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Affaire Kerviel: ? La Soci?t? g?n?rale que j?ai connue ?

Ou les banques fabriquent des soi-disant escrocs ! La soci?t? G?n?rale oublie avec un trou de m?moire ?norme que le ??fisc?? lui a rembours? 1 milliard 700 millions sommes-nous des puits sans fin ?

Le proc?s de l?ancien trader de la Soci?t? G?n?rale reprend ce lundi.

REUTERS/Gonzalo Fuentes

EXCLUSIF. Le proc?s en appel de J?r?me Kerviel d?marre ce lundi. L?ancien trader est accus? d?avoir fait perdre 4,9 milliards d?euros ? la Soci?t? G?n?rale. L?Express publie un t?moignage in?dit qui remet en cause la d?fense de la banque.? Ce lundi, J?r?me Kerviel revient ? la barre pour son proc?s en appel. Accus? d?avoir fait perdre 4,9 milliards d?euros ? la Soci?t? G?n?rale d?but 2008, l?ex-trader avait ?t? condamn? en 2010 ? cinq ans de prison, dont trois ferme, et ? des dommages-int?r?ts du m?me montant que la perte. Le tribunal avait jug? que Kerviel ?tait ? lui seul responsable des pertes astronomiques qui avaient failli emporter la banque en ayant pris, de sa propre initiative et sans en r?f?rer ? sa hi?rarchie, des positions extr?mement risqu?es sur les march?s et en les occultant du mieux qu?il pouvait. Toutefois, la justice avait aussi soulign? les carences des syst?mes de contr?le de l?entreprise, que J?r?me Kerviel aurait ? lui seul d?jou?es.?

A lui seul? Impossible, estime l?avocat de l?ancien trader, Me David Koubbi, qui va produire d?s lundi un t?moignage in?dit, auquel L?Express a eu acc?s et que nous reproduisons ci-dessous dans son int?gralit?. L?Express a pu s?entretenir avec l?auteur de ce t?moignage, un ancien de la Soci?t? G?n?rale qui tient ? rester anonyme et dont le seul but est, assure-t-il, de r?habiliter la r?putation des ?quipes charg?es de la s?curit? de la banque: elles se sont senties insult?es et trahies, la ligne de d?fense de la Soci?t? G?n?rale est un d?saveu de leur travail au quotidien.?

Selon lui, la th?se de l?homme seul ne tient pas une seconde. La banque a laiss? faire J?r?me Kerviel tant qu?elle jugeait que la situation lui ?tait favorable, analyse-t-il, puis elle a profit? des pertes attribu?es ? Kerviel dans le cadre du d?bouclage pour faire passer ses pertes li?es aux subprimes. La Soci?t? G?n?rale a utilis? Kerviel pour ne pas avoir ? assumer le fait d??tre la premi?re banque ? ?tre touch?e par la crise des subprimes??.?

C?est cette th?se que va d?fendre Me Koubbi. L?avocat de J?r?me Kerviel dispose d?une dizaine de t?moignages et de nombreuses pi?ces qui vont dans ce sens.?

Ci-dessous, le t?moignage que Me David Koubbi va produire ce lundi, intitul??: La Soci?t? G?n?rale que j?ai connue?!

A l?heure o? resurgit une affaire ? combien m?diatis?e, je ne peux que reprendre mes notes et rouvrir mes archives, car le doute me tenaille. ?

Dans cette affaire, la r?putation de la Soci?t? g?n?rale est attaqu?e. Ou plus exactement, c?est la r?putation de s?rieux, de comp?tence, de motivation et de fid?lit? de ses employ?s et cadres, qui sont mise ? mal. Aussi, je crois qu?il est temps, aujourd?hui, de donner quelque ?clairage sur ce que sont ces femmes et ces hommes qui font la Soci?t? g?n?rale.?

C?est pourquoi j?ai ?crit ce document, que j?ai d?cid? de remettre d?une part ? Ma?tre Koubbi, d?autre part ? L?Express, ?tant entendu qu?il est exclu que je puisse apporter mon t?moignage sauf ? conserver secr?te mon identit?.?

J?ai bien connu la Soci?t? g?n?rale pour y avoir travaill? plusieurs ann?es dans les domaines de l?informatique bancaire et de la s?curit?. Pour avoir v?cu la Soci?t? g?n?rale de l?int?rieur, c?est ? bon droit que je suis surpris, ? bon motif que je m?interroge sur ce que j?ai lu, sur ce que je lis, de celle que l?on appelle l?Affaire Kerviel. ?

Je suis surpris car je ne retrouve pas, dans cette Affaire, la Soci?t? g?n?rale que j?ai connue, je ne reconnais pas l?excellence de ses ?quipes informatiques, je ne reconnais pas son souci de la s?curit? proche de la parano?a, je ne reconnais pas l?obsession de son personnel pour le travail bien fait, je ne reconnais pas la rigueur morale qui caract?rise son encadrement. La Soci?t? g?n?rale de l?Affaire Kerviel m?est totalement et d?finitivement ?trang?re. ?

Se peut-il que cet ?tablissement pr?sent? comme un fleuron de l??conomie fran?aise ait ? ce point chang? qu?il en soit devenu m?connaissable ? Il m?est fort difficile, que dis-je, il m?est impossible de le croire. Quelque chose dans cette histoire m?intrigue, quelque chose ne me pla?t pas, quelque chose m?am?ne ? soup?onner le pire.?

La Soci?t? g?n?rale porte une longue tradition d?excellence informatique. Ses ?quipes sont form?es dans cette tradition. Les applications qu?elles cr?ent suscitent l?envie des banques concurrentes tant par leurs performances que par leur fiabilit?. En termes de conduite de projet, la m?thode qu?elle applique est d?une telle qualit? que les prestataires de services se l?approprient volontiers. ?

Les applications cr??es sont performantes et fiables, soit. Mais sont elles s?curis?es ? Ici encore, la Soci?t? g?n?rale s?est taill? une r?putation d?excellence. Consciente des insuffisances des m?thodes du commerce, elle a cr?? et mis en place sa propre m?thode de s?curit?, rigoureuse, coh?rente et pr?cise. Son usage est obligatoire, les contraintes qu?elle impose sont imp?ratives. La s?curit? proverbiale des syst?mes informatiques est telle que des organisations financi?res se sont d?j? d?plac?es du bout du monde pour s?en entretenir avec la Soci?t? g?n?rale. Les dispositifs sont corset?s, brid?s, surveill?s pour que rien ne puisse en alt?rer le fonctionnement ni l?int?grit?.?

Comment imaginer dans un tel panorama qu?un J?r?me Kerviel qui n?est pas informaticien et qui ignore tout des dispositifs de s?curit? informatique en vigueur, soit ? m?me de tromper la vigilance des dispositifs et des personnes affect?es au contr?le ? Je ne peux croire que les ?quipes d?experts en informatique et en s?curit? de la Soci?t? g?n?rale soient toutes devenues d?une extr?me nullit?. Car si tel ?tait le cas, la Banque serait la cible favorite des fraudeurs, ce qui n?est pas le cas, loin de l?. L?hypoth?se selon laquelle les op?rations de J?r?me Kerviel ne seraient pas visibles, n?auraient pas ?t? vues par le contr?le, ne tient pas. Les syst?mes de s?curit? respectent la solide tradition de la d?fense en profondeur, les champs de surveillance sont crois?s, les connexions aux syst?mes sont ?pi?es, les conversations t?l?phoniques sont ?cout?es et enregistr?es. En termes de s?curit? informatique, la Soci?t? g?n?rale est une grande parano?aque et ce n?est certes pas moi qui l?en bl?merai. ?

Les ?quipes de contr?le de la Soci?t? g?n?rale sont respect?es et craintes par les employ?s comme par l?encadrement. En particulier le corps de l?inspection, constitu? d??l?ments d??lite recrut?s par un difficile concours interne. Consid?r?s un peu comme les incorruptibles de la Soci?t? g?n?rale, intervenant sur requ?te de la direction, ils sont comp?tents, pr?cis, toujours inquisiteurs et les rapports qu?ils ?mettent peuvent stopper sans appel une carri?re jusque l? prometteuse. Ils ont pour mission de surveiller et de superviser les op?rations men?es par les contr?leurs internes, de conduire des audits, de proposer des r?formes des syst?mes dont ils jugent l?efficacit? insuffisante, de suivre leur mise en place et d?en v?rifier les effets. Pour le profane, ils ont un c?t? force sp?ciale d?intervention.?

Les contr?leurs internes ont une mission d?un autre ordre, une mission de surveillance permanente, qu?ils remplissent avec diligence et efficacit?. Les ?quipes de contr?leurs sont charg?es de l?analyse des risques, du contr?le de la r?gularit? des op?rations, du strict respect de l?application de proc?dures internes contraignantes. Ce sont des experts du passage au crible, au fin tamis, pour rechercher et d?tecter les anomalies et en imposer l?imm?diate correction. ?

Je les ai c?toy?s. Je les ai subis ! Les contr?leurs comme les inspecteurs. Et je ne vois pas comment l?exposition aux risques de la Soci?t? g?n?rale a pu leur ?chapper, je ne peux accepter qu?ils n?aient rien vu, rien suspect?, rien compris. Leur aveuglement est incompr?hensible. Cela ne colle pas. ?

On n?embauche pas ? la Soci?t? g?n?rale n?importe qui. On cherche certes de bons ?l?ments, mais surtout on cherche des ?l?ments capables d?adopter l?esprit maison. La Soci?t? g?n?rale est un monde en soi, avec ses r?gles, ses comportements, sa mentalit? propre et son savoir-?tre sans comparaison. La r?gle est de se fondre dans le moule. Les individualit?s trop marqu?es, trop ind?pendantes n?y ont pas place, sauf ? tr?s haut niveau. Cette politique s?av?re payante au sens o? les employ?s de la Soci?t? g?n?rale vouent pour la plupart une fid?lit? sans borne ? l??tablissement qu?ils servent. Jamais je ne trahirai la Soci?t? g?n?rale est un leitmotiv pour nombre d?entre eux. La coh?sion qui en r?sulte est apparue de mani?re manifeste lors de la tentative d?OPE de la BNP comme lors de la dite Affaire Kerviel. Cette fid?lit? est aussi garante du silence des employ?s. Les incoh?rences de cette affaire dont ils ont tous subi l?impact font l?objet de commentaires ? huis clos, entre initi?s, entre membres du c?nacle. Parce que j?ai fait partie de ce monde clos, certaines portes me sont encore entrouvertes, certaines informations me sont chuchot?es, certaines r?ponses me sont murmur?es. Il en ressort ces lancinants commentaires : ce n?est pas possible, cela ne se passe pas comme ?a, ils ne vont pas nous faire avaler ?a. ?

Non les employ?s n?y croient pas. Pas plus que les anciens employ?s. Comme moi, comme d?autres avec qui je m?en suis entretenu. ?

Faut-il alors rechercher les dysfonctionnements constat?s dans les ?chelons manag?riaux de la Soci?t? g?n?rale ? Il se trouve que nombre de ceux qui ?taient aux commandes lors de l?affaire Kerviel, je les ai connu, je les ai fr?quent?, j?ai travaill? pendant plusieurs ann?es avec eux. Tous avaient, comme chacun d?entre-nous, des qualit?s et des d?fauts. Mais ils avaient aussi le sentiment d?avoir un devoir ? remplir, d??tre l? pour servir la Soci?t? g?n?rale, d??tre, en quelque sorte, les champions charg?s de porter haut ses couleurs, regardant avec m?pris ou commis?ration les autres ?tablissements bancaires. L??tat d?esprit du management de la Soci?t? g?n?rale est proche de celui des officiers d?une arm?e. Pas plus, mais certainement pas moins.?

J?ai donc du mal ? croire que tous ceux qui, de pr?s ou de loin, ont approch? J?r?me Kerviel, soient justement un ramassis de nullit?s, incapables de tenir correctement leurs postes. Mais si c?est vraiment le cas, alors la Soci?t? g?n?rale doit, de toute urgence, r?former sa politique de recrutement et de promotion interne, car cela fait beaucoup trop de nullit?s d?un coup.?

Tout ceci ne nous avance gu?re, sauf? sauf si l?on prend suffisamment de recul pour regarder la situation de plus haut. De beaucoup plus haut. ?

