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	<title>CentPapiers &#187; Albert Ricchi</title>
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	<description>Plateforme québécoise de journalisme citoyen</description>
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		<title>12 propositions pour limiter les excès du système financier et des banques</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 05:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Image Flickr par epSos.de Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat, créer un grand pôle public bancaire, séparer les banques de dépôt et d’affaires, encadrer strictement les bonus et instaurer une taxe significative sur toutes les transactions financières sont des mesures nécessaires pour assurer une meilleure contribution de la finance et des banques à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/12-propositions-pour-limiter-les-exces-du-systeme-financier-et-des-banques/93582/5394616925_6f5dd9b5e2-2" rel="attachment wp-att-93601"><img class="alignnone size-full wp-image-93601" title="5394616925_6f5dd9b5e2" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/5394616925_6f5dd9b5e2.jpg" alt="" width="499" height="261" /></a></p>
<p>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/epsos/">epSos.de</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/12-propositions-pour-limiter-les-exces-du-systeme-financier-et-des-banques/93582/douze-fcc-par-de-daveknapik" rel="attachment wp-att-93584"><img class="alignleft size-full wp-image-93584" title="douze fcc par De daveknapik" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/02/douze-fcc-par-De-daveknapik.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a>Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat, créer un grand pôle public bancaire, séparer les banques de dépôt et d’affaires, encadrer strictement les bonus et instaurer une taxe significative sur toutes les transactions financières sont des mesures nécessaires pour assurer une meilleure contribution de la finance et des banques à la collectivité. </span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: arial;">Mais l’espace économique européen et plus généralement le marché mondial exigent aussi que l’on prenne d’autres mesures complémentaires pour limiter les excès de la finance…</span></strong></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les systèmes bancaires ont un rôle stratégique dans les économies contemporaines car ils remplissent deux fonctions conjointes : assurer le financement de l’économie par le crédit et créer de la monnaie à l’occasion de leurs opérations de crédit. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">La crise financière récente a montré que les systèmes bancaires nationaux, qui sont reliés entre eux dans le contexte de la mondialisation, sont sujets à des « crises systémiques ». Les défaillances des banques ayant pris des risques excessifs en spéculant entraînent un effondrement global du système bancaire mondial (cas de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008). Il est fondamental dès lors d’opérer une régulation stricte de toutes les opérations faites par les banques.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire toute transaction avec les paradis fiscaux</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les dernières normes de l’OCDE sont une sinistre plaisanterie. Les paradis fiscaux ont simplement conclu des conventions de partenariat avec quelques micro-Etats pour échapper à l’opprobre international. Pourtant, au moins à l’échelle européenne, un véritable blocus permettrait de mettre fin à ces trous noirs de l’argent sale et du moins-disant fiscal. À travers le monde, plus de 50 pays se sont spécialisés dans la défiscalisation partielle ou totale des revenus de capitaux appartenant à des citoyens d’autres pays. C’est ainsi que plus de 12 000 milliards de dollars US se retrouvent dans des paradis fiscaux ! </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Remettre en place un contrôle des mouvements de capitaux</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’anarchie financière et les errements du marché immobilier étasunien ont semé la désolation sur la planète entière. Comme dans les bateaux, il est donc crucial de compartimenter les cales en remettant des frontières financières pour éviter qu’une seule voie d’eau ne menace de faire couler à elle seule l’économie mondiale. La crise asiatique notamment a montré que les pays qui encadrent les mouvements de capitaux sont moins sensibles que les autres aux crises financières.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">S’assurer que les agences de notation font leur travail</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">La crise a fait apparaître les limites d’un système où les agences sont à la fois juges et parties puisqu’elles doivent évaluer les institutions financières qui sont également leurs clients pour la certification de leurs produits. Il est donc impératif de séparer la fonction de conseil de celle d’évaluation pour éviter les conflits d’intérêt patents. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Créer une seule agence de supervision financière</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les dirigeants politiques ont tendance à multiplier les organismes de surveillance du système financier. Trois agences européennes ont été chargées de surveiller les établissements financiers : l’une, à Londres contrôlera les banques, une autre à Paris contrôlera les marchés financiers, et la troisième à Francfort s’occupera des assurances. Le Parlement européen n’a toutefois pas obtenu qu’il n’y ait qu’une seule agence au lieu de trois et que les compétences des autorités de contrôle portent aussi sur les acteurs internationaux que sont les agences de notations, les chambres de compensation ou les grandes banques transfrontalières. Le système a besoin pour sa stabilité d’un organisme fort, répondant directement au ministre des finances de manière à ce que les politiques prennent toute leur part de responsabilité. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Revenir sur les normes de comptabilité « marked to market »</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Le comité Bâle 2 avait établi un changement majeur dans la comptabilité des entreprises, mettant en place une comptabilisation des actifs à la valeur des marchés (au lieu de la valeur d’achat). Cette mesure a créé un double cercle vicieux. En période de croissance, cela démultiplie les capacités de financement et favorise les bulles. En période de krach, cela accélère les baisses, la chute des cours imposant de vendre pour restaurer les ratios. Les cours plongent alors, provoquant une nouvelle dépréciation…</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Réduire l’effet de levier des institutions financières</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Aujourd’hui, avec des montages, il est possible de placer 100 euros avec à peine 1 euro de capital. Il est donc essentiel de proposer des normes prudentielles qui assurent la stabilité du système financier. Les normes de Bâle 2, conçues par les banques, étaient insuffisantes (8% de capitaux propres). De nouvelles règles regroupées sous le nom de Bâle III, prévoient de rehausser d&#8217;ici 2015, de 2 % à 4,5 % le ratio minimum de fonds propres « durs » que doit détenir une banque pour être en mesure d&#8217;absorber les pertes qu&#8217;elle peut éventuellement subir sur certains de ses actifs. Mais les politiques doivent reprendre la main et définir de nouvelles normes plus élevées (quitte à imposer 15% à 20% de capitaux propres et plus encore sur les produits les plus risqués). </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Mettre fin à la course sans fin à la rentabilité </span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Hier, il fallait dégager 5% de rentabilité sur les capitaux investis, aujourd’hui 15%, demain 25% ? Pour éviter que les fruits de la croissance ne soient totalement vampirisés par les actionnaires, un SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin) devrait être mis en place, une limite au-delà de laquelle l’Etat taxe de manière confiscatoire (90% par exemple) toute rémunération supplémentaire, à la manière de ce qu’avait fait Franklin Roosevelt.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire les dark pools </span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Sans avoir la qualité de marché réglementé, un dark pool assure la rencontre, en son sein et selon des règles définies, des transactions (achats et ventes) sur des instruments financiers (marché dit &laquo;&nbsp;de gré à gré&nbsp;&raquo;), tout en permettant à ses clients de rester anonymes. Un dark pool est donc un système alternatif aux grandes bourses réglementées de chaque pays et aux systèmes multilatéraux de négociation. Il est autorisé depuis 2007 en Europe par la Directive européenne sur les marchés d&#8217;instruments financiers. A mille lieues du discours de transparence des partisans de la déréglementation, cette nouvelle invention augmente encore l’instabilité du système ! </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire ou encadrer strictement les leveraged buy-out (LBO)</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Le LBO, terme anglais pour financement d&#8217;acquisition par emprunt, consiste à racheter une entreprise en ayant recours à l&#8217;endettement bancaire facilitant l&#8217;acquisition et la défiscalisation du projet. Le nouveau groupe constitué de la société mère et de la cible, bénéficie ensuite du régime de l’intégration fiscale qui permettra de diminuer sa base d’imposition du montant des intérêts de la dette d’acquisition (effet de levier fiscal). Certains fonds de placement utilisent cette technique qui revient à faire payer par l’entreprise que l’on rachète l’emprunt utilisé pour la racheter. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire le hors-bilan et la titrisation</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">La gravité de la crise s’explique en partie par les mécanismes que les banques ont utilisé pour passer outre les normes prudentielles. Certains banques ont ainsi réussi à placer un tiers de leurs actifs hors bilan, en-dehors de toutes règles. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">La titrisation (securitization en anglais), quant à elle, est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées ou des prêts en cours), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux. La crise des subprimes d&#8217;août 2007 a mis en lumière certaines dérives dans l&#8217;utilisation de la titrisation des créances immobilières aux États-Unis. Le marché des subprimes en particulier a gonflé à des niveaux jamais vus en raison de l&#8217;utilisation de la titrisation car plus les organismes de crédits titrisaient leurs prêts déjà octroyés, plus ils avaient de finance pour en octroyer de nouveaux. De plus, les subprimes titrisés ont été mélangés à d’autres produits puis re-titrisés plusieurs fois successives à l’échelle mondiale, de sorte qu’il est devenu très difficile de savoir qui détient des produits liés à des subprimes et en quelle quantité. </span></p>
