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Attentats de Paris : Daech et les médias, ou la mise en avant de sous-fifres

Un journaliste, Pierre Godon, a eu hier le bon réflexe et la bonne phrase, à propos de ce qu’on vit aujourd’hui en France. « On présente Abdelhamid Abaaoud comme le cerveau des attentats de Paris. Mais où se situent les francophones dans la hiérarchie du groupe Etat islamique ? Pas très haut, à en croire les spécialistes que j’ai interrogés. S’il est mis en avant par Daech, comme d’autres figures médiatiques telles que « John le jihadiste », il est probable qu’Abaaoud n’est qu’un exécutant » a-t-il écrit avec beaucoup de justesse. Il a entièrement raison : si les téléviseurs depuis samedi dernier bruissent partout de son nom, cet individu n’a pas les capacités à organiser un tel chaos. Il est en revanche mis en avant, et poussé par une vague médiatique dans laquelle on s’est bien trop vite engouffré, en oubliant que d’autres ont manipulé son image. Et en particulier un magazine internet, le pendant d’Inspire dont je vous ai déjà parlé. Son propriétaire et surtout ses soutiens financiers nous renseignent beaucoup sur qui manipule quoi, comme on va le voir. Ce sont ceux-là les maîtres d’œuvre, dont les kamikazes parisiens, homme et femme, ne sont que la chair à canon. Le problème, c’est qui sont ces véritables commanditaires. Vous apprendrez aussi dans cet article que les attentats de Paris peuvent aussi être une vengeance personnelle d’Abaaoud, à la suite d’une énorme bévue journalistique belge!

inspire-slide-2Inspire, comme je vous l’avais dit, j’en avais étudié tous les exemplaires. Fastidieuse lecture, mais nécessaire pour comprendre comment on s’y prend pour manipuler de jeunes esprits totalement incultes en matière de religion comme de politique. Magazine internet réalisé en anglo-saxon, par très certainement une équipe de jeunes trentenaires anglais, et non par celui qu’on a présenté comme en étant le créateur (le jeune américain Samir Khan, dont l’exemplaire de « Mujahideen est ici à droite), cet outil de propagande d’Al-Qaida a vu à la mi-2014 apparaître son pendant favorable à l’Etat Islamique. Dès le début mieux présenté et mieux réalisé que les feuilles de chou d’Inspire qui avaient précédé, il est devenu en 11 exemplaires un magazine qui pourrait lui aussi être imprimé sur papier glacé, au contenu aussi glaçant sinon davantage que son concurrent aujourd’hui arrêté, en symbole de la perte de vitesse d’Al-Qaida au profit de l’EI. Dedans, 26 pages, textes toujours aussi courts, gros titres, photos de cadavres de « martyrs » ou des supposées victimes des forces de l’opposition (invariablement des enfants, il faut bien insister sur l’horreur d’en face), des symboles militaires à profusion (armes, véhicules, roquettes, etc) le premier opus ne contient rien d’autre que de l’attendu. Comme Inspire, il est intégralement en anglais, une version en arabe existant. Cette double version explique en partie les textes courts, la typographie arabe prenant bien plus de place dans les pages que les textes européens. Pire encore, pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir comment sont menés par le bout du nez des jeunes gens qui se suicident (le kamikaze étant avant tout ça, ne l’oublions pas), question propagande : à partir du troisième exemplaire, le magazine est (hélas) traduit en français.

dabiq drapeauLe nom, tout d’abord n’a pas été choisi au hasard. Dabiq est aussi le nom d’une cité près d’Alep, en Syrie. Mais pas n’importe laquelle : lors de la bataille de (Marj) Dabiq, le 24 août 1516, les Ottomans ont regagné la ville, tombée aux mains des… Mamelouks; qui avaient remplacé comme ennemis les Byzantins (ou Perses, si vous préférez). Un peu comme si, ici, en France, on éditait un magazine appelé « Poitiers », en quelque sorte (avec comme réac-chef Marine le Pen et comme pseudo en rédaction Charles Martel ?). Bien entendu, au fil du temps, la cité est devenue proverbiale… et prophétique :  « au-delà de cet enjeu militaire, Dabiq est mentionnée dans une tradition prophétique particulièrement populaire chez les djihadistes comme le théâtre de la bataille décisive entre les musulmans et les «  Roum  », littéralement les Romains, en fait les Byzantins (au temps de Mohammed). Les «  Roum  » sont aujourd’hui dans la propagande djihadiste les «  Croisés  » et les Occidentaux en général » écrit l’Obs en août 2014.  Un symbole resté tellement fort qu’en octobre 2014, l’EI va perdre beaucoup de ses membres rien que pour regagner à nouveau les hauteurs de la ville, et planter sur une colline proche le drapeau noir à lettres blanches bien connu.  A peine celui-ci dressé, un des membres tunisiens de la soldatesque de l’EI  écrivait sur Tweeter que « Les lions de l’islam ont brandi la bannière du califat sur Dabiq. Ils attendent maintenant l’armée des Croisés ». Preuve qu’ils n’y connaissent rien en histoire, mais bon, on sait qu’on a pas affaire à des intellectuels. Et pourtant, sur les sites islamistes, on leur présente les « hadhîts », dont un au moins fait référence aux Byzantins:

« Abu Nadra rapporte : «Nous étions chez Jâbir qui nous affirma : «  Peu s’en faut que les gens de l’Irak ne puissent plus faire rentrer chez eux ni nourri­ture ni dirham. Et pour quelle raison ? Lui fut-il demandé. – A cause des Perses qui feront blocus,   ré­pondit-il… Des Perses, et non des « Croisés », vous avez bien lu. le but étant d’aller prendre… Constantinople (l’ancienne Byzance), l’ennemi juré de l’époque : « ‘Awf tient de son père et de son grand-père ces paroles de l’Envoyé d’Allah -sur lui la grâce et la paix- : «L’Heure n’aura pas lieu sans que les garnisons les plus reculées des musulmans ne soient à Bûlâ’. Puis il appela : ô’Alî, ô ‘Alî, ô’Alî, ô mon fils, vous combattrez les «fils des jaunes» (les Byzantins) et ceux qui viendront après vous les combattront jusqu’à ce que l’élite de l’Is­lam, les gens du Hijâz, ceux qui ne craignent pas d’être blâmés pour la cause d’Allah portent à leur rencontre. Ils conquerront Constantinople en proclamant la louange et la magnificence d’Allah. » On remarquera la remarque raciste des perses considérés comme des « jaunes » !!! Un ouvrage passionnant nous explique ici, que ce mot devenu symbole chez nous du briseur de rêves signifiait bien au départ… « hérétique », mais en Europe !!!

Secret-de-l-Espadon-1Le jaune des Byzantins honnis par les gens de l’EI, sans qu’ils le sachent, ou comme ils se trompent, et qui fait appel on le sait bien à un tout autre imaginaire en Europe, raconte Maurice Tournier dans « Les jaunes : un mot-fantasme à la fin du 19e siècle  » : « la symbolique des couleurs qui imprègne les cultures extrême-orientales semble avoir surtout vu dans le jaune la lumière solaire et divine. L’Occident lui a fait en général un sort inverse: le jaune mat ou pâle, mais qui peut devenir éclatant quand le drapeau se retourne, y veut dire la trahison, aussi bien en terre d’Islam qu’en chrétienté. C’est la couleur de l’hérétique. De saint Louis, qui le premier, semble-t-il, a imposé aux juifs la rouelle jaune à porter sur le dos et sur la poitrine et des enlumineurs qui en faisaient, comme l’appellera d’Aubigné, la «couleur de Judas», aux victimes des autodafés de l’Inquisition espagnole, le jaune a pris l’habitude de revêtir les tenus à part, les exclus, voire les condamnés. Le pavillon jaune et le yellow jack n’ont-ils pas été les signalisations traditionnelles de la mise en quarantaine ? Au 16e siècle, portes et fenêtres des «traîtres» pouvaient être, en France, barbouillées de jaune par punition: ainsi pour le connétable de Bourbon et l’amiral de Coligny, retranchés de la nation.. Et, de nos jours, le nazisme, en même temps qu’il rechargeait de malédiction l’étoile jaune imposée aux juifs, a utilisé un écusson jaune pour distinguer les fous dans les camps d’extermination »« … » Un étonnant transfert d’idées… ou d’idéologie. On retrouvera plus tardivement encore ce concept, par exemple, dans la bande dessinée de H.P Jacobs, avec ces célèbres faciès « jaunes » du Secret de l’Espadon (ici à droite)…

DabiqLe contenu de Dabiq est loin de la bande dessinée, même si Photoshop (ou Paint Shop Pro) et les montages photos y règnent en maître (de lourds effets, mêlant souvent flammes et montages photos à la louche comme ici à droite dans le numéro 1). S’il est parfois similaire à celui d’Inspire, présente une variante fondamentale, nous explique le Huffington Post le 13 novembre 2014 : « la maquette du journal ressemble fortement à celle d’Inspire (le magazine diffusé par Al-Qaïda dans la péninsule arabique, rédigé en anglais, apparu en 2010 et piraté par les services américains en 2013). A travers ses 10 numéros, Inspire dont le format était attrayant, présentait aux djihadistes isolés des méthodes pratiques pour commettre par eux-mêmes des attentats, comme par exemple comment « incendier une voiture, en dix étapes ». Mais, selon certains experts, la ligne éditoriale de Dabiq est plus centrée sur l’idéal de construction d’un Etat fondé sur la charia (loi islamique) que sur l’incitation à l’action. « L’objectif n’est pas de pousser les jeunes musulmans occidentaux radicalisés à mener des attentats mais de les faire venir en Syrie », explique Peter Neumann, directeur du Centre international pour l’étude de la radicalisation, basé à Londres (L’Expansion, 10 juin 2014). »  Ce en quoi on peut dire que même les plus grands…