Pour ?tre prosp?re, une banque doit ?tre rassurante. On ne confie pas son argent ? un ?tablissement qui prend des risques inconsid?r?s. L?argent fuit d?autant plus vite que la peur advient. En cons?quence, dans la hi?rarchie de ses valeurs, la premi?re que toute Banque cherche ? pr?server est sa r?putation. La d?fense de cette derni?re prime sur toute autre consid?ration. Prenons un exemple. Un journaliste financier s??tonnait r?cemment que des banques qui ont r?ussi leurs stress tests puissent ?tre mises en faillite juste apr?s. La r?ponse ? lui fournir est pourtant d?une extr?me simplicit?. Laisserait-il son argent dans un ?tablissement qui ?choue ? ses stress tests ? Je lui laisse trouver la bonne r?ponse.?

Le monde bancaire est donc assujetti ? faire bonne figure, ? montrer que tout va bien, ? rassurer ses clients. C?est le m?tier qui veut cela. ?

Cons?quences : lorsqu?il se produit des fraudes, elles sont, autant que faire se peut, dissimul?es et pass?es sous silence. Nous sommes un ?tablissement s?rieux. Notre r?putation est sans faille. Votre argent est en s?curit? chez nous.?

Mais si la fraude a pris une telle envergure qu?on ne peut plus la cacher sous le tapis, il faut agir vite et fort pour pr?server la r?putation de la banque, crier ? l?exception, ? la trahison, ? l??v?nement unique impossible ? ?viter. Il faut un voleur ou un fraudeur de g?nie, un ?tre diabolique, un criminel au cerveau sup?rieur, fr?re de Fant?mas et d?Ars?ne Lupin. N?est-il pas flatteur d??tre la victime de tels individus auxquels nul ne peut s?opposer ? ?

L?Affaire Kerviel me remet en m?moire d?autres affaires, dont la Soci?t? g?n?rale a aussi ?t? la victime d?sign?e : l?Affaire Spaggiari (le ?? casse du si?cle ?? de 1976), l?affaire P?bereau-Soros (l?OPA avec d?lit d?initi? sur la Soci?t? g?n?rale en 1980), l?affaire de l?OPE de la BNP en 1999. ?

La banque ne peut donc pr?server sa r?putation que si elle est attaqu?e par un adversaire plus fort qu?elle, un casseur d?envergure, un fraudeur de haut vol, un tra?tre au sein de son Conseil d?Administration ou un milliardaire ?tranger. C?est pourquoi les adversaires des banques sont toujours des Ars?ne Lupin ou des Fant?mas. En un certain sens, cela rassure les clients. La Soci?t? g?n?rale ne fait pas exception ? cette r?gle.?

L?ennui, c?est que J?r?me Kerviel n?entre pas vraiment dans la cat?gorie des Ars?ne Lupin. Le service d?arbitrage o? il op?re est r?put? sans risque. Quant ? lui-m?me, l?ancien PDG de la Soci?t? g?n?rale, Daniel Bouton, a tenu ? son sujet des propos ambigus, o? se m?langent des termes proches de collaborateur sans envergure d?une part, incroyablement ing?nieux, formidablement complexe techniques extr?mement sophistiqu?es et vari?es, d?autre part. ?

Ce qui laisserait entendre que J?r?me Kerviel est un minable g?nial ou un g?nie m?diocre? bref, un individu sans envergure capable de mettre en place un dispositif complexe pour accomplir une fraude de grande envergure dont il ne profite m?me pas. Je reste dubitatif, comme beaucoup l?ont ?t? et le sont encore, devant le portrait de cet homme qu?on nous pr?sente un peu trop comme d?une g?niale stupidit?. ?

Coupable ou non coupable ? Je ne suis ni comp?tent, ni qualifi? pour oser m?aventurer sur ce terrain. Mais??

Mais si j?avais ? r??crire l?histoire de cette affaire, je monterais un sc?nario autrement plus cr?dible que celui qui nous est propos?, s?harmonisant plus avec le s?rieux, la comp?tence et la fiabilit? que j?ai connus ? la Soci?t? g?n?rale et d?crits pr?c?demment.?

