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Andr? Boisclair ? Sciences Po : Quel avenir pour le Qu?bec ?

En conf?rence hier ? Sciences Po, Andr? Boisclair, qui ces temps-ci surfe dans la politique comme un crabe dans un filet de p?che, avait beaucoup ? dire sur la nation qu?b?coise.

Son organisation, qui l’entoure comme on prot?ge un enfant qui s’amuse aux alentours de la piscine, avait bien pr?vu le coup pour que personne ne se noie. Les beaux drapeaux fran?ais et qu?b?cois, c?toyant celui de l’Union Europ?enne, c’?tait du grand luxe d’apparat pour un candidat qui ne peut pas se passer de ce genre de cr?mage en ce moment. La salle, suffisamment grande, suffisamment petite, donnait une impression de grand succ?s. Et quoi de plus important que le succ?s en politique, je vous le demande. Un appui de « S?go » ? la souverainet? ? Probablement…

Apr?s un interminable d?but, o? nous avons pu go?ter ? l’expertise fran?aise en mati?re de file d’attente, monsieur le Chef du Parti Qu?b?cois est arriv?, est-ce utile de le dire, transpirant une certaine fiert? d’?tre le porte-parole de tous ces Qu?b?cois-Qu?b?coises assis dans la salle, au travers des nombreux ?tudiants Fran?ais, curieux de voir le prochain roi r?f?rendaire. Que demander de mieux que de la bonne cr?me fra?che de chez nous dans une belle grande p?tisserie fran?aise…

 » Nous sommes honor?s, ? Sciences Po, de recevoir un homme politique qui donne son point de vue avec dext?rit? ». C’?tait l’ouverture qu’on nous avait r?serv? pour ce gentil monsieur qui, para?t-il, passe le message qu’il veut encore « apprendre » et « s’ouvrir aux autres opinions. »

N’emp?che, afin d’acclimater la foule fran?aise au fait qu?b?cois, nous avons eu droit ? tout un cours d’histoire hier. Un long cours d’histoire sur le Qu?bec, politique, social et un peu ?conomique, un curriculum qui n’avait certainement pas ?t? s?lectionn? d’oeuvres choisies de la biblioth?que de Pierre Trudeau. Monsieur Boisclair parlait hier du Qu?bec, de la nation, du peuple opprim?. Il parlait de souverainet?.

Bien certainement, il n’a pas oubli? de souligner les grandes lignes qui rassemblent la sph?re politique qu?b?coise et fran?aise. Cette guerre en Irak que seuls les Qu?b?cois et les Fran?ais ne voulaient pas, ce protocole de Kyoto qui ne fait de sens que chez nous, cet honneur de pouvoir ?couter Monsieur l’actuel Premier Ministre dans ses anciennes bottes des Affaires ?trang?res lors de son discours ? l’ONU, ahhhh !! le Qu?bec et la France, deux fr?res siamois ou presque, si ce n’?tait de l’ind?pendance. Nous pourrions, nous aussi, parler ? l’Assembl?e G?n?rale pour y faire valoir les espoirs des Qu?b?cois.

Donc quel avenir pour le Qu?bec ? Un bel avenir gr?ce ? une vision moderne, certes. Mais pas sans la souverainet?. Pas sans l’ind?pendance du Qu?bec. Tous les arguments du discours avaient ?t? d’ailleurs bien attach?s ? la preuve par quatre que cette souverainet? n’?tait que logique, que cette ind?pendance ?tait plus que n?cessaire ? l’?panouissement d’un Qu?bec de demain. Et celui d’aujourd’hui ? Difficile ? dire. Sinon qu’un r?f?rendum dans le premier mandat, c’est SP?CIFIQUEMENT pr?vu dans la constitution du parti. Point.

