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Albert Ricchi

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Journaliste citoyen, mon blog est consacré à la politique, la démocratie, l'économie, l'environnement ainsi qu'à plusieurs réformes essentielles à entreprendre aujourd'hui afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale.

Présidence de l’UMP et conférences grassement payées : l’indécence de Nicolas Sarkozy…

signature de Nicolas Sarkozy
Signature.
Début février, Nicolas Sarkozy était à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, pour faire une nouvelle conférence privée, payée autour de cent mille dollars, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne. 

L’ancien président de la République, qui voulait « faire de l’argent » après avoir été défait à la dernière élection présidentielle en 2012, ne semble plus se rendre compte de son indécence…


Au prix moyen de cent mille dollars par conférence (88 500 euros), que ce soit pour Goldman Sachs ou le fond souverain d’une pétromonarchie du golfe persique, l’argent n’a pas d’odeur pour Nicolas Sarkozy. Pour cette somme, Il a prononcé aux Emirats un discours axé sur la politique étrangère devant une quinzaine de personnes avant d'être reçu dans le palais du prince pour une grande réception.

Un voyage qui fait polémique puisqu'il est intervenu au lendemain à peine du premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs. Le président de l'UMP n'a aucun conflit d'agenda entre  ses conférences à l'étranger et  la gestion quotidienne de son parti. 

A l'occasion de cette élection partielle, sa motion de synthèse à la mode Hollande qui appelait à s’abstenir, voter blanc ou PS et ainsi jouer la conciliation avec le courant juppéiste n'a pas obtenue la majorité au sein du bureau politique de l'UMP.  Le Ni-Ni l’a finalement remporté semant une cacophonie telle que le doute s’installe maintenant au sein de l'UMP sur les capacités de l’ancien président à simplement gérer un parti politique.

Résultat, une séquence qui donnerait presque l’impression que François Hollande est un bon président de la République et un bon gestionnaire. Dire que Nicolas Sarkozy disait vouloir revenir en politique par devoir ! Ce devoir semble peser moins lourd que les pétrodollars…

Et quand on se rappelle que sa campagne présidentielle 2012 a coûté entre 32 et 38 millions d’euros, contre 21 pour le plafond légal et qu’elle a été couverte par des fausses factures, cela pose la question de sa capacité à gérer une équipe, qui, « sans qu’il s’en rende compte », a dépensé 50 à 80% de plus que ce qui est permis par la loi. 

Dans tous les cas, il est disqualifié pour la suite mais ses conférences à l’étranger posent une autre question préoccupante : comment faire confiance demain à un possible futur président de la République, ancien conférencier, pour prendre des décisions politiques qui concerneraient éventuellement ses anciens et généreux employeurs ?

Enfin, se pose la question du financement par l’Etat de son activité d’ancien président qui coûte la bagatelle d’environ deux millions d’euros par an ! Pour un ancien président retraité, c’est déjà très excessif mais pour un possible nouveau président de la République en 2017, cela ressemble plutôt à un détournement de fonds publics. Et ce, d’autant plus qu’on ne peut guère lui faire confiance pour limiter strictement l’activité des personnes employées par l’Etat à sa seule activité d’ancien président. Etant donné son statut de futur candidat, il devrait logiquement renoncer à ces avantages qui ne cadrent pas avec un rôle partisan.

Mais plus le temps passe et plus les dossiers encombrants s’accumulent au sujet de Nicolas Sarkozy, ce qui pourrait réserver à terme encore quelques surprises et finalement profiter à son rival Alain Juppé en vue de la primaire 2016…



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Présidence de l’UMP et conférences grassement payées : l’indécence de Nicolas Sarkozy…

signature de Nicolas Sarkozy
Signature.
Début février, Nicolas Sarkozy était à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, pour faire une nouvelle conférence privée, payée autour de cent mille dollars, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne. 

L’ancien président de la République, qui voulait « faire de l’argent » après avoir été défait à la dernière élection présidentielle en 2012, ne semble plus se rendre compte de son indécence…


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Présidence de l’UMP et conférences grassement payées : l’indécence de Nicolas Sarkozy…

signature de Nicolas Sarkozy
Signature.
Les 2 et 3 février derniers, Nicolas Sarkozy était à Abou Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, pour faire une nouvelle conférence privée, payée autour de cent mille dollars, comme l’a révélé l’hebdomadaire Marianne. 

L’ancien président de la République, qui voulait « faire de l’argent » après avoir été défait à la dernière élection présidentielle en 2012, ne semble plus se rendre compte de son indécence…


Au prix moyen de cent mille dollars par conférence (88 500 euros), que ce soit pour Goldman Sachs ou le fond souverain d’une pétromonarchie du golfe persique, l’argent n’a pas d’odeur pour Nicolas Sarkozy. Pour cette somme, Il a prononcé aux Emirats un discours axé sur la politique étrangère devant une quinzaine de personnes avant d'être reçu dans le palais du prince pour une grande réception.

