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Attentats de Paris : le rapport américain qui annonçait tout il y a 6 mois

C’est gênant, très gênant, comme découverte. J’avais déjà eu quelques soupçons durant le déroulement même des attaques. Sur les fils d’infos, les personnes les plus au courant de ce qui se tramait n’étaient pas françaises. Un journaliste du Washington Post avait déjà donné des noms d’assaillants avant même qu’on ne sache qui ici en France. Et ça ne s’est pas arrêté : à peine l’assaut de Saint-Denis terminé, la presse anglo-saxonne, dont le Daily Mail, par exemple, a annoncé la mort d’Abaaoud, dès la fin de l’assaut, alors que la Police n’avait encore rien confirmé. A en devenir surréaliste : on apprenait plus en regardant ces sites qu’en regardant les télés françaises de direct « On Line » comme BFM ou I-Télé, qui, pour un fois, ont veillé à ne mettre personne en danger en divulguant des infos malheureuses comme ça avait été le cas lors de Charlie Hebdo. Etrange impression, malaise évident ressenti : visiblement, des gens étaient beaucoup  mieux renseignés que nous. Les services secrets US savaient-il beaucoup plus de choses que leur collègues français ?

… sans aucun doute : un étonnant rapport du Homeland Sécurity en date du 13 mai dernier avait détaillé le scénario complet de ce qui allait se produire six mois plus tard. on y présentait déjà comme tête de pont d’une action terroriste le fameux Abaaoud, présenté par un cliché sorti tout droit de Dabiq (dont je vous parlais hier) mais pas seulement. Ce rapport avait un titre annonciateur, faisant référence implicite au raid de la Polcie belge à Verviers : « les futures opérations à l’Ouest  (cf en Europe) de DAECH pourraient ressembler au complot belge déjoué ». Un texte sidérant, qui révélait qu’on n’en savait beaucoup sur les préparatifs d’une action d’ampleur, au milieu de laquelle les terroristes avaient requis un bien étrange matériel, qui explique pas mal de choses aujourd’hui. Ce matériel étant… un frigo !

assesmentLe document lisible encore aujourd’hui en ligne à cette adresse est sacrement source : en exergue, il était rappelé qu’il a été préparé conjointement par l’Office of Intelligence and Analysis (I&A), les chercheurs du Homeland Security. en coordination avec le with NPPD (le National Protection and Programs Directorate je cite une « composante du ministère américain de la Sécurité intérieure qui existe pour faire progresser la mission du ministère de la réduction des risques de sécurité du gouvernement fédéral à travers le pays, y compris les menaces de cyber-risques et ceux liés aux systèmes de communications »,  mais aussi avec l’aide du FBI, et du NCTC (le National Counterterrorism Center), autrement dit toute la crème de la crème des services secrets US.  Et  lire le rapport, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils avaient vachement bien bossé ensemble. Il avaient en effet trouvé le fameux commanditaire, nommément cité, mais aussi et surtout le mode de fonctionnement précis des terroristes, qui allait présider aux attaques dévastatrices que l’on a vues. Leur analyse partant des opérations menées par la police belge à Verviers, lors de la rafle préventive décidée dans la commune de Verviers, dans la foulée des attentats parisiens de Charlie Hebdo. Tout y est, effectivement, et c’est aujourd’hui glaçant à constater. La France s’est plainte, on l’a vu, de ne pas avoir été suffisamment aidée par les policiers belges. Visiblement, ces derniers avaient soi ouverts leurs dossiers devant leurs collègues américains… soit la NSA avait poussé ses grandes oreilles jusque dans le commissariat de Verviers, ce qui n’est pas à exclure… mais on remarquera aussi que ce rapport se nourrit d’éléments de textes glanés ici et là lors des conférences médiatiques des policiers belges, à croire qu’en France la DCRI n’est pas abonnée aux journaux d’outre-quiévrain !

Sur l’organisateur présagé, le document du Homeland Security n’a en effet aucun doute sur sa personnalité : parlant du projet d’attentat contre des policiers belge n’hésite pas une seconde :  « le chef présumé du groupe, Abdelhamid Abaaoud, a dirigé l’opération à partir d’une maison (une »safe house » une maison hébergeuse de terroristes sur le modèle des « safe houses » pakistanaises de Ben Laden) à Athènes, en Grèce en utilisant un téléphone cellulaire, alors que d’autres membres du groupe résidaient dans plusieurs autres pays européens, selon les reportages des médias européens citant un officiel de la lutte contre le terrorisme.  En plus des 13 arrestations effectuées dans toute la Belgique, deux agents ont été arrêtés en France et de la police a appréhendé un membre de la cellule en Grèce après le traçage des liens vers une deuxième « maison sûre » à Athènes, selon une conférence des médias belge et les rapports de médias grecs citant des officers supérieurs de la police. » C’est déjà bien surprenant, car à la même époque, en France on décrit l’individus comme étant quasiment en vacances là-bas. Lui-même ayant posté un selfie où on le voyait tenir en main un poisson méditerranéen…  Le dossier expliquait dans le même chapitre l’extrême facilité des complotistes à passer d’une frontière à l’autre : « Plusieurs membres de la cellule semblent avoir été en mesure de communiquer et de se déplacer librement à travers les frontières pour faciliter la planification de l’attaque. En plus de diriger ses coopérants de la maison en toute sécurité à Athènes, Abaaoud se vantait qu’il était en mesure de revenir en Syrie, dans un effort pour déjouer la surveillance  potentielel de la police et des responsables du renseignement, selon des responsables belges de police cités dans des reportages médiatiques ». cliché rapportLe rapport allait encore plus loin, affirmant que les belges avaient eu connaissance des conversations interceptées. Eux-mêmes, ou plutôt des éléments découverts par la NSA, serait-on tenté de dire ? « Selon un rapport de médias belges non vérifiés, les communications interceptées entre membres de la cellule ont été réalisées en français, en arabe, et un dialecte marocain, et ont fréquemment utilisé un langage codé pour discuter de la planification de l’attaque, nécessitant une traduction problématique pour la police et les services. » En fait ce sont les fameux appels à des surnoms, tels que « Wolskwagen » ou même « Abou Omar », le surnom que s’est donné lui-même Abaaoud. Pour illustrer le dossier, le Homeland Security ressorti une image du magazine Dabiq ayant mis Abaaoud en avant, photographié en Syrie, accompagné « d’Abu Zubayr Al-Baljiki », et « d’Abu Khalid Al-Baljiki », présentés comme tués à Verviers, pour les deux derniers. En fait se sont bien les deux terroristes tués par les forces de l’ordre belges,  Khalid Ben Larbi de Molenbeek et Soufiane Amghar, qui devait d’ailleurs bientôt se voir poser un bracelet électronique pour une condamnation obtenue quelques mois auparavant. Leur mort comme « martyrs » est annoncé par le porte parole de l’EI, Abu Mohammad Al-Adnani, qui est aussi un des pontes du mouvement. Les voilà cités en exemple pour les  jihadistes.

Les belges n’avaient-ils pas tout dit ? On est tenté aujourd’hui de le croire, avec cette surprenante re-découverte du 4 septembre dernier : celle d’un ordinateur utilisé par Abaadoud, saisi par la Police belge !!! Une machine récupérée non pas à Verviers, mais en Grèce !!! « Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale travaillant sur la cellule terroriste de Verviers ont mis la main sur un ordinateur portable appartenant vraisemblablement à Abdelhamid Abaaoud, la tête supposée de l’organisation. L’appareil est en cours d’analyse afin de déterminer si son contenu peut livrer des indices pertinents, a appris Belga à bonne source. Par ailleurs, les rôles d’autres suspects impliqués dans le dossier sont mieux connus. Cinq membres de la cellule présumée sont toujours en détention préventive. L’ordinateur portable en question a été saisi lors de perquisitions menées à Athènes où Abaaoud séjournait lors du démantèlement de la cellule de Verviers le 15 janvier dernier. L’homme avait ensuite fui en Syrie avant d’être intercepté. Il était hébergé dans la capitale grecque par Omar D., un Algérien interpellé le 17 janvier car il possédait un gsm qui aurait été utilisé par Abaaoud pour contacter des membres de la cellule terroriste en Belgique. Jusqu’à présent, D. avait toujours affirmé n’avoir jamais eu de contact avec Abaaoud ou d’autres suspects impliqués dans le dossier, et prétendait avoir acheté le téléphone sans carte sim pour le revendre. Cette version des faits a été battue en brèche par les enquêteurs qui ont pu déterminer qu’Abdelhamid Abaaoud avait séjourné longuement chez Omar D. C’est également dans l’appartement d’Athènes de D. que l’ordinateur portable a été trouvé. »