<p><span style="font-family: arial;">A ce sujet, il est bon de se souvenir que l’on doit au gouvernement Rocard, en 1988, l’introduction en France de la « titrisation des créances ». Présenté par son ministre des Finances de l’époque, Pierre Bérégovoy, ce projet a été adopté à l’Assemblée, le 13 décembre 1988, par la majorité socialiste, avec la seule opposition du groupe communiste. </span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire les achats à découvert</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">Les achats à terme ou à découvert permettent de spéculer à la baisse sur la valeur d’un titre en prenant une option d’achat que l’on revend au prix du jour pour faire baisser le cours, de manière à empocher la différence. Ils ont momentanément été interdits pendant la crise. Cette interdiction devrait être claire et définitive.</span></p>
<p><em><strong><span style="font-family: arial;">Interdire la spéculation sur les matières premières</span></strong></em></p>
<p><span style="font-family: arial;">L’envolée du prix des matières premières jusqu’à la mi-2008 avait pour principale raison le report de la spéculation suite aux baisses du marché de l’immobilier et de la bourse. Mais cette spéculation peut affamer des populations. Parce qu’une carence de produits agricoles n’est pas comme une carence de téléviseurs, et qu’elle peut provoquer désolation et famine, il est essentiel de soustraire en partie cette activité des seules mains du marché, dont les conséquences des excès sont trop dramatiques. L’autosuffisance alimentaire doit pouvoir être considérée comme un objectif pour les pays qui le souhaitent, même si cela consiste à avoir des prix plus élevés et à introduire des restrictions fortes pour les importations. Des règles extrêmement strictes devraient être mises en place pour éviter à nouveau que cela se produise (ne permettre l’achat de dérivés qu’à des professionnels capables de réceptionner la marchandise par exemple).</span></p>
<p><span style="font-family: arial;">Toutes ces mesures, peu ou prou, sont proposées par des intellectuels venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd) du centre (Jean-François Kahn), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion).</span></p>
<p>Si elles étaient toutes adoptées notamment par le couple Merkozy mais aussi par la social-démocratie européenne, elles changeraient sans doute la face de l’Europe et du monde…</p>
<div><span style="font-family: arial; font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">Photo Creative Commons : : douze par daveknapik (</span><a href="http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/">http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/</a><a href="http://www.flickr.com/photos/daveknapik/3394178291/">)</a></span></div>
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		<title>TVA sociale : surtout un moyen de réduire les déficits budgétaires sur le dos des particuliers…</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La TVA sociale était une proposition initiale de campagne de Nicolas Sarkozy mais elle est restée en sommeil léthargique depuis 2007, après notamment les dégâts collatéraux occasionnés au second tour des élections législatives. La crise aidant, la voilà ressortie du chapeau à cent jours de la prochaine présidentielle. Sous l’appellation de «TVA sociale», avant tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;"><strong><span style="font-family: arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/tva-sociale-surtout-un-moyen-de-reduire-les-deficits-budgetaires-sur-le-dos-des-particuliers%e2%80%a6-2/92760/tva-wiki-commons" rel="attachment wp-att-92763"><img class="alignleft size-full wp-image-92763" title="TVA wiki commons" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2012/01/TVA-wiki-commons.png" alt="" width="100" height="100" /></a><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La TVA sociale était une proposition initiale de campagne de Nicolas Sarkozy mais elle est restée en sommeil léthargique depuis 2007, après notamment les dégâts collatéraux occasionnés au second tour des élections législatives. La crise aidant, la voilà ressortie du chapeau à cent jours de la prochaine présidentielle.</span></span></strong></span></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Sous l’appellation de «TVA sociale», avant tout une formule de communicant à destination du «bon peuple», le but consiste à augmenter un peu plus les impôts indirects afin de réduire le déficit des budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, de compenser la diminution des recettes dues aux baisses d’impôts consenties aux plus fortunés et aux exonérations de charges accordées aux entreprises…</strong></span></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">La taxe à la valeur ajoutée a été inventée en 1954 par un haut-fonctionnaire français de l’Inspection des Finances, Maurice Lauré. De simple taxe sur le chiffre d’affaires des entreprises, elle a été étendue en 1966 au commerce de détail par Valéry Giscard d’Estaing. La TVA est le principal impôt indirect qui correspondait environ à 48 % des recettes budgétaires de l’Etat en 2011 (130 milliards € sur un budget total de 272 milliards €).</div>
<div style="text-align: justify;">Incorporée au prix, elle apparaît au bas de chaque ticket de caisse, le taux normal de 19,6% étant appliqué à la très grande majorité des produits de consommation et services. <span style="font-size: small;">C’est l’impôt le plus injuste de tous. </span><span style="font-size: small;">Pour un achat de 100 €, c’est près de 20 € qui sont reversés à l’Etat par le vendeur, une somme identique pour tous, RMiste comme cadre supérieur…Pour le conseil économique et social, le taux d’effort des 10% des ménages les plus pauvres est de 8,1% et celui des 10% les plus aisés seulement de 3,4% !</span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Nicolas Sarkozy et François Fillon, proposent aujourd’hui d’étudier à nouveau les modalités de sa mise en place. En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de majorer le taux de TVA pour freiner la pénétration des produits importés, la différence avec l’ancien et le nouveau taux étant utilisé pour financer la Protection sociale. De nouvelles exonérations de charges pourraient être ainsi accordées aux entreprises, les exonérations actuelles (30 milliards € au total) étant compensées, au moins en partie, par ces nouvelles recettes. Dans cette optique, plusieurs dizaines de milliards d’euros passeraient à la charge des consommateurs !</p>
<p>La TVA «sociale», revient donc à alléger le coût du travail pour mieux résister à la concurrence internationale. Une partie du financement de la Sécurité sociale par les entreprises bascule ainsi vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales. C&#8217;est ce qu&#8217;a appliqué notamment l&#8217;Allemagne depuis le 1er janvier 2007 avec 1 point sur les 3 de hausse du taux normal de TVA (de 16 à 19%) consacré au financement de la protection sociale. Les deux autres points servent à combler les déficits publics.</p>
<p>En France, les organismes de Sécurité sociale, dont les URSSAF concernés au premier chef par cette affaire, retiennent plutôt l&#8217;hypothèse d&#8217;une hausse de la TVA de deux points qui s&#8217;accompagnerait d&#8217;une baisse des cotisations patronales pour les entreprises et de la CSG pour les salariés.</p>
<p>Mais l’architecture de ce projet ne garantit en rien que la hausse de la TVA viendrait abonder les budgets sociaux ou augmenter le salaire net des salariés. Il est possible, sinon probable, que cette nouvelle recette vienne aussi combler le trou des déficits publics. Le doute est également entretenu sur le pourcentage d’augmentation qui varie de 1 à 5 points ! Certains membres de la majorité présidentielle évoquent même un taux qui pourrait être de l’ordre de 5 points. Si tel est le cas, la TVA principale passerait alors de 19,6% à 24,6%.</p>
<p>Cette réforme de la TVA est en outre très délicate à appliquer économiquement et comporte de nombreux risques. D’abord celui de freiner la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française mais aussi celui, non négligeable, que les entreprises ne répercutent pas dans leurs prix les allégements de charges sociales.</p>
<p>Concernant le financement proprement dit de la Sécurité sociale, le président de la République et le Premier ministre répètent régulièrement qu’il n’y a que deux pistes pour résorber le déficit cumulé historique de 29,8 milliards € des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) : <span style="font-size: small;">la création de la TVA «sociale» ou </span><span style="font-size: small;">l&#8217;augmentation de la CSG</span><span style="font-size: small;">. Mais il existe une troisième voie qui consisterait à créer </span><span style="font-size: small;">une sorte cotisation universelle de Sécurité sociale, tous régimes et tous risques confondus pour remplacer les cotisation salariales et patronales actuelles</span><span style="font-size: small;">.<br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
La p</span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">art des salaires dans la richesse produite chaque année ayant baissé de 10 points ces trente dernières années et les différentes prestations maladie, familiales ou vieillesse étant accessibles à tous les citoyens, le principe de solidarité nationale exigerait que soient mis à contribution l’ensemble des revenus des personnes physiques. L’actuelle CSG pourrait donc être progressive et fusionnée avec l’impôt progressif sur le revenu. C&#8217;est d&#8217;ailleurs une proposition de réforme du PS mais François Hollande vient d&#8217;annoncer qu&#8217;il repousserait la fusion éventuelle e</span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">n fin de mandat&#8230;</span></span></p>
<p>Le problème de l’étroitesse de l’assiette salariale se pose également pour les cotisations des entreprises. En effet, les entreprises à fort taux de main d’œuvre, avec une forte masse salariale mais une faible valeur ajoutée, se trouvent pénalisées par rapport à celles ayant une faible masse salariale et une haute valeur ajoutée. <span style="font-size: small;">Le remplacement des cotisations patronales par une contribution sur la valeur ajoutée serait la mesure la plus appropriée et équivaudrait à la création d’une «CSG entreprise». Elle </span> <span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">aurait également des effets bénéfiques sur l’emploi, en particulier pour les PME souvent étranglées par les contraintes imposées par les «donneurs d’ordre». Plusieurs syndicats sont pour cette raison, favorables à cette nouvelle assiette qui serait de surcroît beaucoup plus stable que l’assiette salaire. La confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) et l’Union patronale artisanale (UPA) y sont particulièrement favorables, à la différence du MEDEF. </span>Mais cette piste, </span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">explorée à plusieurs reprises au travers de divers rapports par le passé, </span></span><span style="font-size: small;">sera sans doute écartée par Nicolas Sarkozy lors du prochain sommet social&#8230;</span><span style="font-size: small;"><br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
Aujourd&#8217;hui, au terme de ce quinquennat, la dette de la France</span><span style="font-size: small;"> s&#8217;est accrue de 700 milliards € car, élu en mai 2007, Nicolas Sarkozy était aux affaires dès 2004, en tant que Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie. Or, en 2004, si la dette de la France était de 1000 milliards €, correspondant à 65,2% du PIB, elle est aujourd’hui de plus de 1700 milliards €, soit plus de 80% du PIB !</span><span style="font-size: small;"> Le pays compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM, 1 215 000 chômeurs supplémentaires depuis 2008 ! A cela, il faut ajouter trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois ! </span></p>
