Accueil / A C T U A L I T É / Adieu, Japon

Adieu, Japon

Par Fran?ois Marginean

Le Japon ne sera plus jamais le m?me. Il y aura dor?navant un « avant Fukushima » et un « apr?s Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commenc?, entrainant le reste de la plan?te dans son sillon avec le rel?chement des d?mons nucl?aires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle r?alit? est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-?tre m?me des ann?es et possiblement de longues nombreuses ann?es ?tant donn? que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

??Malheureusement, nous n’avons pas de pr?vision concr?te en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’ann?es (que la crise se termin?e),? a d?clar? Sakae Muto, le vice-pr?sident de TEPCO?

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frapp? le 11 mars 2011, et ?a tremble encore. La ville de Tokyo est situ?e ? environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux c?t?s de Londres et New York. Avec trois coeurs nucl?aires pr?sentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradi? utilis? en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de d?chets nucl?aires entrepos?s, les retomb?es nucl?aires ne vont que s’accentuer dans les temps ? venir et se d?poser sur la capitale. D?j? 25 gouvernements ?trangers ont soit ferm? leurs ambassades ? Tokyo, ou ont ?vacu? Tokyo et d?plac? leurs ambassades ? Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annonc? le 17 mars qu’ils ?taient pr?ts ? ?vacuer autant que 87 000 personnes si n?cessaire et la USO a annonc? deux jours plus tard, le 19 mars, que l’arm?e am?ricaine a commenc? l’?vacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes ? charge pr?sentement au Japon.

Pendant que tout cela se d?roule, le gouvernement japonais a ?galement exhort? plus de gens ? ?vacuer la zone de Fukushima et il a discr?tement ?largi la zone d’?vacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon fran?ais, toute cette activit? signifie que l’?vacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a d?j? commenc?. Un grand nombre de personnes sont d?j? « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’?ternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera ?lev?.

L’ensemble de la centrale nucl?aire de Fukushima Daiichi devrait ?tre condamn?, ce qui en fait le plus important des accidents nucl?aires (devant l’accident nucl?aire de Tchernobyl) en termes de cons?quences techniques.

Les h?ros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donn? aux travailleurs qui avaient sacrifi? leur sant? et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de pr?venir le pire sc?nario, soit une fusion incontr?lable des coeurs des r?acteurs nucl?aires et la combustion des d?chets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situ?es imm?diatement au-dessus des r?acteurs Mark 1, un design absolument g?nial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donn? leur vie pour ?viter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et tr?s malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, ? toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si ?lev?s qu’il sera bient?t simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. D?j?, ces employ?s qui doivent payer le prix de leur sant? de fa?on permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la n?gligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions ? la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose s?curitaire dans le domaine de la radioactivit?.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucl?aires fran?ais sont organis?s en zones dont l’acc?s est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux d?bits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 ? 7,5 ?Sv?h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 ? 25 ?Sv?h-1 ;
  • zone jaune : de 25 ?Sv?h-1 ? 2 mSv?h-1 ;
  • zone orange : de 2 ? 100 mSv?h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv?h-1.

Le d?bit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe ? partir de 1 mSv?h-1, c’est-?-dire en ? zone jaune ?. Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumul?es sup?rieures ? 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine ? plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut ?tre atteinte en 1 h en ? zone orange ?.

La dose cumul?e d’une source radioactive artificielle devient dangereuse ? partir de 500 mSv (ou 50 rem), dose ? laquelle on constate les premiers sympt?mes d’alt?ration sanguine. En 1992, la dose efficace (E) maximale pour une personne travaillant sous rayonnements ionisants ?tait fix?e ? 15 mSv sur les 12 derniers mois en Europe (CERN et Angleterre) et ? 50 mSv sur les 12 derniers mois aux ?tats-Unis. Depuis ao?t 2003, la dose efficace maximale est pass?e ? 20 mSv sur les 12 derniers mois. En France, la r?glementation fixe les limites annuelles de radiation ? 20 mSv (2 rem) pour les travailleurs et ? 1 mSv (0,1 rem) pour la population. (source)

La dose limite pour un travailleur du nucl?aire en France est de 20 millisieverts pour une ann?e. La limite r?glementaire d’exposition en circonstances exceptionnelles est de 100 millisieverts, mais cette limite r?glementaire a ?t? exceptionnellement relev?e ? 250 millisieverts pour permettre aux travailleurs de continuer ? travailler sur le site de Fukushima, ce qui signifie quand m?me que ces travailleurs nagent en pleine zone rouge quotidiennement.