Un voyage qui fait polémique puisqu'il est intervenu au lendemain à peine du premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs. Le président de l'UMP n'a aucun conflit d'agenda entre  ses conférences à l'étranger et  la gestion quotidienne de son parti. 

A l'occasion de cette élection partielle, sa motion de synthèse à la mode Hollande qui appelait à s’abstenir, voter blanc ou PS et ainsi jouer la conciliation avec le courant juppéiste n'a pas obtenue la majorité au sein du bureau politique de l'UMP.  Le Ni-Ni l’a finalement remporté semant une cacophonie telle que le doute s’installe maintenant au sein de l'UMP sur les capacités de l’ancien président à simplement gérer un parti politique.

Résultat, une séquence qui donnerait presque l’impression que François Hollande est un bon président de la République et un bon gestionnaire. Dire que Nicolas Sarkozy disait vouloir revenir en politique par devoir ! Ce devoir semble peser moins lourd que les pétrodollars…

Et quand on se rappelle que sa campagne présidentielle 2012 a coûté entre 32 et 38 millions d’euros, contre 21 pour le plafond légal et qu’elle a été couverte par des fausses factures, cela pose la question de sa capacité à gérer une équipe, qui, « sans qu’il s’en rende compte », a dépensé 50 à 80% de plus que ce qui est permis par la loi. 

Dans tous les cas, il est disqualifié pour la suite mais ses conférences à l’étranger posent une autre question préoccupante : comment faire confiance demain à un possible futur président de la République, ancien conférencier, pour prendre des décisions politiques qui concerneraient éventuellement ses anciens et généreux employeurs ?

Enfin, se pose la question du financement par l’Etat de son activité d’ancien président qui coûte la bagatelle d’environ deux millions d’euros par an ! Pour un ancien président retraité, c’est déjà très excessif mais pour un possible nouveau président de la République en 2017, cela ressemble plutôt à un détournement de fonds publics. Et ce, d’autant plus qu’on ne peut guère lui faire confiance pour limiter strictement l’activité des personnes employées par l’Etat à sa seule activité d’ancien président. Etant donné son statut de futur candidat, il devrait logiquement renoncer à ces avantages qui ne cadrent pas avec un rôle partisan.

Mais plus le temps passe et plus les dossiers encombrants s’accumulent au sujet de Nicolas Sarkozy, ce qui pourrait réserver à terme encore quelques surprises et finalement profiter à son rival Alain Juppé en vue de la primaire 2016…



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Transparence économique : l’incohérence de François Hollande et d’Emmanuel Macron…

La transparence des comptes
Transparence.
Le projet de loi Macron "Pour la croissance et l’activité",  présenté actuellement au Parlement, est censé casser les "rigidités" qui bloqueraient l’économie française.
 
Parmi les nombreux articles critiquables de cette loi, figure l’article 64 sur le secret des affaires, article qui autoriserait toutes les sociétés à ne plus rendre publics leurs comptes annuels…


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Transparence économique : l’incohérence de François Hollande et d’Emmanuel Macron…

La transparence des comptes
Transparence.
Le projet de loi Macron "Pour la croissance et l’activité",  présenté actuellement au Parlement, est censé casser les "rigidités" qui bloqueraient l’économie française.
 
Parmi les nombreux articles critiquables de cette loi, figure l’article 64 sur le secret des affaires, article qui autoriserait toutes les sociétés à ne plus rendre publics leurs comptes annuels…



Le projet de loi Macron, dans sa totalité, est guidé par une logique de déréglementation généralisée : extension du travail du dimanche de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, dépénalisation du délit d’entrave, processus de privatisation notamment d’un certain nombre d’aéroports, permission donnée aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées, etc.

L’article 58 quater du projet est particulièrement révélateur de cette volonté du  ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, de déréglementer en permettant notamment aux entreprises,  quelle que soit leur taille, de ne plus rendre publics leurs comptes annuels.

Les députés de la majorité socialiste les plus favorables à cet article de loi affirment vouloir autoriser les entreprises à ne plus publier leurs comptes pour "lutter contre la concurrence déloyale" car "ces contraintes de publication n’existent pas dans de nombreux pays". 

Ce faisant, ils font fi des règles les plus élémentaires de cohérence car cette proposition est contraire au droit européen. La publication des comptes pour une entreprise est une obligation imposée par une directive européenne. Celle-ci autorise simplement des exceptions pour les micro-entreprises, ce que la France a déjà entériné en janvier 2014.

