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Affaire Benalla – Après les bleus, un mauvais coup pour Macron

 

Alexandre Benalla et à l’évidence un personnage violent qui aime donner des coups, surtout si sa victime est à terre. Vous avez des gens comme ça qui prennent leur pied lorsqu’ils font mal à autrui.

 

Certes, la police doit parfois faire usage de la force pour repousser les black blocs ou autres casseurs, mais l’énergumène casqué comme les forces de l’ordre qui le 1er mai a frappé sauvagement un manifestant n’était pas un CRS, mais chargé de mission à l’Elysée. Pourtant, ce proche collaborateur et garde du corps du président, musclé et écervelé comme un videur de discothèque raciste, portait un brassard de police.

 

La vidéo qui dénonce Benalla a été réalisée par Taha Bouhafs, ex-candidat aux législatives de la France insoumise (Libération). Mais qui est le jeune homme tabassé ? Peut-être se fera-t-il connaître maintenant que le nom de son agresseur est connu. Il pourrait également déposer plainte.

 

 

Ce comportement est inacceptable a déclaré l’ancien journaliste promu porte-parole pour services rendus à la REM, Bruno-Roger Petit. Tellement inacceptable que sans le flair des limiers du journal Le Monde, l’affaire Benalla était belle et bien étouffée pour ne pas nuire à la « République inaltérable » d’Emmanuel Macron, mais surtout au président. Les quelques sanctions prises, comme une mise à pied de 15 jours sans solde et un dernier avertissement avant licenciement ne sont vraiment pas à la hauteur. L’adjoint du chef de cabinet du président de la République devait être licencié sur-le-champ. Un président de la République ne doit pas tolérer qu’un homme comme ça travaille à ses côtés.

 

Mais le mal est fait et les opposants à la politique de Jupiter tirent à boulets rouges sur le président de la République. L’occasion est vraiment trop belle et les coups pleuvent de toutes parts, c’est de bonne guerre et Macron ne sortira pas indemne de cette sale affaire. À qui la faute si ce n’est la sienne, mais que savait exactement le président avant que cette affaire n’explose sur la place publique ? En tout cas, la communication élyséenne dans la gestion d’une situation de crise laisse sérieusement à désirer. Un éditorialiste disait que cette affaire pourrait devenir la « Léonarda » du président…ou le scooter de François Hollande.

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire, mais quand même plus de deux mois après les faits. L’enquête pourrait également s’intéresser à un certain Vincent Crase, un gendarme réserviste qui « était très ponctuellement mobilisé (…) par le commandement militaire de la présidence de la République », lui aussi sanctionné par une mise à pied et une fin de « collaboration entre lui et la présidence de la République ».

Revenons à Benalla qui possède un CV intéressant dans la sécurité des politiques. À seulement vingt ans il est chargé de la protection de « Martine Aubry pendant les primaires socialistes, ensuite de François Hollande pendant la campagne de 2012. Il est ensuite au service d’Arnaud Montebourg comme chauffeur. Rapidement licencié par le ministre parce qu’il voulait prendre la fuite après avoir provoqué un accident. Décidément un personnage à la mentalité lamentable qui se croit tout permis parce qu’il est proche du pouvoir.

Commentaires

commentaires

A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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5 Commentaire

  1. avatar

    Bonjour Gruni,

    C’est une sale affaire.

    Macron a un problème avec l’autorité. Et il manque de jugement, ce qui n’arrange rien. C’est son caractère, sa personnalité qui sont en cause. On ne peut donc pas penser qu’il puisse faire mieux. Pensons ici au congédiement du Général De Villiers, dont la faute que Macron lui reprochait d’avoir commise, était sans commune mesure avec les gestes posés par Benalla, qu’il protège pourtant.