Celui d’hier par contre, le Qu?bec brim? par le gouvernement f?d?ral, brim? par ces f?d?ralistes d’Ottawa, ?a par contre, on a su. Scandales des commandites, votes truqu?s pour les r?f?rendums de 80 et 95 gr?ce ? l’immigration acc?l?r?e, le d?s?quilibre fiscal qu’Harper ne veut pas r?gler, le rouge Canada a ?t? malmen? hier. Et m?me le vert Dion en a pris pour son rhume, le pauvre. Lorsque l’on est le p?re d’une loi portant sur le droit ? l’autod?termination, faut-il s’attendre ? autre chose…

La p?riode de questions a ?t? le point culminant de cette soir?e o? quelques brillants ?tudiants on su r?veiller la passion chez le Chef de l’Opposition officielle ? Qu?bec, le r?veiller dans ses racines les plus profondes. Et c’est dans ces moments qu’on se dit que monsieur Boisclair l’?clatant a ?t? ?lu ? la t?te de son parti pour une raison. Il n’est pas d?pourvu de contenu, en fait, on le voit bien ? la longue. Seulement, cet encabanage pesant qu’est cette trop rigide constitution du PQ, la pression du pass? et la pression de la prochaine ?lection, tout ?a l’emp?che d’?tre celui qu’il pourrait ?tre.

Une rencontre est pr?vue avec CentPapiers pour vendredi, nous ?clairerons le sujet avec lui.

Enfin, donnons tout de m?me au capitaine de la Souverainet? la r?v?lation choc de cl?ture. ? la question d’un intervenant lui demandant quel serait son premier geste ? la suite d’un r?f?rendum gagn? ?

« J’irais probablement ? Gasp?, o? Jacques Cartier est arriv? pour la premi?re fois, afin de poser un geste rassembleur. »

Les chaises sont d?j? install?es.

Commentaires

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15 Commentaire

  1. avatar

    Vive le Québec, vive le Québec Libre !

    Encore à mes oreilles résonnent ces mots,j’attends ce moment avec impatience, René Lévesque nous y a presque mené,j’espère toujours.

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    A t-on le droit de parler LIBREMENT sur le Québec pour un Français ?, apparemment le sujet devient aussi tendu, TABOU, que lorsque l’on parle des rapports entre Israel et de New York ou de la palestine ?
    En tous les cas je ne vois pas ou est le mal d’aimer le Québec et lui souhaiter indépendance et liberté, comme l’a rappelé Mme Ségolène Royal ?
    Faites attention tout de même à ne pas devenir trop Hypersensible sur la question. En France on ne peut plus parler de rien, ni des Corses des Bretons, de la laicité, des francs-maçons, de certaines religions et de certaines communautés sans se prendre des pierres quoi que l’on dise, et ça c’est vraiment navrant et fait ombre à l’intelligence. Bonne chance au Québec Politique, Felix Leclerc serait fier de ce tournant engagé.

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    Quel déception que ce André. Un vide total m’habite lorsqu’il parle. Sans doute le même vide que celui qui vit chez lui. Un jour, je suis sur, un jour quelqu’un finira par nous « vendre » la souveraineté et nous expliquez qu’est-ce que cela me donnera de plus, outre les discours philosophiques, comme citoyen d’un pays, le Québec. Je m’inquiète également pour les Français, ceux de France. Si Ségolène a succombé au charme d’André pour l’aider dans sa quête, que fera-t-elle devant un vrai politicien ?

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    Il n’y a pas d’élégance à être un bon perdant quand l’enjeu perdu est la liberté. – John Hay Whitney

    On peux toujours espérer un autre Lévesque ou Parizeau, mais…

    LES QUÉBÉCOIS ONT REJETÉS LES DEUX !

    Faut faire avec…

    Jean-François Lizée ferait un excellent Président !

