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	<title>CentPapiers &#187; Emmanuel Simard</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Le gouvernement Harper plie les genoux</title>
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		<pubDate>Wed, 28 May 2008 21:52:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[CANADA]]></category>
		<category><![CDATA[maxime bernier]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la tradition politique canadienne, comme dans celle de bien des pays, le poste de ministre des Affaires étrangères est généralement occupé par un politicien d&#8217;envergure, ou du moins, par un politicien qui est promis à un bel avenir. Bien souvent, les fonctions de ministre des Relations étrangères (ou secrétaire d&#8217;État à l&#8217;époque) ont même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3804.jpg" border="0" />
<p>Dans la tradition politique canadienne, comme dans celle de bien des pays, le poste de ministre des Affaires étrangères est généralement occupé par un politicien d&#8217;envergure, ou du moins, par un politicien qui est promis à un bel avenir. Bien souvent, les fonctions de ministre des Relations étrangères (ou secrétaire d&#8217;État à l&#8217;époque) ont même servi de préparation pour le rôle de Premier ministre. Nous avons qu&#8217;à penser à Mackenzie King, Louis St-Laurent, Lester B. Pearson, John Diefenbaker et Jean Chrétien. Évidemment, Maxime Bernier ne fera pas partie de cette tradition.</p>
<p>En fait, si différents Premiers ministres ont eu le même réflexe de nommer de grands politiciens au poste de ministre des Affaires étrangères, c&#8217;est que ce rôle est d&#8217;une importance cruciale. Le député qui occupe cette fonction ne représente rien de moins que l&#8217;image du Canada à l&#8217;étranger. Il est aussi le chef de la diplomatie canadienne. Laissez-moi vous dire que lorsque cette personnalité défraye la manchette avec une boîte de Jos. Louis à la main dans un pays en guerre, ce n&#8217;est pas très prometteur pour la suite des choses.</p>
<p>Et cette suite des choses, que tout le monde connaît, ne fut pas très reluisante. C&#8217;est un nombre impressionnant d&#8217;erreurs qui ont été commises par le ministre Bernier. Tellement, qu&#8217;il n&#8217;a eu d&#8217;autres choix que de remettre sa démission au Premier ministre Harper. Incontestablement, Maxime Bernier n&#8217;avait pas les compétences pour combler un tel rôle au sein du gouvernement canadien.</p>
<p>Devant un tel constat, je ne peux faire autrement que de me questionner sur les compétences de celui qui l&#8217;a engagé, c&#8217;est-à-dire Stephen Harper. Comme je l&#8217;ai dit plus haut, le poste de ministres des Affaires étrangères est d&#8217;une importance capitale. La nomination du ministre doit donc se faire avec la plus grande rigueur. Avec l&#8217;échec monumental qu&#8217;a connu l&#8217;ex-ministre Bernier, nous sommes légitimement en droit de nous questionner à savoir si le Premier ministre à respecter la rigueur nécessaire à la dotation d&#8217;un poste d&#8217;une telle envergure.</p>
<p>Maxime Bernier est un spécialiste de la chose économique. Il possède une formation en Économie. Il n&#8217;avait donc pas de formation académique qui aurait pu atténuer, un tant soit peu, son manque d&#8217;expérience. Plusieurs erreurs ont rapidement confirmé cela. Si cela ne le prédisposait pas à un échec certain &#8211; d&#8217;autres ont déjà réussi avec le nombril aussi vert &#8211;, il m&#8217;apparaît évident que cela l&#8217;handicapait lourdement. Mais le Premier ministre Harper est passé outre son manque d&#8217;expérience pour les relations internationales et il a pris le risque de le nommer ministre. Avec les conséquences qu&#8217;on connaît.</p>
<p>Pourquoi le Premier ministre a-t-il pris un tel risque. Probablement pour plaire aux électeurs québécois&nbsp;; pour leur montrer qu&#8217;ils ont une présence forte au sein du gouvernement fédéral. Peut-être aussi pour tenter de sensibiliser l&#8217;électorat québécois au bien-fondé de la mission afghane. C&#8217;était peut-être aussi pour tenter de transformer Bernier en chef d&#8217;État, de la même façon que le ministère des Affaires étrangères a réussi à transformer les King, St-Laurent ou Pearson. (Il ne faut pas oublier qu&#8217;au début du gouvernement Harper, Maxime Bernier était vu par plusieurs comme étant le dauphin de Stephen Harper. Tellement, que certains le surnommaient &#171;&nbsp;Flipper&nbsp;&#187;) En fait, c&#8217;est surement un peu pour toutes ses raisons que Stephen Harper a misé sur Bernier. Il croyait faire un gain politique important en nommant M.&nbsp;Bernier. Malheureusement, il a perdu.</p>
<p>Les conséquences de ce pari perdu sont assez lourdes. Et, selon moi, c&#8217;est le Premier ministre Harper qui doit en assumer toute la lourdeur. C&#8217;est lui qui a fait le choix de nommer un incompétent sans envergure pour représenter le Canada sur la scène internationale. C&#8217;est lui qui a préféré courtiser une partie de son électorat nécessaire à sa réélection plutôt que de choisir le candidat le plus compétent. C&#8217;est aussi lui qui a continué à défendre son ministre incompétent jusqu&#8217;à lundi en fin de journée malgré la rogne des partis d&#8217;opposition. Pour toutes ses raisons, M.&nbsp;Harper perdra assurément de la crédibilité aux yeux des électeurs.</p>
<p>Quand le ministre des Affaires étrangères d&#8217;un pays quitte ses fonctions pour incompétence, cela affecte assurément l&#8217;aplomb du gouvernement. Cependant, quand nous sommes en face d&#8217;un gouvernement qui, en plus d&#8217;avoir perdu un ministre d&#8217;une importance capitale, voit la compétence de son chef remise en question, nous sommes en présence d&#8217;un gouvernement qui est en train de plier les genoux. C&#8217;est précisément ce qui est en train d&#8217;arriver sur le ring de la politique fédérale canadienne. L&#8217;opposition tentera-t-elle de passer le K.O. avant la fin de la session parlementaire&nbsp;? C&#8217;est à suivre &#8230;</p>
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		<title>Rapport Bouchard-Taylor : rien pour consolider l&#8217;identité nationale</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/rapport-bouchard-taylor-rien-pour-consolider-lidentite-nationale/2464</link>
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		<pubDate>Sun, 25 May 2008 18:15:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après plus d&#8217;une année de travaux de toutes sortes, les commissaires Bouchard et Taylor ont remis jeudi le fruit de leur labeur. Et ce labeur, il fut bien réel. Dans cette année de commission, ils ont visité les quatre coins du Québec. Partout, ils ont écouté les Québécois et ont échangé avec eux. Au total, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3788.jpg" border="0" />
<p>Après plus d&#8217;une année de travaux de toutes sortes, les commissaires Bouchard et Taylor ont remis jeudi le fruit de leur labeur.  Et ce labeur, il fut bien réel.  Dans cette année de commission, ils ont visité les quatre coins du Québec.  Partout, ils ont écouté les Québécois et ont échangé avec eux.  Au total, il y a eu 31 jours d&#8217;audiences publiques.  Durant ces journées, tous les citoyens qui le désiraient pouvaient livrer leur opinion aux commissaires.  Beaucoup de citoyens ont saisi l&#8217;occasion.  Beaucoup d&#8217;autres ont décidé d&#8217;opter pour le mémoire.  En fait, c&#8217;est plus de 900 mémoires qui ont été adressés à la commission.  Avec les 13 études indépendantes qu&#8217;ils ont commandées, les deux coprésidents ont donc eu des masses importantes d&#8217;informations à synthétiser.  Messieurs Bouchard et Taylor ont donc travaillé fort.  Ça, il n&#8217;y a pas de doutes.</p>
