Accueil / A C T U A L I T É / Absentéisme – Les salariés français trop souvent malades ?

Absentéisme – Les salariés français trop souvent malades ?

 

Nous n’allons pas revenir encore une fois sur la caricaturale image du bon travailleur et du méchant patron. Certes, si les salaires des ouvriers et des employés étaient plus souvent motivants et les conditions de travail parfois moins pénibles, il y aurait peut-être moins de Burn-out et d’arrêts maladie et l’entreprise s’en porterait que mieux.

Mais vous qui travaillez ou qui êtes à la retraite, vous savez que dans la réalité de la vie au boulot, vous pouvez trouver des employeurs corrects et aussi des employés fainéants comme des couleuvres. Toutes les entreprises ont leurs tire-au-flan, pour ne pas dire autre chose. Tout le monde a déjà rencontré ce genre de personnage jamais très éloigné de la machine à café, souvent absents ou en consultation chez un bon docteur. Ces malades chroniques en bonne santé, sont des boulets pour leurs collègues et nuisibles pour la boite qui les emploie. Mais ces gens-là sont une minorité et une étude sur les arrêts maladie réalisée par le groupe Malakoff Médéric sur 61.000 entreprises du privé qui emploient 2 millions de salariés, démontre que les travailleurs n’arrêtent pas de travailler au moindre petit rhume.

D’après cette étude, on apprend que 34,1% des salariés sont absents au moins une fois dans l’année. Est-ce si grave docteur ? En réalité pas pour tout le monde, puisque 29% des absents sont arrêtés seulement pour une durée de 1 à 3 jours, les autres sont des cas plus sérieux, comme les « troubles musculosquelettiques » ou le trop célèbre Burn-out et les maladies graves et chroniques. Mais si vous posez la question à l’employeur, il vous répondra que pour lui ces absences sont un vrai problème, puisque pour « 1000 salariés, ces arrêts représentent près de 43 emplois équivalents ». N’est-ce pas une bonne raison pour embaucher davantage ? Il le fait probablement, en CDD ou en intérim. Mais il peut également augmenter les cadences des autres travailleurs qui risquent à leur tour de tomber malades.

Voilà certainement le point le plus important de l’enquête qui devrait mettre un point final à certaines idées reçues. « 20% des arrêts de travail prescrits en 2016 n’ont pas été suivis. 7% des arrêts ont été pris, mais pas en totalité, et 12% n’ont pas été pris du tout ». Oui, on peut le dire, le travailleur français est un super-héros que rien n’arrête, même pas la goutte au nez. En fait non, la vérité est ailleurs. Comme vous le diront certains sondages, les travailleurs et travailleuses de notre cher pays aiment leur boulot (pas tous). À un tel point qui vont travailler même avec une bonne la grippe ; et ainsi contaminer toute l’équipe. En réalité, voilà les véritables raisons de cet acharnement au travail.

« Ils n’ont pas l’habitude de se laisser aller, 29% des raisons financières, 23% la crainte d’avoir une charge de travail trop importante à leur retour, 22% la pression hiérarchique et 20% déclarent qu’il leur semblait impossible de déléguer leurs tâches ».

Malgré tout, pour 97% des dirigeants d’entreprises, « la réduction de l’absentéisme permettrait d’améliorer la performance de l’entreprise et que le sujet doit être partagé avec les managers, les salariés et les syndicats (88%) ». Mais quelles solutions pour prévenir l’absentéisme au travail ?

 

Commentaires

commentaires

A propos de gruni 57

avatar
J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

Check Also

Mais où sont les faillites d’antan ?

Adam Smith l’avait noté: les Etats ne remboursent jamais leurs dettes. A la faveur de ...

