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	<title>CentPapiers &#187; Dimanche Matin</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>Coldplay &#8211; Viva La Vida Or Death And All His Friends (2008)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jun 2008 10:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je vous avertis tout de suite, cette chronique aura besoin de vos commentaires pour s&#8217;accomplir. Pourquoi&#160;? Car il m&#8217;est très difficile d&#8217;être objectif pour cette critique. Il s&#8217;agit d&#8217;un album que j&#8217;attendais depuis très longtemps, la formation étant pour moi parmi mes groupes préférés. Dès que les simples sont sortis (Viva la Vida et Violet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3905.jpg" border="0" />
<p>Je vous avertis tout de suite, cette chronique aura besoin de vos commentaires pour s&#8217;accomplir. Pourquoi&nbsp;? Car il m&#8217;est très difficile d&#8217;être objectif pour cette critique.</p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un album que j&#8217;attendais depuis très longtemps, la formation étant pour moi parmi mes groupes préférés. Dès que les simples sont sortis (Viva la Vida et Violet Hill), je les ai écoutés à maintes reprises, sans me lasser de la voix de Chris Martin et des arrangements magnifiques, incluant les ensembles de cordes et de grosses caisses rythmées.</p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;album en main et je ne suis pas déçu.</p>
<p>Un ensemble fidèle à Coldplay. À chaque opus de la formation, ils nous ont offert le même style avec toujours une variante. Cette fois-ci, ils ont décidé d&#8217;y aller dans les arrangements. Des sons de grosses caisses aux cordes tonitruantes nous transportent dans des atmosphères Rock ambiants délicieux. La guitare électrique pesante sur certaines pièces laisse sa marque et nous traverse le corps. Une basse agréable berce les compositions. Le piano toujours important n&#8217;est pas en reste avec ses accords lourds. Les textes de Martin sont toujours portés d&#8217;images. À noter, une facture visuelle très intéressante, sortant du style habituel du groupe, apporte une saveur de champ de bataille, de révolution (on sens le lien avec les tambours et avec une pièce comme Violet Hill qui sonne comme une marche militaire sur des substances illicites).</p>
<p>Un album à ajouter à votre collection. Et s&#8217;il y a des chanceux qui ont réussis à mettre la main sur des billets pour le spectacle au Centre Bell&#8230; je serai disponible pour vous accompagner n&#8217;importe quand&nbsp;!</p>
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		<title>Fêtez la Saint-Jean avant tout le monde !</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 21:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pourquoi attendre le 24 juin pour célébrer votre fierté d&#8217;être québécois&#160;? C&#8217;est sans doute ce que s&#8217;est dit l&#8217;animateur Jonas Fortier. Préparez-vous et faites le plein d&#8217;énergie car un show colossal vous attend de pied ferme le 14 juin, précisément 10 jours avant la Fête nationale. Donc, ce 14 juin, rendez-vous aux Studios de Rouen [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3866.jpg" border="0" />
<p>Pourquoi attendre le 24 juin pour célébrer votre fierté d&#8217;être québécois&nbsp;? C&#8217;est sans doute ce que s&#8217;est dit l&#8217;animateur Jonas Fortier. Préparez-vous et faites le plein d&#8217;énergie car un show colossal vous attend de pied ferme le 14 juin, précisément 10 jours avant la Fête nationale.</p>