<p>Malheureusement, le fruit de leur labeur est assez décevant.  Il est plutôt fade et ne semble pas saisir tous les enjeux de la problématique.  Les commissaires affirment qu&#8217;il n&#8217;y a pas vraiment de problème avec les accommodements raisonnables.  C&#8217;est plutôt une &#171;&nbsp;crise des perceptions&nbsp;&#187; qui a touché le Québec au cours des derniers mois.  Je suis plutôt d&#8217;accord avec les commissaires là-dessus, la crise portant strictement sur les accommodements raisonnables a été amplifiée par les médias.  Cependant, je suis terriblement déçu de constater que ces deux éminents intellectuels n&#8217;ont pas cherché à comprendre pourquoi les Québécois se sont, tout d&#8217;un coup, braqués d&#8217;une façon paranoïaque contre toutes les demandes d&#8217;accommodement.  Pourquoi ces chercheurs n&#8217;ont pas creusé l&#8217;inconscient du peuple québécois afin de rationaliser ses craintes.</p>
<p>Parce que d&#8217;après moi, il est là le problème.  Les demandes d&#8217;accommodements raisonnables ne sont pas vraiment en hausse.  C&#8217;est plutôt que la crainte des Québécois est devenue si grande, qu&#8217;ils sont maintenant plus rapides sur la gâchette.  Dès que les médias présentent l&#8217;ombre d&#8217;une crise, ils réagissent de façon disproportionnée.  Ils sont désormais plus conscients du danger que pourrait représenter l&#8217;échec de leur stratégie d&#8217;intégration des immigrants.  Et cette peur, elle fait ressortir nos vieux réflexes de minoritaires.</p>
<p>Je crois que pour régler les problèmes découlant des accommodements raisonnables, il est primordial de consolider l&#8217;identité nationale québécoise.  À cet égard, le rapport Bouchard-Taylor passe directement à côté. Et c&#8217;est là sa plus grande faiblesse.  Au lieu de proposer un renforcement de l&#8217;identité du groupe majoritaire, on propose à la place de renforcer l&#8217;interculturalisme.  Selon cette stratégie d&#8217;intégration des immigrants qu&#8217;on appelle interculturalisme, il est important qu&#8217;il y ait des échanges réciproques entre les différentes cultures.  Seulement, encore là, je crois qu&#8217;il serait davantage prioritaire de consolider l&#8217;identité nationale de la majorité francophone.  Je crois que les Québécois auraient plus de facilité à échanger avec les autres cultures s&#8217;ils n&#8217;avaient pas toujours ce fameux &#171;&nbsp;malaise identitaire&nbsp;&#187; qui découle de sa condition de minoritaire.   Aussi, ils se sentiraient moins menacés par des simples accommodements inhérents à la vie dans une société multiculturelle.</p>
<p>Comment renforcer notre identité&nbsp;?  Ce n&#8217;est pas une question facile.  Plusieurs options s&#8217;offrent à nous.  Du côté des partis d&#8217;oppositions à l&#8217;Assemblée nationale, c&#8217;est la voie constitutionnelle qui semble être privilégiée.  La rédaction d&#8217;une constitution dans laquelle seraient affirmées les valeurs communes du peuple du Québec n&#8217;est certainement pas une mauvaise idée.  Ça serait là un acte fondateur important pour la nation québécoise.  Aussi, du côté péquiste, on suggère de renforcer la loi 101 et d&#8217;apporter quelques modifications à la charte des droits et libertés québécoises.  Encore là, ce sont, d&#8217;après moi, des propositions intéressantes qu&#8217;on ne peut repousser du revers de la main.  Évidemment, l&#8217;acte fondateur par excellence serait la souveraineté du Québec.  Mais dans le contexte actuel, cette solution n&#8217;est pas envisageable.</p>
<p>Le rapport Bouchard-Taylor n&#8217;est certainement pas à la hauteur de mes attentes.  Est-ce que la mission qui a été confiée aux commissaires était assez claire&nbsp;?  Est-ce que les commissaires ont eux-mêmes décidé d&#8217;éviter le sujet de l&#8217;affirmation nationale comme solution au &#171;&nbsp;malaise identitaire&nbsp;&#187;&nbsp;?  Je n&#8217;ai pas de réponses à ses questions.  Il aurait peut-être été intéressant d&#8217;entendre les deux commissaires en commission parlementaire afin qu&#8217;ils expliquent pourquoi ils ont évité cette partie de la problématique.  Malheureusement, le gouvernement ne semble pas être intéressé par cette proposition.  Quoi qu&#8217;il en soit, ça ne prendra pas une semaine que ce rapport passera aux oubliettes et qu&#8217;il ira rejoindre le rapport Castonguay ainsi que tous les autres rapports tablettés des dernières années.  Encore de l&#8217;argent gaspillé &#8230;</p>
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		<title>Contrebande de cigarettes : nos gouvernements doivent prendre leurs responsabilités</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/contrebande-de-cigarettes-nos-gouvernements-doivent-prendre-leurs-responsabilites/3552</link>
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		<pubDate>Fri, 16 May 2008 13:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Afin de lutter contre le fléau du tabagisme et ses effets négatifs sur la santé publique, les deux paliers de gouvernement ont, au cours des dernières années, largement privilégié l&#8217;outil de la taxation afin de faire diminuer le plus possible la proportion de fumeurs au sein de la population. Selon les chiffres de Santé Canada [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3736.jpg" border="0" />
<p>Afin de lutter contre le fléau du tabagisme et ses effets négatifs sur la santé publique, les deux paliers de gouvernement ont, au cours des dernières années, largement privilégié l&#8217;outil de la taxation afin de faire diminuer le plus possible la proportion de fumeurs au sein de la population.  Selon les chiffres de Santé Canada (<a href="http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/nr-cp/2005/2005_89_f.html">ici</a> et <a href="http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-asc/media/nr-cp/2007/2007_85_f.html">là</a>), cette stratégie a produit de bons résultats.  Évidemment, nous ne pouvons attribuer à la seule hausse de taxe tout le mérite de la baisse de la proportion de fumeurs&nbsp;; la diminution graduelle du nombre d&#8217;endroits où c&#8217;est possible de fumer y est certainement pour quelque chose.  Tout comme l&#8217;éducation sociale.</span></p>
<p>Si la stratégie gouvernementale a eu raison de plusieurs fumeurs, certains demeurent incorrigibles. Et pour ceux-là,  la hausse de taxe est irritante, voire affligeante.  C&#8217;est particulièrement le cas chez les plus pauvres de notre société et chez les jeunes.  Probablement que s&#8217;il n&#8217;y avait pas d&#8217;alternative au marché légal, plusieurs de ceux-ci arrêteraient.  Cependant, il y a bel et bien une alternative au marché légal&nbsp;: les cigarettes de contrebande.</span></p>
<p>Majoritairement orchestrée par des criminels mohawks, cette contrebande a pris des proportions alarmantes.  Certains avancent même que près du tiers des cigarettes fumées au Québec proviendraient du marché illégal (La Presse Actualités, vendredi, 9 mai 2008, p. A7<br />
Cigarettes de contrebande Moins chères mais plus toxiques&nbsp;! Lacoursière, Ariane).  Ce qui ajoute encore plus à l&#8217;affaire, c&#8217;est que ce marché se fait de façon transparente, devant les yeux de tout le monde.  Les différents médias nous ont présenté de nombreuses photos de ces &#171;&nbsp;smoke shops&nbsp;&#187; au cours des dernières semaines où l&#8217;on peut acheter 200 cigarettes pour la modique somme de 6$.  Ces cigarettes sont produites et vendue de façon illégale, sans qu&#8217;aucune force loi n&#8217;intervienne.  C&#8217;est donc dire qu&#8217;au Québec, il y a des zones territoriales où les lois et règlements ne s&#8217;appliquent pas et que certains groupuscules ont le privilège de se soustraire à certaines lois. </span></p>
<p>Pourtant, tout semble soutenir une action rapide et efficace des forces de l&#8217;ordre dans ce dossier.  Premièrement, cette industrie illégale atténue assurément tous les efforts qui sont faits pour lutter contre le tabagisme. En tant que société, nous avions fait le choix d&#8217;augmenter les taxes afin de motiver les fumeurs à tenter de vaincre leur dépendance.  Si la contrainte de la taxe peut être contournée via la contrebande, il m&#8217;apparaît évident que la stratégie de la taxation sera atténuée et beaucoup moins efficace.</span></p>