arméAutre point non retenu alors : l’un des complices d’Omar, Souahaib, exerçait une spécialité fondamentale comme on a pu le voir pour les canadiens autour de Ressam  et comme on l’a aussi découvert au Bataclan avec un des terroristes abattus :  » l’enquête a également déterminé que le 15 janvier, Souhaib El Abdi et son frère Ismaïl avaient fui en France. Le duo avait été interpellé le soir-même à Modane, à la frontière italienne, et avait ensuite été extradé vers la Belgique. El Abdi avait déclaré avoir fui parce qu’il était impliqué dans un commerce de faux documents d’identité. »  Des faux documents, indispensables à toute activité de terrorisme ou de ‘stay behind ». « L’enquête a également déterminé que le 15 janvier, Souhaib El Abdi et son frère Ismaïl avaient fui en France. Le duo avait été interpellé le soir-même à Modane, à la frontière italienne, et avait ensuite été extradé vers la Belgique. El Abdi avait déclaré avoir fui parce qu’il était impliqué dans un commerce de faux documents d’identité ».

vacances grèce terror

Sur la page du site Facebook d’Abu Omar Brams, on les distingue en Grèce, à autre en train de jouer les touristes avec l’ineffable Abaaoud : Omar Brams est ici à droite. Sur Facebook, dont on sait qu’il est visité sinon par la NSA , du moins par la CIA. Même si The Onion en a moqué ceux qui en font une croyance, des gens comme ABC ne nient plus ses ingérences et ce contrôle. Ils pianotent tous aussi sur Twitter : DAECH a compris le rôle de la désinformation, et entretient la haine. » Le 10 janvier, trois jours après la tuerie de Charlie Hebdo, Abou Malik saluait les attaques meurtrières de Paris. « Charlie, t’es pas le premier ni le dernier. Il y en a plein qui vont te suivre en enfer », écrivait-il sur Twitter. Son compère, Abou Omar Brams, confirmait indirectement que les actions d’Amedy Coulibaly étaient l’oeuvre de Daesh. « La bonne nouvelle, c’est que ce n’est que le début. Vous allez voir ce qu’on fait aux mécréants. » Abou Omar Brams est un djihadiste bruxellois et bilingue de 23 ans, dont le prénom est Anas. Abou Malik, lui, a 22 ans, vient de Molenbeek et s’appelle en réalité Rachid. » Molenbeek, le foyer connu du jihadisme depuis 20 ans. Abu Malik a toujours une page Facebook, arrêtée au 3 février dernier. Son image d’accueil est sans discussion possible : c’est bien le 11 Septembre auxquels ils font référence :

mallik
L’usine à faux passeports de la cellule rappelle en effet beaucoup celle de la cellule canadienne de 2000. « Le passeport d’un Néerlandais identifié comme éventuellement associé avec le groupe a été trouvé dans la maison de Verviers, selon les médias néerlandais. Son détenteur s’est vraisemblablement rendu en Syrie à la fin  2014 . Les fonctionnaires néerlandais ont mené une perquisition au domicile de ses parents et ont confisqué des ordinateurs portables et d’autres médias. Début Avril, il aurait été tué en combattant en Syrie, selon une nouvelle confirmée par les médias Néerlandais ». C’est le jeune Zaid Koulis, 18 ans, venu d’Utrecht et annoncé comme disparu par ses propres parents, effarés. Lors de la fouille de la maison parentale, le doute avait été émis sur son passeport retrouvé à Verviers, qui semblait avoir été trafiqué. Le jeune néerlandais fréquentait la mosquée Omar al-Farouq de la ville, après une radicalisation ultra-express selon tout le monde . Il était mort en même temps qu’un allemand. Ce cas là est aussi un cas pendable. C’est lex-rappeur « Deso Dogg« dogg, de son vrai nom Denis Mamadou Cuspert, surnommé «  l’allemand« , en Syrie (devenu Abu Talha al-Almani), auparavant appelé Abou Maleeq quand il s’était mis à prêcher, visitant la mosquée Al-Nur de Berlin). Né d’un père ghanéen et d’un mère allemande, il avait déjà séjourné en psychiatrie (entre fou d’Allah et cas psy, il n’y a jamais loin). En 2012, une perquisition avait déjà trouvé chez lui une ceinture à explosifs. L’Allemagne l’avait accusé de recruter sur le net des terroristes. Sa mort est une résumé de ce qui se passe en Syrie : il est d’abord annoncé comme tué par un double suicide de kamikaze … du groupe rival du Front Al-Nosra  qui avait ce jour-là tué 16 combattants de l’EI!!! Mais c’est une fausse nouvelle balancée par l’EI, rien que de la mise en scène et de la désinformation : en réalité il est toujours vivant à ce moment là, mais il a été depuis volatilisé par un tir de Hellfire à partir d’un drone US… le applaudissait devant la télé le 11-Septembre«  