<p>Donc, ce 14 juin, rendez-vous aux Studios de Rouen (3935, rue de Rouen, Montréal), pour 19 h. Jusqu&#8217;à 6 h, le lendemain matin, vous aurez l&#8217;opportunité d&#8217;entendre plusieurs groupes musicaux qui empileront les décibels pour votre plus grand plaisir. À ce jour, les formations Lost Ponchos &#8211; dont fait partie Jonas Fortier &#8211; et Pornstar (photo au début de l&#8217;article) ont confirmé leur présence. De nombreux autres les rejoindront pour ce séjour nocturne démentiel où vous découvrirez une pléiade de jeunes talents.</p>
<p>Si vous ne connaissez pas encore Pornstar, sachez que ces cinq gars énergiques avaient atteint la demi-finale de l&#8217;édition 2007-2008 de la prestigieuse compétition L&#8217;Omnium du Rock. Pornstar, c&#8217;est du rock solide, intense, étourdissant même, mené de main de maître par le soliste Johnny Rock qui se déchaîne comme un forcené avec ses acolytes musiciens, tout aussi allumés que lui. Avec ce quintette, ça va rocker et pas à peu près&nbsp;!</p>
<p>Situés au c&#339;ur du quartier Hochelaga-Maisonneuve, les Studios de Rouen sont dotés d&#8217;une salle renfermant les outils technologiques les plus sophistiqués.</p>
<p>Notez dès maintenant à votre agenda&nbsp;: le14 juin, à 19 h &#8211; et presque sans interruptions jusqu&#8217;au 15 juin à 6 h &#8211; vos oreilles vivront l&#8217;orgasme total&nbsp;!</p>
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		<title>Weezer (red album) &#8211; la suite illogique des choses</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 22:42:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trois ans après avoir lancé &#171;&#160;Make Believe&#160;&#187;, un disque qui s&#8217;éloignait déjà passablement des cordes de Weezer, le groupe californien applique une nouvelle couche de peinture avec l&#8217;album rouge (après le bleu et le vert). Ce sixième album officiel semble être un compromis entre les origines du groupe et les nouvelles voies qu&#8217;il désire emprunter. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3863.jpg" border="0" />
<p>Trois ans après avoir lancé &#171;&nbsp;Make Believe&nbsp;&#187;, un disque qui s&#8217;éloignait déjà passablement des cordes de Weezer, le groupe californien applique une nouvelle couche de peinture avec l&#8217;album rouge (après le bleu et le vert). Ce sixième album officiel semble être un compromis entre les origines du groupe et les nouvelles voies qu&#8217;il désire emprunter. À première écoute, on pourrait croire que c&#8217;est juste plus pop, mais ce serait une erreur. C&#8217;est justement cette accessibilité croustillante qui a fait la marque de Weezer. À défaut de pouvoir comparer, analysons&#8230;</p>
<p>En faisant un &#171;&nbsp;zoom-out&nbsp;&#187; pour capter le portrait général, on note une hétérogénéïté sur l&#8217;ensemble du disque&nbsp;: la première moitié étant plus commerciale et habituelle, la seconde étant plus décousue et expérimentale. Au première abord, on se laisse prendre par le côté accrocheur des premières pièces. Troublemaker ouvre en force avec son refrain punché de futur extrait radio. L&#8217;excellente The Greatest Man That Ever Lived surprend par ses changements de rythme et son irrégularité. Pork and Beans, premier extrait en puissance, propulsé par un excellent vidéoclip, complète le trio d&#8217;ouverture avec brio. Ensuite, on perd un peu nos repères avec Heart Songs, une petite mélodie agréable qui ne ressemble en rien aux compositions auxquels Rivers Cuomo nous a habitué. Everybody Get Dangerous complète très bien la première moitié avec des airs à la Red Hot Chili Peppers.</p>
