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Désherber son jardin avec un produit Monsanto peut devenir dangereux pour sa santé…

Roundup de MonsantoIl y a cinquante ans, un insecticide de l’entreprise américaine Monsanto, le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) était utilisé partout dans le monde jusqu’à ce que le livre “Printemps silencieux”, écrit en 1962 par le biologiste Rachel Carson, démontre qu’il était cancérigène. Une décennie plus tard, ce produit était interdit aux Etats-Unis. 

Aujourd’hui, les meilleurs spécialistes mondiaux du cancer lancent un cri d’alerte à propos d’un autre désherbant, le Roundup, fabriqué encore par Monsanto et qui est probablement cancérigène... 


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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » (Working Time Festival) interdit aux jeunes de plus 35 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 

Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


Sur Europe 1, il y a quelques jours, l’ancien secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que " le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ".  Une dispersion qui " affaiblit le message syndical ". " A ceux qui pensaient qu'en multipliant les syndicats, on allait favoriser le taux d'adhésion aux syndicats, la démonstration inverse est en train de se faire ".

Cette prise de conscience, bien tardive, n’est cependant pas dénuée de bon sens. Un sondage récent confirme en effet que les syndicats n'ont plus la cote depuis longtemps chez les salariés. Pour sept Français sur dix, ils ne sont pas représentatifs. Depuis trente ans, le nombre de salariés syndiqués a été divisé par deux et aujourd'hui, seulement 7,7 % de la population active fait partie d'un syndicat. 

Ce  faible taux de syndicalisation s’explique aussi quelquefois par la peur de représailles ou de freins au déroulement de carrière dans l'entreprise quand on est adhérent ou militant syndical, d’autant plus sensibles dans les petites entreprises et en période de chômage et de précarité.

Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l'idée d'une resyndicalisation lancée régulièrement pas les leaders syndicaux, les syndicats continuent donc à perdre des adhérents, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, l’enseignement privé, la confection-cuir-textile, le  bâtiment, l’industrie du bois ou les commerces et services. Seuls les «bastions syndicaux» semblent conserver une présence syndicale significative : l'Éducation nationale (24 % de syndiqués), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).

En ce qui concerne les effectifs globaux nationaux, ils sont sensiblement inférieurs à ceux revendiqués par les différentes confédérations, selon deux universitaires spécialistes du monde syndical français, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé.

- CGT : 525 000 (au lieu des 694 000 revendiqués) 
- CFDT : 450 000 (868 000)
- FO : 310 000 (500 000)
- UNSA : 135 000 (360 000) 
- FSU : 120 000 (171 000) 
- CFTC : 95 000 (142 000) 
- CFE-CGC : 80 000 (160 000) 
- SUD : 80 000 (110 000)

Soit un nombre total d'adhérents d'environ 1 800 000 pour toutes les organisations syndicales et encore ce nombre semble très optimiste car il faudrait pouvoir comptabiliser rigoureusement, au titre d'une année civile, un adhérent pour 12 cotisations syndicales mensuelles effectivement payées...

Quand on sait que la CGT, en 1948, comptait à elle seule 4 000 000 d’adhérents, que la seule Fédération allemande de la Métallurgie IG Mettal compte actuellement 2,4 millions d’adhérents ou que la Suède compte aujourd'hui 2,7 millions de syndiqués pour une population active de 4,5 millions de personnes, on mesure la faiblesse et le recul syndical dans notre pays.

Si la division syndicale règne sur le territoire national, les centrales CGT, CFDT, FO et CFTC sont tout de même membres de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) en vue de l’élaboration de revendications et surtout de propositions d'actions européennes ou mondiales. Mais malgré ces rapprochements au sein de la CSI, le mouvement syndical français a enregistré un retard considérable sur la nécessité de s’unir pour faire face notamment au développement de la mondialisation. 

Aucune des trois principales organisations CGT, CFDT et FO ne semble vouloir contribuer à une nouvelle donne en France, donnant naissance à une nouvelle confédération syndicale unifiée. Quant aux autres centrales, elles restent marquées par de fortes spécificités (la défense de l’encadrement uniquement pour la CFE-CGC, la référence à la chrétienté pour la CFTC ou la forte tonalité catégorielle pour l’UNSA) et n'entendent aucunement se remettre en cause.

Pourtant, une, voire deux confédérations syndicales permettrait de peser davantage auprès des pouvoirs publics et de redorer le blason d'un syndicalisme dans un monde où les décisions se prennent souvent à un autre niveau : dans les conseils d'administration des multinationales ou des organismes supranationaux, tels que le FMI, la Banque mondiale, l'OMC ou la Commission européenne.

Et si l’on admet que la vocation du syndicalisme est de défendre avant tout les intérêts des salariés à l'intérieur d'un espace de démocratie, il devrait y avoir la place, même dans une seule confédération syndicale, pour les diverses opinions pouvant exister, y compris celles défendant strictement les intérêts catégoriels comme ceux des cadres.

Mais en matière de syndicalisme, comme en politique ou dans la haute fonction publique, le conservatisme est souvent de mise lorsqu’il permet de rester bien au chaud dans son petit nid douillet (quelquefois hors de prix...) avec voiture de fonction et chauffeur, entouré de permanents fonctionnarisés, le tout financé par des cotisations syndicales, des financements publics ou de directions d'entreprise...




