Accueil / Albert Ricchi (page 8)

Albert Ricchi

avatar
Journaliste citoyen, mon blog est consacré à la politique, la démocratie, l'économie, l'environnement ainsi qu'à plusieurs réformes essentielles à entreprendre aujourd'hui afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale.

Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo


Mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée, deux hommes vêtus de noir et lourdement armés entrent dans le siège du journal Charlie Hebdo à Paris.
 
Ils ouvrent le feu à la Kalachnikov, tuant douze personnes dont deux policiers et blessant grièvement quatre personnes, ce qui constitue le bilan le plus meurtrier d'un attentat en France depuis 1961… 



Parmi les victimes se trouvent les dessinateurs CharbCabu, HonoréTignous, Wolinski, l'économiste Bernard Maris, la psychanalyste et chroniqueuse Elsa Cayat, Michel Renaud, invité de la rédaction, le correcteur Mustapha Ourad ainsi que deux policiers, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro chargé de la protection de Charb ainsi qu'un agent de maintenance Frédéric Boisseau. 

Il semble cependant que Charb était la cible principale de cet attentat qui n’a pas seulement causé la mort de plusieurs personnes mais qui visait aussi la liberté d’expression, la démocratie et la cohésion de notre société. Et ce serait donner raison aux extrémistes que d’abandonner nos valeurs pour adopter leur vision du monde où l’intolérance fait figure de loi, un monde où l’identité se fonde sur la détestation de l’autre.  

Le chroniqueur et urgentiste Patrick Pelloux affirme que « le journal va continuer, ils n'ont pas gagné ». Le journal paraîtra mercredi prochain, jour de sa parution habituelle et sera exceptionnellement tiré à un million d'exemplaires.

Ce drame ne doit pas nous faire oublier qu’à l’époque de la parution des caricatures de Mahomet, très peu de monde avait apporté leur soutien à Charlie qui s’était retrouvé alors isolé sur la scène nationale. Le vrai soutien à Charlie, pour la presse en particulier, aurait consisté à publier les caricatures du journal danois dès lors que ce journal était menacé pour les avoir imprimées. 

Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour la publication de deux des caricatures de Mahomet du journal danois Jyllands-Posten ainsi que pour la Une dessinée par Cabu représentant « Mahomet débordé par les intégristes » déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons ». 

Et aujourd’hui, il est un peu facile pour toute une série d'organisations politiques, associations diverses et journaux, de reprendre toutes en chœur le slogan « Je suis Charlie » en appelant à manifester sur la voie publique. 

Au vu du déroulement précis de l’attentat, on peut déplorer aussi, depuis septembre 2014, la fin de la présence permanente des forces de police pour surveiller les lieux devant les nouveaux locaux du journal. Une suppression, sans doute pour des économies de bouts de chandelle, qui semble d’autant plus étonnante que les anciens bureaux de Charlie avaient déjà été, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2011, la cible d’un incendie criminel provoqué par un cocktail molotov.  Car, comme on le sait, les deux assaillants ont pu pénétrer facilement dans les lieux pour se rendre ensuite dans la salle de rédaction et y tuer les dessinateurs et journalistes présents.

L'Etat et François Hollande sont moins regardants quand il s'agit d'autres dépenses de sécurité, comme celles par exemple des anciens présidents de la République. Nicolas Sarkozy dispose pour assurer sa protection rapprochée, d'une équipe de sécurité comprenant plusieurs fonctionnaires de la Police nationale. S'y ajoute la surveillance de son domicile personnel - l'hôtel particulier de son épouse Caria Bruni, assurée par des officiers de gendarmerie. Le Parisien" révèle en outre que la villa qu’il occupe l'été au Cap Nègre, est surveillée par cinq équipes de trois fonctionnaires de la CRS 1, commandées par un gradé ! Jacques Chirac dispose quant à lui de deux gardes du corps (143.600 €/an), six gendarmes mobiles étant en poste au château de Bity (420.000 €) en Corrèze alors que l'ancien président n'y met pratiquement plus les pieds ! 

Aujourd’hui, s’il faut se mobiliser avec détermination contre le terrorisme, il convient aussi d'affecter les moyens budgétaires nécessaires à la sécurité des personnes menacées directement de mort ou de fatwa et d'adapter de façon radicalement nouvelle notre arsenal législatif et juridique.

Il faut enfin sortir d'un certain angélisme gouvernemental en prenant à bras le corps les problèmes posés par le développement de l’intégrisme religieux, de ne plus accuser d'islamophobie ou de racisme ceux qui défendent la laïcité, de montrer que les règles d'une religion ne s'imposent qu'aux adeptes de cette religion...



CharbCabu, Honoré, Tignous, Wolinski, Mustapha, Bernard, Elsa, vous nous manquerez !


Photo Creative Commons par Yahoo Images


Lire la suite

Hommage aux dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo

Mercredi 7 janvier 2015, en fin de matinée, deux hommes vêtus de noir et lourdement armés entrent dans le siège du journal Charlie Hebdo à Paris.
 
Ils ouvrent le feu à la Kalachnikov, tuant douze personnes dont deux policiers et blessant grièvement quatre personnes, ce qui constitue le bilan le plus meurtrier d'un attentat en France depuis 1961… 


Lire la suite...

Lire la suite

Retour sur 2014 et bonne année 2015

bonne année 2015
L’année 2014 qui s’achève marque la mi-mandat du quinquennat de François Hollande, trente mois s’étant écoulés depuis l’élection présidentielle du 6 mai 2012 jusqu'au 6 novembre dernier.

Mais, pour une majorité de Français, c’est aussi la fin d'un certain espoir qu’avait suscité la victoire du candidat socialiste pour apporter des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles…


L’année 2014 est celle de la confirmation de la politique de François Hollande. D’un côté, des réformes sociétales avant tout, le Président venant encore d’évoquer récemment le vote des étrangers aux élections locales ou les modalités de fin de vie des personnes âgées, et de l’autre l’absence de vraies réformes économiques et sociales, voire le vote de « réformes » que la droite n’avait pas osé faire jusqu’alors ! 

Le tout sur fond de ministres démissionnaires pour cause de divergence avec la politique suivie ou de secrétaires d’état et conseillers de la Présidence démissionnés d’office pour cause de comportement pour le moins douteux…

Adieu les vrais changements !

- Adieu en particulier à une réforme fiscale d’envergure et un retour à une réelle progressivité de l‘impôt sur le revenu ! Dès lors que le nombre de tranches comme l’éventail des taux d’imposition ont été réduits et resserrés vers le bas,  notamment par Laurent Fabius, ministre des finances en 2000, l’IR n’est plus hélas calculé en fonction des «facultés» de chacun. Et en 2015, la France restera toujours un pays unique au monde avec notamment des niches fiscales dont le montant total est supérieur au produit même de l'impôt sur le revenu ! 

Pas touche non plus à la fiscalité locale qui varie d’un montant de 1 à 4 suivant les régions et dont les bases de calcul sont totalement archaïques car elles datent de 1961 (taxe foncière) et de 1970 (taxe d’habitation). De plus, le montant à payer pour les contribuables ne dépend pratiquement pas du revenu fiscal déclaré, sauf pour les personnes qui ont des difficultés sociales graves et qui bénéficient d’exonérations partielles ou totales. Ainsi, comme le souligne la cour des comptes, "les ménages modestes ou moyens subissent proportionnellement un prélèvement plus lourd que les ménages les plus aisés".