    J’accuse Stéphane Dion

    La nation québécoise et le Canada

    La nation et ses naufrageurs

    Je ne crois pas qu’il soit injuste de rappeler aux Canadiens français qu’ils sont une race vaincue et que leurs droits sont des droits uniquement à cause de la tolérance de l’élément anglais, qui, tout respect dû à la minorité, doit être regardé comme la race dominante. – Colonel Georges Drew

    La langue n’est qu’un prétexte ; le véritable enjeu de la lutte est l’honneur de l’homme, qui ne peut se concevoir dans l’abaissement d’un peuple au profit d’un autre. – Jacques Ferron

    Oser vivre, ce n’est pas la fin du monde. Juste d’un monde. –René Lévesque

    La démocratie, ça consiste moins à s’entendre tous autour d’un compromis boiteux qu’à appuyer une idée intelligente qui ne fait pas l’unanimité. –Jacques Parizeau

    Quand on a réussi à faire croire à l’esclave que ses chaînes sont disparues, il ne croit plus à la liberté. – Doris Lussier

    TFYQA

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    Quel texte prétentieux et inutile ! C’est ça, le « journalisme citoyen » ? c’est-à-dire ne rien voir d’autre que ses préjugés et les exprimer avec fatuité, prétention et sarcasme facile. Non mais, vraiment. Ce Jean-Philippe Wauthier a la chance d’être à Paris, dans la salle où André Boisclair prononce une allocution et alors qu’aucun journaliste ne peut écrire sur le sujet puisque les heures de tombée sont dépassées. Et que nous produit-il ? un petit tas de cynisme ultra convenu. Il n’est même pas foutu de chercher quelque chose de nouveau, de controversé, d’intéressant qu’aurait pu exprimer A. Boisclair. Il n’est même pas foutu de demander aux élèves présents leur avis sur la conférence du politicien québécois. Incroyable. Et ces médias citoyens se disent l’Avenir du journalisme ! Il faudrait leur rappeler que le journalisme, qu’il se pratique à l’écrit, sur papier ou sur écran, à la radio ou à la télé, a un premier et éternel principe : l’humilité. Le journaliste, c’est l’humble médiateur des faits. Tous les petits prétentieux technophiles à la Dumais ou à la Niquet n’ont pas compris une chose : on a beau changer d’outil, l’être humain ne change pas. S’il est un petit prétentieux, l’individu ne deviendra pas jamais un bon journaliste. M. Wauthier, votre copie mérite un gros zéro.

  6. avatar

    Je continue : un vrai texte de journalisme nous dirait combien il y avait de personnes dans la salle. il rappellerait ce que M. Boisclair faisait à Paris (Et où est M. Charest en passant ? Que fera-t-il la semaine prochaine en France ?). Quelles étaient les rencontres prévues à l’horaire de M. Boisclair ? a-t-il bien « performé » dans les médias parisiens ? quand revient-il au Québec ? Les cinq W, ça vous dit quelque chose ?
    Tant qu’à être sur le Web, on devrait profiter de l’espace illimité. Alors on devrait avoir : des extraits transcrits pertinents de la conférence. (Mais M. Wauthier a décidé qu’il n’y avait rien dans cette conférence. Alors… ça doit être pratique de tout savoir, comme M. Wauthier et de ne jamais être surpris par le réel…) Peut-être plus qu’une photo originale. un cours vidéo en lien sur youtube ? Mais surtout : une petite interview avec un spécialiste français de la question québécoise à l’IEP ? (Wauthier n’y étudie-t-il pas ?) Eille le « journaliste citoyen », dégrouille ! Ne sommes-nous pas à l’ère de la créativité ? Sur son site, M. Wauthier nous dit, dans une entrée récente : « bon, la société de communication travaille dans le sens de la médiocrité. » S’est-t-il donné la mission de l’incarner, cette médiocrité ? Et avec prétention dégoulinante en plus ? (et avec des fautes de style et des barbarismes en plus… « la pression du passé… » Le passé a un « poids », il ne fait pas pression… « nous éclairerons le sujet avec lui »… éclairer un sujet ? C’est de la philosophie, ça ? » C’est tout dire.