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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » (Working Time Festival) interdit aux jeunes de plus 35 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 
 
Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » interdit aux plus de 36 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 

Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


Sur Europe 1, il y a quelques jours, l’ancien secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que " le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ".  Une dispersion qui " affaiblit le message syndical ". " A ceux qui pensaient qu'en multipliant les syndicats, on allait favoriser le taux d'adhésion aux syndicats, la démonstration inverse est en train de se faire ".

Cette prise de conscience, bien tardive, n’est cependant pas dénuée de bon sens. Un sondage récent confirme en effet que les syndicats n'ont plus la cote depuis longtemps chez les salariés. Pour sept Français sur dix, ils ne sont pas représentatifs. Depuis trente ans, le nombre de salariés syndiqués a été divisé par deux et aujourd'hui, seulement 7,7 % de la population active fait partie d'un syndicat. 

Ce  faible taux de syndicalisation s’explique aussi quelquefois par la peur de représailles ou de freins au déroulement de carrière dans l'entreprise quand on est adhérent ou militant syndical, d’autant plus sensibles dans les petites entreprises et en période de chômage et de précarité.

Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l'idée d'une resyndicalisation lancée régulièrement pas les leaders syndicaux, les syndicats continuent donc à perdre des adhérents, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, l’enseignement privé, la confection-cuir-textile, le  bâtiment, l’industrie du bois ou les commerces et services. Seuls les «bastions syndicaux» semblent conserver une présence syndicale significative : l'Éducation nationale (24 % de syndiqués), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).

En ce qui concerne les effectifs globaux nationaux, ils sont sensiblement inférieurs à ceux revendiqués par les différentes confédérations, selon deux universitaires spécialistes du monde syndical français, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé.

- CGT : 525 000 (au lieu des 694 000 revendiqués) 
- CFDT : 450 000 (868 000)
- FO : 310 000 (500 000)
- UNSA : 135 000 (360 000) 
- FSU : 120 000 (171 000) 
- CFTC : 95 000 (142 000) 
- CFE-CGC : 80 000 (160 000) 
- SUD : 80 000 (110 000)

Soit un nombre total d'adhérents d'environ 1 800 000 pour toutes les organisations syndicales et encore ce nombre semble très optimiste car il faudrait pouvoir comptabiliser rigoureusement, au titre d'une année civile, un adhérent pour 12 cotisations syndicales mensuelles effectivement payées...

Quand on sait que la CGT, en 1948, comptait à elle seule 4 000 000 d’adhérents, que la seule Fédération allemande de la Métallurgie IG Mettal compte actuellement 2,4 millions d’adhérents ou que la Suède compte aujourd'hui 2,7 millions de syndiqués pour une population active de 4,5 millions de personnes, on mesure la faiblesse et le recul syndical dans notre pays.

Si la division syndicale règne sur le territoire national, les centrales CGT, CFDT, FO et CFTC sont tout de même membres de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) en vue de l’élaboration de revendications et surtout de propositions d'actions européennes ou mondiales. Mais malgré ces rapprochements au sein de la CSI, le mouvement syndical français a enregistré un retard considérable sur la nécessité de s’unir pour faire face notamment au développement de la mondialisation. 

Aucune des trois principales organisations CGT, CFDT et FO ne semble vouloir contribuer à une nouvelle donne en France, donnant naissance à une nouvelle confédération syndicale unifiée. Quant aux autres centrales, elles restent marquées par de fortes spécificités (la défense de l’encadrement uniquement pour la CFE-CGC, la référence à la chrétienté pour la CFTC ou la forte tonalité catégorielle pour l’UNSA) et n'entendent aucunement se remettre en cause.

Pourtant, une, voire deux confédérations syndicales permettrait de peser davantage auprès des pouvoirs publics et de redorer le blason d'un syndicalisme dans un monde où les décisions se prennent souvent à un autre niveau : dans les conseils d'administration des multinationales ou des organismes supranationaux, tels que le FMI, la Banque mondiale, l'OMC ou la Commission européenne.

Et si l’on admet que la vocation du syndicalisme est de défendre avant tout les intérêts des salariés à l'intérieur d'un espace de démocratie, il devrait y avoir la place, même dans une seule confédération syndicale, pour les diverses opinions pouvant exister, y compris celles d’intérêts catégoriels comme les cadres.

Mais en matière de syndicalisme, comme en politique ou dans la haute fonction publique, le conservatisme est souvent de mise lorsqu’il permet de rester bien au chaud dans son petit nid douillet (quelquefois hors de prix...) avec voiture de fonction et chauffeur, entouré de permanents fonctionnarisés, le tout financé par des cotisations syndicales et des financements publics importants…




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PS : un congrès pourquoi faire ?

Congrès du PS : un peu...beaucoup...pas du tout...
Le prochain congrès du Parti Socialiste des 5, 6 et 7 juin devra trancher entre quatre motions dont les deux principales : celle du premier secrétaire, résolument démocrate, qui soutient les réformes du gouvernement et celle de l’aile gauche qui refuse d'abandonner son objectif de toujours, le progrès social. 

Mais entre Jean-Christophe Cambadélis rejoint par Martine Aubry d'un côté et les frondeurs de l'autre, ce congrès risque d’être un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité gouvernementale…


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PS : un congrès pourquoi faire ?

Le prochain congrès du Parti Socialiste des 5, 6 et 7 juin devra trancher entre quatre motions dont les deux principales : celle du premier secrétaire, résolument démocrate, qui soutient les réformes du gouvernement et celle de l’aile gauche qui refuse d'abandonner son objectif de toujours, le progrès social. 