Sans compter les impôts indirects en augmentation constante qui frappent de la même façon les familles riches comme les familles pauvres et qui ont pris une part démesurée dans le budget de l'Etat (environ 60% des recettes fiscales !). En guise de cadeaux de réveillon pour la nouvelle année, il est encore prévu 2 centimes de plus pour l'essence, 2,4 centimes pour le diesel, 2,4 centimes pour le fuel domestique, une augmentation de 1,8% pour le gaz, de 2,25% pour la redevance de l'audiovisuel, de 2,5% pour le prix de l'électricité, de 15% pour le prix du timbre qui passe de 0,66 € à 0,76 €, etc. alors que le taux d'inflation 2014 est officiellement de 0,3% !

- Adieu à une réforme du mode de financement de la Sécurité sociale ! Alors que l’on sait pertinemment que le financement des différents régimes de Sécurité sociale,  basé essentiellement sur des cotisations salariales, est la principale cause des déficits permanents, on préfère continuer à dérembourser régulièrement le prix des médicaments, multiplier les forfaits à la charge des assurés sociaux ou rallonger l’âge de départ en retraite plutôt que d’instaurer un autre financement basé sur les revenus tels que déclarés à l’administration fiscale !

Un changement d’assiette, même partiel, des cotisations sur salaires vers les revenus fiscaux, serait à la fois plus juste et plus rémunérateur (un point de cotisation assis sur le revenu fiscal rapportant sensiblement plus que le même taux appliqué sur le seul salaire). 

- Adieu à une Europe au service des peuples ! Avec la mondialisation et une France qui reste sans protection tarifaire, contrairement à la plupart des pays du monde, les entreprises françaises continuent à péricliter ou s’exilent dans des pays tiers où la main d’œuvre est peu onéreuse…

Deux logiques sont face à face, celle des salariés qui exigent le maintien des emplois et du savoir-faire local et celle des actionnaires qui, au nom du sacro-saint droit de propriété, estiment avoir le droit de fermer une usine en bloquant toute perspective de maintien de la production.

Le chômage explose et toujours, par habitude mais surtout par stratégie de communication, quel que soit le parti au pouvoir, les ministres et les médias préfèrent ne parler que des chômeurs de catégorie A qui sont au nombre de 3,4 millions mais comme le souligne les statistiques officielles du chômage, il y a en réalité plus de 6 millions de chômeurs, toutes catégories confondues !

Et pour couronner le tout, la France a donné son aval à la nomination le 27 juin 2014 du nouveau président de la commission de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, l’un des champions du secret bancaire en Europe, ex premier ministre du Luxembourg qui est un paradis fiscal ! Jean-Claude Juncker a été personnellement mis en cause dans l'affaire Luxleaks qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts... 

Une anomalie flagrante à l'heure où il est nécessaire d'incarner une rupture pour redonner aux citoyens le goût de l’Europe et de la politique.

- Adieu au combat contre l’escroquerie de la dette publique ! Fin 2013, la dette publique estimée par l'Insee, était évaluée à 1 925 milliards €, soit 93,5 % du PIB. Elle a dépassé officiellement les 2 000 milliards € au deuxième trimestre 2014. 

Si l’on revenait à la situation d’avant 1973 où l’Etat empruntait directement à la Banque de France à taux zéro pour financer son déficit, il n’y aurait plus de problème de dette. Un calcul précis révèle en effet que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards €, les intérêts payés se montant à 1306 milliards € ! Sans les intérêts encaissés par les  financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards € au lieu de 1327,1 milliards € ! 

Le plus dramatique, c’est qu’on continue à pérorer sans fin sur les plateaux de télévisions, à la radio et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens », etc. Les « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas, occultent systématiquement le problème causé à la France et à de nombreux pays d'Europe par le financement de la dette publique par des organismes bancaires privés.

Mais la force de la République réside plus dans ses principes et la capacité de réaction de ses citoyens que dans les mises en scène gouvernementales ou journalistiques. Redonner des perspectives d’action crédibles à l’ensemble du monde du travail pour faire face à la crise et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne, voilà ce que l’on peut souhaiter de mieux pour l’année 2015…



A tous les combattants de l'ombre, à tous ceux qui souffrent, à tous ceux qui regardent la vie des autres, à tous ceux qui en espèrent une autre, meilleurs vœux pour 2015.

Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, succès personnel et professionnel.



Photo Creative Commons par Yahoo Images




Lire la suite

Retour sur 2014 et bonne année 2015

bonne année 2015
L’année 2014 qui s’achève marque la mi-mandat du quinquennat de François Hollande, trente mois s’étant écoulés depuis l’élection présidentielle du 6 mai 2012 jusqu'au 6 novembre dernier.

Mais, pour une majorité de Français, c’est aussi la fin d'un certain espoir qu’avait suscité la victoire du candidat socialiste pour apporter des réponses sérieuses aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles…


Lire la suite...

Lire la suite

La Chine doit agir maintenant pour sauver les éléphants d’Afrique !

L'éléphant d'Afrique
L'éléphant d'Afrique.
En Tanzanie, environ trente éléphants sont tués chaque jour, et à ce rythme, la population des pachydermes de ce pays sera exterminée d'ici à 2020.

Les éléphants d'Afrique en général sont victimes de la forte hausse de la demande en ivoire des pays d’Asie qui a fait exploser le braconnage, des quantités de plus en plus importantes d'ivoire étant vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine...




Lire la suite...

Lire la suite

La Chine doit agir maintenant pour sauver les éléphants d’Afrique !

L'éléphant d'Afrique
L'éléphant d'Afrique.
En Tanzanie, environ trente éléphants sont tués chaque jour, et à ce rythme, la population des pachydermes de ce pays sera exterminée d'ici à 2020.

Les éléphants d'Afrique en général sont victimes de la forte hausse de la demande en ivoire des pays d’Asie qui a fait exploser le braconnage, des quantités de plus en plus importantes d'ivoire étant vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine...


Lors d’une récente conférence organisée sous l'égide de l'ONU à Dar es-Salaam, la plus grande ville de Tanzanie, la Société de protection des éléphants de Tanzanie (TEPS) a alerté les autorités du pays sur l’imminence d’une catastrophe imminente. 

10 000 éléphants ont été abattus illégalement en Tanzanie en 2013. Plus de 100 000 éléphants ont été tués entre 2010 et 2012 sur le continent africain. Dans la réserve de Selous, une des plus grandes réserves de faune du monde, dans le sud de la Tanzanie, et site naturel inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, la population d’éléphants a chuté de 70406 à 13084 individus en seulement sept ans.

Cette conférence a permis d'étudier les moyens d'enrayer le massacre des éléphants. La Tanzanie est une destination touristique importante qui se dit déterminée à protéger sa faune exceptionnelle mais qui a du mal à faire face à des bandes criminelles très organisées et aux méthodes de plus en plus sophistiquées. Les braconniers ont en effet une grande connaissance du terrain et sont dotés d'armes automatiques et d'équipements pointus comme des lunettes de vision nocturne...

Selon Interpol, le trafic d’ivoire entre l’Afrique et l’Asie a triplé au cours des dix dernières années. L’organisation internationale de coopération policière estime à 188 millions de dollars la somme dépensée chaque année pour importer vers l’Asie des articles en ivoire provenant d’Afrique. Et les prévisions d’Interpol pour les prochaines années sont à la hausse…

La survie des éléphants est étroitement liée à la Chine

L'ivoire des défenses d'éléphants, comme celle d’ailleurs des rhinocéros, est très recherchée pour son aspect décoratif et ses prétendues vertus médicinales. 

« Si (Pékin) n'est pas en pointe pour mettre fin à la demande d'ivoire, les éléphants d'Afrique pourraient disparaître de la nature d'ici une génération », c’est ce qu’affirme l'Agence d'investigation environnementale (EIA) dans son rapport « Vanishing Point ». Selon l’ONG, les visites officielles en Tanzanie des diplomates chinois seraient mises à profit pour rapporter de grandes quantités d’ivoire dans la valise diplomatique. L’EIA cite le cas de la visite du président Xi Jinping en mars 2013 et celle d’une frégate de la marine chinoise à Dar es-Salaam.

Selon l'enquête de deux autres ONG de défense de l'environnement, Save the Elephants et The Aspinall Foundation, le massacre des éléphants d'Afrique et le commerce de l'ivoire en Chine sont « hors de contrôle ». Les enquêteurs des deux ONG ont visité plusieurs dizaines de magasins et d'usines en Chine, principal centre mondial de transformation et premier importateur illégal. « Les prix de l'ivoire brut ou travaillé en Chine, le nombre d'usines autorisées de taille de l'ivoire, celui des boutiques de vente de détail, tant légales qu'illégales, celui des objets à la vente, tous se sont envolés », s'alarment-ils. 

Entre 2004 et 2013, le nombre de commerces d'ivoire est passé de 31 à 145, et le nombre d'usines de transformation de 9 à 37. La vente illégale dans des commerces sans licence a progressé au même rythme. « Parallèlement, les quantités d'ivoire saisie et le nombre d'éléphants tués en Afrique ont également augmenté », poursuivent Save the Elephants et The Aspinall Foundation.

La survie des éléphants de Tanzanie est donc étroitement liée à la Chine. Pour espérer les sauver, il est essentiel que la Chine en particulier et la communauté internationale en général assument  enfin leur rôle d’acteur majeur dans la lutte contre la contrebande d’ivoire...

 

Lettre au Président chinois Xi Jinping 

Monsieur le Président,

Je souhaite vous faire part de ma plus vive inquiétude concernant le sort des éléphants en Tanzanie. Leur braconnage a atteint des proportions dramatiques : plus de 10 000 éléphants ont été tués illégalement au cours de la seule année 2013, soit une moyenne de 30 individus par jour. Si le braconnage et la contrebande de l'ivoire ne sont pas éradiqués, les éléphants auront totalement disparu de Tanzanie d’ici à peine quelques années.

La Chine joue un rôle déterminant dans le commerce illégal de l’ivoire. C’est ce qu’affirme l'Agence d'investigation environnementale (EIA) dans «Vanishing Point», un rapport dans lequel sont exposés plusieurs cas de contrebande d'ivoire. Les employés des ambassades de Chine en Afrique feraient partie des meilleurs clients des revendeurs d’ivoire locaux.

Pire, les visites officielles de la Chine en Tanzanie seraient mises à profit par certains membres de la délégation chinoise pour rapporter de grandes quantités d’ivoire dans la valise diplomatique. L’EIA prend comme exemple votre visite officielle de mars 2013 ainsi que celle de la frégate Hengshui à Dar es-Salaam. Au cours de cette dernière, un citoyen chinois a été interpellé en possession de 81 défenses d’éléphants qu'il tentait de faire passer dans le port.

Monsieur le Président, je demande à la Chine de mettre au plus vite possible un terme au commerce illégal de l’ivoire.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma considération et de ma vigilance citoyenne.

Albert Ricchi



Lire la suite

Quand la France se suicida en 1973…

Noeud coulant
Noeud coulant.
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France.

En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France… 



Lire la suite...

Lire la suite

Quand la France se suicida en 1973…

Noeud coulant
Nœud coulant.
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France.


En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France…  


 


Depuis l’application de cette loi, peu connue du grand public, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Une situation ubuesque en elle-même et qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent aujourd’hui son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires. 


Comment en est-on arrivé là ? 


En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.  


Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. 


Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.


Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.


Cette loi, dite aussi « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, a été abrogée en 1994 mais après avoir été étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht, entré en vigueur le 1er novembre 1993 (article 104) et Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009 (article 123) que la France doit appliquer à la lettre ! 