8 Commentaire

  1. avatar

    et hop encore un article pour enfoncer des portes ouvertes… sans aucun intérêt, puisque tout le monde avait vu auparavant l’annonce sur le net et vous n’apportez rien de plus au débat…

    • avatar

      Même constat au Québec. Alors, si le travail ne tue pas, il rend malade :-). La maladie, c’est la société. On dirait bien…

  2. avatar

    Bonjour Gaëtan Pelletier

    Et il n’y a pas que le travail qui rend malade, il suffit de lire certains forum pour s’en rendre compte. Je ne dis pas ça pour vous 😉

  3. avatar

    http://www.tvanouvelles.ca/2017/11/10/les-quebecois-sont-champions-de-labsenteisme-au-travail-1

    http://lactualite.com/societe/2010/08/31/votre-travail-vous-rend-il-malade/

    Il y a 20 ans, la détresse psychologique touchait surtout les travailleurs engagés dans des relations d’aide, comme les infirmières. Aujourd’hui, tout le monde est concerné. En Amérique du Nord et en Europe, un travailleur sur cinq en serait victime, selon l’Organisation internationale du travail. Certains sont épuisés, d’autres irritables, anxieux, déprimés, alcooliques ou dépendants de diverses drogues, souvent absents… ou tout cela à la fois. Si leur situation perdure, ils risquent de sombrer dans une dépression aiguë, d’attenter à leurs jours ou de contracter d’autres maladies liées au stress, comme l’hypertension.

    Toute cette détresse coûte de plus en plus cher : de 1990 à 2005, le nombre de réclamations acceptées par la CSST a plus que doublé, alors que les indemnités versées annuellement passaient de 1,5 à 12 millions de dollars, pour des absences de plus en plus longues. Chez les assureurs privés, les problèmes de santé mentale sont devenus la première cause d’absence prolongée (mieux connue sous l’appellation d’« invalidité de longue durée ») : au Québec, ils ont versé près de 600 millions de dollars en indemnités pour ce motif en 2007, selon l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes.

  4. avatar

    Je ne pense pas que nos aïeux travaillent au fond de la mine souffraient de « burn out »…

    il se tuaient au travail tout bonnement.

    • avatar

      Eh! Oui. C’est exact. Alors, nous en sommes « sortis » pour d’autres maux. J’ai vu des cas de gens qui à 50 ans étaient complètement démolis. Dommage! On aurait put faire mieux. Il y a 30 ou 40 ans, dans les hôpitaux, le métier d’infirmière ou d’infirmier était très convoité et les conditions de travail très bonnes. En ce moment, c’est infernal. Ils doivent souvent travailler 16 heures d’affilée.
      Mais bon! C’est vrai qu’ils n’en meurent pas.

  5. avatar

    Je crois qu’on a oublié la dureté des années antérieures. Non pas que ça soit facile aujourd’hui, mais j’en vois aussi se plaindre actuellement… pour rien. Je pense qu’on exagère par exemple la notion de burn-out. J’en connais, des burn-outés de naissance. J’en ai croisé pas mal. Ceux qui vous refilent le boulot en plus, car vous, évidemment, vous n’aimez pas qu’il ne soit pas fait. Et vous le faites à leur place, bien sûr. C’est ça qui m’horripile plus en ce moment : la perte totale de la conscience professionnelle chez certains. Auparavant, on l’avait car il est vrai aussi le couperet tombait vite si on s’écartait, mais au delà de ça je pense franchement que le devoir commun s’est perdu ces dernières années : la faute à l’individualisme forcené présenté comme le sommet de la réalisation de soi : « l’incroyable talent » de crétins infoutus de travailler avec les autres !!! J’ai travaillé avec une personne qui quittait son poste toutes les 10 minutes pour aller fumer dehors.. au prétexte de ne pas nous incommoder, elle se bouffait plus d’une heure de repos par journée (sinon plus), avec toutes ces poses clopes… il y a ds gens comme ça qui vous détournent toujours des lois ou des textes pour leur seule pomme. C’était le cas. Elle a fini par se faire virer, mais après bien des mois de détournement des horaires réels de boulot : elle avait réussi la prouesse de se mettre tout le monde à dos avec sa technique … ce qui a fini quand même par alerter la direction, qui n’est pas là pour surveiller tout le monde tout le temps… non plus !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *