Accueil / L O C A L I S A T I O N / AFRIQUE / Attentats de Paris : Artigat, un second Molenbeek, et la terrible responsabilité de Sarkozy
attentats de Paris

Attentats de Paris : Artigat, un second Molenbeek, et la terrible responsabilité de Sarkozy

C’est dans une interview de Patrick Cohen (que je salue ici (1) du juge Trévidic, désormais nordiste, qui a fait tilt. Au détour d’une explication sur l’incapacité des services secrets à serrer les jihadistes (« on a eu beaucoup de chance » jusqu’ici, affirme-t-il ce qui pour le moins sonne comme un bel aveu d’échec complet des services de surveillance !) un mot précis est apparu. Ecoutez bien, c’est ici à 1’28 » du début : « tout le groupe de Toulouse-Artigat » est parti en Syrie, dit-il… Artigat ? Mais ça fait plus de sept ans que j’en parle sur le net comme point de départ de ce ratage monumental ! Sidérant !!! Car il est temps d’y revenir, à cette fameuse cellule terroriste toulousaine, et surtout de regarder en détail ceux qui s’en sont occupés de près. En les laissant véritablement faire, comme j’ai pu le dire à plusieurs reprises. Or, à ce moment là, il y en a un qui bombait le torse, déjà, en déclarant que « les islamistes seraient pourchassés sans relâche ». Il s’appelait Nicolas Sarkozy, en qualité de ministre de l’intérieur, puis en tant que président, en 2007, avec l’aide à ce moment-là l’aide de son ami corse Bernard Squarcini. Les deux critiquent aujourd’hui vertement le pouvoir en place, pour des choses dont ils sont en grande partie responsables eux-mêmes. Retour sur le premier foyer de jihadistes syriens découvert en France il y a bien longtemps… et jamais véritablement démantelé, ni véritablement inquiété… voire pire encore, même…

trévidic interviewCommençons d’abord par une évidence : à la suite des terribles attentats de Paris des années 90, les islamistes radicaux affilés au GIA algérien ont été obligatoirement placés sous surveillance. En 2001, juste après les attentats du 11 septembre, à Toulouse,  lors de l’explosion de l’usine AZF, un groupuscule islamiste toulousain est soupçonné d’en être  l’auteur et certains sont interpellés près d’Agen.  En fait, le lien avec la piste islamiste provient de soupçons portant sur l’employé Hassan Jandoubi, qui a été tué dans l’explosion, et qui aurait fait partie du groupe d’Artigat : mais c’est plutôt une thèse complotiste poussée en avant par Me Daniel Soulez-Larivière, l’avocat qui défendait Total lors du procès. L’enquête des RGs avait bien fait un lien avec une appartenance, chez Jandoubi, mais c’est celle de Miloud Reziga, dont le père dirigeait alors le Dawha el Tabligh, un groupe plutôt lié à la mouvance pakistanaise, qui était aussi sous surveillance dans la région. Mais le même rapport des RGs exprime surtout l’idée que ce groupe est alors en perte d’influence idéologique, face à celui… d’Artigat ! Raisonnablement, la lecture (fastidieuse) de toutes les dépositions policières permettent d’écarter la thèse complotiste pour AZF  (lire ici et) : mais en revanche, on peut déjà retenir que le groupe d’Artigat fait bien déjà l’objet d’une surveillance étendue, à l’époque… La preuve que déjà, la police avait à l’œil cette mouvance… depuis déjà 10 ans, en effet !

corel houseCela a même démarré il y a 25 ans maintenant car c’est à cette époque que tout a commencé : « En 1990, il n’y avait rien, ou presque. Une vieille bâtisse tout au plus. Le lieu dit Les Lanes était quasiment vierge. Puis, un groupe d’islamistes est venu. Après avoir un temps séjourné dans une ferme du village, ils ont acheté 62 hectares de terrain qu’ils se sont partagés. Venus de diverses régions deFrance, et pour la plupart des Français de souche convertis, ils vivaient en communauté, isolés, quasiment ignorés des gens du bourg d’Artigat. À leur apogée, ils étaient une dizaine de familles. Leurs enfants n’allaient pas à l’école, leurs parents se chargeaient eux-mêmes de leur dispenser des cours conformes à leurs principes religieux. L’inspection académique leur rendait visite de temps à autre. » relate la presse locale. Bref, on est en face d’un groupuscule à tendance religieuse, qui vit replié sur lui-même, exactement comme le fait une secte :  pour Thomas Barnouin, cela explique aussi sa facilité à être passé des Témoins de Jehovah à ce groupe islamiste. Barnouin sera tellement séduit par sa nouvelle religion qu’il s’inscrira même en en 2001 à  « l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon », dans la Nièvre, qui forme des imams et des théologiens (il n’ira pas loin dans le cursus, pas assez « orthodoxe pour lui) !!! Une secte, donc. Avec tout ce que ça comporte : des bâtiments, des fidèles… et un gourou, surnommé « l’émir blanc » qui est… syrien d’origine, et se nomme Al-Dandachi mais qui se fait appeler Corel ou parfois Qorel (à gauche la photo de sa maison prise en 2007 par la Dépêche du Midi et ici plus récemment) ! Anecdotiquement, c’est à Artigat qu’a eu lieu au XVIeme siècle l’étrange histoire de Martin Guerre, devenue film à succès. Et déjà l’histoire d’un énorme mensonge !

les lanesC’est un hameau perdu (ici à droite) à moins de 2 km d’Artigat, mais qui est déjà l’objet d’une surveillance discrète des policiers français depuis des années, avait raconté la Dépêche dès février 2007 : « les Lanes est un hameau perdu dans les hauteurs à l’écart du village d’Artigat. C’est un cul-de-sac, mais avec une fréquentation plutôt inattendue. Des voitures, non immatriculées dans l’Ariège, y viennent, conduites par des islamistes, voile de rigueur pour les unes, longues barbes pour les autres. D’autres voitures, conduites par des agents des RG ou des gendarmes, celles-là, visitent plus ou moins régulièrement le lieu. Voilà plusieurs années que l’endroit est surveillé, et les conversations téléphoniques écoutées. Deux perquisitions au moins ont eu lieu ces six dernières années. Ces allées et venues ont pour origine la présence, il y a quelques années, de ce qu’un habitant d’Artigat qualifie de « colonie », tout en ajoutant que « ces gens-là ne gênent personne : ils ne font pas d’histoires et on ne les voit presque jamais. » Des islamistes, pionniers des Lanes ont construit de leurs mains presque toutes les maisons qui s’y trouvent, au début des années 1990. Depuis, la communauté a perdu de son élan, ses liens de solidarité, et a décliné. La plupart des maisons ont été rachetées par des nouveaux arrivants, sans aucun rapport, ou servent de résidences secondaires à des musulmans pratiquants, essentiellement toulousains ». Parmi ceux qui sont restés, il y a surtout l’émir autoproclamé, Olivier Corel. L’organisateur véritable de la filière syrienne de jihadistes, en réalité. Car le groupe qui passait pour des personnes sans histoire mène loin, très loin…, dont au détour la Belgique, via la première kamikaze européenne morte en Irak,une pauvre fille manipulée, Muriel Degauque.

montraudanCela a commencé il y a bien longtemps en effet à Artigat, cette histoire de terrorisme. Il y a dix ans aujourd’hui. et même bien avant… Comme par hasard, on y est retourné le 18 novembre dernier, pour y effectuer des fouilles après les attentats de Paris, preuve que l’endroit est toujours aussi « sensible », disons (et on vient d’y retourner ce matin du 24 novembre !). Et il y a de quoi en effet quand on se remémore ce qui s’y est passé. L’un des premiers articles inquiétant sur le groupe terroriste émane de La Dépêche, c’est après l’interpellation bien tardive (en mars 2007) menée contre des islamistes à Toulousetie (à gauche une photo du journal faire dans le quartier de Montraudan). Une interpellation dont l’origine n’a rien à voir avec ce qu’on avait pu être constater sur place par la surveillance policière régulière : c’est simplement en remontant un peu dans l’autre sens les liens entre deux personnes arrêtées que les policiers se sont retournés vers Artigat… car en réalité, c’est la Syrie qui avait déclenché l’alerte, et non les fins limiers français, qui n’avaient paraît-il rien décelé (on va voir un peu plus loin si c’était le cas ou pas : en tout cas les islamistes avaient déjà appris l’art de ne pas faire de vagues et de se fondre dans le paysage : le propre de ce qu’on appelle une cellule dormante de terroristes, justement !). En décembre 2006, en effet, en Syrie, à à Hamah, deux jeunes hommes, des français ont en effet été arrêtés par la police d’Hafez el-Assad. Un Albigeois de 28 ans (Thomas Barnouin, alias Abdelhakim, qui a d’abord été Témoin de Jéhovah avant de devenir musulman), et un Toulousain de 22 ans, (Sabri Essid). Selon les enquêteurs français, deux jeunes désireux (déjà ?) d’aller jouer les kamikazes en Irak : «  des frappés qui étaient prêts à se faire sauter en Irak », lâche alors une source proche de l’enquête ». Ils sont tous deux expulsés par l’Etat syrien: les voilà donc forcés d’être récupérés par la SDAT française à qui ils ont échappé au départ (les voilà aussi fichés par la même occasion, du moins on l’espère)… une SDAT qui les embarque fissa au bas de l’escalier de l’avion les ramenant en France. Cela contraint aussi cette même SDAT à faire des vérifications, à Artigat, où ils se rassemblaient… mais aussi dans les quartiers de la Reynerie, à Papus, aux Izards, et aussi dans la banlieue parisienne, à Torcy, où au total 11 personnes sont arrêtées. C’est un groupe de bonne taille, une cellule complète d’activistes, dont  Stéphane Lelièvre (sur lequel on trouve difficilement des renseignements), Imad Djebali, Mohamed Megherbi et Sabri Essid. On croirait reformé le groupe de Ressam à Montréal ! Aux policiers français, Essid dira avoir été torturé par les policiers syriens, ce qu’un examen clinique prouvera…

Les policiers, en comparant leurs fiches entre elles et celle des RG constatent qu’il en manque un à l’appel de la rafle : il s’appelle Miloud Cachou. Ils ne le retrouveront pas vivant : il meurt en affrontant les forces américaines en Irak la même année. C’est l’ami d’enfance de Mohamed Merah; il n’avait qu’un an de différence avec lui. La destinée de Merah devait être la aussi, encouragée par son frère Abdelkader, le manipulateur, et sa sœur Souad, qui ne le reniera jamais. Ils se connaissent tous entre eux : la famille Chacou rachètera par exemple la voiture de Sabri Essid : la fameuse Mercedes.  En février 2007, la sous-division anti-terroriste de la police judiciaire démonte donc à Toulouse ce qui est appelé la «filière d’Artigat». « Ses ramifactions vont jusqu’en Belgique, en Egypte et en Syrie » nous dit la presse (on y ajoute Torcy).  Le but de l’organisation est d’envoyer des jeunes combattre les américains en Irak , en les faisant tous passer par  l’Irak. Parmi les suspects :on trouve Sabri Essid, Thomas Barnoin ou encore Imad Djebali et « Abdelnasser », alias Abdelkader Chadli, qui est en lien avec le Front islamique tunisien et le GIA algérien. Ce dernier semble être considéré comme le leader du groupe selon les policiers. On trouve déjà aussi Abdelkader Merah, le frère de Mohammed et de Souad, « qui sera inquiété par les investigations du juge anti-terroriste mais finalement pas poursuivi » nous dit la presse. Les deux frères Merah passent au travers du filet alors qu’Essid, par exemple, écope de 5 ans de prison et sort en 2010 (sa préventive comprise). Abdelkader a le temps libre, lui d’aller visiter l’Egypte à plusieurs reprises avec femme et enfant, pour s’y faire endoctriner encore davantage. On peut penser que ces  nombreux déplacements sont suivis… enfin, s’il le sont comme ceux de son petit frère, ramené de force en avion à Toulouse en 2010 après s’être fait attraper… au  Pakistan, on peut tout craindre….

clain surveillanceLe groupe au comportement étrange avait pourtant fait l’objet d’une note très précise de la DCRG (absorbée en 2008 dans la DCRI, celle de Squarcini !) section Toulouse, dès le 19 octobre 2006, retrouvée ici à droite. C’est Abdelkader qui est visé, et taxé de « militant salafiste ». On y trouve déjà tout, dans cette note : un véhicule, une Mercedes noire dont les policiers ont repéré et noté l’immatriculation preuve d’une surveillance et d’un suivi, mais aussi d’emblée les noms de trois protagonistes d’attentats à venir. Le groupe suivi par la DCRG est appelé celui « d’Omar Clain » considéré comme le leader. C’est bien entendu le Fabien Clain dont on a très vite reconnu la voix revendiquant les attentats récents de Paris, puisqu’on possédait son enregistrement depuis… près de 9 années au minimum…!!! Des liens familiaux les unissent : Fabien Clain a vu une de ses sœurs épouser Mohamed Megherbi. tous sont des amis du quartier sensible de Cantepau, surveillé lui aussi par la Police. Sabri Essid, qui deviendra le demi-frère par alliance de Mohamed Merah, est cité en premier : comme on le sait aussi aujourd’hui, c’est celui qui a été reconnu récemment sur des photos en train d’amener un jeune enfant à tuer d’un coup de pistolet derrière la tête un prisonnier de ces terroristes. Cet enfant n’étant autre que son propre beau fils d’une douzaine d’années, très certainement !  Des liens étroits les unissent tous : Sabri Essid avait rencontré Mohamed Merah en prison, et c’est lui qui a été filmé au cimetière le mettant en terre. Cette fiche de surveillance cite aussi… mohamed merahles DEUX frères Merah. Or, dans tout ce qui a pu être dit à propos du plus jeune, on avait retenu que sa conversion religieuse avait été nettement plus tardive. En 2006, en effet, il n’a en effet que… 18 ans !!! Son frère, Abdelkader semble avoir particulièrement été suivi par les services de la DCRG  : il se fait surnommer « La Fouine » selon le rapport. Un suivi qui est allé jusque trouver une photo, déjà à cette époque, où l’on distinguait, nous disent les policiers, les deux frères posant avec d’un côté un Coran et un autre un couteau de boucher. Le Coran ne se mangeant pas, manifestement, on suppose que de montrer une arme blanche avait un autre but… Est précisé aussi dans le rapport le goût de Mohamed Merah pour la moto, dont on retrouve aussi un cliché sur le net (fourni ici par FR3). Le dernier cité de ce rapport étant Olivier Corel, l’émir autoproclamé de la cellule d’Artigat…

