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A Toulouse, l’école de tous les dangers

Ah tiens, le revoilà celui-là ! Dans mes (longues) enquêtes sur le cas de Mohamed Merah, et le petit milieu salafiste de la communauté d’Artigat, « surveillé » de près par un dénommé Bernard Squarcini, paraît-il, un groupe à l’origine d’une bonne partie des problèmes de l’endoctrinement terroriste en France, j’étais tombé sur un individu particulier : un individu prônant un islam archaïque (salafiste), qui n’hésitait pas à faire des conférences avec Alain Soral, et qui postait sur le net des vidéos de Dieudonné. J’étais retombé sur le même oiseau rare lors d’une autre enquête à propos des attentats de Paris, cette fois comme supporter d’une association fort douteuse appelée Sanabil, officiellement chargée de venir en aide à des détenus, et qui en fait faisait le prosélytisme des plus grands terroristes emprisonnés (aux USA, notamment)… voici donc l’occasion d’étudier qui fabrique les terroristes islamistes, puisque selon notre imam-directeur « ils ne sortent pas des mosquées« .

fou-feleEt revoilà notre homme qui fait la une des journaux de toute autre manière, cette fois. Ça se passe à nouveau à nouveau à Toulouse, où il est passé en procès ce 18 novembre, pour ouverture d’une école illégale pour les enfants de la cité du Mirail. L’Inspection Académique avait réclamé sa fermeture en septembre dernier. On avait assisté à un procès « ubuesque » selon la presse, l’accusé s’enfermant dans ses seules certitudes, sans accepter la moindre discussion. Un procès en forme de répétition pour lui, l’homme ayant déjà été condamné en 2010 pour l’ouverture d’une autre école interdite ! Dans la nouvelle structure, on y endoctrinait les élèves, on y frappait aussi certains (des plaintes on été déposées par des parents) et les enseignants qui y travaillaient ne disposaient pas tous des diplômes adéquats (l’inspecteur d’Académie ayant constaté  » l’impossibilité d’accéder à un registre des personnels » et donc, de « vérifier les titres exigés des enseignants« ). C’était ça l’école, en effet, selon Abdelfattah Rahhaoui. Celle de tous les dangers de l’endoctrinement ! Un danger en effet, car pas mal d’élèves du Collège voisin y recevaient aussi  un « soutien » scolaire de type bien particulier… retour donc sur ce semeur de germes salafistes….

Le professeur de Souad Merah !

fou-fele2Rahhaoui donnait des cours, en effet. Des cours de religion. Et des cours d’antisémitisme aussi, très certainement, puisque sa meilleure élève s’appelait… Souad Merah, qu’il avait formée en 2001. La même, « adepte d’un islam radical«  qui lors d’une interview piratée par son propre frère Abdelghani, avait clamé sa haine ouverte des juifs, et en même temps l’absence de condamnation des actes de son propre frère… Pour notre directeur d’école islamiste, c’était tout l’inverse : interrogé à son propos en 2012, Rahhaoui avait en effet dit d’elle que c’était « une femme intelligente soucieuse d’apprendre sa religion, une mère attentionnée qui essaie de trouver sa place dans le pays dans lequel elle vit, préoccupée par l’éducation de ses enfants, et une grande soeur responsable »... une « responsabilité » qui l’a amenée à vouloir rejoindre Daesh, en Syrie en se rendant à Gaziantep avec ses 4 enfants âgés de 9 mois, 3 ans, 10 ans et 14 ans ! Pour y rejoindre son mari.. qui n’est autre que… Abdelouahed el-Baghdadi. A son retour en France, renvoyé par la Turquie, celui-ci était accompagné d’Imad Djebali, l’ami d’enfance de Mohamed Merah, parti en 2006 en Syrie.  Or ce dernier avait été condamné en 2008 à quatre ans de prison pour son appartenance à une filière djihadiste en Irak.  Parmi ces collègues d’alors, issus des quartiers de la Reynerie, de Papus et des Izards, on avait noté Stéphane Lelièvre, Mohamed Megherbi et Sabri Essid, le futur beau-frère de Mohamed Merah, ainsi que Thomas Barnouin, venu lui d’Albi. corel L’enquête sur la filière menée par Jean-Louis Bruguière et Philippe Coirre avait aussi établi un lien avec Torcy en région parisienne.  Et comme pièce centrale du puzzle on était tombé sur … un syrien ayant fait franciser son nom, le leader charismatique de la véritable secte salafiste albigeoise : Abdel Ilat Al-Dandachi, devenu… « Olivier Corel » le « maître à penser de Fabien Clain » et… d’Abdelkader Merah, qui sera bientôt en procès d’assises pour complicité d’assassinats terroristes !  Un Corel- Al-Dandachi longtemps surveillé au temps de Bernard Squarcini, mais jamais inquiété, qui n’a jamais caché pourtant son amitié pour Bachar el Assad ! En caméra cachée, sur M6 (ici à gauche), Corel se fera piéger à minimiser les actes de Mohamed Merah : de simples « bêtises » seulement selon lui !!! A vomir !