<p>Dans un pays comme la France où les impôts indirects (TVA, TIPP et taxes diverses) représentent 65% des recettes budgétaires de l’Etat, l’augmentation de la la TVA est un non-sens économique et va accroître encore les inégalités sociales, déjà très grandes.</p>
<p>Cette politique économique et fiscale ressemble, à s&#8217;y méprendre, à celle de Margaret Thatcher ou de Georges Bush qui s’étaient fait, hier, les champions de la hausse de la fiscalité indirecte, de la baisse des impôts sur le revenu et de la quasi-disparition des droits de succession pour les familles les plus aisées&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div><span style="font-size: x-small;">Photo Creative Commons : TVA par Wikimédia (<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US-TennesseeValleyAuthority-Logo.svg">http://commons.wikimedia.org/wiki/File:US-TennesseeValleyAuthority-Logo.svg)</a></span></div>
</div>
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		<title>Sept mesures pour une meilleure contribution de la finance et des banques à la collectivité</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 05:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels proposent des solutions pour refonder le système économique et éviter une grave dépression en Europe et dans le monde. Mais si de vraies solutions existent pour sortir définitivement de la crise, les gouvernements des plus grands pays ne sont pas prêts à prendre toutes les mesures nécessaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><a href="http://3.bp.blogspot.com/-KxYgLwcFmm4/TwrrDu2Q6QI/AAAAAAAAFRo/SPy1H6_yizM/s1600/7%2Bmesures%2Bfcc%2Bpar%2BTHEfunkyman.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695623128111180034" style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 67px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-KxYgLwcFmm4/TwrrDu2Q6QI/AAAAAAAAFRo/SPy1H6_yizM/s200/7%2Bmesures%2Bfcc%2Bpar%2BTHEfunkyman.jpg" alt="" border="0" /></a><strong><span style="font-family: arial; font-size: small;">Un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels proposent des solutions pour refonder le système économique et éviter une grave dépression en Europe et dans le monde.</span></strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-size: small;"><strong><span style="font-family: arial;">Mais si de vraies solutions existent pour sortir définitivement de la crise, les gouvernements des plus grands pays ne sont pas prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour enlever le pouvoir aux acteurs financiers afin de satisfaire les besoins fondamentaux de la société…</span></strong></span></p>
<p>L’aventure désastreuse de la banque franco-belge Dexia est un bon résumé des effets de la déréglementation financière actuelle : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les Etats français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives jusqu’au naufrage final en octobre 2011.</p>
<p>Ce seul exemple montre que l’espace économique européen et plus généralement le marché mondial exigeraient que l’on prenne enfin des mesures nouvelles strictes pour assurer une meilleure contribution du monde de la finance à la collectivité.</p>
<p>- Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat<br />
Il n’est pas normal que les banques privées puissent aujourd’hui emprunter à 1% auprès des banques centrales pour prêter ensuite aux Etats entre 3 et 7%. L’Etat doit reprendre le contrôle de la création monétaire et retrouver la possibilité de monétiser sa dette en revenant sur la loi de 1973.</p>
<p>- Créer un grand pôle public bancaire<br />
Les immenses profits des activités de détail des banques montrent que cette activité est un oligopole non concurrentiel qui vit, telle une sangsue, sur le dos de l’économie réelle et de ses clients. L’Etat pourrait donc instaurer une plus grande concurrence en créant une grande banque publique (autour de LCL ?) qui proposerait ses services à des tarifs raisonnables.</p>
<p>- L’Etat doit devenir actionnaire des banques aidées<br />
En cas de problème, quand une banque aide un individu ou une entreprise, ce n&#8217;est jamais gratuitement qu&#8217;elle le fait : elle consent un prêt ou un placement…Aujourd&#8217;hui, pourquoi devrait-on traiter les banques différemment ? Au lieu de dilapider l&#8217;argent, les états devraient devenir actionnaires et faire des placements dans les banques. C&#8217;est ce qu&#8217;ont fait Gordon Brown au Royaume-Uni et Barack Obama aux Etats-Unis quand les banques étaient menacées de faillite. Ils ne les ont pas renflouées gratuitement, ils ont investi dans ces banques avec des actions et placements. Et seulement un an après, les contribuables ont tiré profit de cet accord !</p>
<p>- Séparer à nouveau les banques de dépôt et d’affaires<br />
Pour protéger les banques de dépôt des excès des marchés, la Grande Dépression avait enfanté le Glass Steagall Act en 1933, du nom d&#8217;un sénateur démocrate de Virginie. Celui-ci a instauré une incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d&#8217;investissement, créé le système fédéral d&#8217;assurance des dépôts bancaires et introduit le plafonnement des taux d&#8217;intérêt sur les dépôts bancaires. Son abrogation en 1999 par l’administration Clinton porte une lourde part de responsabilité dans la crise actuelle et il faut donc revenir dessus.</p>
<p>- Encadrer strictement les bonus<br />
Quand tout va bien, les banquiers touchent des bonus colossaux et quand tout va mal, ils sont aidés par l’Etat et si leurs bonus sont réduits, ils restent néanmoins très confortables. Il faut donc instaurer une nouvelle tranche d’IR pour les très hauts salaires (au-delà de 500 000 euros par exemple) et systématiser l’étalement du paiement des bonus ainsi que la possibilité de bonus négatifs.</p>
<p>- Instaurer une taxe significative (0.1 à 1%) sur toutes les transactions financières<br />
Cela permettrait de réduire la spéculation à court terme et le fardeau des dettes contractées par les Etats. La taxe Tobin représente avant tout un moyen d’affronter des intérêts économiques et financiers qui sont hostiles à toute politique de contrôle des mouvements de capitaux. Ces intérêts, favorisés depuis vingt ans par des politiques néolibérales, ont été privilégiés au détriment des revenus du travail. Contrairement aux remèdes appliqués d’ordinaire lorsqu’éclatent les crises financières, la taxe Tobin aurait un rôle préventif.</p>
<p>Dans une sorte de frénésie propositionnelle<em> </em><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">en vue de l&#8217;élection présidentielle, Nicolas Sarkozy multiplie les annonces comme celle d’une taxe Tobin française avant la fin 2O12. Mais c’est se moquer du monde car Il y a à peine un mois le secrétaire d&#8217;Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France &laquo;&nbsp;ne peut légiférer seule&nbsp;&raquo; car ce serait &laquo;&nbsp;contre-productif&nbsp;&raquo; et cela &laquo;&nbsp;nuirait à la place financière de Paris&nbsp;&raquo;…</span></span></p>
<p>- Instaurer une taxe sur les fusions et acquisitions<br />
Les rachats d’entreprise sont souvent l’occasion pour les actionnaires d’extraire toujours plus de valeur sous la forme de licenciements. Ce coût pour la collectivité devrait être compensé par une taxe exceptionnelle en fonction du montant de la transaction, ce qui limiterait également les rachats d’entreprise à l’utilité douteuse.</p>
</div>
<p>Toutes ces mesures, peu ou prou, sont proposées par des intellectuels venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd) du centre (Jean-François Kahn), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion). Si elles étaient toutes adoptées par le couple Merkozy mais aussi par la social-démocratie européenne, elles changeraient sans doute la face de l’Europe et du monde…</p>
<div><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Creative Commons : chiffre 7 par THEfunkyman (<a href="http://www.flickr.com/photos/djou/295471609/">http://www.flickr.com/photos/djou/295471609/)</a></span></span></div>
</div>
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		<title>Que l’année 2012 soit celle du changement !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 05:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année 2012 qui s’annonce sera très politique. Elle marquera le début réel de la campagne présidentielle pour l’actuel occupant de l’Elysée et ses challengers. Au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM. Depuis 2008, on compte 1 215 000 chômeurs supplémentaires ! A cela, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/que-l%e2%80%99annee-2012-soit-celle-du-changement/91098/bonne-annee" rel="attachment wp-att-91102"><img class="alignleft size-full wp-image-91102" title="bonne année" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/bonne-ann%C3%A9e.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a>L’année 2012 qui s’annonce sera très politique. Elle marquera le début réel de la campagne présidentielle pour l’actuel occupant de l’Elysée et ses challengers.<span style="font-size: small;"><br />
</span><span style="font-size: small;"><br />
Au terme du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France compte 4,5 millions de chômeurs en incluant les DOM. Depuis 2008, on compte 1 215 000 chômeurs supplémentaires ! A cela, il faut ajouter trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois ! </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La dette publique se sera alourdie de 700 milliards d’euros et la sécurité sociale aura accumulé 135 milliards d’euros de déficits. Une dette d’autant plus menaçante que le remboursement de la charge de ses intérêts est devenu le premier budget du pays devant l’éducation nationale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Pour couronner le tout, la France reste un pays unique au monde sur le plan fiscal car certains chiffres font frémir. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes, réalisé sous le magistère de Philippe Séguin, on apprend qu’un tour de passe-passe a été réalisé par le gouvernement pour amoindrir l’importance des niches fiscales. Celles-ci ne représenteraient pas 70,7 milliards € (chiffre déjà énorme…) ainsi que le mentionnent les documents officiels mais 146 milliards € ! Une somme colossale, puisque trois fois supérieure au produit de l&#8217;impôt sur le revenu payé par les particuliers ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Face à Nicolas Sarkozy, la gauche, si elle arrive au pouvoir en 2012, fera-t-elle rapidement quelques réformes essentielles afin de réconcilier les citoyens avec la République et la justice sociale ? L’annonce par François Hollande d’une grande réforme fiscale prioritaire est encourageante. Mais fera-t-il ou parviendra-t-il à faire ce que n’ont pas fait DSK ou Laurent Fabius, alors ministres de l&#8217;Economie et des finances sous le gouvernement Jospin ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Saura-t-elle profiter du conflit durable qui s&#8217;est installé entre le président de la République et les citoyens, après notamment l&#8217;affaire du Fouquet’s, celle du fiston pour occuper le poste de président de l&#8217;Epad ou de l’annonce, en janvier 2009, que les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique ? Pour ne citer que ces trois exemples… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Si tous les espoirs sont permis pour sortir dans quelques mois l&#8217;occupant actuel du Palais de l&#8217;Elysée, l’élection présidentielle qui domine la vie politique sous la cinquième République se réduit souvent à un choc de personnalités, évacuant les grands choix politiques. En 2012 cependant, il sera urgent d’apporter des réponses sérieuses et crédibles à la crise du capitalisme et à la catastrophe sociale, écologique et démocratique qu’elle entraîne&#8230;</span></p>
<p><strong><span style="font-family: georgia,palatino;"><em>A toutes et à tous, meilleurs vœux pour 2012.</em></span></strong></p>
<p><strong><span style="font-family: georgia,palatino;"><em>Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, succès professionnel et personnel, en cette période de crise profonde dans le monde.</em></span></strong></p>
<p><em><br />
</em><br />
<span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">Photo Creative Commons : Bonne année par Benoit (</span></span><a href="http://www.flickr.com/photos/27746758@N05/3170410202/"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: arial;">http://www.flickr.com/photos/27746758@N05/3170410202/)</span></span><br />
</a></p>
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		<title>Produire autrement en impulsant la création d’entreprises de l’économie sociale</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Dec 2011 05:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entreprise privée ou entreprise d’Etat, c’est l’alternative simpliste que l’on présente souvent comme le seul choix possible en matière économique. Mais unetroisième forme de propriété existe qui reprend les formes de l’économie sociale (SCOP, coopératives, &#8230;) où il ne s’agit pas de renoncer à l’échange mais, bien au contraire, de retrouver un échange sans spoliation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: Arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/produire-autrement-en-impulsant-la-creation-d%e2%80%99entreprises-de-l%e2%80%99economie-sociale/90664/economie-sociale-et-solidaire-fccpar-wsereart-2" rel="attachment wp-att-90671"><img class="alignleft size-full wp-image-90671" title="economie sociale et solidaire fccpar Wsereart" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/economie-sociale-et-solidaire-fccpar-Wsereart1.jpg" alt="" width="100" height="75" /></a>Entrepri</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;">se privée ou entreprise d’Etat, c’est l’alternative simpliste que l’on présente souvent comme le seul choix possible en matière économique.</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;"> Mais une</span></strong><strong><span style="font-family: Arial;">troisième forme de propriété existe qui reprend les formes de l’économie sociale (SCOP, coopératives, &#8230;) où il ne s’agit pas de renoncer à l’échange mais, bien au contraire, de retrouver un échange sans spoliation d’aucune partie…</span></strong></div>
<p style="text-align: justify;">La place de l’économie sociale et solidaire (mutuelles, coopératives, associations), n’est pas négligeable en France : elle représente 2,2 millions de salariés, 10% du PIB, 60% des dépôts bancaires, 41 millions de mutualistes dans la santé et l’assurance.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle met en œuvre un nouveau rapport de propriété entre les travailleurs et l’entreprise, les outils de travail constituant un patrimoine collectif qui est à la fois non cessible et non vendable. L’entreprise est également une personne morale de plein exercice.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu central dans cette forme de propriété est la place des salariés dans l’entreprise. Ils sont tous propriétaires de l’entreprise et ils décident, ensemble, de l’orientation à donner à son activité. Ils ne subissent donc pas les conséquences des décisions prises par quelques uns dans l’entre soi d’un bureau…</p>
<p style="text-align: justify;">L’économie sociale et solidaire est également actrice d’une économie plus durable, parce qu’au service des besoins sur le territoire et non pas à la merci des cours de la Bourse. De plus, elle porte la logique de relocalisation des activités au plus proche des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>De bons </em></strong><strong><em>exemples pour faire évoluer le droit des salariés dans l’entreprise </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En France et dans le monde, l’économie sociale et solidaire porte en elle la possibilité d’un réel bouleversement des rapports de pouvoir dans l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">La plus grosse SCOP (Société coopérative et participative) de France est Acome (Association coopérative d&#8217;ouvriers en matériel électrique). Entreprise française établie dans le département de la Manche, elle développe des produits et systèmes destinés aux communications, aux équipements électriques et au bâtiment. Créée à Paris en 1932 suite aux difficultés de la société Electrocable, Acome compte 50 coopérateurs à sa création, 800 dans les années 1980 et 1075 en 2006. Son siège social est à Paris, mais c&#8217;est en Normandie, à Romagny que l&#8217;entreprise possède 5 usines qui emploient 1200 salariés, ce qui en fait l&#8217;un des plus gros employeurs du département de la manche. Le chiffre d&#8217;affaires en 2007 était de 350 millions d&#8217;euros, dont la moitié réalisée à l&#8217;export.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas d’uneautre entreprise, CERALEP, à Saint Vallier dans la Drôme qui fabrique des isolateurs électriques en porcelaine est particulièrement intéressant. Tombant dans les mains d’une entreprise américaine détenue par des fonds d’investissement, en 2001, les salariés de l’usine refusent de se soumettre à l’augmentation de la rentabilité exigée par le nouvel actionnaire. Celui-ci répond en mettant artificiellement en perte le site, par une sur-facturation de la part de la maison-mère et l’établissement est liquidé début 2004.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais les travailleurs refusent d’être sacrifiés de la sorte et maintiennent la production pour livrer les clients restants. Ils se mettent en contact avec l’Union régionale des SCOP Rhône-Alpes qui estime l’entreprise viable avec un fonds de roulement de 900 000 €. Le mouvement coopératif apporte 800 000 €, les travailleurs parviennent à réunir 51 000 €, et les 49 000 € restants sont obtenus en mobilisant la population locale. Trois mois après la liquidation, les 51 travailleurs de l’usine reprennent officiellement le travail sous la forme d’une SCOP, qui un an plus tard aura déjà récupéré tous ses clients ! Depuis, des embauches ont été réalisées et les salaires ont augmenté de 13%. L’entreprise, en pleine croissance, fonctionne de manière démocratique et transparente. Les travailleurs mentionnent une ambiance de travail plus détendue, un accès à la formation qui permet de diversifier les tâches, et une échelle de salaire réduite (entre 2000 et 3000 €)…</p>
<p style="text-align: justify;">Dernier conflit en date, celui de la société qui fabrique les thés et tisanes &laquo;&nbsp;Lipton&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;L&#8217;éléphant&nbsp;&raquo; qui ferme son usine installée en France, à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône. L&#8217;usine était parfaitement rentable mais les actionnaires veulent gagner plus en délocalisant en Roumanie…Les salariés peaufinent leur plan de reprise avec l’aide d’un cabinet d’expertise payé par le conseil régional Paca. L’idée serait de monter une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), qui permet d’associer salariés, collectivités publiques et entreprises privées. Des partenaires potentiels sont intéressés, des rencontres ont eu lieu et les conseils régional et général viendraient en soutien pour certains investissements et la garantie de prêts. Pour tenter d’avancer, les salariés demandent une table ronde réunissant l’Etat, les collectivités territoriales et l’actionnaire. Sans réponse, pour l’instant, du gouvernement…</p>
<p style="text-align: justify;">Ailleurs dans le monde, c’est l’Argentine qui est sans aucun doute le pays où le phénomène de la récupération d’entreprise a acquis la plus grande envergure. Pendant la décennie néolibérale des années 90, et en réponse aux fermetures d’entreprises, des milliers de travailleurs occupent leur entreprise : usines métallurgiques, entreprises de construction, imprimeries, fabriques textiles, journaux, hôtels, cliniques, aucun secteur n’est épargné.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces expériences se réunissent dans un « Mouvement National des Entreprises Récupérées ». Les entreprises récupérées ont adopté la forme de coopératives de travail, mais leur trajectoire particulière les a conduit à aller plus loin que beaucoup de coopératives dans le processus de démocratisation. Dans la plupart des cas, l’assemblée générale occupe une place prédominante par rapport au conseil d’administration : la première prend les décisions essentielles, tandis que le second expédie les tâches de fonctionnement. Cette horizontalité des prises de décisions se retrouve parfois dans l’organisation du travail, où est favorisée la rotation des tâches, mais également dans la répartition équitable des revenus, souvent égalitaire. Les travailleurs témoignent ainsi de l’épanouissement dans leur travail, qui cesse de leur échapper.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un gouvernement de gauche devrait prendre différentes mesures pour enc</em></strong><strong><em>ourager l’économie sociale et</em></strong><strong><em> solidaire</em></strong><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">D’abord, une loi cadre en vue d’y inscrire les finalités sociales et environnementales des entreprises et des associations qui se réfèrent à ce statut, notamment l’obligation d’un fonctionnement démocratique des sociétés qui s’inscrivent dans la démarche de l’économie sociale et solidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les pouvoirs publics pourraient accorder une aide financière aux salariés qui reprennent ou créent leurs entreprises sous forme de coopérative ou favoriser la création de SCOP.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour associer les pouvoirs publics et notamment les collectivités territoriales aux démarches menées par ces coopératives, la création de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) pourrait être utilisée. Ces structures permettent de rassembler les salariés, les usagers et les collectivités territoriales pour réfléchir à une nouvelle forme de développement local, avec des objectifs sociaux et écologiques exigeants.</p>
<p style="text-align: justify;">Un gouvernement de Gauche devrait demander également l’« opt out » au niveau européen pour ne pas appliquer les directives qui nient le statut particulier des associations et les soumettent à la concurrence des marchés. Il devrait négocier avec les autres Etats l’élaboration d’un statut protecteur pour les associations et la reconnaissance de la spécificité de l’économie sociale et solidaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin les pouvoirs publics pourraient travailler en partenariat avec les sociétés qui portent ce modèle économique. La modification du Code des marchés publics aiderait à conclure un pourcentage important, défini, de leurs marchés publics avec des sociétés coopératives ou des associations, pour valoriser les circuits courts et ainsi la « commande publique responsable ». Les conseils régionaux, qui ont pour compétence le soutien au développement économique, auraient ainsi l’obligation d’introduire des critères, sociaux et écologiques, pour l’octroi des aides aux entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres pistes peuvent être aussi évoquées : près de 600 000 PME et PMI françaises seront à céder dans les 10 ans à venir pour cause de départ à la retraite. Certains observateurs proposent un droit de préemption des salariés de ces entreprises pour un passage en SCOP. Par ailleurs, les avantages d’une mise en réseau des entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire peuvent être mis en exergue.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, en pleine crise financière, la question d’une généralisation des formes économiques alternatives est plus que jamais d’actualité face à la multiplication des plans sociaux et délocalisations de toute sorte qui touchent durement notre pays…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">Photo Creative Commons : Les Etats Généraux de l&#8217;ESS &#8211; Paris le 17 juin 2011 par</span> <span style="font-size: x-small;">WiserEarthFlickr</span> <span style="font-size: x-small;"><a href="http://www.flickr.com/photos/41627027@N06/5852122253/">(http://www.flickr.com/photos/41627027@N06/5852122253/)</a></span></div>
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		<title>Crise et taux de chômage historique : il n&#8217;y a pas de pardon pour pareil bilan&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 05:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Déficit budgétaire de 148,8 milliards € en 2010 (+10,8 milliards € par rapport à l&#8217;année précédente), dette publique négociable de 1 229 milliards € fin 2010 (+ 81 milliards € en un an), cinq millions de chômeurs, trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, huit millions de personnes pauvres gagnant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/crise-et-taux-de-chomage-historique-il-ny-a-pas-de-pardon-pour-pareil-bilan/89485/5259021610_34fd4b1486" rel="attachment wp-att-89505"><img class="alignnone size-full wp-image-89505" title="5259021610_34fd4b1486" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/12/5259021610_34fd4b1486.jpg" alt="" width="499" height="295" /></a><br />
<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial; font-size: small;">D</span></span><span style="font-family: arial; font-size: small;">éficit b</span><span style="font-family: arial; font-size: small;">udgétaire </span><span style="font-family: arial; font-size: small;">de 148,8 milliards € en 2010 (+10,8 milliards € par rapport à l&#8217;année précédente), d</span><span style="font-family: arial; font-size: small;">ette publique négociable de </span></strong><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>1 229 milliards € fin 2010 (+ 81 milliards € en un an), </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>cinq millions de chômeurs, trois millions de salariés précaires, trois millions de salariés à temps partiel, </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>huit </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong>millions de personnes pauvres gagnant moins de 950 € par mois </strong></span><span style="font-family: arial; font-size: small;"><strong> et 50 % des 23 millions de salariés gagnant moins de 1580 €, jamais aucun président sortant, depuis le début de la cinquième République en 1958, n’aura eu un bilan aussi catastrophique…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">BNP Paribas, Areva, Peugeot-Citroën…, alors que le marché du travail porte encore les stigmates de la crise économique et financière de 2008-2009, une série d’annonces de plans sociaux a repris depuis l’automne. Si ces plans ne sont que la partie émergée de l’iceberg, les chiffres du chômage pour le troisième trimestre 2011 confirment que la détente observée en 2010 n’aura été que passagère. La dernière estimation fait état d’une hausse de 37 000 chômeurs et le taux de chômage remonte ainsi à 9,3% de la population contre 9,1% au deuxième trimestre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">En cause en premier lieu, bien sûr, le ralentissement de l’activité économique qui se traduit nécessairement par de nouvelles destructions d’emplois, dans les entreprises qui demeurent très affaiblies par la récession. Mais au-delà de ce contexte économique morose, la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy joue un rôle majeur dans l’évolution du chômage.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre la croissance démographique, c’est surtout la suppression des dispositifs de retraits d’activité anticipés des seniors et l’impact de la réforme des retraites entrée en application en juillet 2011 qui sont la cause de la hausse du chômage. Le nombre de demandeurs d’emplois de plus de 50 ans a augmenté de 70 % au cours des 3 dernières années, contre 35 % pour l’ensemble de la population.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation du marché du travail aborde donc une nouvelle phase critique qui se traduira progressivement par une reprise du chômage de longue durée et son lot de conséquences sociales à mesure que les chômeurs perdront leurs droits à indemnisation. Et cet enlisement s’annonce durable dans la mesure où les efforts de consolidation budgétaire s’inscrivent dans le court terme et où la hausse de l’activité des seniors perdurera au moins jusqu’en 2017.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les réponses de Nicolas Sarkozy aggravent la crise</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sortir de cette crise, qui a éclaté il y a quatre ans, impose des ruptures au niveau européen et national mais on en est loin.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Sur le plan européen, Nicolas Sarkozy a abdiqué face à l&#8217;Allemagne sur deux sujets majeurs qui sont le rôle de la Banque centrale européenne et l&#8217;émission d&#8217;eurobonds. Toute modification du rôle de la BCE semble conditionnée par une constitutionnalisation de l&#8217;austérité, ce qui est tout simplement intolérable. </span><span style="font-size: small;"><span style="font-size: small;">Quant à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, suffisamment dissuasive pour diminuer de 75 à 80 % les transactions spéculatives actuelles, on en parle certes et on en reparle à chaque réunion du couple Merkozy&#8230;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">En France, alors que la dette explose depuis 2007, le gouvernement de François Fillon préfère passer sous silence le rapport de la Cour des comptes (février 2010) qui établit que <em>la moitié de l’augmentation du déficit public en France est liée à la politique budgétaire suivie par le </em>Président sortant…Au total, ce sont 75 milliards d&#8217;euros de dépenses fiscales inutiles qui ont été accordés aux plus favorisés, sans bénéfice pour la croissance et l&#8217;emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement accentue de mois en mois l&#8217;austérité au détriment des salariés mais en plus il les stigmatise (un arrêt de travail est suspecté de fraude…). Il tente d’opposer le secteur public au secteur privé (cf. les débats hallucinants sur les jours de carence en cas d’arrêt maladie…). Il a même inventé la sinistre « rupture conventionnelle » du contrat de travail à durée indéterminé qui a fait perdre leur emploi, sans motif, à 600 000 salariés en trois ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, la réduction accentuée des dépenses publiques et sociales continue à remettre en cause le service public. Les conditions de travail sont de plus en plus dures, les effectifs de plus en plus insuffisants. Les fonctionnaires souffrent de ne plus pouvoir exercer correctement leur mission de service public. Le comble, c&#8217;est qu&#8217;on évalue individuellement des agents dans le même temps où l’on remet en cause les moyens et le rôle du service public !</p>
<p style="text-align: justify;">Des lits sont fermés dans les hôpitaux faute d&#8217;effectifs suffisants, des retards sont enregistrés dans d’autres secteurs pour les mêmes raisons. Vouloir comparer notamment toutes les activités d&#8217;un hôpital avec les activités d&#8217;une clinique privée est aberrant. Pour ne prendre qu’un exemple, le service de pointe des grands brûlés à l&#8217;hôpital de la Conception (Assistance publique de Marseille) ne pourra jamais être équilibré financièrement, tout simplement parce que c&#8217;est impossible !</p>
<p style="text-align: justify;">Autre exemple : la réduction d&#8217;un quart du budget des voies navigables va empêcher les travaux nécessaires sur certains barrages ou écluses, par exemple en amont de la Seine, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, la France n’a jamais été aussi riche. Les gains, en dépit ou grâce à la « crise », ont été concentrés en 2009, entre les patrons du CAC 40 qui ont gagné en moyenne 190 fois le SMIC, les grandes entreprises françaises qui ont surmonté la crise avec une explosion de leurs profits dés 2010, les 10 plus grosses fortunes dont la plupart sont des amies de Nicolas Sarkozy qui possèdent à elles seules 14,2 millions d’années de SMIC, les 100 plus gros contribuables qui se partagent 3 milliards d’euros par an.</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de s’en prendre à la gigantesque fraude fiscale, on s’en prend à la dérisoire « fraude sociale ». Au lieu d’imposer les fortunes accumulées et les 5 % de Français qui possèdent 50 % du patrimoine, on envisage une « TVA sociale » qui sera payée par les salariés.</p>
<p style="text-align: justify;">On refuse de séparer banques de dépôts et d’affaires, d’interdire les ventes d’actions à découvert. On laisse fermer les entreprises les plus performantes. On livre l’industrie métallurgique Arcelor à Mittal. On laisse Total empocher 14 milliards de bénéfices sans que le groupe ne paie d’impôts en France…</p>
<p style="text-align: justify;">On fait semblant de ne pas connaître le dernier rapport réalisé sous le magistère de Philippe Séguin, où l’on apprenait qu’un tour de passe-passe avait été réalisé par le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour amoindrir l’importance des niches fiscales. Celles-ci ne représenteraient pas 70,7 milliards € ainsi que le mentionnent les documents officiels mais 146 milliards € ! Une somme colossale, puisque largement supérieure au produit de l&#8217;impôt sur le revenu payé par les particuliers, qui était de 51,8 milliards € en 2008 !</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas de pardon pour un bilan pareil. Et ce n’est pas en allant se faire prendre en photo en serrant des mains d’ouvriers pour se faire réélire qu’on lutte contre la crise. Ce n’est pas non plus en allant faire des discours creux à Toulon devant un parterre de militants UMP, venus massivement en car, aux frais de la princesse…</p>
<p style="text-align: justify;">Il y avait déjà eu un discours à Toulon il y a trois ans, avec des annonces fracassantes : le capitalisme financier allait être moralisé, les paradis fiscaux, c&#8217;était terminé, les rémunérations des dirigeants allaient être encadrées. Et rien ne s&#8217;est produit !</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, Nicolas Sarkozy n’espère plus qu’une chose, d’ici 2012, avec ses amis, grands patrons de presse et de médias, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault, Arnaud Lagardère et François Pinault : réussir à tricher sur ses vraies responsabilités pour tenter d’être réélu…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Créative Commons : clochard par Roel Wijnants (</span><span style="font-size: x-small;"><a href="http://www.flickr.com/photos/roel1943/5259021610/">http://www.flickr.com/photos/roel1943/5259021610/ )</a></span></em><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Danielle Mitterrand, le souvenir de tous les combats d&#8217;avant-garde</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Danielle Mitterrand, décédée à l&#8217;hôpital européen Georges-Pompidou, à l&#8217;âge de 87 ans, a été inhumée le 26 novembre dernier, à Cluny en Saône-et-Loire. C’est une grande militante altermondialiste qui s&#8217;en est allée, une femme d’un courage, d’une indépendance et d’une obstination exceptionnelle. Veuve de l&#8217;ancien président de la République, elle était toujours plus à l&#8217;aise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/danielle-mitterrand-le-souvenir-de-tous-les-combats-davant-garde/88258/danielle-mitterand-fcc-par-hublera-2" rel="attachment wp-att-88296"><img class="alignnone size-full wp-image-88296" title="danielle-mitterand-fcc-par-hublera" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/danielle-mitterand-fcc-par-hublera1.jpg" alt="" width="67" height="100" /></a></p>
<p>Danielle Mitterrand, décédée à l&#8217;hôpital européen Georges-Pompidou, à l&#8217;âge de 87 ans, a été inhumée le 26 novembre dernier, à Cluny en Saône-et-Loire.</p>
<p>C’est une grande militante altermondialiste qui s&#8217;en est allée, une femme d’un courage, d’une indépendance et d’une obstination exceptionnelle.<br />
Veuve de l&#8217;ancien président de la République, elle était toujours plus à l&#8217;aise dans le rôle de militante en faveur des droits de l&#8217;Homme que dans celui de Première dame…</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Les causes que Danielle Mitterrand a ardemment défendues étaient nombreuses. Elle est restée en cela fidèle à la tradition familiale, sa mère Renée Flachot, institutrice et son père Antoine Gouze, principal de collège, tous deux laïcs et républicains, engagés dans la résistance qu&#8217;elle a rejoin</span><span style="font-size: small;">t à son tour dès </span><span style="font-size: small;">dix-sept ans, en tant qu&#8217;agent de liaison.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui menait campagne pour les droits de l’homme contre l&#8217;apartheid en Afrique du Sud.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui a pris position en faveur des indépendantistes Sahraouis, des Kurdes, des Tibétains et des peuples indiens d&#8217;Amérique latine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est celle qui a défendu Cuba contre l’infâme blocus économique des Etats-Unis, quand presque personne n’osait le faire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est l’une des premières à prendre conscience du fléau que constitue le virus du Sida en Afrique et à demander une meilleure diffusion des antirétroviraux. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui a pris position courageusement, contre toute sa proche famille, pour le vote “Non” au referendum du 26 mai 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE) qui conduit maintenant l’Europe au bord du gouffre…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est elle qui menait campagne pour la protection de l’eau comme le bien humain n°1 dans le monde entier et qui n’a pas hésité à dénoncer les « sociaux-démocrates » assassins qui tiraient à la mitrailleuse lourde en Bolivie contre le peuple lorsque celui-ci exigeait que l’eau pillée par un trust français lui soit rendue. Elle décide d&#8217;en faire une de ses priorités au côté de l&#8217;éducation, de la démocratie participative et de l&#8217;économie responsable. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C’est encore elle en 2011 qui soutient officiellement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage hydroélectrique de Belo Monte sur la rivière de Xingu qui met la forêt amazonienne en grand danger, déjà menacée par une déforestation débridée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">C‘est enfin elle qui propose de redéfinir la notion de richesse, grâce à la mise en place de nouveaux indicateurs de richesse basés sur d’autres critères que la richesse-argent, comme les richesses naturelles ou la transmission des savoirs.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Bravo Mme Mitterrand pour votre action qui aspire à organiser l’alternative à la mondialisation du commerce et de la finance pour une société qui donne toutes ses chances à la vie. Vous rendez ainsi à la gauche sa fierté et son honneur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;">Fondation France Libertés &#8211; Fondation Danielle Mitterrand : <a href="http://www.france-libertes.org/">http://www.france-libertes.org/</a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;"><br />
Photo Créative Commons : Danielle Mitterrand par hublera (<a href="http://www.flickr.com/photos/hublera/2135529405/">http://www.flickr.com/photos/hublera/2135529405/)</a></span></p>
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		<title>Est-il normal de confier l’Europe à des anciens banquiers de Goldman Sachs ?</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 05:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Recruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête. Mario Draghi nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/est-il-normal-de-confier-l%e2%80%99europe-a-des-anciens-banquiers-de-goldman-sachs/87270/mario-monti-fcc-par" rel="attachment wp-att-87272"><img class="alignleft size-full wp-image-87272" title="mario monti fcc par" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/mario-monti-fcc-par.jpg" alt="" width="57" height="100" /></a>R</span><span style="font-size: small;">ecruter des banquiers comme pompiers de l’Europe, telle semble être la politique des dirigeants européens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête.</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;">Mario Draghi nouveau président de la </span>Banque centrale européenne (<span style="font-size: small;">BCE), Loukas Papadimos nouveau 1er ministre grec et Mario Monti nouveau 1er ministre italien, trois financiers promus dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à dissimuler des milliards d&#8217;euros d&#8217;emprunts d&#8217;Etat</span><span style="font-size: small;">&#8230;</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mario Draghi, Loukas Papadimos, Mario Monti, trois banquiers formés initialement aux Etats-Unis, </span><span style="font-size: small;"><strong>s</strong>ans parler de l’économiste portugais Antonio Borges qui a été mis en place à la tête du département Europe du FMI par DSK ou de Paul Achieltner, conseiller du directeur général du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) président du géant allemand de l&#8217;assurance Allianz et qui a travaillé douze ans pour la banque d&#8217;affaires américaine </span><span style="font-size: small;">Goldman Sachs</span><span style="font-size: small;">&#8230;</span><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aujourd’hui, le rôle de ces braves gens va être sans doute de préserver les intérêts des banques dans l’actuelle crise européenne. Leur programme est tracé d&#8217;avance, quoi qu&#8217;en pensent les peuples, réduction des dépenses publiques, diminution des prestations sociales, réforme libérale de l&#8217;économie.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Mario Draghi</em></strong><strong> a fait </strong></span><span style="font-size: small;">ses études chez les Jésuites. Il est licencié en économie et commerce à l&#8217;université de Rome &laquo;&nbsp;La Sapienza&nbsp;&raquo; en 1970 et diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été de 1991 à 2001 directeur général du Ministère du Trésor, chargé des privatisations. A ce titre, il a été membre du conseil d&#8217;administration de plusieurs banques et sociétés en phase de privatisation (Eni, IRI, Banca Nazionale del Lavoro-BNL et IMI). De 2002 à 2005 il est le vice-président pour l&#8217;Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d&#8217;affaires mondiale. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Loukas Papadimos</em></strong><strong> </strong></span><span style="font-size: small;">est diplômé lui aussi du Massachussetts Institute of Technology. Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce, poste qu’il occupait lorsque la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la BCE. Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants dont le parti socialiste grec (PASOK).</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><em>Mario Monti</em></strong></span><span style="font-size: small;"> est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004, d’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression…) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg &#8211; selon Wikipédia &#8211; il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union Européenne avec le G20 viennent de l’imposer comme président du conseil italien.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>Un gouvernement </em></strong><strong><em>Goldman Sachs</em></strong><em></em><strong><em>aux commandes de l’Europe </em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La banque Goldman Sachs</span><span style="font-size: small;"> est surnommée aux Etats-Unis « </span><span style="font-size: small;"><em>government Sachs</em></span><span style="font-size: small;"> » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux Etats les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le travail de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière en étant impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « </span><span style="font-size: small;"><em>subprimes</em></span><span style="font-size: small;"> », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">La nomination de ces trois hommes clarifie d’une certaine façon les choses. Avec la BCE notamment, ils défendent non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques. Une étude britannique citée récemment par le journal Les Echos a le mérite de quantifier nettement le processus en cours. Cette étude indique que grâce aux « plans de sauvetage » de la Grèce et au mécanisme européen de stabilité financière mis en place par la BCE, le FMI et l’UE, l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 € aujourd’hui à 1.450 € demain !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Le «sauvetage» de la Grèce et de l’Italie, est donc en fait une gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire. Il s’agit de transférer l’essentiel de la dette grecque &#8211; mais aussi espagnole et irlandaise &#8211; des mains des banquiers vers celles des contribuables. Il sera ensuite possible de faire assumer les frais de l’inévitable restructuration de ces dettes par les budgets publics européens.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Comme le disent les Indignés espagnols, « ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! ». Le Parlement européen a voté le « paquet gouvernance » qui réforme le pacte de stabilité en renforçant les contraintes sur les budgets nationaux et les sanctions contre les pays en infraction. Le Conseil européen a parachevé le travail par la suite. Enfin, avec</span><span style="font-size: small;">l’accord européen du 26 octobre dernier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont voulu faire croire à l’opinion publique européenne qu’on était sur la bonne voie.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mais pour se donner enfin les moyens de résoudre durablement la crise, nous avons besoin d’un changement radical de tous les traités, d’une modification des statuts de la BCE, d’une « règle d’or » pour un minimum de niveau social, fiscal et environnemental en Europe.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Or, rien n’indique que nous allons dans ce sens. Une mesure pourtant simple et efficace n’a même pas été prise par les chefs d’Etat européens : que la BCE prête aux Etats à 1,25 % comme elle le fait aux banques privées qui, elles, prêtent ensuite à 18 % à la Grèce. Cette mesure ne cesse d’être refusée par l&#8217;Allemagne et par la BCE, qui se retranchent derrière le traité de Lisbonne qui l&#8217;interdit…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Autre mesure renvoyée une nouvelle fois aux calendes grecques : une simple taxe sur les transactions financières, qui la plupart du temps sont purement spéculatives et n&#8217;apportent rien à l&#8217;économie réelle, suffirait à redresser les finances publiques de tous les états européens&#8230;</span><em></em><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">C’est pourquoi aujourd’hui, une avancée réelle pour obtenir une modification des traités allant dans le bon sens, ne peut advenir que si un gouvernement français futur montrait une vraie fermeté dans sa politique de récupération de souveraineté, en particulier monétaire, cette vraie fermeté consistant à être prêt si nécessaire à sortir de l&#8217;Union européenne…</span><span style="font-size: small;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial; font-size: x-small;">Photo Créative Commons : Mario Monti par</span><span style="font-size: x-small;"> aeneastudio </span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-size: x-small;">(</span><a href="http://www.flickr.com/photos/aeneastudio/6334039005/"><span style="font-size: x-small;">http://www.flickr.com/photos/aeneastudio/6334039005/)</span><br />
</a></span></p>
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		<title>Impôts et prélèvements : les idées mensongères de Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 05:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec l’annonce d’un nouveau durcissement de la politique de rigueur de son gouvernement, Nicolas Sarkozy n’en finit pas de tenir des propos marqués par des erreurs et des idées fausses qui continuent à structurer des choix politiques particulièrement injustes en matière fiscale. Pour le Président de la République, il faut davantage d&#8217;impôts proportionnels ou de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/impots-et-prelevements-les-idees-mensongeres-de-nicolas-sarkozy/86651/impot-fcc-pat-stefdem" rel="attachment wp-att-86652"><img class="alignleft size-full wp-image-86652" title="impôt fcc pat stefdem" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/imp%C3%B4t-fcc-pat-stefdem.jpg" alt="" width="100" height="75" /></a></span></div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Avec l’annonce d’un nouveau durcissement de la politique de rigueur de son gouvernement, Nicolas Sarkozy n’en finit pas de tenir des propos marqués par des erreurs et des idées fausses qui continu</strong><strong>ent à structurer des choix politiques particulièrement injustes en matière fiscale.</strong></span></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Pour le Président de la République, il faut davantage d&#8217;impôts proportionnels ou de taxes que d&#8217;impôts progressifs, au risque de faire peser la charge fiscale principalement sur les classes moyennes et modestes…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;"><br />
</span></p>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Le pays a besoin de justice sociale et fiscale mais le gouvernement préfère durcir encore la réforme des retraites, augmenter la TVA en touchant au taux réduit, baisser les allocations familiales et les allocations logement puisqu&#8217;elles seront moins réévaluées que le taux d&#8217;inflation, etc. Quant à l’annonce du gel de la rémunération des ministres et du président de la république qui s’est augmenté de 172% en début de mandat, elle est l’arbre qui cache la forêt de l’iniquité.</span></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Il en est de même de l&#8217;argument d&#8217;un Etat trop dispendieux sans cesse avancé pour justifier cette politique de rigueur. Car ce ne sont pas les dépenses publiques, et leur supposée croissance non maîtrisée, qui sont responsables du déséquilibre des déficits publics mais bel et bien la volonté de limiter le rôle de l&#8217;impôt progressif sur le revenu qui représente désormais plus que 18 % des recettes budgétaires de l’Etat contre 82% pour les impôts indirects ! </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Et dans ces maigres 18%, le taux est très <span style="font-family: Arial;">faiblement progressif</span> jusqu’au niveau des « classes moyennes » puis devient <span style="font-family: Arial;">franchement régressif au sein des 5% les plus </span><span style="font-family: Arial;">riches</span> (soit 2,5 millions de personnes sur 50,4 millions), et <em><span style="font-family: Arial;">surtout à l’intérieur des 1% les plus riches (soit 0,5 million de personnes)</span></em><em>.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="font-family: Arial;">Les Français travailleraient pour l’État du 1er janvier au 1er juillet = Faux</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">En déclarant que les Français travaillaient pour l’État du 1er janvier au 1er juillet, Nicolas Sarkozy reprend une idée véhiculée par des courants d&#8217;inspiration poujadistes qui suggèrent que les dépenses publiques, financées notamment par les prélèvements publics, disparaissent dans un trou noir et sont par nature économiquement inefficaces. Ce faisant, il commet une double erreur :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">- Tous les prélèvements publics (impôts et cotisations sociales) ne vont pas à l’État. Ces prélèvements représentent près de 42% du produit intérieur brut, parmi lesquels 15% vont à l’État, 6% aux collectivités locales et 21% à la Sécurité sociale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">- Ces prélèvements sont réinjectés dans l&#8217;économie sous forme de : pensions de retraites, remboursements de dépenses de santé, indemnisations chômage (ces différentes formes de la redistribution sociale représentent 30% du revenu des ménages), services publics gratuits (écoles), dépenses d’investissement (réseaux de transport), subventions et aides&#8230; </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="font-family: Arial;">Les fonctionnaires ne vivraient pas la crise = Faux</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Selon Nicolas Sarkozy, les fonctionnaires ne subissent pas la crise. Or, les fonctionnaires ne vivent pas dans une bulle. Dans l&#8217;exercice de leurs fonctions ils sont au contact direct de la crise notamment lorsque les suppressions d’emplois dégradent leurs conditions de travail.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Au sein de la Direction générale des finances publiques par exemple, la très forte augmentation de l&#8217;accueil s&#8217;explique largement par la crise : les contribuables viennent demander en nombre des étalements de paiement, des remises gracieuses et la tension s’accroît du fait des difficultés sociales et de la forte affluence alors que les emplois manquent dans les services. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Enfin, dans leur famille, leurs amis, les fonctionnaires subissent les effets de la crise (les conjoints, enfants et amis ne sont pas tous fonctionnaires&#8230;).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="font-family: Arial;">La France serait le pays européen qui a les impôts les plus élevés = Faux</span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Toutes les données statistiques officielles le démontrent, la France n&#8217;est pas le pays européen qui a les « prélèvements obligatoires » les plus élevés. Selon Eurostat, en 2009 (dernière année disponible), le taux de «prélèvements obligatoires» par rapport au PIB s&#8217;élevait en France à 41,6%, derrière la Suède (46,9%), le Danemark (48,1%), la Belgique (43,5%), l’Italie (43,1%), la Finlande (43,1%) et l&#8217;Autriche (42,7%).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">De fait la France n&#8217;est pas «première». Mais encore faudrait-il comparer les contreparties : les prélèvements financent les services publics, la protection sociale, les aides publiques&#8230; Là où les prélèvements «publics» sont élevés, les contreparties sont importantes. Là où ils sont faibles, les contreparties sont faibles et il faut alors subir des prélèvements privés (assurances, fonds de pension) pour bénéficier de la même couverture que dans les pays à «prélèvements publics élevés».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Seuls les impôts progressifs mettent en théorie davantage à contribution les plus aisés. Pour la France, il s&#8217;agit de l&#8217;impôt sur le revenu et de l&#8217;impôt de solidarité sur la fortune. Or, en France, l&#8217;impôt sur le revenu est le plus faible d&#8217;Europe. Même si l&#8217;on prend le total de l&#8217;impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée, le niveau de l&#8217;imposition des revenus français représente 7,3% du PIB en France contre 26,5% au Danemark, 13,5% en Suède, 10,4% au Royaume-Uni ou encore 9,3% en Allemagne (données : 2009).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">En outre, le taux le plus élevé du barème de l&#8217;impôt sur le revenu est également plus élevé dans de nombreux pays : il est de 41% en France contre 45% en Allemagne et 50% en Grande Bretagne par exemple&#8230; Enfin, le taux moyen d&#8217;imposition des plus riches en matière d&#8217;impôt sur le revenu est relativement faible en France (grâce à plus de 500 niches fiscales) : il se situe, selon le Conseil des prélèvements obligatoires, entre 15 et 20% pour le 1% de la population la plus aisée&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Au total, les niches fiscales représentent près de 75 milliards € de manque à gagner pour l&#8217;Etat. Une somme colossale, puisque supérieure au produit de l&#8217;impôt sur le revenu payé par les particuliers, qui était de 51,8 milliards € en 2008 !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Avant la crise, Nicolas Sarkozy et son premier Ministre François Fillon estimaient déjà qu&#8217;il fallait réduire les impôts progressifs et la place de l&#8217;action publique et de la protection sociale au risque d&#8217;alimenter la dynamique des inégalités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">Aujourd’hui, leur orientation n&#8217;a guère variée. Ce sont toujours les mêmes idées fausses. On préfère continuer à bricoler sur le plan fiscal et occulter ainsi la nécessité d’une grande réforme fiscale prévoyant notamment la t<span style="font-family: Arial;">axation de tous</span><span style="font-family: Arial;"> les </span><span style="font-family: Arial;">revenus sans distinction d’origine e</span>t la suppression de la plupart des déductions, abattements, exonérations, niches fiscales <span style="font-family: Arial;">pour mieux </span>lutter contre les déficits publics abyssaux…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial; font-size: x-small;">Photo Créative Commons : impôt par stefdem <a href="http://www.flickr.com/photos/stefdem/5684263439/">(http://www.flickr.com/photos/stefdem/5684263439/)</a></span></p>