201301312048La presse locale commente les arrestations avec l’interview d’une habitante pleine de bon sens  :  «Des rumeurs circulaient à Artigat, dit-elle. Ça allait loin. Certains allaient jusqu’à dire qu’ils étaient impliqués dans les attentats de 1995 à Paris ! » Elle ajoute : «Vu qu’ils avaient un mode de vie repliés – tout était fermé chez eux-, on ne peut pas éviter d’être soupçonneux.» Quant au dernier chef de famille islamiste du hameau, il considère que M. Corel est « un imbécile qui se prend pour le savant qu’il n’est pas ». Pour lui, c’est un « escroc », et il a deux facettes : « devant les gens du coin, il est plus français que les Français, et avec les petits jeunes musulmans de banlieue, il se la joue pur islamiste ».  Toute seule, elle avait fait le lien avec le GIA, les attentats qui avaient dévasté Paris en 1995, déjà cette bande de jeunes à l’esprit déformé par un gourou manipulateur roi de la Taqiya. Quand une caméra s’approche de lui, il coupe du bois (une « corvée de bois » ?, la photo est de la Dépêche du Midi) et dit qu’il n’a rien à voir avec tout ça. Et le lendemain, il prononce le divorce de Mohamed Merah qui précède ses attentats ! Une analyse que les services secrets français n’auraient pas su faire ? « La voisine d’en face est moins étonnée. Résidente depuis six ans, elle avait repéré le ballet des voitures de gendarmes. Ces derniers n’avaient d’ailleurs pas manqué de la questionner sur les anciens propriétaires à son arrivée, et de la prévenir : « Vous risquez de nous voir passer souvent. » Ce qui signifiait bien que les policiers savaient quelque chose sur les occupants du lieu ! Les habitants locaux étaient intrigués par les allées et venues des membres de la « secte », ou de leurs absences pendant des semaines : un des « toulousains » d’Artigat, Fabien Clain a en effet la bougeotte, déjà, juste avant de venir définitivement s’installer sur place : « en 2003, Fabien Clain et sa femme décident d’aller vivre à Bruxelles, parce qu’il y a « des centres permettant d’apprendre la religion ». De fait, si Fabien Clain apprend la religion, il se prépare aussi déjà au djihad. Il participe à des camps d’entraînement dans les Ardennes, avec « barbecue, kayak », mais aussi course à pied et endurance. Mais c’est difficile de vivre et gagner sa vie à Bruxelles : son petit business sur les marchés périclite à cause « des autorisations ».  De retour à Toulouse, il continue : « il organise même des séances de self-défense et de jogging dans le parc de la Reynerie, à Toulouse. Il a trouvé un coach qui leur apprend des techniques de karaté. L’entraînement tourne court au bout de quelques sessions : ils se rendent compte qu’ils sont surveillés par la police. » Il aurait vécu aussi un temps à Utrecht. On aura noté, bien avant tout le monde, les « entraînements » comme ceux des groupes Forzane Alizza ou Sharia4Belgium. Ces gens-là, quand ils faisaient du sport, pensaient guerre !

france riotsDes policiers placés à l’époque sous la direction d’un ministre qui gesticule beaucoup envers les islamistes, dont il a fait un enjeu de sa politique pour contrer son ennemi qu’il souhaite « accrocher à un croc de boucher », à savoir Dominique De Villepin, dont il rêve de prendre la place. Leur rivalité culminera en 2005 avec des émeutes de banlieue, déclenchées de la mort à Clichy sous Bois de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré le , qui obligeront ce même De Villepin a décréter le couvre-feu dans le pays, ce qui n’avait pas été fait depuis la Guerre d’Algérie. C’est lors de ces émeutes que le 31 octobre 2005 que Sarkozy avait eu cette phrase à Argenteuil : « vous en avez assez, hein,  de cette bande de racailles, on va vous ne débarrasser » avait-il dit dans une mise en scène filmée, le Préfet de Police à ses côtés.  Nicolas Sarkozy et les banlieues, c’est le pompier pyromane. Les RGs lui ont remis un rapport disant que ces émeutes sont spontanées, il y voit la main… des islamistes. Et le clame tout haut là aussi. Il promet 100 expulsions « d’étrangers », il en effectue… 10. En pointant des « étrangers », Sarkozy trompe le monde et un avocat le lui fait remarquer , « d’avoir fait une annonce politique à l’Assemblée nationale qui ne correspond pas à la réalité des événements, puisque la majorité des jeunes impliqués sont français» Mieux encore quand il déclare le 29 septembre 2005 qu ‘il expulse aussi des imams radicaux :  « dès cette semaine, un ressortissant algérien connu pour ses propos haineux envers notre pays (…) va être expulsé », a déclaré M. Sarkozy. « Une dizaine d’autres personnes, signalées pour promouvoir un discours islamiste radical, seront renvoyées vers leur pays d’origine d’ici à la fin du mois d’août », a ajouté le ministre. capture INA Sarko« Pour ceux qui sont de nationalité française, je veux par ailleurs relancer des procédures de déchéance de nationalité », a-t-il réaffirmé. M. Sarkozy a souhaité par ailleurs qu’une « surveillance accrue soit mise en place sur les passagers de certains vols internationaux »« Ce travail se fera essentiellement à partir de rapprochements de fichiers autour des personnes qui voyagent en direction de pays comme le Pakistan, la Syrie et l’Afghanistan, qui peuvent être considérés comme des destinations sensibles et qui sont en tout cas des lieux de passage vers l’Irak« , a-t-il précisé. » Du bon usage des « fiches » S, on suppose… Sarkozy, comme à son habitude, promettait ce qu’il ne tiendrait pas. Cela ne semblait pas concerner Artigat, en tout cas, puisque de 2005 à 2007 un imam radical envoyait toujours toute une flopée de jihadistes combattre en Irak, en passant par la Syrie, par le bus ou par l’avion… Nicolas Sarkozy, jeteur d’huile sur le feu, aurait-il été tenté de faire la même chose avec ces jihadistes toulousains que ce qu’il avait fait avec les banlieusards, à savoir de la provocation, ou pire… de la manipulation ?

Est-ce cela aussi qu’il a tenté de faire avec l’UOIF, organisation responsable d’une trentaine de mosquées en France (dans le Nord, sur les 103 existantes, ils dirigent celles de Lille-Sud, Villeneuve-d’Ascq et Raismes), créée en Meurthe-et-Moselle en juin 1983, mais qu’il a poussée en avant, et qui organise chaque année la plus que discutable Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMF), appelée aussi le « Congrès du Bourget. « Depuis 2003, cette fédération d’associations est devenue un interlocuteur privilégié de l’Etat français pour la gestion de l’islam en France. L’UOIF occupe actuellement un tiers des sièges au Conseil français du culte musulman (CFCM), l’instance officielle mise en place en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Comment expliquer une telle ascension en deux décennies? Quelles sont les véritables intentions de l’UOIF et de sa «maison mère», l’Union des organisations islamiques en Europe, basée à Londres? » Des « orthodoxes », on sait pourtant ce que ça signifie dans le monde islamique. « Quel est le poids réel de cette mouvance qui puise ses références dans la doctrine des Frères musulmans ? », écrit l’Express  par les deux plumes de  Jacqueline Remy et Boris Thiolay et dans un article fort bien documenté publié le « L’UOIF représente non pas la mouvance «orthodoxe», mais la mouvance intégriste de l’islam. Il y a une différence entre la radicalité cultuelle – les traditionalistes chez les catholiques, les fondamentalistes chez les protestants, les orthodoxes pour les juifs – et la radicalité politique: l’intégrisme. La radicalité cultuelle est une option personnelle, une pratique privée sur laquelle personne n’a à se prononcer. La radicalité politique, en revanche, doit être source de débat. Nous avons tendance à confondre les deux, surtout quand il s’agit de l’islam. L’UOIF est porteuse d’une radicalité politique, l’intégrisme, et elle est en cela une organisation dangereuse, d’autant plus dangereuse qu’elle prétend incarner un islam majoritaire en France et en Europe. Si elle représentait vraiment un tiers des musulmans de France, comme son poids au CFCM le laisse croire, cela signifierait que, sur 3,5 millions de personnes potentiellement musulmanes en France, au moins 1 million seraient intégristes: c’est absurde! Il n’y a pas 1 million de sympathisants de l’UOIF en France. »  Bref, Sarkozy avançait ses pions, dans le domaine religieux, lui continuant à se signer en public, ce qui faisait désordre en République laïque.


img5290204782abcNicolas Sarkozy, chantre du passage de Karcher de banlieue, a bel et bien fait la promotion, en même temps de la branche la plus dure de l’islamisme, la plus réactionnaire (ne peut-il se passer de réaction partout où il passe ?), mais il semble aujourd’hui l’avoir complètement oublié depuis (il est fort à ce jeu en fait !). Celle qui affirme, notamment, que « Le Coran est notre Constitution » à savoir qui n’accepte pas véritablement les lois de la République ! Ce n’est plus un pompier pyromane, c’est un simple incendiaire, qui n’a aucune envie d’éteindre le feu !!! Un incendiaire qui envoie des troupes spécialisées bouter davantage encore le feu : en 2006, au Bourget, c’est ainsi a député UMP des Yvelines, Christine Boutin, future ministre sarkozienne, qui participe à un débat intitulé « Vivre ensemble : obstacles et aspirations ». Un Bourget qui ce week-end là reçoit comme conférenciers Hani Ramadan et Hassan Iquioussen !!! De petits malins retrouveront plus tard la même Boutin à la télévision iranienne, voilée, en compagnie de  Jean-Claude Martinez, ex FN, suspendu en 2008 pour s’être présenté contre un certain Louis Aliot…
hassan-iquioussen copieOr  Iquioussen (ici à gauche) a un lourd passé derrière lui, déjà, à ce moment là avec toute une série de déclarations polémiques : « en 2003, Hassan Iquioussen a donné une conférence publique enregistrée et diffusée sous forme de cassette audio sous le titre La Palestine, histoire d’une injustice. En janvier 2004, le journal L’Humanité a révélé la teneur des propos tenus lors de cette conférence2. Hassan Iquioussen y qualifiait les juifs d’« avares et usuriers » et d’être « le top de la trahison et de la félonie ». Il les accusait de « comploter contre l’islam et les musulmans » ou encore de « [ne pas vouloir] se mélanger aux autres qu’ils considèrent comme des esclaves ». confIl attribuait le schisme qui a divisé l’islam « à un juif yéménite converti pour détruire l’islam de l’intérieur » et présentait Mustafa Kemal Atatürk comme « un converti hypocritement à l’islam » pour la même raison. Il accusait les sionistes d’avoir poussé « Hitler à faire du mal aux Juifs allemands pour les forcer à partir » et présentait le président égyptien Anouar el-Sadate comme un « agent américain » tandis que Yasser Arafat et ses hommes étaient accusés de dépravation. Hassan Iquioussen y faisait également l’éloge de Hassan El-Banna, le fondateur des Frères musulmans. » Hassan El-Banna, d’où proviennent toutes les idées, notamment antisémites que professent les membres de la cellule d’Artigat (2) !! Iquioussen, on le retrouvera donc sans trop de surprise auprès d’Alain Soral. Dans une vidéo postée en décembre 2013il déclare en effet que : « Alain Soral dit des choses très intéressantes, très intelligentes, pertinentes, et parfois, on peut très bien ne pas être d’accord avec lui. » Un incendie, ça peut couver longtemps, avant d’éclater, surtout si on l’entretient. A Artigat, ils étaient chauds comme des braises en 2011. Prêts à attaquer une école juive, par exemple… !!!

squarcini sarkoEt pour ce qui est de la cellule de Toulouse, l’ex ministre de l’intérieur devenu président en 2007 s’en occupe toujours, à sa façon, disons, en confiant le dossier à un ami proche, devenu superviseur de toutes les Polices, en marchant sans vergogne sur les plate-bandes de la DGSE (ce qui lui attire de sérieuses rivalités, y compris au sein des supporters et supportrices de Sarkozy, telle Rachida Dati). Il s’appelle Bernard Sqarcini (photo à gauche signée France-Soir), et dans son bureau personne n’a remarqué un détail saisissant : c’est un bête cendrier, décoré aux couleurs du drapeau syrien. Un cadeau de ses amis, ceux des services secrets du pays, ceux de Bachar el Assad reçu en grande pompe le 14 juillet 2008 en France… Une filière de jihadiste exportait sa chair à canon là-bas, et les services secrets syriens le savaient, obligatoirement. Obligatoirement aussi, grâce à ces solides amitiés syriennes, Squarcini ne pouvait pas ne pas en avoir été informé. Et savoir aussi que ceux qu’on lui renvoyait étaient aussi torturés, là-bas ! Le 20 mars 2008, pourtant, à peine 4 mois auparavant, une deuxième rafle avait eu lieu à à Carcassonne, Tarbes, Montpellier, et à nouveau Toulouse (chez les mêmes que l’année précèdente !). On y avait découvert que les interpellés jouaient aussi au Paintball, comme les belges de Sharia4Belgium et comme ceux de Forsane Alizza dont le site a un jeune client régulier appelé Mohamed Merah,  mais ils ne faisaient pas que cela. « Au sein de ce groupe, un homme de 25 ans, travaillant à Toulouse est soupçonné d’avoir participé à des entraînements au Djihad (guerre sainte) qui se seraient déroulés à Aigues-Vives, un village situé à une trentaine de kilomètres à l’est de Carcassonne, où les sept hommes se retrouvaient régulièrement. Interpellé dans un appartement du quartier des Arènes avec le soutien des hommes du SRPJ de Toulouse, ce suspect travaille dans une société sous-traitante d’Airbus. Selon nos informations, il faisait régulièrement le va-et-vient entre la Ville rose et Carcassonne où il a des attaches. Toutes les personnes interpellées pourraient être en relation avec une mouvance du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) une aile de l’Islam radical qui fait l’objet de surveillance accrue de la part des enquêteurs de la DNAT ». Le GSPC, à savoir la mouvance salutiste algérienne  fondé en 1998 par Hassan Hattab. Pas des enfants de chœur, donc : « lors des perquisitions, les hommes de la DNAT avaient découvert une dizaine d’armes de poing, une kalachnikov, de la documentation intégriste, du matériel de chasse et des tenues de camouflage ». Pas pour faire que du sport, tout ça…