Mais entre Jean-Christophe Cambadélis rejoint par Martine Aubry d'un côté et les frondeurs de l'autre, ce congrès risque d’être un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité gouvernementale…


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PS : un congrès pourquoi faire ?

Le prochain congrès du Parti Socialiste des 5, 6 et 7 juin devra trancher entre quatre motions dont les deux principales : celle du premier secrétaire, résolument démocrate, qui soutient les réformes du gouvernement et celle de l’aile gauche qui refuse d'abandonner son objectif de toujours, le progrès social. 

Mais entre Jean-Christophe Cambadélis rejoint par Martine Aubry d'un côté et les frondeurs de l'autre, ce congrès risque d’être un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité gouvernementale…


Après les départs récents d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon du gouvernement, les critiques récurrentes de Martine Aubry et des frondeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande, on pouvait penser que le prochain congrès du PS serait l’occasion d’un débat clair sur la ligne de la majorité, la relative austérité, l’absence cruelle de réforme fiscale, la monnaie unique, le libre-échange anarchique ou les insuffisances notoires de l’Union Européenne.

Après plusieurs défaites électorales, la fronde d’une partie des élus socialistes pouvait aussi entretenir l’idée qu’un vrai débat avait une chance d’éclore, au moins partiellement, mais ce congrès aura lieu notamment après que le gouvernement ait lancé une partie des chantiers de la loi Macron, privatisé l'aéroport de Toulouse, soldé Alstom au géant américano-canadien  Général Electric (GE), laissé vendre les Transports Norbert Dentressangle, l’une des plus importantes entreprises françaises, au groupe américain XPO Logistics, signes révélateurs entre autres de la politique de François Hollande.

Le projet de loi Macron en particulier est guidé par une logique de déréglementation généralisée : extension du travail le dimanche de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, dépénalisation du délit d’entrave, processus de privatisation dans tous les secteurs économiques, notamment les aéroports, permission donnée aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées, etc.

L’ABCD du congrès 

Quatre motions sont déposées en vue du congrès de Poitiers :

Motion A. Ses partisans soutiennent largement les choix politiques de François Hollande qui ne sont que les descendants directs de ceux des décennies précédentes. D’un côté, des réformes sociétales avant tout, le Président venant encore d’évoquer récemment les modalités de fin de vie des personnes âgées ou le vote des étrangers aux élections locales, et de l’autre l’absence de vraies réformes économiques et sociales, voire le vote de « réformes » que la droite n’avait pas osé faire jusqu’alors ! 

Jean-Christophe Cambadélis, Manuel Valls et Martine Aubry appellent en fait à une rénovation socialiste pour ne pas avouer clairement qu’ils ont déjà franchi une étape supplémentaire en devenant démocrates à l’américaine comme Bill Clinton ou Barak Obama, Tony Blair en Angleterre, Gerhard Schröder en Allemagne et tous les autres apôtres de « la troisième voie ».

Motion B. Elle réunit différents courants de gauche autour de Christian Paul et d'autres socialistes comme Laurence Rossignol, Pervenche Berès ou Pouria Amirshahi. Leur réflexion tourne autour de trois axes : le nouveau modèle de développement, la lutte contre les fractures territoriales et l'innovation démocratique en France et en Europe. Quant à Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, privés des ors des ministères, ils ont préféré agir dans le sillage de Christian Paul qui vient déjà, il y a quelques jours sur i Télé, d’accuser Jean-Christophe Cambadélis de verrouiller le congrès de Poitiers…

Motion C. Ses signataires prônent une nouvelle vision politique passant par l’ouverture d’un chantier avec 117 propositions, ressemblant souvent à des souhaits assez généralistes, en vue d'un nouveau pacte citoyen et républicain.

Motion D. Le comble du ridicule est sans doute atteint par cette motion portée par Karine Berger, une des « têtes pensantes » des socialistes en matière économique qui dit vouloir renouveler son parti tout en trouvant que la motion des frondeurs va trop loin dans la critique du gouvernement. La Fabrique qui est le nom de cette motion surprise,  c’est celle du NiNi, ni pour, ni contre, ni pour les frondeurs, ni contre l'exécutif. Et inversement ! Quelles sont les différences notables entre Karine Berger et la ligne suivie par le gouvernement ? Le JDD note avec ironie que « pour l’heure, cette motion se définit essentiellement par ce qu’elle n’est pas »...

Finalement, on peut se demander si le gouvernement et la direction du PS ne sont pas satisfaits d’avoir au moins une motion qui permet de récupérer une partie des mécontents, tout en les gardant dans un périmètre moins frondeur. D’une façon générale, pour les principaux signataires des motions B, C et D, il y a surtout la satisfaction d’obtenir un peu de lumière médiatique mais le débat reste un peu dérisoire et même égoïste.

Dérisoire car on voit bien que depuis plus de trente ans, la critique de la ligne eurolibérale du PS ne change rien à la politique suivie par les gouvernements de gauche. C’est la raison pour laquelle J.P. Chevènement puis J.L. Mélenchon ont quitté le PS.

Egoïste car les motions assurent aux « frondeurs », en plus d’une certaine notoriété, quelques postes dans la direction du parti ainsi qu'un quota de places éligibles pour leur courant aux différentes élections. On peut même s’interroger pour savoir si certains d'entre eux n’ont pas adopté cette posture en pensant qu’elle leur permettrait de se faire réélire plus facilement lors des prochaines élections, face au désastre électoral qui s’annonce pour le PS. C’est le cas notamment de Benoît Hamon, qui, quelques mois seulement après sa nomination en tant que Ministre de l’Education Nationale par Manuel Valls, s’est subitement aperçu que le nouveau Premier Ministre mettait le cap à droite, et ce après l’avoir soutenu contre le maintien de Jean-Marc Ayrault !

C’est pourquoi le prochain congrès socialiste sera sans doute un nouvel exercice de synthèse hollandaise où tout le monde pourra y trouver son bonheur et un moyen de montrer que le PS peut rassembler au-delà de sa ligne eurolibérale en ne faisant pas fuir ceux qui la rejettent, que ce soit volontaire ou non...



- Motion A : Le Renouveau Socialiste, présentée par Jean-Christophe Cambadélis

- Motion B : A gauche, pour gagner, présentée par Christian Paul

- Motion C : Oser un nouveau pacte citoyen et républicain, présentée par Florence Augier et Louis-Mohamed Seye

- Motion D : La Fabrique, présentée par Karine Berger




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PS : un congrès pourquoi faire ?

Le prochain congrès du Parti Socialiste des 5, 6 et 7 juin devra trancher entre quatre motions dont les deux principales : celle du premier secrétaire, résolument démocrate, qui soutient les réformes du gouvernement et celle de l’aile gauche qui refuse d'abandonner son objectif de toujours, le progrès social. 

Mais entre Jean-Christophe Cambadélis rejoint par Martine Aubry d'un côté et les frondeurs de l'autre, ce congrès risque d’être un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité gouvernementale…


Après les départs récents d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon du gouvernement, les critiques récurrentes de Martine Aubry et des frondeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande, on pouvait penser que le prochain congrès du PS serait l’occasion d’un débat clair sur la ligne de la majorité, la relative austérité, l’absence de réforme fiscale, la monnaie unique, le libre-échange anarchique et les insuffisances notoires de l’Union Européenne.

Après plusieurs défaites électorales, la fronde d’une partie des élus socialistes pouvait aussi entretenir l’idée qu’un vrai débat avait une chance d’éclore, au moins partiellement, mais ce congrès du PS aura lieu notamment après que le gouvernement ait soldé Alstom au géant américain General Electric (GE) et lancé une partie des chantiers de la loi Macron, révélateurs entre autres de la politique de François Hollande.

Le projet de loi Macron en particulier est guidé par une logique de déréglementation généralisée : extension du travail du dimanche de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, dépénalisation du délit d’entrave, processus de privatisation notamment d’un certain nombre d’aéroports, permission donnée aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger, c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées, etc.

L’ABCD du congrès 

Quatre motions sont déposées en vue du congrès de Poitiers :

Motion A. Ses partisans soutiennent largement les choix politiques de François Hollande qui ne sont que les descendants directs de ceux des décennies précédentes. D’un côté, des réformes sociétales avant tout, le Président venant encore d’évoquer récemment les modalités de fin de vie des personnes âgées ou le vote des étrangers aux élections locales, et de l’autre l’absence de vraies réformes économiques et sociales, voire le vote de « réformes » que la droite n’avait pas osé faire jusqu’alors ! 

Jean-Christophe Cambadélis, Manuel Valls et Martine Aubry appellent à une rénovation socialiste pour ne pas avouer clairement qu’ils ont déjà franchi une étape supplémentaire en devenant démocrates à l’américaine comme Bill Clinton ou Barak Obama, Tony Blair en Angleterre, Gerhard Schröder en Allemagne et tous les autres apôtres de « la troisième voie ».

Motion B. Elle réunit différents courants de gauche autour de Christian Paul et d'autres socialistes, comme Laurence Rossignol, Pervenche Berès ou Pouria Amirshahi. Leur réflexion tourne autour de trois axes : le nouveau modèle de développement, la lutte contre les fractures territoriales et l'innovation démocratique en France et en Europe. Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, privés des ors des ministères, ont préféré agir dans le sillage de Christian Paul qui vient déjà, il y a quelques jours sur I Télé, d’accuser Jean-Christophe Cambadélis de verrouiller le congrès de Poitiers…

Motion C. Ses signataires prônent une nouvelle vision politique passant par l’ouverture d’un chantier avec 117 propositions ou souhaits, souvent généralistes, en vue d'un nouveau pacte citoyen et républicain.

Motion D. Le comble du ridicule est sans doute atteint par cette motion portée par Karine Berger, une des « têtes pensantes » des socialistes en matière économique qui dit vouloir renouveler son parti tout en trouvant que la motion des frondeurs va trop loin dans la critique du gouvernement. La Fabrique qui est le nom de cette motion surprise,  c’est celle des NiNi, ni pour, ni contre, ni pour les frondeurs, ni contre l'exécutif. Et inversement ! Quelles sont les différences notables entre Karine Berger et la ligne suivie par le gouvernement ? Le JDD note avec ironie que « pour l’heure, cette motion se définit essentiellement par ce qu’elle n’est pas »...

Avec le dépôt de ces motions, on peut se demander si le gouvernement et la direction du PS ne sont pas satisfaits d’avoir au moins une motion qui permet de récupérer une partie des mécontents, tout en les gardant dans un périmètre moins frondeur. D’une façon générale, pour les principaux signataires des motions B, C et D, il y a surtout la satisfaction d’obtenir un peu de lumière médiatique mais le débat reste hélas un peu dérisoire et même égoïste.

Dérisoire, car on voit bien que depuis plus de trente ans, la critique de la ligne eurolibérale du PS ne change rien à la politique suivie par les gouvernements de gauche. C’est la raison pour laquelle J.P. Chevènement puis J.L. Mélenchon ont quitté le PS.

Egoïste, car les motions assurent aux « frondeurs », en plus d’une certaine notoriété, quelques postes dans la direction du parti ainsi qu'un quota de places éligibles pour leur courant aux différentes élections. On peut même s’interroger pour savoir si certains d'entre eux n’ont pas adopté cette posture en pensant qu’elle leur permettrait de mieux se faire réélire dans leurs circonscriptions respectives, face au désastre électoral qui s’annonce pour le PS. C’est le cas notamment de Benoît Hamon, qui quelques mois seulement après sa nomination en tant que Ministre de l’Education Nationale par Manuel Valls, s’est subitement aperçu que le nouveau Premier Ministre mettait le cap à droite, et ce après l’avoir soutenu contre le maintien de Jean-Marc Ayrault !

C’est pourquoi le prochain congrès socialiste sera sans doute un nouvel exercice de synthèse hollandaise et un moyen de montrer que le PS peut rassembler au-delà de sa ligne eurolibérale et ne pas faire fuir ceux qui la rejettent, que ce soit volontaire ou non...



- Motion A : Le Renouveau Socialiste, présentée par Jean-Christophe Cambadélis

- Motion B : A gauche, pour gagner, présentée par Christian Paul

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Quand la France se suicida en 1973 …

Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France. En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de ...

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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires


Assemblée Nationale
L'Assemblée Nationale.
La France se caractérise par l'existence d'un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays est malheureusement loin de l’Allemagne, l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...



Malgré une dette de 2 037 milliards d'euros (95% du PIB) et un déficit public de 84 milliards d’euros fin 2014, la France ne lésine pas sur les moyens en matière de représentation parlementaire. Avec 577 députés et 348 sénateurs, notre pays compte actuellement un député pour 115 975 habitants et un sénateur pour 192 293 habitants, soit un parlementaire pour 72 343 habitants !

L’Assemblée Nationale

Les députés sont au nombre de 577 depuis les élections législatives de 1986, année de la dernière réforme faite sous le mandat du Premier Ministre Laurent Fabius . Ddepuis la révision constitutionnelle de 2008, ce nombre est gravé dans le marbre par la Constitution, sans doute pour éviter qu’il ne soit à nouveau augmenté ou diminué au gré des majorités électorales.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, avait fait état en 2013, sur radio J, d’une piste pour en réduire le nombre, pour cause d’économie bien sûr, en revenant au nombre de députés d’avant la dernière réforme de la carte électorale, soit 491. Une commission devait plancher sur le sujet mais aucune proposition de loi n'a vue le jour depuis... Et si le nombre de députés est passé de 491 à 577 en 1986, c’est parce que le parti socialiste, au pouvoir à l’époque, avait souhaité introduire une part de proportionnelle dans le mode de scrutin majoritaire. Cette introduction, favorable incidemment au Front National, aurait permis de sauver une centaine de députés socialistes et une vingtaine de députés communistes...

Revenue au pouvoir, la majorité de droite se hâta de supprimer la part de proportionnelle mais ne manqua pas de conserver le nouveau nombre de députés. 

Or, d'autres pays sont beaucoup plus économes en la matière comme l'Allemagne où il y a 622 membres au Bundestag pour 82 millions d'habitants, soit un député pour 131 800 habitants. L'Espagne présente pratiquement la même densité avec 350 députés pour 46 millions d'habitants.

Les Etats-Unis apparaissent encore plus économes avec 435 membres à la Chambre des représentants pour 315 millions d'habitants, soit un député pour 730 000 habitants ! Ce ratio élevé  s’explique aussi par la structure particulière institutionnelle de ce pays qui comporte dans chaque Etat un Congrès, composé d'une Chambre des représentants et d'un Sénat. 

En France, ce nombre important influe naturellement sur le coût général des dépenses de l’Etat car chaque député reçoit un nombre non négligeable d’indemnités diverses. L’indemnité parlementaire comprend en effet l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction, soit 7 100 € bruts, somme à laquelle il faut ajouter l’indemnité de frais de mandat (5 770 €) et le crédit pour rémunérer le ou les collaborateurs (9 504 €) , soit au total 22 374 € mensuels par député. 

Rapportée sur 12 mois et 577 députés, la dépense totale s’établit à plus de 154 millions d’euros par an, montant auquel il faut ajouter une réserve parlementaire répartie proportionnellement aux effectifs des groupes parlementaires (90 millions d'euros pour l'Assemblée Nationale et 54 millions pour le Sénat) ! Sans compter les divers avantages matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat (bureau, informatique, téléphone, photocopieur, courrier, restauration, hébergement, transports en commun gratuits, voitures avec chauffeur, taxis parisiens gratuits, prestations familiales, allocation d’assurance mutuelle, régime spécial de Sécurité sociale, caisse spéciale de pensions, allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 3 ans après la fin de leur mandat).

Aujourd'hui, qui propose quoi ? François Hollande songe à une diminution du nombre d'élus mais ne fait rien concrètement ! Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour une réduction d’au moins 15 % mais n’a rien fait lorsqu’il était Président de la République ! Quant à François Bayrou et Alain Juppé, ils proposent respectivement une réduction de leur nombre de 30 % (environ 400 députés) pour l'un et 50 % (moins de 300 députés) pour l'autre mais il s'agit pour l'instant que de promesses pré-électorales...

Finalement, c’est surtout un ratio (nombre de députés / nombre d’habitants) qu’il convient d’établir plutôt qu’un pourcentage de réduction. Un député pour 200 000 habitants serait par exemple un ratio clair et significatif pour une Assemblée Nationale de 330 députés environ, dont la moitié pourrait être élue à la proportionnelle.

Le Sénat

En 1959, les départements métropolitains, les DOM-TOM et les Français à l'étranger étaient représentés par 283 sénateurs. Leur nombre a été porté successivement à 331 en 2004, 343 en 2008 pour finir à 348 en 2011. Le scrutin départemental est soit proportionnel (dans 52 % des cas), soit uninominal à deux tours (48 %) mais les sénateurs sont désignés de façon tout à fait anti-démocratique par les seuls grands électeurs (150 000 personnes environ).

Par comparaison, les sénateurs sont au nombre de 69 au Bundesrat allemand ! Aux Etats-Unis, ils ne sont que 100, soit 2 sénateurs par Etat quand la France en est à deux et plus par département !

L’Assemblée Nationale ayant toujours le dernier mot en matière d'adoption de textes législatifs, l’on pourrait, avec un peu d’ambition et de courage, fusionner le Sénat (348 membres) et le Conseil économique, social et environnemental (233 membres) au sein d’une nouvelle chambre exerçant une fonction exclusivement consultative, ne disposant d’aucun pouvoir de blocage et limitée à 300 membres :

- 150 membres (ex sénateurs) représentant les collectivités territoriales de métropole et d’outre-mer élus à la proportionnelle intégrale dans le cadre de circonscriptions départemetales ou régionales.

- 150 autres membres représentant les activités économiques, sociales et culturelles, désignés par des organismes représentatifs (salariés, agriculteurs, entreprises, familles, professions libérales, enseignement supérieur et la recherche, activités sociales et culturelles).

Diminuer le nombre de parlementaires tout en introduisant une forte dose de proportionnelle s’inscrirait donc dans une perspective globale visant à renforcer le rôle du législatif et à garantir l’expression du pluralisme. 

Mais le lobby des parlementaires est très puissant et dispose de plusieurs relais, notamment au Sénat où Gauche et Droite se sont entendues depuis longtemps pour faire de la résistance en bloquant toute évolution. Et à n’en pas douter, la route vers une réduction du nombre de représentants au parlement sera longue et difficile…





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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires

Assemblée nationale
Assemblée nationale.
La France compte un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants au total pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays se distingue malheureusement de l’Allemagne, de l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...



Malgré une dette de 2 037 milliards d'euros (95% du PIB) et un déficit public de 84 milliards d’euros fin 2014, la France ne lésine pas sur les moyens en matière de représentation parlementaire. Avec 577 députés et 348 sénateurs, notre pays compte actuellement un député pour 115 975 habitants et un sénateur pour 192 293 habitants, soit un parlementaire pour 72 343 habitants !

L’Assemblée Nationale

Les députés sont au nombre de 577 depuis les élections législatives de 1986 et la dernière réforme faite sous le mandat du Premier Ministre Laurent Fabius. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, ce nombre est gravé dans le marbre par la Constitution, sans doute pour éviter qu’il ne soit à nouveau bricolé au gré des majorités électorales.

Le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, avait fait état en 2013, sur radio J, d’une piste pour en réduire le nombre, pour cause d’économie bien sûr, en revenant au nombre de députés d’avant la dernière réforme de la carte électorale, soit 491. Une commission devait plancher sur le sujet mais aucune proposition de loi n'a vue le jour depuis... Et si le nombre de députés est passé de 491 à 577 en 1986, c’est parce que le parti socialiste, au pouvoir à l’époque, avait souhaité introduire une part de proportionnelle dans le mode de scrutin majoritaire. Cette introduction, favorable incidemment au Front National, aurait permis de sauver une centaine de députés socialistes et une vingtaine de députés communistes...

Revenue au pouvoir, la majorité de droite se hâta de supprimer la part de proportionnelle mais ne manqua pas de conserver le nouveau nombre de députés !

Or, d'autres pays sont beaucoup plus économes en la matière comme l'Allemagne où il y a 622 membres au Bundestag pour 82 millions d'habitants, soit un député pour 131 800 habitants. L'Espagne présente pratiquement la même densité avec 350 députés pour 46 millions d'habitants.

Les Etats-Unis apparaissent encore plus économes avec 435 membres à la Chambre des représentants pour 315 millions d'habitants, soit un député pour 730 000 habitants ! Ce ratio élevé  s’explique aussi par la structure particulière institutionnelle de ce pays qui comporte dans chaque Etat un Congrès, composé d'une Chambre des représentants et d'un Sénat. 

En France, le nombre important de parlementaires influe naturellement sur le coût général des dépenses de l’Etat car chaque député reçoit un nombre non négligeable d’indemnités diverses. L’indemnité parlementaire comprend en effet l’indemnité de base (5 514 €), l’indemnité de résidence (165 €) et l’indemnité de fonction (1 420 €), soit 7 100 € bruts, somme à laquelle il faut ajouter l’indemnité représentative de frais de mandat (5 770 €) et le crédit pour rémunérer le ou les collaborateurs (9 504 €) , soit au total 22 374 € mensuels par député. 

Rapportée sur 12 mois et 577 députés, la dépense totale s’établit à plus de 154 millions d’euros par an, somme à laquelle il faut encore ajouter une réserve parlementaire répartie proportionnellement aux effectifs des groupes parlementaires (90 millions d'euros pour l'Assemblée Nationale et 54 millions pour le Sénat) !  

Sans compter les divers avantages matériels destinés à faciliter l’exercice de leur mandat (bureau, informatique, téléphone, photocopieur, courrier, restauration, hébergement, transports en commun gratuits, voitures avec chauffeur, taxis parisiens gratuits, prestations familiales, allocation d’assurance mutuelle, régime spécial de Sécurité sociale, caisse spéciale de pensions, allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 3 ans après la fin de leur mandat).

Aujourd'hui, qui propose quoi ? François Hollande songe depuis 2012 à une diminution de leur nombre mais ne fait rien concrètement ! Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour une réduction d’au moins 15 % mais n’a rien fait lorsqu’il était Président de la République ! Quant à François Bayrou et Alain Juppé, ils proposent respectivement une réduction de 30 % (environ 400 députés) et 50 % (moins de 300 députés) mais il s'agit pour l'instant que de promesses pré-électorales...

Finalement, c’est surtout un ratio (nombre de députés / nombre d’habitants) qu’il convient d’établir plutôt qu’un pourcentage de réduction. Un député pour 200 000 habitants serait par exemple un ratio clair et significatif pour une Assemblée Nationale de 330 députés environ, dont la moitié pourrait être élue à la proportionnelle.

Le Sénat

En 1959, les départements métropolitains, les DOM-TOM et les Français à l'étranger étaient représentés par 283 sénateurs. Leur nombre a été porté successivement à 331 en 2004, 343 en 2008 et 348 en 2011. Le scrutin départemental est soit proportionnel (dans 52 % des cas), soit uninominal à deux tours (48 %) mais les sénateurs sont désignés de façon tout à fait anti-démocratique par les seuls grands électeurs (150 000 personnes environ).

Par comparaison, les sénateurs sont au nombre de 69 au Bundesrat allemand ! Aux Etats-Unis, ils ne sont que 100, soit 2 sénateurs par Etat quand la France en est à deux et plus par département !

L’Assemblée Nationale ayant toujours le dernier mot en matière d'adoption de textes législatifs, l’on pourrait, avec un peu d’ambition et de courage, fusionner le Sénat (348 membres) et le Conseil économique, social et environnemental (233 membres) au sein d’une nouvelle chambre exerçant une fonction exclusivement consultative, ne disposant d’aucun pouvoir de blocage et limitée à 300 membres :

- 150 membres (ex sénateurs) représentant les collectivités territoriales de métropole et d’outre-mer élus à la proportionnelle intégrale dans le cadre de circonscriptions départementales ou régionales.

- 150 autres membres représentant les activités économiques, sociales et culturelles, désignés par des organismes représentatifs (salariés, agriculteurs, entreprises, familles, professions libérales, enseignement supérieur et la recherche, activités sociales et culturelles).

Diminuer le nombre de parlementaires tout en introduisant une forte dose de proportionnelle s’inscrirait donc dans une perspective globale visant à renforcer le rôle du législatif et à garantir l’expression du pluralisme. 

Mais le lobby des parlementaires est très puissant et dispose de plusieurs relais, notamment au Sénat où Gauche et Droite se sont entendues depuis longtemps pour faire de la résistance en bloquant toute évolution. A n’en pas douter, la route vers une réduction du nombre de représentants au parlement sera longue et difficile…





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Pour une réduction drastique du nombre de parlementaires

Assemblée nationale.
La France compte un grand nombre de députés et sénateurs par rapport à sa population, soit 925 représentants au total pour 66 917 990 habitants au 1er janvier 2015.

Avec une telle densité de parlementaires, notre pays se distingue malheureusement de l’Allemagne, de l’Espagne ou d’autres pays fortement peuplés comme le Brésil ou les Etats-Unis...


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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…



D'après l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des millions d'arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés dans au moins 35 pays, en Chine et en Inde notamment mais aussi en Australie, Afrique, Europe, Amérique du Nord et du Sud.

Selon Les Amis de la Terre International : « La poursuite de la manipulation génétique dans la recherche forestière est surtout d'origine commerciale et répond aux impératifs de l'investissement privé, des forces du marché et des institutions gouvernementales chargées des réglementations. De nouveaux phénotypes d'arbres sont créés pour augmenter la valeur des actions des investisseurs. Si les bénéfices potentiels sont destinés aux actionnaires, il est évident que les dangers écologiques que comportent certains traits transgéniques ajoutés aux arbres risquent d'être partagés par tous. »

De nombreuses sonnettes d'alarme ont été tirées et certains pays semblent les avoir entendues en appelant à un moratoire sur la dissémination des arbres GM dans l'environnement mais d’autres semblent totalement les ignorer.

C'est le cas du Brésil qui envisage de planter des eucalyptus transgéniques à croissance accélérée pour remplacer progressivement les monocultures d'eucalyptus classiques qui occupent déjà plus de cinq millions d'hectares de terres dans les plantations industrielles.  

Les eucalyptus actuels, qui sont abattus au bout de sept ans, causent déjà l’appauvrissement des sols et des nappes phréatiques à cause de leur énorme consommation en eau (jusqu’à 30 litres par arbre et par jour). Rares sont les plantes et les animaux qui peuvent y vivre.

Les eucalyptus GM pourraient être coupés seulement au bout de quatre années, mais au prix d’une consommation en eau encore plus forte, et exacerberont ainsi la stérilité des sols. Le Brésil souffre déjà d’une grave sécheresse qui a contraint au rationnement de l’eau et l’augmentation de la consommation provoquée par les arbres GM serait une catastrophe.