    Claude Lessard, Rimouski

  7. avatar

    Merci de donner une couverture qui, à défaut d’être flatteuse pour le chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec, se veut au moins objective.

    Il est rafraîchissant qu’enfin Boisclair ne soit pas traité de façon réductrice et méprisante. Je suis indépendantiste et quand on s’attaque à celui qui est au front pour la cause, c’est aussi moi qu’on attaque.

    Je considère qu’au Québec tout comme en France d’ailleurs, les médias sont en campagne. À les écouter, nous devrions nous contenter d’être dans des dictatures d’extrême droite, renier la justice et glorifier nos voleurs de grand chemin.

    Comment peut-on transformer des mesures catastrophiques en bons coups et des bons coups en impair ? Seuls les médias peuvent faire cela. L’art de la lorgnette.

    Merci pour ta couverture, continue ton engagement citoyen.

    Benito

  8. avatar

    C’est une question de LIBERTÉ. Cela ne se négocie pas !

    Ne faut-il pas mettre les choses en perspectives ?

    Les financiers du Canada, les organismes de contrôle des médias Canadians (CRTC — Conseil Canadien de Radio et Télévision) , les journalistes engagés pour leurs objectifs à atteindre, la radio et la télévision du Canada avec l’objectif de défendre le Canada. Chez nous, nous vivons dans une dictature médiatique.

    Tous les médias, radios, journaux, télévisions, hebdos reçoivent des publicités bien payés — les commandites — et cela continue toujours, pour parler du Canada, des bienfaits du Canada, des oiseaux du Canada, des lacs du Canada, des nuages du Canada, des tempêtes du Canada, des services du Canada, encore et encore.

    Vous le comprenez, chez nous, au Québec, ils ont le contrôle de tous les moyens de communications de leur Canada et du Québec.

    L’intervention d’une personne publique de France les fait capoter, rien de moins. Les politiques de France ne sont pas contrôlés par le Canada. Nos gens des médias n’ont pas le contrôle de ce qui se fait en France. Ils n’ont pas le contrôle ? ATTENTION. Qui contrôle vos différents médias les plus écoutés, les plus lus, les plus entendus par les radios ?

    Est-ce que l’on a trouvé le maillon faible ?

    Dans les circonstances, vos médias, à vous, en France, auront le beau jeu de démoniser Sergolène Royal. On va lui trouver tous les défauts. J’espère qu’elle aura la force et garder le courage d’affronter tous les adversaires.

    Il faudrait juste que la France des LIBERTÉS, de l’ÉGALITÉ, de la FRATERNITÉ, avec tous les partis politiques confondus endossent le point de vue de Madame Royal.

    La France est reconnue pour les droits fondamentaux de LIBERTÉ, de fRATERNITÉ, d’ÉGALITÉ. Les politiciens de la France ne doivent pas s’immiscer dans les affaires des autres Pays. Nous acceptons cette donne.

    Alors, comme tous les politiciens de la France reconnaissent ces valeurs fondamentales et, au besoin veulent les exporter dans le monde d’aujourd’hui, ensemble, en votre Assemblée Nationale Française, ne pourriez-vous pas RÉ-AFFIRMER solennellement cette réalité qui vous est chère ?

    Ce sont des forces universelles et en les réaffirmant, en votre Assemblée Nationale, ceux qui voudront comprendre, comprendront !

    Ce faisant, tous les politiciens de France ne connaîtront plus les difficultés personnelles devant des médias et des journalistes du Canada qui n’auraient comme mission que de les faire trébucher. Ici, au Québec, ils se vantent d’avoir placé des épulures de bananes sous les pieds de Madame Royal.

    L’avenir du Québec, c’est d’être un Pays Français en Amérique du Nord, libre, aux Nations-Unies aux côtés de tous les Pays libres du monde.