Le 16 mars, aux alentours de 16 heures (heure locale), le niveau de radioactivit? au-dessus de la centrale de Fukushima Daichi a atteint les 1 500 millisieverts par heure, emp?chant ainsi les largages d’eau par h?licopt?res[116].

Selon l’AIEA un niveau de radiation de 400 millisieverts par heure a ?t? observ? entre les unit?s 3 et 4[117]. ? ce taux de radiation, un travailleur du nucl?aire sur le site de Fukushima Daichi est expos? en 3 minutes ? la dose limite admise en France pour une ann?e.

Le 24 mars 2011, les ?quipes de l’AIEA ont enregistr? des taux de 161 microsievert par heure dans les villes de Namie dans la pr?fecture de Fukushima, ? 8 km au nord ouest de la centrale[122]. Une population expos?e ? ce taux pendant 5 jours accumule 20mSV, ce qui correspond ? la dose autoris?e en un an pour un travailleur du nucl?aire en France. En 25 jours soumis ? ce taux, la population expos?e atteindrait la limite de 100mSV, seuil ? partir duquel les risques de cancers dus ? la radioactivit? augmentent significativement.

Le 13 mars 2011, ? 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, la radioactivit? ambiante a ?t? mesur?e ? 0,1 mSv/h[126],[127], soit un taux environ 800 fois sup?rieur ? la radioactivit? ambiante moyenne par heure : cela signifie qu’? quelques kilom?tres de la centrale, on se trouve d?j? en zone jaune.

Selon le R?seau Sortir du Nucl?aire[128], des mesures effectu?es ? 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi par six journalistes de l?association Japan Visual Journalist Association ont permis de constater un d?bit de dose s’?levant ? 10 voire 100 millir?ntgens par heure (soit 0,1 voire 1 millisievert par heure), d?bit selon eux ? dramatiquement ?lev? ?.

Des mesures ind?pendantes relev?es dans la journ?e du 12 mars indiquent des niveaux de radioactivit? tr?s ?lev?s sur toute la zone : jusqu’? 1 mSv ? deux kilom?tres de la centrale[129]. (source)

Les taux de radiation ? 20 km de la centrale de Fukushima sont maintenant 1600 fois plus ?lev?s qu’? la normale.

Radioactivit? dans le site

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a d?clar? ?l’?tat d’alerte maximale?, laissant entendre que trois des r?acteurs nucl?aires situ?s ? Fukushima sont pr?sentement en fusion. Le r?acteur N?3 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un m?lange d’uranium et de plutonium, est fissur? et donc des fuites y sont pr?sentes. D’ailleurs, des ?chantillons pr?lev?s ? l’int?rieur et ? l’ext?rieur des b?timents ont d?cel? du plutonium, l’?l?ment chimique le plus toxique connu de la science. Ils ont d?cel? du plutonium 238, 239 et 240. TEPCO a rapport? que des taux de radiation 100 000 plus ?lev?s que la norme ont ?t? mesur? dans de l’eau contamin?e sous le r?acteur N?2, dans des tunnels et qui se d?verse maintenant dans l’oc?an adjacent. (source)

De l’eau dans un tunnel ? l’ext?rieur du r?acteur N?2 a un taux de radiation exc?dant 1 Sievert/heure, a rapport? un porte-parole de TEPCO, un niveau si ?lev? qu’un employ? ne peut demeurer dans la zone affect?e plus de 15 minutes, selon les normes d’exposition actuelles. Une exposition ? cette dose pendant 30 minutes entrainera des naus?es alors que quatre heures d’exposition pourrait mener ? la mort, selon la U.S. Environmental Protection Agency (EPA).

Voici donc la situation en d?tail pour les six r?acteurs de la centrale nucl?aire de Fukushima:

La soci?t? TEPCO a pomp? de l’eau douce dans les r?acteurs n?1, n?2 et n?3 , a rapport? l’Agence de la s?curit? nucl?aire et industrielle du Japon. L’alimentation externe a ?t? r?tabli pour les six r?acteurs en date du 22 mars, selon la Tokyo Electric Power.

