Accueil / A C T U A L I T É / Anomalies très étonnantes

Anomalies très étonnantes

L’anomalie la plus étonnante sur la photo de l’univers jeune fournie par Planck est qu’il y a une différence de température entre les deux moitiés de l’image. J’ai déjà écrit un article sur le sujet mais sans pouvoir apporter de solution au problème. Parfois je ne fais que critiquer sans apporter de positif. Revoyons les faits :

La partie au bas de la ligne est plus froide que celle du haut. C’est donc dire qu’il y a plus d’énergie dans une moitié de l’univers de cette époque que dans l’autre. Et non seulement il y a plus d’énergie, mais la différence d’intensité entre chacune des deux sortes énergies (bleue et rouge) est également plus grande dans une partie que dans l’autre. Ce qui ne devrait pas être selon notre interprétation de la théorie actuelle.

Ce que l’on remarque, c’est que là où il y a moins d’énergie (plus froid), c’est là où se trouve le moins de matière. Ce qui indique assez clairement que le surplus d’énergie observé dans l’autre partie est celui de la matière (énergie de masse). Donc, la théorie qui pèche par manque d’informations est celle qui décrit l’apparition de la matière; c’est-à-dire celle qui décrit l’apparition des particules fondamentales dans l’univers.

Capture1a

Ce qu’il ne faut pas oublier en regardant cette photo, c’est que nous regardons le résultat de ce qui s’est déroulé « derrière » la photo; à une époque où l’univers était opaque.

La théorie actuelle veut que la totalité de l’énergie de l’univers soit apparue à l’instant de Planck (Big bang); mais puisqu’il y a une différence de quantité et d’intensité  d’énergie entre les deux pôles dont nous parlons, c’est qu’à un moment donné, il y eut un ajout d’énergie à ce qui était déjà présent. De plus, cet ajout d’énergie est directement relié aux particules fondamentales de la matière.

Autrement dit, à l’instant du Big bang (instant de Planck) il y eu la libération d’une quantité d’énergie et quelques instant plus tard, un ajout additionnel d’énergie reliée, cette fois-ci, à la matière dans l’univers.

Si nous regardons les données sur la polarisation B fournie également par les données de Planck, on se rend compte de la manifestation de deux types d’énergie :

  • Une énergie qui « focalise » là où la matière se trouve (énergie gravitationnelle).
  • Une énergie qui « disperse » là où il n’y a pas de matière (énergie expansionniste).

L’anomalie dont nous parlions au début indique donc que l’énergie qui « focalise » est arrivée dans notre univers APRÈS l’énergie qui « disperse ».

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est exactement ce qu’une autre donnée fournie par Planck confirme : Au début de l’univers, il n’y avait pas de matière mais seulement un rayonnement. C’est donc dire qu’une image de cette époque du seul rayonnement ne donnerait que du…« bleu », représentant la seule énergie expansionnelle, sans présence de  « rouge » (énergie gravitationnelle). C’est probablement ce qui explique la présence de cette grande « tache froide » qu’on ne peut expliquer actuellement située dans la partie la moins énergétique de l’image (au bas du côté droit de l’image). Ce serait un résidu de cette image bleue qui se trouve plus loin dans le passé derrière l’image.

Ensuite, à l’âge d’environ 10^-36 sec, se produisit l’inflation. Dans l’interprétation actuelle, ce fut l’arrivée de la particule « inflaton » (vecteur de l’inflation) que personne ni aucune expérience n’a jamais détecté. Oublions pour un instant cette nécessité de toujours trouver un « vecteur » pour justifier un évènement. Lorsqu’Archimède est entré dans son bain, il n’y a pas eu l’apparition d’un « vecteur inflaton» pour justifier la hausse du niveau de l’eau du bain.

Par contre, il existe bien une particule, détectée depuis assez longtemps, qui peut servir de « déclencheur » dans la théorie de l’inflation. Cette particule est le boson sans masse appelé Gluon.

1) Sa caractéristique principale est de « retenir » en une unité quasi impossible à briser.

2) Sa deuxième caractéristique est son champ d’action de 10^-15 mètre

3) Et sa dernière  caractéristique est que le gluon, tout en étant sans masse, se désintègre, dans 75% des cas, en quark et antiquark Top qui sont les plus massives des particules fondamentales.

Notez que je laisse de côté sa supposée caractéristique de « vecteur de la force nucléaire forte », qui n’a rien à y voir et qui n’explique pas du tout l’origine de sa qualité de « focaliser ». Une focalisation est le résultat de l’indication du sens directionnel vers un point précis au lieu de dans tous les sens et toutes les directions. Le résultat ne peut pas être autre que de « retenir ». La focalisation n’a pas besoin de « force » pour retenir.

Donc pour solutionner les problèmes plus haut, il ne suffit que de comprendre que le gluon est apparu dans notre univers lorsque celui-ci était âgé d’environ 10^-36 sec, que la succession de désintégrations qui a suivi sa propre désintégration en particule massive, provoqua un ajout d’énergie appelée « énergie de masse » et que la séquence de désintégrations qui suivit, s’échelonnant en trois générations de particules, fut la cause (le moteur) de l’inflation qui dura jusqu’à 10^-32 sec.

Car les données de Planck nous le confirment, en nous  informant également qu’à la fin de l’inflation (10^-32 sec), la matière était dorénavant présente dans l’univers. Autrement dit à la fin de l’inflation, les anomalies en rouge venaient d’apparaître dans l’image bleue du départ.

La non-conformité de l’image observée avec la théorie actuelle n’est que superficielle, puisque la théorie des particules fondamentales indique assez clairement l’apparition successive de ces particules par leur distribution en trois générations de particules. Le seul problème est que l’interprétation des scientifiques ne tenaient pas vraiment compte du caractère successif des générations et gardaient l’impression que toutes les particules étaient apparues en même temps au début de l’univers. D’ailleurs, les masses différentes des particules démontre qu’elles sont apparues successivement selon la densité ambiante diluée progressivement par l’expansion.

Installer une séquence d’apparition successive de chacune des générations des trois « familles » de particules explique les « différences » apparentes entre la théorie et l’observation de Planck. Les données de Planck sont les faits indéniables observés et la théorie n’a besoin qu’un ajustement de notre interprétation pour concorder avec les faits observés.

Finalement ces données de Planck confirment, une fois de plus, la théorie du modèle standard.

 

André Lefebvre

Auteur de L’Histoire… de l’univers

Commentaires

commentaires

A propos de Andre lefebvre

avatar

Check Also

Coke en stock (CCCXX) : l’épicentre de Chetumal

Ce qu’il ressort depuis des mois, c’est que l’essentiel de ce trafic se tient désormais ...