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Attentats de Paris : Un rappel historique

Tous les médias anglo-saxons l’avaient annoncé avant la divulgation officielle : ça y est, la bête a été abattue., la bête est morte. Excusez mon style mais le sieur avait si peu d’humanité que je ne vais pas prendre plus de gants pour en parler. Etrange impression, en tout cas. Je comprends très bien la prudence du procureur Molins, plus que refroidi par l’expérience désastreuse des attentats de Toulouse, ou plutôt celle d’un Claude Guéant, venu annoncer en deux versions successives la mort de Mohamed Merah. Tirer la couverture à soi n’a jamais consisté à informer (je parle du détourneur de liasses, pas du procureur, qui dans les deux cas n’a pas eu le  rôle facile, avouons-le, pas vraiment aidé à Toulouse par un Bernard Squarcini, ami des services secrets syriens, et fort peut loquace). Voilà donc l’ennemi public numéro un réduit à ce qu’il a toujours été  : un être informe.  Comme ses idées, serait-on fort tenté de dire. Maintenant qu’il est mort, il n’empêche en rien de réfléchir au rôle qu’il a pu jouer, lui qui a abusivement été présenté comme un cerveau de l’affaire, ce dont il était manifestement dénué (ce que confirme son ancien avocat, qui lui trouve « un profil de suiveur, pas de meneur » avis que je partage entièrement.).  Les responsables et décideurs (et financiers) sont ailleurs, comme j’ai pu vous le dire ici-même.  Mais maintenant que cet aspect trivial du problème est résolu, permettez-moi de vous suggérer de réfléchir un peu plus loin aux derniers événements, et de vous soumettre cette idée provocatrice au possible : l’une des armes principales du crime, à Paris, n’a pas été une Kalachnikov, ou plusieurs, comme on a pu le voir…mais un frigo.  Accrochez, vous, voici la démonstration (en deux temps), qui va nous ramener au… Canada, il y a quelques années (il y a 16 ans !) où un groupuscule terroriste s’était aussi enfermé (trois semaines !) dans un hôtel (contre deux jours pour nôtre équipe belge à Alfortville). C’était deux ans avant le 11 septembre, et un étonnant rapport  du FBI qui prévoyait des attentats sur de grands buildings.  En juin dernier c’est un autre  rapport qui était paru aux USA : une intrigante étude, qui annonçait qui allait commettre des attentats en Europe, en décrivant même comment.  En photo, dans ce rapport, figurait déjà Abdelhamid Abaaoud… l’histoire c’est-elle une nouvelle fois répétée ? C’est ce que je vous propose de découvrir aujourd’hui…
iklefPour comprendre tout ça, il faut même revenir bien avant encore. Nous sommes en 1992, à Alger, où un attentat tue 11 personnes et en blesse plus d’une centaine. Son auteur, l’artificier de la bombe, s’appelle Mourad Ikhlef. Le but est de renverser le gouvernement algérien, pour  le remplacer par un État islamique et l’homme adhère pour cela au Groupe islamique armé (GIA).  L’annulation le des élections du 26 décembre 1991, qui a vu la victoire des islamisées du Front islamique du salut (FIS) remporter le premier tour des élections législatives, plonge le pays dans une violence sans nom, proche d’une guerre civile. La devise de l’intransigeant GIA a annoncé la couleur en effet : « Du sang, du sang, de la destruction, de la destruction. Ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation ! » Le GIA est un groupe armé qui va donner énormément de fil à retordre au gouvernement, car un bonne partie de ses troupes consiste en ont combattu en tant que volontaires en Bosnie-Herzégovine. C’est en effet à la même date que la guerre a éclaté en Bosnie, dès l’annonce de l’indépendance de cette ex-République yougoslave. Le pays est en effet coupé en deux avec d’un côté Les Bosniaques musulmans et de l’autre des milices serbes et croates puissamment armées . Les algériens sont venus à leur secours, dont une grande partie faisant obédience à al-Qaïda, C’est la célèbre Brigade des moudjahidines, dont les exploits militaires seront marquants, mais le comportement aussi : « Basée à Zenica, la Brigade se aeroport algertaille rapidement une réputation de violence et d’intransigeance religieuse. Les musulmans que les djihadistes sont venus défendre ne sont pas épargnés : des Bosniaques sont maltraités ou tués car l’islam traditionnel des Balkans a peu à voir avec le rigorisme salafiste. Le sort des civils des zones conquises par Daech ou Jabhat al-Nosra n’est guère différent ». Les prisonniers de guerre serbes, pourtant issus d’armées pratiquant l’épuration ethnique et le massacre de civils, sont horrifiés par la violence des moudjahidin. Les captifs sont mutilés ou torturés avant de finir décapités ». Ce n’est en rien L’EI qui a lancé la mode : à l’époque, les médias se fichaient comme de l’an 40 de l’ex-URSS (la Serbie étant une simple fédération au sein de la République fédérative socialiste de Yougoslavie.  !!!