<p>Aussi, selon des analyses scientifiques des produits vendus dans ces &#171;&nbsp;smoke shops&nbsp;&#187;, la fumée produite par ces cigarettes serait davantage toxique et néfaste pour le fumeur. &#171;&nbsp;Une étude obtenue par La Presse montre que les taux de 34 substances chimiques y sont bien plus élevés que dans les cigarettes légales.  Bien pire, certaines substances cancérigènes y sont jusqu&#8217;à sept fois plus concentrées&nbsp;&#187; (La Presse Actualités, vendredi, 9 mai 2008, p. A7<br />
Cigarettes de contrebande moins chères mais plus toxiques&nbsp;! Lacoursière, Ariane).</span></p>
<p>Ces résultats sont très inquiétants, surtout quand on sait que les jeunes sont les clients parfaits pour ce type de cigarettes.  Probablement attirés par le caractère &#171;&nbsp;illégale&nbsp;&#187; de la chose, mais surtout par leur bas prix, les jeunes sont de grands consommateurs de ces cigarettes.  La consommation de cigarettes de contrebande est si omniprésente dans certaines écoles secondaires du Québec que des journalistes n&#8217;ont pas eu de difficultés à repérer les consommateurs et les vendeurs&nbsp;: &#171;&nbsp;La cigarette de contrebande semble si répandue dans les écoles secondaires de Granby qu&#8217;il n&#8217;a fallu que quelques minutes à notre journaliste Nancy Beaulieu pour trouver des fumeurs &#8211; et des vendeurs &#8211; parmi les jeunes, lors d&#8217;une visite à proximité des établissements, hier.&nbsp;&#187;  (La Voix de l&#8217;Est, Actualité, jeudi, 8 mai 2008, p. 1 Se procurer des cigarettes de contrebande Rien de plus facile&nbsp;!  Dion, Alain)</span></p>
<p>Donc, résumons-nous.   1. La contrebande amoindrit assurément nos efforts pour contrer le tabagisme au sein de notre population.  2. Les produits vendus par les contrebandiers sont davantage toxiques et cancérigènes que les produits légaux.  3. Nos jeunes sont des clients parfaits pour les contrebandiers.  Devant ces faits, qu&#8217;attend-on pour agir&nbsp;?</span></p>
<p>Les différents gouvernements ne semblent pas pressés de poser des actions concrètes.  Ce n&#8217;est certainement pas qu&#8217;on manque de preuve, les journaux sont pleins de photos incriminantes.  Selon eux, il s&#8217;agit d&#8217;un problème complexe qui demande une collaboration de plusieurs gouvernements (provincial et fédéral au Canada, mais étatique et fédéral aux États-Unis aussi puisque les réserves chevauchent les deux pays).  Cela demande donc du temps.  Mais encore là, le démantèlement pur et simple des &#171;&nbsp;smoke shops&nbsp;&#187; ne semble pas envisagé.  Une autre stratégie sera utilisée, a affirmé le ministre fédéral de la sécurité publique, Stockwell Day&nbsp;: &#171;&nbsp;On étouffera la production en raréfiant la matière première, et on réduira la consommation en faisant appel au civisme des fumeurs&nbsp;&#187; (Le Devoir, Éthique et religion, lundi, 12 mai 2008, p. b6 La guerre de la cigarette Trafiquants à plumes et exploitants en cravate, Leclerc, Jean-Claude)</span></p>
<p>Je trouve que l&#8217;attitude des gouvernements face à ce problème est tout à fait irresponsable.  Il est ici question de santé publique et nos dirigeants politiques ont des responsabilités à cet égard.  Il ne faut pas tenter d&#8217;agir par ricochet en &#171;&nbsp;raréfiant la matière première&nbsp;&#187;, il faut plutôt agir directement en démantelant les &#171;&nbsp;smoke shops&nbsp;&#187; et en saisissant le produit fini.  Je crois que si les gouvernements n&#8217;osent pas agir c&#8217;est qu&#8217;ils craignent les conséquences d&#8217;une telle intervention en territoire mohawk.  Ils sont terrorisés par les menaces de ces criminels qui sont en fait des terroristes.  Non, ces individus ne menacent pas de crasher des avions dans des immeubles, mais ils nous menacent de bloquer des routes, des ponts et de faire intervenir des groupes paramilitaires comme les Warriors si nous faisons appliquer la loi par les agents de la paix.  Ils se servent de la terreur pour arriver à leur fin, on peut donc les qualifier de terroristes.  Mais nos gouvernements sont bien trop occupés à chasser les terroristes dans les grottes afghanes plutôt que de s&#8217;occuper de ceux qui nous menacent à quelques kilomètres de Montréal. </span></p>
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		<title>Nous n&#8217;avons pas les moyens d&#8217;ignorer le rapport Castonguay</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/nous-navons-pas-les-moyens-dignorer-le-rapport-castonguay/2049</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 10:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[S O C I E T É]]></category>
		<category><![CDATA[philippe couillard]]></category>
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		<description><![CDATA[Le rapport Castonguay a été déposé cette semaine. Un rapport assez consistant de plus de 300 pages. Ce rapport analyse en profondeur notre système de santé&#160;; ses forces, ses faiblesses, son état présent ainsi que les améliorations qu&#8217;on doit lui apporter pour assurer sa pérennité. Il nous apporte également quelques points de comparaisons avec d&#8217;autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3157.jpg" border="0" />
<p>Le rapport Castonguay a été déposé cette semaine. Un rapport assez consistant de plus de 300 pages. Ce rapport analyse en profondeur notre système de santé&nbsp;; ses forces, ses faiblesses, son état présent ainsi que les améliorations qu&#8217;on doit lui apporter pour assurer sa pérennité. Il nous apporte également quelques points de comparaisons avec d&#8217;autres systèmes à travers le monde. Même si certains ont remis en doute l&#8217;impartialité de ses auteurs (qui est totalement impartial&nbsp;???), je crois que ce rapport est le fruit d&#8217;un travail honnête et rigoureux.</p>
<p>J&#8217;aurais aimé vous livrer mes impressions de façon exhaustive dans un long texte bien structuré et bien articulé. Cependant, le temps me manque cruellement. Je tenterai donc d&#8217;être plus concis.</p>
<p>Même si plusieurs acteurs de la scène politique québécoise, dont le ministre Couillard lui-même, ont critiqué vivement l&#8217;état de la situation qui est dépeinte dans ce rapport, je demeure convaincu qu&#8217;elle est bien proche de la réalité. Des chiffres, ça ne ment pas.</p>
<p>Un des problèmes majeurs de notre système, c&#8217;est que son coût d&#8217;exploitation croît plus rapidement que nos richesses collectives. C&#8217;est ce qui explique qu&#8217;on accorde toujours, année après année, une plus grande part de notre budget étatique à la santé. En 1981 c&#8217;était 30,6%, en 2007 on était rendu à 44,3%. C&#8217;est une situation qu&#8217;on ne peut plus tolérer. C&#8217;est totalement inadmissible qu&#8217;on pige dans les autres programmes de l&#8217;État pour éponger la croissance incontrôlée des dépenses en santé. Pendant ce temps-là, ce sont nos routes, notre système d&#8217;éducation, la culture et toutes les autres missions de l&#8217;État qui en souffre.</p>
<p>C&#8217;est donc tout à fait logique et cohérent que le rapport Castonguay propose, comme objectif central, de ramener la croissance des dépenses en santé au niveau de la croissance de nos richesses publique. Par contre, cela ne se fera pas sans douleur et en claquant des doigts. En fait, c&#8217;est un objectif à moyen terme. Le rapport prévoit que cet objectif pourrait être atteint d&#8217;ici 5 à 7 ans.</p>
<p>Pour réussir à atteindre cette cible, il faudra que tout le monde mette la main à la pâte, les médecins, les administrateurs, les citoyens et le gouvernement. Ce n&#8217;est rien de moins qu&#8217;un nouveau contrat social qui est proposé. Bien évidemment, ce nouveau contrat social serait basé sur des valeurs et principes qui nous sont chers&nbsp;: universalité, solidarité, équité, efficacité, responsabilité et liberté.</p>