<p>La seconde moitié, tel qu&#8217;annoncé dans le paragraphe précédent, nécessite un apprivoisement. Dreamin&#8217; rappelle encore le son de Weezer alors que Thought I Knew se niche dans des sentiers plus folk. Pour ce titre, un exercice de chaise musicale s&#8217;est imposé&nbsp;: Le chanteur à la batterie, le guitariste au chant, le drummer à la guitare&#8230; Amusant&nbsp;! Pat Wilson (drums) s&#8217;est amusé à chanter sa propre chanson lui aussi en prêtant sa voix à Automatic. Les résultats de ces jongleries à l&#8217;interne sont appréciables et démontrent parfaitement la chimie qui demeure au sein du groupe. L&#8217;album rouge n&#8217;a pas de ligne directrice, mais ça fait partie du charme. On s&#8217;y retouve jusqu&#8217;à la fin, bercé par les dernières notes de la très sentie The Angel and the One, sans trop se poser de questions. Seul ombrage au tableau&nbsp;: Cold Dark World, une chanson effacée qui n&#8217;apporte rien, sinon qu&#8217;un brin d&#8217;ennui entre deux excellentes pièces.</p>
<p>La version &#171;&nbsp;deluxe&nbsp;&#187; de l&#8217;album offre quatre pièces supplémentaires. Deux d&#8217;entre-elles (Miss Sweeney, King) valent le détour alors que les deux autres (Pig, The Spider) sont parmi les plus mauvaises du groupe qu&#8217;il m&#8217;a été donné d&#8217;entendre. Toutefois, le livret accompagné des commentaires des gars de Weezer justifie l&#8217;achat de cette version à lui seul.</p>
<p>****</p>
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		<title>99 francs : Des slogans bien cokés</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2008 08:10:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Octave (Jean Dujardin) exerce la profession de rédacteur publicitaire. C&#8217;est lui qui conçoit les pubs qui éventuellement verront le jour et, ultimement, orienteront la consommation des gens. Il travaille pour Ross &#38; Witchcraft, la plus prestigieuse agence de publicité au monde. Par conséquent, son train de vie est très élevé&#160;: argent, filles, drogue&#8230; Tout est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3799.jpg" border="0" />
<p>Octave (Jean Dujardin) exerce la profession de rédacteur publicitaire. C&#8217;est lui qui conçoit les pubs qui éventuellement verront le jour et, ultimement, orienteront la consommation des gens. Il travaille pour Ross &amp; Witchcraft, la plus prestigieuse agence de publicité au monde. Par conséquent, son train de vie est très élevé&nbsp;: argent, filles, drogue&#8230; Tout est à sa portée. Or, un jour, Octave craque. Il n&#8217;en peut plus. Et les conséquences seront grandes.</p>
<p>99 francs est un film rempli d&#8217;humour sur l&#8217;univers de la publicité, mais un monde vu de l&#8217;intérieur pour en faire ressortir les éléments les plus visqueux et poisseux. On y présente des personnages détestables, mais vraiment détestables, et c&#8217;est ce qui rend le film efficace. Il ne faut pas se le cacher&nbsp;: 99 francs a été conçu pour éveiller les consciences sur le phénomène toujours grandissant de la publicité. Dans le film, on envisage le public comme une donnée aisément manipulable. L&#8217;idée n&#8217;est pas nouvelle, mais cette fois, le spectateur est directement concerné. Il se sent comme un produit de consommation, littéralement. Et lorsqu&#8217;il voit cet Octave et ses confrères le man&#339;uvrer à sa guise, le malaise s&#8217;installe. Il s&#8217;installe, ce beau malaise, et il reste, bien à son aise, pendant tout le film. Et même après.</p>
<p>Par ailleurs, le héros du film est paradoxal. Si certains antihéros sont attachants tout en étant méchants, violents ou ce que vous voulez, Octave est franchement désagréable au départ. Il a tout pour être le pire des trous de cul. Il s&#8217;adresse même au spectateur pour le narguer, encore et encore. C&#8217;est lorsqu&#8217;il a ses premiers moments de faiblesse qu&#8217;il devient attachant. Et comme il tombe de haut, l&#8217;effet est tangible. Jean Dujardin joue son personnage à merveille, et ce, même s&#8217;il a parfois des airs de Brice de Nice. On suit la vie d&#8217;Octave avec un rythme chaotique, de multiples commentaires du personnage sur sa propre vie, des scènes tirées d&#8217;un trip d&#8217;acide, etc. Tout ça, avec des slogans accrocheurs et de beaux angles de caméra comme toile de fond. À voir, pour voir l&#8217;envers du décor.</p>
