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	<title>CentPapiers &#187; Albert Ricchi</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>2007-2012 : les 70 erreurs et indélicatesses de Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 05:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Image Flickr par david_wilson_1776 Candidat à sa propre succession à l&#8217;élection présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy laisse un lourd bilan : explosion du taux de chômage, crise sociale sans précédent, croissance atone, dégradation de la compétitivité, aggravation des injustices et mise à mal des valeurs de la République. Ses erreurs mais aussi ses indélicatesses, depuis 2007, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/2007-2012-les-70-erreurs-et-indelicatesses-de-nicolas-sarkozy/95809/lightning-in-carrollton-texas.-october-2001" rel="attachment wp-att-95835"><img class="alignnone size-full wp-image-95835" title="Lightning in Carrollton, Texas. October, 2001" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/6024534644_a01f63052c.jpg" alt="" width="432" height="204" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/13935344@N07/">david_wilson_1776</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/2007-2012-les-70-erreurs-et-indelicatesses-de-nicolas-sarkozy/95809/sans-issue-fcc-de-gwenael" rel="attachment wp-att-95810"><img class="alignleft size-full wp-image-95810" title="sans issue fcc de Gwenael" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/sans-issue-fcc-de-Gwenael.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a>Candidat à sa propre succession à l&#8217;élection présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy laisse un lourd bilan : explosion du taux de chômage, crise sociale sans précédent, croissance atone, dégradation de la compétitivité, aggravation des injustices et mise à mal des valeurs de la République. </strong></p>
<p><strong>Ses erreurs mais aussi ses indélicatesses, depuis 2007, auront marqué le quinquennat qui s&#8217;achève. La liste non exhaustive de ces événements commence par une folle nuit parisienne qui restera comme un marqueur prémonitoire de son action politique et se termine par une affiche de campagne pour le moins originale…</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<div style="text-align: justify;"><strong>6 mai 2007 </strong>Au soir de son élection, Nicolas Sarkozy passe la nuit au Fouquet’s, autour des grands patrons du CAC-40 et de vedettes du show business. Cette nuit est offerte par Paul Desmarais, homme d&#8217;affaires canadien et milliardaire&#8230;</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mai 2007 </strong>Croisière du Président et de ses proches sur le yacht de son ami Vincent Bolloré (yacht de 60 mètres, 12 millions d’euros). Séjour de 4 jours payé par son ami.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1<sup>er</sup> juin 2007 </strong>Sondages à gogo et rémunérations illégales de ses conseillers en sondagite aigüe. Sans lancer un appel d’offres, un contrat est conclu entre Publifact, société de conseil et la présidence, représentée notamment par l’ancien journaliste d’extrême droite Patrick Buisson. La Cour d’appel refusera par la suite la désignation d’un<strong> </strong>juge d’instruction pour enquêter sur ce contrat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet 2007 </strong>A Dakar, Nicolas Sarkozy déclare : «<em>Le drame de l’Afrique c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le problème de l’Afrique est là.</em>»<strong> <em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1<sup>er</sup> août 2007 </strong>Mise en œuvre du bouclier fiscal qui bénéficiera à 93 000 personnes dont 77 000 qui ne seront plus ainsi soumises à l’ISF. Les 16 000 contribuables restants bénéficieront de 350 des 400 millions d’euros de remise d’impôt. La collectivité remboursera à ces contribuables nantis une partie ou la totalité des impôts locaux sur leur résidence ainsi qu’une partie de l’ISF.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3 août 2007 </strong>Nicolas Sarkozy séjourne avec sa femme, ses enfants et des amis dans une villa à Wolfeboro, dans le New Hampshire. Deux riches familles, les Cromback et les Agostinelli ont payé la location de cette luxueuse propriété dans l&#8217;état américain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Août 2007 </strong>Citation relevée par Yasmina Reza, dans son livre «L’aube, le soir ou la nuit » : « <em>Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte !»</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre 2007 </strong>La rémunération annuelle du chef de l’Etat passe de 101 488 à 240 000 euros, soit une augmentation de 140%. Rémunération illégale jusqu’au 31 décembre 2007 (cumul de la rémunération comme ministre de l&#8217;intérieur et comme président). Déclaration des impôts en retard…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>28 octobre 2007 </strong>Irrité par une question sur son ex-épouse, Cécilia, le président laisse en plan la journaliste de CBS, Lesley Stahl, qui l’interviewait. Le président lève les yeux au ciel avant de traiter son attaché de presse d’<em>«imbécile».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6 novembre 2007 </strong>Apostrophé par des marins, au Guilvinec (Finistère), le Président prend à partie une personne et réplique : «<em>Qui est-ce qui a dit ça ? C’est toi qui as dit ça ? Eh ben, descends un peu le dire !» </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>20 décembre 2007 </strong>Au Palais de Latran, le Président déclare «<em>L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes.»</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Décembre 2007 </strong>Installation de la tente du « Guide » de la révolution libyenne dans les jardins de l’Hôtel Marigny et réception fastueuse à l’Élysée. Trois ans plus tard, la France participera avec l’Angleterre et les USA à la guerre en Libye, avant tout pour conserver le contrôle du pétrole.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fin décembre 2007 </strong>Voyage photographié sous toutes les coutures avec Carla Bruni en Egypte et en Jordanie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fin 2007 </strong>Gratuité de la scolarité dans les lycées français à l’étranger. C’est en grande partie grâce à Guy Wildenstein, héritier de la prestigieuse dynastie de marchands d’art &#8211; plus connu pour ses déboires judiciaires que pour ses combats politiques &#8211; que les enfants d’expatriés fréquentent gratuitement ces lycées. Coût : 50 millions d’euros par an payés par les contribuables !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1<sup>er</sup> janvier 2008 </strong>Nicolas Sarkozy annonce la suppression de l&#8217;impôt de Bourse qui consiste à prélever 0,3 % ou 0,15 % du montant de la transaction effectuée quand celle-ci dépasse 7 666 euros. Issu d&#8217;une loi datant de 1893, cet impôt historique est pour certains considéré comme une &laquo;&nbsp;taxe sur la spéculation&nbsp;&raquo;. Et en 2012, le président propose l’instauration d’une taxe Tobin sur les transactions financières…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier 2008 </strong>Rue 89 révèle que le Président n&#8217;a pas simplement utilisé le Falcon 900 de son ami milliardaire Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte à Noël mais a mobilisé pas moins de trois avions : le jet de Bolloré et deux autres appartenant à l&#8217;Etat.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>23 février 2008 </strong>Le «<em>Casse</em>-<em>toi</em>, <em>pauv&#8217; con</em> !» est lancé à un quidam au Salon de l’agriculture. Une formule qui restera célèbre…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>27 juin 2008 </strong>Mise en place par décret du fichier policier EDVIGE (Centralisation au ministère de l’intérieur du traitement automatisé de données à caractère personnel de tous les français).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juin</strong> <strong>2008 </strong>Nicolas Sarkozy annonce, lors de la présentation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, le prochain retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>13 juillet 2008</strong> Sommet de lancement de l&#8217;Union pour la Méditerranée. Pour la Cour des comptes,<strong> &laquo;&nbsp;</strong><em>Cette conférence internationale d&#8217;une durée de trois heures restera dans l&#8217;histoire comme la plus chère : 58 000 € la minute</em>&laquo;&nbsp;. La climatisation<strong> </strong>a coûté à elle toute seule plus de 650 000 €, le prix de location du site 340 000 €.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet 2008 </strong>«Photo de famille» sur le perron de l’Élysée où figurent en bonne place les «amis» arabes Ben Ali, Moubarak et El-Assad.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet 2008 </strong>Dans la série de démêlés judiciaires qui oppose Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, une procédure arbitrale pilotée par Bercy et l’Elysée accorde à l’homme d’affaires ruiné 390 millions d’euros dont 45 millions pour préjudice moral. A titre de comparaison,<em> c</em><em>ette dernière somme est l&#8217;équivalent de 4.000 années de travail au Smic !</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1er août 2008 </strong>Nicolas Sarkozy fait voter une loi mettant en place un système de sanction renforcée pour les demandeurs d’emploi. Ce sera la politique volontariste de radiation.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janvier 2009 </strong>Annonce par le Président que les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Février 2009 </strong>François Pérol, secrétaire général adjoint de l&#8217;Elysée, est nommé à la tête du regroupement des Caisses d’Epargne et des Banques populaires. Nicolas Sarkozy annonce que la commission de déontologie de la fonction publique a été consultée et qu&#8217;elle s&#8217;est prononcée favorablement alors qu&#8217;elle n&#8217;a pas été saisie, ce qui amplifie les réactions et les doutes sur la légalité de la nomination…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Février 2009 </strong>Escapade à Megève avec 5 Nissan 4X4 mis à disposition gracieuse de Nicolas et Carlita et leurs 19 gardes du corps quand Nissan licenciait 20 000 personnes. Cette mise à disposition par Nissan, filiale de Renault, de 5 véhicules neufs a un coût estimé à 20 000 €.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mars 2009 </strong>Voyage mexicain dans une villa d’un banquier milliardaire, condamné aux USA pour blanchiment d’argent de la drogue.<strong> </strong><strong>Selon Rue</strong><strong> 89,</strong><strong> </strong>Roberto Hernandez Ramirez serait un proche du président Calderon et souffrirait &laquo;&nbsp;<em>d&#8217;une réputation pour</em> <em>le moins sulfureuse</em>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<em>Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>14 juillet 2009 </strong>Concert de Johnny Halliday, évadé fiscal et ami du couple présidentiel. Le Monde indique que le coût du concert est beaucoup plus élevé que prévu : 1,9 million d’euros entièrement sur les deniers du ministère de la culture, le chanteur, qui entame sa tournée d’adieux, se contentant de 30 000 euros pour moins de trois heures de spectacle…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>15 septembre 2009 </strong>Adoption de la loi HADOPI (contrôle et sanction des internautes qui se livrent au téléchargement illégal).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>23 septembre 2009 </strong>Nicolas Sarkozy offre un cocktail à New York après son intervention à l’ONU. Montant de la dépense : 200 000 euros. Cette somme correspondait uniquement au budget réception, la dépense totale étant bien supérieure. Et c’est le contribuable français qui a régalé. ONU soit qui mal y pense!