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Apprendre ? faire autrement


La d?possession est pass?e en vitesse sup?rieure depuis que la plupart des lois ont ?t? revues et corrig?es fin 2011 jusqu’en mai 2012. Il n’y a plus beaucoup d’obstacles, ? vrai dire aucun. Nos lois prot?gent dor?navant la confidentialit? de la plupart des transactions, ententes, contrats, ventes, achats faits avec notre argent pour des int?r?ts X qui rapporteront Y et co?teront Z. Ceci est la d?mocratie dont Jean Charest ose prononcer le nom.

La candidature de M. Duchesneau est surprenante, mais il ne faut pas oublier qu’il est aussi intelligent qu’inflexible dans ses convictions. Il est aussi un homme d?vou? ce qui risquerait de devenir son talon d’Achille, car on ne peut servir 2 ma?tres. Je ne serais pas surprise de constater qu’il ait pr?vu tenir en laisse la CAQ (au pouvoir ou pas) afin qu’advenant un quelconque gouvernement minoritaire, ce qui risque d’?tre le cas, celle-ci ne soit pas tent?e de faire front commun avec les lib?raux. Strat?gie int?ressante de la part de Jacques Duchesneau, brillante et n?cessaire dans le contexte actuel, car sa pr?sence pr?cis?ment ? la CAQ et nulle part ailleurs risque non seulement de contrarier le PLQ mais de le mettre ?chec et mat, lui enlevant l’appui qu’il croyait presque acquis en cas de d?faite.

La 39e l?gislature a ?t? dissoute. Rien ne va plus. On ne peut plus faire dispara?tre les squelettes des placards.

Jean Charest aurait trouv? son homme, pour ne pas dire son Waterloo. N’ayant pu pr?voir aucun plan, la moutarde risque de lui monter au nez (ce qui pourrait lui faire perdre quelque peu… le Nord). L’improvisation dont il devra faire preuve risque de lui co?ter l’assurance qu’il avait puis?e dans ses redondants rep?res subliminaux d’?conomie forte et de d?mocratie dont il saupoudrait ses discours chaque fois que le terrain semblait min?. Preuve qu’on peut dire n’importe quoi lorsqu’on a un micro. Force est de constater qu’il ne s’est pas m?fi? du chat qui dormait. Qui eut cru qu’on puisse parvenir ? trouver cette ?lection cocasse et qu’on puisse assister ? la plus charmante embuscade.

Avec la venue de la menace Duchesneau ainsi que de Pierre JC Allard qui propose un plan ing?nieusement d?rangeant, lesquels nous renvoient ? des d?marches atypiques dont nous pouvons tirer profit, ce mois risque d’?tre tr?s ?prouvant pour l’homme qui vit en haut d’une tour, d’o? il contr?le son univers. Comme il serait stupide de baisser la garde, il faut garder ? l’esprit que l’absence de collusion n’est aucunement une garantie de d?mocratie. Inversement une d?mocratie en pr?sence de collusion ne peut tout simplement pas s’op?rer. Chacun de nous doit participer ? faire ?merger le v?ritable pouvoir politique du Qu?bec: le peuple. Ainsi, peu importe qui cognera ? la porte.

Vogue, vogue tout le long de la rivi?re, vogue, vogue mon joli petit bateau.

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6 Commentaire

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    @ Eyan B

    Duchesneau a joué un jeu habile et presque transparent, son insouciance à le laisser deviner venant étayer sa crédibilité d’homme de principes, impulsif, prêt à y laisser sa peau.

    Une posture – j’emploie le mot a dessein – qui s’harmonise bien avec celle de Legault et qui fait total constraste, tant avec le machiavelisme subtil de Charest qu’avec l’entêtement mêlé d’astuces ostentatoires de Madame Marois, laquelle semble mourir d’envie de paraitre aussi retorse que ce dernier.

    J’ai l’impression que des questions se posent au palier des pouvoirs fianancier pour déterminer qui est et n’est pas acceptable. Ce sont les médias qui nous le laisseront savoir.