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		<title>Carlsberg Export : Aussi bien acheter la régulière</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2008 13:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Brassée par&#160;: Carlsberg, Copenhague, Danemark Bouteille verte, 660 ml, 5% alc. / vol. Disponibilité&#160;: Extrêmement rare, dans certains dépanneurs oubliés. La Carlsberg Export est une bière que l&#8217;on dit similaire à la Carlsberg régulière ou à la Tuborg, toutes deux brassées par la même compagnie. D&#8217;autre part, le slogan publicitaire est plutôt amusant&#160;: Si bonne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3665.jpg" border="0" />
<p><strong>Brassée par&nbsp;:</strong> Carlsberg, Copenhague, Danemark<br />
Bouteille verte, 660 ml, 5% alc. / vol.</p>
<p><strong>Disponibilité&nbsp;:</strong> Extrêmement rare, dans certains dépanneurs oubliés.</p>
<p>La Carlsberg Export est une bière que l&#8217;on dit similaire à la Carlsberg régulière ou à la Tuborg,  toutes deux brassées par la même compagnie. D&#8217;autre part, le slogan publicitaire est plutôt amusant&nbsp;: Si bonne que les Danois détestent avoir à l&#8217;exporter&#8230;</p>
<p><strong>Yeux&nbsp;:</strong> C&#8217;est une blondasse qui se laisse mater du coin de l&#8217;&#339;il. Constante en effervescence, elle mousse à point. À peine versée, on a des préjugées de bière commerciale, du genre peu goûteuse, pour étancher la soif. Point.</p>
<p><strong>Nez&nbsp;:</strong> Des flash-back citronnés hantent notre esprit. Ça sent la bière (vous l&#8217;aurez deviné), mais aussi l&#8217;orge en subtilité. On a beau chercher d&#8217;autres odeurs pour se convaincre, rien d&#8217;autre ne se manifeste.</p>
<p><strong>Bouche&nbsp;:</strong> Étrangement sèche, on aurait cru cette lager plus désaltérante. L&#8217;alcool se perd dans le pétillement intense alors que les autres saveurs ne semblent pas exister.</p>
<p><strong>Gorge&nbsp;:</strong> L&#8217;alcool disparu en bouche revient en arrière-goût, comme un rappel d&#8217;ivresse à venir. Les odeurs céréalières se manifestent désormais sous une espèce d&#8217;amertume semi-discrète, semi-imaginaire. Ouais&nbsp;!</p>
<p><strong>Verdict&nbsp;:</strong> Tant qu&#8217;à se fendre en quatre pour difficilement trouver cette bière plutôt rare au Québec, aussi bien acheter une caisse de Carlsberg régulière. Généralement, elle est plus fraîche puisqu&#8217;elle est plus vendue. Et le fait d&#8217;être entreposé en caisses permet à la bière d&#8217;absorber moins de lumière, ce qui évite souvent l&#8217;odeur de moufette.</p>
<p><strong>Note&nbsp;:</strong> 55%</p>
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		<title>Critique &#8211; Maman est chez le coiffeur : réaliste et attendrissant (2008)</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2008 13:12:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La plus récente réalisation de la cinéaste d&#8217;origine suisse Léa Pool nous plonge tête première dans les années &#8217;60. Revêtue des hits des vedettes de l&#8217;époque (Pierre Lalonde, Joël Denis, etc.), la trame sonore de Maman est chez le coiffeur contribue à bien installer le contexte. Mère exemplaire de trois enfants, Simone (Céline Bonnier) trouve [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3664.jpg" border="0" />
<p>La plus récente réalisation de la cinéaste d&#8217;origine suisse Léa Pool nous plonge tête première dans les années &#8217;60. Revêtue des hits des vedettes de l&#8217;époque (Pierre Lalonde, Joël Denis, etc.), la trame sonore de Maman est chez le coiffeur contribue à bien installer le contexte.</p>