Ensuite, cette proposition s’inscrit à contre-courant des dynamiques en cours au niveau national et international pour lutter contre l’opacité. Il faut en effet rappeler qu’en 2013, la France a introduit dans la loi bancaire quelques mesures visant à imposer plus de transparence aux banques et s’est prononcée pour l’extension de cette obligation à toutes les entreprises. Elle a également activement soutenu les travaux de l’OCDE en faveur d’une plus grande transparence des acteurs économiques. 

Enfin, cette proposition semble contraire à l’idée même de la loi : il y a en effet un risque que la non-publication des comptes annuels vienne entraver l’investissement, alors même qu’il s’agit de l’une des priorités affichées de la loi Macron. La publication des comptes annuels garantit en effet la transparence financière d’une entreprise et constitue la principale source d’informations sur la santé de cette dernière.

Une telle mesure est donc une aberration car elle irait à l’encontre de toutes les avancées en cours en matière de transparence, élément majeur de la lutte contre l’évasion fiscale mais Emmanuel Macron, qui a fait ses classes à la banque d'affaires Rothschild, n'en a cure !

Et on croit rêver aujourd'hui devant cette proposition de loi quand on sait que François Hollande avait mandaté récemment Michel Sapin pour proposer un " projet de loi pour la transparence dans la vie économique "...



Plusieurs élus, syndicalistes et responsables d’associations, demandent le retrait de ce projet de loi :

Eliane Assasi (sénatrice PCF) ; Clementine Autain (Ensemble) ; Ana Azaria (Femmes Égalité) ; Nicolas Baille (Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement CGT) ; Ludivine Bantigny (historienne) ; Maud Beckers (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFronté-e-s) ; Olivier Besancenot (NPA) ; Eric Beynel (porte parole de Solidaires) ; Jean-Luc Bindel (Secrétaire Général de  de la Fédération Agroalimentaire et Forestière CGT) ; Alima Boumediene-Thiery (avocate) ; Isabelle Bruno (politiste) ; Jean-Marc Canon (Secrétaire Général de l’UGFF-CGT) ; Céline Carlen (Secrétaire Générale de l’Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris) ; Jean-Claude Chailley (Résistance sociale) ; Andre Chassaigne (deputé PCF) ; Laura Chatel (Secrétaire Fédérale Jeunes écolos) ; Gérard Chaouat (membre du BN du SNCS FSU) ; Boris Chenaud (Solidaires 34) ; Robert Cremieux (MNCP) ; Eric Coquerel (conseiller régional Ile de France, coordinateur politique du Parti de Gauche) ; Pierre Cours-Salies (sociologue) ; Thomas Coutrot (économiste, ATTAC) ; Claude Debons (syndicaliste) ; Bernard Dedeban (secrétaire de la FSU 31) ; Karima Delli (deputée europeenne, EELV) ; Laurent Degousée (Fédération Sud commerces et services) ; Caroline De Haas (féministe) ; Sandra Demarcq (NPA) ; Lina Desanti (Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn-et-Garonne) ; Marie Hélène Durieux (Fédération Sud Santé Sociaux) ; Jean-Baptiste Eyraud (DAL) ; Gérard Filoche (Bureau national du Parti Socialiste) ; Pascal Franchet (CADTM) ; Jacqueline Fraysse (deputée, Ensemble) ; Michel Faujour (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Nicolas Galepides (Fédération Sud PTT) ; Bertrand Geay (politiste) ; Jerome Gleizes (conseiller de Paris, EELV) ; Caroline Guibet-Lafaye (philosophe) ; Patrick Hallinger (Convergences Defense des Services Publics) ; Elisabeth Hervouet (syndicaliste enseignant) ; Hervé Heurtebize (secrétaire national du SNUCLIAS FSU) ; Liem Hoang Ngoc (socialiste affligé, Bureau National du Parti Socialiste) ; Nordine Idir (MJCF) ; Maria Ines (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Sabina Issehnane (économiste, Les Economistes Atterrés) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Pierre Khalfa (Fondation Copernic) ; Judith Krivine (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Bernard Lacroix (politiste) ;  Rose-Marie Lagrave (sociologue) ; Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) ; Christian Laval (sociologue) ; Frederic Lebaron (sociologue) ; Catherine Lebrun (porte parole de Solidaires) ; Valérie Lefebvre-Haussmann (Secrétaire Générale de la Fédération des syndicats du personnel de la banque et de l’assurance CGT) ;Arlette Lemaire (secrétaire générale adjointe du SNASUB FSU) ; Valérie Lesage (Secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT) ; Thierry Lescant (Ensemble) ; Marie-Noelle Lienemann (sénatrice, Bureau National du Parti Socialiste) ; Elise Lowy (EELV) ; Jean-Marie Harribey (économiste) ; Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité) ; Arnaud Malaisé (syndicaliste enseignant) ; Emmanuel Maurel (députe europeen, Bureau National du Parti Socialiste) ; Jean-Pierre Martin (psychiatre) ; Christiane Marty (feministe) ; Gerard Mauger (sociologue) ; Caroline Mecary (avocate) ; Emmanuel Mehdbi (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU) ; Jean-Luc Mélenchon (député européen) ; Helene Michel (sociologue) ; Jean-Philippe Milesy (Rencontres sociales) ; Christian de Montlibert (sociologue) ; Carlos Moreira (Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT) ;  Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises pour l’Ecosocialisme) ; Francoise Nay (militante de la defense des Hopitaux Publics) ; Lucas Nédélec (Secrétaire Fédéral Jeunes Ecolos) ; Hervé Ossant (Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de la Seine-Saint-Denis) ; Naila Ott (Sud Travail affaires sociales) ; Ugo Palheta (sociologue) ; Jean-Jacques Paris (ANECR) ; Willy