    Gravissisme quand on songe que les policiers ne savaient pas que parmi eux se trouvait un usurpateur. Gravissisme d’apprendre qu’il s’agissait d’un homme du président… Puisque la volonté était bien de cacher ce grave incident, on peut légitimement se demander s’il s’agit d’un cas isolé ou non, non pas pour le minimiser mais au contraire par souci de déterminer toute l’ampleur de l’hypocrisie.

    Lorsque l’on sait, sans nulle hésitation, que les policiers sont la cible des terroristes, des voyous et des bobos obscurs, la responsabilité qu’a le président de la république, lorsqu’il choisit de miner leur image aux yeux de la population, est immense. Inacceptable. C’est une faute dont la portée est extrêmement grave pour ceux qui ont eu, ont et auront à en subir les conséquences.

    Et pourtant Macron déclare en résumé que la république est inaltérable (s’en remettra donc)! Non la république ne doit pas s’en remettre si elle respecte les policiers qui la protègent en mettant tous les jours leur propre vie en danger, ni si elle comprend que le président n’a pas trouvé inacceptable que celui qu’il protège violente des citoyens… Ces gens qui ne sont rien?

    Benalla aurait eu d’autres comportements répréhensibles auparavant envers des militants et un journaliste.

    Réaction édifiante de Macron. Une désinvolture qui confirme son manque de jugement. C’est sûrement sa façon bien à lui d’assumer… :

    https://www.youtube.com/watch?v=FmTtvZ3YxqI

    Bonne journée

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      Bonjour elyan

      Oui, le moins que l’on puisse dire est que cette affaire fait beaucoup de bruit et les commentaires vont bon train. C’est normal, les faits sont graves et la tentative de l’Elysée de mettre la poussière sous le tapis est inacceptable. Je viens d’apprendre qu’une procédure de licenciement est engagée, il est plus que temps. Benalla a été également placé en garde à vue.
      Voilà, affaire à suivre.

      Bonne journée

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      Gérard Colomb a été interrogé par la Commission à laquelle les parlementaires participent. Il a laissé penser qu’il n’était pas d’accord avec l’intervention de Benalla. Sauf que le 26 mai (vidéo ci-contre), il blâmait les manifestants de ne pas intervenir auprès des casseurs. Sa déclaration avait d’ailleurs suscité l’indignation de tous. Il semble que l’on ait oublié cet épisode récent.

      Bref, difficile maintenant, tant pour Colomb que pour Macron, de déclarer qu’ils considèrent les gestes de Benella comme étant inacceptables, tout en espérant être crus…

      https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/tensions-dans-les-manifestations-gerard-collomb-estime-que-les-manifestants-sont-complices-des-casseurs-par-leur-passivite-1078115.html

      Soit Macron ne voit rien et engage dans son parti le premier lambda venu auquel il octroie des privilèges exceptionnels et confie un rôle stratégique d’une importance capitale (au sein de la garde rapprochée du président), soit Colomb ne voit rien non plus du rôle confié à Benalla depuis des mois… République de bras cassés ou de barbouzes? Il ne reste pas de place à l’erreur de bonne foi malheureusement.

      Le manque de jugement est hallucinant.

      https://www.youtube.com/watch?v=BeoEkNdG4Ws

  2. avatar

    Bonjour elyan

    Au-delà de la faute commise, c’est surtout la non-dénonciation des faits par l’Elysée aux autorités judiciaires qui pose problème. Et à l’Elysée, Colomb ne décide de rien, on sait qui commande. Mais, j’ai remarqué, comme beaucoup d’autres, une véritable jubilation sur les visages des leaders de l’opposition qui va bien plus loin que cette affaire. l’objectif de ces gens là est seulement d’enfoncer le président, profond. Pas très brillant non plus, mais c’est ça la politique.

    • avatar

      Vous avez raison. Certains peuvent être très tentés de travailler à la récupération, avec tout le danger que cette présente quête de vérité (obtenue de force) se transforme en: pour ou contre un parti politique. A ce jeu, tous seraient perdants et c’est assurément la vérité qui serait la grande perdante.