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Au sujet de Bombardier

Lorsqu’on reçoit un coup sournois et dommageable de la part d’un supposé « ami »; il n’est plus temps de « négocier »; il faut « rendre le coup » et non « tendre le cou » à cet hypocrite .

Les USA qui sont, en fait, des « bullies » et l’ont toujours été, continuent d’user de la même technique qui leur faisaient attaquer les villages amérindiens quand les guerriers étaient partis à la chasse. Ils ont toujours agi ainsi dans toutes leurs confrontations et leurs entreprises. Aujourd’hui les lois internationales aident à ne pas attendre la période de chasse. Ils sauvent les apparences par la suite avec des « grands discours » cachant les « faits ».

Lors de la 1ère guerre mondiale (1914-1918), ils s’y sont impliqués verbalement en octobre 1917 et en réalité, à l’été 1918, lorsque les deux camps ennemis étaient déjà à moitié morts et que la Russie vivait une guerre civile. À la 2e guerre mondiale, ils ne purent attendre suite à Pearl Harbor; mais ce sont les Russes qui ont vraiment gagné cette guerre, malgré tout le « bla-bla » américain. La guerre du Japon a laissé apparaître leur vraie nature avec deux bombes atomiques « inutiles » à la fin du conflit. S’ils avaient gagné la guerre de Corée, la Corée du Nord n’existerait pas. Pour la guerre au Vietnam, seul Rambo est parvenu à y gagner quelque renommée; ce qui dit tout. Depuis, lors de chacune de leurs guerres, ils demandent l’aide d’alliés; ce qui confirme tout ce qui a précédé. De plus ces guerres n’ont servi qu’à déstabiliser la paix internationale à leur profit personnel.

Cependant ils semblent avoir oublié certaines « réalités » à force de se raconter des « sornettes » sur leur « greatness » factice, qui n’a toujours été qu’une couche de peinture sur de la vilenie chronique (notez qu’ils ne sont pas les seuls du genre). Pas une seule fois ont-ils pu vaincre les Canadiens français au cours de l’histoire. En fait, les américains, lors de ces guerres, refusaient simplement de passer la frontière canadienne pour venir attaquer chez nous. Ils avaient une « peur bleue » des Canadiens-français de l’époque parce que ceux-ci répliquaient à leurs attaques en détruisant leurs installations dans des « raids » qu’ils n’ont jamais pu contenir malgré leur surnombre continuel d’au moins 5 pour 1. Et les quelques fois qu’ils se sont aventurés à faire des raids chez nous, ils reçurent des « taloches » assez importantes à chaque occasion. C’est ce qui les a décidé, d’ailleurs, à devenir des « amis pour toujours » en 1815.

Si la « technique » de nos aïeux a si bien fonctionné, je ne vois pas pourquoi elle ne fonctionnerait pas aujourd’hui. Une « taxe » de 225% sur tous les produits secondaires venant des USA devrait leur apprendre à vivre. Nous n’en serions pas les plus grands perdants, c’est évident.

La puissance des USA est comme toute autre puissance; elle ne dépend que du « laisser faire » des autres intervenants. C’est ce qu’il faut comprendre avant tout. Une femme est battue parce qu’elle se laisse battre; elle peut régler son problème lorsque le batteur dort dans son lit. Comme c’est un « lâche »; il aura compris pour toujours à son réveil ou, certainement, à sa remise sur pieds. Un enfant subit l’intimidation parce qu’il se laisse intimider par une bande; il peut régler son problème en rencontres individuelles puisque ce sont également des « lâches ». Il n’y a aucune « négociation » qui puisse arrêter de tels excès si on « laisse faire ». Les négociations viennent « après » avoir établi clairement la situation. La « culture » de l’homme est ainsi faite; refuser de le voir est d’être imbécile.

Avoir un « lâche » et un « sournois » pour ami, exige de prendre des dispositions et une attitude qui puisse contrôler cet « ami »; sinon on développe un « ennemi » et surtout on s’identifie comme « victime ».

La preuve que la « greatness » des USA n’est pas vraiment réelle est la remarque suivante dans la presse :

« Néanmoins, Richard Aboulafia, de la firme américaine Teal Group, a qualifié «d’excessive» la décision du département du Commerce, affirmant qu’elle risquait d’endommager davantage les relations commerciales canado-américaines. »

Il reconnait le « bullying » des américains avec le mot « davantage » et reconnait leur « faiblesse » avec les mots « risquait d’endommager ». Il n’y a rien de mieux qu’un « soufflet » bien senti pour arrêter une tentative d’intimidation. Les lâches parlent beaucoup mais ne passent jamais aux actes devant quelqu’un qui montre vouloir se défendre. Notre société actuelle semble l’avoir oublié.

« Cette dispute commerciale avait déjà eu des ramifications politiques, puisque le gouvernement Trudeau a clairement laissé entendre qu’il pourrait abandonner son plan d’acheter 18 avions de combat Super Hornet, construits par Boeing, pour plusieurs milliards de dollars. » (La Presse).

« Laisser entendre » ne suffit pas; c’est là démontrer vouloir s’ouvrir à des « négociations » inutiles qui ne feront jamais cesser le « bullying ». Il faut répondre par la cancellation de la commande des Super Hornet et celle des F-35. Cela réglera nos problèmes internes et externes d’un seul coup. Deux lettres officielles suffiraient. Si les « bullies » font marche arrière et démontrent avoir compris la « taloche », il sera toujours temps d’y remédier.

La cie Bombardier est visée sinon attaquée sur plusieurs fronts actuellement et si nous continuons à nous laisser intimider par des mouvements en sourdine, Bombardier ne fera pas long feu. 30% de sa valeur est détenue par nos « avoirs » à la caisse de dépôt. Les comportements de « moumounes » ne sont pas de mise chez un gouvernement normal.

André Lefebvre

Auteur de:

L’Histoire… de l’univers

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 1:  La Science Secrète)

Les Hommes d’avant le Déluge (Trilogie – Tome 2: Le Mystère Sumérien

Le tout dernier livre, paru en novembre 2016 (version gratuite):

Histoire de ma nation

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6 Commentaire

  1. avatar

    Merci André! Et ce n’est pas terminé. C’est seulement le commencement d’une nouvelle guerre économique. Qui est donc le véritable protectionniste dans cette histoire? Et les autres… J’ai hâte de voir si un jour on achètera le F-35 au prix de débarras offert par les USA.

  2. avatar

    il y a un pendant important en effet à cela : les représailles : Trudeau a déjà menacé de ne pas acheter les Hornet « intermédiaires », ceux qui auraient permis d’attendre l’arrivée du F-35 dans lequel le Canada ou investi des millions de dollars…

    voyez bien en effet les conséquences indirectes : pas d’avions de chasse pendant des années, à moins de trouver une autre filière (le BAE Typhoon ou le Rafale), des millions perdus avec un F-35 devenu de toute façon un boulet pour tous les pays qui ont investi dans cette brique volante, etc..

    le Canada sans défense aérienne à cause de Boeing, ça devient chaud la patate là…

    Bref, il n’y a pas que Bombardier d’atteint dans cette décision…

    PS : je suis fort surpris de votre usage du mot « cancellation » pour un québecquois (ou québécois)…

    http://www.yapaslefeuaulac.ch/anglicismes-le-paradoxe-quebecois/

    le mot « annulation » n’existe pas chez vous ?

  3. avatar

    Le mot « cancellation », comme d’autres mots encore utilisés au Québec alors qu’ils ne le sont plus en France, origine de l’ancien français (il n’était donc pas à priori un anglicisme, quoiqu’il pourrait l’avoir été mais d’abord en France*). Il fut utilisé jusqu’au 19e siècle dans le droit ancien (voir le lien books.google.ca ci-contre – Dictionnaire de Trévoux, Paris, MDCCLXXI – avec approbation et privilège du roi).

    Voici ce que dit le gouvernement canadien à propos du mot « cancellation »:

    « Canceller et cancellation ont été abandonnés au 19e siècle et ne s’emploient plus, sauf, peut-être, en matière testamentaire. Étant restés dans la langue courante au Canada sous l’influence de l’anglais, on les trouvait encore récemment malgré tout dans nos textes juridiques. L’anglais a emprunté ces deux mots en les anglicisant (« cancel » et « cancellation »), leur donnant les sens qu’ont aujourd’hui tous les mots français qui désignent les différentes formes d’anéantissement d’un acte juridique. Il est donc important d’énumérer la plupart des équivalents modernes de canceller et cancellation selon les objets auxquels ils s’appliquent généralement. »

    http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/juridi/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_catlog_c&page=95vpG8fmgIYY.html

    http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=990

    Ci-contre, l’utilisation du mot « cancellation » selon le dictionnaire universel de « françois » et de latin: le dictionnaire de Trévoux:

    https://books.google.ca/books?id=OT1pAAAAcAAJ&pg=PA203&lpg=PA203&dq=cancellation+mot+ancien&source=bl&ots=1foSBztTuM&sig=kP3wTDu1jDWs86bYj-gGRccrFx8&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjkuOm8z8fWAhWMSyYKHUaFAnkQ6AEIVjAI#v=onepage&q=cancellation%20mot%20ancien&f=false

    *
    Il est possible que le mot « cancellation » utilisé dans le droit ancien français tire ses origines du système juridique de l’ancien régime français. Il est à noter que le Québec est toujours sous cette forme juridique du Common law et du droit civil:

    « … nous avons pris l’habitude d’admettre que, par définition, les régimes de « Common law » sont des systèmes de droit économiquement plus efficaces que nos régimes de « droit civil ».

    On oublie souvent que, pendant des siècles, la France fut un pays où ont coexisté les deux régimes. De ce fait notre pays offre un terrain privilégié pour tester cette affirmation. C’est ce qu’a fait David Le Bris, un jeune professeur spécialisé en finance historique dans une business school de la France méridionale. »

    https://www.contrepoints.org/2014/08/15/177160-common-law-contre-droit-civil-lexperience-francaise-de-lancien-regime

  4. avatar

    Merci Elyan pour la mise au point.

    Je suis très satisfait que le seul contre-argumentaire disponible envers mon opinion, sur la décision des USA, soit la « nationalité » du mot « cancellation »; cela me donne accès à un excellent emplacement dans le parking des opinions sur la politique commerciale américaine (chez nous on dit « stationnement » mais je voulais être compris par un Français).

    Quant aux représailles, tellement inquiétantes pour certains, c’est là, exactement, le poid illusoire dont se servent les « bullies » pour intimider. « Illusoire » parce que c’est un petit jeu qui se joue à deux et que c’est toujours celui qui possède le plus qui arbore le plus de risque de pertes.

    Aux yeux d’un Canadien, les USA ne sont pas du tout « intimidant »; du moins pas à ceux d’un Québécois.

    Pour la défense aérienne au-dessus du Canada, c’est tout autant illusoire, puisqu’il est impossible pour nous de nous défendre contre des missiles et des anti-missiles qui se rencontreraient au-dessus de notre territoire.

    Avec la Russie au nord et les USA au sud, la solution des Canadiens qui nous reste disponible est de fournir les « entraineurs » nécessaires pour apprendre aux autres l’art de se battre efficacement. Ce fut l’un de nos rôles constant envers nos alliés depuis belle lurette. Un exemple: les entraineurs du « Devil’s brigade » étaient des Canadiens. D’accord, c’est de la vieille histoire; mais dans 50 ans on parlera du JTF 2 qui est plutot discret actuellement et qui est plus efficace que les « Seals » des USA.

    Se laisser bousculer n’a jamais été une solution pour nous et ne sera, je l’espère, jamais une option.

  5. avatar

    J’oubliais de mentionner que, dorénavant, tous mes livres sont offert GRATUITEMENT chez:

    http://manuscritdepot.com/a.andre-lefebvre.7.htm#menu

    Et si vous voulez connaitre la « source » du fait que les Québécois sont imperméables aux intimidations, je vous conseille de lire mon roman: « Les Lefebvre de Batiscan »; vous serez servis à souhait.

    Amicalement

    André Lefebvre

  6. avatar

    Moscou pourrait surement fournir ces avions a moindre coût et plus efficaces au combat. Sinon, il y a toujours d’autres avionneurs capables de combler le vide, qui n’en est pas un en réalité: on va défendre le pays contre qui? les USA??? Il est temps de se dégager de l’emprise de l’aléna et cie, en plus du Céta ta ta qui viens remettre aux entreprises privées les clefs du royaume. J’ai ras le bol de ces instances non élues qui réclament des millions pour nous punir pour nos choix collectifs sociaux. Dehors toutes ces vermines, en avant toute vers le commerce international LIBRE… avions inclus…

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