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La transparence des comptes
Transparence.
Le projet de loi Macron "Pour la croissance et l’activité",  présenté actuellement au Parlement, est censé casser les "rigidités" qui bloqueraient l’économie française.
 
Parmi les nombreux articles critiquables de cette loi, figure l’article 64 sur le secret des affaires, article qui autoriserait toutes les sociétés à ne plus rendre publics leurs comptes annuels…


Le projet de loi Macron, dans sa totalité, est guidé par une logique de déréglementation généralisée : extension du travail du dimanche de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, dépénalisation du délit d’entrave, processus de privatisation notamment d’un certain nombre d’aéroports, permission donnée aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées, etc.

L’article 58 quater du projet est particulièrement révélateur de cette volonté du  ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, de déréglementer en permettant notamment aux entreprises,  quelle que soit leur taille, de ne plus rendre publics leurs comptes annuels.

Les députés de la majorité socialiste les plus favorables à cet article de loi affirment vouloir autoriser les entreprises à ne plus publier leurs comptes pour "lutter contre la concurrence déloyale" car "ces contraintes de publication n’existent pas dans de nombreux pays". 

Ce faisant, ils font fi des règles les plus élémentaires de cohérence car cette proposition est contraire au droit européen. La publication des comptes pour une entreprise est une obligation imposée par une directive européenne. Celle-ci autorise simplement des exceptions pour les micro-entreprises, ce que la France a déjà entériné en janvier 2014.

Ensuite, cette proposition s’inscrit à contre-courant des dynamiques en cours au niveau national et international pour lutter contre l’opacité. Il faut en effet rappeler qu’en 2013, la France a introduit dans la loi bancaire quelques mesures visant à imposer plus de transparence aux banques et s’est prononcée pour l’extension de cette obligation à toutes les entreprises. Elle a également activement soutenu les travaux de l’OCDE en faveur d’une plus grande transparence des acteurs économiques. 

Enfin, cette proposition semble contraire à l’idée même de la loi : il y a en effet un risque que la non-publication des comptes annuels vienne entraver l’investissement, alors même qu’il s’agit de l’une des priorités affichées de la loi Macron. La publication des comptes annuels garantit en effet la transparence financière d’une entreprise et constitue la principale source d’informations sur la santé de cette dernière.

Une telle mesure est donc une aberration car elle irait à l’encontre de toutes les avancées en cours en matière de transparence, élément majeur de la lutte contre l’évasion fiscale mais Emmanuel Macron, qui a fait ses classes à la banque d'affaires Rothschild, n'en a cure !

Et on croit rêver aujourd'hui devant cette proposition de loi quand on sait que François Hollande avait mandaté récemment Michel Sapin pour proposer un " projet de loi pour la transparence dans la vie économique "...



Plusieurs élus, syndicalistes et responsables d’associations, demandent le retrait de ce projet de loi :