dabiqDès le deuxième numéro en effet, les visées apocalyptiques se multiplient, annonçant tout une progression à venir ver le Graal de l’Etat Islamique le plus grand possible. » Envahir la péninsule arabique et Allah va nous permettre de la conquérir. Il sera alors temps d’envahir la Perse et Allah nous permettra de le faire. Enfin, il est temps d’envahir Rome, et Allah nous permettra de le faire. » Voilà en substance ce que l’on peut lire dans le deuxième numéro du magazine djihadiste intitulé « The Flood » (« L’inondation »). De Constantinople on est donc passé à Rome, et depuis vendredi, visiblement, à Paris. Pour bien tout mélanger, ou plutôt pour montrer le but final, le numéro 4 de Dabiq affiche le drapeau de l’Etat Islamique flottant au milieu de la place du.. Vatican. La ville de Rome a cédé la place au symbole chrétien. La confusion est de mise, par définition. Le but est de choquer et de provoquer, exactement comme le comportement sur le terrain des décapiteurs .

essidLe magazine va ainsi égrener les griefs contre l’occident et enfiler les perles jihadistes au fil des numéros. Et très vite aussi, l’idée émise par Neumann s’effondrer : des images des tentatives d’actions kamikazes sont montrées , comme dans le N°8 ou l’attentat en Norvège d’Abū Ramadān al-Muhājir (de son vrai nom Omar Abdel Hamid el-Hussein) est abondamment commentée (et son corps abattu montré en pleine rue, mais aussi dans son cercueil : ces gens-là font dans le morbide et s’en repaissent tous les jours). Boko Haram apparaît aussi dans le panégyrique du magazine, présenté comme le leader du Jamā’at Ahlis-Sunnah lid-Da’wah wal-Jihād, un nom presque aussi long que la liste effarante de ses victimes. Les photos de cadavres ensanglantés sont à chaque coin de page, comme ceux des attaquants du raid sur le musée de Tunis, montrés abattus, gisant dans une mare de sang. Le catalogue Manufrance d’un laboratoire sanguin n’aurait pas fait mieux !  Mais il peuvent faire pire encore, car c’est dans ce même numéro 8 qu’apparaît la mise en cène savamment étudiée, avec photo au grand angle, d’un des exécuteurs de prisonniers, étendu mort au premier plan : derrière lui, un enfant, pistolet encore à la main !!! On pense que l’adulte photographié près de lui en uniforme militaire comme lui aurait été Sabri Essid, une vieille connaissance toulousaine du jihad. Le beau-frère de Mohamed Merah et celui qui l’a enterré.  Un deuxième, encore plus jeune est montré, au dos d’un prisonnier agenouillé. L’horreur totale !  Comme titre du chapitre, on a droit à « The Lion Cubs of the Khilafah« , mauvais jeu de mots évoquant de façon involontaire, peut-être, le film We Are Four Lions, qui montre toute la dynamique de ces thèses et de ce jihad devenu grand cirque médiatique  : un jour une décapitation, un autre des têtes enfichées sur des piques, un autre une crucifixion, un autre un écrasement par un char comme joyeusetés. Même la Rome de Caligula n’était pas allée aussi loin. L’agence commerciale de l’EI déborde d’idées , dès qu’il s’agit de la mort, qui semble être son unique sujet de prédilection. Le magazine ne se contente pas de ses pages internet, et propose aussi de télécharger des vidéos aux « sous titres en anglais, français, russe, turc et allemand » avec comme « vedette » à l’écran un des clones de « Jihadi John, muni d’un pistolet cette fois et non d’un couteau, affichant un superbe holster de cuir digne d’un cow-boy. Des indications sont données pour télécharger en même temps les lecteurs informatiques PC ou VLC; mais pas de renseignements pour les utilisateurs de Mac : seraient-ils tous réfractaires à la propagande de l’EI?