Fateh-Kamel-1En Serbie, parmi ceux qui se sont illustrés, il y a un drôle de personnage : c’est un algérien, mais qui vit au Canada ! Un homme qui participait au plus haut niveau à la coordination des réseaux de soutien au GIA, le Groupe Islamique Armé, responsable de dizaines d’attentats meurtriers dans ce pays. Pour parfaire sa formation, il a subit un entraînement militaire dans les camps d’Oussama ben Laden, en Afghanistan, au début des années 1990. Pour déjouer les services secrets, il a pris l’habitude de beaucoup voyager, notamment pour organiser des attentats, re-mobiliser et organiser l’extraction des combattants une fois l’attentat commis. Montréal lui servait en fait de base de repli. Même sa femme ignorait qu’il était du GIA ! L’homme s’appelle Fateh Kamel (ici à gauche), et il était arrivé tôt au Canada, en 1987. Mais en novembre 1995, les accords de Dayton signent la fin de partie et de la guerre en Bosnie qui devient indépendante : les fiers moudjahidines se retrouvent tous… chômeurs.  Ce qui provoque un écœurement dans leurs troupes : le dénommé Abou El Maali dans le journal « L’appel du Jihad » exprime son désarroi, pour lui on les a laissés tomber : un fort ressentiment est né.  Fateh Kamel et lui décident donc leur savoir faire (la guerre) en France, en préparant des attentats sur place. Pour ça ils ont besoin de faux papiers, ce que leurs amis québécois savent particulièrement bien faire :  avec un associé, Saïd Atmani, arrivé auparavant à Halifax, une cellule dormante de terroristes est constituée. Fatih Kamelf fait jouer ses  relations, notamment à Zenica, où il a rencontré  Saïd Atmani, qui a bénéficié lui aussi d’un entraînement militaire dans le camp de Khalden en Afghanistan.

incendie_roubaix-5481fParallèlement à ces mercenaires déçus, d’autres se lancent avant eux dans le combat sur le sol français, par un idéalisme qui va vite faire place à autre chose, tant là-bas l’horreur a été journalière. Daech, à côté, malgré toutes ses exactions n’atteint ni celles de Bosnie ni l’effroyable bilan de la guerre intérieure algériens, une des plus sauvages du siècle, ce qu’on semble avoir oublié aujourd’hui. Un groupe de français, constitué autour de l’étonnant Christophe Caze, un frêle médecin devenu musulman qui entraîne tout le monde derrière lui. Lui aussi s’est rendu à Zenica, où il a rencontré Fateh Kamel , à l’hôpital de la ville. « Une poignée de Français combattent en Bosnie. Revenus en France, certains restent liés et forment le Gang de Roubaix. Mené par le médecin converti Christophe Caze, le gang entreprend de financer le djihad par des braquages. Mais la bande semble trop habituée à la violence guerrière : ils s’avèrent incapables de la moindre discrétion, tirant à vue sur des gendarmes à l’arme de guerre. Ils emploient même un lance-roquettes contre un convoi de fonds… qui s’avère vide. Facilement identifié, le gang ne dure pas trois mois. La moitié se font brûler vifs sous les yeux de la police, d’autres sont abattus en cavale, le reste part en prison« . L’épisode d’une extrême violence secouera toute la France, comme celui qui vient de se passer : c’était le premier du genre. Pas de ceintures de kamikazes, mais pas un n’était sorti vivant (c’était bien un suicide collectif)… plus tard on essaiera de comprendre cet amoncellement de violence. Et on découvrira un côté carrément psychopathe au bon docteur Caze, qui ne payait pas de mine. Des témoignages sidérant raconteront en effet qu’à Zenica, il jouait au football avec les têtes des Serbes qu’il avait coupées à l’hôpital !!!

Tous tués ou capturés, sauf un seul, Lionel Dumont, un homme plutôt intelligent versé jihadiste,mais aussi une tête brûlée, ancien militaire du 4e Rima de Fréjus, qui sera repris et emprisonné à 30 ans incompressibles et qui donne régulièrement des nouvelles de lui. gang roubaixEn  2011, il a en effet tenté de s’échapper de la prison de Sequedin en 2011, et a été récemment relaxé (le 4 novembre dernier !). Le  documentaire de 52 minutes  Les ch’tis d’Allah, le gang de Roubaix,réalisé par Olivier Pighetti en 2012 monte bien ce qui est une dérive de paumés devenus gangsters auteurs de braquages violents, de  graves agressions ou d’attaques de fourgons bancaire ou de supermarchés à la kalachnikov, et au lance-roquettes (1). De véritables gangsters à l’excuse religieuse facile, sauf pour Dumont, peut-être, reste un indéfectible idéaliste semble-t-il. En cavale après la mort de ses collègues, il s’était réfugié… en Bosnie, à Zenica, où il sera arrêté le 9 mars 1997 pour s’échapper de la prison de Sarajevo deux ans plus tard. Après avoir changé de nom, il était atterri à Francfort, en Allemagne, pour y être arrété et extradé en 2004. Les vues politiques du gang vont sonner sa perte : le 28 mars, peu avant l’ouverture d’un sommet du G7, le groupe tente de faire sauter le quartier général de la police de Lille avec une voiture piégée : le lendemain, 29 mars 1996, le Raid déboule devant leur maison, dans laquelle ils vont mourir.