<p>Mère exemplaire de trois enfants, Simone (Céline Bonnier) trouve tout de même le temps de travailler comme journaliste. Elle aime beaucoup son emploi mais n&#8217;aurait au grand jamais songé à quitter sa petite famille&#8230; jusqu&#8217;à ce qu&#8217;une conversation téléphonique écoutée à l&#8217;insu de son mari change la donne. Le patron de Simone est estomaqué quand elle lui annonce&nbsp;: &#171;&nbsp;Oui, je veux bien m&#8217;installer à Londres pour occuper ce poste dont vous m&#8217;aviez parlé.&nbsp;&#187; Voyant la surprise sur le visage de son supérieur, elle lui réplique que si elle ne part pas, elle va mourir&#8230; Les réactions négatives que cette décision déclenche autour d&#8217;elle n&#8217;arrêteront pas Simone. Son mari (Laurent Lucas, glacial) et ses enfants sont évidemment décontenancés par ce départ imprévu.</p>
<p>Cette histoire aurait pu sombrer et dégénérer en mélodrame à cinq sous noyé dans les mouchoirs du public. Heureusement, le doigté de la réalisation, la vraisemblance des dialogues et l&#8217;impressionnante couleur de l&#8217;époque se conjuguent pour faire de Maman est chez le coiffeur un long métrage certes attendrissant mais parfaitement ancré dans la réalité. Tournée en plein été au c&#339;ur de la vallée du Richelieu, cette production bénéficie en outre de paysages d&#8217;une grande beauté.</p>
<p>Si on croit dur comme fer à la tragédie de Simone, c&#8217;est principalement à cause du talent des comédiens. Encore une fois extraordinaire, Céline Bonnier y campe un de ses rôles les plus forts. Les trois jeunes acteurs qui incarnent les enfants sont d&#8217;un naturel confondant, surtout l&#8217;aînée, jouée par Marianne Fortier (Aurore), personnage essentiel puisque c&#8217;est elle qui prend les rênes de la famille après la fuite de sa mère. Par ailleurs, un des exploits du film est sans aucun doute que Simone continue d&#8217;alimenter notre sympathie nonobstant sa prise de position.</p>
<p>Enfin, chapeau à Léa Pool dont la carrière évolue à merveille. Désormais, ses réalisations visent un public plus large, comme ce fut le cas avec Le papillon bleu. La femme de l&#8217;hôtel et À corps perdu n&#8217;étaient pas mauvais en soi mais ils visaient une clientèle intellectuelle, ce qui ne &#171;&nbsp;score&nbsp;&#187; jamais très fort au box office.</p>
<p>Maman est chez le coiffeur&nbsp;: une vraie réussite à voir absolument.</p>
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		<title>Blasté : de la violence à l&#8217;état pur</title>
		<link>http://www.centpapiers.com/blaste-de-la-violence-a-letat-pur/2270</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 09:51:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Roy Dupuis]]></category>

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		<description><![CDATA[Ian (Roy Dupuis) est un journaliste affecté aux nouvelles locales. Il est un être violent, raciste, homophobe, alcoolique, sans aucun respect pour l&#8217;humanité. Il se réfugie dans une chambre d&#8217;hôtel dans laquelle il tente de séduire Cate (Céline Bonnier), une jeune fille avec qui Ian a déjà eu une relation. Devant les refus de Cate [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3467.jpg" border="0" />
<p>Ian (Roy Dupuis) est un journaliste affecté aux nouvelles locales. Il est un être violent, raciste, homophobe, alcoolique, sans aucun respect pour l&#8217;humanité. Il se réfugie dans une chambre d&#8217;hôtel dans laquelle il tente de séduire Cate (Céline Bonnier), une jeune fille avec qui Ian a déjà eu une relation. Devant les refus de Cate et après les multiples verres d&#8217;alcool, Ian devient de plus en plus violent avec elle. Le lendemain, après une nuit houleuse, l&#8217;arrivée d&#8217;un soldat (Paul Ahmarani) dans la pièce vient chambouler le destin des protagonistes. Cette visite inopinée mènera Ian vers la décadence.</p>