C’était plus qu’inquiétant, vu que le 11 septembre 2006, le numéro 2 d’Al-QaïdaAyman al-Zawahiri, annonçait que le GSPC avait fait allégeance à Al-Qaida, et était devenu en 2007 l’AQMI  présenté comme  » le bras armé d’Al-Qaida pour frapper en France » selon la phrase attribuée à… Ben Laden même ! Un Ben Laden qui fort heureusement considérait la France comme peanuts, sinon ça aurait été pire, évidemment. « La SDAT et les Renseignements généraux les soupçonnent de s’être entraînés au combat afin de rejoindre l’Irak et d’avoir eu des liens avec un autre groupe islamiste qui se livrait au même genre d’activité dans le Doubs. Les sept membres de cette cellule avaient été arrêtés en novembre 2007 à Besançon et à Pontarlier. Comme à Toulouse, une dizaine d’armes de poing ainsi qu’une Kalachnikov avaient été saisies lors des perquisitions. » sarkozy bfmEn somme, on vient découvrir que l’on avait une (ou plusieurs) cellule (s) dormante (s) d’Al-Qaida en France, issues des pires tueurs des attentats des années 90. Et dedans il y avait les frères Merah, repérés par la DCRG depuis au minimum 2006… Et qu’en a-t-on fait ? Rien. On attendra les meurtres de Toulouse de Mohamed Merah, pour cesser de s’asseoir sur les fiches de renseignements, force est de constater. Le 3 février 2007 pourtant, à l’arrestation de Barnouin et d’Essid, le ministre de l’intérieur, à l’époque encore mal fagoté était venu rendre compte à sa manière des faits : « hier matinNicolas Sarkozy, qui a dévoilé l’opération, s’est aussitôt félicité de ce coup de filet. Les liens avec Al Qaïda porteraient sur des contacts syriens aptes à conduire les volontaires en Irak et à les mettre en rapport avec la nébuleuse terroriste. Selon nos informations, les deux Français, qui ont été interpellés en décembre en Syrie, détenaient des armes ainsi que des documents d’Al Qaïda. » Ce même 3 février, il avait fait le coq en tançant devant tous ses collègues un policier remarquable, qui s’efforçait depuis des années de faire baisser les tensions sur place. Il y affirmait ce n’était pas cela qu’il fallait faire, « que les policiers ne sont pas des assistantes sociales, et que la mission première de la police est l’investigation, l’interpellation, la lutte contre la délinquance ». Exactement ce qui n’avait pas été fait à Artigat ! Ne pas apaiser ? Entretenir quoi alors à la place ? Pas de réflexion chez lui, et pas davantage de connaissance du problème :  le 27 du même mois, devant le micro de BFM, il n’arrivait pas à définir de quel bord religieux était Al-Qaida … « sunnite ou chiite ? » avait répété Bourdin… Le premier flic de France, cancre de la classe, en plus  (3) ?

fiche SFabien Clain est parti à Alençon à sa sortie de prison. Ça ne l’avait en rien changé. Au contraire même. Les prisons de Sarkozy ont renforcé le radicalisme, on le sait en ne facilitant pas l’entrée d’imams reconnus dedans. Un prisonnier aux talents de leader le devenait, invariablement. Là-bas aussi Clain a essaimé. « A Alençon, il assure « vouloir vivre en tranquillité ». Il donne des cours d’arabe. A domicilié son entreprise chez lui, dans une petite zone pavillonnaire, une société qui vend des livres et des « produits diététiques naturels ». Notée 4 étoiles sur 5, avec ce commentaire : « Y a-t-il d’autres produits diététiques, naturels sur Alençon d’aussi bonne qualité ? » » Bref, il devient invisible. Aujourd’hui, un membre de sa famille pose la question  :« on leur avait retiré leur passeport. Comment ont-ils pu quitter le pays »? Les mystères du sarkozysme, encore on suppose. En 2015 encore, un dénommé Yassin Salhi,  pris de folie, décapité son patron et met en scène son acte en lui donnant un air d’attentat islamiste. On découvre dans son dossier qu’ était « en lien avec la mouvance salafiste« .. et que ça date même de 2003, où il était entré en contact avec Frédéric-Jean Salvi, dit « Le Grand Ali », un français qui a été soupçonné de préparer des attentats en Indonésie avec des militants d’Al-Qaïda. Salvi avait donc dû entrer en contact avec Clain, internationalisant un peu plus encore la nébuleuse toulousaine. En 2001, encore étudiant de l’Université des Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives de Besançon, il avait été condamné à 32 mois de prison ferme  pour une affaire de drogue. Il était fiché «S» (pour «sûreté de l’Etat») par les RG en 2006. Il a quitté subrepticement la France en 2008. Salvi, à Besançon avait tenté de construire une mosquée; grâce aux fonds versés par un  homme, un algérien, soupçonné par le Pakistan de liens avec le GIA… il sera soupçonné plus tard d’avoir fomenté un attentat à la voiture piégée à Djakarta. Il vit depuis en Angleterre. Bref, cela commence à faire beaucoup de pays visités… pour un si petit hameau perdu de départ ! Salvi aussi avait sa fiche S, donc, mais comme Squarcini vient de dire qu’on la créait quand on ne savait rien sur l’individu (Sarkozy propose autre chose, lui depuis hier  « d’’assigner à résidence « tous les fichiers S » et de leur mettre à la cheville un bracelet électronique ! ». A se demander pourquoi Mohamed Merah n’en avait pas profité, tiens, au temps de sa présidence ! Et pourquoi donc vouloir mettre un bracelet à celui dont on ne sait rien ?