Unknown-3Revenons au Québec. Lors des écoutes ayant précédé l’assaut, les français, dont le tenace juge Bruguière, qui remontera loin son enquête (jusqu’à découvrir que le camp de Kaldhen d’Oussama Ben Laden est « protégé » à la fois par l’ISI Pakistanaise et la CIA !) découvrent des liens étonnants entre le gang de Roubaix et d’autres islamistes algériens… qui sont, curieux hasard, tous installés au Canada : « en analysant les communications téléphoniques, les Français ont alors découvert des liens entre ces jeunes de Roubaix et un réseau beaucoup plus large. Louis Caprioli, ancien sous-directeur du terrorisme à la DST (Direction de surveillance du territoire), en France: « Plus de 25 appels ont été passés chez Ahmed Ressam. Il y a des appels passés chez le nommé Ouzghar. Et c’est là que nous voyons progressivement apparaître une piste, avec des individus: Fateh Kamel, Ouzghar, Ahmed Ressam. Des gens qui sont à la fois au Canada, mais qui ont été, dans leur parcours, dans les camps en Afghanistan, qui ont été combattre en Bosnie. » Ils habitent tous dans le même secteur, à Montréal, arrivés dans les années 90, chassés de leur pays, pour la plupart et accueilli par un système social qui leur offre d’emblée entre 400 et 500 dollars par mois sans avoir à prouver quoi que ce soit de démarches de travail. Ça s’est vite su, entre eux, si bien que voilà un nid douillet d’agitateurs dangereux qui s’est installé place Malicorne à Anjou, entretenu par l’Etat Canadien qui ne peut aujourd’hui encore que s’en mordre les doigts.

synpLors de l’attaque de la maison de Roubaix, Caze et un complice se sont enfuis en voiture. Le premier est abattu le second fait prisonnier, tous deux à la frontière belge. « La fouille de la Peugeot 305 amène la découverte d’un impressionnant arsenal, composé en partie d’armes yougoslaves, et même d’armes antichars. Mais c’est la fouille du cadavre de Christophe Caze qui se révèle la plus intéressante. Le leader du « groupe de Roubaix » avait avec lui un agenda électronique. Et dans cet agenda figure un numéro de téléphone de Montréal avec la mention « FATEH-CAN ». La GRC (Gendarmerie royale du Canada) découvre rapidement que le numéro de téléphone est celui de Mohamed Omary. Ce dernier assure qu’il n’a pas connu Christophe Caze. Mais comme il était bon ami de Fateh Kamel, la police conclut qu’on pouvait rejoindre le fameux « FATEH-CAN » en passant par lui ». Sur l’agenda figure aussi Ahmed Ressam, un petit voleur à la tire, lui aussi exilé algérien aidé par l’aide sociale dont le sport principal consiste à dépouiller les touristes, en leur volant leurs portefeuilles ou leurs valises. Le juge Bruguière comprend vite qu’il a affaire à Fateh Kamel, et souhaite rencontrer au plus vite les policiers québécois, qui ne semblent pas être aussi pressés de vouloir coincer cette cellule canadienne qui ne leur dit rien. Bruguière à pourtant un superbe dossier à leur présenter :  les écoutes téléphoniques ont montré que les alâéro-canadiens téléphonent très souvent à Zenica, en Bosnie, mais aussi reçoivent des appels du Koweït et du Qatar auxquels ils répondent à chaque fois. Bruguière, qui n’est pas né de la dernière pluie, a déjà circonscrit le groupe d’agents dormant et ses… donneurs d’ordre, qui sont aussi ses financiers.  Vous comprenez mieux déjà pourquoi je souhaite parler aujourd’hui de Ressam et de ses amis, dont l’histoire fait énormément penser à ce qui vient de se passer à Paris !.