Et aujourd’hui, on le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France…ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.  


Des chiffres qui donnent le tournis...


Au final, comme on le sait, la loi de 1973 n’a pas empêché l’État de s’endetter et contrairement à ce qu’escomptaient ses initiateurs, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant  progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. 


Si les taux d’intérêt ont fortement diminué, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé. Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%,  dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 % !


En 1978, la dette publique représentait 72,8 milliards d’euros et 21,2% du PIB.


En 1988, 302,8 milliards d’euros et 33,3% du PIB.


En 1998, 787,4 milliards d’euros et 59,6% du PIB.


En 2005, elle représentait 1147,6 milliards d’euros et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense. 


En 2007, la dette publique atteignait 1211,6 milliards d'euros et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public. 


Fin 2013, la dette publique « au sens de Maastricht », estimée par l'Insee, a été évaluée à 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB. 


Elle a dépassé officiellement les 2 000 milliards au deuxième trimestre 2014. 


Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros, les intérêts payés se montant à 1306 milliards d’euros ! Sans les intérêts encaissés par les  financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros au lieu de 1327,1 milliards d’euros ! 


Mais le plus dramatique, c’est qu’on continue à pérorer sans fin sur les plateaux de télévisions, à la radio et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc. Les « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas, trahissent en fait chaque jour leur mission d’informer en occultant systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés.


C’est ainsi que s’imposent aujourd'hui dans l’opinion des vérités journalistiques apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité. Et malheureusement, cette escroquerie de la dette publique signe aussi quelque part la mort de la démocratie car les deux grands partis de gouvernement, PS et UMP, ainsi que leurs alliés respectifs, Radicaux de gauche, Verts, UDI, Modem, ont renoncé à remettre en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états en France et en Europe…


 



 


Plus d'infos :



Lire la suite

Bonne chance à la nouvelle coopérative de presse Nice-Matin !

logo nice-matin
Logo nice-matin.
Dans le contexte actuel de crise de la presse écrite, c’est finalement le projet de coopérative présenté par les salariés de Nice-Matin qui a été retenu par le Tribunal de commerce de Nice. 

Une solution originale préservant le maximum d’emplois et qui garantira une certaine  indépendance du titre mais le lien avec les lecteurs sera essentiel... 


Lire la suite...

Lire la suite

Bonne chance à la nouvelle coopérative de presse Nice-Matin !


logo nice-matin
Logo nice-matin.
Dans le contexte actuel de crise de la presse écrite, c’est finalement le projet de coopérative présenté par les salariés de Nice-Matin qui a été retenu par le Tribunal de commerce de Nice. 

Une solution originale préservant le maximum d’emplois et qui garantira une certaine  indépendance du titre mais le lien avec les lecteurs sera essentiel... 



Le Tribunal de commerce de Nice a tranché sur la reprise de Nice-Matin et c’est le projet de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) des salariés qui a prévalu. L’offre de la SCIC ne compte aucun licenciement sec mais 159 départs « volontaires » correspondant à environ 15 % des effectifs. 

Deux offres étaient aussi présentées : celle du géant belge des médias, le groupe Rossel, et celle de Georges Ghosn, l’ancien propriétaire de France-Soir. Si ces deux offres étaient financièrement supérieures, elles se montraient dévastatrices en termes d’emplois : 376 départs (soit un tiers des effectifs) pour la première et 228 pour la seconde. 

La totalité des fonds levés pour cette reprise s’élève à 14,2 millions d’euros se répartissent ainsi : 

- 2,3 millions apportés par les salariés correspondant à la mobilisation de leur treizième mois 

- 460.000 euros de dons obtenus à la suite d’une campagne de " financement participatif " sur la plateforme Ulule

- 2 millions de prêt apportés par le Conseil régional 

- 1,5 million apporté par des organismes du mouvement SCOP (Socoden) et France Active (Sifa)

- 8 millions de cessions à Bernard Tapie correspondant à 50 % de Corse Matin et aux murs de quatre agences locales.

À l’inverse du Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur, le Conseil général des Alpes Maritimes et la ville de Nice ont refusé de participer à ce montage. Bernard Tapie ne participera pas à la coopérative comme cela avait été envisagé initialement. Il récupère la totalité de Corse Matin, journal rentable dont il possédait déjà 50 %.

Cette décision du Tribunal de commerce constitue une grande victoire des salariés comme le souligne le communiqué du SNJ, membre de l’Union syndicale Solidaires. Nice-Matin devient ainsi le quatrième titre de presse détenu sous forme coopérative avec Alternatives économiques, Regards et le tout dernier venu, le Journal toulousain. 

En choisissant la forme coopérative, Nice Matin renoue avec son passé lorsque, fondé après-guerre par des membres du journal de résistance Combat, il était géré sous forme de Société anonyme à participation ouvrière (SAPO). Il passera ensuite dans les mains du groupe Hachette, puis du Groupe Hersant Média.

La situation de la presse quotidienne régionale et de la presse écrite en général est difficile. Le pari pris par la nouvelle structure n’est pas gagné d’avance. Rappelons que ce journal a connu une baisse de diffusion de 23 % sur les huit dernières années et perdait un million d’euros tous les mois. 

La coopérative souhaite maintenir les quatorze éditions des titres Nice-Matin, Monaco-Matin et Var-Matin qui représentent 160.000 exemplaires quotidiens. Elle compte également développer une stratégie numérique qui devra compenser les baisses de diffusion de la presse papier. Il est prévu de confier la direction du journal à Robert Namias (ex-TF1) qui sera aussi Directeur de la rédaction.

A la différence d’une SCOP dans laquelle les salariés doivent détenir plus de 50 % du capital, la SCIC est organisée en plusieurs collèges qui se partagent le pouvoir selon un pourcentage prédéterminé. Deux collèges doivent obligatoirement exister, celui des salariés et celui des usagers, auxquels se rajoutera très certainement celui des financeurs.

Mais la clé d’une relance durable du journal réside dans le lien qu’il saura créer avec ses lecteurs. Le succès de la levée de fonds auprès du public montre un engagement important pour maintenir le journal. Souhaitons que la présence d’un collège des lecteurs permettra de dépasser les seules relations marchandes existantes entre les salariés et les usagers...



Lire la suite

Préserver les forêts et autres merveilles naturelles de l’île Woodlark !

Woodlark Island
Woodlark Island.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’île Woodlark est un véritable trésor biologique avec ses 42 espèces endémiques répertoriées : grenouilles, reptiles, gastéropodes ainsi que le couscous de Woodlark, un petit marsupial nocturne. 

Les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces à découvrir sur l'île mais la forêt tropicale abritant cette faune exceptionnelle est sur le point d’être rasée pour produire du bois de construction et des meubles de jardin...


L'île Woodlark ou Woodlark Island, aussi connue sous le nom de Muyuw ou Murua, est une île qui fait partie des îles Trobriand, dans la province de Milne Bay en Papouasie-Nouvelle-Guinée. 

L’habitat naturel de la faune de cette île est aujourd’hui menacé par la société  Karridale qui souhaite couper à blanc 17 600 hectares de forêt, soit un cinquième de l’île. Selon les populations autochtones qui rejettent majoritairement ce projet, l’entreprise malaisienne chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île.

Installation de camps, importation de machines lourdes, l’offensive de la société  Karridale est imminente. Les bûcherons n’attendent plus que l’ordre de lancement des opérations selon Simon Piyuwes, un insulaire qui mène la résistance pour préserver ce paradis naturel.

Autre danger, les permis aurifères déposés par plusieurs sociétés minières, notamment la société minière Kula qui se distingue par une insuffisance notoire des informations communiquées à la population et les conséquences écologiques d’un projet de trois mines à ciel ouvert.