Eliane Assasi (sénatrice PCF) ; Clementine Autain (Ensemble) ; Ana Azaria (Femmes Égalité) ; Nicolas Baille (Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement CGT) ; Ludivine Bantigny (historienne) ; Maud Beckers (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFronté-e-s) ; Olivier Besancenot (NPA) ; Eric Beynel (porte parole de Solidaires) ; Jean-Luc Bindel (Secrétaire Général de  de la Fédération Agroalimentaire et Forestière CGT) ; Alima Boumediene-Thiery (avocate) ; Isabelle Bruno (politiste) ; Jean-Marc Canon (Secrétaire Général de l’UGFF-CGT) ; Céline Carlen (Secrétaire Générale de l’Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris) ; Jean-Claude Chailley (Résistance sociale) ; Andre Chassaigne (deputé PCF) ; Laura Chatel (Secrétaire Fédérale Jeunes écolos) ; Gérard Chaouat (membre du BN du SNCS FSU) ; Boris Chenaud (Solidaires 34) ; Robert Cremieux (MNCP) ; Eric Coquerel (conseiller régional Ile de France, coordinateur politique du Parti de Gauche) ; Pierre Cours-Salies (sociologue) ; Thomas Coutrot (économiste, ATTAC) ; Claude Debons (syndicaliste) ; Bernard Dedeban (secrétaire de la FSU 31) ; Karima Delli (deputée europeenne, EELV) ; Laurent Degousée (Fédération Sud commerces et services) ; Caroline De Haas (féministe) ; Sandra Demarcq (NPA) ; Lina Desanti (Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn-et-Garonne) ; Marie Hélène Durieux (Fédération Sud Santé Sociaux) ; Jean-Baptiste Eyraud (DAL) ; Gérard Filoche (Bureau national du Parti Socialiste) ; Pascal Franchet (CADTM) ; Jacqueline Fraysse (deputée, Ensemble) ; Michel Faujour (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Nicolas Galepides (Fédération Sud PTT) ; Bertrand Geay (politiste) ; Jerome Gleizes (conseiller de Paris, EELV) ; Caroline Guibet-Lafaye (philosophe) ; Patrick Hallinger (Convergences Defense des Services Publics) ; Elisabeth Hervouet (syndicaliste enseignant) ; Hervé Heurtebize (secrétaire national du SNUCLIAS FSU) ; Liem Hoang Ngoc (socialiste affligé, Bureau National du Parti Socialiste) ; Nordine Idir (MJCF) ; Maria Ines (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Sabina Issehnane (économiste, Les Economistes Atterrés) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Pierre Khalfa (Fondation Copernic) ; Judith Krivine (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Bernard Lacroix (politiste) ;  Rose-Marie Lagrave (sociologue) ; Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) ; Christian Laval (sociologue) ; Frederic Lebaron (sociologue) ; Catherine Lebrun (porte parole de Solidaires) ; Valérie Lefebvre-Haussmann (Secrétaire Générale de la Fédération des syndicats du personnel de la banque et de l’assurance CGT) ;Arlette Lemaire (secrétaire générale adjointe du SNASUB FSU) ; Valérie Lesage (Secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT) ; Thierry Lescant (Ensemble) ; Marie-Noelle Lienemann (sénatrice, Bureau National du Parti Socialiste) ; Elise Lowy (EELV) ; Jean-Marie Harribey (économiste) ; Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité) ; Arnaud Malaisé (syndicaliste enseignant) ; Emmanuel Maurel (députe europeen, Bureau National du Parti Socialiste) ; Jean-Pierre Martin (psychiatre) ; Christiane Marty (feministe) ; Gerard Mauger (sociologue) ; Caroline Mecary (avocate) ; Emmanuel Mehdbi (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU) ; Jean-Luc Mélenchon (député européen) ; Helene Michel (sociologue) ; Jean-Philippe Milesy (Rencontres sociales) ; Christian de Montlibert (sociologue) ; Carlos Moreira (Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT) ;  Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises pour l’Ecosocialisme) ; Francoise Nay (militante de la defense des Hopitaux Publics) ; Lucas Nédélec (Secrétaire Fédéral Jeunes Ecolos) ; Hervé Ossant (Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de la Seine-Saint-Denis) ; Naila Ott (Sud Travail affaires sociales) ; Ugo Palheta (sociologue) ; Jean-Jacques Paris (ANECR) ; Willy Pelletier (Fondation Copernic) ; Marie Cécile Périllat (syndicaliste enseignant) ; Marc Peyrade (Secrétaire Général de la Fédération des Industries du Livre, du Papier et de la Communication CGT) ; Christian Picquet (Gauche Unitaire) ; Christian Pierrel (PCOF) ; Véronique Ponvert (syndicaliste enseignant) ; Jack Potavin (GOEES) ; Christine Poupin (NPA) ; Colette Pronost (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU) ; Emmanuel Renault (philosophe) ; Jacques Rigaudiat (économiste) ; Michele Riot-Sarcey (historienne) ; Danielle Rollat (UNRPA) ; Suzy Rojtman (CNDF) ; Michel Rousseau (Marches européennes contre le Chômage) ; Jean Sammut (militant mutualiste) : Lydia Saouli (syndicaliste FSU ministère du Travail) ; Danielle Simonnet (conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti du Gauche) ; Evelyne Sire-Marin (magistrate) ; Valérie Soumaille (syndicaliste enseignant) ; Maya Surduts (CNDF) ; Christian Taillandier (secrétaire national du SNUITAM FSU) ; Baptiste Talbot (Secrétaire Général de la Fédération des Services Publics CGT) ; Charlotte Tempion (Solidaires 69) ; Christian Terrancle (Solidaires 31) ; Christian Topalov (sociologue) ; Victor Vauquois (responsable relations extérieures Jeunes Ecolos) ; Remy Viard (architecte) ; Philippe Villechalane (APEIS) ; Emmanuel Vire (Secrétaire Général du Syndicat National des Journalistes CGT) ; Jean-Luc Wabant (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Louis Weber (revue Savoir/Agir) ;Malika Zediri (APEIS).