Très actif sur le net

Abdelfattah Rahhaoui est aussi très actif sur le net, sur Facebook ou sur YouTube où il trimballe son antisémitisme flagrant, via des personnes interposées. En 2013, il postait une vidéo qu’il intitulait ainsi :  « il etait une fois en france, juifs et musulmans… pourquoi les juifs sont si puissants et les musulmans si impuissants ? la réponse vous étonnera… » suivait une longue liste de personnalités juives censées diriger la France. juifsLa même liste était alors dans toutes les boîtes aux lettres des supporters de l’extrême droite ! Etait-il abonné à ce genre de lectures ? Le hic, en effet, c’est que sur Facebook, il n’hésitait pas à mettre l’intitulé de son école (Al-Badr) pour étaler ses convictions antisémites et la promotion de la diffusion de cette liste digne du temps de Pétain. Belle image pour une école ! Belle réputation, à l’endroit même où des enfants juifs ont été assassinés ! Pour appuyer son propos, il choisit même de montrer une vidéo de… Dieudonné, interrogé chez Ardisson à propos de son sketch antisémite…: sidérant !

Le salafisme étroit dans toute sa splendeur

sermon-meaux-1Abdelfattah Rahhaoui a une vision plus qu’étroite de l’Islam.  Celle d’un sectaire salafiste.  Au Salon du Bourget de 2015, le 28 mai exactement; tout de blanc vêtu, car il est aussi Imam (autodéclaré, car il est ingénieur de formation) il a exposé cette vision archaïque et exclusive dans une propos aberrant que n’a pas manqué de rappeler le Memri, ravi de l’aubaine : « peut-on réformer l’islam en France ? J’aimerais commencer par le fait de rappeler juste un point extrêmement important. La seule, l’unique religion qu’Allah a révélée du haut des cieux est l’islam. La seule religion agréée par Allah est l’islam. Et tous les prophètes sont ou étaient des musulmans. Ibrahim était musulman, Noah était musulman, Issa [Jésus] était musulman, Moussa [Moïse] était musulman, tous ces prophètes du début, du premier jusqu’au dernier, sont venus avec une seule religion qui est l’islam, le fait d’être soumis à notre Seigneur. Tout ce qui est christianisme ou judaïsme, comme beaucoup le disent, ce sont des religions qui sont descendues du haut des cieux, c’est faux, c’est faux. Ce sont des religions qui ont été inventées, qui n’ont pas été révélées. La seule religion qui a été, ou qui est, agréée par Allah c’est l’islam. C’est la première des choses avec laquelle je voulais commencer et entrer dans le sujet ». Moïse et Jésus devenus musulmans par la seule grâce de celui qui prétend enseigner à des élèves, voilà qui ne manque pas de sel… de Mer Rouge, avouez-le ! Chez lui, en tout cas, c’est bien une notion éminemment dangereuse qui préside : celle de la seule religion possible, excluant aux autres le droit d’exister. C’est aussi la pensée de Daesh, des talibans destructeurs de statues de Bouddah ou des mausolées maliensvoire des monuments antiques. « The Mohamed (Mahomet) Market Exclusivity »  ? Puisqu’il n’y en a qu’une, détruisons tout ce qu’ont bâti les autres !!!

al-badr-ecoleLe 30 mars 2015, le même Rahhaoui se retrouve en garde à vue. Non pas pour son prosélytisme antisémite sur le net, mais pour… « travail dissimulé dans son établissement » et « outrages aux inspecteurs du travail ». Il en effet eu la bonne idée d’houspiller et injurier les agents venus constater les nombreuses infractions à la législation sur le travail dans son école Al-Badr, ouverte en 2013 dans le quartier Bellefontaine à Toulouse (à noter que le tarif d’inscription y était de 190 euros par mois -2280 euros par an-, pas sûr que ce soit pour des enfants « défavorisés » du Mirail,à bien regarder !!!). Un Rahhaoui resté ce jour là bien droit dans son burnous salafiste, qui avait refusé de serrer la main à une inspectrice lors de la visite ! Pour détourner l’attention, il avait aussitôt fait savoir sur le net, en bon manipulateur, que son arrestation serait plutôt due aux propos qu’il aurait tenu sur Charlie-Hebdo (car là aussi il n’a pu s’empêcher de le faire en disant que « le fait de dessiner [le prophète] c’est des kuffars, ce que a fait Charlie est condamnable ») et annonce même qu’il va bientôt faire une conférence avec « deux grands penseurs contemporains » (sic) : Jacob Cohen et Alain Soral, lors d’une intervention pompeusement intitulée « juifs, chrétiens, musulmans, comment aller vers la réconciliation nationale« . soral-confUne affiche est même imprimée, et Rahhaoui y ajoute même un communiqué de son crû : « une interview sera réalisée très prochainement par ÉGALITÉ ET RÉCONCILIATION afin de mieux informer notre communauté et l’opinion publique sur ces différentes affaires en cours, et en la même occasion dénoncer des attitudes d’intimidation faites à l’encontre de beaucoup parmi les citoyens français de confession musulmane. En fin de compte, et ceci reste mon intime conviction : le citoyen musulman en France aujourd’hui a pris la place du juif d’hier ».  Comme Dieudonné, Rahhaoui étale bien une obsession du juif qui est évidente.  Mais au dernier moment il se ravise, et il ne se pointe pas à la conférence.  Les sites islamistes disent alors qu’il est « actuellement victime d’un acharnement policier et judiciaire »…. comme « raison » de son absence, il sort un argument incroyable : il aurait en premier demandé que son public soit séparé entre hommes et femmes, ce qui aurait été accepté pourtant par Soral, selon lui (???), mais ensuite, c’est l’affiche qui lui aurait déplu ! Gag supplémentaire : dans sa lettre d’excuse pour expliquer son absence, il raconte qu’il a vu des gens boire de l’alcool à la fin d’un discours de Soral « connaissant la gravité de cet acte en islam, » insiste-t-il … on a bien affaire à un obtus, qui souhaiterait « débattre », à condition que tous les participants se plient à ses seuls désidératas !!!! Incroyable individu, qui parle de « réconciliation nationale » en divisant les salles en deux ! Sidérant, encore une fois !

