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http://www.centpapiers.com/ Le journal citoyen du Québec pour la francophonie
16 septembre 2007 |
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Après être allés sur la Lune nous irons sur Mars. Pour différentes raisons, des bonnes et des mauvaises : pour la science, pour expérimenter des systèmes, pour voir la Terre et la Lune de plus loin, pour faire un acte sportif qui rentrera dans le livre des records, etc. Nous ne pourrons pas nous retenir d’y aller dès que les quelques détails techniques qui restent à régler le seront ; c’est ainsi, la nature humaine a besoin de se déplacer pour voir ce qu’il y a ailleurs, et ne peut pas se contenter de cultiver son jardin terrestre ni de regarder Mars et Vénus dans une lunette. Voyage voyages !…
Mais c’est loin Mars !… Il faut donc préparer un équipage pour ce long voyage : parce que le noir le plus absolu derrière les hublots sera à la longue un peu monotone, et qu’il y aura tous les autres inconvénients de la vie en groupe dans un petit espace, avec des risques de crises psychiques ou de démences, et bien d’autres choses que la science-fiction n’a pas encore explorées malgré l’imagination de ses auteurs, cette préparation devient un conditionnement. Mais aucun catalogue de formation spatiale ne peut donner les réponses appropriées et l’on sent que l’équipage devra faire face à des problèmes « non encore identifiés ».
Quelle est la meilleure façon de réduire ces risques comportementaux, pour avoir des gens sereins et déterminés pendant la mission, à l’aller et au retour (il faut penser aussi au retour) ? Face à ces problèmes, ne faut-il pas envisager de sélectionner des hommes et des femmes pour les modifier génétiquement – en leur enlevant certains caractères de leur ADN et en ajoutant d’autres -, et les accoupler sous contrôle médical pour obtenir des enfants qui soient de parfaits « spationautes martiens ». Ces HFGM (hommes et femmes génétiquement modifiés) auraient donc toutes les qualités requises, et notamment les ressources morales et physiques, pour faire le voyage et les indispensables travaux scientifiques comme, par exemple, poser la webcam et l’inévitable sismographe (qui justifie à lui seul le voyage), et rapporter les indispensables cailloux et des photos de l’équipage en train de se photographier.
Sans la génétique, seule la Lune est accessible, ce qui est bien peu de chose. Avec la génétique Mars peut être conquise. La fin justifie les moyens : produisons vite cette nouvelle génération d’HFGM !
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