Le nid découvert est en effet bien garni, et son activité de création de faux papiers en plein essor :« la  cellule des faussaires algériens de Montréal à son quartier général dans l’appartement de la rue Malicorne. Dans ce haut lieu du trafic de documents, vivaient Mustapha Lapsi, 25 ans, emprisonné en Irlande pour avoir subtilisé un passeport belge, et Nourredine Saïdi, un ami intime de Fatah Kamel avec lequel il fut arrêté en Jordanie. Nasreddine Helal, un autre algérien arrêté en France, était également membre du groupe, qui comptait Mourad Ikhlef. Emprisonné à Montréal, cet ex-militant du FIS risque d’être extradé vers l’Algérie où la justice l’a condamné dans l’affaire de l’attentat de l’aéroport Houari-Boumediène. Le cas le plus mystérieux est celui d’un ressortissant algérien répondant au nom de Ahcène Zemmiri (ici à gauche), zemmiriun ancien du FIS, qui était parmi les personnes fréquentant la bâtisse de la rue Malicorne. La presse canadienne s’est interrogée sur le lien de parenté qu’il pourrait avoir avec Omar Zemmiri, capturé par la police belge et inculpé avec le groupe de Roubaix. L’autre Algérien, cité dans les documents de la police canadienne, est Raouf Hanachi, un ex-vendeur de la revue Al Ansar du GIA qui a combattu en Bosnie. Ce dernier aurait été en contact avec les résidents de l’appartement de la rue Malicorne, comme d’ailleurs Hamid Aïch, un propriétaire d’un magasin d’informatique, et Abdelmajid Dahoumène, l’un des complices d’Ahmed Ressam qui a été arrêté en Algérie suite à des renseignements donnés par les services américains. Ces derniers continuent cependant à soupçonner Redouane Dahmani, auditionné par le tribunal fédéral de l’Arizona, d’avoir des liens avec le terroriste algérien Abou Doha. Emprisonné à Londres, il est présenté sous le nom de Amar Makhloufi. Abou Doha risque l’extradition vers les Etats-Unis car il est cité dans plusieurs témoignages liés au 11 septembre. » Effarant bilan, auquel on peut ajouter un autre homme : « mais le plus subtil des faussaires algériens c’est bien sûr Samir Aït Mohamed, emprisonné actuellement à Vancouver, au Canada, en attendant son extradition vers les Etats-Unis. Arrivé en Allemagne en 1990 avec un faux passeport italien, il a fini par falsifier un autre passeport hollandais pour aller en Finlande. La police d’Helsinki a fini par l’arrêter puis a décidé son expulsion vers l’Allemagne où il présenta une demande de réfugié sous un faux nom. En 1994, il décide de falsifier un passeport français pour aller cette fois-ci aux Pays-Bas. Après quelques jours dans ce pays, il retourne en Allemagne. Mais au cours du mois de juillet 1997, il a réussi à falsifier un autre passeport belge pour s’installer définitivement à Montréal, où il a fait connaissance avec Ahmed Ressam. Samir Aït Mohamed et Ressam ont à eux deux totalisé un nombre de 57 actes de vol et de cambriolage. Cette toile d’araignée est tissée autour de Fatah Kamel et ses acolytes, ayant participé à la guerre de Bosnie, qui constituent les réseaux de la connexion terroristes-faussaires à travers le monde. »  Au moment où le juge Bruguière souhaite arrêter Kamel et Ressam, les voilà qui ont disparu…

Le second a rejoint Mourad Ikhlef, l’artificier, qui lui a enseigné l’art de fabriquer des bombes plus « modernes » que celles de la guerre d’Algérie contre les français, comptées de poudre noire, mêlée à des clous ou à des boulons pour davantage encore déchiqueter les victimes.. L’idée est d’aller les poser… dans les aéroports, pour tuer le maximum de gens, et trois complices sont recrutés :  Abdelmajid Dahoumane, Mokhtar Haouari, et Abdelghani Meskini. Avex Ressam, les quatre sont en contact à Londres avec l’extrémiste du GSPC Amar Makhlulif, alias Rachid Boukhalfa, plus connu sous le surnom d’Abu Doha qui sera arrêté à Heathrow en février 2001.Or c’est aussi le responsable et le donneur d’ordre de la tentative d’attentat du marché de Noêl de Strasbourg, qui heureusement va échouer, car ça aurait pu être un carnage terrible !