L’obsession du juif

anachidsObsédé, il l’est, à l’évidence : lors de sa deuxième perquisition, en juillet 2015, voici ce qu’il a écrit « les brimades et le non respect pendant cette perquisition de quelques uns étaient au rendez-vous comme on peut le deviner, un des policiers dit à notre responsable pédagogique: « C’est l’argent du Hajj ?! ». Policier irrespectueux que tu es, j’aurai bien aimé savoir si tu aurais eu le courage de le dire à un juif sous la tutelle du CRIF. Mais malheureusement, les musulmans en France sont devenus l’apéritif de ceux qui veulent « manger du fast Mouslim » à bas prix ».  Comme à son habitude, il commente sur Facebook en argumentant de bien étrange façon, avec notamment une petite phrase qui en dit long sur le fond de sa pensée : celle sur la « détestation » de la France par certains jeunes.. qu’il fabrique lui-même, à mettre en concurrence les principes stricts (foulard, séparation homme femme, alcool, et même chez lui interdiction de la musique, pêchée on se demande où dans le Coran), en opposition à la vie publique républicaine :

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Les liens avec Sanabil

Et pour ceux qui n’auraient pas encore suffisamment saisi qui est Rahhaoui, il faut savoir aussi qu’il a exprimé un soutien effectif à Antho (Bilal) Bolamba, le responsable de l’association Sanabil. J’en ai parlé ici-même au lendemain même des attentats de Paris, de cette fameuse association « d’entraide » musulmane, plus qu’orientée.  C’est lisible ici. (et aussi ici).  J’y avais décrit en détails le rôle malsain de son responsable Antho (« Bilal ») Bolamba.  J’avais aussi montré une bien étrange photo, celle de Mohamed Merah sorti de chez lui accompagné par un individu lui ressemblant comme deux gouttes d’eau, image révélée à la télévision par Maître Olivier Morice. morice-valls Selon l’avocat, c’était bien « Bilal » le mystérieux visiteur régulier qu’avait montré la longue surveillance policière organisée pendant près d’un an par la DCRI de Squarcini.  Celui qui aurait donc pris aussi sous son aile le futur assassin de Toulouse ! Et l’aurait embrigadé.  Le ministre de l’intérieur français, Bernard Cazeneuve, mettra un an à me le lire semble-t-il : le 28 octobre dernier, il  lançait (enfin) une procédure de dissolution à l’encontre de l’association Sanabil.  Bilal Bolamba, ayant déjà été assigné à résidence bien plus tôt, juste après les attentats de novembre 2015 (dès le 23 novembre, lui citant le 17, ce dont il se plaint toujours aujourd’hui).  Il annonçait le 29 octobre dernier avoir quitté toute responsabilité dans l’association… et lançait au passage un pavé en révélant que l’association s’était vu octroyer « deux emplois d’avenir« , pérorant ensuite en clamant que l’association « apportait la paix sociale en prison » (son credo, raconté un peu trop souvent dans la presse). Ce qu’on a beaucoup de mal à croire à la lecture des faits (1) : l’un de ceux qu’elle a le plus soutenu,  alors qu’il était en prison, Sabri Essid, compagnon de Mohamed Merah (devenu son beau-frère) étant un combattant installé depuis des mois en Syrie au nom de Daesh.deux-gus Il y avait été filmé début 2015 avec un enfant, le fils présumé de sa compagne, semble-t-il, âgé à peine de 13 ans, assassinant froidement un « prisonnier » présenté comme étant un « espion du Mossad » (bien sûr est-on tenté de dire !). Bolamba, salué par Rahhaoui, était aussi en liaison avec d’autres personnages aussi peu recommandables : « Lorsque Fabien Clain, l’un des principaux bourreaux français de Daesh, était emprisonné en 2009, il communiquait avec « son ami »Bilal  Bonamba. seminaire_alpes_sudLorsque Mehdi Nemmouche, terroriste du musée juif de Bruxelles, était emprisonné en 2011, c’est à Sanâbil qu’il s’était adressé pour obtenir des textes religieux à propos de la taille de sa barbe et du voile intégral.  Bilal Bonamba rend également visite en prison à Sabri Essid, demi-frère de Mohamed Merah, emprisonné en 2009 pour quatre ans pour avoir tenté de rejoindre le djihad en Irak en 2006. A sa sortie de prison, Bilal Bolamba l’interviewe et poste une longue vidéo où il déclare « Notre frère Sabri a vécu l’épreuve de la prison. (…) Une pensée pour tous nos frères et nos sœurs emprisonnés en France et dans le monde. Tous nos savants derrière les barreaux… » comme prétendus « savants », rappelons-le, il y avait une belle brochette de terroristes, dont Khalid Cheikh Mohammed !  Le 31 mai 2015 avait lieu le pique-nique régulier de l’association Sanabil (ici à un précédent, Bolamba et l’ineffable Habib Abou Idriss, « coach islamique » on peut l’entendre ici ahaner ses théories), un pique-nique qui était le cinquième du genre. L’année précédente, le 23 août 2014, un certain Amédy Coulibaly y avait effectué une discrète apparition… Coulibaly, le tueur de juifs du supermarché kasher de la porte de Vincennes à Paris (2) ! Encore un autre « grand savant’, on suppose ! Sur la page Facebook de Sanabil, au lendemain du pique-nique, le 2 juin 2015, on pouvait lire les remerciements signés Bolamba, adressés directement à Rahhaoui : « un dernier remerciement à notre cher frère qui a débuté par une lecture du Coran et au sheikh  AbdelFattah Rahhaoui / Groupe Scolaire Al-Badr qui a donné une conférence qui en a ému plus d’un, paroles profondes et criantes de vérité…  » 