</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre 2009 </strong>Déclaration new yorkaise concernant la culpabilité de Dominique de Villepin avant procès. Interrogé sur l&#8217;affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy répond: &laquo;&nbsp;<em>au bout d&#8217;une longue enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel&#8230;Eh bien moi, je vais vous dire une chose: je fais totalement confiance à la justice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Octobre 2009 </strong>Tentative de nomination de son fils à la tête du quartier d’affaires de la Défense (EPAD). Jean Sarkozy, à 23 ans, n’a même pas encore terminé ses études, il redouble sa deuxième année de droit après avoir redoublé la première ! Marié à l&#8217;héritière d&#8217;un empire commercial (Darty), il conduit déjà, grâce à papa, la majorité UMP-Nouveau Centre au sein du Conseil général des Hauts-de-Seine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1<sup>er</sup> janvier 2010 </strong>Les conditions dans lesquelles le Président a ouvert le marché des jeux d’argent en ligne ont occasionné 77 millions d’euros de manque à gagner pour l’Etat. Bénéficiaires, des amis du Fouquet’s. : Dominique Desseigne, président du groupe Lucien-barrière, Alexandre Balkany, directeur général de PokerStars, fils du député-maire Patrick Balkany et Stéphane Courbit, PDG de Lov Group…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fin janvier 2010 </strong>Dominique de Villepin est finalement acquitté. Nicolas Sarkozy, partie civile, annonce qu&#8217;il ne fera pas appel. Mais quelques heures plus tard, il laisse son procureur Jean-Claude Marin faire lui-même appel au nom du parquet. Le même procureur Marin fut celui qui, plus tard, se chargera de saucissonner l&#8217;affaire Karachi…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Février 2010 </strong>Stéphane Richard est nommé à la tête d’Orange pour 900 000 € par an ! Il a été condamné pour fraude fiscale et a reversé au trésor public 660 000 € en 2007, alors directeur de cabinet du ministère de l’économie…Cette nomination relance la polémique sur le passage d&#8217;un haut fonctionnaire du public au privé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>9 juin 2010 </strong>L’Elysée confie une mission sur la mondialisation à Christine Boutin pour 9 500 € mensuels alors qu&#8217;il existe déjà des dizaines de rapports faits par d&#8217;éminents économistes, en libre accès sur Internet&#8230;Selon le Canard enchaîné, ce salaire (qu&#8217;elle cumule avec sa retraite mensuelle de députée et de conseillère générale), est présenté comme &laquo;&nbsp;<em>le prix payé par Sarkozy pour calmer Christine Boutin&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>16 juin 2010 </strong>Révélation par le journal en ligne Mediapart de l’affaire Woerth-Bettencourt, selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d’un versement en liquide illégal de 150.000 euros pour sa campagne présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>14 juillet 2010 </strong>Nicolas Sarkozy invite les dictateurs Africains à parader avec leurs troupes sur les Champs Elysées : Paul Biya, le « sphinx inamovible » (Cameroun), François Bozize, l’éternel putschiste (Centrafrique), Idriss Deby, le chef de guerre (Tchad), Blaise Compaore, le dictateur respectable (Burkina Faso), Denis Sassou N’Guesso, le chef de milices sanguinaires (Congo), Faure Gnassingbé et Ali Bongo, les fils à papa (Togo et Gabon)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>30 juillet 2010 </strong>Discours de Grenoble : &laquo;&nbsp;Nous <em>subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à un échec de</em> <em>l’intégration&nbsp;&raquo;.</em> Evoquant la situation des immigrés clandestins, Nicolas Sarkozy ajoute : &laquo;&nbsp;C<em>’est dans cet esprit que j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Juillet 2010 </strong>Le préfet de l&#8217;Isère Albert Dupuy est le troisième préfet à être sanctionné depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. A chaque fois après un événement déplaisant pour le chef de l’Etat (pour des sifflets et pour crime de lèse pelouse)&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>10 novembre 2010 </strong>Adoption de la réforme des retraites qui repousse l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et surtout l’âge légal pour avoir une retraite calculée à taux plein de 65 à 67 ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>14 novembre 2010 </strong>Après un soutien sans précédent, éviction tardive du gouvernement d’Éric Woerth, pris dans les démêlés judiciaires dans l’affaire Bettencourt.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>16 novembre 2010 </strong>Nicolas Sarkozy déclare à la télévision &laquo;&nbsp;<em>J’ai renoncé à l’identité nationale comme mots parce que cela suscite des malentendus</em>&laquo;&nbsp;, et d’ajouter &laquo;&nbsp;<em>Mais sur le fond, je ne renonce pas.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>20 novembre 2010 </strong>Sommet de l’Otan à Lisbonne. Interrogé sur l’affaire Karachi par un journaliste indiquant que des documents montrent qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise par laquelle transitaient les commissions, il déclare : «<em>Qui vous a dit ça ? Vous avez eu accès au dossier ? Charles Millon a une intime conviction. Et si moi j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile ?» </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5 janvier 2011 </strong>Le Canard enchainé révèle qu’en 2010 trois des principales campagnes publicitaires de l’Etat ont été attribuées au groupe de Vincent Bolloré pour un montant de 140 millions d’euros de budget public…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Août 2011 </strong>Publication du livre «Sarko m’a tuer» par les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, qui relance l’affaire Bettencourt et rassemble de nombreuses déclarations inédites de personnalités sanctionnées ou menacées par Nicolas Sarkozy et son entourage.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>19 septembre 2011 </strong>Nicolas Sarkozy maintient le cap d’un soutien fidèle et assumé aux régimes dictatoriaux en recevant à nouveau un dictateur, le président à vie du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre 2011 </strong>Publication du livre &laquo;&nbsp;La République des mallettes&nbsp;&raquo; (Pierre Péan &#8211; éd. Fayard) où l’ex-Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse révèle que Nicolas Sarkozy a reçu de Denis Sassou Nguesso et d’Omar Bongo (les présidents congolais et gabonais) des sommes conséquentes pour mener sa campagne présidentielle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Septembre 2011 </strong>Affaire Karachi. Mise en cause par le juge Renaud Van Ruymbeke de deux intimes de Nicolas Sarkozy (Thierry Gaubert et Nicolas Bazire) dans l’affaire de négociation des contrats d’armement passés avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan dans les années 90.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>17 octobre 2011 </strong>Le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, est mis en examen dans l’affaire d’espionnage téléphonique d’un journaliste du &laquo;&nbsp;Monde&nbsp;&raquo; enquêtant sur le dossier Woerth-Bettencourt.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>21 décembre 2011 </strong>Réception à l’Elysée du dictateur djiboutien Omar Guelleh.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Entre le 25 et le 31 décembre 2011 </strong>Vacances à Marrakech (La Palmeraie). Nicolas Sarkozy déclarera à la presse française en janvier 2012 «<em>A Noël, cette année [2011], je ne suis pas parti en vacances car, avec la crise, les Français n’auraient pas compris» </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fin 2011 </strong>Plus de 2,7 millions de chômeurs sont recensés en France. Mais Nicolas Sarkozy affirme : <em>&laquo;&nbsp;La situation est difficile mais nous résistons mieux que nos</em> <em>voisins&nbsp;&raquo;.</em> La France dépasse la barre des 10% de demandeurs d’emploi (6% de chômage pour l’Allemagne, 8% pour le Royaume-Uni, l’Italie ou les Pays Bas).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Début 2012 </strong>Nicolas Sarkozy entretient l’ambigüité sur sa candidature. Il évoque son possible retrait de la vie politique en cas de défaite et son ambition secrète <em>«Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l’argent»…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 janvier 2012 </strong>Nicolas Sarkozy apparaît sur 9 chaînes de télévision à la même heure pour convaincre les Français qu&#8217;il allait faire en 3 mois ce qu&#8217;il avait promis de ne pas faire pendant 5 ans. Et pour cause l&#8217;instauration d&#8217;un troisième plan de rigueur, déguisé derrière une augmentation de la TVA pour tous les Français et calquant toutes ses décisions et tous ses exemples sur l&#8217;Allemagne…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 janvier 2012 </strong><em>Le Président<strong> </strong></em>s&#8217;interroge sur l&#8217;introduction d&#8217;une dose de proportionnelle aux élections législatives : <em>«Est-il sain que des courants politiques ne</em> <em>soient pas représentés ?»</em> En 2007, tous les candidats à l’élection présidentielle étaient favorables à l&#8217;instauration d&#8217;une proportionnelle partielle ou intégrale, à l&#8217;exception de Nicolas Sarkozy&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 janvier 2012 </strong>Il déclare<strong> : </strong>« <em>TVA sociale, vous ne m’avez</em> <em>jamais entendu prononcer ce mot</em> ». Mais le 20 juin 2007, le Président de la république déclarait : «<em>Si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l’emploi, si elle ne pénalise pas le pouvoir d’achat, alors nous ferons la TVA sociale»…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 janvier 2012 </strong>A propos du triple A, il indique : « <em>Moody’s a confirmé le triple A de la France</em> ». Or, s’il est vrai que seul Standard &amp; Poor’s a dégradé la France, Moody’s n’a rien confirmé du tout mais s’est contentée de maintenir la note de la France sous examen et annoncera son verdict en Mars.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>29 janvier 2012 </strong>Dans la même émission, il déclare aussi :<strong> </strong>«<em>Au Royaume-Uni, ils</em> <em>n’ont plus d’industrie</em>».<strong> </strong>En fait, l’industrie britannique est tout à fait comparable à l’industrie française. Elle représente 13% du PIB comme dans l’hexagone. Normal, puisque la France a essayé d’imiter le modèle libéral anglais…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1er février 2012 </strong>Nicolas Sarkozy autorise une augmentation des tarifs autoroutiers de 2,33%. Depuis 2007, la moyenne de l’augmentation a progressé du double de celle de l’inflation (+10%). Pire encore, les sociétés ont augmenté beaucoup plus fortement, dans l’opacité totale, les tronçons où le trafic est le plus important et qui d’ailleurs ont été amortis depuis longtemps&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2 février 2012 </strong>Trouvant qu&#8217;il n&#8217;y avait pas assez d&#8217;ouvriers sur un chantier visité dans l&#8217;Essonne, la présidence de la République a eu recours à des figurants pour faire le nombre. Selon Europe1, certains auraient même été &laquo;&nbsp;<em>priés de faire semblant</em> <em>de travailler</em>&nbsp;&raquo; devant la presse, alors que le chantier était arrêté à cause du froid ! Un scénario digne des anciens pays de l’Est…</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>6 février 2012 </strong>Alors qu’ils étaient jusqu’ici dispensés d’impôt sur le revenu, 100000 à 200000 foyers français devront dorénavant envoyer un chèque au fisc. Le gouvernement a annoncé le gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une vraie rupture car, depuis quatre décennies, la grille sur laquelle repose le calcul de l’impôt était révisée chaque année pour tenir compte de la hausse du coût de la vie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>7 février 2012</strong> Polémique lors de la visite à Lavaur (Tarn) sur le thème de la politique familiale. La préfecture aurait approché et déplacé des élèves d’écoles primaires pour qu&#8217;ils agitent des drapeaux en l&#8217;honneur du Président, sans prévenir les parents. C’est ce qu’affirme un parent d&#8217;élève sur le site de La Dépêche du Midi : «On a demandé à des enfants de crier <em>&laquo;&nbsp;</em><em>Vive Sarkozy&nbsp;&raquo;. </em><em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>15 février 2012</strong> Annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy avec une affiche de campagne « La France forte » illustrée par la mer Egée en Grèce ! <em>Une trouvaille de ses communicants d&#8217;autant plus gênante s&#8217;agissant d&#8217;un pays où le Smic vient d&#8217;être raboté </em><em></em><em>à moins de 40 %</em><em> </em><em>du salaire minimum français, et qui se situe au bord de l&#8217;insurrection </em><em></em><em>et du chaos financier…</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Sans oublier :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Les légions d’honneur distribuées comme des petits pains aux amis du pouvoir dont le Canadien Desmarais, les amis couturiers de Clara, les copains Clavier, Réno ou Eric Brunet animateur sarkozyste sur RMC…</p>
<p style="text-align: justify;">- Le budget voyage de l’Elysée explosé par des coûts directs et indirects avec paralysie systématique des villes plus l’aménagement d’Air Sarkozy One pour plusieurs centaines de millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les fils Pierre et Louis emmenés dans des voyages officiels d’agrément comme le Maroc, le Mexique, l’ONU ou les jeux Olympiques, quand ils n’ont aucune charge de responsabilité politique ou industrielle.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les repas bi-tri hebdomadaires du chef de l’Etat au Bristol (menu à 200 €) alors qu’il y a un chef payé à l’année à l’Elysée.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les invitations permanentes des élus UMP à des cocktails, repas, déjeuners, petits- déjeuners, dîners à l’Elysée par centaines d’invités alors que le Président élu est censé être celui de tous les Français…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans n’importe quel pays démocratique au monde, cette invraisemblable accumulation de petits et grands scandales (sans compter les faits et gestes croustillants de ses ministres au cours du quinquennat…) aurait déclenché une explosion du pouvoir et il y a longtemps qu&#8217;un tel président serait sur la touche.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, au-delà de l’indécence de Nicolas Sarkozy et de son mépris de la démocratie, on a encore trop tendance à oublier que les institutions monarchiques de la 5ème République, voulues par la droite et le Général de Gaulle en 1958, maintenues par la gauche et François Mitterrand, sont aussi largement responsables de cette dérive présidentielle…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Photo Creative Commons : voie sans issue par Gwenaël Piaser <a href="http://www.flickr.com/photos/piaser/3034628181/">(http://www.flickr.com/photos/piaser/3034628181/)</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lien direct article : <a href="http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2012/02/2007-2012-les-70-erreurs-de-nicolas.html">http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2012/02/2007-2012-les-70-erreurs-de-nicolas.html</a></em></p>