hexamine-solid-fuel-stove-[2]-111-pResta a donc décidé avec son gourou des explosifs de fabriquer, ou de tenter de fabrique de l’HMTD (pour Hexamethylene triperoxide diamine) un produit fabriqué à partir de peroxyde d’hydrogène et d’Hexamine en présence d’acide citrique ou d’acide sulfurique dilué comme catalyseur. Ce n’est pas une nouveauté en chimie : le produit a été synthétisé pour la  première fois  en 1885 par Leger. Il se présente comme une poudre blanche, ressemblant à de la farine, qui explose au contact d’une flamme. L’Hexamine lui-même, ou Hexamethylenetetramine, étant généré par une réaction entre un formaldehyde et de l’ammoniaque est un « booster », développant beaucoup d’énergie ou de chaleur : on le connaît bien, en fait, dans le public, car c’est tout simplement le carburant gélifié des réchauds de camping !!! Connus depuis l’avant-guerre ! La firme américaine Eli Lilly and Company n’arrêtera sa production de tablettes d’Hexamine qu’en 2002 (suite au 11 Septembre ou pas, on ne le sait ?). On trouve encore aujourd’hui cet alcool gélifié sous le nom d’Esbit qui a une gamme de réchauds fonctionnant avec de l’alcool solide et liquide. La marque est connue en effet grâce à ces fameuses tablettes de combustible liquide. La définition d’ESBIT est Eric Schumm Brennstoff in Tablettenesbitce qui veut se traduit en allemand par « Alcool Solide en Tablette d’Eric Schumm »,  du nom de l’inventeur de la pastille…. en 1936. Ressac s’était aussi aussi intéressé aux réactions entre le glycérol et l’acide nitrique… ce qui donne toute bêtement au bout la recette de la nitroglycérine. Ressam, formé dans les camps jihadistes aux mélanges explosifs, avait surtout grandement amélioré ses connaissances au Canada grâce à un vrai gourou du genre, retrouvé sur place, en l’occurrence Mourad Ikhlef. Ce dernier, prudent, avait tenu à ce que le Motel choisi pour jouer les petits chimistes, dispose d’un frigo classique et non d’un table-top d’hôtel pour y loger de mignonnettes à alcool, comme c’est de mise habituellement.  La demande avait intrigué l’hôtelier.

ressam_motel-eaa61-51edbLa fabrication des bombes, même avec aux côtés de Ressam, le « gourou des bombes » va leur prendre beaucoup de temps.  C’est dans un motel de Vancouver à petits bungalows séparés que les deux lascars vont préparer pendant 15 jours leurs bombes, en mélangeant des produits chimiques dont l’usage va alerter la femme de chambre, qui constatera aussi qu’ils laissent les fenêtres ouvertes, la nuit, alors que la température descendait déjà pas mal à cette époque. On comprend alors l’usage du frigo, nécessaire à stocker les produits, qui lorsqu’ils sont au frais sont stables, et lorsqu’ils fait chaud, peuvent exploser à tout moment. En somme, faire des attentats en hiver, ça peut le faire; mais dès le printemps on peut tout remballer si on veut rester entier en les fabriquant. Il vont réussir à fabriquer un tout petit lot de HMTD, explosif composé d’hexamine, d’acide citrique et de peroxyde d’hydrogène et au final, fabriquer plutôt un mélange assez voisin du C4 comme explosif, ressemblant à de la nitroglycérine en fait, sans oublier d’utiliser des dérivés à base d’engrais, faisant partie de l’arsenal habituel des poseurs de bombe (en Corse, le modèle est le nitrate d’ammonium, autrement dit de l’engrais, mélangé à du fuel). On retrouvera en effet dans l’hôtel un bon nombre d’emballages d’engrais, comme on peut le voir sur la photo. Dans les camps jihadistes de Ben Laden c’est en effet ce qui a été enseigné. Réaliser des engins artisanaux efficaces,  à partir d’éléments simples, en particulier d’éléments facilement trouvables, notamment en droguerie. Mais au final; les terroristes québécois étaient loin d’avoir réussi à fabriquer ce qu’ils espéraient avoir au départ.

fertilizer-83518-12035Et en effet. Malgré tous ses essais, plus ou moins réussis, la bombe de Ressam sera au final plutôt extrêmement classique, à base de nitrate d’ammonium, comme l’avait été celle d’Oklahoma City (où les agissements du FBI se sont révélés loin d’avoir été clairs, là aussi). On retrouvera plus tard dans son appartement des tickets d’achat dans un magasin Evergro de Colombie-Britannique, un magasin de fournitures agricoles, notamment de l’engrais. Elle devait être déclenchée par une pile de 9 volts branchée sur une ampoule minuscule au verre cassé, dont le filament était exposé à l’air libre. Le type de déclencheur que l’on a trouvé dans la mouvance salafiste française arrêtée en France fin 2012, celle de la cellule double de Cannes-Torcy : dans le petit monde du terrorisme, les recettes sont très souvent les mêmes, diffusées et répandues…. par Internet, et les sites jihadistes, sur lesquels le soupçon de la manipulation et du contrôle pèse lourdement, je ne reviens pas sur le trio SITE- MEMRI- IntelCenter, bien connu des lecteurs d’Agoravox, qui diffuse régulièrement les recettes complètes du parfait petit poseur de bombes. « Outre une arme automatique à canon scié et un fusil à pompe, les policiers y ont découvert 800 munitions, trois kilos de nitrate de potassium, 1,5 kilo de soufre, deux réveils, cinq mètres de câbles électriques, une Cocotte Minute, cinq ampoules de phare… En clair, tous les éléments pour concocter des engins meurtriers du même type que ceux qui avaient ensanglanté le métro parisien il y a dix-sept ans » pouvait-on lire récemment lors de leur arrestation ». Les « sociopathes » antisémites de Torcy avaient été arrêtés après avoir le 19 septembre  jeté une grenade défensive yougoslave M75 dans une épicerie juive de Sarcelles.