bikiniDans le numéro 10, les français (ou plutôt ceux parlant français) font une apparition en force. Tel « Abu Basir » alias Amedy Coulibaly estampillé « rahimahullāh », avait eu droit à deux pleines pages dans le N°6, avec l’interview de sa veuve, passée du bikini à la Burqa (ici à gauche), par Dabiq. Rien sur lui ou presque, tant il était peu religieux, mais l’occasion de balancer un texte sur le rôle des femmes, qui doivent rester dans l’ombre, selon Dabiq (on en n’était pas encore à vouloir en faire des kamikazes …), comme le raconte donc sa propre femme, « exfiltrée » en Syrie comme on le sait :« Apprenez votre religion ! Lisez le Coran, réfléchissez-y, et  pratiquez-le. Nourrissez votre amour d’Allah et de Son Messager. Il est essentiel pour vous d’aimer Allah et Son Messager plus que vous-mêmes, vos maris, vos enfants et vos parents. Suivez l’exemple d’Asiyah – la femme du Pharaon – qui a quitté Dunya pour Allah et l’au-delà, ien qu’elle était une reine et avait eu les richesses des biens de ce monde (de la Dunga. intgerview2Elle a été torturée et tuée raison de ce choix, mais Allah l’a gardée forte et l’a élevée au-dessus de beaucoup de femmes. Louange soit faite à Allah, le Clément et Généreux. Suivez l’exemple de Maryam (‘de sallam alayhis-) la chaste, la modeste, et obéissante à d’Allah, et vraie, Quels que l’un de ses plus grands traits, ce pourquoi Allah l’a choisie et élevée au-dessus de nombreuses femmes. . Louange soit faite à Allah, le Majestueux. Il y eu beaucoup de femmes nobles dans l’histoire, donc suivez leur exemple. Soyez patientes ». Pour mémoire la belle histoire de la femme du pharaon est qu’elle est morte sous les coups de fouet (« il ordonna alors de l’allonger sur une planche en bois, de lui attacher les mains et les pieds avec des piquets en fer et ensuite de la fouetter« ) ce qui lui a permis de monter au ciel direct. « Maryam » c’est Marie, la Vierge Marie des chrétiens, la mère de « Īsā, » comme est appelé Jésus dans le Coran… Pas une vie très folichonne, quoi…

good exampleMais aussi dans la page « Les chevaliers au pays des croisés » : on y distinguait outre Coulibaly, « héros du jihad » du jour (taxé de « good example »), Michael Zehaf-Bibeau (taxé de Rahimahullāh, lui aussi, à savoir devenu « compagnon de Mahomet », ce qui signifie qu’il a été tué, car il n’est autre que l’auteur de la fusillade d’Ottawa du 22 octobre 2014 !)) ou Martin-Couture Rouleau, « Rahimahullāh » lui aussi, alias « Ahmad le converti », un autre canadien ayant trucidé un militaire à St-Jean-sur-Richelieu en novembre 2014, décrit ici comme complètement fondu de sites jihadistes) ) ou encore « Abu Zubayr » et « Abu Khalid » tous deux désignés comme « Al Belgiki » avec Abu Umar, autrement dit Abaaoud lui-même : trois belges, donc, à l’honneur du magazine jihadiste… quel honneur !

threeCe sont ces deux-là qui sont en fait une des clés du problème. Soufiane Amghar et Khalid Ben Larbi, alias « Abu Zubayr » et « Abu Khalid » ont en effet été tués à Verviers en janvier dernier. Le frère de Soufiane, Mohamed Amghar, est alors en prison au moment des faits. Dabiq, lorsqu’il avait mis en avant Abaaoud, le tracteur de corps d’opposants à Bachar, appelé aussi Abou Omar Al-Soussi, aperçu dans la vidéo de la RTBF, avait aussi proposé un cliché des trois amis ensemble, tout sourires en Syrie (ici à gauche). Revenus en Belgique, les deux terroristes, connus de la Police belge, avaient logiquement,été suivis de près : deux« les policiers avaient placé des micros dans l’appartement de la rue de la Colline à Verviers. Ils en avaient aussi mis sur la voiture des deux suspects abattus. Sans ça, il est possibe qu’un attentat aurait eu lieu à Bruxelles le vendredi 16 janvier. Pendant plusieurs semaines, depuis début décembre, ils ont pu écouter des discussions en français, en arabe et en dialecte marocain (parfois difficile à comprendre) qui laissaient présager le pire ».  Ceux-là étaient donc revenus à ce moment-là à Verviers, et certainement avec eux celui que l’on présente aujourd’hui comme à la fois leur ami et l’organisateur des attentats de Paris. Il a été annoncé hier comme arrêté en Grèce (ou d’un homme qui lui « correspond »), où il serait donc resté depuis des mois, mais la confirmation n’a pas été faite. Il y avait envoyé une une photo de lui jouant les touristes pêcheurs prise en janvier 2015.

raid à lilleCette planque policière avait révélé qu’entre Paris et Bruxelles se préparait déjà quelque chose avant même janvier dernier, dans laquelle Abaaoud avait quelque chose à voir, avec d’autres sur place. « Plusieurs djihadistes étrangers auraient par exemple pu faire le voyage jusqu’en Belgique pour perpétrer les attentats. Ainsi, les conversations ont pu mettre en évidence que Billel Houdhoud (arrêté à Molenbeek pendant les perquisitions) devait aller chercher « le Grec », « Renault » ou « Volkswagen » (ces deux noms de code pourraient renvoyer à des djihadistes venant de France et d’Allemagne) dans la nuit du 2 au 3 janvier. » « Le grec » cité pourrait très bien correspondre à ce moment là à notre ex-fossoyeur en Syrie. En somme tout était déjà prêt pour un attentat de masse dès le début de l’année. Lors de la dernière Braderie de Lille, où aurait très bien pu aussi se produire le carnage, des snipers du Raid (cf photo) avaient été aperçus en nombre, pour l’une des premières fois de son existence. On craignait qu’ils profitent de la réunion de masse pour frapper… Mais en septembre, le groupe de Verviers avait déjà été décimé, alors que leur mentor était toujours vivant, lui. « Mais les enquêteurs ont très vite compris qu’il y avait quelqu’un de plus haut placé, qui coordonnait tout depuis la Turquie puis la Grèce. Ils ont pu identifier Abdelhamid Abaaoud, qui a changé jusqu’à cinq fois de téléphone pour éviter de se faire repérer, en vain. Il demandait à ses hommes d’être extrêmement prudents ». Bref, les belges savaient. Abbaoud avait donné des conseils de prudence : « il leur demandait de « changer de véhicule et surtout de regarder en dessous », par crainte des micros. Il recommandait aussi, ces derniers jours, de « se concentrer sur Bruxelles », de « tout entreposer dans un box ou un garage ». « Pour l’autre truc, ça craint », avait-il lâché, sans préciser la nature de ce qu’il ressentait comme une menace », écrit le journal Le Soir.

811470Les policiers belges, dès l’annonce du massacre à Paris de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher ont donc choisi de précipiter les choses, car leurs écoutes révélaient des indications comme quoi les terroristes de Verviers commençaient à s’échauffer sérieusement (photo RTL info) :  « les deux suspects abattus lors de l’intervention à Verviers, Sofiane Amghar et Khalid Ban Larbi, étaient par ailleurs très nerveux ces derniers temps. Un rapport indique qu’ils ne dormaient pas bien la nuit, se levant parfois à 4h du matin pour vérifier s’ils n’étaient pas surveillés. Les micros ont aussi enregistré des bruits où on comprend qu’ils faisaient jouer leurs culasses à vide. Autant d’éléments qui ont incité les enquêteurs à intervenir au plus vite ». Le 15 janvier, la Police intervenait … et tuait les deux terroristes, visiblement en pleins préparatifs. Il n’y avait pas eu que Verviers de visé ce soir là, mais aussi la périphérie bruxelloise francophone (Anderlecht) mais aussi sa périphérie flamande (Vilvorde et Zaventem), plus pour la première… Molenbeek !!!

Si la police belge pouvait se satisfaire d’avoir déjoué des préparatifs d’attentats contre des policiers (c’était semble-t-il l’objectif qui avait été prévu), la suite des événements allait vite annihiler complètement le gain de cette victoire contre le terrorisme, en le ravivant encore plus à la suite d’une incroyable histoire, d’une bévue lamentable de la presse belge, plusieurs mois après, en juin de cette année. C’est le journal laMeuse, qui allait se montrer véritablement complètement irresponsable, en effet, en diffusant deux clichés de la salle d’autopsie, celle des deux cadavres de Sofiane Amghar et Khalid Ban Larbi. Si les deux clichés choquaient, déjà au départ, c’est le deuxième surtout qui allait bondir au plafond. On y distinguait un homme débouchant une bouteille de Champagne devant un des marbres de l’Institut médico-légal de Liège.

autopsie

Son directeur aura beau se montrer « furibard » ce ne sera pas pour la publication elle-même mais son « interprétation « selon lui… mais il était déjà trop tard : fin juin, l’imbécillité de certains avides de scoop venait de donner l’occasion à des terroristes de se venger d’un acte scandaleux. Publier ça équivalait à mettre par terre tout le patient travail de la Police pour que ça ne se produise plus, ces attentats ou ces tentatives d’attentat. Le scandale était énorme, comme le seront les tentatives de se défausser sur cette inadmissible bévue mettant en danger des centaines de personnes ! Qui a cherché à manipuler qui, pour que ces clichés honteux paraissent ?? Est-ce seulement de la bêtise ? C’est difficile à croire tant elle est crasse !!! Qui a choisi le thème de la provocation infâme sans se soucier aucunement des conséquences avec les demi-fous d’en face ? En premier, donc, la Presse, qui n’aurait jamais dû faire paraître ces pages ! Le groupe Sud Presse, filiale du groupe Rossel, qui édite la Meuse est aussi celui qui édite La Voix du Nord ou Nord-Eclair il possède donc un sacré impact dans la population.

lurronsLe 17 février, deux autres Viervetois, Redwane Hajaoui, surnommé Abu Khalid Al Maghribi et Lofti, plutôt présentés comme deux joyeux lurrons par la Meuse,  menaçaient de Syrie à la fois la France et la Belgique. Ils menaçaient « de faire sauter Bruxelles ou Paris ». Or le plus jeune des deux, Aoumeur, 24 ans, faisait craindre davantage que son compère car il a fait partie de l’armée belge, « Il y a été recruté le 31 mai 2010 comme ambulancier dans la marine. Nous avons pu joindre un des ces anciens collègues qui souhaitent garder l’anonymat. La violence des propos tenus par Lotfi dans cette vidéo de propagande, choque ceux qui l’ont connu. L’homme avait brillamment réussi ses tests physiques et psychiques, avec des résultats au-delà de la moyenne. Il a notamment suivi une formation de base à l’armée, « lecture de carte, montage d’arme, s’en servir, et tout ce qui s’ensuit », précise la source anonyme. Précédemment il avait entamé des études de médecine à l’université de Liège » avait relevé avec acuité RTBF info. Tiendrait-on avec lui un des organisateurs des récents attentats de Paris ?

adlaniDans ce numéro de Dabiq, l’ineffable fossoyeur, qui ne semble pas avoir fait beaucoup d’études, se vantait entre deux imprécations islamistes. Il se vantait d’avoir échappé aux autorités de plusieurs pays, notamment. « Allah a aveuglé leurs vision et j’ai pu quitter le pays et revenir à Shām (en Syrie) en dépit d’avoir été  pourchassé par de nombreux organismes de renseignement. Tout cela prouve que le musulman ne doit pas craindre l’image de ballonnement de l’intelligence des croisés. Mon nom et la photo étaient partout dans les journaux mais j’étais en mesure de rester dans leur patrie, de planifier les opérations contre eux, et de partir en toute sécurité quand le temps est devenu nécessaire« . Le temps de s’attaquer à nouveau aux européens comme l’a demandé en septembre dernier Abu Muhammad al-Adnani al-Shami (ici à droite), de son vrai nom Taha Subhi Falaha,  le porte-parole officiel du Califat, qui avait appellé les musulmans vivant en pays de «mécréance» à y tuer les non-musulmans par tout moyen, sans nécessité d’une permission additionnelle, via un texte significatif : « Ô toi le Monothéiste, ne rate pas cette bataille où qu’elle soit, attaque les soldats et les partisans des tawâghîts, leurs armées, leurs polices, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs. Fais trembler la terre sous leurs pieds, rends leur la vie impossible, et si tu peux tuer un mécréant américain ou européen, et particulièrement un français haineux et impur, un australien, un canadien ou autre que cela parmi les mécréants en état de guerre, habitants des pays qui se sont coalisés contre l’Etat Islamique, alors place ta confiance en Allâh et tue le par n’importe quel moyen. Ne consulte personne, et ne demande de fatwa à personne » avait-il dit… d’où venait la notion de français « plus impur » qu’un autre dans la bouche d’un irakien enfermé dans une geôle américaine, on ne le saura sans doute jamais mais bon… l’homme n’était pas de bon conseil semble-t-il, en ordonnant  « Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le ». Voila quelqu’un qui n’a pas apprécié une spécialité culinaire française, me souffle un ami…ou a été forcé dans sa prison d’écouter du Mylène Farmer en boucle, je ne vois que ça, en effet…

vehabijaIl y a un gros problème avec ce fameux Al-Adnani : c’était en Irak un des tous premiers opposants armés à l’intervention US. Il a été arrêté  en mai 2005 par la coalition dans la province d’Al Anbar, caché sous le faux nom de “Yasser Khalaf Hussein Nazal al-Rawi”. Mais cinq ans plus tard, il a été relâché dans la nature : pourquoi donc, mystère. Mieux encore, quand on en vient (enfin) à savoir qui fournit l’argent pour éditer le fameux magazine jihadiste. Et là, surprise…  ou plutôt pas de surprise, pour les connaisseurs des milieux des services secrets. La maison d’édition s’appelle Al-Hayat Media, et c’est bien elle qui édite le magazine Dabiq. Or, comme conseiller religieux, le magazine emploie Bilal Bosnic, de son nom complet Rodolfo Toè Husein Bilal Bosnić (ici le jour de son arrestation). Etrangement en effet, cet homme, sinistre inconnu pour beaucoup est le plus grand leader religieux salafiste de… Bosnie !!! L’homme a toujours été très actif dans l’enclave dans les enclaves wahabites de Gornja Maoča et de Velika Kladuša. Or cela pose un autre problème : en février 2015 on y exposait le drapeau de Daech sur les toits !!! Depuis l’enferment de Bosnic, son successeur, Husein Kavazovic, vient tout juste de condamner les attentats de Paris. 217 combattants de l’EI originaires de Bosnie sont morts. L’homme souhaite visiblement calmer le jeu. Le rapport de  Jean-Arnault DÉRENS et Laurent GESLIN de 2013 sur la région était lui plutôt inquiétant, pourtant (2)

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Personnellement, j’avais fait plusieurs recherches sur la région, qui est aussi grande fournisseuse d’armes de contrebande. C’est devenu un article complet en décembre 2014. Cela concernait au départ Abu Zubeidah et son collègue Khalil Deek qui aux USA se faisait appeler Joseph Adams. Ils étaient en relation avec Ahmed Said Khadr, qui faisait alors en 2003 dans le caritatif. Huit ans auparavant, en 1995, les autorités pakistanaises avaient déjà arrêté ce même Ahmed Saïd Khadr, pour avoir financé l’attaque à la bombe de l’ambassade égyptienne à Islamabad. Il avait cependant été libéré suite à une intervention du Premier ministre canadien de l’époque, Jean Chrétien (Kadk était de nationalité canadienne !) ! Dans la famille Kadhr, l’un des fils Abdurahman, détenu pendant près d’un an à Guantanamo sous le titre de « combattant ennemi« , a été relâché sans procès aucun et vit depuis 2004 à Toronto. Il avait été capturé à 19 ans en 2001 par l’Alliance du Nord (de Massoud). Or ce fils a raconté de bien étranges accord passés avec la CIA, à Guantanamo même…
bocinja-f2be7Abdurahman Kadr affirmera en effet une fois relâché qu’il était devenu un espion de la CIA, dès 2002. « Khadr dit qu’on lui a donné plus tard un faux passeport et qu’il est monté à bord d’un jet Gulfstream appartenant au directeur de la CIA George TenetIl dit qu’après une escale au Portugal, il a atterri en Bosnie, où on lui a demandé de procéder à une opération d’espionnage dans les mosquées de Sarajevo. Il téléphoné à sa grand-mère Fatmah el-Samnah de Sarajevo et lui a demandé d’aller dans les médias canadiens et leur dire qu’il avait été forcé et qu’on lui refusait l’entrée de retour au Canada. Il a fini par solliciter l’admission à l’ambassade du Canada en Bosnie et a été rapatrié au Canada le 30 novembre 2003″. Encore une fois, la manipulation, cette fois de détenus de Guantanamo, était évidente. Qui était-il aller espionner en Bosnie, on pouvait s’en douter depuis les années 2000 en fait… la suite est dans le texte indiqué ici . Ça peut se résumer rapidement en cet étonnant communiqué (1):

aerocom« Quelques 200 000 fusils américains envoyés aux orces de sécurité irakiennes pourraient avoir été clandestinement transmises aux terroristes, comme on le craignait hier. Le contenu du dépôt de 99 tonnes d’AK47 devait secrètement décoller à partir d’une base américaine en Bosnie. Mais les quatre avions chargés des armes ont disparu. » 99 tonnes d’AK 47 !!! (en photo l’Aviacon Zitotrans RA-76352 (cn 1023411378) un des avions qui a servi aux transferts discrets, photo de Michael Van Bosch, Airliners.net )

destructionRetour (inattendu)  la Bosnie, donc !!! On y trafique, mais on y édite aussi une revue recruteuse de chair à canon, dont les fonds sont wahhabites, comme par hasard, ce sont aussi les partisans de la destruction des monuments anciens, dans leur doctrine, des destructions qui ont aussi une place dans la revue (voir ici à gauche) ! L’endroit du plus grand recruteur actuel de l’Islamic State of Iraq and Levant (ISIL, ou ISIS, appelée désormais DAECH), ce qu’on oublie de dire. Pour Bilal Bosnic, par exemple, James Fowley était un espion et devait donc être exécuté. ce qui a été fait par les tueurs, manifestement. Avant de se faire arrêter le 3 septembre 2014, on avait appris que Bosnic venait de recevoir un « don ». De 100 000 dollars, offerts par un « riche koweitien resté anonyme« … retour aux mêmes soutiens ! Bilal Bosnic, l’imam de Bocinja Donja !  Le monde est bien petit, parfois !!! Pour ceux qui cherchent encore l’argent de DAECH, ou les financiers de la décérébration, c’est plutôt simple en effet : un câble oublié de Wikileaks, en date du 30 décembre 2009 [09STATE131801] citait Hillary Clinton, qui affirmait alors que « les donateurs en Arabie Saoudite constituent la plus importante source de financement des groupes terroristes sunnites dans le monde entier (voir ci-desssous l’extrait). »

clinton

Comme le conclut Romain Caillet, un chercheur spécialiste de l’Etat islamique : « Daech fait sa com. Quand l’EI met une personne en avant, vous pouvez être sûr qu’il n’a pas beaucoup de pouvoir. C’est plus une mascotte. Les opérationnels restent dans l’ombre. Chaque fois qu’un haut gradé meurt, on apprend sa biographie ensuite. » Les soutiens  saoudiens ou koweitiens, eux, restent dans l’ombre, comme est resté dans l’ombre de la CIA l’enclave fort spéciale de Gornja Maoča… d’où se sont évaporés en 2006 près de cent tonnes de Kalachnikovs !!! Je vous laisse calculer le nombre d’attentats à Paris que ça permettrait. Ou plutôt, non, ne cherchez pas à calculer… ça va vous rendre malade.