<p>Blasté est une pièce écrite par Sarah Kane, une dramaturge à qui l&#8217;on a accolé, avec raison, une étiquette de &#171;&nbsp;théâtre extrême&nbsp;&#187;. Oui, la pièce a pour objectif (avoué) de choquer son public. Oui, on y voit des actes d&#8217;une barbarie que je ne vais pas décrire ici &#8212; je ne voudrais pas troubler votre prochain repas, tout de même&#8230; &#8212;, des gestes rendus très envoûtants par la mise en scène. Mais il serait faux de décrire ce théâtre comme une simple tentative de provocation, qu&#8217;elle soit réussie ou non.</p>
<p>Les pièces de Kane, particulièrement Blasted, cachent un fin travail poétique et théâtral derrière une fumée noire de cruauté. L&#8217;adaptation de Brigitte Haentjens, présentée à l&#8217;Usine C jusqu&#8217;au 5 avril 2008, colle bien au propos de la pièce. La mise en scène est très impressionnante et audacieuse. Les acteurs utilisent l&#8217;ensemble de la scène mise à leur disposition &#8212; et même davantage&#8230; &#8212;, l&#8217;éclairage et la musique sont d&#8217;une puissance en accord avec les thèmes et les décors ont la vie plutôt dure pour une pièce de théâtre.</p>
<p>Par contre, une remarque à propos du texte et de la traduction&nbsp;: le texte original déploie un style lent, avec beaucoup de silences et des répliques courtes, crachées les unes après les autres. La phonétique de la version traduite (en français vulgaire québécois) n&#8217;arrive pas à créer le même effet que la version originale anglaise. Évidemment, peu importe la qualité de la traduction, le texte original perd une partie de sa beauté et de son style. Dans Blasté, l&#8217;ambiance générale est conservée, mais certaines répliques ici et là sonnent un peu faux.</p>
<p>En revanche, le jeu des acteurs &#8212; extrêmement physique, il faut le préciser &#8212; est quasi impeccable. On discerne clairement le personnage de Roy Dupuis dès la première réplique, scandée en défiant soit le quatrième mur, soit le public. Céline Bonnier est prenante tandis que Paul Ahmarani amène une touche d&#8217;humour auquel on ne s&#8217;attend pas. En fait, on ne sait pas si on a le droit de rire avec une telle lourdeur du propos, mais on le fait quand même.</p>
<p>Bref, il faut être préparé pour aller voir Blasté. Si l&#8217;on se présente au théâtre avec la simple idée que l&#8217;on va voir le popotin de Roy Dupuis et des viols, on manque une partie du spectacle. Si l&#8217;on essaie de voir le message au-delà de la violence qui nous saute littéralement aux yeux, on risque d&#8217;apprécier. Et si vous avez l&#8217;estomac fragile, de grâce, conservez votre argent.</p>
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		<title>Bander sur demande : des pilules chez Couche-Tard</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 12:37:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Messieurs, vous avez la carotte triste&#160;? Mesdames, le nectar du plaisir ne coule plus à flot&#160;? Pas de problèmes&#160;! Car maintenant, chez Couche-Tard, on retrouve de quoi redonner aux couples un peu de pep lors de leurs prochains emboîtements d&#8217;organes de l&#8217;amour&#160;! Et tout ça en vente libre, sans restrictions d&#8217;âge, dans un format pratique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3292.jpg" border="0" />
<p>Messieurs, vous avez la carotte triste&nbsp;? Mesdames, le nectar du plaisir ne coule plus à flot&nbsp;? Pas de problèmes&nbsp;! Car maintenant, chez Couche-Tard, on retrouve de quoi redonner aux couples un peu de pep lors de leurs prochains emboîtements d&#8217;organes de l&#8217;amour&nbsp;! Et tout ça en vente libre, sans restrictions d&#8217;âge, dans un format pratique style pilule.</p>
