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Aide internationale : trop c’est trop

Contre toute attente, il semble bien que les « pays donateurs » sont trop g?n?reux. Plusieurs pays recevant de l’aide n’arrivent tout simplement pas ? la d?penser avec efficacit?. Ce fait ?tonnant a ?t? constat? par le Overseas Development Institute (ODI), un institut de recherche britanique dont les travaux portent sur le d?veloppement international et l’aide humanitaire.

Deux raisons expliqueraient la difficult? qu’ont les pays la recevant ? tirer profit de l’aide : le manque de gestionnaires et de main d’oeuvre comp?tente, l’impact des sommes vers?es ? ces pays sur leurs taux de change.

Bref, ces pays ne sont pas en mesure d’absorber l’aide ext?rieure.

La communaut? internationale doit rapidement trouver une solution ? ce probl?me, car l’aide est appel?e ? doubler d’ici 2010, passant de 80 milliards ? 130 milliards US$ dans le seul cas des pays membres du Comit? d’aide au d?veloppement (CAD) de l’OCDE (29 pays plus la Communaut? europ?enne).

Mais attendez, il y a une troisi?me raison au dysfonctionnement de l’aide au d?veloppement : la communaut? internationale est divis?e comme jamais.

Our main concern has been with the ‘architecture’ of the aid system, especially the proliferation of bilateral agencies, international bodies and special-purpose ‘vertical’ funds. There are too many in total and too many in each country, with overlapping mandates, complex funding arrangements, and conflicting requirements for accounting and reporting.

ODI. Annual Report 2006. What’s next in International Development ? Page 8.

De plus en plus complexe l’aide internationale, d’autant qu’? c?t? des pays riches, de nouveaux joueurs entrent en sc?ne : les « emerging donators », comme les appelle Richard Manning (Will “Emerging Donors” Change the Face of International Cooperation ?), pr?sident du CAD.

Qui sont ces nouveaux pays donateurs ? L’Afrique du Sud, la Russie, le Br?zil, la Tha?lande, la Malaysie, l’Inde et la Chine.

Comment faire face ? ce dilemne ?

Une premi?re ?tape, nous dit ODI, est de diminuer le nombre de joueurs.

Instead of 75% of aid being channelled through bilateral mechanisms and 25% through multilateral, the aid system should be stood on its head, with 75% being multilateral.

Report, idem.

Les quatre-cinqui?me des 35 000 programmes d’aide qui ont cours chaque ann?e valent moins d’un million de dollars, mais n’en requiert pas moins plus de 2 400 rapports d’?tapes chaque trimestre.

Au Vietnam, plus de 11 agences de l’ONU sont responsables d’? peine 2% de l’aide. Au-del? de 20 agences sont en op?ration au Zanzibar, un pays d’? peine un million d’habitants.

L’industrie de l’aide est devenue une nuisance. Voici un extrait d’un commentaire de votre humble serviteur sur le blogue d’ODI :

The big problem with Public Aid is that We continue to deny their sovereignty to the receipient countries and we yet think it will work. Another problem is that we have created a hundred-headed Hydre. Some day a UN Agency publish a report, the other day another Agency publish something else that is saying almost the contrary. Not to talk about the labyrintic clan-oriented nomenclatura-dominated Development System. Even Bill Gates is in now.

re : Beware the aid sceptics ? @ Thursday, August 17, 2006 10:31 PM

Ce ? quoi un d?nomm? Tamo Chattopadhay a rajout? :

The problem of foreign aid is as much with the recipients as with the dispensers. We need also a vigorous debate on whether the industry of aid agencies of the global north have become more aid dependant than its intended beneficiaries. We need a critical re-thinking of the entire supply chain of the aid business, and not just blame the end-users.

re : Beware the aid sceptics ? @ Tuesday, August 22, 2006 2:00 AM

Consultant pour l’Unicef et l’Unesco, Chattapodhay enseigne ? la School of International and Public Affairs de l’Universit? de Columbia.

Qui profite vraiment de l’aide au juste ?

Not just blame the end-users. Peut-?tre faudrait-il commencer par demander aux pays qui re?oivent de l’aide s’ils ont assez de boussoles pour s’y retrouver.

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