 

obsessiondvdPS : point de détail à noter, tous les exemplaires de Dabiq se trouvent aussi distribués par The Clarion Fund (c’est d’ailleurs là que je les ai trouvés !). Comme je l’ai déjà démontré, cet organisme fait comme SITE ou le Memri : à savoir qu’il fait la promotion indirecte du Jihad, alors que derrière les trois ce sont des israéliens, dont pour le Memri l’ancien responsable du Mossad, pas moins. Ce qui s’appelle jeter de l’huile sur le feu en effet !!! C’est le même organisme qui avait produit le DVD  » Obsession: Radical Islam’s War Against the West, » qui avait été glissé gratuitement dans la presse américaine juste avant les élections US. L’un des principaux financiers de l’opération s’appelant Sheldon Adelson !!! Il n’y a pas que la Bosnie dans l’ombre. Manipulation, vous avez dit ?.

Re-PS : selon les toutes dernières informations , le N°12 de Dabiq est sorti avec un « scoop« . Des journaux qui n’ont en rien vérifié l’origine du « scoop » l’annoncent déjà comme vérité. Diabolique utilisation des médias !!! Ils avaient fait le même coup pour la pseudo « monnaie » islamique, dans laquelle tout le monde s’était engouffré !!!
(1) Des transferts supervisés par des marchands d’armes eux aussi bien connus, dont un qui perdra la vie en tentant de s’immiscer dans le trafic d’armes géré par l’US Army, ceux dénoncés dans un rapport européen : « les 3/4 des noms cités dans le rapport européen étaient en fait des noms d’emprunts de compagnies moldaves, signés Victor Bout. Parmi eux, l’Illyushin 76 ER-IBV (serial 3423699) d’Aerocom, vu aussi souvent à Ostende, responsable du transfert de 99 tonnes de munitions (en plusieurs voyages) à Bagdad, par un contrat sous la responsabilité d’un homme connu : le mercenaire Stoffel, de la Wye Oak Technologies. C’est au retour de sa visite au dépôt de Taji, et en sortant du bureau de Petraeus qu’il périra dans une embuscade : un de plus dans le placard. « Le 8 Décembre 2005, Stoffel est allé à la base militaire irakien en dehors de Bagdad, à Taji, examiner le stockage des armes et de l’équipement. Taji est soupçonné d’avoir été l’un des sites où les équipements fournis par des entrepreneurs américains nouvellement arrivés étaient également enregistrées. Lors de son voyage de retour de la base à Bagdad il a été pris en embuscade par un groupe inconnu auparavant ; se décrivant comme « les Brigades du Jihad Islamique. » Après son assassinat, Wye Oak Technologies a perdu leur contrat avec le ministère irakien de la Défense et avec elle le droit de vendre les surplus militaires irakiens »….

(2) Extrait symptomatique du problème en Bosnie :  « Certains parcours sont plus surprenants, comme celui du « wahhabite » bosnien Bajro Ikanović, originaire de Hadžići, non loin de Sarajevo. Blessé à la jambe dès son arrivée en Syrie, lors d’une rixe avec un autre groupe de mujahidin, il aurait, selon l’hebdomadaire Dani, refusé d’être rapatrié au pays. L’homme est tout sauf un inconnu : fin 2005, il était arrêté en Bosnie-Herzégovine en possession de vingt kilos d’explosifs destinés à commettre un « attentat en Europe occidentale », condamné à huit années de prison pour « terrorisme », avant d’être libéré pour « bonne conduite » aux deux tiers de sa peine7. Après sa sortie de cellule, Bajro Ikanović ouvre chez lui, en 2010, une école néo-salafiste, puis un centre de désintoxication pour alcooliques et toxicomanes dans une ferme de Hadžići. Son véritable travail restait toutefois d’être « percepteur » pour le compte de Dragan Stajić Sijalić, l’un des principaux trafiquants d’armes et de drogues entre la Bosnie et la Serbie. Avant sa conversion à l’islam radical, Bajro Ikanović était connu comme un petit dealer, et il aurait accumulé de lourdes dettes auprès de puissants parrains locaux de la drogue – notamment Naser Orić, l’ancien chef de guerre bosniaque de l’enclave de Srebrenica, condamné en 2009 par la justice bosnienne pour divers trafics, et Naser Kelmendi, le grand parrain balkanique de la drogue, arrêté à Pristina le 6 mai dernier. Bajro Ikanović semble avoir préféré le « confort » très relatif d’un hôpital syrien à un retour précipité au pays. » Page 14 du rapport, les auteurs citent le Montenegro comme nouveau foyer de danger islamiste. « Les cercles néo-salafistes au Monténégro sont en effet mentionnés comme une « menace » dans les récents rapports de l’Agence de sécurité nationale (ANB), même si la police assure toujours que la situation est « sous contrôle ». Des groupes actifs sont recensés à Rožaje, où ils vont prier à la vieille mosquée Katunska, mais surtout à Plav, qui fait figure de « centre » salafiste dans le pays. »

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  1. avatar

    A noter que dans le dernier numéro de Dabiq, les deux otages exécutés hier avaient été « mis en vente » contre rançon. J’ai bien un lien, mais je ne vous le montrée pas, tant le procédé est écœurant.

    ils les avaient habillés de tenues… jaunes.