    Robert Bertrand, rédacteur,
    Québec un Pays

  9. avatar

    Je réponds ici à la réponse que M. Jean-Philippe Wauthier a fait à mon commentaire publié plus haut :

    « Amateurisme », écrivez-vous, en effet ! « Vos réactions sur mon papier » ; « comprendre la présence de monsieur Boisclair » ; « La période de question » (sans « s ») ; « je cherche à connaître qu’est-ce qu’un autre gouvernement » (au lieu de « je cherche à savoir ce »).
    Mon cher, il faut vous rendre à l’évidence : vous ne savez pas écrire. Comment pouvez-vous faire des études supérieures si vous écrivez ainsi ? En achetant des travaux sur le NET ? Surtout, si je ne savais pas écrire comme vous, je ne me permettrais pas de m’afficher comme journaliste, même citoyen ! Vous avez beau faire des études supérieures en Relations internationales, vous n’êtes même pas capable de comprendre ce que j’ai cherché à vous dire : vous n’avez pas fait du journalisme, vous avez fait de « l’opinionisme impressionniste » inutile, qui n’apporte rien. Et vous me répondez : « exprimez-vous, c’est bien, participez », comme si on était en thérapie de groupe !
    Eille bonhomme, je ne vous ai pas écrit parce que je suis fâché du traitement que vous avez réservé à Boisclair (je m’en contrefiche), je vous ai écrit parce que vous prétendez, dans ce site, faire du « journalisme ». Or, vous n’en respectez pas les règles de base. (les W : who ?, when ?, why ?, how ?) Dans de nombreuses entrées, vous et d’autres donnez des leçons à la grande presse, mais vous violez la rigueur élémentaire de ce métier. Vous écrivez : « Comme toute personne qui peut être en désaccord avec un gouvernement… » Savez-vous seulement que M. Boisclair n’est pas au gouvernement ? Vous écrivez : « Vous voulez du nouveau ? Je ne pourrai pas vous offrir du nouveau de cette conférence car il n’y en avait pas. L’avenir du Québec ? S’il en avait discuté, je vous l’aurais transmit [S] avec plaisir car moi-même j’avais extrêmement hâte de l’entendre. » Cette phrase ne tient pas debout. Mais où avez-vous étudié ? Aussi, je vous ai enjoint à un peu d’humilité. Avant de trancher, de faire du cynisme à la petite semaine, regardez-vous donc un peu : vous écrivez comme un pied et vous êtes ignorant. Et prétentieux, puisque vous prétendez faire du journalisme. Quant au nouveau… Eh bien quand on a le sens de la nouvelle, on en trouve. Il y en a toujours. Amateurisme. Je retiens le mot.

  10. avatar

    Avez vous remarqué l’affiche powerpoint en arrière d’André Boisclair sur la photo ? « Conférence exceptionnelle », si ce n’est pas du narcissime, je me demande c’est quoi…

  11. avatar

    Lorsque monsieur Wauthier souligne le “contenu” ou la “passion” d’André Boisclair ou la “rigidité” du programme du Parti Québécois, je lui répondrais qu’il n’en tient qu’à lui (M. Boisclair).

    Le vrai problème de l’actuel chef du Parti Québécois, les étudiant(e)s les plus perspicaces l’auront peut-être noté, c’est qu’il a toujours préféré l’image projetée aux dépens du message passé. S’ils (elles) connaissaient le contexte politique actuel dans lequel le Québec doit faire son indépendance, ils (elles) comprendraient que, contrairement à son prédécesseur Jacques Parizeau, l’actuel chef de l’Opposition à l’Assemblée nationale du Québec a choisi de faire de la politique pour exercer le pouvoir, quitte à ce que ce pouvoir soit limité à celui d’une province, plutôt que pour réaliser son véritable rêve et celui des Québécois(e)s que son parti représente, soit de faire accéder son peuple au concert des nations, quitte à devoir démissionner pour avoir échoué après une tentative honnête et déterminée.