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Une filière toulousaine surveillée mais jamais arrêtée

abdelfattah-rahhaouiNicolas Sarkozy, qui a tant manipulé l’opinion, était toujours ministre de l’intérieur en 2006. Après les attentats de Londres, il avait fait voter une loi de lutte contre le terrorisme.  Une de ses prérogatives principales  consistait à ce que la police pouvait désormais s’emparer des données internet des suspects sans contrôle judiciaire,  La communauté d’Artigat était alors toujours sous surveillance, dont celle-ci on suppose.  Or notre (toujours) assigné à résidence, Bilal Bolamba, est alors en Egypte, dans une école coranique dans laquelle il rencontre Jean-Michel Clain, le deuxième des frères Clain, ceux-là mêmes qui revendiqueront les attentats de Paris. al-hahqEt en décembre 2006, les deux frères Clain et Bolamba sont interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mouvance salafiste… et rien ne se passe. Bolamba est interrogé pourtant pendant 65 heures d’affilée, mais rien n’est retenu contre lui ! A peine relâché dans la nature, le voici pourtant qu’il poste des propos haineux sur le forum jihadiste Ansar al-Haqq, aspirateur connu, déjà, à l’époque, pour recrues djihadistes. On y trouvait en effet Djamel Beghal, l’inspirateur des frères Kouachi, mais aussi Samy Aminour, l’un des terroristes du Bataclan !!! Comment Bernard Squarcini, nommé à la tête de la DCRI créée le 1er juillet 2008 après l’élection de Sarkozy a-t-il pu rater à ce point tout ce groupe de Toulouse (4) ??? Cela reste un beau mystère !!! L’explication possible étant donné dans cet article du Figaro : « La DCRI n’a en outre pas forcément intérêt à faire fermer le site. «Il constitue une mine d’information pour les services de renseignement. Ils scrutent les interventions et connexions des visiteurs».  En 2013, un de ses animateurs avait été ainsi piégé, avec cette méthode.