R?acteur N?1: Le r?acteur est tr?s d?grad?. De l’eau contamin?e s’est rendue jusque dans les salles des machines, signifiant clairement que qu’il y a absence d’?tanch?it? de l’enceinte de confinement ou du circuit de refroidissement. Le combustible est endommag?. L’eau contamin?e dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement de l’eau de refroidissement r?guli?re, selon l’agence NHK. La soci?t? a commenc? ? enlever l’eau contamin?e provenant du sous-sol de la salle des machines et pr?parera plusieurs pompes pour ?vacuer l’eau, a indiqu? l’agence. L’appareil a ?t? endommag? depuis l’explosion d’hydrog?ne survenue le 12 mars qui a d?truit les murs du b?timent. La gravit? de la menace que repr?sente le r?acteur envers la s?curit? est ?valu?e au niveau cinq sur l’?chelle internationale de 1-7.

R?acteur N?2: Tout comme le r?acteur N?1, il est excessivement endommag? et de l’eau contamin?e s’infiltre aussi dans les salles des machines. L’eau contamin?e dans la structure de turbine contient 100 000 fois plus de rayonnement que l’eau de refroidissement normale, toujours selon l’agence japonaise de nouvelles, NHK. La soci?t? pr?voit retirer l’eau contamin?e, mais avec de tels rayonnements, la t?che sera tr?s ardue et quasiment impossible. La soci?t? pr?voyait commencer ? utiliser de l’eau douce pour remplir la piscine de combustible ? partir du 28 mars, a indiqu? l’agence. L’enceinte de confinement a ?t? endommag? dans une explosion du 15 mars et un c?ble d’alimentation a ?t? reconnect? ? l’unit? le 19 mars. Le r?acteur est not? ? un niveau de cinq concernant la menace qu’il pose.

R?acteur N?3: R?acteur lui aussi tr?s d?grad?. Les barri?res de confinement ne sont certainement plus ?tanches et le combustible est endommag?. Le New York Times rapporte qu’il y aurait une longue fissure verticale, sur le c?t? et jusqu’au bas de l’enceinte de confinement, laissant s’?chapper des fluides et des gaz toxiques. L’eau contamin?e dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement normal et elle s’est infiltr?e dans la salle des machines. La soci?t? est en train d’examiner des moyens d’?liminer l’eau contamin?e. Une explosion survenue le 14 mars a endommag? la couverture de l’unit? de combustible. La menace du r?acteur est not? ? un niveau de cinq. L’analyse de 5 ?chantillons de sols pr?lev?s indique que du plutonium s’?chappe du r?acteur et est un signe qu’il y a fusion du coeur, qui rappelons-le, fonctionnait au MOX. Le pire est qu’aux derni?res nouvelles, une grue se serait effondr?e sur les barres de combustible MOX du r?acteur N?3. Il s?agit d?une massive grue interne int?gr?e ? la structure d?acier qui d?place les barres du r?acteur vers la piscine de combustible us?, ce qui signifie que les tiges qui contenaient du plutonium sont endommag?es.

Cette grue s?est effondr?e il y a deux semaines. Le gouvernement japonais et TEPCO ont menti ? ce sujet, sachant tr?s bien que seul cet incident pourrait d?clencher une catastrophe nucl?aire aussi grave que Tchernobyl. Les gouvernements et les banquiers ne veulent pas de panique. Le Nikkei, Dow Jones, et le maintien de l’industrie de l’?nergie nucl?aire sont plus importants que la vie humaine et l’environnement.

R?acteur N?4: La soci?t? pr?voit injecter de l’eau dans la piscine de refroidissement de combustible us?. L’Agence de la s?curit? nucl?aire et industrielle du Japon a indiqu? le 17 mars qu’il n’y a peut-?tre plus d’eau dans la piscine. Le r?acteur est ?valu? ? trois sur le niveau de menace. Ce r?acteur ?tait en cours de maintenance lors du tremblement de terre.

R?acteur N?5: Cette unit? ?tait inactive et en entretien avant le s?isme. Le r?acteur est correctement refroidi. La pompe alimentant le circuit de refroidissement s’est abruptement arr?t? le 24 mars, mais elle a ?t? r?par? et elle fonctionne.