largeC’est la fouille du local de Verviers que relate après le rapport. Ce qui a le plus ennuyé alors la Police belge, et on le conçoit, c’est la découverte d’uniformes de cette même police, un délail fort inquiétant laissant entendre que l’objectif de la cellule de Verviers aurait pu être un commissariat ou une caserne belge. Mais le rapport évoque aussi la découverte d’autres étéments : « la police belge a découvert des armes à feu automatiques, de quoi fabriquer de l’explosif triacetone triperoxide (TATP), un appareil photo type Go-Pro (visible ici à gauche), plusieurs téléphones portables, des radios portatives, des uniformes de police, des documents d’identité frauduleux, et une grande quantité d’argent pendant le raid à Verviers ». La Go-Pro, Abaadoud, en portait déjà une depuis longtemps en Syrie, accroché à son Pakol, le célèbre chapeau afghan. Le chiffre précis de l’argent n’est pas révélé, hélas, ce qui laisse toutes les spéculations : provient-il du trafic de drogue ou bien s’agit-il de dons d’une monarchie du Golfe, on n’en sait rien. En revanche la présence de faux papiers, encore une fois reporte à nouveau vers le précédent de la cellule canadienne. On se demande aujourd’hui comment ils circulent si facilement à travers l’Europe ou comment font-il pour rentrer aussi facilement : c’est grâce à de faux papiers.  Un phénomène dénoncé le 1er septembre dernier par Fabrice Leggeri, patron de l’agence européenne de surveillance des frontières (Frontex), qui situe leur fabrication… en Turquie.  « Il y a des personnes qui aujourd’hui sont en Turquie, achètent des faux passeports syriens parce qu’elles ont évidemment compris qu’il y a un effet d’aubaine puisque les Syriens obtiennent le droit d’asile dans tous les Etats membres de l’Union européenne », a-t-il indiqué. « Les personnes qui utilisent les faux passeports syriens souvent s’expriment en langue arabe. Elles peuvent être originaires d’Afrique du Nord, du Proche-Orient mais elles ont plutôt un profil de migrant économique« , a ajouté Fabrice Leggeri« . On découvrira un peu tard au Bataclan combien Leggeri avait raison…

Mais une autre information apparaît à la fin du chapitre sur ce qui a été découvert à Verviers :

tatp

Les Kalachnikovs et leurs munitions OK, l’argent empilé, la Go-Pro prête à fonctionner, les complotantes avaient aussi passé du temps à se dégotter… un mini-frigo ou une glacière, pour selon le document « refroidir » le TATP. On serait fort tenté de le croire, c’est dans la définition même du produit : « le peroxyde d’acétone est extrêmement instable, il est très sensible à la chaleur, au choc et à la friction » peut-on trouver un peu partout, ce qui n’en fait pas vraiment l’explosif idéal pour une veste de kamikaze… confronté aux trois problèmes à la fois… lors de courses rapides, par exemple. Autre particularisme du produit : quand il explose, si son souffle est énorme, il ne dégage pas de chaleur.