Où commence le terrorisme

diaby-1Car tout est lié. Le Bataclan démarre à Toulouse, et plus précisément à Artigat mais aussi à Noisiel, en quelque sorte (à gauche, Omar Diaby et ses ordinateurs onéreux).  Et Sanabil, l’association islamiste, était bien au cœur du problème.  Cela, je l’ai énoncé en effet et on vient d’en avoir la confirmation fort récemment encore, comme nous l’expliquait Le Parisien le 28 octobre dernier avec une révélation de poids : « c’est sans doute le membre de Sanabil qui intéresse le plus les enquêteurs en charge des attaques du 13 Novembre. Domenico G. a rejoint la Syrie en février 2015. Cet homme d’origine italienne de 31 ans a grandi à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) où il s’est radicalisé au contact de recruteurs locaux. Avant son départ, il travaillait dans un garage du Val-d’Oise connu pour avoir employé d’autres islamistes radicaux franciliens. Les 14 et 15 novembre 2015, plusieurs appels entre un membre de la famille de Domenico G., resté en France, et l’un des numéros belges utilisés par la cellule terroriste sont repérés par les enquêteurs. La suite des investigations révèle des mouvements d’argent suspects le 13 novembre en fin d’après-midi sur le compte français du djihadiste, toujours actif. Domenico G. aurait-il une responsabilité dans l’organisation ou le financement des attaques ? L’enquête en France n’a pas permis pour l’instant de le définir ». La mosquée El-Islah de Villiers sur Marne sera fermée le 3 novembre suivant, en application de l’article 8 de la loi sur l’état d’urgence. Surprise, elle y hébergeait une école coranique clandestine, découverte en août dernier : « la mosquée salafiste avait fait l’objet d’une perquisition administrative le mercredi 30 septembre, qui avait mis en évidence l’existence sur place « d’une école coranique clandestine« , selon les autorités, et donné lieu à trois interpellations. La mosquée était dans le viseur des services de renseignements depuis plusieurs années alors que plusieurs procès de djihadistes avaient fait état de leur radicalisation dans ses murs« .

Noisiel, haut lieu de la radicalisation terroriste

Le fameux garage d’origine était situé à Torcy (Seine-et-Marne) et on l’avait « logé » en 2012… une fois seulement Squarcini parti.  Lors d’une perquisition on y avait découvert tout le nécessaire pour fabriquer des bombes :« des sacs contenant du nitrate de potassium, du soufre, du salpêtre, des récipients type cocotte-minute, et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l’on appelle des engins explosifs improvisés », selon le procureur ». Dans cette affaire, tout était parti de l’enquête sur l’attentat à la grenade dite « défensive » contre une épicerie juive – de  Sarcelles (Val-d’Oise) ! Avait été arrêté dans la foulée Jérémy Bailly : chez lui avait été trouvé une inquiétant liste manuscrite d’associations juives,  comportant les adresses du siège parisien du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et de l’Union libérale israélite de France (ULIF), et même celle de la synagogue de la rue Copernic, cible d’un attentat de sinistre mémoire le 3 octobre 1980.  La traque du groupe se terminera par la mort de Jérémie Louis-Sidney à Strasbourg. Le foyer de radicalisation étant alors circonscrit à  Torcy (en liaison avec Cannes), Noisiel et Meaux. Sanabil étant installé, justement, à Noisiel. sheik_on_roll1-4b130Un autre recruteur de terroristes y avait son adresse postale : Omar Diaby, alias « Omar Omsen » sur le net (3), l’ancien braqueur de casino monégasque (en 2003). A gauche une des vidéos produites par Diaby-Omsen. Expulsé en 2014 par Manuel Valls au Sénégal, puis annoncé comme mort en Syrie, ce niçois se fera interviewer par  « Complément d’enquête » en 2016. Il s’y déclarera salafiste, mais aussi partisan de Marine le Pen ! Or là encore, étrange rappel : « Diaby avait été arrêté complètement par hasard dès le 9 décembre 2011:« Omar Diaby et quatre autres personnes originaires de la Côte d’Azur étaient sous surveillance des services de renseignement français depuis plus d’un an » avait-on pu lire. Le journal Nice-Matin ayant surtout évoqué des liens directs entre le tueur toulousain et Omar Diaby : « selon une source officielle citée par Nice Matin, des « liens » auraient ainsi été mis en évidence entre Omar Diaby, basé à Nice, et Mohamed Merah, l’assassin de Toulouse. Si rien n’indique qu’ils préparaient un projet terroriste commun, ils partageaient semble t-il la même vision de l’islam radical. » Merah de retour d’Afghanistan comme « touriste », connaissait Diaby qui envoyait ses propres « touristes » combattre là-bas !!

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L’étrange association contre l’islamophobie