R?acteur N?6: Le r?acteur est atteint et correctement refroidi depuis le 20 mars ? 19h27, lorsque la temp?rature est tomb?e en dessous de 100 degr?s Celsius, a indiqu? la compagnie. Un g?n?rateur de secours a ?t? r?par? le 19 mars, selon un communiqu? de presse de la soci?t?. L’unit? ?tait inactive et en entretien avant le s?isme.

Ajoutant aux difficult?s, l’augmentation du niveau de contamination dans la mer pr?s de l’usine. De l’iode 131 radioactif atteignant une concentration 1850,5 fois la limite l?gale a ?t? d?tect?e dans un ?chantillon d’eau de mer prise samedi dernier, ? environ 330 m?tres au sud de l’usine, pr?s d’un drainage ? la sortie des quatre r?acteurs en difficult?, par rapport ? 1250,8 fois la limite qui fut mesur? la journ?e pr?c?dente, soit vendredi, a indiqu? l’agence.

Le danger des piscines de refroidissement des combustibles utilis?s

Apr?s avoir ?t? retir?s du c?ur d’un r?acteur, les ?l?ments combustibles us?s continuent de d?gager de la chaleur, et sont entrepos?s dans une piscine, l’eau servant ? la fois pour les refroidir et de barri?re aux rayonnements qu’ils ?mettent[69]. La temp?rature et le niveau d’eau de ces piscines doivent ?tre constamment contr?l?s ; la temp?rature de la piscine est normalement maintenue ? 25 ?C au maximum, ce qui demande un refroidissement constant[69].

Le d?faut de renouvellement d’eau ext?rieure pour le refroidissement d’une piscine d?entreposage du combustible usag? entra?ne au bout d’un certain temps l’?vaporation (0,4 litre par seconde et par m?gawatt)[70] et l’?bullition du liquide, occasionnant alors l’?chauffement puis l’?clatement (li? ? l’oxydation) des crayons de combustible hors d’eau[71]. En outre, les piscines d’entreposage sont ext?rieures ? l’enceinte de confinement r?sistante des r?acteurs (elles sont confin?es dynamiquement en service normal) et sont ainsi plus facilement expos?es ? l’atmosph?re[72].

Cette situation est potentiellement tr?s grave : si l’eau des piscines s’?vapore (ce qui peut prendre quelques jours), les ?l?ments combustibles irradi?s qu’elle contient peuvent fondre ou prendre feu, r?pandant leurs produits de fission directement dans l’atmosph?re[73],[74].
Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien sup?rieurs aux rejets survenus jusqu?? pr?sent[75]. Un tel accident serait du niveau de gravit? de celui de Tchernobyl. (source)

Conclusion

?a va bien aller. Comme les autorit?s le r?p?tent si souvent, il n’y a aucun risque pour la s?curit? et la sant? humaine, encore moins pour l’environnement et la chaine alimentaire.

Adieu, Japon

Commentaires

commentaires

A propos de

avatar

Check Also

Hommage aux bénévoles de la SNSM

  La main tendue du fond de la bîme … Il était une fois deux ...

19 Commentaire

  1. avatar

    Superbe résumé de la situation François. Explications claires et documentées.

    On se souviendra que les navives américains stationnés à 160 km avaient désertés le périmètre:
    Le 14 mars, huit navires militaires américains qui se trouvaient à environ 160 km au nord-est de , dont le porte-avions Ronald Reagan et ses navires d’escorte de la septième flotte américaine ont évacué le secteur. Le danger a été détecté sur 17 pilotes d’hélicoptère, le personnel militaire aurait reçu en une heure environ l’équivalent d’un mois de radiations naturelles. ( http://www.20minutes.fr/article/687196/corbeille-le-ronald-reagan-irradie )

    – réactions officielles des médias du Système: les radiations sont sans danger. (avec explications techniques des taux de mSv…)

    Tout de même curieux que l’armée américaine, bien silencieuse dans les médias inféodés aux Système, confirme le 18 mars qu’il évacue sont personnel hors du pays, incrédule aux informations de TEPCO et du gouvernement japonnais et des médias allignés. (Si l’armée confirme, c’est que la décision a été prise bien avant le 18 mars.)

    Tout va bien… mais on fout le camp.

    p.s. petite coquille dans le texte: … Le réacteur N°2 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un mélange d’uranium et de plutonium…
    (c’est le réacteur 3).