<p>Dans cette super gamme &#171;&nbsp;Énergie&nbsp;&#187; (en lien avec le réseau radiophonique du même nom), la chaîne de dépanneurs québécoise vient de lancer &#171;&nbsp;X-Cite&nbsp;&#187;, un stimulateur de libido en comprimé. Ainsi que d&#8217;autres dragées du même acabit&nbsp;: une pour les lendemains de brosse, une autre juste pour se sentir joyeux, encore une autre pour favoriser un bon système cardio-vasculaire.</p>
<p>Bien sûr, les experts se sont penchés sur ces nouveaux produits, et ils ont tous constaté une chose&nbsp;: les produits &#171;&nbsp;médicinaux&nbsp;&#187;, c&#8217;est-à-dire réellement actifs, sont présents en si petite dose qu&#8217;il est permis de douter même de leur efficacité. On écarte donc les dangers pour la santé, paraît-il donc. Parce qu&#8217;après tout, on évite des surdoses de bois de velours de chevreuil, ou encore de gingko biloba. Fiou&nbsp;!</p>
<p>Sauf qu&#8217;on conditionne la prise de médicaments pour ceux qui n&#8217;en ont pas besoin. On montre aux jeunes qu&#8217;il peut être &#171;&nbsp;cool&nbsp;&#187; de se foutre des pilules dans le gorgoton. On crée encore cette illusion magique qui dit qu&#8217;on peut faire n&#8217;importe quel dommage à son corps (manque de sommeil, consommation d&#8217;alcool, stress), et tout régler en allant au dépanneur se pogner deux comprimés et les avaler.</p>
<p>Couche-Tard prétend présentement ne pas avoir besoin de réglementer la vente de ces produits (et c&#8217;est légalement vrai), mais que si Santé Canada lui demandait de le faire, notamment pour les jeunes mineurs, la chaîne obtempérerait sur-le-champ. Le problème, c&#8217;est que Couche-Tard, en ayant une conscience sociale, un système de valeurs (non-monétaire) pour le réel bien-être de ses clients, n&#8217;aurait pas besoin d&#8217;agir de la sorte. Mais bon, fallait bien que le département marketing fasse quelque chose, non&nbsp;?</p>
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		<title>Isabelle Boulay &#8211; Nos Lendemains</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2008 21:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons déjà changé 12 fois le calendrier depuis le premier album d&#8217;Isabelle Boulay en 1996, et voilà qu&#8217;elle rapplique avec son dixième, Nos Lendemains. Musicalement, on le dit plus épuré, bien que l&#8217;album précédent puisait déjà dans des racines simplifiées avec un son plus folk. Mais en réalité, un album d&#8217;Isabelle Boulay demeure un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3182.jpg" border="0" />
<p>Nous avons déjà changé 12 fois le calendrier depuis le premier album d&#8217;Isabelle Boulay en 1996, et voilà qu&#8217;elle rapplique avec son dixième, Nos Lendemains. Musicalement, on le dit plus épuré, bien que l&#8217;album précédent puisait déjà dans des racines simplifiées avec un son plus folk. Mais en réalité, un album d&#8217;Isabelle Boulay demeure un album d&#8217;Isabelle Boulay, celle qui est toujours bien entourée, celle qui a droit à des productions léchées, pour le meilleur et pour le pire.</p>
<p>La force de cet album, à regard levé, se trouve dans les textes. On remarque toujours une poésie recherchée au coeur des chansons qu&#8217;interprète Isabelle. Il faut être conscient que bien des auteurs se battent, probablement avec raison, pour qu&#8217;elle prête sa voix à leurs textes. Forte de cet embarras du choix, toujours et encore, Mme&nbsp;Boulay livre les vers de collaborateurs de la trempe de Maxime Le Forestier. Et le courant passe.</p>
<p>Nos Lendemains, la pièce titre, est une adaptation d&#8217;une chanson (Tomorrow in her eyes) de Ron Sexsmith, un chanteur Ontarien qui a la cote. Déjà en deuxième piste, avec ce titre, on a compris le ton de l&#8217;album. Mais la meilleure mélodie de l&#8217;album est celle qui suit sur l&#8217;album. Ton Histoire est toute désignée pour devenir un succès Rock Détente par excellence. Et c&#8217;est effectivement le cas, depuis la sortie de ce premier extrait. Je ne t&#8217;en veux pas a beaucoup de potentiel radiophonique aussi, mais nous verrons&nbsp;!</p>