Ces arbres pourraient aussi mettre en danger les abeilles et la production de miel. La contamination par le pollen des arbres GM pourrait rendre le miel invendable et menacer les moyens de subsistance d’un demi-million d’apiculteurs.

Pour toutes ces raisons, des organisations non gouvernementales brésiliennes, des mouvements sociaux, des scientifiques, des groupes autochtones, des agriculteurs, des forestiers réclament l'interdiction de la dissémination commerciale des arbres GM dans l'environnement. 

Dans la capitale Brasilia, des paysans du mouvement Via Campesina ont manifesté contre cette nouvelle espèce d’arbre transgénique de la société FuturaGene, filiale israélienne spécialisée en biotechnologie du géant papetier brésilien Suzano. Dans l'Etat de Sao Paulo, des manifestants du Mouvement des Sans-terre ont envahi les locaux de la société FuturaGene qui a déjà stocké des  milliers de plants d’eucalyptus GM.

Ces actions ont pour but d’alerter les autorités brésiliennes et l’opinion publique sur les impacts environnementaux et humains désastreux qu’auraient la culture d’arbres GM qui va contaminer les écosystèmes forestiers de manière inéluctable et irréversible. Elles visent aussi à faire pression sur la commission nationale de biosécurité (CTNBio), organisme relevant du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, qui doit bientôt décider de l’autorisation de la culture d’eucalyptus GM...  



> Signer la lettre pétition demandant au gouvernement brésilien d’interdire la culture d’arbres transgéniques ICI



 
Photo Creative Commons par Yahoo Images


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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…


D'après l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des millions d'arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés dans au moins 35 pays, en Chine et en Inde notamment mais aussi en Australie, Afrique, Europe, Amérique du Nord et du Sud.

Selon Les Amis de la Terre International : « La poursuite de la manipulation génétique dans la recherche forestière est surtout d'origine commerciale et répond aux impératifs de l'investissement privé, des forces du marché et des institutions gouvernementales chargées des réglementations. De nouveaux phénotypes d'arbres sont créés pour augmenter la valeur des actions des investisseurs. Si les bénéfices potentiels sont destinés aux actionnaires, il est évident que les dangers écologiques que comportent certains traits transgéniques ajoutés aux arbres risquent d'être partagés par tous. »

De nombreuses sonnettes d'alarme ont été tirées et certains pays semblent les avoir entendues en appelant à un moratoire sur la dissémination des arbres GM dans l'environnement mais d’autres semblent totalement les ignorer.

C'est le cas du Brésil qui envisage de planter des eucalyptus transgéniques à croissance accélérée pour remplacer progressivement les monocultures d'eucalyptus classiques qui occupent déjà plus de cinq millions d'hectares de terres dans les plantations industrielles.  

Les eucalyptus actuels, qui sont abattus au bout de sept ans, causent déjà l’appauvrissement des sols et des nappes phréatiques à cause de leur énorme consommation en eau (jusqu’à 30 litres par arbre et par jour). Rares sont les plantes et les animaux qui peuvent y vivre.

Les eucalyptus GM pourraient être coupés seulement au bout de quatre années, mais au prix d’une consommation en eau encore plus forte, et exacerberont ainsi la stérilité des sols. Le Brésil souffre déjà d’une grave sécheresse qui a contraint au rationnement de l’eau et l’augmentation de la consommation provoquée par les arbres GM serait une catastrophe.

Ces arbres pourraient aussi mettre en danger les abeilles et la production de miel. La contamination par le pollen des arbres GM pourrait rendre le miel invendable et menacer les moyens de subsistance d’un demi-million d’apiculteurs.

Pour toutes ces raisons, des organisations non gouvernementales brésiliennes, des mouvements sociaux, des scientifiques, des groupes autochtones, des agriculteurs, des forestiers réclament l'interdiction de la dissémination commerciale des arbres GM dans l'environnement. 

Dans la capitale Brasilia, des paysans du mouvement Via Campesina ont manifesté contre cette nouvelle espèce d’arbre transgénique de la société FuturaGene, filiale israélienne spécialisée en biotechnologie du géant papetier brésilien Suzano. Dans l'Etat de Sao Paulo, des manifestants du Mouvement des Sans-terre ont envahi les locaux de la société FuturaGene qui a déjà stocké des  milliers de plants d’eucalyptus GM.

Ces actions ont pour but d’alerter les autorités brésiliennes et l’opinion publique sur les impacts environnementaux et humains désastreux qu’auraient la culture d’arbres GM qui va contaminer les écosystèmes forestiers de manière inéluctable et irréversible. Elles visent aussi à faire pression sur la commission nationale de biosécurité (CTNBio), organisme relevant du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, qui doit bientôt décider de l’autorisation de la culture d’eucalyptus GM...  



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Non à la culture des arbres transgéniques !

Eucalyptus
Eucalyptus.
Les arbres transgéniques représentent l'une des menaces les plus dangereuses pour les forêts qui abritent la plupart de la diversité biologique terrestre de la planète.

De nombreuse variétés d’arbres génétiquement modifiés ont déjà été plantés à ciel ouvert dans le monde et de nouveaux projets de plantations apparaissent ici ou là. Au Brésil, le gouvernement envisage d’autoriser la culture d’eucalyptus transgéniques dans les plantations industrielles géantes du pays…


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