Voyons cela.? Imaginons une Banque qui serait expos?e plus que de raison aux subprimes mais ne souhaiterait pas, ne pourrait pas en informer directement la Place pour ?viter de voir sa r?putation et sa stabilit? financi?re fortement malmen?es. Comment se sortir d?une telle situation sans affoler la client?le est simple. Il lui faudrait un s?isme, un Ars?ne Lupin pour occuper le devant de la sc?ne. Devenue victime, elle passerait du c?t? des gentils. L?adversaire, lui, serait redoutable. Au d?but, un ennemi sans visage qui s?est enfui, puis un trader fou irresponsable, un g?nie informatique, enfin un escroc de haut vol, etc. Dans un tel sc?nario, la pauvre Banque se battrait avec courage, aid?e par ses g?n?reux alli?s (m?c?nes ?) am?ricains tout pr?ts ? mettre sur la table 5,5 milliards cash avant m?me que l?enqu?te ait fait toute la lumi?re sur l??tendue de la fraude. Comme s?ils avaient su ? l?avance que la situation ne pr?sentait pas r?ellement de risques. ?

Et dans ce sc?nario, tout finit bien pour notre Banque, car l?explosion cataclysmique des subprimes quelques mois plus tard, fait passer rapidement la perte de 5 milliards au rang des anecdotes. Elle retrouve donc une r?putation presque sans t?che, l?opprobre, cet accablant t?moignage de l?ex?cration publique, se portant maintenant sur toutes les autres banques en difficult?. Coup de pouce du destin, la faillite de Lehman Brothers fera vite oublier tout le reste. Quelle chance pour notre Banque d?avoir ?t? la premi?re touch?e ! Elle sera la premi?re dont on oubliera les erreurs !?

Voil? les grandes lignes du sc?nario qui me passe par la t?te et qui me para?t plus satisfaisant que celui qui m?est propos?, plus coh?rent aussi ; avec la Soci?t? g?n?rale que j?ai connue.?

Un dernier mot sur la r?putation, cette valeur sans laquelle une banque est condamn?e. ?

A l??tranger, on parle de l?affaire Enron, et non de l?affaire Lay-Skilling, on ?voque l?affaire WorldCom sans parler d?une affaire Ebbers-Sullivan, on mentionne l?affaire Barings et non l?affaire Leeson. Et si l?on mentionne l?affaire Madoff, c?est parce que la soci?t? de Bernard Madoff s?appelant ?? Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. ??, c??tait donc bien une affaire Madoff.?

En France, les affaires bancaires s?aur?olent de pudeur. On parle de l?affaire Kerviel et non de l?affaire Soci?t? g?n?rale ; on mentionne l?affaire Spaggiari pour ?viter de parler de l?affaire? Soci?t? g?n?rale, on se souvient de l?OPA de Marceau Investissements sous le nom d?affaire Beregovoy et non sous celui d?affaire?: Soci?t? g?n?rale. ?

N?est-ce pas ?tonnant cette aptitude de la Soci?t? g?n?rale ? ne voir jamais son nom mentionn? autrement que dans le r?le de la victime ? ?

Alors, en d?finitive, J?r?me Kerviel est-il coupable ou non coupable ? Poser la question conduit ? l??vidente r?ponse : in fine, il faut bien qu?il soit coupable puisque la Soci?t? g?n?rale joue le r?le de la victime. Et il doit donc ?tre condamn?, comme un bon trag?dien qui joue son r?le jusqu?au bout.?

A cet instant, ma derni?re pens?e va ? mes anciens coll?gues dont l?extr?me nullit?, l?incommensurable incomp?tence et l?absolue m?diocrit? ont conduit ? ce d?sastre. Soyez rassur?s mes chers amis, je vous sais toujours comp?tents, motiv?s, solidaires et travailleurs. Avec moi, l?histoire propos?e ne prend pas.?

Avoir donn? comme source L?Express me semble correspondre ? notre Charte pleinement.

Mais il faut savoir qu?un contexte de moindre importance me valu une lourde contrainte avec un organisme bancaire dont vous trouverez ici le P D F qui retrace en 3 volets, la v?ritable conception des organismes bancaires qui nous suivent ? la trace.

Ce sont effectivement qu?on le veuille ou pas les organismes bancaires de tous bords qui font ou d?font les politiques mises en place.

La Soci?t? G?n?rale est bien la banque des fonctionnaires et anciennement les CCP, celle des smicards?? Donc ils ont chang?s de nom c?est devenu La Banque Postale, mais la Poste est devenu une soci?t?, la seule question que l?on peut se poser c?est pourquoi??

Alors ouvrez et lisez les PD F Vous serez ravi peut-?tre d?en savoir juste un peu plus.

Document1

(Les Banques et leurs D?routes)

Le Panda

Patrick Juan

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