    Les étudiant(e)s qui auront objectivement fait le lien entre les vraies causes de la défaite du OUI en 1995, les moyens occultes employés par le gouvernement canadien et l’arsenal législatif que le Canada s’est donné depuis pour rendre improbable toute victoire du OUI à un futur référendum, auront compris qu’André Boisclair n’a ni l’expérience, ni le jugement, ni la force de caractère nécessaires pour se donner les chances de réussir.

    Il est donc vraiment triste qu’une femme de conviction plutôt que de rectitude politique de la trempe de Ségolène Royal se soit ainsi faite piéger aussi malicieusement par des médias en mal de sensasionnalisme, surtout par sympathie pour la cause d’un politicien qui n’a pas l’ombre d’une chance de réaliser celle-ci.

    J’ose espérer que les Français(e)s ne se laisseront pas imposer leur choix de Président(e) de la République par des politiciens aussi hypocrites que Stephen Harper, Stéphane Dion et Jean Charest. Rappelons que ceux-ci ne se sont point offusqués de l’ingérence du premier dans la crise Israël-Liban de l’été dernier ni de la prise de position du président américain Bill Clinton pour un “Canada uni” peu avant le référendum québécois de 1995. D’ailleurs, comment le premier peut-il reprocher au gouvernement français de témoigner des sympathies au projet souverainiste québécois quand ce même Harper a lui-même fait adopter en Chambre, pas plus tard qu’en novembre dernier, une résolution reconnaissant que le Québec forme une nation ? Que cette nation soit reconnue à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada est sans importance, la communauté internationale sachant très bien le véritable sens du mot “nation”.

    Une nation ne peut être contenue à l’intérieur d’une autre. Une telle limite annule le sens du mot. Ou bien elle englobera toute la population contenue à l’intérieur des frontières de l’ensemble et perdra sa signification en terme de distinction par rapport aux autres Canadien(ne)s, ou bien elle sera réelle et le complément “à l’intérieur du Canada” deviendra caduc.

    Il restera aux Québécois(e)s à saisir cette aberration s’ils (elles) ne veulent pas se voir duper une nouvelle fois.

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    Marc-André Gosselin

    Je suis un peu déçu de la façon dont le texte « respire » l’ironie.

    Après lecture, on ne sait absolument rien de l’événement en question. Je suis en mesure de comprendre l’orientation humoristique de l’auteur ou bien de son petit jeu d’essayer de se donner une profondeur qu’il n’a pas avec le petit du cynique imprenable….mais c’est pas fort.

    La réalité est que le français moyen, qu’il soit étudiant à l’IEP-Paris ou employé du mois chez Macdonald’s, ne connait pas monsieur Boisclair et ne connait vraiment pas la cause du Québec.

    Il aurait été ultra intéressant de faire une comparaison entre les souverainistes québécois et la teneur du mot « souverainiste » dans le monde politique français !

    C’est pas Ségolène Royal qui, dans un très mauvais texte du journal Libération, se fait faussement attribué une contradiction : « europiste en France, souverainiste ailleurs » ??

    Je suis très déçu.

    Est-ce qu’on pourrait, au minimum, savoir si les étudiants de Sc-po ont posé des questions sur les commentaires de Ségo ?

    Heureusement, aujourd’hui, il y aura une entrevue d’André Boisclair à TV5 monde et il s’avère que ma résidence universitaire (Je suis aux USA) capte le signal de TV 5 !

    J’attend avec impatience votre entrevue monsieur le journaliste citoyen. Vous savez, le genre d’entrevue « question neutre, réponse texto de l’interviewé ».

  13. avatar

    WOW !

    L’enpoignade entre Niquet, Wauthier et Lessard est vraiment à propos et va au cœur de la mouvance citoyenne.

    Face à la déconfiture grandissante du 4ième pouvoir, je ne vois vraiment pas pourquoi le journalisme citoyen chercherait à imiter son grand frère dégénéré.