seabhRevenons à Rahhaoui (ci-dessus en train de prêcher). Pas un mot en revanche non plus sur le fait qu’il avait intimidé deux anciens élèves, dont un qu’il avait prestement invité à aller se cacher lors d’une inspection… le cas est de plus en plus difficile à défendre, surtout si on joute ses vidéos sur You Tube qui révèlent un double langage flagrant (regardez donc au bas de l’article !). Rahhaoui, malgré tout cela, a obtenu le soutien du CCIF (le Collectif Contre l’Islamophobie en France). Le fondateur et président du collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est Samy Debah (ici à droite), un ancien prédicateur du Tabligh, ce mouvement extrémiste qui a fait des ravages à Lunel en particulier. Ceci expliquerait cela. « D’après un «converti» de Lunel, interrogé par Libération en novembre 2014, au moins deux des jeunes de la ville tués en Syrie ont été radicalisés par ce mouvement fondamentaliste: «Raphaël et Ahmed faisaient partie d’un «groupe de parole monté par des «frères» du Tabligh. Ils explicitaient en français les hadiths [citations du prophète, ndlr]. Ils visitaient les malades isolés à l’hôpital dont les noms étaient notés sur un cahier réservé à ce genre d’actions à la mosquée», indique Adam. «On sentait un sentiment de fratrie entre eux. Ils disaient que l’islam ignorait les nationalités. Ils rappelaient à l’ordre sur les ablutions de manière douce, sans jamais se montrer véhéments. Parfois, ils passaient la nuit à la mosquée.» Lunel est un centre « historique » de recrues islamistes : dès 2004, on avait déjà retrouvé un montpelliérain dénommé Hamza Safi, tué à Falloujah. C’est Hamid Bach, son pote de la mosquée de La Paillade, qui l’avait fait passer par la Syrie et… Alep.  A son retour, Bach avait été arrêté par la DST car il avait mis en place en France un réseau dormant de terroristes (le « groupe de Montpellier ») : il prendra 10 années de prison.

Un autre imam irresponsable

A Montpellier, un imam, Mohamed Khattabi, un canado-marocain, les avait embrigadés.  Le 13 novembre 2015, la veille des attentats on l’avait entendu prêcher « soutiens tes serviteurs les moudjahidines (les combattants de la foi qui s’engagent dans le djihad), partout, ô seigneur de l’humanité ! » Etrangement, le même imam controversé avait obtenu le soutien de… Soral, lorsqu’il avait reçu son assignation à résidence. khattabiUn soutien signé au départ Djamel Boumaaz, élu sur la liste du Front National, quel hasard, et…. supporter de Dieudonné (un autre hasard encore ?). Dans les prêches surréalistes, Khattabi (ici à gauche) n’hésitait pas à se servir d’exemples inédits.  Ainsi, pour expliquer que les chrétiens étaient à éviter, il expliquait que « l’Église empêchait les personnes de consulter les livres dans les bibliothèques en les empoisonnant ». En se basant bien entendu sur ce ce dont vous vous doutez déjà : le visionnage du film « Le Nom de la Rose » de JJ Annaud, à partir du roman d’Alberto Eco ! Une œuvre de fiction totale ! Khattabi se fera rattraper par la justice en avril dernier « six mois de prison assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pour lui. Trois mois, également assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, pour elle. Et 19 779 € à régler solidairement, frais de justice compris. Voilà les peines auxquelles ont été condamnés l’imam Mohamed Khattabi et son épouse Nadia Mallem, mercredi 18 mai, par le tribunal correctionnel de Montpellier »Le 1er avril dernier, le couple avait comparu dans le prétoire pour répondre d’escroqueries aux prestations sociales, de travail dissimulé (des toilettes funéraires), de blanchiment de fraude fiscale et de recel aux prestations sociales. » 00f84b3Ce ne sont pas leurs seuls ravages. En novembre dernier, le jeune Raphaël Amar, informaticien étudiant chez Epitech (ici à droite), parti lui aussi de Lunel faire le djihad, est déclaré mort en Syrie, à Deir ez-Zor. Lui aussi avait suivi les enseignements de Khattabi (dixit la Gazette de Montpellier). Particularité : son père est juif (et sa mère catholique), et ce dernier est aujourd’hui dévasté, et furieux (et admirable, à arpenter les lycées pour expliquer comment éviter que ça se reproduise) : « selon l’avocat de ses parents Jean-Robert Phung, Raphaël aurait notamment pu être endoctriné sous l’influence de personnes gravitant autour de la mosquée de Lunel (celle d’El Baraka), et d’une association humanitaire a-t-il déclaré à l’AFP, qui a confirmé une information du quotidien « Midi Libre » (5)… 

Cela n’empêche pas Rahhaoui de bénéficier de soutiens. Un soutien qui est allé très loin, puisque le 5 septembre dernier, le fameux CCIF enjoignait ses supporters de demander la réouverture de l’école Al-Badr, fermée depuis, en s’en prenant directement à la ministre de l’Education Nationale. On pouvait lire ceci dans son communiqué :

idriss-badie« 1) Relayez massivement cette information autour de vous, en partageant cet article.

2) Sur twitter, interpellez courtoisement et précisément l’académie de Toulouse (@actoulouse), l’Education Nationale (@EducationFrance) et la Ministre de l’Education Nationale , Najat Vallaud-Belkacem (@najatvb) »

Une Najat Vallaud-Belkacem qui s’était pris de face le problème lors d’un passage télévisé un autre personnage Idris Sihamedi, responsable lui aussi d’une association humanitaire musulmane, Barakacity, particulièrement bien implantée en banlieue (6) qui n’avait visiblement pas voulu condamner les agissements de Daesh, laissant ce jour-là un froid indéfinissable suunknownr le plateau. Le même Idriss, sur sa page Facebook avait déjà posté le 4 mars 2015 qu’il souhaitait voir sortir de prison Mohammed Badie, le 8e Guide suprême des Frères musulmans jeté en prison et condamné à mort par le pouvoir égyptien (commué en peine de prison à vie le 15 novembre dernier) .