    DG

  2. avatar

    Le porte avion Ronald Reagan quitte les lieux.

    Ça doit blessé l’orgueil d’une telle arme extraordinaire presque’indestructible. Avoir peur de « petites » radiations que l’on dit officiellement, »pas tellement dangereuses ».

    Comme quoi la « super puissance » n’ajoute rien à la sécurité.

    On se réveille un peu, mais on n’y croit pas vraiment encore.

    Ça viendra bien.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

  3. avatar

    François,
    c’est pire que tout ce que nous aurions pu imaginer,
    pour le comprendre il faut lire ce témoignage terrible:
    http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2011/03/temoignage-dun-citoyen-qui-vit-au-japon.html
    il faut le diffuser au maximum!!!

    • avatar

      J’avais déjà vu la vidéo, mais le mec flippe un peu et le chiffre 120 millions de personnes qui fuient le Japon est totalement gratuit et non fondé. Je suis à Taïwan est il n’y pas d’arrivées massives de Japonais, ni en Chine. Par contre, il est vrai qu’il s’installe un sentiment de panique et de peur au Japon, particulièrement à Tokyo et il est possible qu’il soit nécessaire d’évacuer de larges zones. Il faut faire la part des choses.

      Mais je ne dirai pas que… ça va bien aller…

  4. avatar

    François,

    Cet article pose des nombreuses questions et réactions sur les Voix du Panda.

    Merci en cas de possibilitées de venir y répondre.

    C’est un article fort bien étayé et qui démontre la réalité, merci.

    http://www.panda-france.net/?p=8549

    Cordialement,

    Le Panda

    Patrick Juan

    • avatar

      J’adorerais pouvoir le faire, mais je me couche déjà à 4 ou 5 heure de la nuit à chaque jour tellement je suis occupé, et c’est même pas des farces pour attendrir le coeur. Je dois déjà m’occuper de répondre sur trois sites. Alors je vous conseille fortement de référez les gens qui auraient des questions à venir les poser ici ou sur Les 7 du Québec pour que je puisse les voir.

      Il me fera plaisir de répondre, dans la mesure de mes capacités.

      Très cordialement,

      François Marginean

  5. avatar

    François,

    merci de la réponse, je fais passer le « message ».

    En ce qui me concerne voila ma réponse faite à Vilistia, donc à présent c’est à CP de prendre une décision, en ce qui me concerne ma position est ci-dessous.
    Je REFUSE PUREMENT ET SIMPLEMENT CE TYPE DE REFLEXION.
    ++++++++++++++
    Vilistia:

    Sais tu que tu m’emmerdes avec tes reflexions à la faucille et au marteau.

    Je crois que tu vas gagner car je vais finir pas ne plus publier sur CP, il y avait DW, tu as largement prit sa place.

    Tu es encore plus débile que les débiles c’est pas peu dire.

    Je vais en rester à ce stade et laisser le soin aux responsables de CP de trancher, voila j’ai tout dit.

    Patrick Juan

    ================

    Avec cela François et les autres je le regrette pour CP, mais ma position à présent est IRREVOCABLE, donc il ne reste plus qu’à faire un choix qui n’est pas de mon ressort.

    Merci dans la négative de tous les moments passés ensemble pour les gens de bon sens.

    Le Panda

    • avatar

      Mais de quoi parlez-vous????

    • avatar

      Merci de vous rendre si vous le souhaitez sur mon dernier « article »sur CP.

      Tant que cette personne sera là, je ne publierai plus ici point.
      Je veux bien, nous aimons bien apporter notre pierre à l’édifice pas nous faire insulter, ler choix à présent vous appartient.

      Bonne journée

      Le Panda

      Patrick Juan

  6. avatar

    On vient d’informer les 300 travailleurs (les 300 Fukushimas) qui se relaient par groupe de 50 pour travailler, qu’ils allaient en mourir, ces travailleurs en acceptent la fatalité et continuent tout même à poursuivre le travail. (Source TVA télé Canadienne, Richard Latendresse en direct de Washington 17:50)

    • avatar

      Ça, je m’en doutais fortement et je le disais autour de moi, mais voilà que c’est confirmé. Je suis profondément touché par ce sacrifice ultime de soi-même pour le bien-être du reste des Japonais et du monde. Voilà de véritable héros courageux qui doivent payer le gros prix pour réparer les idioties de General Electric, de TEPCO et de la bêtise humaine.