<p>Vouloir T&#8217;aimer, directement de la plume de Laurence Jalbert, est une belle surprise en fermeture d&#8217;album. En fait, ça sonne exactement comme du Laurence Jalbert, ce qui représente certainement une réussite en terme d&#8217;interprétation.</p>
<p>Déjà dix albums disions-nous, mais la belle rousse n&#8217;a pas tellement changé au fil des ans. Elle demeure fidèle à son style, toujours portée par le timbre particulier de sa voix, rauque et perçant à la fois, faible et puissant en même temps. Les fans ne seront pas bousculés dans leurs convictions. D&#8217;autre part, le public d&#8217;Isabelle Boulay ne devrait pas s&#8217;élargir avec ce disque qui n&#8217;ajoute aucune corde à son arc déjà bien garni. C&#8217;est excellent dans le genre, mais le genre n&#8217;est plus excellent.</p>
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		<title>Monsieur Mono &#8211; Petite Musique de Pluie</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 09:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dimanche Matin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le chat parti, les souris dansent. Les Chiens partis, Monsieur Mono s&#8217;attriste. En effet, lorsqu&#8217;Éric Goulet (leader du groupe Les Chiens) se retrouve en solo (ou en Mono), il perd son mordant au profit d&#8217;une ligne directrice plus mélancolique. Il en avait fait la brillante démonstration sur son premier album Pleurer la mer morte et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.centpapiers.com/IMG/arton3160.jpg" border="0" />
<p>Le chat parti, les souris dansent. Les Chiens partis, Monsieur Mono s&#8217;attriste. En effet, lorsqu&#8217;Éric Goulet (leader du groupe Les Chiens) se retrouve en solo (ou en Mono), il perd son mordant au profit d&#8217;une ligne directrice plus mélancolique. Il en avait fait la brillante démonstration sur son premier album Pleurer la mer morte et il en remet avec Petite Musique de Pluie, sa nouvelle larme, son dernier vague à l&#8217;âme. Voilà un album qui, plus que jamais, porte parfaitement son titre.</p>
<p>Très loin d&#8217;être un album pour faire lever un party, le dernier de Monsieur Mono trouve davantage sa niche lors d&#8217;un souper tardif, alors que l&#8217;hôte soupire à sa fenêtre dans l&#8217;attente infinie de sa flamme qui n&#8217;arrivera probablement jamais. C&#8217;est de la romance étouffée, de l&#8217;essence de chagrin à l&#8217;état pur. La voix de Goulet est monotone et dépeint avec nonchalance la fatigue de l&#8217;état actuel des choses. Les arrangements de cordes planent au gré des douze titres alors qu&#8217;un synthé laisse déborder une ambiance électro soutenue qui ne se perd pas dans l&#8217;abus.</p>
<p>Les meilleurs moments de l&#8217;album se retrouvent respectivement en première, cinquième et huitième piste. Dors, mon amour, dors amorce l&#8217;album comme une berceuse qui donne le ton malgré son désir de retenue. Comme en temps de guerre, en duo avec Ariane Moffatt, est une réussite sur toute la ligne. Le mood s&#8217;imprègne dans l&#8217;air comme un cerne de buée sur le miroir&#8230; les voix se marient parfaitement. L&#8217;espace d&#8217;une fille laisse la poésie suivre la mélodie, abandonnant un peu le ton robotique que la jolie pochette voudrait peut-être expliquer.</p>
<p>Pour l&#8217;ensemble, ce n&#8217;est pas un album que l&#8217;on sort tous les jours. Il faut vraiment se laisser prendre au jeu pour apprécier le produit à sa juste valeur. Il faut voir les deux côtés de la médaille qu&#8217;il a dans le cou, ce Chien&nbsp;!</p>
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