Les 6 000 habitants de Woodlark appellent donc au soutien de la communauté mondiale et lancent une pétition internationale pour bloquer ces projets dévastateurs. Grâce à la mobilisation conjuguée des populations locales et de la communauté internationale, un projet de plantations de palmiers à huile avait déjà été bloqué en 2008. 



Monsieur le Premier ministre,
Madame, Monsieur,

Les 6 000 habitants de l'île Woodlark vivent en harmonie avec la nature de leur pays. 

Les forêts vierges de l’île abritent au moins 42 espèces endémiques dont l’emblématique couscous de Woodlark. Et les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces restant à y découvrir…

Aujourd’hui, la société malaisienne Karridale Limited projette de déboiser 17 600 hectares des forêts de Woodlark, soit un cinquième de l’île. Selon les communautés autochtones, l’entreprise chercherait en réalité à déboiser plus de la moitié de l’île. 

La population rejette majoritairement le projet. Beaucoup d’insulaires estiment avoir été pris au dépourvu et se mobilisent pour préserver la nature de leur pays. Les chercheurs redoutent la perte des moyens de subsistance pour de nombreuses espèces animales.

Nous vous demandons de prendre en considération les choix de la population et de mettre un terme au projet de Karridale.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, Madame, Monsieur, à l'assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.



> Signer la pétition ICI







Lire la suite

Préserver les forêts et autres merveilles naturelles de l’île Woodlark !

Woodlark Island
Woodlark Island.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’île Woodlark est un véritable trésor biologique avec ses 42 espèces endémiques répertoriées : grenouilles, reptiles, gastéropodes ainsi que le couscous de Woodlark, un petit marsupial nocturne. 

Les scientifiques estiment encore nombreuses les espèces à découvrir sur l'île mais la forêt tropicale abritant cette faune exceptionnelle est sur le point d’être rasée pour produire du bois de construction et des meubles de jardin...



Lire la suite...

Lire la suite

Barrage de Sivens : la mort de Rémi Fraisse pouvait être évitée…

Non au barrage de Sivens
ZAD du Testet.
Suite au décès de Rémi Fraisse, le Conseil général du Tarn, réuni en assemblée plénière à Albi, vendredi 31 octobre, a décidé de suspendre les travaux du barrage de Sivens. 

Mais les élus de l’assemblée départementale se refusent à parler d'abandon bien que ce projet d‘un coût environnemental et financier excessif soit complètement inadapté et au seul profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société toute entière...



Lire la suite...

Lire la suite

Modulation des allocations familiales : une mesure d’économie budgétaire avant tout plutôt qu’une vraie réforme…

clipart famille
Clipart famille.
Après le gel de toutes les prestations sociales dont les allocations familiales ainsi que les retraites, les aides à la garde d'enfant et au logement, voilà que le gouvernement annonce la modulation du montant des allocations familiales.

Avec cette « réforme » François Hollande, qui a tranché en dernier ressort, entend faire d’une pierre deux coups : faire croire qu’il s’agit d’une mesure de justice sociale et réaliser en même temps une économie budgétaire de l’ordre de 700 millions d’euros par an, donnant ainsi un nouveau signe de bonne volonté à la commission de Bruxelles…



Lire la suite...

Lire la suite

Pour une fusion du Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental au sein d’une nouvelle assemblée restreinte

sénat
Les dernières élections sénatoriales, fin septembre, ont remis sous le feu des projecteurs le débat sur le bien-fondé de la deuxième chambre du parlement.

Après un court passage de la majorité à gauche, le Sénat repasse à droite tout en restant la chambre parlementaire la plus archaïque du monde occidental. Son mode d'élection notamment est la cause d’un grave déficit de légitimité démocratique et de l’avènement d’une chambre structurellement à droite depuis 1858…


Lire la suite...

Lire la suite