      Mon coeur et toutes mes pensées vont à ces gens.

      Merci d’avoir rapporté cela Denis.

    • avatar

      Merci à Denis à François et autres,

      Pour le moins que l’on puisse constater c’est que le Japon entendez par là ses habitants ont donnés une leçon au monde dans le cadre de « sacrifice »

      Il semble plus qu’utile de prendre conscience de la souffrance la leur celle de leur famille ainsi que les mensonges que l’Etat tente de faire avaler.

      Je m’incline avec tout le respect face à leur plus que courage.
      Le Panda

      Patrick Juan

    • avatar

      Voilà qui est bien dit Patrick, et je suis tout à fait d’accord avec vous. Je m’incline moi aussi devant ce courage et ils méritent tout notre admiration et respect.

  7. avatar

    @François et les autres,

    En effectuant certaines recherches voici des éléments de vidéos qui parlent d’eux mêmes:

    C’est avec plaisr que nous vous les transmttons:

    Bonjour et bonne visualisation,

    Sébastien Luciani effectue un post-doctorat au Laboratoire d’expérimentation des feux (LEF) de l’IRSN.
    Lors d’un incendie dans une enceinte confinée en béton, il est important de connaitre l’évolution temporelle des flux de chaleur aux parois. L’objet de ce post-doctorat est de développer une métrologie en fluxmétrie adaptée aux spécificités de l’incendie.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-luciani-mesure-flux-chaleur-incendie.aspx

    _____________________________________
    Jean-Yves Bottero est directeur de recherche CNRS au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege, UMR 6635 CNRS/Université Aix-Marseille).

    Dans les années à venir les nanotechnologies seront présentes dans un nombre grandissant de produits. L’impact de ces produits sur nos sociétés et leurs conséquences sur l’environnement à moyen et long terme ne sont donc pas à négliger.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-bottero-risques-environnementaux-nanomateriaux.aspx

    _____________________________

    Damien Piga a effectué sa thèse au sein du Laboratoire d’études radioécologiques en milieu continental et marin (LERCM) de l’IRSN. Il l’a soutenue le 10 décembre 2010.

    Le Cs 137, radionucléide principalement issu des essais nucléaires atmosphériques et de l’accident de Tchernobyl, est toujours présent à l’état de trace dans l’air. La thèse de Damien Piga explique cette persistance à travers les mécanismes de production des particules porteuses des radionucléides artificiels.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-piga-remanence-Cs-137-atmosphere.aspx

    _____________________

    Sandrine Massarin a effectué sa thèse au Laboratoire de modélisation environnementale (LME) de l’IRSN. Elle l’a soutenue le 15 décembre 2010.

    Quels effets peuvent avoir les radionucleides sur les organismes?

    Sandrine Massarin présente ici des résultats d’étude des effets de l’uranium sur une population de Daphnia magna au travers d’expositions multigénérationnelles et à concentrations diverses.

    http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Actualites_Agenda/journees-scientifiques/Pages/2010-massarin-effets-uranium-budget-energetique-consequences-dynamique-population-daphnia-magna.aspx

    Le Panda

    Patrick Juan

  8. avatar

    En audio:

    17 – Japon – Fukushima –

    18 – Japon – Fukushima – Comprendre la radioactivité

    19 – Japon – Il y aura un avant et un après Fukushima

    20 – Japon – Fukushima – Oligarchie, ces hommes se sacrifient pour nous à cause de tes choix

    Pour trouver le reste de l’émission:

    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/10EBC3DAA996363C

    et

    http://archives.choq.fm/2011-03-28/128_129.mp3

    =========================================

    18 – Nucléaire VS Energie libre – L’énérgie libre et gratuite existe depuis 100 ans !!

    21 – Japon Fukushima – HAARP – Quand l’impensable devient probable



    22 – Japon Fukushima – Stuxnet – Le virus qui veut la peau de Siemens

    Pour trouver le reste de l’émission:

    http://www.youtube.com/user/Stef2892#g/c/872701E6DF3D7F8E

    et

    http://archives.choq.fm/2011-03-21/128_129.mp3