lax-5ec5e-c1532Samir Aït Mohamed est une des connaissances de Ressam, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il aura tout fait pour l’impliquer dans un attentat. Un drôle d’ami en effet : « en effet, c’est sur la base de témoignages sous serment que le terroriste algérien Ahmed Ressam (détenu à Seattle) avait communiqué à Frederick Humphries, agent spécial du FBI, les détails de ses liens avec Samir Aït Mohamed. Il (Ressam) prétendit que son ami lui avait proposé de poser une bombe dans un quartier juif de Montréal (Canada) et lui avait donné les instructions nécessaires pour la conduite de l’opération visant l’aéroport de Los Angeles. Les allégations de Ressam vont jusqu’à imputer à Aït Mohamed l’appartenance du pistolet automatique 9 mm trouvé lors de la perquisition effectuée par la police canadienne dans l’appartement de Ressam à Montréal (décembre 1999). » pistol-7cdd2-fad22-1Jusqu’ici rien d’extraordinaire et qu’on ne sache déjà. Sauf qu’il y a un hic à cette histoire, et un énorme, nous rappelle le très bien informé « Algérie.dz » : « cependant, la situation était délicate pour le FBI, car, en réalité, le ressortissant algérien est un informateur travaillant pour le compte du SCRS. Le journaliste Mike Carter de Seattle Times a pu apprendre que cette personne a été recrutée par l’office du renseignement canadien avant son arrivée au Canada. Les autorités de cet organisme lui ont fait miroiter la citoyenneté canadienne et l’immunité contre toute poursuite criminelle dès le début de la prise de contact en Allemagne, contact entrepris exactement en juillet 1996. A cette date, les Canadiens ont manifesté un grand intérêt pour comprendre l’activité terroriste en Europe, et Samir Aït Mohamed, par sa double qualité de bandit et de gangster islamiste, était l’élément parfait pour assurer la mission d’informateur. Le contrat fut donc signé en Allemagne dans une période de vaches maigres pour le ressortissant algérien »…. ah tiens, il y avait une taupe dans le lot !!!

map_seattle-5f21f-f350fIl n’empêche ; une  fois fabriqués, les kilos de matière explosives, il faut bien les utiliser quelque part. L’idée d’aller attaquer les USA a fin son chemin et l »aéroport international de Los Angeles (LAX) a été choisi. Pour ça, il faut franchir la frontière, vers Seattle, et c’est un ferry qui est choisi, pour emporter une voiture dont le coffre contient les bombes au nitrate d’ammonium. La Chrysler 300M sedan louée pour l’occasion embarque sur le ferry M.V. Coho qui fait la liaison de Victoria, B.C (Canada). à Port Angeles dans l’Etat de Washington (aux USA) en ce 14 décembre 1999″. Tout allait sur des roulettes, jusque-là jusqu’à une policière postée à la frontière (ils étaient en fait quatre policiers dont Diana M. Dean) un tantinet curieuse les coince aussitôt, et les arrête après une course poursuite sur un parking.cofre_avec_explosif-b9158-24875 Le projet d’attentat a vécu : il ne sortira du coffre de la voiture qui était la toute dernière à descendre du ferry ce jour-là que pour être expertisé et non sauter !), à l’emplacement de la roue de secours, les policiers trouvent une poudre blanche dans des sachets verts : ce n’est pas de l’héroïne, ce qu’ils pensent au départ, mais de l’explosif ! Le problème, c’est qu’il y en a 130 kilos… au total ! Comme les policiers ne comprennent rien au « joual » hésitant des allégro-canadiens, ils font venir l’un des rares commissaires du FBI qui parle le français : il s’appelle Ted Humphries, et vient de Louisiane, autrement dit de l’Acadie. Mais son histoire à lui c’est encore un autre roman. Pour résumer, Humphries, plus malin que la moyenne de ses confrères va réussir à amadouer Ressam en quelques mois.

L’homme que doit interroger Humphries a tout d’un Mohammed Merah en fait : il revient d’Afghanistan, en revenant par Peshawar, via Séoul en Corée du Sud, après être passé au Los Angeles International Airport (ou « LAX ») pour prendre ensuite un vol vers le Canada. Le 7 février 1999, à son retour aux USA, en venant de Peshawar, sur un passage de contrôle américain, il avait été arrêté avec dans son sac un papier sur comment fabriquer des bombes, une bouteille de shampoing rempli de glycol et une autre de Tylenol ainsi que des comprimés d’Hexamine : exactement de quoi fabriquer un bon feu d’artifice, avec quelques notions de chimie (c’est ce qu’on trouvera en Allemagne chez la cellule terroriste allemande dite du Sauerland de Fritz Gelowitz et de sa femme Filiz). Voilà alors que les américains le retiennent, en attendant de vérifier son identité. Les canadiens, alertés, ne répondront rien aux agents US : « Benni Antoine Noris » n’existait pas, selon eux, car il s’appelait en fait Ahmed Ressam, et était d’origine algérienne, et s’était fabriqué une fausse identité. Ressam, avant de partir au Pakistan, avait volé au Canada un certificat de baptême, qui, contrefait, était devenu une superbe carte d’identité chez des autorités canadiennes bien peu regardantes : « Il a commencé avec un certificat de baptême blanc volé dans une paroisse catholique locale. Il a trouvé le nom d’un prêtre qui était à l’église en 1970 – sa nouvelle année de naissance – et contrefait la signature du prêtre sur le certificat. Et il a créé un nouveau nom, Benni Antoine Noris » précise le journal.

Parti d’Algérie pour trouver de meilleurs cieux, Ressam était d’abord arrivé avec un visa valable… à Marseille, pour repartir ensuite en corse. « Ahmed Ressam resta en France, clandestinement, de 1992 à 1994.  Après un mois passé à Marseille, il partit pour la Corse. Son visa était alors expiré. Selon ses affirmations, il travailla au ramassage de raisins et d’oranges et dans un complexe touristique. Il fut aussi mêlé à un trafic de faux papiers (Sageman, 2005). Il parvînt à obtenir un faux passeport français qui portait sa photo et était établi au nom de Nasser Ressam (Bernton et coll., 2002 : chap. 4). » Déjà, on aperçoit ses talents de falsificateur de documents. A son procès aux Etats-Unis, cela donnera lieu à une belle passe entre le juge Bruguière et le procureur américain et ses connaissances en géographie : »Le 8 novembre 1993, Ressam est arrêté à Ajaccio pour être en situation irrégulière. Il est cependant relâché dans l’attente de sa comparution, qui est fixée en mars 1994. La police française dispose cependant de ses empreintes. Le document sera transmis à la justice américaine après l’arrestation de Ressam en décembre 1999. Le juge français antiterroriste Bruguière témoignera de façon ironique au sujet de cette empreinte lors du procès de Ressam (**) :

« – Et cette empreinte relevée en Corse, le 8 novembre 1993, demande l’accusation, est-ce bien celle de Ressam ? 

– Oui. C’est même l’un des documents que je vous ai communiqués, répond le juge.

– Mais la Corse a-t-elle un lien avec la France ? poursuit, imperturbable, le substitut du procureur. Bruguière est le seul à sourire.

– Jusqu’à nouvel ordre, corrige-t-il, la Corse est un département français. »

Ressam sera intarissable en aveux: on l’enregistrera pendant 256 heures. Parmi les perles qu’il enfilera, il divulguera le nom d’Al-Qaida et dévoilera le nom d’un français qui s’appelle Zacarias Moussaoui, évoque le camp de Khalden où est passée une grande partie de la cellule belge, et parle aussi d’autres cellules dormantes :  il cite la Floride, mais aussi des ramifications à Francfort, Hambourg ou Bruxelles… On est vingt mois avant le 11 Septembre.  Il parle beaucoup car on lui a fait miroiter une remise de peine s’il mouille les autres : il risquait un minimum de 65 ans de prison, mais en acceptant de coopérer, on lui a promis de descendre à 27 ans seulement. Mais l’air de rien, il a dénoncé tout le complot du 11 Septembre et toutes ses ramifications.

Humphries_Fred_FBI-1ffd6L’arrestation de Ressam, qui semble anodine intrigue en effet Humpries, l’envoyé du FBI, par le fait qu’il ne parle quasiment que le français ou l’arabe. Finalement, la John O’Neill, à la tête de la FBI’s National Security Division de New York lui conseille donc de sauter dans le premier avion pour Paris et de foncer rencontrer le juge Bruguière, qui connait le mieux la filière algérienne, selon le patron du FBI en personne : il a demandé dès 1995 de surveiller les cellules dormantes de Montréal, ce que les canadiens n’ont pas fait « Humphries a parcouru près de 300 000 miles, de la France vers l’Algérie, l’Allemagne et l’Angleterre, en essayant d’établir des liens de Ressam avec des terroristes islamiques. Il a parlé constamment avec Bruguière, obtenu des conseils, partagé des informations quand il le pouvait (…).Les deux enquêteurs ne seront pas au bout de leurs surprises : « en mai 2000, le procureur fédéral et Humphries ont visité le siège social de Montréal du Service canadien du renseignement de sécurité. Ils ont appris pour la première fois que le SCRS avait intercepté plus de 400 heures de conversations entre Ressam et son « groupe de gars. » SCRSIls ont été déçus d’apprendre que le SCRS avait systématiquement effacé ces bandes, et qu’il n’en restait plus que les résumés dactylographiés uniquement. 300 000 km pour faire la cartographie du réseau et découvrir les cellules les plus actives ; celle de Bruxelles, où sévit la veuve noire, celle de Francfort, l’une des plus actives dans le recrutement de kamikazes européens, envoyés en Irak combattre via un passage par la Syrie, ou la cellule de Hambourg d’où partiront les terroristes du 11 septembre : il en a appris, en quelques semaines, des secrets, notre jeune débutant du FBI. De quoi remplir de beaux cartons… ou de feuilleter de beaux classeurs, et de se poser plein de questions sur le contrôle ou la manipulation de ces fameuses cellules dormantes. Mais les deux interrogateurs n’ont pas fait le lien avec ce qui se trame vraiment.

