup.  Les deux jeunes, paniqués parce qu&#8217;ils viennent soudainement de sortir de leur profond coma d&#8217;adolescents attardés, réalisent à la dure qu&#8217;une automobile devient une arme mortelle lorsqu&#8217;elle est dans les mains d&#8217;irresponsables inconscients comme eux.</p>
<p>Trop tard.  Ils sont arrêtés et amenés en prison.  Après quelques jours passés derrière les barreaux, ils doivent se présenter devant le juge pour recouvrer leur liberté.  Le juge Robert Lafontaine acquiesce à la demande des avocats de la défense moyennant une caution monétaire distincte,  7000$ pour Brandon Pardi et 4000$ pour l&#8217;autre jeune dont l&#8217;identité ne peut être révélée parce mineur.</p>
<p>Dans son argumentaire, le bon juge, dans sa grande sagesse, affirme, et je cite&nbsp;: &#171;&nbsp;que le jeune Pardi est un bon garçon avec une bonne famille&nbsp;&#187;. Je relis pour être certain de ne pas rêver.  Et je m&#8217;étouffe, littéralement.  Moi qui croyais avoir affaire à une accusation grave de conduite dangereuse ayant causé la mort.  On ne devrait pas remettre en liberté des gens accusés d&#8217;un tel crime.</p>
<p>Mais il vient de tuer une enfant en faisant une course automobile, dans l&#8217;auto de son frère, ALORS QU&#8217;IL N&#8217;A QU&#8217;UN PERMIS PROBATOIRE. Et vous appelez cela un bon garçon&nbsp;? Le juge, que je soupçonne de sénilité, n&#8217;a pas pris en compte le fait que le frère de Brandon, Chad, ait permis à son frère de prendre sa bagnole alors qu&#8217;il est seulement un apprenti.  Et je ne parle même pas de la cocotte de cannabis qu&#8217;on a trouvé dans l&#8217;auto de ce &#171;&nbsp;bon garçon&nbsp;&#187;.</p>
<p>Et que font les parents de ce petit voyou&nbsp;?  S&#8217;ils n&#8217;ont pas été capables de l&#8217;encadrer avant sa course folle dans l&#8217;Île Perrot, comment feront-ils pour le contrôler après-coup&nbsp;?</p>
<p>Est-ce quelqu&#8217;un peut m&#8217;expliquer où est l&#8217;intérêt public dans tout cela&nbsp;?  Qui protège le public dans cet autre épisode burlesque de la justice en folie&nbsp;?  Je comprends l&#8217;avocat de la défense qui cherche à réduire au minimum les conséquences judiciaires de son client.  Mais le juge, lui, a l&#8217;obligation de prendre l&#8217;intérêt public en délibéré avant de rendre une décision aussi importante que celle de remettre en liberté deux écervelés.  Même si on leur enlève leur permis de conduire, rien ne peut garantir qu&#8217;un sans génie qui conduit seul avec un permis probatoire peut respecter la décision d&#8217;un juge qui lui enlève ledit permis.  Les remords seuls peuvent leur faire comprendre le bon sens.  Et pourquoi faut-il attendre jusque-là pour se mettre un peu de plomb dans la tête&nbsp;?</p>
<p>Et la responsabilité parentale dans tout cela&nbsp;?</p>
<p>Cette tragédie doit nous interroger sur les responsabilités parentales.  Vivant à Vaudreuil depuis 5 ans, je gagne ma vie de travailleur autonome en traduction de la maison.  Aussi, je joue fréquemment au tennis à Vaudreuil et Dorion. Je suis donc bien présent pour observer les comportements délinquants de ses habitants.</p>
<p>Hormis les nombreux cas de vandalisme sur les installations publiques, notamment les terrains de tennis, il y a des problèmes que je qualifierai de civilisationnels dans les rapports qu&#8217;entretiennent les parents avec leurs enfants.  En effet, plusieurs dizaines de jeunes flânent régulièrement dans les stationnements du centre communautaire et du parc jouxtant l&#8217;école primaire (derrière Première Moisson), à Dorion.</p>
<p>Durant l&#8217;été, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;on retrouve en ces lieus entre 20 et 40 jeunes dont la seule occupation est de crier, faire crisser les pneus, flâner, intimider les plus jeunes qui passent et faire des courses en auto et en scooter.</p>
<p>Évidemment, la police a un rôle à jouer dans le maintien de la paix sur notre territoire.  Mais la question que je me pose, et que je vous pose en même temps, est la suivante&nbsp;: où sont les parents&nbsp;?  Que font-ils de leurs enfants&nbsp;?  D&#8217;après le code civil du Québec, ils ont l&#8217;obligation légale de les éduquer pour qu&#8217;ils soient respectueux des règles de vie en société.  Autrement dit, que font-ils pour ne pas que leurs enfants deviennent des voyous&nbsp;?</p>
<p>Il est trop facile de mettre le blâme sur les policiers qui ne font pas leur travail.  On ne peut quand même pas mettre un policier derrière chaque individu.  Pour faire de bons citoyens, ça prend des valeurs (vous savez, savoir distinguer le bien et le mal), une éducation et une autorité morale qui les suivront partout où ils iront dans la vie.  Des qualités que trop peu de parents peuvent s&#8217;enorgueillir de posséder aujourd&#8217;hui, au Québec.</p>
<p>Il est cependant beaucoup plus difficile de faire son autocritique parentale. Cela prend du courage, de la lucidité et de l&#8217;humilité. Se poser, par exemple, les questions suivantes&nbsp;: élevons-nous des enfants-rois capricieux, inconscients, égoïstes et à la limite du barbarisme&nbsp;?  Sommes-nous trop laxistes, mous et incapables d&#8217;autorité pour transmettre des valeurs qui vont au-delà d&#8217;un amour puéril et inconscient du parent-ami&nbsp;?  Abdiquer son rôle de parent, c&#8217;est éviter d&#8217;imposer son autorité lorsque les circonstances l&#8217;exigent, pour guider et replacer des enfants qui vont dans la mauvaise direction. Tout le drame de notre société se trouve précisément là. Ce qui fait que des meurtres par inconscience se reproduiront jusqu&#8217;à ce que notre société remette aux parents les responsabilités qui leur reviennent.  Pas avant.  Amen&nbsp;!</p>
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