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Monsieur François Hollande, encore un effort pour abroger le délit de blasphème partout en France !


L’attentat contre Charlie Hebdo n’a pas seulement tué douze personnes mais s’est aussi attaqué à la liberté d’expression et à la démocratie. 

En France, cette liberté fon­da­men­tale implique le droit de cri­ti­quer les reli­gions et de les tour­ner en déri­sion. 

Ce que les dogmes religieux appellent « blasphème » concerne en fait les seuls adeptes d’un culte donné et ne sau­rait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens… 


Le blas­phème est un droit de la Répu­blique, légi­time et auto­risé. Seules sont inter­dites et sanc­tion­nées péna­le­ment les attaques contre les per­sonnes ou les groupes de per­sonnes, quand elles revêtent un carac­tère dif­fa­ma­toire, raciste, anti­sé­mite, xéno­phobe ou dis­cri­mi­na­toire.

Mais il existe toujours en France, dans les dépar­te­ments d’Alsace et de Moselle, un « délit de blas­phème », ves­tige dans le « droit local des cultes » de l’occupation bis­mar­ckienne de 1870. Il est tou­jours prévu et réprimé par l’article 166 du droit pénal local !

Et si après l’attentat contre Charlie, le gouvernement de François Hollande a promis de prendre un certain nombre de  mesures d’ordre administratif, juridique ou policière, il n’a pas annoncé de mettre fin au délit de blasphème en Alsace-Moselle !

Pourtant, une telle abro­ga­tion ne por­te­rait pas atteinte au libre exer­cice des cultes, puisque celui-ci est garanti par­tout en France par la Consti­tu­tion et la loi du 9 décembre 1905. Ce serait même un acte hau­te­ment sym­bo­lique, un devoir mini­mal du Par­le­ment et du Gou­ver­ne­ment fran­çais, à l’égard de la mémoire des vic­times de la liberté d’expression, saluée le 11 jan­vier par des mil­lions de per­sonnes qui ont défilé dans la rue. 

Mettre fin à cette déro­ga­tion locale poten­tiel­le­ment meur­trière aurait en même temps la valeur d’une réaf­fir­ma­tion, pour l’ensemble du ter­ri­toire, de la por­tée des liber­tés républicaines et un signal fort à l’égard de toutes les religions dont l’Islam qui a pris un sérieux retard sur la nécessaire conversion laïque.

Si François Hollande s’était engagé pendant la dernière campagne présidentielle à « ins­crire les prin­cipes fon­da­men­taux de la loi de 1905 sur la laï­cité dans la Consti­tu­tion » le pro­gramme du can­di­dat, publié le 26 jan­vier 2012, faisait appa­raître hélas une pro­po­si­tion numéro 46, sour­noi­se­ment anti-laïque : « La Répu­blique assure la liberté de conscience, garan­tit le libre exer­cice des cultes et res­pecte la sépa­ra­tion des Églises et de l’État, confor­mé­ment au titre pre­mier de la loi de 1905, sous réserve des règles par­ti­cu­lières appli­cables en Alsace et Moselle. »

Avec cette phrase et sous cou­leur de défendre la laï­cité, François Hollande voudrait ainsi graver dans le marbre le Concor­dat napo­léo­nien en Alsace-Moselle et par voie de conséquence aujourd'hui le délit de blasphème. 

Mais donner des gages aux religions n’est sans doute pas la meilleure réponse à apporter pour défendre la laïcité. C’est pourquoi, il convient d’exiger de la part du gouvernement l’abrogation immé­diate, par voie légis­la­tive, de ce délit de blas­phème déro­ga­toire aux lois de la Répu­blique et lié à la prétendue jus­ti­fi­ca­tion de meurtres barbares...



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Monsieur François Hollande, encore un effort pour abroger le délit de blasphème partout en France !

L’attentat contre Charlie Hebdo n’a pas seulement tué douze personnes mais s’est aussi attaqué à la liberté d’expression et à la démocratie. 

En France, cette liberté fondamentale implique le droit de critiquer les religions et de les tourner en dérision. 

Ce que les dogmes religieux appellent « blasphème » concerne en fait les seuls adeptes d’un culte donné et ne saurait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens… 


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Monsieur François Hollande, encore un effort pour abroger le délit de blasphème partout en France !

L’attentat contre Charlie Hebdo n’a pas seulement tué douze personnes mais s’est aussi attaqué à la liberté d’expression et à la démocratie. 