 

Interdiction de diriger un établissement scolaire demandé

A son procès, le directeur-imam est même allé jusqu’à se présenter comme dernier rempart à la radicalisation en clamant que « Les écoles sont le premier barrage pour tous ces jeunes qui partent en Syrie ou autres », tente de plaider l’imam, reprenant son ton de prêcheur ». Fallait oser la faire, celle-là, après ce qu’on vienprocest de lire. Ça n’a pas l’air d’avoir convaincu la cour : « le parquet a requis quatre mois de prison avec sursis, 5000 euros d’amende et une interdiction de diriger un établissement scolaire contre Abdelfattah Rahhaoui déjà condamné en 2010 pour ouverture illégale d’un établissement scolaire. La justice demande également la fermeture de l’école. Trois mois de prison avec sursis ont également été requis pour les violences et 3000 d’amende pour ouverture illégale de classe de collège. Le jugement a été mis en délibéré au 15 décembre prochain »…. Rendez-vous à la mi-décembre, donc, pour savoir ce qu’il adviendra du jardinier qui entretient si bien le terreau du salafisme, et l’obscurantisme par la même occasion. Combien partis de Toulouse ou de Lunel seront retrouvés morts en Syrie, entre temps, et combien seront rentrés clandestinement, la rage au ventre… on est loin d’en avoir fini avec ces manipulateurs d’esprits faibles !

(1) en 2014, Sanabil relayait l’info comme quoi deux marocaines, Nawal Masaad, et Amal El-Wahabi soupçonnées d’être en liaison avec des jihadistes anglais opérant en Syrie venaient d’être déférées devant la justice britannique, le 16 janvier 2014. Elles avaient tenté de faire passer 20 000 euros aux combattants syriens, en passant par la Turquie. L’info, un temps relayée, pour préparer leur prise en charge et les envois habituels de courrier, avait été ensuite effacée du site de Sanabil (en fait le site ne répond plus du tout, étant interdit).

sanabil-picnic2(2) lors du pique-nique on pouvait écouter les prêches sur l’herbe d’Eric Younous,  ici à droite, un grand moment de surréalisme. La vidéo a depuis été retirée, hélas…(il sévit aussi au Cameroun, hélas également).

Il y a peu, le même Younous faisait un appel sur Facebook pour du soutien scolaire à Sartrouville, à la mosquée même : on peut tout craindre, question endoctrinement (ci-dessous à gauche).sartrouville

(3) j’avais localisé l’endroit où étaient produites ses vidéos prosélytes du salafisme : « Une chose apparaît également : la « production » de la vidéo est signée « Oms’firdaws » production. En cherchant (très peu, ça m’a pris 2minutes !), on découvre que notre studio est l’émanation d’une organisation déposée au journal officiel le 8 janvier 2005, sous le N° 388. C’est AL FIRDAWS – ASSOCIATION CULTURELLE VIGANAISE« , car elle est effectivement située au Vigan, à savoir au milieu du Parc des Cévennes. Son objet : « faire connaître la culture du monde arabo-musulmane ». Son « Siège social » : 10, rue des Casernes, 30120 Le Vigan. « Date de la déclaration » : 13 décembre 2004. En somme, depuis près de 8 ans maintenant, on savait qui se cachait derrière une mouvance islamiste. Avouez que ça fait long, là, le manque… d’interventionnisme à son égard ! Une bien belle planque à vrai dire : « le Vigan se situe dans la vallée de l’Arre, affluent de Hérault. Cette petite ville de moins de cinq mille habitants se trouve dans les Cévennes, au pied du Mont Aigoual. Le tissu économique est assez varié bien que Le Vigan et sa région ait dû leur prospérité à l’industrie textile. L’agriculture et le tourisme vert sont également des domaines très présents dans l’économie de la ville ». 