Lors des multiples interrogatoires, le temps s’était allongé, et on s’était retrouvé ainsi au 11 septembre 2001. A la télévision, Humphries et Ghimenti (son second) voient alors les attentats : le lendemain même, ils obtiennent l’autorisation exceptionnelle de s’envoler pour… Paris (alors que tous les avions US sont cloués au sol), pour y rencontrer le juge Bruguière, et évoquer le cas de Zacarias Moussaoui ! Ressam avait bien avoué l’avoir rencontré au camp de Khalden en 1998… mais il ne reconnaîtra pas un seul des 19 terroristes à bord des avions du 11 septembre ! Dommage, le FBI est passé très près de tout découvrir !!!

Unknown-4Et le fameux frigo, me direz-vous, qu’est ce qu’il vient faire dans l’affaire des attentats de Paris ? Ah, ça c’est pour demain, je vous laisse y réfléchir… relisez donc bien tout le déroulé des heures qui ont précédé l’attaque, vous allez vite trouver, je pense. Non, ils ne s’étaient pas piqués, ces terroristes. Dopés au Captagon, très certainement…. ou tiens, relisez donc plutôt ce qui s’était passé à Verviers en janvier dernier, après les attentats de Charlie Hebdo où deux copains d’Abaaoud avait été tués lors de l’assaut de la police. Ils préparaient un attentat, et avaient cherché quelque chose de spécial pour le faire… ce que les américains du Homeland Security avaient déjà déniché en juin dernier (mais pas la DCRI) ! Allez donc comprendre pourquoi ?

PS : En  2003, les canadiens s’apercevront plus tard qu’ils auront « perdu » Mourad Ikhlef, présenté comme guerrier aguerri du GIA, arrêté entre-temps et remis aux autorités algériennes : selon certains observateurs, le « cerveau » des explosifs des attentats d’Alger…. aurait pu aussi travailler pour les services secrets algériens, qui l’auraient ainsi discrètement « écarté », une fois de retour au pays…

(1) le gang de Roubaix, vu par le Raid :

http://le.raid.free.fr/roubaix.htm

on peut regarder ceci sur le gang de Roubaix :

http://www.youtube.com/watch?v=BEox…

« On insiste sur le reportage sur le rôle de gourou joué par Christophe Caze le meneur d’hommes, les autres étant tous des comparses suiveurs. L’intelligent procureur Frémiot avait à l’époque très bien saisi l »affaire : Dumont mentait effrontément, avec aplomb, mais n’avait pas de charisme. Le plus surprenant pour lui comme pour nous étant l’incroyable disparité entre la nature même des malfaiteurs et la violence extrême engendrée, comme si toute réalité avait été annihilée. Pas un n’exprimera non plus de regrets, même quand l’une des mères viendra le renier publiquement. Leur côté en dehors de la réalité apparaît à chaque instant : l’un d’entre eux ayant dit au procès « qu’il voulait savoir ce que ça faisait de tirer réellement à la place d’un jeu vidéo ». Déconnectés, ils étaient complètement déconnectés. Le procès démontrera le peu de fondement religieux du groupe, beaucoup plus proche d’un ensemble de délinquants mafieux qu’autre chose et d’un comportement suicidaire, celui de jeunes en rupture de ban : leur vie important peu, celle de leurs victimes encore moins. »

documentaire de Séverine Labat et Malik Aït-Aoudia, Algérie 1988-2000,

http://www.tagtele.com/videos/voir/82174

http://www.tagtele.com/videos/voir/82175

http://www.tagtele.com/videos/voir/82187

http://www.tagtele.com/videos/voir/82177

http://www.tagtele.com/videos/voir/82182

http://www.tagtele.com/videos/voir/82190

Les trois sources principales de cette enquête :

1) La superbe enquête du Seattle Times en date du 7 juillet 2002 (il y a 18 chapitres) est ici, à laquelle j’ai emprunté de larges extraits :

http://seattletimes.com/news/nation…

2) L’excellent dossier d’Elisabeth Campos de ERTA sur Ressam :

http://www.erta-tcrg.org/ahmedressa…

sur Ressam et ses amis :

http://www.erta-tcrg.org/ahmedressa… 

3) Le livre « contre tous les ennemis » de Richard Clarke

un très bon résumé sur l’Algérie

 

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