En France, cette liberté fondamentale implique le droit de critiquer les religions et de les tourner en dérision. 

Ce que les dogmes religieux appellent « blasphème » concerne en fait les seuls adeptes d’un culte donné et ne saurait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens… 


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Non au barrage de Don Sahong dans le bassin du Mékong !

delta du Mékong
Delta du Mékong.
Dans le bassin du Mékong, le projet de barrage hydroélectrique de Don Sahong menace l'écosystème du plus important fleuve d’Asie du Sud-est ainsi que les moyens de subsistance de millions d’habitants au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam. 


Malgré tous les avis des experts autorisés, les pays concernés doutent encore de l’impact négatif de ce projet sur l’environnement, notamment sur le déplacement des poissons dans le cours principal du Mékong…


Le Mékong est l'artère fluviale vitale de tous les cours d’eau d'Asie du Sud-Est. Les habitants de cette région sont étroitement liés à ce fleuve qui leur fournit des moyens alimentaires, des revenus, mais aussi une identité issue d’une riche histoire. 

Aujourd’hui, l’avenir du fleuve et de ses riverains est menacé par un projet du gouvernement du Laos : le barrage Don Sahong qui serait le second barrage hydroélectrique édifié sur le cour inférieur du Mékong. 

Projeté sur le canal Sahong Hou, il entraverait les déplacements des poissons grands migrateurs, ce qui aurait de graves conséquences pour la sécurité alimentaire de millions de personnes dans tout le bassin du Mékong.

Long Sochet, représentant de la communauté de pêche Tonle Sap, du Cambodge, est l’un de ceux qui sont convaincus que faire une telle expérience est inacceptable: « Rien ne garantit que les poissons ne seront pas affectés. Qui sera responsable face aux pêcheurs de la région du bas du Mékong qui comptent sur la pêche pour vivre, et la rivière où les stocks de poissons sont affectés ? ».

En outre, le territoire dans lequel est projeté le barrage est exceptionnel à plusieurs titres : 

- il abrite les emblématiques chutes de Khone, dans la province de Champasak, près de la frontière du Laos. Ces chutes ont l'un des débits les plus importants au monde, avec un débit moyen de presque 11 000 mètres cubes par seconde et un débit maximum supérieur à 49 000 mètres cubes par seconde.

- il offre un habitat aux dauphins de l'Irrawaddy, inscrits par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UCIN) sur la liste des espèces en danger critique d'extinction. 

- il jouxte enfin une zone humide protégée par la Convention internationale de Ramsar dans le Cambodge voisin.


C’est pourquoi, il faut absolument préserver ces richesses naturelles et promouvoir des sources d’énergie soutenables pour la nature et pour les habitants du Mékong.

Le Laos a notifié à la Commission internationale du Mékong (MRC, Mekong River Commission), chargée de promouvoir une aide à l'exploitation des eaux du bassin du Mékong, et aux pays membres, son intention de construire  le  barrage mais le feu vert définitif pour sa construction devrait être décidé lors d’une prochaine réunion des gouvernements du Laos, du Cambodge, de la Thaïlande et du Vietnam… 



> Signer la lettre pétition adressée aux premiers ministre du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande et du Vietnam ICI


Photo Creative Commons par Yahoo Images


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Non au barrage de Don Sahong dans le bassin du Mékong !

delta du Mékong
Delta du Mékong.
Dans le bassin du Mékong, le projet de barrage hydroélectrique de Don Sahong menace l'écosystème du plus important fleuve d’Asie du Sud-est ainsi que les moyens de subsistance de millions d’habitants au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam. 


Malgré tous les avis des experts autorisés, les pays concernés doutent encore de l’impact négatif de ce projet sur l’environnement, notamment sur le déplacement des poissons dans le cours principal du Mékong…


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Non au barrage de Don Sahong dans le bassin du Mékong !

delta du Mékong
Delta du Mékong.
Dans le bassin du Mékong, le projet de barrage hydroélectrique de Don Sahong menace l'écosystème du plus important fleuve d’Asie du Sud-est ainsi que les moyens de subsistance de millions d’habitants au Cambodge, au Laos, en Thaïlande et au Vietnam. 


Malgré tous les avis des experts autorisés, les pays concernés doutent encore de l’impact négatif de ce projet sur l’environnement, notamment sur le déplacement des poissons dans le cours principal du Mékong…


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Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo

Mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée, deux hommes vêtus de noir et lourdement armés entrent dans le siège du journal Charlie Hebdo à Paris.
 
Ils ouvrent le feu à la Kalachnikov, tuant douze personnes dont deux policiers et blessant grièvement quatre personnes, ce qui constitue le bilan le plus meurtrier d'un attentat en France depuis 1961… 


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Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo


Mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée, deux hommes vêtus de noir et lourdement armés entrent dans le siège du journal Charlie Hebdo à Paris.
 