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		<title>Un vrai scrutin proportionnel peut-il voir le jour ?</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 05:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Est-il sain que des courants politiques ne soient pas représentés ? C&#8217;est certainement une question à laquelle il faudra répondre&#160;&#187;, c’est ainsi que Nicolas Sarkozy s&#8217;est interrogé, lors de sa dernière intervention télévisée, sur l&#8217;introduction d&#8217;une dose de proportionnelle aux élections législatives. Quand on sait qu’en 2007, tous les candidats à l’élection présidentielle étaient favorables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/un-vrai-scrutin-proportionnel-peut-il-voir-le-jour/94816/proportionnelle-wiki" rel="attachment wp-att-94818"><img class="alignleft size-full wp-image-94818" title="proportionnelle wiki" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/proportionnelle-wiki.png" alt="" width="220" height="112" /></a>&laquo;&nbsp;Est-il sain que des courants politiques ne soient pas représentés ? C&#8217;est certainement une question à laquelle il faudra répondre&nbsp;&raquo;, c’est ainsi que Nicolas Sarkozy s&#8217;est interrogé, lors de sa dernière intervention télévisée, sur l&#8217;introduction d&#8217;une dose de proportionnelle aux élections législatives. </strong></p>
<p><strong>Quand on sait qu’en 2007, tous les candidats à l’élection présidentielle étaient favorables à l&#8217;instauration d&#8217;une proportionnelle partielle ou intégrale, à l&#8217;exception de Nicolas Sarkozy, on mesure à quel point le Président de la république et l’UMP continuent d’’amuser la galerie et ne renonceront jamais au scrutin majoritaire…</strong></p>
<p>La représentation proportionnelle empêche la formation de majorités stables, entend-t-on ici et là, mais la plupart des pays en Europe de l&#8217;Ouest ont recours à ce mode de scrutin pour élire leurs représentants. Et la France se distingue toujours avec son scrutin uninominal majoritaire à deux tours, véritable aberration politique qui surreprésente la majorité parlementaire en écartant plusieurs millions d’électeurs de toute représentation…</p>
<p><strong><em>Un scrutin majoritaire uninominal anti-démocratique</em></strong></p>
<p>Avec 39,54% des voix au premier tour de l’élection législative du 10 juin 2007, l’UMP a obtenu 313 sièges de députés, soit environ 55% de sièges à l’assemblée nationale. Le Front national (4,29%) et l’extrême gauche (3,41%) restent absents des bancs de l&#8217;assemblée, les Verts (3,25 %) ont du se contenter de 4 députés, le Modem (7,61%) de 3 députés, le PCF (4,29%) de 15 députés.</p>
<p>Une autre grave anomalie réside dans le fait d’avoir découpé les 577 circonscriptions législatives (555 en métropole et 22 en Outre-mer) selon le même miroir déformant que pour le découpage des cantons : surreprésentation des populations rurales, sous estimation d’autres, volonté de voir au moins deux députés par département ans tenir compte du nombre d’habitants, etc.</p>
<p>Un projet de redécoupage électoral a été entamé en 2008 sur instruction de Nicolas Sarkozy avec l‘objectif d&#8217;adapter les circonscriptions aux évolutions démographiques et de créer, tout en gardant un nombre de 577 députés, douze sièges devant représenter les Français de l&#8217;étranger. Mais, malgré ces modifications, le principe constitutionnel continue d’être bafoué car le dernier grand charcutage des circonscriptions, opéré en 1986 à partir des données du recensement général de 1982, par un orfèvre en la personne de Charles Pasqua, n’a pas été remis fondamentalement en cause.</p>
<p>Selon ces données actualisées, la circonscription la moins peuplée est celle de Saint-Pierre-et-Miquelon avec 6 125 habitants, suivie par celle de Wallis et Futuna avec 18 402 habitants et la deuxième circonscription de la Lozère avec 35 794 habitants. La plus peuplée est la sixième circonscription du Var avec 213 421 habitants, suivie par la cinquième circonscription de la Haute-Garonne avec 202 516 habitants, par la huitième circonscription de Seine-et-Marne avec 202 271 habitants et la sixième circonscription de la Haute-Garonne avec 201 594 habitants.</p>
<p><strong><em>Système proportionnel intégral ou mixte</em></strong></p>
<p>Partielle ou intégrale, le but de la proportionnelle réside dans le fait de ne pas exclure de toute représentation parlementaire les forces politiques autres que les deux pôles politiques principaux. Son objectif fondamental est de réduire l&#8217;écart entre la part du vote national que reçoit un parti et sa part de sièges à l’assemblée Nationale, un parti important ou un petit parti devant obtenir à peu près un nombre de sièges proche du pourcentage de voix obtenues dans le pays.</p>
<p>Les vieilles théories sur la soi-disant inefficacité de la représentation proportionnelle ne résistent pas à un examen attentif. Même avec une proportionnelle intégrale, toutes les élections législatives, organisées avec le système Joxe de 1986, dans le cadre de circonscriptions départementales, auraient permis la formation d’une majorité parlementaire digne de ce nom. Et le comble, c&#8217;est que ce mode de scrutin appliqué aux élections de 1988 aurait permis au groupe socialiste d&#8217;être majoritaire, alors que le scrutin majoritaire à deux tours l&#8217;en avait empêché !</p>
<p>Dans un système de proportionnelle intégrale au niveau national, le MoDem (1 981 121 voix) aurait obtenu environ 43 députés, le FN (1 116 005 voix) 24 députés, le PC (1 115 719 voix) 24 députés et les Verts (885 884 voix) 19 députés ! Mais une telle proportionnelle n’est proposée aujourd’hui que par le Front national ou le Front de Gauche et n’a donc aucune chance de voir le jour.</p>
<p>Reste alors le scrutin mixte mais à condition que celui-ci ne réduise pas les sièges acquis à la proportionnelle à une peau de chagrin. Avec une telle réforme, une représentation substantielle des courants d&#8217;opinion et des territoires serait assurée et n’enlèverait pas l’effet majoritaire.</p>
<p>Mais l’histoire récente nous apprend à être prudent quant au changement du mode d’élection des députés. En 1958, les socialistes de l’époque (ex SFIO) apportèrent leur soutien au Général de Gaulle pour faire disparaître le scrutin proportionnel qui rimait avec le régime des partis. En 1983, pour des raisons électorales tactiques, Laurent Fabius proposa la proportionnelle intégrale pour favoriser le Front National et ainsi mieux isoler la droite. De 1998 à 2002, Lionel Jospin, Premier ministre, ignora complètement pendant toute la durée de son quinquennat cette exigence démocratique et son accord électoral avec les Verts de l’époque…</p>
<p>Dans l’hypothèse d’une victoire de la gauche en mai 2012, François Hollande a déclaré dans son discours au Bourget : « Présider la République, c’est démocratiser les institutions. J’introduirai une part de proportionnelle à l’Assemblée nationale » sans toutefois donner plus de précisions. Selon certains observateurs, cette proposition consisterait à ajouter un quota supplémentaire de 10 à 15 % de députés, élu sur des listes nationales, en 2017…</p>
<p>Mais 10 ou 15 % de députés élus à la proportionnelle serait finalement peu de choses et aurait également pour conséquence d’accroitre le nombre total de députés alors qu’il faudrait plutôt le réduire ! Pour mémoire, les Etats-Unis comptent 435 représentants pour plus de 300 millions d’habitants et la France 577 députés pour 65 millions …</p>
<p>Parmi les partisans du scrutin mixte, seul François Bayrou semble avoir une position claire et équilibrée en proposant de changer la loi électorale de façon à ce que la moitié des sièges soit attribuée à la proportionnelle et l’autre moitié au scrutin majoritaire de circonscription.</p>
<p>Outre le nombre de sièges, il convient également de définir le seuil établi pour être admis à la représentation proportionnelle. Plus le seuil sera minime et plus les petits partis auront de chances d&#8217;obtenir des sièges. En Israël, le seuil est de 1,5 %, alors qu&#8217;en Allemagne, il est de 5 %. En Afrique du Sud, en 1994, en l&#8217;absence d&#8217;un seuil légal de représentation, le Parti africain démocrate-chrétien a décroché deux des 400 sièges, avec seulement 0,45 % du suffrage national.</p>
<p>La fixation de ce seuil ne serait pas un acte anodin car avec un pourcentage de 5% par exemple, seuls l’UMP (39,54%), le PS (24,73%) et le MoDem (7,61%) auraient obtenu des sièges lors de l’élection législative du 10 juin 2007. Les autres formations, PC (4,29%), FN (4,29%), EXG (3,41%) Verts (3,25%), RG (1,32%), MPF (1,20%), ne réussissant pas à franchir 5% des voix.</p>
<p>Enfin, dans le cadre d’un scrutin mixte, le nombre de députés élus au scrutin majoritaire diminuant, les frontières des circonscriptions actuelles devront être agrandies et étendues éventuellement à plusieurs départements, en respectant le principe de l’égalité des voix, bafoué depuis 1958.</p>
<p>Aujourd’hui, il n&#8217;y a plus aucune raison de continuer à élire l’ensemble des députés au scrutin majoritaire uninominal. Les électeurs sont en effet de plus en plus enclins à voter pour des candidats proches de leurs opinions dès le premier tour plutôt que pour un autre candidat au deuxième tour de l’élection. Il est donc primordial de rendre la politique au peuple en mettant en place un scrutin proportionnel avec au minimum 50 % de sièges acquis à la proportionnelle comme cela se fait dans une écrasante majorité de pays européens…</p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Creative Commons : proportionnelle par Wikipédia <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Proportionnelle">(http://fr.wikipedia.org/wiki/Proportionnelle) </a></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial; font-size: x-small;"><a href="http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2012/02/un-vrai-scrutin-proportionnel-peut-il.html">Lien direct article : http://reformeraujourdhui.blogspot.com/2012/02/un-vrai-scrutin-proportionnel-peut-il.html</a></span></div>
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		<title>12 propositions pour limiter les excès du système financier et des banques</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 05:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Image Flickr par epSos.de Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat, créer un grand pôle public bancaire, séparer les banques de dépôt et d’affaires, encadrer strictement les bonus et instaurer une taxe significative sur toutes les transactions financières sont des mesures nécessaires pour assurer une meilleure contribution de la finance et des banques à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/12-propositions-pour-limiter-les-exces-du-systeme-financier-et-des-banques/93582/5394616925_6f5dd9b5e2-2" rel="attachment wp-att-93601"><img class="alignnone size-full wp-image-93601" title="5394616925_6f5dd9b5e2" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/5394616925_6f5dd9b5e2.jpg" alt="" width="499" height="261" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/epsos/">epSos.de</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/12-propositions-pour-limiter-les-exces-du-systeme-financier-et-des-banques/93582/douze-fcc-par-de-daveknapik" rel="attachment wp-att-93584"><img class="alignleft size-full wp-image-93584" title="douze fcc par De daveknapik" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/douze-fcc-par-De-daveknapik.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a>Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat, créer un grand pôle public bancaire, séparer les banques de dépôt et d’affaires, encadrer strictement les bonus et instaurer une taxe significative sur toutes les transactions financières sont des mesures nécessaires pour assurer une meilleure contribution de la finance et des banques à la collectivité. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: arial;">Mais l’espace économique européen et plus généralement le marché mondial exigent aussi que l’on prenne d’autres mesures complémentaires pour limiter les excès de la finance…</span></strong></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les systèmes bancaires ont un rôle stratégique dans les économies contemporaines car ils remplissent deux fonctions conjointes : assurer le financement de l’économie par le crédit et créer de la monnaie à l’occasion de leurs opérations de crédit. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">La crise financière récente a montré que les systèmes bancaires nationaux, qui sont reliés entre eux dans le contexte de la mondialisation, sont sujets à des « crises systémiques ». Les défaillances des banques ayant pris des risques excessifs en spéculant entraînent un effondrement global du système bancaire mondial (cas de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008). Il est fondamental dès lors d’opérer une régulation stricte de toutes les opérations faites par les banques.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire toute transaction avec les paradis fiscaux</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les dernières normes de l’OCDE sont une sinistre plaisanterie. Les paradis fiscaux ont simplement conclu des conventions de partenariat avec quelques micro-Etats pour échapper à l’opprobre international. Pourtant, au moins à l’échelle européenne, un véritable blocus permettrait de mettre fin à ces trous noirs de l’argent sale et du moins-disant fiscal. À travers le monde, plus de 50 pays se sont spécialisés dans la défiscalisation partielle ou totale des revenus de capitaux appartenant à des citoyens d’autres pays. C’est ainsi que plus de 12 000 milliards de dollars US se retrouvent dans des paradis fiscaux ! </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Remettre en place un contrôle des mouvements de capitaux</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’anarchie financière et les errements du marché immobilier étasunien ont semé la désolation sur la planète entière. Comme dans les bateaux, il est donc crucial de compartimenter les cales en remettant des frontières financières pour éviter qu’une seule voie d’eau ne menace de faire couler à elle seule l’économie mondiale. La crise asiatique notamment a montré que les pays qui encadrent les mouvements de capitaux sont moins sensibles que les autres aux crises financières.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">S’assurer que les agences de notation font leur travail</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">La crise a fait apparaître les limites d’un système où les agences sont à la fois juges et parties puisqu’elles doivent évaluer les institutions financières qui sont également leurs clients pour la certification de leurs produits. Il est donc impératif de séparer la fonction de conseil de celle d’évaluation pour éviter les conflits d’intérêt patents. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Créer une seule agence de supervision financière</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les dirigeants politiques ont tendance à multiplier les organismes de surveillance du système financier. Trois agences européennes ont été chargées de surveiller les établissements financiers : l’une, à Londres contrôlera les banques, une autre à Paris contrôlera les marchés financiers, et la troisième à Francfort s’occupera des assurances. Le Parlement européen n’a toutefois pas obtenu qu’il n’y ait qu’une seule agence au lieu de trois et que les compétences des autorités de contrôle portent aussi sur les acteurs internationaux que sont les agences de notations, les chambres de compensation ou les grandes banques transfrontalières. Le système a besoin pour sa stabilité d’un organisme fort, répondant directement au ministre des finances de manière à ce que les politiques prennent toute leur part de responsabilité. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Revenir sur les normes de comptabilité « marked to market »</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Le comité Bâle 2 avait établi un changement majeur dans la comptabilité des entreprises, mettant en place une comptabilisation des actifs à la valeur des marchés (au lieu de la valeur d’achat). Cette mesure a créé un double cercle vicieux. En période de croissance, cela démultiplie les capacités de financement et favorise les bulles. En période de krach, cela accélère les baisses, la chute des cours imposant de vendre pour restaurer les ratios. Les cours plongent alors, provoquant une nouvelle dépréciation…</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Réduire l’effet de levier des institutions financières</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Aujourd’hui, avec des montages, il est possible de placer 100 euros avec à peine 1 euro de capital. Il est donc essentiel de proposer des normes prudentielles qui assurent la stabilité du système financier. Les normes de Bâle 2, conçues par les banques, étaient insuffisantes (8% de capitaux propres). De nouvelles règles regroupées sous le nom de Bâle III, prévoient de rehausser d&#8217;ici 2015, de 2 % à 4,5 % le ratio minimum de fonds propres « durs » que doit détenir une banque pour être en mesure d&#8217;absorber les pertes qu&#8217;elle peut éventuellement subir sur certains de ses actifs. Mais les politiques doivent reprendre la main et définir de nouvelles normes plus élevées (quitte à imposer 15% à 20% de capitaux propres et plus encore sur les produits les plus risqués). </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Mettre fin à la course sans fin à la rentabilité </span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Hier, il fallait dégager 5% de rentabilité sur les capitaux investis, aujourd’hui 15%, demain 25% ? Pour éviter que les fruits de la croissance ne soient totalement vampirisés par les actionnaires, un SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin) devrait être mis en place, une limite au-delà de laquelle l’Etat taxe de manière confiscatoire (90% par exemple) toute rémunération supplémentaire, à la manière de ce qu’avait fait Franklin Roosevelt.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire les dark pools </span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Sans avoir la qualité de marché réglementé, un dark pool assure la rencontre, en son sein et selon des règles définies, des transactions (achats et ventes) sur des instruments financiers (marché dit &laquo;&nbsp;de gré à gré&nbsp;&raquo;), tout en permettant à ses clients de rester anonymes. Un dark pool est donc un système alternatif aux grandes bourses réglementées de chaque pays et aux systèmes multilatéraux de négociation. Il est autorisé depuis 2007 en Europe par la Directive européenne sur les marchés d&#8217;instruments financiers. A mille lieues du discours de transparence des partisans de la déréglementation, cette nouvelle invention augmente encore l’instabilité du système ! </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire ou encadrer strictement les leveraged buy-out (LBO)</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Le LBO, terme anglais pour financement d&#8217;acquisition par emprunt, consiste à racheter une entreprise en ayant recours à l&#8217;endettement bancaire facilitant l&#8217;acquisition et la défiscalisation du projet. Le nouveau groupe constitué de la société mère et de la cible, bénéficie ensuite du régime de l’intégration fiscale qui permettra de diminuer sa base d’imposition du montant des intérêts de la dette d’acquisition (effet de levier fiscal). Certains fonds de placement utilisent cette technique qui revient à faire payer par l’entreprise que l’on rachète l’emprunt utilisé pour la racheter. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire le hors-bilan et la titrisation</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">La gravité de la crise s’explique en partie par les mécanismes que les banques ont utilisé pour passer outre les normes prudentielles. Certains banques ont ainsi réussi à placer un tiers de leurs actifs hors bilan, en-dehors de toutes règles. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">La titrisation (securitization en anglais), quant à elle, est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées ou des prêts en cours), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux. La crise des subprimes d&#8217;août 2007 a mis en lumière certaines dérives dans l&#8217;utilisation de la titrisation des créances immobilières aux États-Unis. Le marché des subprimes en particulier a gonflé à des niveaux jamais vus en raison de l&#8217;utilisation de la titrisation car plus les organismes de crédits titrisaient leurs prêts déjà octroyés, plus ils avaient de finance pour en octroyer de nouveaux. De plus, les subprimes titrisés ont été mélangés à d’autres produits puis re-titrisés plusieurs fois successives à l’échelle mondiale, de sorte qu’il est devenu très difficile de savoir qui détient des produits liés à des subprimes et en quelle quantité. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">A ce sujet, il est bon de se souvenir que l’on doit au gouvernement Rocard, en 1988, l’introduction en France de la « titrisation des créances ». Présenté par son ministre des Finances de l’époque, Pierre Bérégovoy, ce projet a été adopté à l’Assemblée, le 13 décembre 1988, par la majorité socialiste, avec la seule opposition du groupe communiste. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire les achats à découvert</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les achats à terme ou à découvert permettent de spéculer à la baisse sur la valeur d’un titre en prenant une option d’achat que l’on revend au prix du jour pour faire baisser le cours, de manière à empocher la différence. Ils ont momentanément été interdits pendant la crise. Cette interdiction devrait être claire et définitive.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire la spéculation sur les matières premières</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’envolée du prix des matières premières jusqu’à la mi-2008 avait pour principale raison le report de la spéculation suite aux baisses du marché de l’immobilier et de la bourse. Mais cette spéculation peut affamer des populations. Parce qu’une carence de produits agricoles n’est pas comme une carence de téléviseurs, et qu’elle peut provoquer désolation et famine, il est essentiel de soustraire en partie cette activité des seules mains du marché, dont les conséquences des excès sont trop dramatiques. L’autosuffisance alimentaire doit pouvoir être considérée comme un objectif pour les pays qui le souhaitent, même si cela consiste à avoir des prix plus élevés et à introduire des restrictions fortes pour les importations. Des règles extrêmement strictes devraient être mises en place pour éviter à nouveau que cela se produise (ne permettre l’achat de dérivés qu’à des professionnels capables de réceptionner la marchandise par exemple).</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Toutes ces mesures, peu ou prou, sont proposées par des intellectuels venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd) du centre (Jean-François Kahn), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion).</span></p>
<p>Si elles étaient toutes adoptées notamment par le couple Merkozy mais aussi par la social-démocratie européenne, elles changeraient sans doute la face de l’Europe et du monde…</p>
<div><span style="font-family: arial; font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">Photo Creative Commons : : douze par daveknapik (</span><a href="http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/">http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/</a><a href="http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/">)</a></span></div>
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		<title>TVA sociale : surtout un moyen de réduire les déficits budgétaires sur le dos des particuliers…</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La TVA sociale était une proposition initiale de campagne de Nicolas Sarkozy mais elle est restée en sommeil léthargique depuis 2007, après notamment les dégâts collatéraux occasionnés au second tour des élections législatives. La crise aidant, la voilà ressortie du chapeau à cent jours de la prochaine présidentielle. Sous l’appellation de «TVA sociale», avant tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="font-family: arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/tva-sociale-surtout-un-moyen-de-reduire-les-deficits-budgetaires-sur-le-dos-des-particuliers%e2%80%a6-2/92760/tva-wiki-commons" rel="attachment wp-att-92763"><img class="alignleft size-full wp-image-92763" title="TVA wiki commons" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/TVA-wiki-commons.png" alt="" width="100" height="100" /></a><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La TVA sociale était une proposition initiale de campagne de Nicolas Sarkozy mais elle est restée en sommeil léthargique depuis 2007, après notamment les dégâts collatéraux occasionnés au second tour des élections législatives. La crise aidant, la voilà ressortie du chapeau à cent jours de la prochaine présidentielle.</span></span></strong></span></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Sous l’appellation de «TVA sociale», avant tout une formule de communicant à destination du «bon peuple», le but consiste à augmenter un peu plus les impôts indirects afin de réduire le déficit des budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, de compenser la diminution des recettes dues aux baisses d’impôts consenties aux plus fortunés et aux exonérations de charges accordées aux entreprises…</strong></span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">La taxe à la valeur ajoutée a été inventée en 1954 par un haut-fonctionnaire français de l’Inspection des Finances, Maurice Lauré. De simple taxe sur le chiffre d’affaires des entreprises, elle a été étendue en 1966 au commerce de détail par Valéry Giscard d’Estaing. La TVA est le principal impôt indirect qui correspondait environ à 48 % des recettes budgétaires de l’Etat en 2011 (130 milliards € sur un budget total de 272 milliards €).</div>
<div style="text-align: justify;">Incorporée au prix, elle apparaît au bas de chaque ticket de caisse, le taux normal de 19,6% étant appliqué à la très grande majorité des produits de consommation et services. <span style="font-size: small;">C’est l’impôt le plus injuste de tous. </span><span style="font-size: small;">Pour un achat de 100 €, c’est près de 20 € qui sont reversés à l’Etat par le vendeur, une somme identique pour tous, RMiste comme cadre supérieur…Pour le conseil économique et social, le taux d’effort des 10% des ménages les plus pauvres est de 8,1% et celui des 10% les plus aisés seulement de 3,4% !</span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Nicolas Sarkozy et François Fillon, proposent aujourd’hui d’étudier à nouveau les modalités de sa mise en place. En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de majorer le taux de TVA pour freiner la pénétration des produits importés, la différence avec l’ancien et le nouveau taux étant utilisé pour financer la Protection sociale. De nouvelles exonérations de charges pourraient être ainsi accordées aux entreprises, les exonérations actuelles (30 milliards € au total) étant compensées, au moins en partie, par ces nouvelles recettes. Dans cette optique, plusieurs dizaines de milliards d’euros passeraient à la charge des consommateurs !</p>
<p>La TVA «sociale», revient donc à alléger le coût du travail pour mieux résister à la concurrence internationale. Une partie du financement de la Sécurité sociale par les entreprises bascule ainsi vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales. C&#8217;est ce qu&#8217;a appliqué notamment l&#8217;Allemagne depuis le 1er janvier 2007 avec 1 point sur les 3 de hausse du taux normal de TVA (de 16 à 19%) consacré au financement de la protection sociale. Les deux autres points servent à combler les déficits publics.</p>
<p>En France, les organismes de Sécurité sociale, dont les URSSAF concernés au premier chef par cette affaire, retiennent plutôt l&#8217;hypothèse d&#8217;une hausse de la TVA de deux points qui s&#8217;accompagnerait d&#8217;une baisse des cotisations patronales pour les entreprises et de la CSG pour les salariés.</p>
<p>Mais l’architecture de ce projet ne garantit en rien que la hausse de la TVA viendrait abonder les budgets sociaux ou augmenter le salaire net des salariés. Il est possible, sinon probable, que cette nouvelle recette vienne aussi combler le trou des déficits publics. Le doute est également entretenu sur le pourcentage d’augmentation qui varie de 1 à 5 points ! Certains membres de la majorité présidentielle évoquent même un taux qui pourrait être de l’ordre de 5 points. Si tel est le cas, la TVA principale passerait alors de 19,6% à 24,6%.</p>
<p>Cette réforme de la TVA est en outre très délicate à appliquer économiquement et comporte de nombreux risques. D’abord celui de freiner la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française mais aussi celui, non négligeable, que les entreprises ne répercutent pas dans leurs prix les allégements de charges sociales.</p>
<p>Concernant le financement proprement dit de la Sécurité sociale, le président de la République et le Premier ministre répètent régulièrement qu’il n’y a que deux pistes pour résorber le déficit cumulé historique de 29,8 milliards € des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) : <span style="font-size: small;">la création de la TVA «sociale» ou </span><span style="font-size: small;">l&#8217;augmentation de la CSG</span><span style="font-size: small;">. Mais il existe une troisième voie qui consisterait à créer </span><span style="font-size: small;">une sorte cotisation universelle de Sécurité sociale, tous régimes et tous risques confondus pour remplacer les cotisation salariales et patronales actuelles</span><span style="font-size: small;">.<br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
La p</span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">art des salaires dans la richesse produite chaque année ayant baissé de 10 points ces trente dernières années et les différentes prestations maladie, familiales ou vieillesse étant accessibles à tous les citoyens, le principe de solidarité nationale exigerait que soient mis à contribution l’ensemble des revenus des personnes physiques. L’actuelle CSG pourrait donc être progressive et fusionnée avec l’impôt progressif sur le revenu. C&#8217;est d&#8217;ailleurs une proposition de réforme du PS mais François Hollande vient d&#8217;annoncer qu&#8217;il repousserait la fusion éventuelle e</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">n fin de mandat&#8230;</span></span></p>
<p>Le problème de l’étroitesse de l’assiette salariale se pose également pour les cotisations des entreprises. En effet, les entreprises à fort taux de main d’œuvre, avec une forte masse salariale mais une faible valeur ajoutée, se trouvent pénalisées par rapport à celles ayant une faible masse salariale et une haute valeur ajoutée. <span style="font-size: small;">Le remplacement des cotisations patronales par une contribution sur la valeur ajoutée serait la mesure la plus appropriée et équivaudrait à la création d’une «CSG entreprise». Elle </span> <span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">aurait également des effets bénéfiques sur l’emploi, en particulier pour les PME souvent étranglées par les contraintes imposées par les «donneurs d’ordre». Plusieurs syndicats sont pour cette raison, favorables à cette nouvelle assiette qui serait de surcroît beaucoup plus stable que l’assiette salaire. La confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l’Union patronale artisanale (UPA) y sont particulièrement favorables, à la différence du MEDEF. </span>Mais cette piste, </span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">explorée à plusieurs reprises au travers de divers rapports par le passé, </span></span><span style="font-size: small;">sera sans doute écartée par Nicolas Sarkozy lors du prochain sommet social&#8230;</span><span style="font-size: small;"><br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
Aujourd&#8217;hui, au terme de ce quinquennat, la dette de la France</span><span style="font-size: small;"> s&#8217;est accrue de 700 milliards € car, élu en mai 2007, Nicolas Sarkozy était aux affaires dès 2004, en tant que Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie. Or, en 2004, si la dette de la France était de 1000 milliards €, correspondant à 65,2% du PIB, elle est aujourd’hui de plus de 1700 milliards €, soit plus de 80% du PIB !</span><span style="font-size: small;"> Le pays compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM, 1 215 000 chômeurs supplémentaires depuis 2008 ! A cela, il faut ajouter trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois ! </span></p>
<p>Dans un pays comme la France où les impôts indirects (TVA, TIPP et taxes diverses) représentent 65% des recettes budgétaires de l’Etat, l’augmentation de la la TVA est un non-sens économique et va accroître encore les inégalités sociales, déjà très grandes.</p>
<p>Cette politique économique et fiscale ressemble, à s&#8217;y méprendre, à celle de Margaret Thatcher ou de Georges Bush qui s’étaient fait, hier, les champions de la hausse de la fiscalité indirecte, de la baisse des impôts sur le revenu et de la quasi-disparition des droits de succession pour les familles les plus aisées&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><span style="font-size: x-small;">Photo Creative Commons : TVA par Wikimédia (<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US-TennesseeValleyAuthority-Logo.svg">http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US-TennesseeValleyAuthority-Logo.svg)</a></span></div>
</div>
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		<title>Sept mesures pour une meilleure contribution de la finance et des banques à la collectivité</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 05:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels proposent des solutions pour refonder le système économique et éviter une grave dépression en Europe et dans le monde. Mais si de vraies solutions existent pour sortir définitivement de la crise, les gouvernements des plus grands pays ne sont pas prêts à prendre toutes les mesures nécessaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><a href="http://3.bp.blogspot.com/-KxYgLwcFmm4/TwrrDu2Q6QI/AAAAAAAAFRo/SPy1H6_yizM/s1600/7%2Bmesures%2Bfcc%2Bpar%2BTHEfunkyman.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695623128111180034" style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 67px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-KxYgLwcFmm4/TwrrDu2Q6QI/AAAAAAAAFRo/SPy1H6_yizM/s200/7%2Bmesures%2Bfcc%2Bpar%2BTHEfunkyman.jpg" alt="" border="0" /></a><strong><span style="font-family: arial; font-size: small;">Un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels proposent des solutions pour refonder le système économique et éviter une grave dépression en Europe et dans le monde.</span></strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="font-family: arial;">Mais si de vraies solutions existent pour sortir définitivement de la crise, les gouvernements des plus grands pays ne sont pas prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour enlever le pouvoir aux acteurs financiers afin de satisfaire les besoins fondamentaux de la société…</span></strong></span></p>
<p>L’aventure désastreuse de la banque franco-belge Dexia est un bon résumé des effets de la déréglementation financière actuelle : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les Etats français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives jusqu’au naufrage final en octobre 2011.</p>
<p>Ce seul exemple montre que l’espace économique européen et plus généralement le marché mondial exigeraient que l’on prenne enfin des mesures nouvelles strictes pour assurer une meilleure contribution du monde de la finance à la collectivité.</p>
<p>- Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat<br />
Il n’est pas normal que les banques privées puissent aujourd’hui emprunter à 1% auprès des banques centrales pour prêter ensuite aux Etats entre 3 et 7%. L’Etat doit reprendre le contrôle de la création monétaire et retrouver la possibilité de monétiser sa dette en revenant sur la loi de 1973.</p>
<p>- Créer un grand pôle public bancaire<br />
Les immenses profits des activités de détail des banques montrent que cette activité est un oligopole non concurrentiel qui vit, telle une sangsue, sur le dos de l’économie réelle et de ses clients. L’Etat pourrait donc instaurer une plus grande concurrence en créant une grande banque publique (autour de LCL ?) qui proposerait ses services à des tarifs raisonnables.</p>
<p>- L’Etat doit devenir actionnaire des banques aidées<br />
En cas de problème, quand une banque aide un individu ou une entreprise, ce n&#8217;est jamais gratuitement qu&#8217;elle le fait : elle consent un prêt ou un placement…Aujourd&#8217;hui, pourquoi devrait-on traiter les banques différemment ? Au lieu de dilapider l&#8217;argent, les états devraient devenir actionnaires et faire des placements dans les banques. C&#8217;est ce qu&#8217;ont fait Gordon Brown au Royaume-Uni et Barack Obama aux Etats-Unis quand les banques étaient menacées de faillite. Ils ne les ont pas renflouées gratuitement, ils ont investi dans ces banques avec des actions et placements. Et seulement un an après, les contribuables ont tiré profit de cet accord !</p>
<p>- Séparer à nouveau les banques de dépôt et d’affaires<br />
Pour protéger les banques de dépôt des excès des marchés, la Grande Dépression avait enfanté le Glass Steagall Act en 1933, du nom d&#8217;un sénateur démocrate de Virginie. Celui-ci a instauré une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d&#8217;investissement, créé le système fédéral d&#8217;assurance des dépôts bancaires et introduit le plafonnement des taux d&#8217;intérêt sur les dépôts bancaires. Son abrogation en 1999 par l’administration Clinton porte une lourde part de responsabilité dans la crise actuelle et il faut donc revenir dessus.</p>
<p>- Encadrer strictement les bonus<br />
Quand tout va bien, les banquiers touchent des bonus colossaux et quand tout va mal, ils sont aidés par l’Etat et si leurs bonus sont réduits, ils restent néanmoins très confortables. Il faut donc instaurer une nouvelle tranche d’IR pour les très hauts salaires (au-delà de 500 000 euros par exemple) et systématiser l’étalement du paiement des bonus ainsi que la possibilité de bonus négatifs.</p>
<p>- Instaurer une taxe significative (0.1 à 1%) sur toutes les transactions financières<br />
Cela permettrait de réduire la spéculation à court terme et le fardeau des dettes contractées par les Etats. La taxe Tobin représente avant tout un moyen d’affronter des intérêts économiques et financiers qui sont hostiles à toute politique de contrôle des mouvements de capitaux. Ces intérêts, favorisés depuis vingt ans par des politiques néolibérales, ont été privilégiés au détriment des revenus du travail. Contrairement aux remèdes appliqués d’ordinaire lorsqu’éclatent les crises financières, la taxe Tobin aurait un rôle préventif.</p>
<p>Dans une sorte de frénésie propositionnelle<em> </em><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">en vue de l&#8217;élection présidentielle, Nicolas Sarkozy multiplie les annonces comme celle d’une taxe Tobin française avant la fin 2O12. Mais c’est se moquer du monde car Il y a à peine un mois le secrétaire d&#8217;Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France &laquo;&nbsp;ne peut légiférer seule&nbsp;&raquo; car ce serait &laquo;&nbsp;contre-productif&nbsp;&raquo; et cela &laquo;&nbsp;nuirait à la place financière de Paris&nbsp;&raquo;…</span></span></p>
<p>- Instaurer une taxe sur les fusions et acquisitions<br />
Les rachats d’entreprise sont souvent l’occasion pour les actionnaires d’extraire toujours plus de valeur sous la forme de licenciements. Ce coût pour la collectivité devrait être compensé par une taxe exceptionnelle en fonction du montant de la transaction, ce qui limiterait également les rachats d’entreprise à l’utilité douteuse.</p>
</div>
<p>Toutes ces mesures, peu ou prou, sont proposées par des intellectuels venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd) du centre (Jean-François Kahn), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion). Si elles étaient toutes adoptées par le couple Merkozy mais aussi par la social-démocratie européenne, elles changeraient sans doute la face de l’Europe et du monde…</p>
<div><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Creative Commons : chiffre 7 par THEfunkyman (<a href="http://www.flickr.com/photos/djou/295471609/">http://www.flickr.com/photos/djou/295471609/)</a></span></span></div>
</div>
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		<title>Que l’année 2012 soit celle du changement !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 05:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année 2012 qui s’annonce sera très politique. Elle marquera le début réel de la campagne présidentielle pour l’actuel occupant de l’Elysée et ses challengers. Au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM. Depuis 2008, on compte 1 215 000 chômeurs supplémentaires ! A cela, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/que-l%e2%80%99annee-2012-soit-celle-du-changement/91098/bonne-annee" rel="attachment wp-att-91102"><img class="alignleft size-full wp-image-91102" title="bonne année" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/bonne-ann%C3%A9e.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a>L’année 2012 qui s’annonce sera très politique. Elle marquera le début réel de la campagne présidentielle pour l’actuel occupant de l’Elysée et ses challengers.<span style="font-size: small;"><br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
Au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM. Depuis 2008, on compte 1 215 000 chômeurs supplémentaires ! A cela, il faut ajouter trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois ! </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La dette publique se sera alourdie de 700 milliards d’euros et la sécurité sociale aura accumulé 135 milliards d’euros de déficits. Une dette d’autant plus menaçante que le remboursement de la charge de ses intérêts est devenu le premier budget du pays devant l’éducation nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour couronner le tout, la France reste un pays unique au monde sur le plan fiscal car certains chiffres font frémir. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes, réalisé sous le magistère de Philippe Séguin, on apprend qu’un tour de passe-passe a été réalisé par le gouvernement pour amoindrir l’importance des niches fiscales. Celles-ci ne représenteraient pas 70,7 milliards € (chiffre déjà énorme…) ainsi que le mentionnent les documents officiels mais 146 milliards € ! Une somme colossale, puisque trois fois supérieure au produit de l&#8217;impôt sur le revenu payé par les particuliers ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Face à Nicolas Sarkozy, la gauche, si elle arrive au pouvoir en 2012, fera-t-elle rapidement quelques réformes essentielles afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale ? L’annonce par François Hollande d’une grande réforme fiscale prioritaire est encourageante. Mais fera-t-il ou parviendra-t-il à faire ce que n’ont pas fait DSK ou Laurent Fabius, alors ministres de l&#8217;Economie et des finances sous le gouvernement Jospin ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Saura-t-elle profiter du conflit durable qui s&#8217;est installé entre le président de la République et les citoyens, après notamment l&#8217;affaire du Fouquet’s, celle du fiston pour occuper le poste de président de l&#8217;Epad ou de l’annonce, en janvier 2009, que les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique ? Pour ne citer que ces trois exemples… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Si tous les espoirs sont permis pour sortir dans quelques mois l&#8217;occupant actuel du Palais de l&#8217;Elysée, l’élection présidentielle qui domine la vie politique sous la cinquième République se réduit souvent à un choc de personnalités, évacuant les grands choix politiques. En 2012 cependant, il sera urgent d’apporter des réponses sérieuses et crédibles à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne&#8230;</span></p>
<p><strong><span style="font-family: georgia,palatino;"><em>A toutes et à tous, meilleurs vœux pour 2012.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: georgia,palatino;"><em>Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, succès professionnel et personnel, en cette période de crise profonde dans le monde.</em></span></strong></p>
<p><em><br />
</em><br />
<span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">Photo Creative Commons : Bonne année par Benoit (</span></span><a href="http://www.flickr.com/photos/27746758@N05/3170410202/"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">http://www.flickr.com/photos/27746758@N05/3170410202/)</span></span><br />
</a></p>
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		<title>Produire autrement en impulsant la création d’entreprises de l’économie sociale</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 05:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entreprise privée ou entreprise d’Etat, c’est l’alternative simpliste que l’on présente souvent comme le seul choix possible en matière économique. Mais unetroisième forme de propriété existe qui reprend les formes de l’économie sociale (SCOP, coopératives, &#8230;) où il ne s’agit pas de renoncer à l’échange mais, bien au contraire, de retrouver un échange sans spoliation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/produire-autrement-en-impulsant-la-creation-d%e2%80%99entreprises-de-l%e2%80%99economie-sociale/90664/economie-sociale-et-solidaire-fccpar-wsereart-2" rel="attachment wp-att-90671"><img class="alignleft size-full wp-image-90671" title="economie sociale et solidaire fccpar Wsereart" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/economie-sociale-et-solidaire-fccpar-Wsereart1.jpg" alt="" width="100" height="75" /></a>Entrepri</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;">se privée ou entreprise d’Etat, c’est l’alternative simpliste que l’on présente souvent comme le seul choix possible en matière économique.</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;"> Mais une</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;">troisième forme de propriété existe qui reprend les formes de l’économie sociale (SCOP, coopératives, &#8230;) où il ne s’agit pas de renoncer à l’échange mais, bien au contraire, de retrouver un échange sans spoliation d’aucune partie…</span></strong></div>
<p style="text-align: justify;">La place de l’économie sociale et solidaire (mutuelles, coopératives, associations), n’est pas négligeable en France : elle représente 2,2 millions de salariés, 10% du PIB, 60% des dépôts bancaires, 41 millions de mutualistes dans la santé et l’assurance.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle met en œuvre un nouveau rapport de propriété entre les travailleurs et l’entreprise, les outils de travail constituant un patrimoine collectif qui est à la fois non cessible et non vendable. L’entreprise est également une personne morale de plein exercice.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu central dans cette forme de propriété est la place des salariés dans l’entreprise. Ils sont tous propriétaires de l’entreprise et ils décident, ensemble, de l’orientation à donner à son activité. Ils ne subissent donc pas les conséquences des décisions prises par quelques uns dans l’entre soi d’un bureau…</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie sociale et solidaire est également actrice d’une économie plus durable, parce qu’au service des besoins sur le territoire et non pas à la merci des cours de la Bourse. De plus, elle porte la logique de relocalisation des activités au plus proche des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>De bons </em></strong><strong><em>exemples pour faire évoluer le droit des salariés dans l’entreprise </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En France et dans le monde, l’économie sociale et solidaire porte en elle la possibilité d’un réel bouleversement des rapports de pouvoir dans l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La plus grosse SCOP (Société coopérative et participative) de France est Acome (Association coopérative d&#8217;ouvriers en matériel électrique). Entreprise française établie dans le département de la Manche, elle développe des produits et systèmes destinés aux communications, aux équipements électriques et au bâtiment. Créée à Paris en 1932 suite aux difficultés de la société Electrocable, Acome compte 50 coopérateurs à sa création, 800 dans les années 1980 et 1075 en 2006. Son siège social est à Paris, mais c&#8217;est en Normandie, à Romagny que l&#8217;entreprise possède 5 usines qui emploient 1200 salariés, ce qui en fait l&#8217;un des plus gros employeurs du département de la manche. Le chiffre d&#8217;affaires en 2007 était de 350 millions d&#8217;euros, dont la moitié réalisée à l&#8217;export.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas d’uneautre entreprise, CERALEP, à Saint Vallier dans la Drôme qui fabrique des isolateurs électriques en porcelaine est particulièrement intéressant. Tombant dans les mains d’une entreprise américaine détenue par des fonds d’investissement, en 2001, les salariés de l’usine refusent de se soumettre à l’augmentation de la rentabilité exigée par le nouvel actionnaire. Celui-ci répond en mettant artificiellement en perte le site, par une sur-facturation de la part de la maison-mère et l’établissement est liquidé début 2004.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les travailleurs refusent d’être sacrifiés de la sorte et maintiennent la production pour livrer les clients restants. Ils se mettent en contact avec l’Union régionale des SCOP Rhône-Alpes qui estime l’entreprise viable avec un fonds de roulement de 900 000 €. Le mouvement coopératif apporte 800 000 €, les travailleurs parviennent à réunir 51 000 €, et les 49 000 € restants sont obtenus en mobilisant la population locale. Trois mois après la liquidation, les 51 travailleurs de l’usine reprennent officiellement le travail sous la forme d’une SCOP, qui un an plus tard aura déjà récupéré tous ses clients ! Depuis, des embauches ont été réalisées et les salaires ont augmenté de 13%. L’entreprise, en pleine croissance, fonctionne de manière démocratique et transparente. Les travailleurs mentionnent une ambiance de travail plus détendue, un accès à la formation qui permet de diversifier les tâches, et une échelle de salaire réduite (entre 2000 et 3000 €)…</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier conflit en date, celui de la société qui fabrique les thés et tisanes &laquo;&nbsp;Lipton&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;L&#8217;éléphant&nbsp;&raquo; qui ferme son usine installée en France, à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. L&#8217;usine était parfaitement rentable mais les actionnaires veulent gagner plus en délocalisant en Roumanie…Les salariés peaufinent leur plan de reprise avec l’aide d’un cabinet d’expertise payé par le conseil régional Paca. L’idée serait de monter une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), qui permet d’associer salariés, collectivités publiques et entreprises privées. Des partenaires potentiels sont intéressés, des rencontres ont eu lieu et les conseils régional et général viendraient en soutien pour certains investissements et la garantie de prêts. Pour tenter d’avancer, les salariés demandent une table ronde réunissant l’Etat, les collectivités territoriales et l’actionnaire. Sans réponse, pour l’instant, du gouvernement…</p>
<p style="text-align: justify;">Ailleurs dans le monde, c’est l’Argentine qui est sans aucun doute le pays où le phénomène de la récupération d’entreprise a acquis la plus grande envergure. Pendant la décennie néolibérale des années 90, et en réponse aux fermetures d’entreprises, des milliers de travailleurs occupent leur entreprise : usines métallurgiques, entreprises de construction, imprimeries, fabriques textiles, journaux, hôtels, cliniques, aucun secteur n’est épargné.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces expériences se réunissent dans un « Mouvement National des Entreprises Récupérées ». Les entreprises récupérées ont adopté la forme de coopératives de travail, mais leur trajectoire particulière les a conduit à aller plus loin que beaucoup de coopératives dans le processus de démocratisation. Dans la plupart des cas, l’assemblée générale occupe une place prédominante par rapport au conseil d’administration : la première prend les décisions essentielles, tandis que le second expédie les tâches de fonctionnement. Cette horizontalité des prises de décisions se retrouve parfois dans l’organisation du travail, où est favorisée la rotation des tâches, mais également dans la répartition équitable des revenus, souvent égalitaire. Les travailleurs témoignent ainsi de l’épanouissement dans leur travail, qui cesse de leur échapper.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un gouvernement de gauche devrait prendre différentes mesures pour enc</em></strong><strong><em>ourager l’économie sociale et</em></strong><strong><em> solidaire</em></strong><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, une loi cadre en vue d’y inscrire les finalités sociales et environnementales des entreprises et des associations qui se réfèrent à ce statut, notamment l’obligation d’un fonctionnement démocratique des sociétés qui s’inscrivent dans la démarche de l’économie sociale et solidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pouvoirs publics pourraient accorder une aide financière aux salariés qui reprennent ou créent leurs entreprises sous forme de coopérative ou favoriser la création de SCOP.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour associer les pouvoirs publics et notamment les collectivités territoriales aux démarches menées par ces coopératives, la création de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) pourrait être utilisée. Ces structures permettent de rassembler les salariés, les usagers et les collectivités territoriales pour réfléchir à une nouvelle forme de développement local, avec des objectifs sociaux et écologiques exigeants.</p>
<p style="text-align: justify;">Un gouvernement de Gauche devrait demander également l’« opt out » au niveau européen pour ne pas appliquer les directives qui nient le statut particulier des associations et les soumettent à la concurrence des marchés. Il devrait négocier avec les autres Etats l’élaboration d’un statut protecteur pour les associations et la reconnaissance de la spécificité de l’économie sociale et solidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin les pouvoirs publics pourraient travailler en partenariat avec les sociétés qui portent ce modèle économique. La modification du Code des marchés publics aiderait à conclure un pourcentage important, défini, de leurs marchés publics avec des sociétés coopératives ou des associations, pour valoriser les circuits courts et ainsi la « commande publique responsable ». Les conseils régionaux, qui ont pour compétence le soutien au développement économique, auraient ainsi l’obligation d’introduire des critères, sociaux et écologiques, pour l’octroi des aides aux entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres pistes peuvent être aussi évoquées : près de 600 000 PME et PMI françaises seront à céder dans les 10 ans à venir pour cause de départ à la retraite. Certains observateurs proposent un droit de préemption des salariés de ces entreprises pour un passage en SCOP. Par ailleurs, les avantages d’une mise en réseau des entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire peuvent être mis en exergue.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, en pleine crise financière, la question d’une généralisation des formes économiques alternatives est plus que jamais d’actualité face à la multiplication des plans sociaux et délocalisations de toute sorte qui touchent durement notre pays…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Photo Creative Commons : Les Etats Généraux de l&#8217;ESS &#8211; Paris le 17 juin 2011 par</span> <span style="font-size: x-small;">WiserEarthFlickr</span> <span style="font-size: x-small;"><a href="http://www.flickr.com/photos/41627027@N06/5852122253/">(http://www.flickr.com/photos/41627027@N06/5852122253/)</a></span></div>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #006600; font-family: arial;">Lire la suite du blog&#8230;</span></strong></p>
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		<title>Crise et taux de chômage historique : il n&#8217;y a pas de pardon pour pareil bilan&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Déficit budgétaire de 148,8 milliards € en 2010 (+10,8 milliards € par rapport à l&#8217;année précédente), dette publique négociable de 1 229 milliards € fin 2010 (+ 81 milliards € en un an), cinq millions de chômeurs, trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/crise-et-taux-de-chomage-historique-il-ny-a-pas-de-pardon-pour-pareil-bilan/89485/5259021610_34fd4b1486" rel="attachment wp-att-89505"><img class="alignnone size-full wp-image-89505" title="5259021610_34fd4b1486" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/5259021610_34fd4b1486.jpg" alt="" width="499" height="295" /></a><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial; font-size: small;">D</span></span><span style="font-family: arial; font-size: small;">éficit b</span><span style="font-family: arial; font-size: small;">udgétaire </span><span style="font-family: arial; font-size: small;">de 148,8 milliards € en 2010 (+10,8 milliards € par rapport à l&#8217;année précédente), d</span><span style="font-family: arial; font-size: small;">ette publique négociable de </span></strong><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>1 229 milliards € fin 2010 (+ 81 milliards € en un an), </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>cinq millions de chômeurs, trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>huit </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong> et 50 % des 23 millions de salariés gagnant moins de 1580 €, jamais aucun président sortant, depuis le début de la cinquième République en 1958, n’aura eu un bilan aussi catastrophique…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">BNP Paribas, Areva, Peugeot-Citroën…, alors que le marché du travail porte encore les stigmates de la crise économique et financière de 2008-2009, une série d’annonces de plans sociaux a repris depuis l’automne. Si ces plans ne sont que la partie émergée de l’iceberg, les chiffres du chômage pour le troisième trimestre 2011 confirment que la détente observée en 2010 n’aura été que passagère. La dernière estimation fait état d’une hausse de 37 000 chômeurs et le taux de chômage remonte ainsi à 9,3% de la population contre 9,1% au deuxième trimestre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">En cause en premier lieu, bien sûr, le ralentissement de l’activité économique qui se traduit nécessairement par de nouvelles destructions d’emplois, dans les entreprises qui demeurent très affaiblies par la récession. Mais au-delà de ce contexte économique morose, la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy joue un rôle majeur dans l’évolution du chômage.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre la croissance démographique, c’est surtout la suppression des dispositifs de retraits d’activité anticipés des seniors et l’impact de la réforme des retraites entrée en application en juillet 2011 qui sont la cause de la hausse du chômage. Le nombre de demandeurs d’emplois de plus de 50 ans a augmenté de 70 % au cours des 3 dernières années, contre 35 % pour l’ensemble de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation du marché du travail aborde donc une nouvelle phase critique qui se traduira progressivement par une reprise du chômage de longue durée et son lot de conséquences sociales à mesure que les chômeurs perdront leurs droits à indemnisation. Et cet enlisement s’annonce durable dans la mesure où les efforts de consolidation budgétaire s’inscrivent dans le court terme et où la hausse de l’activité des seniors perdurera au moins jusqu’en 2017.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les réponses de Nicolas Sarkozy aggravent la crise</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sortir de cette crise, qui a éclaté il y a quatre ans, impose des ruptures au niveau européen et national mais on en est loin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Sur le plan européen, Nicolas Sarkozy a abdiqué face à l&#8217;Allemagne sur deux sujets majeurs qui sont le rôle de la Banque centrale européenne et l&#8217;émission d&#8217;eurobonds. Toute modification du rôle de la BCE semble conditionnée par une constitutionnalisation de l&#8217;austérité, ce qui est tout simplement intolérable. </span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Quant à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, suffisamment dissuasive pour diminuer de 75 à 80 % les transactions spéculatives actuelles, on en parle certes et on en reparle à chaque réunion du couple Merkozy&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">En France, alors que la dette explose depuis 2007, le gouvernement de François Fillon préfère passer sous silence le rapport de la Cour des comptes (février 2010) qui établit que <em>la moitié de l’augmentation du déficit public en France est liée à la politique budgétaire suivie par le </em>Président sortant…Au total, ce sont 75 milliards d&#8217;euros de dépenses fiscales inutiles qui ont été accordés aux plus favorisés, sans bénéfice pour la croissance et l&#8217;emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement accentue de mois en mois l&#8217;austérité au détriment des salariés mais en plus il les stigmatise (un arrêt de travail est suspecté de fraude…). Il tente d’opposer le secteur public au secteur privé (cf. les débats hallucinants sur les jours de carence en cas d’arrêt maladie…). Il a même inventé la sinistre « rupture conventionnelle » du contrat de travail à durée indéterminé qui a fait perdre leur emploi, sans motif, à 600 000 salariés en trois ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la réduction accentuée des dépenses publiques et sociales continue à remettre en cause le service public. Les conditions de travail sont de plus en plus dures, les effectifs de plus en plus insuffisants. Les fonctionnaires souffrent de ne plus pouvoir exercer correctement leur mission de service public. Le comble, c&#8217;est qu&#8217;on évalue individuellement des agents dans le même temps où l’on remet en cause les moyens et le rôle du service public !</p>
<p style="text-align: justify;">Des lits sont fermés dans les hôpitaux faute d&#8217;effectifs suffisants, des retards sont enregistrés dans d’autres secteurs pour les mêmes raisons. Vouloir comparer notamment toutes les activités d&#8217;un hôpital avec les activités d&#8217;une clinique privée est aberrant. Pour ne prendre qu’un exemple, le service de pointe des grands brûlés à l&#8217;hôpital de la Conception (Assistance publique de Marseille) ne pourra jamais être équilibré financièrement, tout simplement parce que c&#8217;est impossible !</p>
<p style="text-align: justify;">Autre exemple : la réduction d&#8217;un quart du budget des voies navigables va empêcher les travaux nécessaires sur certains barrages ou écluses, par exemple en amont de la Seine, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, la France n’a jamais été aussi riche. Les gains, en dépit ou grâce à la « crise », ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le SMIC, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes dont la plupart sont des amies de Nicolas Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de SMIC, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de s’en prendre à la gigantesque fraude fiscale, on s’en prend à la dérisoire « fraude sociale ». Au lieu d’imposer les fortunes accumulées et les 5 % de Français qui possèdent 50 % du patrimoine, on envisage une « TVA sociale » qui sera payée par les salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">On refuse de séparer banques de dépôts et d’affaires, d’interdire les ventes d’actions à découvert. On laisse fermer les entreprises les plus performantes. On livre l’industrie métallurgique Arcelor à Mittal. On laisse Total empocher 14 milliards de bénéfices sans que le groupe ne paie d’impôts en France…</p>
<p style="text-align: justify;">On fait semblant de ne pas connaître le dernier rapport réalisé sous le magistère de Philippe Séguin, où l’on apprenait qu’un tour de passe-passe avait été réalisé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour amoindrir l’importance des niches fiscales. Celles-ci ne représenteraient pas 70,7 milliards € ainsi que le mentionnent les documents officiels mais 146 milliards € ! Une somme colossale, puisque largement supérieure au produit de l&#8217;impôt sur le revenu payé par les particuliers, qui était de 51,8 milliards € en 2008 !</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas de pardon pour un bilan pareil. Et ce n’est pas en allant se faire prendre en photo en serrant des mains d’ouvriers pour se faire réélire qu’on lutte contre la crise. Ce n’est pas non plus en allant faire des discours creux à Toulon devant un parterre de militants UMP, venus massivement en car, aux frais de la princesse…</p>
<p style="text-align: justify;">Il y avait déjà eu un discours à Toulon il y a trois ans, avec des annonces fracassantes : le capitalisme financier allait être moralisé, les paradis fiscaux, c&#8217;était terminé, les rémunérations des dirigeants allaient être encadrées. Et rien ne s&#8217;est produit !</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, Nicolas Sarkozy n’espère plus qu’une chose, d’ici 2012, avec ses amis, grands patrons de presse et de médias, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault, Arnaud Lagardère et François Pinault : réussir à tricher sur ses vraies responsabilités pour tenter d’être réélu…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Créative Commons : clochard par Roel Wijnants (</span><span style="font-size: x-small;"><a href="http://www.flickr.com/photos/roel1943/5259021610/">http://www.flickr.com/photos/roel1943/5259021610/ )</a></span></em><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Danielle Mitterrand, le souvenir de tous les combats d&#8217;avant-garde</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Danielle Mitterrand, décédée à l&#8217;hôpital européen Georges-Pompidou, à l&#8217;âge de 87 ans, a été inhumée le 26 novembre dernier, à Cluny en Saône-et-Loire. C’est une grande militante altermondialiste qui s&#8217;en est allée, une femme d’un courage, d’une indépendance et d’une obstination exceptionnelle. Veuve de l&#8217;ancien président de la République, elle était toujours plus à l&#8217;aise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/danielle-mitterrand-le-souvenir-de-tous-les-combats-davant-garde/88258/danielle-mitterand-fcc-par-hublera-2" rel="attachment wp-att-88296"><img class="alignnone size-full wp-image-88296" title="danielle-mitterand-fcc-par-hublera" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/danielle-mitterand-fcc-par-hublera1.jpg" alt="" width="67" height="100" /></a></p>
<p>Danielle Mitterrand, décédée à l&#8217;hôpital européen Georges-Pompidou, à l&#8217;âge de 87 ans, a été inhumée le 26 novembre dernier, à Cluny en Saône-et-Loire.</p>
<p>C’est une grande militante altermondialiste qui s&#8217;en est allée, une femme d’un courage, d’une indépendance et d’une obstination exceptionnelle.<br />
Veuve de l&#8217;ancien président de la République, elle était toujours plus à l&#8217;aise dans le rôle de militante en faveur des droits de l&#8217;Homme que dans celui de Première dame…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Les causes que Danielle Mitterrand a ardemment défendues étaient nombreuses. Elle est restée en cela fidèle à la tradition familiale, sa mère Renée Flachot, institutrice et son père Antoine Gouze, principal de collège, tous deux laïcs et républicains, engagés dans la résistance qu&#8217;elle a rejoin</span><span style="font-size: small;">t à son tour dès </span><span style="font-size: small;">dix-sept ans, en tant qu&#8217;agent de liaison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui menait campagne pour les droits de l’homme contre l&#8217;apartheid en Afrique du Sud.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui a pris position en faveur des indépendantistes Sahraouis, des Kurdes, des Tibétains et des peuples indiens d&#8217;Amérique latine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est celle qui a défendu Cuba contre l’infâme blocus économique des Etats-Unis, quand presque personne n’osait le faire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est l’une des premières à prendre conscience du fléau que constitue le virus du Sida en Afrique et à demander une meilleure diffusion des antirétroviraux. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui a pris position courageusement, contre toute sa proche famille, pour le vote “Non” au referendum du 26 mai 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE) qui conduit maintenant l’Europe au bord du gouffre…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui menait campagne pour la protection de l’eau comme le bien humain n°1 dans le monde entier et qui n’a pas hésité à dénoncer les « sociaux-démocrates » assassins qui tiraient à la mitrailleuse lourde en Bolivie contre le peuple lorsque celui-ci exigeait que l’eau pillée par un trust français lui soit rendue. Elle décide d&#8217;en faire une de ses priorités au côté de l&#8217;éducation, de la démocratie participative et de l&#8217;économie responsable. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est encore elle en 2011 qui soutient officiellement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage hydroélectrique de Belo Monte sur la rivière de Xingu qui met la forêt amazonienne en grand danger, déjà menacée par une déforestation débridée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C‘est enfin elle qui propose de redéfinir la notion de richesse, grâce à la mise en place de nouveaux indicateurs de richesse basés sur d’autres critères que la richesse-argent, comme les richesses naturelles ou la transmission des savoirs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Bravo Mme Mitterrand pour votre action qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie. Vous rendez ainsi à la gauche sa fierté et son honneur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Fondation France Libertés &#8211; Fondation Danielle Mitterrand : <a href="http://www.france-libertes.org/">http://www.france-libertes.org/</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;"><br />
Photo Créative Commons : Danielle Mitterrand par hublera (<a href="http://www.flickr.com/photos/hublera/2135529405/">http://www.flickr.com/photos/hublera/2135529405/)</a></span></p>
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		<title>Est-il normal de confier l’Europe à des anciens banquiers de Goldman Sachs ?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 05:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête. Mario Draghi nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/est-il-normal-de-confier-l%e2%80%99europe-a-des-anciens-banquiers-de-goldman-sachs/87270/mario-monti-fcc-par" rel="attachment wp-att-87272"><img class="alignleft size-full wp-image-87272" title="mario monti fcc par" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/mario-monti-fcc-par.jpg" alt="" width="57" height="100" /></a>R</span><span style="font-size: small;">ecruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;">Mario Draghi nouveau président de la </span>Banque centrale européenne (<span style="font-size: small;">BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d&#8217;euros d&#8217;emprunts d&#8217;Etat</span><span style="font-size: small;">&#8230;</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mario Draghi, Loukas Papadimos, Mario Monti, trois banquiers formés initialement aux Etats-Unis, </span><span style="font-size: small;"><strong>s</strong>ans parler de l’économiste portugais Antonio Borges qui a été mis en place à la tête du département Europe du FMI par DSK ou de Paul Achieltner, conseiller du directeur général du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) président du géant allemand de l&#8217;assurance Allianz et qui a travaillé douze ans pour la banque d&#8217;affaires américaine </span><span style="font-size: small;">Goldman Sachs</span><span style="font-size: small;">&#8230;</span><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aujourd’hui, le rôle de ces braves gens va être sans doute de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne. Leur programme est tracé d&#8217;avance, quoi qu&#8217;en pensent les peuples, réduction des dépenses publiques, diminution des prestations sociales, réforme libérale de l&#8217;économie.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Mario Draghi</em></strong><strong> a fait </strong></span><span style="font-size: small;">ses études chez les Jésuites. Il est licencié en économie et commerce à l&#8217;université de Rome &laquo;&nbsp;La Sapienza&nbsp;&raquo; en 1970 et diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d&#8217;administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice-président pour l&#8217;Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d&#8217;affaires mondiale. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Loukas Papadimos</em></strong><strong> </strong></span><span style="font-size: small;">est diplômé lui aussi du Massachussetts Institute of Technology. Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupait lorsque la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la BCE. Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants dont le parti socialiste grec (PASOK).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Mario Monti</em></strong></span><span style="font-size: small;"> est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004, d’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression…) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg &#8211; selon Wikipédia &#8211; il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union Européenne avec le G20 viennent de l’imposer comme président du conseil italien.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>Un gouvernement </em></strong><strong><em>Goldman Sachs</em></strong><em></em><strong><em>aux commandes de l’Europe </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La banque Goldman Sachs</span><span style="font-size: small;"> est surnommée aux Etats-Unis « </span><span style="font-size: small;"><em>government Sachs</em></span><span style="font-size: small;"> » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le travail de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « </span><span style="font-size: small;"><em>subprimes</em></span><span style="font-size: small;"> », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">La nomination de ces trois hommes clarifie d’une certaine façon les choses. Avec la BCE notamment, ils défendent non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée récemment par le journal Les Echos a le mérite de quantifier nettement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au mécanisme européen de stabilité financière mis en place par la BCE, le FMI et l’UE, l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 € aujourd’hui à 1.450 € demain !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Le «sauvetage» de la Grèce et de l’Italie, est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque &#8211; mais aussi espagnole et irlandaise &#8211; des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen a parachevé le travail par la suite. Enfin, avec</span><span style="font-size: small;">l’accord européen du 26 octobre dernier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont voulu faire croire à l’opinion publique européenne qu’on était sur la bonne voie.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais pour se donner enfin les moyens de résoudre durablement la crise, nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, d’une modification des statuts de la BCE, d’une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Or, rien n’indique que nous allons dans ce sens. Une mesure pourtant simple et efficace n’a même pas été prise par les chefs d’Etat européens : que la BCE prête aux Etats à 1,25 % comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18 % à la Grèce. Cette mesure ne cesse d’être refusée par l&#8217;Allemagne et par la BCE, qui se retranchent derrière le traité de Lisbonne qui l&#8217;interdit…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Autre mesure renvoyée une nouvelle fois aux calendes grecques : une simple taxe sur les transactions financières, qui la plupart du temps sont purement spéculatives et n&#8217;apportent rien à l&#8217;économie réelle, suffirait à redresser les finances publiques de tous les états européens&#8230;</span><em></em><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">C’est pourquoi aujourd’hui, une avancée réelle pour obtenir une modification des traités allant dans le bon sens, ne peut advenir que si un gouvernement français futur montrait une vraie fermeté dans sa politique de récupération de souveraineté, en particulier monétaire, cette vraie fermeté consistant à être prêt si nécessaire à sortir de l&#8217;Union européenne…</span><span style="font-size: small;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-small;">Photo Créative Commons : Mario Monti par</span><span style="font-size: x-small;"> aeneastudio </span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: x-small;">(</span><a href="http://www.flickr.com/photos/aeneastudio/6334039005/"><span style="font-size: x-small;">http://www.flickr.com/photos/aeneastudio/6334039005/)</span><br />
</a></span></p>
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