patel(4) Bernard Cazeneuve pourra aussi s’intéresser bientôt à un autre organisme. Dans sa dernière lettre à recopier, lisible ici, Sanabil renvoie à un « un cours de Tafsîr – Institut Nadwi »...  Renseignement pris, c’est un organisme installé à Villejuif et créé par Mohammad Patel (ici à droite) et Chakil Omarjeee. Patel est  ancien imam à la mosquée de Saint-Pierre de la Réunion, Omarjee celui de la Grande Mosquée du Port, au même endroit. Leur enseignement est diffusé aussi à mosquée de Vigneux (ici elle propose une invitation pour Tariq Ramadan). Pour les spécialistes, voici encore de bons clients. Ce sont les membres d’une énième dérive sectaire, celle des Déobandiyyah, qui suivent la croyance des Matouridiyyah (qui se réclament d’Abou Mansour al-Matouridi). On les retrouve aussi au Québec. Parmi les groupes proches de la tendance Déobandiyyah on compte les Talibans afghans (voilà qui promet !) et le groupe du Jamaa’t Tabligh ( » l’Association pour la prédication ») venue de l’Inde. Avec les Tabligh… on retombe sur les jihadistes de Lunel !!!! Le danger étant évident à voir quel public visent ces fondamentalistes  : « au contraire des réseaux des Frères musulmans en France (UOIF, proches du théologien Tariq Ramadan), le mouvement tabligh ne vise pas un public éduqué, mais une population déshéritée et frustre selon le principe d’une «islamisation par le bas». Ou plutôt une «ré-islamisation», les populations immigrées étant la cible privilégiée des tabligh ». Mouvement censé au départ « pacifier » les banlieues, par leur rigueur, selon les autorités, pourrait très bien conduire à tout autre chose… comme on a déjà pu le voir à Lunel !

kepel(5) à ce jour, je n’ai pu déterminer laquelle : Sanabil ou BarakaCity ? Pour ce qui est de la mosquée El Baraka, son représentant Lahoucine Goumri, le président de l’Union des musulmans de Lunel, avait eu en 2014 des paroles plus que malheureuses à propos des départs en Syrie : « la plus grosse filière jihadiste, c’est François Hollande. À mon avis, ces jeunes ont été poussés à partir dès mars 2011, lorsque François Hollande a dit que Bachar El Assad est un boucher et un criminel. Ces jeunes sont partis pour combattre une injustice. Ils ont été bombardés de vidéos sur internet. Ils ont vu des vidéos horribles. Ils n’ont pas accepté (in  Terreur dans l’Hexagone. Genèse du djihad français Par Gilles Kepel.) » Pas vraiment fait pour apaiser !!! C’était la même réponse que celle de Rahhaoui  : « ils ne viennent pas de nos mosquées« . Et de où, alors ?

(6) Extrait du rapport du Sénat du 5 juillet 2016 sur le salafisme : « Dans sa thèse publiée en 2015, Alexandre Piettre rend compte de ses travaux de terrain sur le renouveau islamique dans les quartiers populaires – ils sont assez rares en France. La communauté musulmane ne se sent pas représentée par le conseil français du culte musulman (CFCM), pas plus que par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), fondée par des musulmans qui ont émigré dans les années 1980 et qui sont désormais déconnectés de la jeunesse. Les ONG comme Baraka City ou les associations comme BeurFM ou Banlieue Plus ont beaucoup plus de légitimité ».

Sources:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mehdi-nemmouche-et-le-fleau-du-152828

 

Notes : Il tient ouvertement et constamment un double langage. Les deux sortes de discours d’AbdelFattah Rahhaoui sont rassemblés ici :

  •  Tout d’abord son « explication » de l’affaire, avec le lien avec l’affaire Charlie comme source principale du procès. Il joue la figure des « propos qui dérangent« , et accuse les journalistes d’avoir diffusé des « propos tronqués« . On remarque le ton général doucereux et pesé. Il risque gros, la fermeture de son école, et il le sait…

Vidéo: https://youtu.be/gjK88ysr65c

  • La seconde est beaucoup plus révélatrice, et le ton très différent: on note la vindicte sur le recteur, appelé « pseudo recteur » (pour un directeur d’école c’est plutôt ballot) et la défense des propos de Dieudonné, agrémenté de propos antisémites au passage (notez la gestuelle, car il sait que parler avec les mains favorise l’empathie):

Vidéo: https://youtu.be/bWPpzaBbstU

  • Ici encore, à 2’27; son leitmotiv sur les juifs encore une fois, avec la citation du CRIF, son obsession continuelle. Ecoutez le changement de ton, sur ses phrases clés. La fin du discours étant…. complètement extatique (il entre littéralement en transe !) !

Vidéo: https://youtu.be/P4nxgZl0CfY

  • Ici, un sommet sur la « théorie du genre » façon Rahhaoui : c’est la plus grotesque, de loin : là; c’est l’association du texte et de la gestuelle, le déguisement à la Adam Gadahn, en plus. Phrase type : « On est en France : si tu veux avoir une relation avec un chien ou une vache, ok, mais nos enfants tu ne les toucheras pas » !!! Etrangement, pour supporter son propos, dans la vidéo apparaissent les affiches de… Christine Boutin, une référence en Islam, pour sûr... !!! L’incohérence est flagrante !

Vidéo: https://youtu.be/GpX5UH4pFq4

  • La plus symptomatique étant cette intervention lors d’une lecture, au milieu de ses collègues qui s’endorment à sa droite: une gestuelle digne des non voyants, et un ton qui monte régulièrement, encore une fois vers une sorte d’extase.

Vidéo: https://youtu.be/Fxy7NQiykLg

 

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