Yahoo devient un outil de délation en Chine. Selon Le Monde informatique, Alibaba, filiale chinoise détenue à 40% par Yahoo, aurait laissé diffuser les photos d’une vingtaine de personnes recherchées par le gouvernement, suite aux émeutes sanglantes qui ont agité Lhassa (capitale du Tibet). La direction américaine de Yahoo se défend avec force d’avoir joué un quelconque rôle dans cette campagne de dénonciation. Ces images étaient accompagnées d’un commentaire encourageant les internautes à avertir la police s’ils sont en possession d’indices permettant de localiser ces personnes.
Comme l’indique le site Marianne2 : « Outre les mesures prises par les autorités de Pékin, certains sites étrangers apportent leur soutien tacite à la politique répressive du régime. Ainsi en 2005 le cyber-dissident Shi Tao avait été arrêté puis condamné à 10 ans de prison suite à des informations transmises à la police chinoise par le site Yahoo ! qui investissait alors des sommes considérables en Chine et ne pouvait envisager de ne pas répondre aux requêtes du régime. N’ayant pas perdu ses réflexes, le 23 mars Yahoo ! Chine mettait en ligne sur sa page d’accueil un avis de recherche lancé par les autorités contre une vingtaine de Tibétains accusés d’avoir participé aux récentes émeutes. MSN Chine diffusait le même avis, mais à l’intérieur de son site. Le texte était accompagné des photos des Tibétains suspects. Sur les 24 Tibétains visés par cet avis de recherche, deux auraient déjà été arrêtés ».
Selon Marianne2, les sites d’information de sources étrangères, et particulièrement ceux qui proposent des forums et/ou une version en langue chinoise - BBC News, Hong Kong news et Radio-canada.ca - sont très surveillés.
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