glacièreSans s’en douter, le rapport du Homeland Sécurity nous explique que les complotistes de Verviers à la recherche d’une glacière ou d’un frigo portable étaient bien les prédécesseurs de ceux de Paris, et en même temps les successeurs des canadiens du 14 décembre 1999, et de leurs préparatifs au motel 2400 de Vancouver. Rappelez-vous : le 17 novembre, trois jours après le massacre, des journalistes retrouvent la trace d’un hôtel d’Alfortville, où l’équipe de terroristes à séjourné DEUX jours d’affilée, réservé sur booking.com. C’est Salah Abdeslam, celui toujours en fuite, qui a réservé. Dans les deux chambres N¨ 311 et 312, décrites ici par Aziz Zemouri du magazine Point on trouve « des restes de pizza dans son carton, livré par la pizzeria du coin, des madeleines au chocolat entamées tirées du distributeur de l’hôtel. Plus étonnant, un lot de seringues, un jeu d’aiguilles courtes et des fils d’intubation éparpillés au milieu de la table ronde du salon. Les analyses confiées à la police technique et scientifique devraient déterminer si ces instruments médicaux ont permis de confectionner les ceintures explosives ou s’ils ont servi à des injections hypodermiques. Les tueurs étaient-ils drogués ?« . cuisine hôtelEn fait, les seringues laissées sont celles laissées par les enquêteurs, rectifie assez vite le magazine. Qui est passé à côté de l’info : ils ne sont pas allés se préparer à l’hôtel, mais dans un appartement loué, disposant de « Plaques de cuisson électriques, Réfrigérateur, Micro-ondes, Lave-vaisselle, Cafetière, Hotte aspirante, Vaisselle, Table de repas, Ustensiles de cuisine » nous dit la publicité (photo ici à droite de la location). A savoir avant tout… d’un frigo, pour pouvoir y stocker sans danger… leurs explosifs. Exactement le schéma des copains de Ressam voici 16 ans déjà !!! Ont-il fabriqué leur dangereuse mixture sur place ?  C’est probable, et en ce cas, leur artificier était donc avec eux. Obligatoirement. C’est cela le scoop qu’a raté le Point. Adroits, ils avaient chois une « résidence hôtelière » (et non un hôte, car cela avait aussi été dicté par l’absence de caméras de surveillance dans l’établissement. La location de deux appartement de ce type leur aura coûté environ 250 euros. On est toujours dans les limites de l’attentat « low-cost », ceux que proportionnait Inspire et qui a coûté la vie à ceux de Charlie Hebdo: quelques nuits  d’hôtels, des voitures louées et des Kalchnikovs en provenance de pays de l’Est.

ceinturePour ce qui est du type de ceinture utilisée, si Envoyé Spécial nous a présenté la plus répandue en ce moment en Syrie, c’est plutôt un « gilet » que semblent avoir utilisé les terroristes. « Techniquement, il s’agit davantage d’un gilet. Et les sept gilets retrouvés sur les terroristes décédés sont rigoureusement les mêmes, a assuré le procureur de la République François Molins lors de sa conférence de presse. Ils étaient tous reliés à un détonateur sous forme de bouton-pressoir et composés de piles, de boulons, et surtout, de TATP, « un explosif primaire assez volatil », a indiqué le procureur (1). » Des gilets, et non des ceintures comme celles découvertes par les Pershmergas au Kurdistan, montrées dans l’émission . »Voilà, je vais vous montrer les dernières versions de ce que fait Daech, lance le colonel kurde. Avec ces ceintures, tout est cousu de manière pratiquement invisible. C’est rempli d’éclats pour couper et tuer et il y a deux systèmes de mise à feu différents. Après, je ne peux pas vous en dire plus, car ce sont des informations qui ne doivent pas être publiées, mais ce que je peux vous dire, c’est que les instructeurs français étaient très intéressés quand ils les ont vus et qu’ils sont repartis avec plusieurs exemplaires. » De là à dire que ce ne sont pas des engins fabriqués par Daesh, on retombe sur une manipulation dont l’une des origines ne peut-être que… la Syrie. L’industrie de matériels de guerre détournés par l’arme syrienne et fabriquée sur le modèle des Volcans du Hezbollah ou des engins fabriqués en Iran laisse l’entendre. Il n’est pas sûr que des terroristes aient pu se faire des gilets tous « identiques » : derrière ça, il y a une organisation. Et une maîtrise d’un explosif d’une instabilité calamiteuse !!!