Ils ouvrent le feu à la Kalachnikov, tuant douze personnes dont deux policiers et blessant grièvement quatre personnes, ce qui constitue le bilan le plus meurtrier d'un attentat en France depuis 1961… 



Parmi les victimes se trouvent les dessinateurs CharbCabu, HonoréTignous, Wolinski, l'économiste Bernard Maris, la psychanalyste et chroniqueuse Elsa Cayat, Michel Renaud, invité de la rédaction, le correcteur Mustapha Ourad ainsi que deux policiers, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro chargé de la protection de Charb ainsi qu'un agent de maintenance Frédéric Boisseau. 

Il semble cependant que Charb était la cible principale de cet attentat qui n’a pas seulement causé la mort de plusieurs personnes mais qui visait aussi la liberté d’expression, la démocratie et la cohésion de notre société. Et ce serait donner raison aux extrémistes que d’abandonner nos valeurs pour adopter leur vision du monde où l’intolérance fait figure de loi, un monde où l’identité se fonde sur la détestation de l’autre.  

Le chroniqueur et urgentiste Patrick Pelloux affirme que « le journal va continuer, ils n'ont pas gagné ». Le journal paraîtra mercredi prochain, jour de sa parution habituelle et sera exceptionnellement tiré à un million d'exemplaires.

Ce drame ne doit pas nous faire oublier qu’à l’époque de la parution des caricatures de Mahomet, très peu de monde avait apporté leur soutien à Charlie qui s’était retrouvé alors isolé sur la scène nationale. Le vrai soutien à Charlie, pour la presse en particulier, aurait consisté à publier les caricatures du journal danois dès lors que ce journal était menacé pour les avoir imprimées. 

Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour la publication de deux des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten ainsi que pour la Une dessinée par Cabu représentant « Mahomet débordé par les intégristes » déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons ». 

Et aujourd’hui, il est un peu facile pour toute une série d'organisations politiques, associations diverses et journaux, de reprendre toutes en chœur le slogan « Je suis Charlie » en appelant à manifester sur la voie publique. 

Au vu du déroulement précis de l’attentat, on peut déplorer aussi, depuis septembre 2014, la fin de la présence permanente des forces de police pour surveiller les lieux devant les nouveaux locaux du journal. Une suppression, sans doute pour des économies de bouts de chandelle, qui semble d’autant plus étonnante que les anciens bureaux de Charlie avaient déjà été, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2011, la cible d’un incendie criminel provoqué par un cocktail molotov.  Car, comme on le sait, les deux assaillants ont pu pénétrer facilement dans les lieux pour se rendre ensuite dans la salle de rédaction et y tuer les dessinateurs et journalistes présents.

L'Etat et François Hollande sont moins regardants quand il s'agit d'autres dépenses de sécurité, comme celles par exemple des anciens présidents de la République. Nicolas Sarkozy dispose pour assurer sa protection rapprochée, d'une équipe de sécurité comprenant plusieurs fonctionnaires de la Police nationale. S'y ajoute la surveillance de son domicile personnel - l'hôtel particulier de son épouse Caria Bruni, assurée par des officiers de gendarmerie. Le Parisien" révèle en outre que la villa qu’il occupe l'été au Cap Nègre, est surveillée par cinq équipes de trois fonctionnaires de la CRS 1, commandées par un gradé ! Jacques Chirac dispose quant à lui de deux gardes du corps (143.600 €/an), six gendarmes mobiles étant en poste au château de Bity (420.000 €) en Corrèze alors que l'ancien président n'y met pratiquement plus les pieds ! 

Aujourd’hui, s’il faut se mobiliser avec détermination contre le terrorisme, il convient aussi d'affecter les moyens budgétaires nécessaires à la sécurité des personnes menacées directement de mort ou de fatwa et d'adapter de façon radicalement nouvelle notre arsenal législatif et juridique.

Il faut enfin sortir d'un certain angélisme gouvernemental en prenant à bras le corps les problèmes posés par le développement de l’intégrisme religieux, de ne plus accuser d'islamophobie ou de racisme ceux qui défendent la laïcité, de montrer que les règles d'une religion ne s'imposent qu'aux adeptes de cette religion...



CharbCabu, Honoré, Tignous, Wolinski, Mustapha, Bernard, Elsa, vous nous manquerez !


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Retour sur 2014 et bonne année 2015

bonne année 2015
L’année 2014 qui s’achève marque la mi-mandat du quinquennat de François Hollande, trente mois s’étant écoulés depuis l’élection présidentielle du 6 mai 2012 jusqu'au 6 novembre dernier.

Mais, pour une majorité de Français, c’est aussi la fin d'un certain espoir qu’avait suscité la victoire du candidat socialiste pour apporter des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles…


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