valeurs actvaleurs actu2Celui qui a dirigé toutes les polices de France, en qualité de directeur de la DCRI est venu il y a peu accuser Manuel Valls de ne pas avoir « accepté » une liste de jihadistes français, « offerte » par la Syrie, provoquant un tollé général et la fureur de la droite en particulier, qui a aussitôt accusé le gouvernement de ne pas avoir su empêcher les attentats de Paris du 13 novembre dernier. Et toute la presse de suivre cette… manipulation. Car personne ne s’est demandé depuis quand il était entré en sa possession, ce même Squarcini,ou cherché à savoir depuis quand effectivement elle existait, cette fameuse liste.  C’est l’autre version du pompier pyromane, on suppose !!! Squarcini, proche des services secrets syriens et Sarkozy, celui qui a cherché à réintégrer Bachar dans le jeu politique, ont toujours énormément porté d’attention aux jihadistes syriens : on les couvait du regard à Artigat, depuis au minimum 2006… !!! D’où aussi leur épidermique réaction dès qu’on les évoque ! Or, si l’on regarde bien l’origine de cette pseudo fuite, on tombe sur Yves de Kerdrel, le directeur de Valeurs actuelles, venu faire sa pub au micro France-Inter pour son prochain magazine… Kerdrel, le roi des « unes » islamophobes (ici à gauche, un bel exemplaire), régulièrement condamné pour incitation à la haine raciale, soutien évident de Bachar el Assad, (ici à droite), ami de Sarkozy et de Squarcini, venant glisser une peau de banane, si je puis me permettre, au gouvernement actuel : l’extrême droite est bien toujours la même !!! Privé de Buisson pour traîtrise, l’ancien président s’est trouvé un autre supporter de poids à l’extrême droite ! Et celui-là tire au canon médiatique (avec ses éternels suiveurs – c’est écrit ça, par « Caroline Artus », « ancienne chef d’entreprise » qui ressemble fort à « Anne Lalanne« , et qui squatte aussi les blogs du FN, comme ici celui de Bruno Gollnisch… ou écrit chez VoxNr, c’est elle aussi l’auteur de ce texte infâme). Chez Sarkozy, c’est simple, depuis toujours tout est manipulation !

corel moniquetDemain, je vous propose d’en savoir davantage encore sur la terrible responsabilité de celui venir pérorer devant les micros en affirmant que le gouvernement actuel n’avait pas su juguler le terrorisme, après les attentats de Paris. Il y a des jours où Nicolas Sarkozy est comme ça, un peu suicidaire, car quand on ouvre le dossier d’Artigat, c’est pire qu’à Molenbeek, ce qui n’est pas un compliment pour lui en ce moment. Bien pire, et c’est bien lui qui se retrouve au centre, là où sa responsabilité est engagée : depuis ce matin, 24 novembre, 11 jours après le massacre, on vient (enfin)  de se décider d’aller perquisitionner la cellule islamiste d’Artigat, avec un déploiement de police jamais vu dans le secteur. Enfin, oserais-je direC’est là que réside un lourd secret, à l’évidence (à gauche une saisie d’écran de I-Télé avec Claude Monique). Abdelghani Merah, l’autre frère, a bien sa petite idée sur la question (4) . Le Nouvel Obs, résumait parfaitement la situation, ce 24 novembre en une seule question :  « combien des ex-habitués de la maison d’Olivier Corel sont aujourd’hui enrôlés par Daech ? » Autant, si ce n’est davantage, que notre exemplaire belge précédent. Artigat, un second Molenbeek ?

 

(1) on a travaillé ensemble en radio il y a plus de trente ans, alors qu’il n’était qu’un stagiaire !

(3) et son successeur, Sayyid Qutb, à l’origine je pense d’une grande partie des maux actuels concernant l’islam : j’y reviendrai bientôt, je pense. L’homme a été sous Nasser, le 

(3) quand il n’est pas d’une mauvaise foi lamentable : « La mauvaise foi de Nicolas Sarkozy atteint des sommets quand il ose attribuer au pouvoir en place, et donc à Christiane Taubira (qui heureusement a les épaules larges) un prétendu « laxisme » dont il est le premier responsable. Ainsi, sur TF1, il affirme avec une gravité voire une colère feinte parfaitement bien jouée : « L’un des individus avait été condamné huit fois. Huit fois, et pas un seul jour en prison ! » Sur ce point, il a parfaitement raison, sauf quand il s’agit d’attribuer cet état de fait au vrai responsable. Or, le délinquant en question, qui est devenu un barbare faute de punitions appropriées, a fait l’objet de huit condamnations entre 2004 et 2010. À cet époque, Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur (de mai 2005 à mars 2007) avant d’être élu président de la République. C’est donc à lui et à lui seul qu’il aurait dû s’en prendre sur TF1, au lieu de laisser entendre que tout était de la faute de son successeur. »

(4) « Il lui avait lavé la tête. Je suis sûr qu’il était au courant des intentions de mon frère. Il est hyper dangereux », nous avait confié Abdelghani Merah, le grand frère de Mohamed Merah, qui a condamné très fermement les dérives religieuses de sa famille. »

 

pour patienter on peut relire ceci, écrit en 2012 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-1-123345

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-123511

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-3-123512

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-4-124012

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-5-124230

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-6-123655

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/squarcini-et-la-filiere-syrienne-7-123871

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Le premier cercle de l’enfer

4H15 du matin, dans cette cuisine formica couleur neige sale à la tristesse matinale, j’écoute ...