    Si je prends la peine de m’exprimer, ce n’est pas par vanité, c’est que je ne retrouve nulle part mon point de vue et ma vision des choses et que j’en ai plein le cul de me faire insulter par des scribes corpo-médiatiques syndiqués qui ont toute la latitude d’accomplir leur travail didactique mais qui décident plutot de nous servir ce que René Lévesque appelait déjà en son temps du pablum journalistique.

    « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. » – David Rockefeller

    « Le terrorisme est la meilleure arme politique, puisque rien ne fait réagir davantage les gens que la peur d’une mort soudaine. » – Adolf Hitler

    « Il y a une chose plus forte que toutes les armées du monde, c’est une idée dont le temps est venu. » -Victor Hugo

    TFYQA

  14. avatar

    Bonjour tout-le-monde (même si c’est la nuit, ici),

    Je suis un étudiant français (et fier de Lettres – non, en infromatique, maintenant – qu’importe), et je suis tombé sur cette page par hasard.

    Malheureusement, suite à une mauvaise manipulation, j’ai perdu mon précédent commentaire, rédigé aux petits oignons, et c’est fort dommage, si-si, mais tant pis, la prochaine fois j’écrirai un livre et vous en enverrai les références, pour que vous voyiez ce que vous avez raté (c’était une blague …).

    Tout d’abord, j’ai trouvé l’initiative de M. Wauthier instructive.
    Le thème de cet article est de valeur à mes yeux tant les échos de tels événements dans les médias français se font rares en période d’élections – à l’exception cependant de ce qui a trait à la rencontre avec Madame Royal, ce qui, en fait, nous ramène plus dans les quotidiens à des débats sur la politique intérieure franchouillarde qu’à
    une réelle analyse des interventions et des propos de M. Broisclair.
    Ce n’est pas que le peuple français ne s’intéresse pas à l’indépendance du Québec, loin de là, mais les médias focalisent sur les élections …

    Si vous ne voulez pas être surpris, arrêtez-vous ici.
    Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, si ce n’est que M. Wauthier, passant la tête par la fenêtre de sa publication virtuelle remarque de nouveaux commentaires, dont celui d’un certain M. Lessard.
    Intervention pour le moins caustique, mais bon, chacun son fardeau.

    M. Wauthier, je souligne encore une fois que votre initiative est louable.
    Cependant, je m’attendait à trouver un texte consistant, intéressant, instructif, (etc. … il se fait tard) ; il n’en fut RIEN !

    Devant mes yeux ébahis, qu’est-ce donc que ce coulis amorphe qui s’écoule au fur-et-à-mesure que je fais défiler la page sur mon écran ?
    Qu’est-ce donc, ce tissu de lettres engagé, oui, mais pseudo-informatif, embourbé dans un entrelas incertain de métaphores patissières aux références incertaines ???

    Ne vous trompez-donc pas. Je ne vous fais pas de procès d’intention, ni de style, ni de vanité (quoique la tentation … non).

    Plus haut, nous avons pû constater que deux – hypothétiques – écoles s’affrontent apparement :

    - Le journalisme ancienne version

    - Le journalisme citoyen, celui de demain, le plus suceptible d’être celui qui correspond vraiment aux gens, etc.

    Laissez-moi vous éclairer sur un point (si lumière il y a) : Le journalisme citoyen est une formidable démarche, et il est dommage de la ruiner en n’attachant pas d’importance à ce que le lecteur va lire.
    OUI, vous ruinez cela, car, et j’en suis convaincu, un étudiant à l’IEP doit avoir la fibre nécessaire à faire un article qui se tient, quel que soit le média, quelle que soit la démarche.