<p>Également, toujours dans l&#8217;optique d&#8217;atteindre l&#8217;objectif fixé, il serait important de ne pas repousser, de façon dangereusement obstinée, l&#8217;apport que le privé pourrait faire en COMPLÉMENT du public. Cela ne veut pas dire de sacrer notre système public à terre pour en rebâtir un privé. Ça veut simplement dire qu&#8217;on pourrait regarder si le privé ne pourrait pas nous aider à soigner plus de gens et à les soigner mieux. Il ne faut pas voir l&#8217;apport du privé comme étant un objectif, mais comme un moyen d&#8217;arriver à nos objectifs. Évidemment, on garderait toujours un &#339;il attentif&nbsp;; on évaluerait l&#8217;efficacité du privé tous les 5 ans. C&#8217;est en tout cas ce que propose le rapport.</p>
<p>Mais, au-delà de l&#8217;apport du privé, c&#8217;est certain qu&#8217;il faut s&#8217;attaquer principalement à une restructuration de notre système publique. Il faut tout faire pour le rendre plus efficient, c&#8217;est-à-dire le plus efficace possible au moindre coup. C&#8217;est une tâche à laquelle on doit s&#8217;attaquer rapidement, car elle ne donnera des résultats qu&#8217;à moyen terme.</p>
<p>Autre proposition que le rapport Castonguay amène, c&#8217;est de revoir le panier des services offerts par notre système. Il faut cesser de voir cela comme une boîte de pandore qu&#8217;on ne devrait pas ouvrir. Ce panier de services comprend un bon nombre d&#8217;incohérences qu&#8217;il ne faut plus accepter&nbsp;:</p>
<p><i>&#171;&nbsp;Certains soins sont couverts à l&#8217;hôpital mais ne le sont plus à la maison. Les lunettes ne sont pas remboursées aux enfants d&#8217;âge scolaire, certains soins psychologiques sont refusés à des patients qui en auraient besoin, des services d&#8217;orthophonie offerts en cabinet ne sont pas couverts. Par contre, toute visite à l&#8217;urgence ou chez un médecin est obligatoirement gratuite, quels qu&#8217;en soient l&#8217;objet et la fréquence, et indépendamment de la gravité du problème à examiner. Les grippes à répétition sont traitées gratuitement, mais pas la psychothérapie. Certains services diagnostiques sont couverts en milieu hospitalier et ne le sont pas en clinique.&nbsp;&#187; (Rapport Castonguay P. 77)</i></p>
<p>On se doit donc de revoir en profondeur le panier de services offerts afin d&#8217;éliminer au maximum les incongruités aberrantes. À cette fin, le rapport propose d&#8217;effectuer régulièrement une révision des services offerts. Cette révision serait faite par le biais d&#8217;un mécanisme permanent, crédible et légitime. En cette matière, le statu quo n&#8217;est plus acceptable.</p>
<p>Si une restructuration de notre système nous amène, si des efforts y sont consacrés, à moyen terme, à atteindre l&#8217;objectif central que se sont fixé les membres du groupe de travail Castonguay, il est important de trouver, entre temps, des nouvelles sources de revenus afin de combler l&#8217;écart entre la croissance des dépenses en santé et la croissance de nos richesses collectives. Sans ça, ce seront les autres missions de l&#8217;État qui en subiront les désastreuses conséquences.<br />
C&#8217;est donc là qu&#8217;interviennent la fameuse franchise et la hausse de TVQ tant décriées. Je ne tenterai pas ici de vous faire la louange de ces mesures. Seulement, je ne vois pas d&#8217;autres solutions. Ce serait, bien sûr, dans le cas de la TVQ surtout, des mesures temporaires&nbsp;; le temps d&#8217;atteindre notre objectif central.</p>
<p>Par ailleurs, ça ne serait pas illogique qu&#8217;un gouvernement qui se plaignait du déséquilibre fiscal aille chercher de l&#8217;argent qui lui permettrait de mieux équilibrer ses obligations constitutionnelles et ses revenus. C&#8217;est vrai, ça fait des années qu&#8217;on dit que Québec n&#8217;a pas assez d&#8217;argent pour remplir ses obligations émanant de l&#8217;article 92 de la constitution et qu&#8217;Ottawa en a trop pour remplir les responsabilités que lui confère cette même constitution en l&#8217;article 91. Maintenant qu&#8217;Ottawa a abaissé de 2% la TPS, pourquoi ne pas augmenter, de façon temporaire la TVQ de 0,5% ou même 1%. Je crois qu&#8217;il faut y réfléchir sérieusement.</p>
<p>Même si le rapport Castonguay contient bien davantage que ce que j&#8217;ai exposé ici, je crois que l&#8217;essentiel à été dit. Je ne crois pas que ce rapport soit plus révolutionnaire que les rapports Clair, Ménard et Perreault. Par contre, il est de plus en plus urgent d&#8217;agir. En ce sens, il m&#8217;apparaît tout à fait inacceptable et irresponsable que le Ministre Couillard rejette du revers de la main une grande partie des propositions de ce rapport. Pire encore, il a même tenté de nous faire croire que la situation n&#8217;était pas aussi sombre que le groupe de travail le laisse croire. J&#8217;espère que M.&nbsp;Couillard n&#8217;agit pas ainsi dans un but électoraliste, ça serait terrible.</p>
<p>Ça fait 2-3 élections qui se font presque exclusivement sur le dossier de la santé reléguant ainsi au second plan des questions cruciales comme l&#8217;éducation, la famille, l&#8217;économie etc &#8230; Je crois qu&#8217;il est maintenant plus qu&#8217;urgent d&#8217;opérer les changements tant nécessaire. Je ne bois pas le rapport Castonguay comme je boirais l&#8217;eau de la rivière de la Vérité, mais quelles sont les autres propositions&nbsp;?</p>
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		<title>L&#8217;ADQ se dégonfle</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2008 09:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
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<p>Près d&#8217;un an après son élection comme opposition officielle au Québec, le parti de Mario Dumont est en train de se dégonfler. En effet, si au lendemain du scrutin du 26 mars 2007 tous les espoirs étaient permis pour les adéquistes, il en va tout autrement par les temps qui courent. En fait, si des élections provinciales avaient eu lieu au cours des dernières semaines, l&#8217;ADQ se serait retrouvé sur les banquettes du 2e groupe d&#8217;opposition à l&#8217;Assemblée nationale. C&#8217;est à tout de moins le portrait que nous brosse le dernier sondage <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080130/CPACTUALITES/80129273/7044/CPACTUALITES">Crop &#8211; La Presse</a>.</p>
<p>Les partisans adéquistes diront assurément qu&#8217;il s&#8217;agit seulement d&#8217;un sondage et que le vrai sondage c&#8217;est le jour de l&#8217;élection que ça se passe. Ce n&#8217;est pas faux. Cependant, il y a quand même une tendance qui est en train de se dessiner. À chacun des 4 derniers sondages (<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080130/CPACTUALITES/80129273/7044/CPACTUALITES">Crop &#8211; La Presse</a>), l&#8217;ADQ recule par rapport au précédent. (34%, 28%, 26%, 24% &#8211; après répartition proportionnelle de la non-réponse). La même tendance est observable quand on demande aux Québécois&nbsp;: qui ferait le meilleur Premier ministre. Lors des 4 derniers sondages, l&#8217;appui donné à M.&nbsp;Dumont a chuté constamment. (29%, 25%, 23%, 22%) Plus qu&#8217;une saute d&#8217;humeur de la part de l&#8217;électorat québécois, c&#8217;est véritablement un recul de l&#8217;Action Démocratique du Québec qu&#8217;on peut observer au Québec.</p>
<p>Au lendemain du 26 mars 2007, certains sympathisants adéquistes parlaient d&#8217;un nouveau 15 novembre 1976. Une nouvelle ère venait de se lever sur le Québec. Les idées adéquistes, de droites, allaient maintenant pouvoir résonner à l&#8217;Assemblée nationale et partout sur le territoire québécois. Mario Dumont affirmait même, lors de son discours de victoire, que le résultat de l&#8217;élection marquait <a href="http://comtes.adq.qc.ca/tiki-index.php?page=Vid%C3%A9o#_b_lection_2007_Discours_Mario_Dumont_26_mars_2007_b_">&#171;&nbsp;le début d&#8217;un temps nouveau pour le Québec&nbsp;&#187;.</a> Super Mario se voyait déjà dans la chaise du Premier ministre.</p>