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		<title>Accord européen du 26 octobre sur la dette et les banques : une politique de Gribouille!</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 05:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Albert Ricchi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’accord européen du 26 octobre dernier n’a rien résolu des problèmes de fond qui taraudent l’Union européenne : une monnaie sans État, un État sans budget digne de ce nom, une Union de plus en plus antidémocratique, une Banque centrale accrochée à ses dogmes, des traités qui organisent la domination des marchés financiers. Les chefs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://www.centpapiers.com/accord-europeen-du-26-octobre-sur-la-dette-et-les-banques-une-politique-de-gribouille/86192/crise-financiere-fcc-par-stanjourdan" rel="attachment wp-att-86199"><img class="alignleft size-full wp-image-86199" title="crise financière fcc par stanjourdan" src="http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/2011/11/crise-financi%C3%A8re-fcc-par-stanjourdan.jpg" alt="" width="100" height="67" /></a><strong>L</strong></span><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong>’accord européen du 26 octobre dernier n’a rien résolu des problèmes de fond qui taraudent l’Union européenne : une monnaie sans État, un État sans budget digne de ce nom, une Union de plus en plus antidémocratique, une Banque centrale accrochée à ses dogmes, des traités qui organisent la domination des marchés financiers.</strong></span></div>
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><span style="font-size: small;">Les chefs d’Etat, principalement Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont voulu faire croire qu’on était sur la bonne voie, qu’ils s’étaient donné enfin les moyens de résoudre durablement la crise. En vérité, il n’en est rien surtout après l’annonce d’un éventuel référendum par le Premier ministre grec Georges Papandréou sur le très impopulaire plan de sauvetage adopté à Bruxelles…</span></strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les créanciers privés, notamment les banques, devraient effacer 50 % de leurs créances sur la dette publique grecque, soit 100 milliards d’euros. Contrairement à ce que prétend Nicolas Sarkozy, cela ne signifie pas une diminution de 50 % du montant de la dette publique grecque mais seulement une diminution de 28 % car il faut prendre en compte toutes les dettes et pas seulement celles des banques…</span></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">La dette grecque s’élève à 385 milliards €, soit 160 % d’un PIB de 240 milliards €. Elle devrait, demain, se réduire à 120 % du PIB mais demain, ce ne sera pas, selon Angela Merkel, avant 2020….</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Cette restructuration est loin d’être suffisante. La preuve en est qu’un nouveau prêt de plus de 100 milliards € sera accordé à la Grèce par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ce qui signifie que les dirigeants européens, eux-mêmes, estiment que la Grèce ne pourrait pas retourner se financer sur les marchés financiers à un taux normal avant plusieurs années.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Ce nouveau prêt sera accordé sous des conditions qui durciront encore les plans d’austérité imposés en contrepartie de l’octroi du premier prêt de 110 milliards € en 2010. La diminution des intérêts et des remboursements de capital à verser chaque année ne pourra pas être utilisée à relancer l’économie grecque qui en a pourtant un besoin urgent après quatre années consécutives de récession. Cette diminution sera utilisée pour réduire le déficit public et empêcher (théoriquement) une nouvelle augmentation de la dette. Le risque que l’économie grecque plonge dans une récession encore plus profonde (le PIB diminuera de 5,5 % en 2011) est donc loin d’être écarté. Or, un pays en récession ne peut que voir sa dette publique augmenter : ses recettes fiscales diminuent, ses dépenses augmentent et la dette en pourcentage du PIB augmente mécaniquement du simple fait de la diminution du PIB.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>Les Etats et donc les contribuables vont éponger le coût de la recapitalisation des banques</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Le lobby bancaire, l’International Institute for Finance (IIF), organisme privé, siégeait à la même table que les dirigeants de l’UE pour décider du montant de la décote sur la dette publique grecque qui serait demandé aux banques et des modalités de recapitalisation de ces mêmes banques. Un bel aveu de la mise sous tutelle de l’UE par la finance puisque les syndicats européens n’étaient pas appelés à siéger à cette même table alors que les salariés européens sont directement impactés par les plans d’austérité décidés ou impulsés par l’Union européenne.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Le Conseil de l’euro a décidé qu’en contrepartie de l’effacement de 50% de leur créance, les banques seront recapitalisées, en priorité avec des fonds privés mais très certainement avec des fonds publics. Aucune entrée des États dans le capital des banques n’est prévue, en contrepartie du versement de fonds publics !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Un rapport de 2011 de la Commission européenne indique que les États-membres de l’UE avaient versé 484 milliards d’euros aux banques pour leur recapitalisation, le rachat d’actifs douteux, l’injection de liquidité et avaient accordé des garanties sur les prêts interbancaires à hauteur de 757 milliards d’euros. Mais curieusement, ces chiffres ne trouvaient aucune traduction au niveau de chacun des États-membres. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">En France, l’État aurait même gagné quelques centaines de millions d’euros en prêtant aux banques. Pourtant, au gré des déconfitures de Dexia ou de Fortis, des milliards d’euros dépensés et perdus par l’État, surgissent tout à coup dans le débat public. Le montant des fonds versés aux banques est un véritable secret d’État. Un débat démocratique sur la dette publique exigerait que ce secret soit levé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">L’UE estime à 10 milliards d’euros les besoins de recapitalisation des banques françaises. Très exactement le montant des dividendes distribués entre 2008 et 2010 par les trois plus grandes banques françaises ! Pourquoi ces banques n’ont-elles pas mis ces fonds en réserve plutôt que de continuer à verser des dividendes, comme si la crise de 2007-2008 n’avait pas existé pour leurs actionnaires ? Il devrait être hors de question que, d’une façon ou d’une autre, ces banques fassent appel à des capitaux publics sans être aussitôt mises sous la tutelle de l’État…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>Le fameux fonds européen de secours : un simple pare-feu</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Pour éviter que la crise de la dette publique grecque ne s’étende à l’Espagne et à l’Italie, les capacités d’intervention du FESF ont été démultipliées, pour faire face à la menace d’un défaut espagnol ou italien. On nous parle de 1000 milliards mais les dirigeants européens estiment que le FESF, même doté de cet effet de levier, sera insuffisant pour « rassurer » les marchés financiers puisqu’ils appellent déjà au secours pour renforcer ce fonds de secours.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le FMI, c’est-à-dire les États-Unis qui y disposent d’une minorité de blocage, ayant refusé son financement au FESF, les dirigeants européens ont décidé de faire appel à tous et en particulier au Brésil, à la Russie </span><span style="font-size: small;">et à la Chine</span><span style="font-size: small;">.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Le Brésil a déjà répondu qu’il ne comptait pas vraiment s’engager dans cette affaire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">La Russie a fait la même réponse. Il est intéressant, au passage, de noter que si l’UE s’adresse aujourd’hui à la Russie c’est parce que cette dernière a connu une croissance moyenne de 6 % par an depuis l’annulation totale de sa dette publique en 1998. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">La Chine pose ses conditions. Elle veut pouvoir obtenir le statut d’ « économie de marché » avant la date butoir de 2016, fixée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce statut lui permettrait de lever tous les obstacles qui existent encore à ses exportations vers l’Union européenne. Dépendant financièrement de la Chine, il deviendrait très difficile pour l’Union européenne d’exiger de cette dernière qu’elle applique les règlements de l’OIT en matière de droit du travail, qu’elle réévalue un Yuan qui accentue encore les effets de son dumping social ou qu’elle s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><strong><em>L’Union européenne devant des choix décisifs</em></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Tôt ou tard l’UE devra affronter le problème de la domination des marchés financiers qui a été patiemment et consciemment construite par les traités européens et notamment par trois articles du traité de Lisbonne :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">- L’Article 63 qui ouvre l’Union européenne à tous les capitaux mondiaux sans restriction. Cet article devrait être aboli et remplacé par l’instauration d’une taxe sur les transactions financières, suffisamment dissuasive pour diminuer de 75 à 80 % les transactions spéculatives actuelles ainsi que la mise en place d’un contrôle des changes à l’entrée et à la sortie de la zone euro.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">- L’article 121 qui interdit à la BCE d’accorder des découverts aux États-membres et d’acquérir directement (lors de leurs émissions sur le marché primaire) les titres des dettes publiques. Cet article devrait être abrogé pour permettre à la BCE de stopper la spéculation contre les dettes publiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">- L’article 125 interdit aux États-membres de se prêter entre eux et à l’UE de prêter aux États membres. Cet article devrait être également abrogé dans le cadre de la création d’un véritable budget européen, égal non à 1 % du PIB européen comme aujourd’hui, mais à 20 %, comme celui de l’État fédéral états-unien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">Ces abrogations permettraient de trouver une solution au problème des dettes publiques européennes en combinant la restructuration ou l’annulation des dettes à la suite d’audits publics organisés démocratiquement.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;">A défaut, bien évidemment, on va demander dès maintenant aux contribuables de fournir des efforts considérables sur les retraites, le pouvoir d’achat, les impôts. Là aussi, les mots utilisés ont pour objectif de manipuler les esprits, car ces « fameux efforts » ne sont que des sacrifices inutiles. Loin de réduire les déficits et la dette, ces nouvelles mesures vont à l’exemple de la Grèce plonger le Sud de l’Europe et la France dans le cercle vicieux de la récession.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Tous ces pays ne pourront pas s’en sortir pour la simple raison que l’on ne traite pas la cause du mal. Comme un médecin qui assommerait le malade de médicaments plutôt que d’enlever l’abcès qui devient purulent. La cause est le libre-échange déloyal qui pousse aux délocalisations partout en Europe et dans le monde. Il y a ensuite bien sûr un euro trop cher qui asphyxie les économies du Sud et celle de la France, les empêchant de restaurer leur compétitivité…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">Photo Créative Commons : Qui doit payer la dette par stanjourdan (<a href="http://www.flickr.com/photos/stanjourdan/5689273479/">http://www.flickr.com/photos/stanjourdan/5689273479/)</a></span></span></p>
<p><em>Image Flickr par <a href="http://www.flickr.com/photos/ricardonuno/">Ricardo Nuno</a></em></p>
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