    Il n’est rien d’autre qu’inutile de s’offusquer que l’un des commentaires laissés sur ce site soit si incisif. Ne le prenez pas entièrement contre vous (oui, c’est dur), PRENEZ-EN DE LA GRAINE.
    Les diverses interventions portant sur des conflits d’intérêts par la suite de celle de M. Lessard l’ont bien prouvé : Vous ne l’avez pas compris.
    M.Lessard, et je le salue, a eu dans sa critique une vision de votre article quelque peu réductrice – il est vrai qu’elle ne comportait aucun point positif – mais partiellement justifiée et pertinente.

    Oui, je sais l’insondable malaise que l’on a, Mr Wauthier, lorsqu’on porte en soi la révolte d’une idée qui nous écœure. Je vous écris que vous ruinez le journalisme citoyen. Vous en donnez une mauvaise image. J’attendais de vous, en tant que lecteur, que vous relatiez les faits de la manière la plus convaincante possible, avec la primeure, par exemple, d’un extrait sonore de la conférence, ou bien avec des informations sur l’ambiance de la salle.
    MAIS force est de constater que vous n’avez pas été capable de prendre la distance nécessaire vis-à-vis de votre engagement personnel, quitte à exposer votre opinion séparément. Cela aurait mieux valu.

    Ainsi, vous faîtes d’une pierre trois coups : Vous décevez un lecteur intéressé, pourtant, vous abaissez le journalisme citoyen au rang de disputes d’école élémentaire, et vous déservez vos idées, tellement vous n’arrivez pas à accrocher positivement d’autres lecteurs que ceux qui sont déjà de tout leur cœur déterminés dans le même sens que vous. Dommage, d’autant que vous auriez pu gratifier vos lecteurs étrangers (français, entre autres) de votre point de vue qui, somme toute, me semble potentiellement intéressant.

    Au final, c’est un peu de l’auto-contentement, vous vous satisfaisez vous-même, négligez la qualité d’un texte destiné à être lu, et donc, négligez le lecteur.

    Honnêtement, s’il reprend à André Boisclair l’idée de venir en France, je lui recommande vivement de venir aussi dans d’autres universités (même une certaine université scientifique dans le Sud-Ouest, sik’).
    D’autant que j’espère et ne doute pas que certains de vos camarades étudiants (et peut-être même vous-même !) ont tout-de-même vu plus que ce que est écrit plus haut lors de l’intervention de M. Boisclair à l’IEP de Paris.

    Mes propos âcres sont le reflet de mon honnêteté. De tout mon coeur, Monsieur Wauthier, je vous souhaite bonne chance dans votre vocation.
    Et s’il vous plaît, apprenez à être humble, à vous améliorer, car nous en avons tous besoin.
    Je veux bien faire mon mea culpa mais il me semble justifié de vous faire remarquer que je n’écris pas encore de publication se prétendant journalistique.

    Un note, pour ce qui est du « Conférence exceptionnelle », cela signifie non pas que cette conférence est d’un contenu qui transcende l’âme et l’esprit, mais qu’elle a vocation extraordinaire, c’est-à-dire qu’elle ne rentre pas dans le cadre d’un cycle de conférences régulier.
    Pour utiliser du mauvais Français : Arrêtez donc de flammer et vérifiez vos infos !

    Voilà, j’en ai fini pour aujourd’hui.

    Je vous prie d’excuser mes possibles, et même probables fautes de frappe, d’orthographe, étant donné l’heure (02:55) et le fait que j’ai dû retapper ce texte (j’avais vraiment envie de l’envoyer).

    J’espère que dans quelque mesure, ce commentaire aura pû être utile, productif. Je tiens à défendre le pauvre Lessard à qui on a fait un procès d’intention alors qu’il voulait juste défendre sa vision (juste, je pense) du journalisme.

    Merci de votre patience (je sais qu’il en faut pour me lire).

    Dédicace à mon ancienne professeure de Littérature, qui m’a habitué à lire des commentaires bien balancés (grâce à elle, j’ai fait une belle performance au bac !).

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    PS : Et dîtes-nous donc : quel avenir pour le Québec ???