<p>Malgré toute la couverture médiatique qu&#8217;ils ont pu avoir après cette percée surprise, les troupes adéquistes n&#8217;ont jamais su capitaliser. Ils ont bien essayé, mais sans jamais vraiment réussir. Ils ont tenté de s&#8217;affirmer sur le dossier de l&#8217;identité et des accommodements raisonnables, mais ils se sont rapidement fait voler le devant de la scène par le PQ. Ensuite, ils ont tenté de faire tomber le gouvernement sur la question des Commissions scolaires. Encore là, ce fut un échec. Les nouvelles idées révolutionnaires qui allaient chambouler le Québec, elles sont où&nbsp;? Ils seraient temps que Dumont nous les présente.</p>
<p>Lors de la &#171;&nbsp;crise&nbsp;&#187; sur le dernier budget libéral, l&#8217;ADQ criait sur tous les toits que c&#8217;était la responsabilité de l&#8217;opposition de s&#8217;opposer au gouvernement. C&#8217;est effectivement le cas. Cependant, ce que les adéquistes semblent oublier, c&#8217;est que l&#8217;opposition a également la responsabilité, dans un régime parlementaire britannique, de fournir une alternative crédible au gouvernement en place. Elle doit présenter ce qu&#8217;elle ferait si elle était le gouvernement. Elle doit nous fournir des projets pour le Québec. À ce niveau, pour l&#8217;instant, l&#8217;ADQ a lamentablement échoué.</p>
<p>Premièrement, contrairement aux deux autres partis représentés à l&#8217;Assemblée nationale, l&#8217;ADQ n&#8217;a pas jugé bon de déposer un mémoire à la Commission Bouchard-Taylor. C&#8217;est quand même bizarre de constater, que le Parti qui a le plus surfé sur la question des accommodements raisonnables, ne considère pas important de mettre sur papier ses réflexions et ses idées et de les livrer aux commissaires. Un parti qui espère prendre le pouvoir ne peut pas se tenir à l&#8217;écart d&#8217;un débat intellectuel d&#8217;une telle importance. Ça ne fait pas très sérieux. Peut-être que Mario Dumont avait peur de changer d&#8217;idée entre le dépôt de son mémoire et la sortie du rapport des commissaires &#8230;</p>
<p>Ensuite, ce fut l&#8217;épisode des élections scolaires. Avec un taux de participation autour de 8%, Super Mario en est venu à la conclusion qu&#8217;il était pertinent de faire tomber le gouvernement afin de pouvoir mettre la hache dans le réseau des Commissions scolaires. Au premier coup d&#8217;&#339;il, l&#8217;idée d&#8217;abolir le gouvernement scolaire peut sembler intéressante. Comme je l&#8217;ai souvent dit et <a href="http://lateteapapineau.blogspot.com/2007/11/que-faire-avec-les-commissions.html">écrit</a>, étant très sensible à la question de l&#8217;éducation, il m&#8217;est impossible de rejeter du revers de la main l&#8217;idée d&#8217;abolir les Commissions scolaires. C&#8217;est une solution qui doit être envisagée. Par contre, il faut avoir des idées pour pouvoir remplacer ce palier gouvernemental. Et ces idées, l&#8217;ADQ ne les avait pas. C&#8217;est vendeur de dire qu&#8217;on va démembrer les Commissions scolaires et en même temps couper le budget de près de 9 milliards qui va avec. Mais pour les remplacer par quoi&nbsp;? On ne met pas la hache dans une structure qui représente une part importante du budget de l&#8217;État sans savoir exactement comment on va la remplacer. Ils avaient certainement quelques réponses et quelques suggestions, mais rien de très cohérent et de compréhensible aux yeux de la population. Ce qui est ressorti de cet épisode, plus qu&#8217;autres choses, c&#8217;est que l&#8217;ADQ, une fois de plus, avait des propositions bien simplistes et bien peu étoffées pour régler un problème bien complexe.</p>
<p>Depuis l&#8217;élection de mars 2007, l&#8217;ADQ n&#8217;a pas réussi à démontrer qu&#8217;il pouvait représenter une alternative crédible au gouvernement Charest. Malgré le fait que 41 députés adéquistes siègent à l&#8217;Assemblée nationale, l&#8217;ADQ est toujours le parti d&#8217;un seul homme pour bon nombre de Québécois. Moi-même, qui demeure dans le bastion adéquiste de Québec et qui étudie en Science politique, j&#8217;aurais de la difficulté à nommer plus de 5-6 députés. Serait-ce que Mario veut cacher ses députés et les idées qu&#8217;ils défendent&nbsp;? Il est permis de le croire.</p>
<p>De plus en plus, l&#8217;ADQ semble être une balloune qui se dégonfle&nbsp;; un parti qui est vide de nouvelles idées. Mario Dumont, qui se prenait pour René Lévesque le soir du 26 mars 2007, ne serait-il pas qu&#8217;une simple girouette trop étourdie pour savoir réellement dans quelle direction les Québécois veulent aller&nbsp;?</p>
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		<title>Regis Labeaume explose contre Guy Chevrette !</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 21:59:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le nouveau Maire de Québec, Régis Labeaume, vient de nous prouver qu&#8217;il n&#8217;avait pas encore tout à fait apprivoisé ses nouvelles fonctions de politicien municipal. Sa sortie disproportionnée et malhabile contre le représentant du Conseil de l&#8217;industrie forestière du Québec (CIFQ), Guy Chevrette, nous le démontre bien. En effet, comme le titrait le Média Matin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2896.jpg" border="0" />
<p>Le nouveau Maire de Québec, Régis Labeaume, vient de nous prouver qu&#8217;il n&#8217;avait pas encore tout à fait apprivoisé ses nouvelles fonctions de politicien municipal. Sa sortie disproportionnée et malhabile contre le représentant du Conseil de l&#8217;industrie forestière du Québec (CIFQ), Guy Chevrette, nous le démontre bien. En effet, comme le titrait le <a href="http://www.mediamatinquebec.com/index.php">Média Matin Québec</a> de vendredi, le Maire Labeaume a littéralement envoyé &#171;&nbsp;paître&nbsp;&#187; Chevrette.</p>
<p>Cette réaction fait suite à une demande du CIFQ et de M.&nbsp;Chevrette pour que la ville de Québec envisage d&#8217;utiliser le bois provenant du Québec, plutôt que celui de la Colombie-Britannique, dans la construction du futur stade de soccer. Réponse de M.&nbsp;Labeaume&nbsp;: <a href="http://www.mediamatinquebec.com/index.php?Section=Accueil&amp;id=6219">&#171;&nbsp;Qu&#8217;ils se mêlent de leurs affaires, ils ne viendront pas me dire comment gérer ma Ville, a explosé le maire Labeaume. On est allé en soumission, le service des approvisionnements est à examiner tout ça et on ne changera pas les règles pour Guy Chevrette.&nbsp;&#187;</a></p>
<p>Ce genre d&#8217;autoritarisme est peut-être bien vu dans une entreprise privée, mais je crois que c&#8217;est un peu différent quand il est question de la gestion d&#8217;une ville. Envoyer les gens &#171;&nbsp;paître&nbsp;&#187; quand ils nous font des demandes courtoises, je trouve ça un peu déplacé et disgracieux. On n&#8217;est pas obligé d&#8217;accepter les demandes de tout le monde, mais il faut au moins avoir l&#8217;habileté de les rejeter gracieusement. Il ne faudrait pas que M.&nbsp;Labeaume oublie qu&#8217;il est le premier représentant de l&#8217;image de la ville et de sa population. Avec une telle sortie, il nous fait carrément passer pour des gens qui manquent de classe. Allez lire <a href="http://www.cifq.qc.ca/imports/ewe/pdf_479a15a7981c3.pdf">la lettre</a> vous-même. Vous constaterez probablement comme moi qu&#8217;il n&#8217;y avait pas matière à envoyer promener M.&nbsp;Chevrette. Au contraire, je crois même que sa demande est tout à fait légitime.</p>
<p>Le Québec vit présentement une très grave crise dans l&#8217;industrie forestière. Plusieurs centaines d&#8217;emplois ont été perdus à travers les régions de la province. Et, malheureusement, il n&#8217;y a rien de meilleur qui s&#8217;annonce pour l&#8217;année à venir. Dans un tel contexte, comment un Maire d&#8217;une ville québécoise d&#8217;importance peut-il lever le nez aussi facilement et aussi radicalement sur le bois d&#8217;ici&nbsp;? Je comprends bien que M.&nbsp;Labeaume a promis de gérer sa ville comme une entreprise, mais il y a de grosses différences entre la gestion d&#8217;une ville et celle d&#8217;une entreprise. Une des plus importantes est que l&#8217;économie d&#8217;une ville n&#8217;évolue pas en vase clos. Un PDG d&#8217;une entreprise a souvent intérêt à faire mourir les autres entreprises qui évoluent dans le même secteur économique que lui. Un Maire d&#8217;une ville doit agir différemment. M.&nbsp;Labeaume n&#8217;a absolument aucun intérêt à ce que l&#8217;économie des régions du Québec se détériore davantage. Quand une usine du Lac-Saint-Jean ferme ses portes, cela se répercute assurément sur la capacité de ses travailleurs à venir passer des fins de semaine dans la Capitale ou à venir assister au festival d&#8217;été de Québec. Il ne faut pas penser que la ville de Québec est dans une bulle. Les fermetures d&#8217;usines passées et celles à venir se répercutent assurément sur l&#8217;économie de la ville. Il faudrait être un peu idiot pour ne pas savoir cela.</p>
<p>Je ne suis pas en train de dire que M.&nbsp;Labeaume est un idiot. J&#8217;aime plutôt croire qu&#8217;il n&#8217;a pas encore réussi à se débarrasser de ses vieux réflexes de businessman. J&#8217;espère seulement qu&#8217;il se réveillera assez rapidement et qu&#8217;il reviendra sur sa décision. Il n&#8217;y aucune raison pour que Québec ne prenne pas son bois dans nos forêts. Surtout qu&#8217;une aide du gouvernement québécois aurait pu compenser pour la différence du prix entre le bois de la Colombie-Britannique et celui du Québec.</p>
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		<title>Quand l&#8217;obésité peut tuer</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jan 2008 00:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[SCIENCE]]></category>
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		<description><![CDATA[Quand quelqu&#8217;un prend la décision de devenir infirmier ou infirmière, j&#8217;ose croire que c&#8217;est par désir d&#8217;aider son prochain. J&#8217;espère également que ces personnes, à partir du moment où elles peuvent faire plus de tort que de bien à leurs patients, ont l&#8217;intelligence et la sagesse de quitter leur emploi. Il me semble que ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2883.jpg" border="0" />
<p>Quand quelqu&#8217;un prend la décision de devenir infirmier ou infirmière, j&#8217;ose croire que c&#8217;est par désir d&#8217;aider son prochain. J&#8217;espère également que ces personnes, à partir du moment où elles peuvent faire plus de tort que de bien à leurs patients, ont l&#8217;intelligence et la sagesse de quitter leur emploi. Il me semble que ce n&#8217;est que la logique qui parle.</p>
<p>Pourtant, cette logique ne semble pas être universelle. Du moins, c&#8217;est ce que l&#8217;actualité de la semaine m&#8217;amène à penser. J&#8217;imagine que vous avez tous et toutes entendu parler de cette infirmière obèse qui contestait la décision de son employeur de l&#8217;exclure du bloc opératoire pour des raisons d&#8217;hygiène et de sécurité pour les patients. À la limite, je peux concevoir que l&#8217;infirmière soit frustrée, choquée et humiliée par cette décision. Je peux également comprendre que cette frustration ait pu l&#8217;empêcher de comprendre la logique de cette décision. Par contre, je ne peux pas concevoir qu&#8217;un syndicat ait tenté de défendre une telle cause.</p>
<p>C&#8217;est totalement ridicule. Ça fait déjà plusieurs années qu&#8217;on se fait répéter continuellement que nos hôpitaux sont infestés de maladies nosocomiales et que cela provoque plusieurs décès chaque année. On tente par tous les moyens de réduire aux maximums ces maladies dites &#171;&nbsp;d&#8217;hôpital&nbsp;&#187;. Et ne voilà pas qu&#8217;un syndicat s&#8217;acharne pour défendre une source potentielle d&#8217;infection pour les patients. C&#8217;est totalement incompréhensible.</p>
<p>J&#8217;espère que vous n&#8217;irez pas croire que je suis pour la discrimination des obèses et que je n&#8217;ai aucun respect pour ces gens là. Au contraire&nbsp;! Je sais trop bien que cela peut être un handicap gênant et très incommodant. Par contre, jamais je n&#8217;accepterai qu&#8217;un hôpital prenne des risques qui pourraient mettre la santé des patients en danger uniquement pour ne pas déplaire à une personne handicapée par une obésité morbide. Jamais&nbsp;!</p>
<p>Cette femme, en plus d&#8217;avoir une sudation anormalement élevée qui aurait pu contaminer un patient (une goutte de sueur dans un thorax ouvert, il me semble que ce n&#8217;est pas l&#8217;idéal), augmentait considérablement le risque d&#8217;infection par sa corpulence&nbsp;: &#171;&nbsp;Incapable de saisir certains instruments, elle devait faire le tour de la table d&#8217;opération, augmentant les risques de contaminer le &laquo;&nbsp;champ stérile&nbsp;&raquo; érigé autour du patient.&nbsp;&#187; (Patrick Duquette, La Presse, La Presse, Actualités, mardi, 22 janvier 2008, p. A8) Il m&#8217;apparaît donc très évident que cette infirmière pouvait davantage nuire à ses patients qu&#8217;elle pouvait les aider. Idéalement, elle aurait dû s&#8217;en rendre compte elle-même et demander un transfert dans un secteur de l&#8217;hôpital où sa condition aurait été moins risquée pour les bénéficiaires. Par contre, je comprends que c&#8217;est souvent plus facile à dire qu&#8217;à faire et que ces personnes ont le désir légitime d&#8217;occuper des postes importants. Il n&#8217;est pas toujours facile d&#8217;admettre que notre handicap nous empêche de bien faire notre travail. Cependant, comment un syndicat a-t-il pu tenter de défendre l&#8217;indéfendable&nbsp;? C&#8217;est dans ce genre de situation que les syndicats perdent leur crédibilité aux yeux de la population. Les dirigeants syndicaux ne devraient jamais tenter de défendre leurs membres quand il est question de la santé et de la sécurité de la population. Leur rôle aurait dû être d&#8217;accompagner leur membre vers un traitement de son obésité et de travailler avec l&#8217;employeur afin de trouver le meilleur poste pour l&#8217;infirmière en question. Au lieu de ça ils ont stupidement crié à la discrimination &#8230;</p>
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		<title>L&#8217;option souverainiste : le choix des mots</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jan 2008 10:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, je suis souverainiste. En fait, j&#8217;ai probablement été souverainiste avant de savoir ce que cela voulait dire. De la même manière que je suis devenu un partisan des Canadiens en regardant le hockey avec mon père, je suis devenu souverainiste en écoutant les conversations partisanes de mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2850.jpg" border="0" />
<p>Depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, je suis souverainiste. En fait, j&#8217;ai probablement été souverainiste avant de savoir ce que cela voulait dire. De la même manière que je suis devenu un partisan des Canadiens en regardant le hockey avec mon père, je suis devenu souverainiste en écoutant les conversations partisanes de mes parents et des membres de ma famille élargie.</p>
<p>Un peu plus tard, quand il est venu le temps de me politiser davantage, j&#8217;ai consolidé mes convictions souverainistes en étudiant l&#8217;histoire politique du Québec. Depuis ce temps, j&#8217;ai acquis la profonde certitude que le Québec possède tous les atouts nécessaires pour devenir un État souverain. Je suis également convaincu que le Québec se doit de faire son indépendance pour protéger adéquatement sa culture et son identité nationale.<br />
Avec la défaite du Parti québécois lors des dernières élections, j&#8217;ai rapidement compris que le projet d&#8217;indépendance nationale allait se retrouver sur une tablette pour plusieurs années. Cependant, le recul du principal véhicule souverainiste ne change en rien la nécessité, pour les Québécois, d&#8217;acquérir un maximum de souveraineté. Je suis toujours persuadé que les Québécois s&#8217;accompliront davantage et plus facilement quand ils auront acquis le statut d&#8217;État indépendant.</p>
<p>En bon démocrate que je suis, je sais que le jour où nous pourrons tenir un autre référendum n&#8217;est pas pour demain. Par contre, rien ne nous empêche de faire quelques petits pas qui nous rapprocheront de ce jour.</p>
<p><strong>Que pouvons-nous faire&nbsp;?</strong></p>
<p>Même si l&#8217;option souverainiste a quelque peu reculé ou stagné au cours des dernières années, il faut quand même admettre qu&#8217;il y a toujours beaucoup plus de souverainiste au Québec que de fédéraliste. En fait, si les Québécois ne sont pas prêts pour l&#8217;indépendance, ils ne sont pas pour autant satisfaits du fédéralisme canadien. Pour appuyer cette affirmation, nous avons qu&#8217;à regarder l&#8217;augmentation des appuis pour le Parti de Mario Dumont. Sans proposer l&#8217;indépendance et tout en rejetant le fédéralisme du statu quo, l&#8217;ADQ se définit comme étant un parti &#171;&nbsp;autonomiste&nbsp;&#187;. D&#8217;après les résultats de la dernière élection provinciale, on peut donc affirmer qu&#8217;il y a, grosso modo, 60% des électeurs qui sont assez insatisfait du fédéralisme actuel pour voter pour un parti qui le rejette (le total des appuis du PQ et de l&#8217;ADQ).</p>
<p>À partir de ce constat, qu&#8217;est que la classe politique québécoise peut faire pour satisfaire les aspirations des Québécois et les sortir du statu quo qu&#8217;ils rejettent&nbsp;? Le Parti québécois de Mme&nbsp;Marois, suite à la suggestion de M.&nbsp;Gérald Larose, a proposé cette semaine de faires des &#171;&nbsp;gestes de souveraineté&nbsp;&#187;. Je crois que l&#8217;idée, bien qu&#8217;elle ne soit pas nouvelle, est très bonne. Cependant, je crois que je choix des mots, stratégiquement parlant, n&#8217;est pas très bon. Je crois qu&#8217;il aurait été plus juste de parler d&#8217;affirmation nationale.</p>
<p>Je comprends très bien que cela aurait créé un terrible remous à l&#8217;intérieur du PQ. Certains auraient vu là-dedans un retour en arrière et la renaissance de la formule de Pierre-Marc Johnson. Par contre, cela aurait eu l&#8217;avantage de ne pas donner, gratuitement, des armes à nos adversaires fédéralistes.</p>
<p>Parmi ces adversaires, il y a eu le Ministre Benoit Pelletier qui nous a traité de radicale et d&#8217;antidémocratique&nbsp;: &#171;&nbsp;Mme&nbsp;Marois veut tellement rassurer la frange pure et dure de sa propre formation politique qu&#8217;elle en vient à flirter avec des idées qui, à mon avis, ne sont pas démocratiques et constitueraient des gestes de grandes conséquences, négatives pour le Québec&nbsp;&#187; (La Presse mercredi, 16 janvier 2008, p. A6). Il a même poussé le ridicule en allant jusqu&#8217;à dire que, si le Québec s&#8217;engageait dans cette voie, il serait plongé dans &#171;&nbsp;une espèce de chaos&nbsp;&#187; (Le Soleil, mercredi, 16 janvier 2008, p. 6). Il y a eu aussi le chef libéral fédéral, Stéphane Dion, qui a dit que le PQ voulait faire la souveraineté &#171;&nbsp;par la porte arrière&nbsp;&#187;. Toutes ses sorties agressives de la part des ténors fédéralistes auraient pu être évité si le mot souveraineté avait été absent la formule proposée par Marois. De plus, le choix du concept &#171;&nbsp;d&#8217;affirmation nationale&nbsp;&#187; aurait reflété plus précisément ce qu&#8217;entend faire la chef péquiste.</p>
<p>En effet, qu&#8217;est que les fédéralistes auraient pu trouver à dire devant un projet d&#8217;affirmation nationale&nbsp;? L&#8217;existence de la nation québécoise n&#8217;est remise en doute par personne. Même le Parlement fédéral canadien a reconnu cet état de fait. Quand on est une nation, il n&#8217;y a rien de mal à l&#8217;affirmer haut et fort et à faire des gestes en ce sens. Qui a remis en doute la décision de Maurice Duplessis de nous doter d&#8217;un drapeau national&nbsp;? Qui a critiqué Jean Lesage quand il a créé la Caisse de dépôt et placement&nbsp;? Qui n&#8217;est pas d&#8217;accord avec la doctrine Gérin-Lajoie qui nous donne le droit et la responsabilité de s&#8217;affirmer sur la scène internationale quand cela touche les champs de compétences des provinces&nbsp;? Ce sont tous des gestes d&#8217;affirmation nationale qui ont fait grandir la nation québécoise&nbsp;; et la grande majorité des Québécois sont bien satisfaits de ces acquis.</p>
<p>Malheureusement, Mme&nbsp;Marois a donné des munitions à nos adversaires en choisissant des mots qui plaisent davantage aux péquistes qu&#8217;aux Québécois en général. Cependant, j&#8217;ai quand même confiance que le PQ réussira à mieux expliquer ses intentions et à sortir du dialecte uniquement compréhensible par les péquistes (comme le disait Michel C. Auger ce matin à l&#8217;émission &#171;&nbsp;Les coulisses du pouvoir&nbsp;&#187;) et qu&#8217;ils réussiront à faire comprendre aux Québécois qu&#8217;il s&#8217;agit, dans les faits, d&#8217;affirmer notre spécificité et nos particularités nationales. Car quoi qu&#8217;en disent les fédéralistes, je suis pas mal convaincu qu&#8217;une majorité de Québécois seraient très enthousiastes à l&#8217;idée de nous doter d&#8217;une citoyenneté et d&#8217;une constitution québécoise. Cela répondrait certainement, du moins en parti, aux aspirations des Québécois qui, sans vouloir faire l&#8217;indépendance, ont un désir certain d&#8217;affirmer leur identité. En tout cas, ça serait sûrement mieux que la position molasse du Parti libéral qui, depuis trop longtemps, n&#8217;a rien de bon à proposer aux Québécois en matière d&#8217;identité et d&#8217;affirmation nationale.</p>
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		<title>Internet au travail, un fléau ? Des fonctionnaires naviguent&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 02:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[S O C I E T É]]></category>
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		<description><![CDATA[Qui ne l&#8217;a jamais fait&#160;? Un petit courriel à un ami, vérifier la température qu&#8217;il fera ce week-end ou encore aller visionner le dernier clip des Têtes à claques&#160;; tout ça sur les heures de travail. Que pensez de ça&#160;? Les patrons doivent-ils être tolérants ou devraient-ils s&#8217;attaquer au problème de front&#160;? En tout cas, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2480.jpg" border="0" />
<p>Qui ne l&#8217;a jamais fait&nbsp;? Un petit courriel à un ami, vérifier la température qu&#8217;il fera ce week-end ou encore aller visionner le dernier clip des Têtes à claques&nbsp;; tout ça sur les heures de travail. Que pensez de ça&nbsp;? Les patrons doivent-ils être tolérants ou devraient-ils s&#8217;attaquer au problème de front&nbsp;?</p>
<p>En tout cas, <a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20071122/CPSOLEIL/71121261/5019/CPSOLEIL">il y a 27 employés de la ville de Québec</a> qui auront l&#8217;occasion d&#8217;y réfléchir pendant les prochains jours. Ils se sont fait prendre à voler du temps à leur employeur en utilisant de façon inappropriée et abusive leur accès à Internet. Résultat&nbsp;: les sanctions vont de la lettre de réprimande à la suspension pour un an.</p>
<p>Moi je crois que ces sanctions sont parfaitement méritées. Je ne dois pas être le seul, car même leur syndicat a décidé de ne pas intervenir, la cause étant jugée indéfendable. Il est évident qu&#8217;un employeur ne peut pas tolérer une perte de temps aussi flagrante. Si un employé perd 5 minutes par jour sur Internet, imaginez combien une entreprise de 200 employés pourrait perdre d&#8217;argent au bout d&#8217;un an.</p>
<p>Le développement du réseau Internet a été si extraordinaire au cours des dernières années que certains employeurs n&#8217;ont pas encore eu le temps de s&#8217;adapter. Mais ils devront le faire. Je crois que c&#8217;est d&#8217;abord et avant tout leur responsabilité de filtrer l&#8217;accès à Internet. Avec les logiciels qui existent aujourd&#8217;hui, ce genre de chose ne devrait pas arriver.</p>
<p>C&#8217;est bien beau de croire que tout le monde est parfaitement honnête, mais ça ne correspond pas à la réalité. Tous les ordinateurs du secteur public devraient être dotés de logiciels qui filtrent et bloquent l&#8217;accès aux sites qui ne sont pas en lien avec le travail. Je suis convaincu que c&#8217;est un investissement que tous les contribuables accepteraient de faire. Ça éviterait de se faire voler du temps et d&#8217;être obligé de sanctionner des employés. Je suis tout à fait d&#8217;accord avec les sanctions imposées, mais je crois que la ville a quand même une certaine responsabilité là-dedans. Je trouve ça négligent de fournir un accès Internet sans filtre à des travailleurs sur les heures de bureau. Tout le monde sait qu&#8217;il y aura toujours un Adam pour succomber à la tentation d&#8217;aller se faire des amis sur Facebook ou lire le merveilleux blogue <a href="http://lateteapapineau.blogspot.com/">La tête à Papineau</a>.</p>
<p>L&#8217;Internet au travail n&#8217;est probablement pas encore le fléau que j&#8217;annonçais dans mon titre. Il y a encore plusieurs personnes qui ne verraient aucune utilité à se servir d&#8217;Internet au boulot. Par contre, quand les jeunes qui sont nés en même temps qu&#8217;Internet arriveront sur le marché du travail, le problème risque assurément de s&#8217;amplifier. C&#8217;est donc important que les employeurs, surtout dans le secteur public, utilisent les outils disponibles pour éviter ce genre de situation. Bien souvent, ça coûte moins cher de prévenir que de guérir &#8230;</p>
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		<title>Réflexion sur le pouvoir fédéral de dépenser</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Nov 2007 07:57:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuel Simard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[CANADA]]></category>
		<category><![CDATA[QUEBEC]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis longtemps, j&#8217;ai compris que le pouvoir fédéral de dépenser était un merveilleux outil d&#8217;édification de la nation (nation building). En s&#8217;ingérant dans les champs de compétences des provinces, le fédéral tente d&#8217;uniformiser le Canada, autant qu&#8217;il le peut, pour essayer de nous faire croire que les valeurs sociales communes des Québécois et des Canadiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton2417.jpg" border="0" />
<p>Depuis longtemps, j&#8217;ai compris que le pouvoir fédéral de dépenser était un merveilleux outil d&#8217;édification de la nation (nation building). En s&#8217;ingérant dans les champs de compétences des provinces, le fédéral tente d&#8217;uniformiser le Canada, autant qu&#8217;il le peut, pour essayer de nous faire croire que les valeurs sociales communes des Québécois et des Canadiens sont le ciment de l&#8217;unité nationale.</p>
<p>Même si le fait que les Canadiens et les Québécois sont très proches au niveau des valeurs sociales est indéniable, les dirigeants québécois ont toujours insisté vigoureusement pour que le fédéral ne s&#8217;ingère pas dans les champs de compétences provinciales. En effet, les premiers ministres québécois combattent le pouvoir fédéral de dépenser depuis très longtemps. Dans un <a href="http://www.saic.gouv.qc.ca/publications/documents_inst_const/position.pdf">document</a> trouvé parmi les publications gouvernementales québécoises, on peut relever des revendications par rapport au pouvoir fédéral de dépenser depuis au moins l&#8217;époque de Duplessis. C&#8217;est dire à quel point cette question ne date pas d&#8217;hier.</p>
<p>Si les différents gouvernements qui se sont succédé depuis Duplessis ont tous demandé à Ottawa d&#8217;encadrer ou même d&#8217;abolir le pouvoir fédéral de dépenser c&#8217;est probablement qu&#8217;il y a de bonnes raisons de le faire. À mon avis, à partir du moment où, dans une fédération, l&#8217;autorité centrale a, après avoir pourvu à toutes ses obligations constitutionnelles, assez d&#8217;argent pour s&#8217;ingérer dans les champs de compétences des entités fédérées, c&#8217;est qu&#8217;il y a un certain déséquilibre au niveau de la fiscalité. Autrement dit, si Ottawa a trop d&#8217;argent pour ce qu&#8217;il a comme responsabilités et que Québec a trop de responsabilités pour ce qu&#8217;il a d&#8217;argent, il me semble que le déséquilibre fiscal devient plus qu&#8217;évident. La seule raison qui fait que le gouvernement fédéral a la possibilité de dépenser dans nos champs de compétences, c&#8217;est qu&#8217;il y a déséquilibre. Accepter le pouvoir fédéral de dépenser reviendrait à accepter le déséquilibre fiscal.</p>
<p>La position traditionnelle du Québec a toujours été de régler ce déséquilibre fiscal afin de noyer une partie du problème des empiètements fédéraux dans les champs de compétences des provinces. En rééquilibrant ainsi la fiscalité dans la fédération, les provinces pourraient mieux remplir les tâches qui leur incombent constitutionnellement (Santé, culture, éducation, etc&#8230;) et, par le fait même, les problèmes émanant du pouvoir fédéral de dépenser se règleraient automatiquement d&#8217;eux-mêmes.</p>
<p>Malheureusement, croire que cela pourrait se passer ainsi serait regarder la politique canado-québécoise avec des lunettes roses. C&#8217;est simple, le fédéral n&#8217;a tout simplement pas avantage à régler ces problèmes. Les champs de compétences des provinces sont ceux qui interviennent le plus directement dans le quotidien des citoyens. C&#8217;est par cette voie qu&#8217;il est le plus facile de créer un sentiment d&#8217;unité nationale. C&#8217;est aussi par ces compétences qu&#8217;il est le plus facile de faire pencher une opinion publique en sa faveur. Prenez l&#8217;exemple des dernières élections fédérales de 2006. La promesse des conservateurs de verser un chèque directement aux familles &#8211; pour remplacer le programme national de garderie des Libéraux &#8211; a certainement fait fléchir quelques Québécois en leur faveur. Pourtant, le gouvernement fédéral ne devrait pas s&#8217;ingérer dans la gestion des garderies. C&#8217;est clairement un domaine de compétence provinciale. Mais, dans les faits, quand il est temps d&#8217;embellir son image, de se faire du capital politique ou de gagner des élections, le gouvernement fédéral, qu&#8217;il soit conservateur ou Libéral, n&#8217;hésite jamais à jouer dans les plates-bandes du Québec. Bien souvent, il est beaucoup plus facile de gagner des élections en parlant de garderie et de santé qu&#8217;en parlant d&#8217;armée et de relations étrangères.</p>
<p>Tous ces empiètements dans les champs de compétence provinciale ne font que rendre plus évident l&#8217;effritement du principe fédéral au sein de la constitution canadienne. En 1867, quand les pères fondateurs ont réussi à s&#8217;entendre sur un compris qui permettait alors d&#8217;unir politiquement les 4 provinces du Canada, la séparation des champs de compétences, de telle sorte que le Québec puisse demeurer pleinement souverain dans les domaines cruciaux pour l&#8217;évolution de sa société distincte, était une condition sine qua non à la mise en place de cet ordre constitutionnel. Si des hommes comme Georges-Étienne Cartier ont accepté d&#8217;adhérer à ce Canada fédéral, c&#8217;est justement qu&#8217;il était fédéral et non pas unitaire. Ce qui se passe depuis plusieurs décennies avec le pouvoir fédéral de dépenser est en train de pervertir sérieusement ce principe sur lequel s&#8217;est bâti le Canada. Si le gouvernement fédéral de Stephen Harper veut vraiment bâtir un fédéralisme d&#8217;ouverture, il faudrait peut-être qu&#8217;il règle ce problème. Et pour régler ce problème, à mon avis, il n&#8217;y a que de façon constitutionnelle qu&#8217;on peut y arriver. Aucune simple loi ne pourra régler ce problème de façon définitive. Et tant qu&#8217;à rouvrir le débat constitutionnel, aussi bien constitutionnaliser l&#8217;existence la nation québécoise et abolir le sénat, mais là je rêve &#8230;</p>
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