    PJCA

  2. avatar

    Y a-t-il quelqu’un qui pourrait renseigner M. Charest, à savoir que son argument de « Boycott » au lieu de « grève », ne change absolument rien au problème puisqu’un « Boycott » est tout aussi « démocratique » qu’une « grève ».

    Par conséquent, ceux qui promulguent un « Boycott » peuvent très bien décider de bloquer l’accès là où ils le désirent et que les en empêcher est antidémocratique tout autant que de briser une ligne de « piquetage ».

    C’est la démocratie qui établit les lois et non les lois qui établissent la démocratie.

    Le problème est celui qu’il a créé lui-même avec sa loi « matraque » antidémocratique et son refus continuel de « négocier » au lieu de celui « d’imposer » sa volonté sur le sujet de la crise.

    Amicalement

    André Lefebvre

  3. avatar

    @ L’artiste

     » C’est la démocratie qui établit les lois et non les lois qui établissent la démocratie. »

    Ça, c’est un principe. En pratique, on jouit de la démocratie que permet la loi et il n’y a pas de loi pour légitimer le boycott. Il est illusoire de penser que le Systeme permettra quoi que ce soit qui menacera le Systeme. C’est l’approche Humpty Dumpty: les mots veulent dire ce que le maître dit qu’ils veulent dire.

    Je dénonce fermement toute violence. Il y a hélas un constat a faire, même s »il faut le regretter, que les choses ne changent que quand disent qu’elles changent ceux qui ont des fusils.

    Le sort de la Révolution française s’et joué sur deux officiers canonniers qui ont changé de camp un certain 14 juillet. http://wp.me/p59O0-2bi

    PJCA

  4. avatar

    Il y a des façons de rendre légitime ce qui ne l’est pas, l’inverse aussi. Heureuse de constater que nous sommes plusieurs à voir le cheveu dans la soupe. Le citoyen Charest, flanqué de ses sbires mentalistes, se débrouille parfaitement pour introduire l’approche Humpty Dumpty.

    Saurait-il quelque chose que nous ignorons? Comment ne pas trouver douteux qu’il ait attendu quelques jours avant la rentrée scolaire pour manifester le désir de conclure des ententes avec les syndicats sur les conditions de travail des enseignants, alors que sa loi matraque date de plusieurs semaines et qu’il a dû faire appel au bluff d’Ottawa pour obtenir l’assentiment de déroger à la charte des droits et libertés. Association de malfaiteurs? Je m’égare… Il devient difficile de ne pas y voir une tentative de séduction financière, une rectification inavouée des torts faits aux enseignants par sa loi poubelle, de même qu’une tentative de désignation différente du refus d’entrer dans une classe qui selon les apparences ne se nommant plus grève mais boycott serait de ce fait réévalué comme n’étant plus l’expression légitime de revendications, mais une menace directe aux emplois que les syndicats ont le rôle de protéger et une atteinte au bien d’autrui.

    Afin de leur faire hocher la tête de l’arrière vers l’avant, il leur promet aussi l’embauche de plusieurs enseignants.

    Par un simple mot il redéfinit tendancieusement la position des syndicats et des enseignants afin qu’ils ne puissent plus se poser de façon arbitraire dans un conflit dont il redéfinit ainsi la nature et la cause en le faisant basculer au chapitre des atteintes aux biens. Les professeurs ayant l’obligation par la loi 78 d’assurer l’accessibilité aux lieux d’enseignement verront leur liberté totalement compromise et leur rôle redéfini dès lors qu’ils auront ratifié une entente spéciale qui légitimera l’application des mesures contestées qui sont prévues dans la loi 78 puisqu’elle sera appliquée par mesures interposées, sous des motifs autrement désignés, les intervenants étant désormais les enseignants et non le gouvernement. Il est utile de mentionner ici qu’un citoyen a le droit de procéder à l’arrestation d’un autre citoyen. Veut-on rendre cette mesure plus courante afin de changer la coutume? La coutume est ce qui peut redéfinir naturellement les droits et libertés, d’où le danger que représente le fait de la laisser s’installer sans qu’elle soit la bienvenue.
    http://www.justice.gc.ca/fra/nouv-news/cp-nr/2012/doc_32762.html
    Que reste-t-il de cette loi 78 qu’il préfère nommer 12, sinon la ferme volonté d’en nier l’atteinte aux droits et libertés par despotisme, après avoir rectifié de gré à gré les termes qui la rendent ignoble auprès de ceux qui y furent inclus malgré eux et allaient en subir les préjudices dès la rentrée, après en avoir retranché les lignes qui contrevenaient trop ouvertement à la charte dès lors que le barreau a soumis une requête en nullité, mais n’en avoir rien dit afin de ne pas perdre la face et peut-être espérer que ceux qui étaient visés par la loi, soit tous les québécois, en fassent plus que nécessaire pour s’y soumettre?
    Il reste donc la volonté d’opposer aux étudiants une loi si peu légale qu’elle n’a pu être appliquée dans sa forme prévue, ainsi que la ferme intention de s’y cramponner en paroles histoire de remplacer le bonhomme 7 heures par son pendant contemporain, se servant de l’absence de sanctions à date (se doutant en fait que celles-ci auraient suffi à convaincre les tribunaux de son illégitimité) en espérant attendrir ainsi les tribunaux et pourquoi pas l’opinion mondiale. Comme il est facile de tromper son propre électorat, on peut s’attendre qu’il soit encore plus facile de tromper des étrangers.

    Je crois avoir réussi à divaguer suffisamment pour percer les intentions cachées de celui qui aime jouer avec la vérité. Advenant l’annulation de la loi, les mesures mises en place qui ont été légitimées par elle suffiront à faire le même travail en toute… légitimité. Ainsi le droit de manifester ne sera plus officiellement interdit, bien que rendu impossible.

    Ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés.

  5. avatar

    Vous traitez le problème tout en subtilité et, en apparence, vous avez raison, puisque Charest qui est indéniablement un fin stratège et manie les concepts et les lois mieux que ses adversaires peut avoir planifié ce que vous décrivez.

    Mais je pense qu’une certaine brutalité populalre pragmatique va démolir cette stratège. Vous vous souvenez de cet Alexandre macédonien – de ces gens qui « appelaient une casserole une casserole » – qu’on avait voulu mettre en boîte avec cette histoire de noeud compliqué ?

    Je vois tres bien enseignants et étudiants dire à Charest « cause toujours  » et faire simplement comme si cette loi n’existait pas. Il n’y a pas de prison assez grande pour y mettre toute la jeunesse. Et je me promène dans la rue : si les analystes de Charest ne lui ont pas dit que la population lui faisait porter à lui tout autant qu’aux étudiants l’onus du désordre, il devrait les congédiet

    Un affrontement à la rentrée, c’est un ras-de marée pour la CAQ. C’est peut-être ça que Sagard a prévu, mais on monte alors d’un autre niveau dans l’intrigue et Charest n’est plus dans l’équation

    PJCA

  6. avatar

    Nous sommes vraiment à un moment charnière de notre société, les véritables enjeux se faisant tirer l’oreille, cachés par des écrans de fumée. C’est précisément maintenant que selon toute vraisemblance se joue la conquête.

    Bravo à ceux qui demeurent vigilants ainsi qu’à ceux qui n’hésitent pas à faire autrement pour demeurer libres, retirant de leurs actions la satisfaction de ne pas aliéner leurs valeurs. Merci aussi aux étudiants de porter plus haut que leur cause le flambeau qui permet de jeter une lumière, de forcer les réflexions.

    Ma nature ne me permet pas de comprendre que des hommes comme vous et moi décident de s’élever au-delà du supportable. Je peux comprendre comment et pourquoi par contre… (N)

    Bref, peut-être un jour trouverons-nous archaïque tout ce qui grouille, grenouille…