UnknownSi on cherche en effet pourquoi les kamikazes du stade de France se sont fait sauter sans raison à l’endroit qu’il ne fallait pas, c’est de ce côté là qu’il faut chercher. Le choix du TATP est aussi dangereux pour celui qui le porte que pour les victimes qu’il provoque. Le moindre faux mouvement et c’est l’explosion déclencheur ou pas. Au Bataclan comme à Saint-Denis, ce sont les tirs directs sur les gilets qui les ont fait exploser : les kamikazes n’on même pas eu le temps de l’être. Si c’est le cas, leur déclencheur ne marchait pas; ce qui aurait été ma foi le comble de la manipulation extérieure réussie ! La projection dans la rue de la tête du kamikaze situé derrière la cousine héberges, la tuant au passage par le souffle de l’explosion, est symptomatique. Sur place, personne n’a évoqué d’onde de chaleur mais tout le monde, Raid compris à noté un souffle gigantesque. Représentatif du TATP, que seul un spécialiste expérimenté des explosifs a pu manipuler (dans le Nord, ici, deux gamins ont perdu les mains en tentant d’en préparer) : c’est très éloigné des capacités intellectuelles des piètres terroristes rencontrés : la clé des attentats de Paris se situe à Alfortville, donc, à l’intérieur du frigo utilisé dans la location. C’est là qu’ont été préparées les charges, et c’est là qu’un individu extérieur au groupe est venu les préparer. Un spécialiste des explosifs, un spécialiste des services secrets, très certainement, ou d’une armée. Personnellement, cela renforce mon idée d’une manipulation syrienne ou d’un autre pays, je songe sinon à la Syrie, à la… Serbie, dont j’ai décrit ici l’influence et… la manipulation qu’elle a subi elle-même. Les terroristes belges ayant sévi à Paris n’ont été que des pions pilotés à distance.dabiq 13 Pour y arriver, il fallait se trouver une chèvre idéale, mise en avant des mois avant dans un magazine, Dabiq, dont j’ai cité la structure et le financement.

Le dernier numéro (le 12) célèbre déjà les attentats de Paris, preuve de l’origine des terroristes… médiatiser aussi vite,  récupérer à cette vitesse les bénéfices idéologiques (faire peur : « Just Terror ») ne peut se faire sur un claquement de doigts. Une fois l’homme (le fameux Abaaoud, remonté comme une pendule par l’affaire de l’autopsie l’Institut de Liège, car ça se fabrique aussi la haine) mis en avant, une fois ses amis bien menés au corps, pourquoi pas avec une énorme somme d’argent promis à la famille du « martyr » comme le laisse aussi entendre l’effarant reportage de la télévision française (« Envoyé Spécial ») d’une fort étrange conversation entre conspirateurs (2), il est facile en ce cas de les mener à leur propre abattoir. La police française rechercherait toujours le « vrai commanditaire », paraît-il. On risque d’avoir de belles surprises, si on le trouve un jour. On est très très loin d’un quelconque sentiment religieux comme origine. On est sur la trituration mentale de faibles d’esprits. Le problème aujourd’hui, c’est que d’aucuns avaient décrit toute l’organisation des attentats en juin dernier…

 

Capture_d_ecran_2010-09-17_a_00-45-19-c260c(1) On peut relire le très étrange cas de Lors Doukaief, qui parlait français et était unijambiste, ex étudiant en architecture de St-luc, et qui avait tenté lui aussi de commettre un attentat au TATP, retrouvé blessé par sa propre explosion. Un magnifique exemple de manipulation d’individu !

«  » des traces de TATP, du péroyde d’acétone ont été trouvées sur lui. Il s’agit d’un explosif liquide incolore mais instable, souvent employé dans des attentats. Il était porteur de papiers d’identité belges avec un faux nom. Interrogé, il a refusé de parler. On n’a trouvé aucun signalement lui correspondant dans les fichiers des services de renseignement occidentaux. Porteur d’une prothèse à la jambe, il avait effacé le numéro de série de la prothèse. » L’intégralité est ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-la-mascarade-continue-encore-81365

brahim(2) « Jeudi soir, je suis chez moi. J’entends une dispute, une dispute énorme. Je me penche par la fenêtre et je vois les deux frères. Ils se bagarrent entre eux. La seule chose que j’ai compris, c’est: « Moi j’irai pas si j’ai pas l’argent! » Et l’autre il lui dit: « Non, tu vas y aller! » Il lui dit: « Moi si j’ai pas le pognon, je bouge pas. Sans pognon, j’y vais pas! » Et ça, ça s’est passé jeudi soir ». Le reportage montre même Brahim Abdeslam filmé par la police belge arrêté en plein flagrant délit de braquage (ci-contre) !!

http://www.7sur7.be/7s7/fr/35522/Attaques-en-serie-a-Paris/article/detail/2531031/2015/11/20/Bagarre-entre-les-freres-Abdeslam-Si-j-ai-pas-le-pognon-j-y-vais-pas.dhtml

http://www.centpapiers.com/attentats-de-paris-un-rappel-historique/

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4 Commentaire

  1. avatar

    confirmation du vole du transport en glacière à partir d’Alforville

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/les-bombes-employees-a-paris-ont-ete-confectionnees-a-schaerbeek-568f44a33570ed3894fbd1f8

    les ceintures ont été fabriquées à Schaerbeek est remplies de TATP à Alfortvile, d’où l’emploi d’un frigo…